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Une des ambitions de notre association est le partage de nos passions avec le plus grand nombre. Nos activités nous amènent souvent en des lieux difficiles d’accès pour le commun des mortels. Les récits ci-dessous permettent modestement ce partage, avec l’espoir de faire vivre, par quelques lignes et quelques photos, les sensations parfois intenses que procurent nos activités.

Ces comptes rendus ne représentent pas l’exhaustivité de nos aventures (certains étant un peu réticents à s'épancher sur un clavier ;-), ils permettent néanmoins de donner un aperçu de nos pérégrinations souterraines et canyonistiques, et pourquoi pas de faire rêver.

Bonnes lectures, et si l’envie prend le dessus sur la simple curiosité, rendez-vous au local un jeudi soir …

Les comptes rendus sont agrémentés de quelques photos, si vous souhaitez que certaines ne soient pas diffusées, n'hésitez pas à nous écrire sur topipinnuti@orange.fr

 

Sommaire

 

 

Samedi 4 janvier 2020

Spéléo, sécurisation, équipement, démaquisage - Cast 3 « LE RETOUR », Oletta

 

Samedi 11 janvier 2020

Spéléo, visite - Grotte de Carpinetto, Lano - Aven de Razzu Bianco, Venaco 

 

Samedi 11 janvier 2020

Rando préhistorique - Monte Revincu, Cima di Suarella - Santo Pietro di Tenda

 

 

Samedi 4 janvier 2020

Spéléo, sécurisation, équipement, démaquisage

Cast 3 « LE RETOUR », Oletta

 

 

Participants

  • ITP : Jean-Noël D. (démaquisage), Michaël Dr., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Véronique M. (démaquisage), Franck Z.

  • La toutounette : Nala

 

TPST : 5h00

Photos

Vidéo

 

Le but de la sortie était de finir de remplacer l’équipement en fixe de la cavité : remplacement des plaquettes et maillons rapides acier oxydés mais aussi de rendre la progression plus sure pour les spéléos du club.

Le programme n’attirant pas foule, seuls quatre ITP se retrouvent au local à 08h30 pour le traditionnel café et viennoiseries (merci à Noël et Alexia, de passage au local). Puis chargement du « DEF » de JCL et départ vers le site.

Vers 10h00 nous sommes à l’entrée de la cavité : la semaine dernière nous avions équipé de deux voies le porche d’entrée en vue des futures initiations : avec fractio, main courante, déviation. Plusieurs rochers généraient un frottement sur la corde et un risque de chute. Donc JCL puis Micca se sont affairés à arracher trois gros blocs de pierre du porche à l’aide du pied de biche et massette (voir vidéo). Heureusement la chute n’a pas endommagé l’accès à la cavité.

Nous pénétrons dans la grotte vers 11h00, Micca équipe le P16 pendant que JCL et Franck créaient un amarrage foré pour doubler celui de la main courante.

Deux groupes se forment. Le premier composé de JCL et Micca changent les deux plaquettes et maillons rapides de l’E10. Le deuxième groupe remplace la corde, plaquettes maillons rapides du R3 menant à la salle des fouilles. Un nouveau point d’amarrage a été implanté au départ de la main courante.

Nous nous retrouvons ensuite au départ de la vire, Micca commence à remplacer la corde. Les plaquettes et maillons rapides en place sont récents et ne sont pas remplacés. JCL prend le relais et s’interroge sur la possibilité de créer un amarrage pour descendre au fond de la faille et un autre pour remonter. Ce qui permettrait d’éviter le passage étroit d’un bloc rocheux. Au final la vire sera laissée telle quelle. Le bloc rocheux est ébavuré et arrondi à la massette par Franck. Henri-Pierre remonte vers 12h45.

La sortie du R3 vers la faille aux chiens est améliorée pour plus de sécurité. Pour l’anecdote, JCL a appris à un marteau à spitter à voler, ce dernier finira au fond de la faille…. Franck redescend et récupère l’objet volant identifié.

Sur le premier ressaut de 3 mètres la corde ainsi que les sangles et maillons rapides sont remplacés.
Nous remplaçons également la corde et les plaquettes du dernier ressaut de 3 mètres qui mènent à la mezzanine. Un amarrage irréprochable ainsi qu’une main courante est également mis en place pour plus de sécurité à la sortie du ressaut.

Notons la présence d’un groupe de deux, puis un autre de 6 rhinos.

Durant ce temps Jean-Noël, Véronique et HP démaquisent autour de la cavité et créent un boulevard à la débroussailleuse de Cast 3 à Cast 1.

Micca se propose de déséquiper le P16.

Nous sortons de la grotte à 16h00 … Avec le sentiment d’avoir bien bossé.Haut de page

JCL rallume le feu, Micca et Franck au barbecue avec un spedu de compétition, et quelques bouteilles sont débouchées…

Nous quittons le site à la nuit tombante vers 18h15. JCL et HP regagneront le local pour ranger le matériel.

F.Z

 

 

Samedi 11 janvier 2020

Spéléo, visite

Grotte de Carpinetto, Lano

Aven de Razzu Bianco, Venaco

 

 

Participants

  • Vincent Q., Spéléo Club Haut Sabarthes (09) club actuel, Spéléo Club San Claudien (39) club de cœur, Groupe Spéléo Oloronais (64) et I Topi Pinnuti (2B) clubs d'adoption.

 

TPST : 1h30 + 0h40

Photos

 

Profitant d'un rare W.E de repos sur l'ile, affamé de découvrir les paysages karstiques souterrains insulaires, je décide en accord avec moi-même de découvrir les moindres recoins de 2 cavités : Grotte de Carpinetto et Aven de Razzu Bianco.

Ayant fait une pré-reconnaissance lors de divers déplacements, je n'avais pas pu parcourir l'intégralité des réseaux topographiés.

La TOPO : c'est ça qu'il faut. Jean-Claude L contacté m'octroie les 2 sésames (elles sont belles en couleurs), plus des petits conseils précieux. Encore merci JC.

Ma voiture étant restée sur le continent, c'est en scooter que je vais faire mon road trip. Bon c'est un gros (le scooter), je suis déjà allé à Toulouse avec, donc, Ajaccio – Lano le 11 janvier, même pas peur.

Pas peur, non, mais froid : OUI. 4°C au col de Vizzavona le samedi matin : gla gla.

 

Grotte de Carpinetto, commune de Lano (2B)

J'arrive à Lano et le 2 roues est laissé en bord de route dans le virage. La marche d'approche est la bienvenue. Elle va me réchauffer. Tiens, un beau cadenas bien fermé en remplacement de l'ancienne ficelle. Des panneaux « Pêche interdite » - « chasse en cours », mais pas « propriété privée interdit de passer »

En fond de vallon au niveau du petit pont, l'herbe est gelée, l'air aussi, le bonnet est de rigueur. Bon, on est aussi début janvier, donc, il ne faut pas pousser Mémé dans les orties ! (c'est une expression, en aucun cas, j'ai poussé une grand-mère dans un talus plein d'orties, vous l'aurez compris ;-)

Juste avant de quitter la piste, j'observe que la passerelle de la « cavité sépulcrale de Laninca » n'est plus là. J'irai voir plus tard.

Ah, enfin un casque sur la tête avec une lumière + une autour du cou, une combi complète la tenue, et c'est parti. Juste avant, je « textote » JCL et un collègue d'Ajaccio qui font la sonnette.

Cela peut surprendre, mais, faire de la spéléo seul n'est pas une première pour moi. Cette pratique comme d'autres activités implique des limites qu'il faut respecter et le demi-tour est la règle au moindre incident comme en plongée sout entre autre.

Connaissant la zone d'entrée labyrinthique, la lecture de la topo me permet d'aller directement dans la branche supérieure (jaune). Méticuleusement, je balise avec des petites flèches rétro-réfléchissantes mon itinéraire de manière à revenir sur mes pas et également dire où je suis, si des fois, il m'arriverait quelques choses.

Une fois dans cette galerie supérieure, j'apprécie les lieux. Les volumes sont agréables et le but n'est pas de courir partout mais de visiter en ouvrant bien les yeux. J'enjambe une jolie vasque qui me mène à une galerie borgne. Ok, je sais où je suis. La galerie au-dessus (rose) est également bien visible. Je poursuis dans la galerie principale pour arriver sur une corde à nœuds qui remonte sur une coulée de calcite pour finir en se rétrécissant avec un plafond de plus en plus bas et un sol de plus en plus humide. Donc, demi-tour, et direction la galerie verte pâle. Sans la topo, je devine le passage où la roche est polie. Après le poli d'Ours, le poli de spéléo. A droite, à gauche, des départs un peu dans tous les sens pour shunter la trémie et me voilà dans un éboulis. J'entends une rivière, et je me dirige à l'oreille. Je découvre un fil de tir et en le suivant quelques mètres en dessous, le chantier. On entend bien le ruisseau/la rivière qui s'écoule. Il s'agit de la partie amont prometteuse.Haut de page
Je fais le tour du propriétaire en prenant les divers passages plus ou moins étroits. La topo est très précise et c'est un régal. Je fais demi-tour direction la sortie en tournant dans la zone d'entrée pour emprunter les différents passages.

Quelques chauves-souris un peu partout sont dans la cavité. Des individus isolés, mais aucun essaim.

Une fois dehors, je « textote » mes sonnettes et me dirige vers la falaise.
En chemin, je remarque qu'il y a des branches cassées ainsi que des gros cailloux ici et là. On dirait qu'il y a eu un éboulement provenant d'une falaise supérieure.
La passerelle n'est plus là et il reste les clamons ainsi que la ligne de vie permettant de rejoindre le vieux chêne qui sait tout. Je passe un long moment à regarder les lieux et à me poser des questions comment ont fait les 2 inventeurs : Jean-Yves C et Jean-Claude L.

Retour à mon 2 roues et comme j'ai amené mon drone, je fais un vol histoire de faire une vue d'ensemble de la barre rocheuse et de cet éboulement. J'ai le soleil en pleine face et à 1 kilomètre de distance, la navigation est compliquée aussi bien à vue que via l'écran. Je remballe et reprends la route.

TPST : 1h30.

 

Aven de Razzu Bianco, Venaco (2B)

La marche d'approche se fait doucement, puisque je suis chargé…
Je m'habille au gîte de Razzu et file au trou. En bas du P12, je sais grâce à la topo où il faut aller ; direction la boîte aux lettres.
Je me transforme en enveloppe et me retrouve en bas du méandre. Au pied de la E18, belle coulée blanche. Sur le point haut de la cavité, la corde commence à vieillir ainsi que les plaquettes non inox. Les lames d'érosion au plafond indiquent le pendage général ? En tout cas, c'est très joli, mais qu'est-ce qu’il fait chaud. Sortie par le colimaçon, moi, je l'appelais étroiture en S. La ligne pour les pailles est en place sur la désob en cours. Quelques coups de burins pour purger ce qui n'est pas tombé seraient nécessaires avant de repercer. Absence de courant d'air et de bruit de rivière.
Retour surface et déséquipement. Super cavité, mais trop courte, zut de zut.

TPST : 40 minutes.

 

18H30 ; il fait nuit dans le trou et dehors. C'est pas une nouveauté en cette période.
Je file au gîte de Razzu qui est ouvert. Là, je trouve mes affaires : mon repas et mon lit. Et oui, je dors là. C'est plus prudent que de rentrer de nuit en 2 roues et de plus, j'ai le temps. Ainsi le matin, je profiterai du bon éclairage pour faire des images du karst.

Après une bonne nuit, une fois le soleil levé, le Mavic Pro1 décolle. J'arrive à faire des photos et vidéos avec une très bonne luminosité.
Je réalise des clichés en 2 versions : JPEG et DNG. L'avantage du second est que chaque cliché fait 25 MO et qu'il est possible de zoomer pour voir bien des détails.

J'imagine que les ITP ont bien prospecté cette zone. Zut et re Zut. L'endroit est sympa.
Je quitte le secteur pour revenir à la civilisation en laissant les chiens de chasse aboyer et courir après les cochons.
Haut de page

Conclusion : joli petit patrimoine souterrain ces 2 cavités.
Un grand Merci aux topi pour les infos.

Vincent Q.

 

 

Samedi 11 janvier 2020

Rando préhistorique

Monte Revincu, Cima di Suarella - Santo Pietro di Tenda

 

 

Participants

  • ITP et ex : Michèle Cl., Alexandra D., Jean-Noël D., Michaël Dr., Henri-Pierre F., Jocelyne F., Jean-Claude L., Véronique M., Noël R., Alexia S. B., Jean-Louis V., Franck Z.

  • GCC : Jean-Yves C.

  • Invités : Pierre, Vincent T.

  • La toutounette : Nala

Photos

 

Après l'aventure des Monoxyles, l'engouement pour l'Histoire de la Corse est toujours présent, une sortie découverte du site néolithique du Monte Revincu est ainsi organisée. Elle permet en outre aux topi qui n'ont pas encore renouvelé leur adhésion d'y participer.

Départ de la piste voisine du club de tir, au lieudit Porette Sottane, sur la route des Agriates. L’accès comporte quelques ornières. Certains s’y frotteront le pare-choc avant. Petit matin frisquet avec passage nuageux.

L’objectif de la balade est le complexe mégalithique du Monte Revincu, site néolithique datée du dernier tiers du 5ème millénaire (- 4200 avant JC) qui s’étend en 4 secteurs sur une dizaine d’hectares.

Au bout d’une heure on arrive dans la zone de la Cima Suarella. On y découvre les 3 premiers secteurs du site dont celui des Case de l’Orca et de l’Orcu

Rappelons pour ceux qui auraient oublié leur Astérix de base qu’un dolmen est un monument funéraire préhistorique collectif et réutilisable, plus ou moins complexe, constitué de dalles de couverture (table) posées sur des dalles verticales (orthostates), le tout entouré et recouvert de pierres et de terre, formant un tumulus. En général l’entrée est orientée vers le solstice d’hiver.

Les dolmens ont été construits en Europe entre la fin du 5ème et celle du 3ème millénaire avant JC. On en trouve quasiment dans le monde entier, même en Amérique.

Ceux du Monte Revincu ont été redécouverts au 19ème siècle puis étudiés par Franck Leandri et son équipe à partir de 1995.

On trouve sur le site d’autres aménagements : des coffres, des murs en pierres sèches, des radiers de pierres, des trous de poteaux, des cloisonnements interprétés comme les fondements d’habitations en bois, également de la céramique, de l’industrie lithique (quartz, rhyolite, obsidienne).

Il semble que des communautés villageoises vivaient là toute l’année. La couverture végétale était identique à celle actuelle. Mais quid de l’eau l’été ?

Jean-Claude, armé du bouquin de Leandri, nous fait un cours de dolmenologie ; on apprend de nouveaux mots : orthostate, péristalithe. Certains cerveaux surchauffent un peu.

A l’extrémité Ouest le site de la Casa di l’Orcu a été réaménagé par des bergers et a servi de cible à l’armée. Il est pourtant en relativement bon état ce qui tend à prouver que les tirs étaient peu précis.

Une légende voudrait qu’un ogre (orcu) doté d’une force et d’une rapidité surhumaine, habitant dans ces dolmens avec sa mère (l’orca) fut fait prisonnier par des villageois : ceux-ci avaient placé à la sortie du dolmen une lourde botte remplie de goudron dans lequel l’ogre aurait eu le pied coincé. En échange de sa liberté il aurait livré le secret de la fabrication du Brocciu et de la cire faite à partir du dernier lait de celui-ci. Malgré cela les villageois l’avaient quand même tué.

Le coin est idéal pour pique-niquer et comme il y a 6000 ans on lance les grillades. Au grand bonheur des dames, les pros de la saucisse sortent leur figatelli et des spedi, de toutes dimensions dont certains grivois, compensent l’absence de grilles. On fait péter quelques bouchons mais relativement peu. Le spéléologue s’alcoolise moins lorsqu’il reste au grand air. On termine par un traditionnel rustique et 2 galettes des rois.

Après cet agréable pique-nique à proximité de la Casa di l'Orcu, nous succombons à l'appel du Monte Revincu, où le dolmen de Celluccia nous attend. Pas de chemin visible depuis l'autre versant de la vallée, nous suivrons plus ou moins facilement un muret agro-pastoral qui monte droit dans la pente. Véro et Jos préfèrent nous attendre sur le secteur de Suarello.

L'itinéraire choisi est donc « droit devant » vers le sommet. De nombreux débris de tirs sont éparpillés ici et là (c'était un ancien champ de tir de l'armée ...). Le secteur somital est atteint en moins de 30 mn, nous passons à côté des 2 pylônes télécom et trouvons assez facilement le dolmen de Celluccia. Il n'est plus dans le même état par rapport aux photos prises lors des fouilles. L'orthostate sud-ouest est renversé, la végétation a repris possession des lieux, il sera bientôt difficile à repérer. Dans le prolongement de l'ouverture, à une trentaine de mètres au sud-est, un menhir domine la baie de St-Florent.

Retour vers la Cima di Suarello en 2 groupes, les uns reprennent le trajet aller, les autres un parcours plus direct. Il faut compter 1h15 pour l'aller-retour au Monte Revinco, visite des sites préhistoriques comprise. Regroupement général et retour aux véhicules en moins d'une heure, le soleil ne tarde pas à se cacher derrière les montagnes du Nebbio.Haut de page Ce n'est qu'un au-revoir ...

PHP, JCL

 

Compléments documentaires

En ligne :

http://www.megalithe.be/sites/default/files/stantari_2011.pdf

Nouvelles données sur un village néolithique moyen du nord de la Corse

Un ouvrage (disponible au local) :

https://www.hominides.com/html/references/monte-revincu-megalithisme-mediterranee-0694.php

 

I Topi Pinnuti - Bât. A8 - Les Logis de Montesoro - 20600 BASTIA

Association affiliée à la Fédération Française de Spéléologie sous le N° V20-005-000

Téléphone : 04 95 32 68 16 (répondeur) - www.itopipinnuti.fr - contact@itopipinnuti.fr