AccueilPrésentationActivitésProgrammeComptes-rendusLocalLiensPlan du site

 

2020

 

1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002
2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030

Une des ambitions de notre association est le partage de nos passions avec le plus grand nombre. Nos activités nous amènent souvent en des lieux difficiles d’accès pour le commun des mortels. Les récits ci-dessous permettent modestement ce partage, avec l’espoir de faire vivre, par quelques lignes et quelques photos, les sensations parfois intenses que procurent nos activités.

Ces comptes rendus ne représentent pas l’exhaustivité de nos aventures (certains étant un peu réticents à s'épancher sur un clavier ;-), ils permettent néanmoins de donner un aperçu de nos pérégrinations souterraines et canyonistiques, et pourquoi pas de faire rêver.

Bonnes lectures, et si l’envie prend le dessus sur la simple curiosité, rendez-vous au local un jeudi soir …

Les comptes rendus sont agrémentés de quelques photos, si vous souhaitez que certaines ne soient pas diffusées, n'hésitez pas à nous écrire sur topipinnuti@orange.fr

 

Sommaire

 

 

Samedi 4 janvier 2020

Spéléo, sécurisation, équipement, démaquisage - Cast 3 « LE RETOUR », Oletta

 

Samedi 11 janvier 2020

Spéléo, visite - Grotte de Carpinetto, Lano - Aven de Razzu Bianco, Venaco 

 

Samedi 11 janvier 2020

Rando préhistorique - Monte Revincu, Cima di Suarella - Santo Pietro di Tenda

 

Dimanche 19 janvier 2020

Spéléo interclubs, équipement et entomologie - Cast 2, Oletta

 

Dimanche 26 janvier 2020

Spéléo, équipement - Cast 2, Oletta

 

Samedi 1er février 2020

Spéléo, initiation aux techniques de spéléo alpine, perfectionnement à l'équipement - Falaise A Tozza, Patrimonio

 

Samedi 1er février 2020

Assemblée Générale élective de la LISC - Local, Bastia

 

Dimanche 9 février 2020

Interclubs spéléo, rando culturelle - Mines de Farinole et Negru, couvent de Marianda, P440 - Farinole, Olmeta di Capicorso

 

Dimanche 16 février 2020

Spéléo interclubs, visite, équipement - Aven de Razzu Biancu, Venaco

 

Samedi 22 février 2020

Spéléo, prospection en VTT et rando - Morteda-Pianta Fiadone-San Salvadore, Luri

 

Jeudi 27 février 2020

Spéléo et urbex - Grotte Gradicchia dite « Ricky », galeries du Fort Lacroix, Bastia

 

Samedi 29 février 2020

Spéléo, initiation et perfectionnement - Falaise A Tozza, Patrimonio

 

Dimanche 8 mars 2020

Spéléo interclubs, rando-prospection - Ruisseau de Morteda et Monte Baccinajo, Meria

 

Dimanche 17 mai 2020

Spéléo, perfectionnement et déconfinement - Falaise A Tozza, Patrimonio

 

Dimanche 24 mai 2020

Spéléo interclubs, rando-explo-topo-chiro - Ruisseau de Morteda et village abandonné de Caracu, Luri-Meria

 

Dimanche 31 mai 2020

Spéléo, prospection, explo, topo - E Spelunche-Grotta Gritulu, Luri

 

Dimanche 14 juin 2020

Canyon, spéléo ; entrainement, visite - Fiume Raghjunti, grotte de Gudrone ; Sorio

 

Mercredi 17 juin 2020

Spéléo-chiro interclubs ; capture et contrôle - Bevinco ; Biguglia

 

Jeudi 18 juin 2020

Spéléo-chiro ; repérage, visite - Puits St Barthélémy ; Bonifacio - Tunnel de Fautea ; Conca

 

Samedi 20 juin 2020

Canyon, perfectionnement - Bucatoghju, San Nicolao

 

Samedi 27 juin 2020

Canyon - Richiusa, Bocognano

 

Dimanche 28 juin 2020

Spéléo, entomo - Grotte Santa Catalina, Sisco

 

Samedi 4 juillet 2020

Canyon, initiation - Purcaraccia, Quenza

 

Dimanche 5 juillet 2020

Spéléo-entomo - A Sapara, Castiglione

 

Mardi 7 juillet 2020

Canyon - Dardu, Piana

 

Mercredi 8 juillet 2020

Spéléo-archéo, explo - Citerne du fortin de Girolata, Osani

 

Dimanche 12 juillet 2020

Spéléo-entomo - Butrone, Sisco

 

Mardi 14 juillet 2020

Spéléo-entomo - A Sapara, Castiglione

 

Dimanche 19 juillet 2020

Travaux divers - Casetta de Ghisoni

 

Mardi 21 et mercredi 22 juillet 2020

Spéléo, assistance technique - Citerne du couvent Saint François, Puits St Barthélémy - Bonifacio

 

Samedi 1er aout 2020

Canyon, initiation - Le Macini, San Gavinu di Fiumorbu

 

Jeudi 6 aout 2020

Travaux divers d'été - Mission « Le caoutchouc c'est chou », Lucciana

 

Samedi 8 aout 2020

Canyon, initiation - La Richiusa, Bocognano (Corse du Sud)

 

Vendredi 14 au lundi 17 aout 2020

Spéléo et grands travaux à Ghisoni - « Le caoutchouc c'est choux »

 

Samedi 22 aout 2020

Canyon, initiation - Quercettu/Verghellu, Venaco

 

Samedi 29 aout 2020

Canyon, perfectionnement à l'équipement - La Bravona, Pianellu

 

Dimanche 30 aout 2020

Spéléo, entomo, découverte - Grotte de Butrone, Sisco

 

Samedi 5 septembre 2020Haut de page

Canyon, initiation - La Vacca, Quenza

 

Dimanche 20 septembre 2020

Travaux d'Utilité Collective-Local de Montesoro, Bastia

 

Samedi 26 septembre 2020

Spéléo, entrainement - Falaise A Tozza, Patrimonio

Projection « Les oubliés de Laninca » - Maison des Sciences « A Casa di e Scenze », Bastia

 

 

Samedi 4 janvier 2020

Spéléo, sécurisation, équipement, démaquisage

Cast 3 « LE RETOUR », Oletta

 

 

Participants

  • ITP : Jean-Noël D. (démaquisage), Michaël Dr., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Véronique M. (démaquisage), Franck Z.

  • La toutounette : Nala

 

TPST : 5h00

Photos

Vidéo

 

Le but de la sortie était de finir de remplacer l’équipement en fixe de la cavité : remplacement des plaquettes et maillons rapides acier oxydés mais aussi de rendre la progression plus sure pour les spéléos du club.

Le programme n’attirant pas foule, seuls quatre ITP se retrouvent au local à 08h30 pour le traditionnel café et viennoiseries (merci à Noël et Alexia, de passage au local). Puis chargement du « DEF » de JCL et départ vers le site.

Vers 10h00 nous sommes à l’entrée de la cavité : la semaine dernière nous avions équipé de deux voies le porche d’entrée en vue des futures initiations : avec fractio, main courante, déviation. Plusieurs rochers généraient un frottement sur la corde et un risque de chute. Donc JCL puis Micca se sont affairés à arracher trois gros blocs de pierre du porche à l’aide du pied de biche et massette (voir vidéo). Heureusement la chute n’a pas endommagé l’accès à la cavité.

Nous pénétrons dans la grotte vers 11h00, Micca équipe le P16 pendant que JCL et Franck créaient un amarrage foré pour doubler celui de la main courante.

Deux groupes se forment. Le premier composé de JCL et Micca changent les deux plaquettes et maillons rapides de l’E10. Le deuxième groupe remplace la corde, plaquettes maillons rapides du R3 menant à la salle des fouilles. Un nouveau point d’amarrage a été implanté au départ de la main courante.

Nous nous retrouvons ensuite au départ de la vire, Micca commence à remplacer la corde. Les plaquettes et maillons rapides en place sont récents et ne sont pas remplacés. JCL prend le relais et s’interroge sur la possibilité de créer un amarrage pour descendre au fond de la faille et un autre pour remonter. Ce qui permettrait d’éviter le passage étroit d’un bloc rocheux. Au final la vire sera laissée telle quelle. Le bloc rocheux est ébavuré et arrondi à la massette par Franck. Henri-Pierre remonte vers 12h45.

La sortie du R3 vers la faille aux chiens est améliorée pour plus de sécurité. Pour l’anecdote, JCL a appris à un marteau à spitter à voler, ce dernier finira au fond de la faille…. Franck redescend et récupère l’objet volant identifié.

Sur le premier ressaut de 3 mètres la corde ainsi que les sangles et maillons rapides sont remplacés.
Nous remplaçons également la corde et les plaquettes du dernier ressaut de 3 mètres qui mènent à la mezzanine. Un amarrage irréprochable ainsi qu’une main courante est également mis en place pour plus de sécurité à la sortie du ressaut.

Notons la présence d’un groupe de deux, puis un autre de 6 rhinos.

Durant ce temps Jean-Noël, Véronique et HP démaquisent autour de la cavité et créent un boulevard à la débroussailleuse de Cast 3 à Cast 1.

Micca se propose de déséquiper le P16.

Nous sortons de la grotte à 16h00 … Avec le sentiment d’avoir bien bossé.Haut de page

JCL rallume le feu, Micca et Franck au barbecue avec un spedu de compétition, et quelques bouteilles sont débouchées…

Nous quittons le site à la nuit tombante vers 18h15. JCL et HP regagneront le local pour ranger le matériel.

F.Z

 

 

Samedi 11 janvier 2020

Spéléo, visite

Grotte de Carpinetto, Lano

Aven de Razzu Bianco, Venaco

 

 

Participants

  • Vincent Q., Spéléo Club Haut Sabarthes (09) club actuel, Spéléo Club San Claudien (39) club de cœur, Groupe Spéléo Oloronais (64) et I Topi Pinnuti (2B) clubs d'adoption.

 

TPST : 1h30 + 0h40

Photos

 

Profitant d'un rare W.E de repos sur l'ile, affamé de découvrir les paysages karstiques souterrains insulaires, je décide en accord avec moi-même de découvrir les moindres recoins de 2 cavités : Grotte de Carpinetto et Aven de Razzu Bianco.

Ayant fait une pré-reconnaissance lors de divers déplacements, je n'avais pas pu parcourir l'intégralité des réseaux topographiés.

La TOPO : c'est ça qu'il faut. Jean-Claude L contacté m'octroie les 2 sésames (elles sont belles en couleurs), plus des petits conseils précieux. Encore merci JC.

Ma voiture étant restée sur le continent, c'est en scooter que je vais faire mon road trip. Bon c'est un gros (le scooter), je suis déjà allé à Toulouse avec, donc, Ajaccio – Lano le 11 janvier, même pas peur.

Pas peur, non, mais froid : OUI. 4°C au col de Vizzavona le samedi matin : gla gla.

 

Grotte de Carpinetto, commune de Lano (2B)

J'arrive à Lano et le 2 roues est laissé en bord de route dans le virage. La marche d'approche est la bienvenue. Elle va me réchauffer. Tiens, un beau cadenas bien fermé en remplacement de l'ancienne ficelle. Des panneaux « Pêche interdite » - « chasse en cours », mais pas « propriété privée interdit de passer »

En fond de vallon au niveau du petit pont, l'herbe est gelée, l'air aussi, le bonnet est de rigueur. Bon, on est aussi début janvier, donc, il ne faut pas pousser Mémé dans les orties ! (c'est une expression, en aucun cas, j'ai poussé une grand-mère dans un talus plein d'orties, vous l'aurez compris ;-)

Juste avant de quitter la piste, j'observe que la passerelle de la « cavité sépulcrale de Laninca » n'est plus là. J'irai voir plus tard.

Ah, enfin un casque sur la tête avec une lumière + une autour du cou, une combi complète la tenue, et c'est parti. Juste avant, je « textote » JCL et un collègue d'Ajaccio qui font la sonnette.

Cela peut surprendre, mais, faire de la spéléo seul n'est pas une première pour moi. Cette pratique comme d'autres activités implique des limites qu'il faut respecter et le demi-tour est la règle au moindre incident comme en plongée sout entre autre.

Connaissant la zone d'entrée labyrinthique, la lecture de la topo me permet d'aller directement dans la branche supérieure (jaune). Méticuleusement, je balise avec des petites flèches rétro-réfléchissantes mon itinéraire de manière à revenir sur mes pas et également dire où je suis, si des fois, il m'arriverait quelques choses.

Une fois dans cette galerie supérieure, j'apprécie les lieux. Les volumes sont agréables et le but n'est pas de courir partout mais de visiter en ouvrant bien les yeux. J'enjambe une jolie vasque qui me mène à une galerie borgne. Ok, je sais où je suis. La galerie au-dessus (rose) est également bien visible. Je poursuis dans la galerie principale pour arriver sur une corde à nœuds qui remonte sur une coulée de calcite pour finir en se rétrécissant avec un plafond de plus en plus bas et un sol de plus en plus humide. Donc, demi-tour, et direction la galerie verte pâle. Sans la topo, je devine le passage où la roche est polie. Après le poli d'Ours, le poli de spéléo. A droite, à gauche, des départs un peu dans tous les sens pour shunter la trémie et me voilà dans un éboulis. J'entends une rivière, et je me dirige à l'oreille. Je découvre un fil de tir et en le suivant quelques mètres en dessous, le chantier. On entend bien le ruisseau/la rivière qui s'écoule. Il s'agit de la partie amont prometteuse.Haut de page
Je fais le tour du propriétaire en prenant les divers passages plus ou moins étroits. La topo est très précise et c'est un régal. Je fais demi-tour direction la sortie en tournant dans la zone d'entrée pour emprunter les différents passages.

Quelques chauves-souris un peu partout sont dans la cavité. Des individus isolés, mais aucun essaim.

Une fois dehors, je « textote » mes sonnettes et me dirige vers la falaise.
En chemin, je remarque qu'il y a des branches cassées ainsi que des gros cailloux ici et là. On dirait qu'il y a eu un éboulement provenant d'une falaise supérieure.
La passerelle n'est plus là et il reste les clamons ainsi que la ligne de vie permettant de rejoindre le vieux chêne qui sait tout. Je passe un long moment à regarder les lieux et à me poser des questions comment ont fait les 2 inventeurs : Jean-Yves C et Jean-Claude L.

Retour à mon 2 roues et comme j'ai amené mon drone, je fais un vol histoire de faire une vue d'ensemble de la barre rocheuse et de cet éboulement. J'ai le soleil en pleine face et à 1 kilomètre de distance, la navigation est compliquée aussi bien à vue que via l'écran. Je remballe et reprends la route.

TPST : 1h30.

 

Aven de Razzu Bianco, Venaco (2B)

La marche d'approche se fait doucement, puisque je suis chargé…
Je m'habille au gîte de Razzu et file au trou. En bas du P12, je sais grâce à la topo où il faut aller ; direction la boîte aux lettres.
Je me transforme en enveloppe et me retrouve en bas du méandre. Au pied de la E18, belle coulée blanche. Sur le point haut de la cavité, la corde commence à vieillir ainsi que les plaquettes non inox. Les lames d'érosion au plafond indiquent le pendage général ? En tout cas, c'est très joli, mais qu'est-ce qu’il fait chaud. Sortie par le colimaçon, moi, je l'appelais étroiture en S. La ligne pour les pailles est en place sur la désob en cours. Quelques coups de burins pour purger ce qui n'est pas tombé seraient nécessaires avant de repercer. Absence de courant d'air et de bruit de rivière.
Retour surface et déséquipement. Super cavité, mais trop courte, zut de zut.

TPST : 40 minutes.

 

18H30 ; il fait nuit dans le trou et dehors. C'est pas une nouveauté en cette période.
Je file au gîte de Razzu qui est ouvert. Là, je trouve mes affaires : mon repas et mon lit. Et oui, je dors là. C'est plus prudent que de rentrer de nuit en 2 roues et de plus, j'ai le temps. Ainsi le matin, je profiterai du bon éclairage pour faire des images du karst.

Après une bonne nuit, une fois le soleil levé, le Mavic Pro1 décolle. J'arrive à faire des photos et vidéos avec une très bonne luminosité.
Je réalise des clichés en 2 versions : JPEG et DNG. L'avantage du second est que chaque cliché fait 25 MO et qu'il est possible de zoomer pour voir bien des détails.

J'imagine que les ITP ont bien prospecté cette zone. Zut et re Zut. L'endroit est sympa.
Je quitte le secteur pour revenir à la civilisation en laissant les chiens de chasse aboyer et courir après les cochons.
Haut de page

Conclusion : joli petit patrimoine souterrain ces 2 cavités.
Un grand Merci aux topi pour les infos.

Vincent Q.

 

 

Samedi 11 janvier 2020

Rando préhistorique

Monte Revincu, Cima di Suarella - Santo Pietro di Tenda

 

 

Participants

  • ITP et ex : Michèle Cl., Alexandra D., Jean-Noël D., Michaël Dr., Henri-Pierre F., Jocelyne F., Jean-Claude L., Véronique M., Noël R., Alexia S. B., Jean-Louis V., Franck Z.

  • GCC : Jean-Yves C.

  • Invités : Pierre, Vincent T.

  • La toutounette : Nala

Photos

 

Après l'aventure des Monoxyles, l'engouement pour l'Histoire de la Corse est toujours présent, une sortie découverte du site néolithique du Monte Revincu est ainsi organisée. Elle permet en outre aux topi qui n'ont pas encore renouvelé leur adhésion d'y participer.

Départ de la piste voisine du club de tir, au lieudit Porette Sottane, sur la route des Agriates. L’accès comporte quelques ornières. Certains s’y frotteront le pare-choc avant. Petit matin frisquet avec passage nuageux.

L’objectif de la balade est le complexe mégalithique du Monte Revincu, site néolithique datée du dernier tiers du 5ème millénaire (- 4200 avant JC) qui s’étend en 4 secteurs sur une dizaine d’hectares.

Au bout d’une heure on arrive dans la zone de la Cima Suarella. On y découvre les 3 premiers secteurs du site dont celui des Case de l’Orca et de l’Orcu

Rappelons pour ceux qui auraient oublié leur Astérix de base qu’un dolmen est un monument funéraire préhistorique collectif et réutilisable, plus ou moins complexe, constitué de dalles de couverture (table) posées sur des dalles verticales (orthostates), le tout entouré et recouvert de pierres et de terre, formant un tumulus. En général l’entrée est orientée vers le solstice d’hiver.

Les dolmens ont été construits en Europe entre la fin du 5ème et celle du 3ème millénaire avant JC. On en trouve quasiment dans le monde entier, même en Amérique.

Ceux du Monte Revincu ont été redécouverts au 19ème siècle puis étudiés par Franck Leandri et son équipe à partir de 1995.

On trouve sur le site d’autres aménagements : des coffres, des murs en pierres sèches, des radiers de pierres, des trous de poteaux, des cloisonnements interprétés comme les fondements d’habitations en bois, également de la céramique, de l’industrie lithique (quartz, rhyolite, obsidienne).

Il semble que des communautés villageoises vivaient là toute l’année. La couverture végétale était identique à celle actuelle. Mais quid de l’eau l’été ?

Jean-Claude, armé du bouquin de Leandri, nous fait un cours de dolmenologie ; on apprend de nouveaux mots : orthostate, péristalithe. Certains cerveaux surchauffent un peu.

A l’extrémité Ouest le site de la Casa di l’Orcu a été réaménagé par des bergers et a servi de cible à l’armée. Il est pourtant en relativement bon état ce qui tend à prouver que les tirs étaient peu précis.

Une légende voudrait qu’un ogre (orcu) doté d’une force et d’une rapidité surhumaine, habitant dans ces dolmens avec sa mère (l’orca) fut fait prisonnier par des villageois : ceux-ci avaient placé à la sortie du dolmen une lourde botte remplie de goudron dans lequel l’ogre aurait eu le pied coincé. En échange de sa liberté il aurait livré le secret de la fabrication du Brocciu et de la cire faite à partir du dernier lait de celui-ci. Malgré cela les villageois l’avaient quand même tué.

Le coin est idéal pour pique-niquer et comme il y a 6000 ans on lance les grillades. Au grand bonheur des dames, les pros de la saucisse sortent leur figatelli et des spedi, de toutes dimensions dont certains grivois, compensent l’absence de grilles. On fait péter quelques bouchons mais relativement peu. Le spéléologue s’alcoolise moins lorsqu’il reste au grand air. On termine par un traditionnel rustique et 2 galettes des rois.

Après cet agréable pique-nique à proximité de la Casa di l'Orcu, nous succombons à l'appel du Monte Revincu, où le dolmen de Celluccia nous attend. Pas de chemin visible depuis l'autre versant de la vallée, nous suivrons plus ou moins facilement un muret agro-pastoral qui monte droit dans la pente. Véro et Jos préfèrent nous attendre sur le secteur de Suarello.

L'itinéraire choisi est donc « droit devant » vers le sommet. De nombreux débris de tirs sont éparpillés ici et là (c'était un ancien champ de tir de l'armée ...). Le secteur somital est atteint en moins de 30 mn, nous passons à côté des 2 pylônes télécom et trouvons assez facilement le dolmen de Celluccia. Il n'est plus dans le même état par rapport aux photos prises lors des fouilles. L'orthostate sud-ouest est renversé, la végétation a repris possession des lieux, il sera bientôt difficile à repérer. Dans le prolongement de l'ouverture, à une trentaine de mètres au sud-est, un menhir domine la baie de St-Florent.

Retour vers la Cima di Suarello en 2 groupes, les uns reprennent le trajet aller, les autres un parcours plus direct. Il faut compter 1h15 pour l'aller-retour au Monte Revinco, visite des sites préhistoriques comprise. Regroupement général et retour aux véhicules en moins d'une heure, le soleil ne tarde pas à se cacher derrière les montagnes du Nebbio.Haut de page Ce n'est qu'un au-revoir ...

PHP, JCL

 

Compléments documentaires

En ligne :

http://www.megalithe.be/sites/default/files/stantari_2011.pdf

Nouvelles données sur un village néolithique moyen du nord de la Corse

Un ouvrage (disponible au local) :

https://www.hominides.com/html/references/monte-revincu-megalithisme-mediterranee-0694.php

 

 

Dimanche 19 janvier 2020

Spéléo interclubs, rééquipement et entomologie

Cast 2, Oletta

 

 

Participants

  • ITP : Jean-Noël D., Michaël Dr., Henri-Pierre F., Éric G., Jean-Claude L., Véronique M., Noël R., Rémi R., Alexia S. B., Franck Z.

  • GCC : Jean-Yves C.

  • La toutounette : Nala

 

TPST : 4h00

Photos

 

Poursuite de l'opération de changement des cordes en fixe, c'est au tour de Cast 2 de bénéficier d'une cure de rajeunissement de son équipement terminal.

Il pleuviote en ce matin d'hiver mais un seul désistement. Café au local, chargement du matos, JY est klaxonné au passage au rondpoint d'Oletta et voilà les 4x4 garés sur les parkings de Cast 2. Le maquis, entêté, reprend possession de son territoire ; les topi, têtus, devront prévoir une journée démaquisage afin de dégager la piste et les parkings.

Micca se charge d'équiper l'entrée et 3 équipes se forment.

Nono, Alexia et Franck iront dans le nouveau réseau avec comme projet d'installer une corde facilitant la remontée vers le réseau supérieur.
HP et Rémi, puis Véro et JN chercheront les bébêtes.
Micca, Éric, JY et JCL iront remplacer les cordes en fixe.

Ces derniers ne tardent pas à arriver au pied du ressaut terminal. Tiens, 2 cordes pour le prix d'une ! Si l'une a été posée pour remplacer l'autre, laquelle prendre ? L'une d'elles est marquée ITP (une 20 m de 2016), c'est cette dernière qui sera utilisée ...

Ce R9 mesure en fait bien plus, d'abord un ressaut d'environ 5 m, suivi par un plan incliné d'environ 5 m encore, suit un puits remontant qui doit approcher les 10 m. Heureusement qu'il y a du rab de corde dans le kit.

Pas rassuré par les frottements de la corde et la non-visibilité des amarrages de tête de puits, JCL entame la remontée sur la dernière section, une corde tendue ! Difficile d'accrocher le Croll dessus pour la montée, et donc impossible d'installer le descendeur pour le retour !
Les 2 amarrages de tête de puits sont finalement atteints, ils semblent nickels, ou plutôt inox, plaquettes et maillons sont exempts de rouille. Le faux mickey par contre n'est pas équilibré et le poids est entièrement porté par la plaquette du haut, mais avec une grande boucle évitant un éventuel facteur 2. La nouvelle corde est installée, une déviation sur amarrage foré est posée plus bas pour éviter le frottement (laissé en place un mousqueton de kit n°125), récupération au passage d'une plaquette et maillon solitaire en paroi (aide à l'escalade ?), réutilisation du fractio intermédiaire en place, retour sur la plateforme. Les futurs utilisateurs devront prendre la précaution de bien serrer à droite lors des montées et descentes. Les 2 amarrages posés près du sol sont abandonnés, un spit et un amarrage foré sont posés en haut du plan incliné, réutilisation du fractio intermédiaire, ajout d'un spit pour doubler la tête de puits du R5 et éviter ainsi le frottement.
Tout ça prend du temps et pour amuser la galerie, le comité des fêtes organise bénévolement non pas un feu d'artifice, mais une belle pluie de pierres en tout genre, allant du gravillon au beau pavé d'un kilo. La lampe frontale de JY se désolidarisera de son casque, trop de dangers par ici ; Micca comprendra à quoi sert un casque ; et un doigt de JC se sacrifiera pour protéger le fabuleux tarin de son propriétaire. On ne comptera pas les quelques pavés qui passeront près des équipeurs inconsciemment installés dans ce couloir d'avalanche.Haut de page
Les anciennes cordes et plaquettes vétustes sont déposées au fur et à mesure, la nouvelle corde est coupée à une longueur majorée de 2 m en prévision d'une éventuelle modification des équipements.
Les installations tiennent maintenant la route, à condition d'utiliser le matériel classique de progression sur corde.

Les estomacs crient famine, retour en surface.
Le feu est allumé, l'équipe du nouveau réseau arrive lorsque le bois braisouille. Figatelli, migliacci, rôti, etc. etc. Les plops se succèdent. HP, compatissant envers les personnes dépendantes, fournit un gobelet à JY ;-)

Fin des agapes à la nuit tombante. Quelques goutes apparaissent, on a eu de la chance !

JCL

 

CR nouveau réseau

Alexia, Franck et Noël irons dans le nouveau réseau et vont s’occuper de sécuriser et équiper la remontée vers la salle du mondmilch. Une première main courante (2 AN) est posée pour sécuriser le passage en opposition qui donne accès à une première plateforme. Nous sommes à la base de la remontée, 2 AN, 2 AF et 2S seront nécessaires pour installer une corde d’environ 30 mètres qui facilitera l’escalade.

Nous prenons pied dans la salle du mondmilch, appelé « lait de lune » par les spéléologues (ce serait d’ailleurs sympa de donner ce nom à cette salle).

Tout en remontant nous en avons profité pour « recalibrer » le parcours, stabiliser quelques cailloux et déblayé d’autres. Soudain, Alexia prise d’une migraine ophtalmique violente doit s’isoler dans le noir. Elle s’allonge sur le sol et déclare forfait pour l’instant.

Abandonnant Alexia dans la salle, Franck et Noël redescendent, puis ils passeront par une petite vire et escaladeront la remontée qui mène sur le balcon concrétionné. Ils seront bientôt rejoints par Jean-Yves. Les 3 compères en profiteront pour réaliser des photos. La beauté des concrétions dans cet endroit est surprenante. Ça vaut le détour.

Prochainement, il faudra aussi sécuriser le cheminement qui passe par cet itinéraire exposé.

De retour en arrière, ils vont retrouver Alexia qui n’a toujours pas récupéré. Elle est toujours dans l’obscurité, allongée sur le sol. On l’accompagne pour la descente. Elle partira devant et nous la retrouverons dehors.

Pendant ce temps, nous retirons les cordes derrière nous. En effet, en l’absence de maillons rapides nous ne pouvons laisser en place des mousquetons en zicral sous peine de les retrouver oxydés.

Nono

 

CR entomo

Véronique et JN arrivent sur Castiglione vers 12 h 30, on descend à Cast.1, pas de 4x4 ils sont donc à Cast.2. Les places de parking sont prises, on s’enfonce au milieu des calycotomes, pas facile pour ouvrir les portes. On s’habille sous un petit vent frisquet venant du nord-est. La trace est marquée, les topis sont passés. Les kits sont au bord du trou et la corde est en place, l’explo est en cours.

Un bruit monte du fond du gouffre, JN descend jusqu’au premier fractio, c’est la voix d’Henri-Pierre qui va remonter car Rémy a trouvé un carabe et ils n’ont pas de flacon. JN qui avait amené toute la panoplie du Parfait Petit Entomologiste le rassure, on descend et on a le matos.

Auparavant il faut s’équiper, retrouver les réglages du matos, ne pas en oublier la moitié… il y a un bout de temps qu’on n’a pas pratiqué ; une bonne demie heure plus tard nous voilà en bas du P8. Rémy veille sur le carabe coincé sous une pierre. Une photo avant la mise en flacon. C’est apparemment un Laemostenus carinatus, gros carabe noir fréquent, retrouvé en abondance dans les pièges de U Tribbiulu. On garde, il peut y avoir des espèces différentes.

On se lance ensuite dans une exploration méthodique du plan incliné d’entrée. Deux diplopodes endormis sous des pierres, apparemment des Callipus. Pas mal d’isopodes, des Porcellio dilatatus, très banal (des cloportes), et quelques Trichoniscidae, que l’on récoltera car des espèces nouvelles existent en Corse. Véronique, HP et Rémy feront quelques découvertes similaires mais la faune est assez pauvre.Haut de page

Vu la quantité de guano, on pouvait espérer une récolte abondante mais le milieu est sec. Quelques Porcellio sont retrouvés dans le plan incliné au contact de branchages. JN descend au point bas de la cavité mais à part un rhino endormi, pas de trace de vie apparente. Il poursuit son cheminement en fond de diaclase pour remonter retrouver l’équipe JCL-Micca-Éric en bas de la remontée nord.

JN

 

 

Dimanche 26 janvier 2020

Spéléo, équipement

Cast 2, Oletta

 

 

Participants

  • ITP : Jérôme C., Michaël Dr., Noël R., Marie Pierre R., Alexia S. B., Jean-Louis V., Franck Z.

 

TPST : 7h40

Photos

 

Retour à Cast 2 aujourd’hui pour terminer l’équipement de la remontée dans le nouveau réseau et poursuivre les opérations de déblaiement et de stabilisation des blocs instables.

Tout commence comme d’habitude par un bon café au local, en même temps nous préparons les kits et chargeons les 4x4 de Micca et Noël.

Arrivés sur place nous stationnons les véhicules au niveau du « parking » sur lequel nous avions installé le PC lors de l’exercice secours réalisé avec les héraultais. Quelques coups de serpe dans les calicotomes épineux et nous sommes au niveau de Cast 17. (Il faudrait d’ailleurs reprendre la désobstruction…) Maintenant à l’entrée de Cast 2 Micca, sous le regard de Franck se lance dans l’équipement du puits d’entrée. Nous débutons la visite par la galerie principale. En effet, Jérôme participe à sa première sortie souterraine. Arrivés à l’extrémité de la galerie, Alexia entame la remontée sur la corde jaune installée le week-end dernier. Noël, Franck et Micca décident pour gagner du temps, de s’engager dans l’autre réseau et débuter l’installation de la corde. Quelque temps après ils vont être rejoints par l’autre moitié du groupe, sauf Jean-Louis qui n’était pas très inspiré devant l’étroiture. Alexia l’a raccompagné jusqu’à la sortie.

Le groupe se retrouve et nous poursuivons l’installation de la nouvelle corde (jaune) jusqu’à la salle du Mondmilch. Micca, inspiré aurait bien voulu tenter l’escalade jusqu’au plafond, mais le Mondmilch glissant l’en a dissuadé.

On retourne en arrière et à mi-pente nous installons sur la gauche (en remontant) une main courante qui va se terminer par une partie verticale qui mène dans cette belle galerie supérieure riche en concrétions. (Attention, la corde mise en place devra être remplacée dès que possible, elle est ancienne). Plus tard, Franck, Jérôme et Marie Pierre décident de ressortir. Les 3 autres poursuivent et vont s’atteler à sécuriser les passages en déblayant d’énormes blocs de pierre et en stabilisant d’autres. Il est temps maintenant de rejoindre la surface. La main courante sera déséquipée par Alexia, le puits d’entrée par Noël.Haut de page

18 h 20 nous sommes dehors. On retrouve Jean-Louis devant un bon feu, il a certainement trouvé le temps long. On remballe et rentrons à Bastia. TPST : 7h 40, mais le boulot a le mérite d’être terminé. Nous avons placé 16 amarrages (8 spits, 4 AF et 4 AN).

Nono

 

 

Samedi 1er février 2020

Spéléo, initiation aux techniques de spéléo alpine, perfectionnement à l'équipement

Falaise A Tozza, Patrimonio

 

 

Participants

  • ITP : Wanda C., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Véronique M., Rémi R.

  • Initiés : Arabelle et Pierre-Barthélémy F.

  • La toutounette : Nala

 

Photos

 

Beau temps annoncé pour ce premier jour de février, beau temps trouvé sur la falaise d'entrainement de Tozza.
Pour compléter l'emploi du temps de la journée, où une partie de l'après-midi sera consacrée à l'AG de la LISC, une séance d'entrainement en falaise est improvisée pour le matin. Séance élargie à une initiation aux techniques de spéléo alpine pour les enfants de Wanda et HP.

Rémi se charge d'équiper la « voie d'initiation », HP la « voie pieds à terre », JC la « voie des oliviers » et la « petite rocade ». Wanda équipe les initiés (déjà pré-initiés la veille par papa et maman), ils feront leurs premières « descentes » sur la voie de la tour ruinée.

Si Arabelle restera prudente et se contentera de la « voie pieds à terre », PB testera les 3 voies installées, tout en préférant la descente, c'est humain ;-).

Déséquipement général vers 13h. Pas de grillade aujourd'hui, le pique-nique se fera tranquillement au local en attendant l'AG de la LISC.

JCL

______________________________


C’était déjà pas gagné un samedi matin à 8h30... j’ai eu la chance d’être réveillée à 9h par la douce voix de ma mère qui m’appelle par le prénom de mon frère. C'est comme ça depuis qu’on est partis de la maison, elle ne sait plus qui est qui, c'est à cause de la moustache.

En route pour Patrimonio, mais finalement on s'arrête avant. Ascension physique de 20 mètres de côte où on croise les latrines sur la droite, à priori sorte de rite initiatique classique des topi pinnuti qui s'apparenterait à une offrande à des chênes centenaires. Ça « sent » les habitués.
Arrivée en haut, la baie de Saint Florent s’illumine derrière les crêtes, la vue est à couper le souffle.
Je fais la connaissance de Rémi et Jean-Claude, je me dis que c'est difficile de faire la bise avec un casque.
On se familiarise avec le champ lexical de l’escalade. Ca n’est pas compliqué, voir intuitif selon ma mère. La pédale à la main et le Croll sur le torse ÉVIDEMMENT ! Il y a un nombre clé de mousquetons mais on refuse de me dire combien. Je l'entends pester qu’il manque du matériel mais finalement elle a l'air plutôt rassurée, moi non.
Alors on débute la simulation de descente sous les conseils avisés de Jean-Claude. Au bout du 2ème essai il semblerait que l’équipe de professionnels soit convaincue que nous sommes prêts à descendre 10 MÈTRES. Nala a l’air plus rassurée que moi. Bon mes premières impressions sont tout de même agréables malgré le stress. Je me sens comme Spiderman sur un building... en fait pas du tout, j’ai plutôt l’impression d’être un catcheur sur des patins à glace.

J’arrive enfin en bas, plutôt satisfaite de ma condition humaine et de mes 2 pieds qui me portent.
Alors évidemment il faut remonter !

Pour cet exercice pas besoin de simulation puisque tout le monde est déjà parti quand je me pose la question de comment faire. Pour ne pas stresser je pense à des choses inutiles comme « mes parents tiennent-ils vraiment à moi ? », « Nala va t elle récupérer définitivement mon lit à la fin de cette journée ? », « heureusement que je n’ai pas mis de jupe ». Bon finalement après quelques auto-frayeurs, abandonnée des miens, grâce à Jean-Claude qui en a profité pour me réexpliquer la technique entre 2 shootings photos j’ai atteint le sommet. Haut de page

J’ai vidé mes surrénales, c'était une belle expérience. Merci.
La vie ne tient qu’à une corde...

Arabelle

 

 

Samedi 1er février 2020

Assemblée Générale élective de la LISC

Local, Bastia

 

 

Participants

  • ITP présents : Antoine B., Michèle Cl., Wanda C., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Pierre L, Francis M., Véronique M., Jean-Louis V., Franck Z.

  • ITP représentés : Jean-Claude D., Dominique D., Noël R., Rémi R., Marie Pierre R., Alexia S. B.

  • GCC : Jean-Yves C.

 

Une douzaine de membres des associations FFS insulaires se sont réunis au local pour une AG importante pour la LISC, puisque non seulement elle permet de faire le point sur la mandature écoulée, mais elle se terminera par l'élection d'un nouveau conseil d'administration élu pour 4 ans. Est-ce ce dernier point qui n'aura pas mobilisé les foules, mais après un report d'une heure faute de quorum, l'AG a pu se tenir et accoucher d'un CA avec une solide base d'anciens ...

 

Nouveaux élus

Conseil d'Administration :

Président : Jean-Noël Dubois
Président-adjoint : Jean-Claude La Milza
Secrétaire : Henri-Pierre Fioconni
Trésorier : Antoine Boschi
Secrétaire-adjointe : Wanda Comparetti
Trésorière-adjointe : Véronique Massa
 

Vérificateurs aux comptes : Pierre Lacombe et Jean-Louis Villa 

Grand Érecteur région Corse : Jean-Claude La Milza

 

Le nouveau CA :Haut de page

JCL

 

 

Dimanche 9 février 2020

Interclubs spéléo, rando culturelle

Mines de Farinole et Negru, couvent de Marianda, P440 - Farinole, Olmeta di Capicorso

 

 

Participants

  • ITP : Michèle Cl., Wanda C., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Véronique M., Rémi R., Marie-Pierre R., Jean-Louis V., Franck Z.

  • GCC : Jean-Yves C.

  • Corse Canyon (en parallèle) : Jérôme A., Franck J.

  • La toutounette : Nala

 

TPST : 0h30 + 0h45

Photos

Vidéo

 

Jeudi 6 février, un appel de Franck J. : « on a trouvé une mine au nord de Farinole sur la fin d'un canyon qui débouche dans la mer, vous connaissez ? ». Recherche dans les souvenirs et les comptes rendus du club, seule trace, une tentative de recherche le Samedi 20 octobre 2018, mais qui n'avait pas abouti.
Discussion le jeudi soir au local, on programme ça pour le dimanche.

Dimanche, café au local, on prend une corde et de quoi l'amarrer au cas où, et direction Farinole.

Les véhicules sont garés juste au-dessus du canyon, celui-ci passe sous la route. Recherche du meilleur moyen d'y descendre, y compris par les buses qui passent sous la route, c'est finalement en descendant le long du pilier rive droite que l'on prend pieds dans le canyon. Il est à sec hormis 2 petites laisses, et quelques ressauts plus loin la mine s'ouvre en rive droite. Belle entrée d'environ 2 mètres de diamètre, section qui reste à peu près constante tout le long du cheminement. Une longue galerie continue, la température augmente sensiblement, un léger brouillard apparait, phénomène de condensation de l'air chaud intérieur qui entre en contact avec celui bien plus frais venant de l'extérieur. Au sol sont encore visibles les encoches qui accueillaient jadis les traverses de chemin de fer. Une bifurcation, une galerie part à droite, on continue tout droit. Encore quelques dizaines de mètres et voilà le bout. Une inscription « 138,72 », probablement la longueur de cette galerie. Retour en arrière, on prend l'autre galerie. Là aussi les traces des traverses, quelques flaques d'eau et des petits monticules de guano. Aucune chauve-souris aujourd'hui. C'est un site de transit, dixit JY qui l'avait visitée il y a quelques années. Il ajoute « les euryales qui sont thermophiles l'apprécient plus particulièrement ». Une inscription figure également au bout de cette galerie « 71,02 », ce qui fait au total 209,74 mètres de développement.

Sortie à l'air libre, en face, de l'autre côté du golfe de Saint Florent, la tour génoise et le phare de Mortella, le monte Genova domine les Agriates, et en arrière-plan les cimes enneigées du Monte Padru. La mer est calme, un beau soleil illumine le paysage, s'il ne faisait pas un peu frisquet on piquerait bien une tête dans la méditerranée.

Nous prenons une sente qui part en rive droite pour remonter vers la route. Nous y sommes accueillis par Franck et Jérôme de Corse Canyon. Ils ont également prévu une visite complète de la mine. Franck évoque également une longueur de rail découverte lors de la marche d'approche du canyon le jeudi précédent. Qui dit rails dit galerie ?

Après cette première mine, direction la marine de Negru pour visiter une seconde mine (la plus grande en longueur développée que connait Jean-Yves !). A peine les voitures arrêtées que nous sommes rejoints par Jean-Noël et Véro. Tout le monde s'équipe et se rend motivé devant l'entrée de la mine. Problème, l'entrée est dans l'eau.
Jean-Yves et Michèle équipés de Waders s'engagent les premiers. Après 3 pas le couperet tombe : l'eau dépasse la taille ! Les bottes ne suffiront pas.
Sans équipement, point d'exploration possible sans se mouiller. Ceci n'empêchera pas Marie Pierre de pénétrer sans équipement au moment où Rémi aussi en Waders entre à son tour.
Au bout d'une vingtaine de mètres, plus d'eau. Quelques flaques de-ci de-là seulement. L'exploration commence. Jean-Yves n'a pas exagéré : il y a une longue galerie principale et de nombreuses galeries secondaires. Attention à bien mémoriser notre progression pour ne pas tourner en rond. Après trois quart d'heure nos 4 explorateurs décident de ressortir.Haut de page

Extraits du livre « Mines et mineurs de Corse » d'Alain Gauthier : « Les recherches effectuées en 1956 et 1957 révèlent dans le secteur G2 (région de Negru) où l'on a finalement creusé 1 200 m de galeries et foré 1 200 m de sondage, un tonnage probable de 24 000 000 t, ce qui avec une teneur moyenne de 2% donnerait 500 000 t de chrysotile. ». Le gisement ne sera heureusement pas exploité ...

Résultat de la visite, 3 petits rhino, dont un repoussé jusqu'à la sortie.

Pour s'occuper en attendant le retour des explorateurs, le reste de l'équipe creuse un petit canal pour permettre à l'eau de franchir le seuil d'entrée. Un débit estimé à 1 l/s est atteint, il ne permettra de faire baisser le niveau d'eau que d'environ 2 cm ...

Les 2 Corse Canyon nous ont rejoint et nous accompagnent jusqu'au départ du chemin d'accès au haut du canyon. Franck nous indique approximativement l'emplacement des rails. Allongé tel un pacha dans son fourgon, des olives apéro à portée de main, il attendra notre retour.

Nous voilà partis à l'assaut de l'Atornu, la montagne qui nous domine. Au bout de quelques lacets d'un chemin où le maquis reprend peu à peu possession des lieux, une hésitation. Prendre la sente qui pourrait mener en haut de la 1ère cascade du canyon, ou continuer le chemin à gauche et s'en éloigner ? C'est cette option qui est choisie, nous allons ainsi jusqu'au bout de ce chemin pour se rendre compte qu'il ne mène à rien. Retour à la bifurcation, nous prenons cette fois-ci le chemin canyon, et au bout de quelques mètres les rails sont en vue. Prospection autour, aucune galerie visible. Il y a bien des traces de creusements, mais point de mine.

Retour sur la route, séparation avec l'équipe Corse Canyon, et vers 14 H nous nous nous dirigeons vers le couvent St Francois de Marianda situé sur un promontoire au-dessus de la D333 qui relie Farinole à Patrimonio. L’accès se fait par un court chemin muletier.

Sur ce site se trouvait le village de Marianda, incendié et détruit par des barbaresques à la fin de 16e siècle. Le couvent* est en ruine, une partie du fronton s’est effondré en Mars 2013 lors d’une tempête.

Construit entre 1606 et 1750, grâce à l’aide et aux dons des habitants de Farinole, Barbaggio et Patrimonio, il abritait une vingtaine de moines qui exploitaient des vignes et des jardins. Leur vin aurait été servi à la table du Pape. Le couvent est en partie détruit après la bataille de Farinole entre Paolistes et Républicains en 1793. Les Moines, Franciscains de l’Observance, allaient déchaussés. Marcher à pied dans le maquis ! Ouille ouille ! C’est surement pour ça qu’ils n’étaient pas très nombreux :-).

Nous pique-niquons dans l’ancien réfectoire. Pâtés, charcuteries diverses, Lou Perac, Saint Agur et fromages corses, panette au brocciu… clémentines du jardin… arrosés de Languedoc, Bordeaux, Sidi Brahim. Les conversations, probablement stimulées par ces vins peu chrétiens, roulent sur l’affaire Sarah Abitbol. Si toute affaire de pédophilie semble exclue vu l’âge des membres de la ligue corse de spéléologie, des viols restent possibles. Dame Marie Pierre, vice-présidente des Topi, revendique, au nom de l’égalité des sexes, l’exercice d’un droit de cuissage (droit accordé au seigneur, au moyen âge, de passer la première nuit suivant les noces d’un vassal avec la femme de celui-ci). A ne pas confondre avec le droit de quittage qui consistait à payer son seigneur afin de pouvoir épouser une personne n’étant pas de son fief. Il est décidé qu’entre adultes consentants ces pratiques sont licites :-). Une inscription éventuelle dans les statuts du club devrait être discutée à la réunion de Jeudi prochain :-).

« Rectification ! » scande Michèle. « Le droit de cuissage est une déclinaison du droit de quittage ... légende créée par un rapprochement phonétique au service de la propagande révolutionnaire ... damnatio mémoriae ....A moins qu’il n’y ait une confusion avec le droit de cuisson du pain dans le four banal d’un autre fief et dans ce cas, c’était de bon aloi pour Dame Marie Pierre de le réclamer !! »

Et JY de préciser : « Reste le droit de cuitage, mais est-ce un acquis révolutionnaire ? »

Michèle ajoute : « L’expression " s’en foutre comme de l’an quarante " attestée vers 1790... Révolutionnaire mais moins iconoclaste que de dire .. " comme de la bible " ... »

Retour vers Bastia après ce pique-nique animé, comme c'est souvent le cas d'ailleurs :-). Certains feront un petit arrêt au col situé au NE de la Punta Peluccia pour une visite de courtoisie au fameux P440. Ce petit trou faisait 40 cm de profondeur lors de sa découverte, quelques séances de désobstruction épiques l'ont descendu à... -4,40 m ! La photo de gauche de la page consacrée à la désobstruction montre comment étaient extraits les premiers seaux de cailloux. Jean-Baptiste, la tête en bas dans le trou, remplit un seau, il est tenu par les pieds par Claire et JCL, une autre époque ...Haut de page

PHP, Rémi, JCL, Michèle, JY

 

*http://www.corsicatheque.com/Histoire-patrimoine/Sites-historiques/Farinole-Couvent-Saint-Francois-de-l-Observance-dit-de-Marianda

 

 

Dimanche 16 février 2020

Spéléo interclubs, visite, équipement

Aven de Razzu Biancu, Venaco

 

 

Participants

  • ITP : Michèle Cl., Amal D., Michaël Dr., Henri-Pierre F., Éric G., Jean-Claude L., Marie-Pierre R., Franck Z.

  • GCC : Jean-Yves C.

  • Trois petits rhino et un grand

 

TPST : 5h00

Photos

 

Poursuite du programme de changement des cordes qui équipent en fixe les escalades hypogées, c'est au tour de Razzu Bianco de bénéficier de cette cure de rajeunissement. Faut dire que la corde en place en avait besoin, elle datait de 2001 !

Préparation et chargement du matériel au local dès 8h30, arrêt à Casamozza vers 9 h puis départ pour Venaco. Arrivée au lieu de rendez-vous un peu après 10 h où attendent déjà Michèle et JY.

Chacun de préparer son barda au bord de la route, JCL répartissant (sic !) le matériel collectif, avant d’emprunter à la queue leu leu le chemin de transhumance, bien dessiné, qui mène en contrebas de la cavité. Une bonne demi-heure de marche, il fait beau, il fait chaud.

Nous constatons avec regret la décrépitude d’un four à chaux sur la droite et arrivons enfin quelques mètres plus loin à la maisonnette en ruine susceptible de nous accueillir. Quelques dizaines de mètres de crapahut avant de découvrir la cavité. JCL et Franck ont équipé le premier puits, immédiatement à l’entrée, d’une main courante et d’une corde. Quinze mètres de descente ponctués d’un fractio.

JCL fait une courte visite au puits en cours de désob, il s'arrêtera sur le palier intermédiaire. Remontée un peu suante sans corde ... Puis direction la fameuse boite aux lettres.

Pas large serait un euphémisme ! C’est étroit, très étroit. Tant et si bien que Mickaël renonça, Michèle hésita, Marie-Pierre batailla.

Il faut se faufiler, s’aplatir, ramper, glisser, ne pas glisser, se mettre à quatre pattes, à plat ventre. Deux « boîtes aux lettres » à passer ; le baudrier, le nez, le ventre, les fesses, c’est selon, s’accrochent… La première est relativement facile.

La seconde se mérite : on la passe de biais, mais pas trop, et si possible à l’horizontale, ni trop haut ni trop bas, avec ou sans le casque, les deux pieds en avant, ou un seul ... Pas gagné ! Michèle y perd d’ailleurs sa dignité et son torse. Ensuite, on se laisse aller dans une goulotte. Faut freiner sinon elle se fait toboggan. On te l’avait dit, Amal, faut freiner !

Un couloir sur une petite dizaine de mètres conduit en pente douce vers le bas d’une paroi humide, des drapés enjolivent le tout sur les flancs jusqu’au plafond. Une vingtaine de mètres en montée sur corde d’une paroi luisante, et nous prenons un peu de repos et de hauteur dans la lucarne.

Le kit de la nouvelle corde est laissé en bas du puits remontant. Un bout de la nouvelle corde est accrochée au baudrier de JC qui se charge de vérifier l'état de le corde en place et de tirer la nouvelle corde jusqu'en haut. Une fois tout le monde en haut, la nouvelle corde est posée, et l'ancienne retirée. Les maillons en place sont tous  inox, ainsi que les 2 premières plaquettes. Par contre les 4 plaquettes suivantes seront à remplacer lors de la prochaine visite, les plaquettes inox ayant été oubliées dans les véhicules ... Ajout de 2 amarrages forés avec une cordelette de machard posée en répartiteur 2 points afin de transformer en vraie main courante la corde qui suit la lucarne. Il faudra remplacer la cordelette lors de la prochaine visite ... Le chalumeau ayant été refroidi par le franchissement de la boite aux lettres, la corde est coupée au couteau en laissant 2 mètres de rabe. Un briquet permettra quand même de limiter l'effilochage de la corde.

Chacun redescend ! S’annonce alors le colimaçon, on en approche, paraît-il … Un monstre « spéléologophage » attendrait-il embusqué dans les entrailles obscures ? Une étroiture y mène, il faut coller le ventre à la paroi, grimper à l’égyptienne des ressauts glissants sans vriller du bassin ! JY, chevaleresque, aide Marie-Pierre, tire, pousse, enjambe la dame en perdition. Michèle, Eric et Amal attendant leur tour dans la pénombre n’avaient que le son ! Nul n’épilogua sur les mots entendus : il y était question de pieds, de mains aux fesses, de pubis !

Le passage se libère, Marie-Pierre est en lieu sûr, ayant franchi l’étroite étroiture et la spirale infernale du colimaçon tant redouté. Le reste du groupe suit et s’en extrait petit à petit.

JCL s'aperçoit qu'il a perdu sa montre, un aller-retour dans la galerie du colimaçon, nada. Un coup de projecteur dans le puits de la désob, la montre est là, sur le palier intermédiaire, nouvelle descente pour la récupérer !

Finissons-là ce compte-rendu ! Il suffit pour le lecteur de savoir que nous remontâmes tous sains et saufs, que nous nous réchauffâmes et nous restaurâmes ensuite autour d’un feu de bois dans la cabane en ruine. Ce fut à tout point de vue délicieux et de bonne tenue. Les agapes furent pimentées de digressions spirituelles qui menèrent des effets nocifs de la testostérone au bon usage du calendrier lunaire avec un petit détour par une petite culotte et le nustrale ardéchois ! Frank ayant des obligations de fin de soirée dominicale, décision est prise de renoncer à laHaut de page galerie secondaire de Razzu Biancu, et Begood… Retour à la nuit tombée vers 19 heures à Venaco. On souhaite une bonne soirée à Franck puis chacun regagne ses pénates.

A prévoir pour la prochaine visite : 4 plaquettes inox, 1 m de cordelette dyneema et ... une grille pour les grillades ! Il faudra également continuer la désob ...

Michèle, JCL

 

 

Samedi 22 février 2020

Spéléo, prospection en VTT et rando

Morteda-Pianta Fiadone-San Salvadore, Luri

 

 

Participants

  • ITP : Jean-Noël D. (rando), Jean-Claude L. (VTT), Véronique M. (rando), Alexia S. B. (VTT), Jean-Louis V. (rando), Franck Z. (VTT)

 

TPST : 0h15

Trace

Photos

 

« Site de la grotte Alessandro au nord-ouest de San Salvadore, daté de l'âge de Bronze. L'érosion y a creusé plusieurs grottes. Une légende raconte qu'une de ces grottes communique avec le golfe d'Alisu (Morsiglia), à 6 km à l'ouest ». Une info lue sur la page Wikipédia du village de Luri qui a de quoi mettre l'eau à la bouche de quelques spéléos désœuvrés, d'autant plus qu'un lieu noté E Grotte est relevé sur la carte IGN à proximité. Et pour pimenter l'expédition, pourquoi ne pas en profiter pour y aller en VTT ?

Le parcours est planifié, 20 km et 500 m de dénivelé pour faire le tour des vallées de Morteda et de Lissandru.

Départ tranquille pour s'échauffer depuis le parking du parcours sportif de Luri, ça descend jusqu'à la mer par la D180, puis direction le nord par la D80. La piste est empruntée depuis Morteda. Les choses sérieuses commencent quelques centaines de mètres après, ça monte !

Arrêt en contrebas du lieu marqué E Grotte. Prospection au-dessus de la piste, de jolis tafoni, une faille traversante, que l'on a traversée, et déjà un gros combat avec la salsepareille...

Reprise du chemin, quelques rapaillons imposent de mettre pieds à terre.

En contrebas de l'antenne du Monte Castellu, une ouverture en bord de piste. Une entrée en partie appareillée d'environ 80 cm de haut par 50 de large donne accès à une galerie d'environ 1,5 m de diamètre sur 7 à 8 m de long. Au plafond, un petit rhino bien endormi. Le bout de la galerie semble avoir été creusé, des coulures de calcite colorée l'agrémente. Quelques planches jonchent le sol. A mi-chemin, une galerie perpendiculaire s'enfonce côté Est sur également 7 à 8 m. Non visitée car risque d'effondrement du plafond, de grosses plaques sont déjà tombées au sol et obstruent en partie l'entrée, d'autres sont prêtes à tomber... Naturelle, anthropique, la deuxième possibilité semble la plus probable.

La piste devient maintenant sub-horizontale, et 500 m après le champ photovoltaïque, nous obliquons vers le chemin de retour. Belle descente, parfois en tunnel de verdure, souvent roulante, quelques passages rocheux, elle nous mène rapidement à l'église San Salvadore où nous attendent Véro et JN. Église très simple, un parallélépipède, un toit et c'est tout. Un peu plus particulier le campanile distant d'une centaine de mètres de l'église. Il a semble-t-il été restauré récemment, un crépi cache maintenant les pierres sèches, dommage. La chaine pour faire tinter la cloche est à portée de main, on ne s'en prive pas...

Retour au parking des véhicules en passant par Campu. Alexia nous quitte, JL arrive peu de temps après, il montera à San Salvadore pendant que nous nous installons sur de gros galets pour le pique-nique.

Programme de l'après-midi, tenter de retrouver la grotte de Gritulu, dégotée par Wanda lors de quelques pérégrinations webiennes. « La grotte de Gritulu (à Luri), s’ouvre au bas d’une falaise calcaire, à 150 mètres d’altitude. Elle est située à l’entrée de la vallée de Luri, à près de 2,5 km du rivage actuel. Il s’agit d’un couloir s’étendant sur plus de 10 mètres de long et 2 ou 3 mètres de large ». Le décodage de cette indication nous donne un point sur la carte, un chemin bien aménagé démarre depuis la passerelle du parcours sportif et monte jusqu'au hameau de Tufo. Un erreur de parcours nous mène d'ailleurs dans une belle propriété, nous passons par dessus la grille plutôt que de faire demi-tour...

Le chemin continue, nous arrivons sur une falaise cipolinique au niveau d'une croix dominant la vallée. Tentative de descente au pied de la falaise. Par l'est, par l'ouest, la salsepareille en a décidé autrement, faute d'outils adaptésHaut de page nous sommes obligés de déclarer forfait. Retour à Tufo, discussion avec 2 autochtones, la cavité s'ouvre en fait à la verticale de la croix ! L'un d'eux nous montre même 2 photos de celle-ci alors qu'elle était encore accessible. L'autre nous donne une information encore plus intéressante, il existe une grande grotte, Santa Catalina, entre Meria et San Salvadore. Serait-ce la cavité qui rejoint le golfe d'Alisu ?, suite au prochain épisode...

JCL

 

 

Jeudi 27 février 2020

Spéléo et urbex

Grotte Gradicchia dite « Ricky », galeries du Fort Lacroix, Bastia

 

 

Participants

  • ITP : Michèle Cl., Jean-Claude L.

  • GCC : Jean-Yves C.

 

TPST : 1h30

Photos

 

Quand les Topi s’initient à l’urbex...

 

GROTTE RICKY

Le Groupe Chiroptère Corse l’avait découverte en décembre 1995, au hasard d’une conversation avec un certain Ricky - qui l’avait partiellement investie aux dires des voisins - puis revisitée en 2012. Jean-Yves avait informé les Topi de l’existence de cette improbable cavité située sous une maison de la route de Cardo, non loin du Château Villayet, suggérant une éventuelle exploration et un topo.

Un quart de siècle plus tard, ce sera chose faite ! Michèle et lui s’y étant rendus la semaine précédente, il suffisait désormais de mobiliser les énergies. Jean-Claude s’y colla. Et sans regret, semble-t-il, puisqu’il ponctua la visite de : « Eh ben ça, alors ! ». Bis repetita placent !

La cavité s’ouvre bien visible sous un appentis de la Villa Gradicchia. A l’entrée, en trou de serrure, on enjambe des détritus divers et variés, milieu urbain oblige malheureusement, puis on pénètre dans une première salle. Entre 5 et 6 m de hauteur environ, où se reposent quelques chiros, une petite dizaine de mètres de diamètre. Des spéléothèmes, à l’instar de toutes les grottes karstiques. Une corde, un fil électrique et deux murets circulaires suggèrent une occupation domestique.Gradicchia

Le sol est par endroit humide avec des traces d'écoulement d'eau. Sur la gauche, un plan incliné terreux s’appuie sur un muret de pierres, et mène en hauteur à des ouvertures aveugles. En face, une galerie remonte en plan incliné sur quelques mètres, au bout un conduit continue également vers la droite sur 4-5 mètres. Côté droit de la grande salle une échelle dans une ouverture permet d’accéder à un palier en contrebas. Une galerie à gauche queute au bout de 3 mètres. A droite, 2 galeries parallèles continuent sur quelques mètres en se rétrécissant, un os et un tesson de poterie y sont récoltés pour analyses ultérieures.

Le développement de la cavité est évalué à une cinquantaine de mètres.

La carte géologique indique « Cipolins et quartzites de la région de Bastia », c’est effectivement ce qui est trouvé dans la cavité par strates plus ou moins bouleversées.

Rencontre et discussion avec le voisin qui ne connait pas d’autres cavités dans les environs. Visite de la maison en ruine, le temps n’est pas le seul à lui avoir fait subir des dégradations, des détritus en tous genres jonchent le sol. Discussion également avec le voisin de la maison en face qui y vit depuis plus de 60 ans, pas d’autres cavités à sa connaissance.

 

LA BATTERIE DU FORT-LACROIX

Rappel historique : La batterie de semonce construite en 1890 avait pour fonction de protéger le port de Bastia. Elle était armée de 4 canons en deux groupes de deux, étagés. Désarmée partiellement après 1914, elle a servi en 1943 lors de la défense de la rade de Bastia. Ce fut l’un des bastions de la résistance.

Certains sites internet la présentent abusivement comme une fortification liée au dispositif Ligne Maginot, elle en est antérieure.

Les urbexeurs poursuivent leurs investigations à Fort-Lacroix. Jean-Claude mène d’abord le trio dans une galerie de l’ouvrage, située en contrebas en direction du port. Il s’agit d’un tunnel d’une cinquantaine de mètres, coudé 2 fois à angle droit. Trois petits rhino s’y sont logés. C’est propre, c’est sec.

Nous remontons ensuite vers les hauteurs de la colline. Deux paraboles de 20 m servent de repère. Deux bunkers, tagués, un bâtiment au bord de la route, avant d’arriver au tunnel de stockage des armes. Il faut suivre une enceinte circulaire avant d’en découvrir le portail. Le tunnel fait 100 m environ, en ligne droite, et tout du long s’ouvrent des salles, où s’accumulent des détritus. Les artistes urbains s’en sont donné à cœur joie. Au bout, des barreaux scellés qui permettaient par un puits de gagner le haut de la colline mais bouché aujourd’hui. La chasseHaut de page aux vestiges urbains se poursuit à l’air libre jusqu’à 17h30 environ. Rencontre avec des urbexeuses, dont une qui a semblé très intéressée par les explorations souterraines, les coordonnées du club lui sont communiquées.

L'après-midi se termine au local pour la traditionnelle réunion du jeudi soir.

Michèle, JCL

 

 

Samedi 29 février 2020

Spéléo, initiation et perfectionnement

Falaise A Tozza, Patrimonio

 

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Michèle Cl., Michaël Dr., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Éric G., Jean-Claude L., Marie Pierre R., Véronique M., Rémi R., Franck Z.

  • GCC : Jean-Yves C.

  • Initiés : Kate D.

  • La toutounette : Nala

 

Photos

 

Ce compte-rendu est exceptionnel, non pas par sa prose, non pas par ce qu'il relate, mais par le fait que depuis 32 années et 1657 comptes rendus, ce n'est que le deuxième daté d'un 29 février, waouh, bigre, saperlipopette, mazette, diantre, fichtre, beuh !

Équipement des voies pieds à terre, d'initiation, des oliviers, dièdre 1 et 2 par HP, MP, Micca, JC, Rémi et Franck. Initiation pour Kate (à refaire), perfectionnement pour les autres.

Pause prandiale de 3 bouteilles moins le quart, froide en raison de l'arrêté d'interdiction de faire du feu.Haut de page

Reprise des activités, conversions montée-descente et l'inverse, dégagement d'équipier pour Franck, un peu de techniques de réchappe (Machard, nœud de cœur, demi-cab).

Temps printanier toute la journée avec quelques rafales de vent intermittentes.

JCL

 

 

Dimanche 8 mars 2020

Spéléo interclubs, rando-prospection

Ruisseau de Morteda et Monte Baccinajo, Meria

 

 

Participants

  • ITP : Michèle Cl., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Marie Pierre R., Rémi R., Jean-Louis V.

  • GCC : Jean-Yves C.

  • La toutounette : Nala

 

Trace

Photos

 

Épique et piquant

Suite de la rando-prospection du 22 février dernier, le but est de trouver la grotte indiquée par un habitant de Tufo, située à proximité du ruisseau Morteda. Une tentative téléphonique pour avoir des infos complémentaires s'avère infructueuse, on se contentera de la seule indication recueillie : « Une grande grotte avec un porche de 4 mètres de haut s'ouvre au bord du ruisseau de Morteda, à droite du chemin qui part de Meria vers Campu ».

Rendez-vous au local, on boit le café et on s'organise en 2 groupes.

Groupe 1 : Michèle et JY. Ils iront à la galerie de mine découverte le 22 février en passant par la piste empruntée en VTT, puis basculeront vers la vallée de Méria pour tenter de (re)découvrir des galeries déjà visitées par JY il y a plus de 20 ans. Ils se frotteront aux salsepareilles du Monte Baccinajo ...

Groupe 2 : HP, JCL, MPR, Rémi et JL. Ils se frotteront aux salsepareilles de Morteda ...

 

Compte-rendu du groupe 1 :

TPST : 0h10

Rando : 5h00 (10h30 à 16h30)

L’équipe JY et Michèle emprunte la piste au nord du ruisseau Lissandru. L’objectif est de redécouvrir des galeries de mine.

Une halte à quelques centaines de mètres de Morteda permet une première exploration : une quinzaine de mètres, un petit rhino à l’entrée.

Ensuite, bien plus haut, en contrebas du Monte Baccinajo, les deux protagonistes armés d’une serpette, d’un sécateur et scotchés à leur précieuse Iphigénie, s’engagent en direction d’un mamelon rocheux, repéré préalablement par JY, où pourraient s’ouvrir les galeries oubliées. La sente, d’abord ouverte et aisée, devient de plus en plus labyrinthique. La densité et l’agressivité de la végétation ralentissent la progression. On tourne, on tournicote à la recherche d’ouvertures hypothétiques. A moins de 300 m du but, le maquis se faisant vraiment infranchissable, il apparait sage de renoncer. Au final, 5 heures de crapahut difficile, à peine deux kilomètres, deux cent vingt mètres de dénivelé négatif et rien de plus à raconter.

Retour à la voiture vers 16h30 avant de rejoindre le reste du groupe à Campo.

Michèle

 

Compte-rendu du groupe 2 :

TPST : 0h00

Rando : 5h15 (10h15 à 15h30), 7 km, 492 m de dénivelé +

Pas assez de places disponibles sur le parking de Campu, un vieil habitant nous donne « l'autorisation » de nous garer dans un champ en contrebas de la route qui mène au hameau. Ce dernier nous confirme l'existence d'une grotte sur les bords du ruisseau Lissandru sur les hauteurs de San Salvadore, serait-ce la fameuse Grotte Alessandro ?

Une fois prêts à partir, le propriétaire du terrain arrive et confirme l'autorisation de se garer chez lui. Nous en profitons pour lui demander des renseignements sur la grotte Santa Catalina, il nous confirme son existence mais à 200 m du chemin vers l'amont du ruisseau ...

Vers 10h15, sous un beau soleil printanier, nous entamons la marche. Nous empruntons le chemin indiqué sur la carte IGN, celui-ci est bien tracé mais nous utiliserons les coupe-branches pour dégager quelques branches de calicotomes agressifs. Le ruisseau est atteint après 1h30 d'une agréable randonnée.

Les choses sérieuses commencent maintenant, les rives du ruisseau sont envahies par le maquis, la seule solution pour remonter celui-ci est de suivre directement le lit de la rivière, heureusement à sec. Celui-ci est bien érodé et relativement lisse. Par contre, il faut quand même se frayer un passage parmi les salsepareilles et autres friandises maquisesques. C'est ainsi qu'il faudra une bonne heure pour parcourir 200 mètres et être à vue d'une barre rocheuse de Cipolin et Calschiste, dixit Infoterre. Il s'agit maintenant de parcourir les 50 mètres qui nous en séparent. Là aussi il faudra une bonne heure pour « creuser » un tunnel dans le maquis. La falaise est atteinte mais point de grotte. Trop difficile de suivre le pied de falaise, il faudrait recreuser des tunnels et les forces sont quelque peu amoindries. Le dessus de la falaise est prospecté, mais aucune découverte. Si 2 heures ont été nécessaires pour atteindre la falaise, le retour vers le chemin s'effectue en un quart d'heure à peine.

Retour vers l'église San Salvador en empruntant une variante du chemin qui passe par les ruines de Muraccie, puis l'église San Salvador et son campanile déporté. JL se prend un pavé sur les côtes en faisant tinter la cloche, punition divine ?Haut de page

Pique-nique sur l'herbe près des véhicules pour les 2 groupes réunis. Discussion avec un autre habitant du hameau, il existe une galerie de mine quelques dizaines de mètres avant le ruisseau de Morteda en venant de Meria, suite au prochain épisode ...

JCL

 

 

Dimanche 17 mai 2020

Spéléo, perfectionnement et déconfinement

Falaise A Tozza, Patrimonio

 

 

Participants

  • ITP : Wanda C., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Éric G., Jean-Claude L., Émilie L., Marie Pierre R., Franck Z.

  • La toutounette : Nala

 

Photos

 

Les topi déconfits par 2 mois de confinement déconfinent enfin. Et pour ne pas transformer ce déconfinement en déconfiture sanitaire ils ont pris quelques précautions. Pas de covoiturage, pas de grillade, et au matériel spéléo s'est ajouté un flacon de gel hydroalcoolique, un masque et des gants.

Les ombellifères et graminées ont remplacé les asphodèles sur le petit plateau calcaire. Sous un beau soleil les topi prennent vite leurs marques et se répartissent les ateliers en essayant de respecter les distanciations sociales.

MP prend en charge l'équipement de la voie « Pieds à terre » accompagnée par Wanda, Éric la voie « Initiation », JC la voie des « Oliviers » et la « Rocade », Franck la voie du « Dièdre 1 », qu'il agrémentera d'un passage de nœud, et HP la voie du « Dièdre 2 » puis la vire « Albert ». Pas mal pour une reprise d'activités !

Aucune odeur de fumée ne vient titiller les narines en fin de matinée, chacun s'installe aux alentours de la table en pierres en gardant les distances, et chacun sort son petit casse-croute qu'il mangera en individuel. Certains succombent quand même à la tentation du partage lorsque Éric sort une bonne bouteille de Cahors ...

Reprise de l'entrainement, sauf pour Éric et JC qui iront planter du spit. Ce dernier voudrait étudier la possibilité d'une nouvelle voie au nord-ouest du plateau. Exercice nouveau pour Éric qui plantera un demi spit au tamponnoir. Les suivants seront plantés au perfo. C'est ainsi que seront posés 2 spits, puis 1 spit relai, puis 2 spits en tête d'une sympathique verticale de plus de 15 mètres. L'arrivée s'effectue dans une trouée d'arbres pratiquement au pied de la falaise. Quelques coups de sécateur dans les salsepareilles seront nécessaires pour continuer la descente en libre jusqu'en bas. Petite prospection, rien d'intéressant. Seule découverte notable, le départ de cette voieHaut de page s'effectue près des restes de l'ancien mur d'enceinte de ce petit lieu jadis fortifié.

Déséquipement général des voies et retour aux véhicules. Un petit salut à Olivier et sa grande famille qui a vu de la « lumière » et s'est arrêté, puis retour chacun vers ses pénates.

JCL

 

 

Dimanche 24 mai 2020

Spéléo interclubs, rando-explo-topo-chiro

Ruisseau de Morteda et village abandonné de Caracu, Luri-Meria

 

 

Participants

  • ITP : Michèle Cl., Wanda C., Jean-Claude D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Éric G., Jean-Claude L., Véronique M., Marie Pierre R., Rémi R., Jean-Louis V.

  • GCC : Jean-Yves C.

  • La toutounette : Nala

 

Tracés

Photos

 

La fin du compte-rendu de sortie du 8 mars dernier laissait entendre un nouvel épisode dans la recherche de grottes et mines dans le Cap Corse, suite à une indication recueillie auprès d'un autochtone, voilà donc ce deuxième épisode.

Après le traditionnel café, répartition dans les véhicules en essayant de respecter les distanciations, on ne prendra que les plus grosses voitures.

Arrivée à Meria à 10h00 pétantes, la poignée de véhicules n'a aucun mal à se garer. Un ancien du village vient voir ce qui motive cette invasion. Petite discussion difficile, il faut parler fort. Mais pas de nouvelles infos sur l'objet de notre visite.

La piste est ouverte, il ne reste que les poteaux du portail. L'état de la piste est correct, la montée serait possible pour un 2x4, mais pas recommandée sans autorisation de la population... Nous atteignons rapidement la piste empruntée en VTT lors d'une précédente sortie, mais cette fois-ci nous prenons le chemin qui descend vers le ruisseau de Morteda.

L'élu de la mairie contacté la veille avait indiqué des galeries après la crête non loin du chemin, mais les recherches s'avèrent infructueuses, le maquis n'est pas très collaborant.

Par contre, la galerie indiquée le 8 mars est bien là, environ 100 m avant le ruisseau de Morteda à droite à 3 m du chemin (l'indicateur donnait quelques dizaines de mètres avant le ruisseau).

Une entrée en ogive d'environ 1,8 m de haut sur 1,5 m de large, 12 m de développement avec un léger coude et c'est fini. La topo est rapidement réalisée, 3 petits rhinos volètent, dérangés par 12 explorateurs. On pourrait tout juste respecter la distanciation si on y entrait tous.

Une recherche postérieure sur la notice géologique donne ces infos pour cette galerie :

ξ1-S8. : Schistes et calcschistes.

Nom du gîte : Tufi-Bianchi

Indice : 7.4002

Rech. : Antimoine

Paragenèse : Stibine

Forme Gîte: Filon

Encaissant : Schistes lustrés

Strati. : Secondaire

Observation : Extraction de 30 t tout-venant lors des recherches de 1875, abandon.

On continue la descente jusqu'au ruisseau de Morteda, à sec comme la dernière fois. La jonction est ainsi faite avec le terminus de la dernière expédition. Il est envisagé de continuer le percement des tunnels maquisesques entamés ce jour-là, mais les foreurs d'alors manquent quelque peu d'entrain.

Retour à Méria, non sans avoir prospecté au passage une petite falaise. Le pique-nique se fera au lavoir, un peu à l'écart du village. Les habitudes reviennent, grillades, débouchages, etc. Seul élément incongru, une fiole de gel hydroalcoolique est posée sur un bord du lavoir.

Après le piquenique on se dirige vers le deuxième objectif de la sortie, le village abandonné de Caracu.

On emprunte une allée bordée de tombeaux monumentaux qui contrastent avec l’exigüité du village puis l’on chemine 1 km 500 sur un chemin ombreux, discrètement vallonné, le long de murs en pierre sèches, témoins des anciennes cultures traditionnelles du Cap, vigne, cédrats, oliviers. Au bout d’une demi-heure on atteint le village ruiné, abandonné depuis 1925 en raison du dépeuplement lié l’arrêt de l’activité minière (1915), à la guerre de 14-18 et aux départs pour les Amériques. Meria comptait 970 habitants en 1894, 431 en 1926 et une centaine de nos jours ! La plupart des toits et des étages sont effondrés. On aperçoit un four, des murs peints à fresques, et des frises qui témoignent d’une aisance relative de certaines maisons. Pas de trace du houx qui aurai donné son nom au village (bien que houx se dise caracutu et caracu veuille dire corsage), ni de la fontaine dont nous parlera un becchiu de Meria. D’après les 2 JC, anciens des Télécoms, c’est l’absence de perspective d’installation de la fibre qui aurait provoqué l’abandon du village... Jean-Yves trouve une douzaine de petits rhinos.

Mais la quiétude des lieux est trompeuse car un fait divers horrible se serait produit il y a quelques décennies. Un fils de famille indélicat aurait mis enceinte une servante et l’aurait tuée et éventrée à l’entrée du village.Haut de page

Le retour se fait par une boucle avec vue sur les iles toscanes et Finochiarola. On ne retrouve pas la Grotta Buja mentionnée sur la carte, site néolithique d’après un agent de la mairie contacté par JC.

En rentrant vers Bastia arrêt entre Santa Severa et Porticciolo pour une petite visite aux éclogites que Marie nous avez montrés le Samedi 21 novembre 2015. Il s'agit de métagabbros avec des inclusions de grenat, mais pas évident à retrouver cette fois-ci ...

JCL/PHP

 

 

Dimanche 31 mai 2020

Spéléo, prospection, explo, topo

E Spelunche-Grotta Gritulu, Luri

 

 

Participants

  • ITP : Michèle Cs, Wanda C., Jean-Claude D., Albert D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Véronique M., Marie Pierre R., Rémi R., Jean-Louis V., Franck Z.

  • Les toutounettes : Nala, Zilia

 

TPST : 0h30

Trace

Photos

 

Il ne faut pas grand chose pour faire fantasmer un spéléo. Une carte, des lieux notés « Grotte » ou « E Spelunche » et voilà l'imaginaire qui s'emballe. Et si en plus la carte géologique précise qu'il y a du cipolin et du calcschiste dans le coin et c'est la programmation d'une sortie. D'autant plus que dans le même secteur il nous faut trouver la fameuse grotte de Gritulu dont la recherche n'avait pu aboutir le 22 février dernier faute d'outils adéquats pour se frayer un passage dans les salsepareilles.

C'est HP qui a repéré ce lieu noté « E Spelunche » sur la carte IGN, il a aussi vu que sur le plan TERRIER, c'était noté « Grotte le Coste ». Il a aussi remarqué qu'une piste crêtière part du col de la Serra, passe par ces lieux évocateurs, et rejoint la marine de Porticciolo. Il n'en fallait pas plus pour concilier prospection et circuit VTT.

Rendez-vous à 9h00 au parcours sportif de Luri, point de départ du circuit VTT pour HP, Franck et JCL. JCD et JN sont partis en vélo de route depuis Miomo, ils s'arrêteront au col de la Serra pour continuer à pieds avec le reste de la troupe. Belle descente avec vue sur les vallées de Cagnano et de Luri. La zone de cipolin et calcschiste est rapidement atteinte, mais peu de cipolin, juste quelques strates décimétriques et c'est plus schiste que calc. Prospection de 2 affleurements rocheux, quelques abris sous roche, des tafoni, mais pas de cavité. Discussion avec 2 chasseurs de passage en 4x4, pas de grotte dans le coin à leur connaissance. Les vététistes continuent leur descente, les piétons remontent vers le col et iront visiter l'ancien couvent d'Oveglia. Ce ne sont que ruines maintenant, le temps, les incendies et les pilleurs ont eu raison de l'édifice. Ils jetteront également un œil à l'entrée de la grotte du ... Couvent, située à proximité dans le fossé en bordure de piste.

Les vététistes bénéficient maintenant d'une magnifique vue plongeante sur la marine de Porticciolo et atteignent la route du littoral. Retour au parcours sportif, qu'ils feront également en VTT en attendant le reste de l'équipe.

Pique-nique dans l'arborétum de Luri, en bordure du parcours sportif, sur une petite aire aménagée d'une banquette en pierre en arc de cercle.

Il est temps maintenant de s'attaquer au 2ème objectif de la journée, la grotte de Gritulu. Grace à des infos dégotées sur le Net par Wanda, puis des indications recueillies auprès des habitants du hameau de Tufo, on sait où elle se situe. Nous partirons directement du hameau et occupons le peu de places disponibles pour les véhicules. Armés cette fois-ci des outils nécessaires pour ouvrir le passage dans les salsepareilles, la cavité est trouvée comme prévu en contrebas de la croix, au pied de la falaise.

Une entrée de 2 m de haut sur 3 de large, une galerie rectiligne d'une dizaine de mètres et c'est la fin sur un colmatage stalagmitique. Un boyau infranchissable continue sur 3 ou 4 m. Quelques ossements dans une brèche sédimentaire avec des morceaux de charbon de bois incrustés. A la vue des concrétions, nous sommes bien dans du cipolin cette fois-ci. Quelques clous plantés au sol témoignent des fouilles qui se sont déroulées dans la cavité dans les années 90. La topo est rapidement levée. Recherche des cavernicoles, rien de spécial, et aucune chauve-souris.

Le retour vers le haut de la falaise se fait plus facilement par un autre chemin, toujours côté Est, mais il faut remonter de façon plus direct en empruntant plusieurs vires successives.Haut de page

Retour au hameau de Tufo, discussion avec un des habitants rencontré lors de la précédente venue, encore une info sur une galerie de mine vers la piste du Monte Castellu ...

Tout le monde se quitte après une journée bien remplie.

JCL

 

 

Dimanche 14 juin 2020

Canyon, spéléo ; entrainement, visite

Fiume Raghjunti, grotte de Gudrone ; Sorio

 

 

Participants

  • ITP : Jérôme C., Wanda C., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Éric G., Jean-Claude L., Véronique M., Marie Pierre R., Alexia S. B., Franck Z.

  • Initié : Mathias

TPST : 1h20

Photos canyon

Photos spéléo

 

10 minutes avait-on dit, ce devait être le temps de la traversée de la cave « Roquefort » de Gudrone, 10 minutes, hors du temps, s’entend.

Retour au commencement : 9h rendez-vous devant Multari, hélas fermé, pas de café pour ce qui était l'ouverture de la saison d'été avec un mignon canyon (ce qui est petit...) pas plus d'une heure, avait-on dit, parfait pour les premières.

Convoi dans le Lancone, JC tente de motiver les passagers du van en montrant les pistes VTT en rive gauche, l'avenir dira s'il est un bon sergent recruteur.

Arrivée au pont de Briacale, terminus du parcours canyon. La visite des lieux permet de constater les conditions d'installation pour le pique-nique. L'essentiel est assuré malgré l'absence de grillades du fait de la surcharge qu'aurait provoqué l’emport des grilles …

Départ pour le haut village après un rapide brainstorming pour la mise en place des véhicules de liaison et la gestion des affaires sèches, une petite faiblesse sur ce point apparaitra au retour du parcours pour Véronique.

La troupe entreprend courageusement l'ascension des 50 D+ qui nous séparent du bonheur aquatique, le récit dantesque d'une randonneuse ayant rebroussé chemin pour cause de terrain glissant ne refroidit en rien l'ardeur des Topis. Glisser c'est pour cela qu'on est là, et puis, une heure, nous a-t-on dit. A droite avant la chapelle, bascule dans le val, le maquis verdoyant avale les marcheurs.

Le sentier se termine dans l'ancien bief du moulin ou « madre » (c'est de Nono). L’équipe s’équipe. Cette période post-confinement permet d'expliquer le temps pris pour revêtir l'habit de lumière, pas entièrement pour Eric qui corse la difficulté en tentant un dessus-dessous avec cette p.... de combi qui ne rentre pas. Une heure on a dit...

Démonstration de sécurité pour les novices et faut y aller, les yeux d’Alexia brillent : le canyon ? Mais tu n'étais même pas né. Et hop, plaisir des litres d'eau qui jouent du tam-tam sur le crâne, pendant qu'on cherche la sortie, c’est tout droit, en bas, puis calme de la large piscine, déjà ? Et oui une heure a-t-on dit. Trop court, on peut remonter, profitons-en. Rappel, rappel guidé, rappel rapide.

Après 3 – 4 passages il faut quand même passer à la suite, une heure... Petit embouteillage devant le puits à sec où le fleuve et les canyonistes prennent des chemins différents à cette époque de l'année. On retrouve l'eau qui tombe en pluie dans une superbe salle transpercée de rayons de lumière. Un éclat de montagne de quelques centaines de tonnes a temporairement posé son camp et fait office de toit.

Encore deux autres rappels et l'on voit déjà le pont, c'est vrai que c'est court, une heure... Mais tiens, il est 14h, on est plus près des 3 heures, sans doute le décalage avec l'heure solaire, quand on aime...

Pique-nique rapide, évidement il n'y a pas de grillades, pas plus de trois bouteilles et une myrte. Guère plus d'un quart d'heure, plus le décalage horaire, ne pas oublier...

Départ pour la grotte, JC prévient : après le repas c'est toujours plus dur. Ce sera alors plus long que 10 minutes ?

Une belle entrée, avec porte. Plus de fromages dans la grotte mais les chèvres y sont toujours, sous forme d’os ou de crottes. Il n’est pas encore nécessaire de ramper, heureusement pour Éric qui vient de comprendre que « pas besoin d’équipement » ne concernait pas la salopette. De grands rhinos, tout ensommeillés de leur sieste estivale peuplent la petite cavité, le temps n'est plus à l’hibernation, heureusement on passe à moins d'un mètre, silence dans les rangs, un se retourne dans son sommeil mais pas d’envol. Le plafond s'abaisse, ce ne sera pas long, pas plus de 10 mètres d’étroiture (plus le décalage spatial). Au bout du boyau, incertitude sur la direction en haut en bas ? La sortie est plus haute, ce devrait être en haut. Henri-Pierre qui a sans doute compris que les 10 minutes n'étaient qu'un argument de vente, se sert des propriétés topologiques d'une traversée et entre par la sortie, permettant une rapide résolution des problèmes de navigation souterraine. Véro consciente de la brièveté d’une traversée de 10 minutes joue la montre et profite du paysage sous le fallacieux prétexte d'une perte de tonus, nul n'est dupe et chacun y va de son conseil pour sortir rapidement de là. On va dépasser les 10 minutes... Sortie quand même un peu poussiéreuse, JN qui n’est ni passé par l'entrée, ni par la sortie nous attend frais et dispo. Il est temps de repartir, et redescendre vers la plaine, l’heure et dix minutes promises sont bientôt éteintes pour cette petite escapade de mise en forme.Haut de page

Superbe conclusion pour cette sortie canyon – spéléo, certains ont même trouvé que ces 70 minutes étaient un peu courtes, en linéaire s'entend, le temps ne compte pas, on n'est pas à la pièce aux Topis.

Éric G.

 

 

Mercredi 17 juin 2020

Spéléo-chiro interclubs, capture et contrôle

Bevinco, Biguglia

 

 

Participants

  • ITP et GCC : Michèle Cl., Wanda C., Henri-Pierre F., Jean-Claude L.

  • GCC : Jean-Yves C. et qui ? Kate D. bien sûr ;-)

 

Photos

 

Le GCC a programmé une séance de capture et de contrôle de chauves-souris en contrebas de la station de pompage sur le Bevinco. L'espoir de la soirée est la capture de Murins de Capaccini. Une colonie de cette espèce a disparu du secteur de Castifao et une capture de quelques spécimens dans le Bevinco permettrait d'imaginer un déplacement de la colonie dans les alentours.

Quelques membres des topi, également membres du GCC, participent à cette opération, seule Michèle étant vraiment active avec le GCC.

Rendez-vous en début de soirée devant La Poste de Biguglia puis départ vers le lieu de capture. Michèle, Kate et JY installent les 2 rangées de filets, espacés d'une vingtaine de mètres afin d'augmenter les chance de captures.

A la tombée de la nuit les premières prises concernent des pipistrelles communes et des pipistrelles pygmées. Suivent quelques murins de Daubenton, puis des vespères de Savi.

Quelques mesures caractéristiques sont relevées : poids, longueur de l'avant bras, sexe, allaitante ou pas pour les femelles. Un petit marquage de couleur et elles sont relâchées.

Une paire de jumelles infrarouges nouvellement acquises permettent de repérer les chauves-souris dans la nuit. Elles complètent les jumelles à amplification de lumière utilisées jusqu'à présent. Un détecteur d'ultrason permet également de déterminer au son les espèces alentours.Haut de page

Il est bientôt minuit, une partie des topi et Kate partent, le reste de la nuit ne permettra pas de capturer des murins de Capaccini, remettant en cause la théorie évoquée plus haut, seulement 3 sérotines (grosses bêtes) seront capturées.

JCL

 

 

Jeudi 18 juin 2020

Spéléo-chiro ; repérage, visite

Puits St Barthélémy ; Bonifacio

Tunnel de Fautea ; Conca

 

 

Participants

  • ITP : Jean-Claude L., Alain T., Franck Z.

  • FT : Corine, Benoit

TPST : 1h30

Photos St Barthélémy

Photos tunnel de Fautea

 

Les topi ont été contactés par les producteurs de l'émission Faut pas rêver, ils recherchent des sujets de documentaires qui sortent de l'ordinaire. Après avoir éliminé la spéléo et le canyon, il est envisagé une séquence dans le puits Saint Barthélémy de Bonifacio. Alain est naturellement l'homme de la situation, il prend rapidement en main ce dossier qui nécessite des autorisations de la mairie et de la CdC.

Le tournage est prévu à partir de mi-juillet.

Un rendez-vous est fixé à 9h30 sur place pour un premier repérage. Une heure qui impose un départ très matinal pour les topi...

Rencontre avec l'équipe de production directement à leur hôtel, petit déjeuner complémentaire et c'est parti pour le puits.

Les alentours de la guérite sont maintenant bien dégagés, plusieurs bâtiments ont été démolis. La « Saint Pierre » de la mairie arrive avec les clés, c'est un bon début. Le toit de la guérite a été changée mais l'intérieur est toujours délabré. La plateforme qui obstrue en partie le puits semble en bon état, mais la vision par le dessous montre des armatures métalliques très dégradée, la rouille fait son chemin. De ce fait, la descente par corde est maintenant interdite.

La descente par l'escalier hélicoïdal est elle aussi toujours impressionnante, surtout pour Corine qui, après avoir jeté un œil par les ouvertures donnant sur le puits, préfère maintenant longer prudemment le mur extérieur...

Voilà la salle souterraine, Alain installe des projecteurs sous l'eau afin de magnifier le site. Discussion du scénario, l'interdiction de la descente sur corde impose de broder autour de la plongée, et la fermeture de l'escalier du roi Aragon nécessite d'imaginer un autre accès à la sortie par le bas de la grotte.

Autre sujet complémentaire, une plongée dans la citerne du cimetière est envisagée. Il s'agit d'effectuer une visite plus complète qu'en 2000, il y aurait des peintures spéciales immergées...

Alain quitte le groupe pour une obligation professionnelle. Le pique-nique est remplacé par un repas pris en terrasse d'un restaurant avec vue sur les falaises. Des mouettes connaissent le coin, elles attendent patiemment derrière la grille du parapet une occasion de grappiller quelques restes.

Séparation avec l'équipe FT, Franck et JC retournent vers Bastia, ils s'arrêteront en passant au tunnel de Fautea, Alain leur ayant montré l'entrée à l'aller.Haut de page

C'est un ancien tunnel ferroviaire de 421 mètres de long, mais qui a été dynamité par les allemands lors de la dernière guerre. C'est un bel ouvrage, environ 4 mètres de large et 5 de haut et il est bien bouché à environ 400 mètres de l'entrée. Quelques stalactites pendent du plafond, les eaux d'infiltration sont canalisées et dirigées vers la sortie. 2 grand rhinos (?) et 2 petits (?) sont comptabilisés dans le tunnel.

Retour vers Bastia pour la traditionnelle réunion du jeudi soir au local ...

JCL

 

 

Samedi 20 juin 2020

Canyon, perfectionnement

Bucatoghju, San Nicolao

 

 

Participants

  • ITP : André B., Michaël Dr., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Noël R., Alexia S. B., Franck Z.

  • Initié : Mathias

 

Photos

Ruisseau de Bucatoghju

 

Les beaux jours arrivent, et l'envie de barboter dans les rivières rejaillit dans nos esprits, mais pour le deuxième canyon il en fallait un pas trop rude, sans de longues heures passées en voitures, et avec une marche d'approche ou de retour facile bref, le Bucatoggio à San Nicolao correspondait à nos attentes.

 

Le premier rendez-vous est fixé à Multari, où JCL, André, PHP et Franck se rejoignent vers 08h30.

Puis traditionnel arrêt café au bar du centre commercial de Moriani où Alexia et Nono nous attendent. Répartissons le matériel dans les véhicules et regagnons le parking, proche de la cascade de l'Ucellunine. A notre arrivé Micka (Dr) nous attend déjà au pied du sentier. La marche d'approche est une formalité et nous nous mettons à l'eau aux alentours de 10h30. Il y a un peu d'eau et elle ne semble pas trop médiocre.

Franck équipe la première cascade (C30) sous l’œil attentif d’André puis Micka pour la C25. Nous nous relaierons pour équiper les cascades suivantes.

Pour l'anecdote, Franck équipe une main courante rappelable, et se trompe de relais : la descente s'effectuera à travers les branches, mais ça passe pour André, PHP et Franck. JCL, réfléchissant un peu plus, équipera le relais qui passe dans la cascade...

Le trio, constitué d'André, PHP, et Franck prennent un peu d'avance dans la marche en bloc qui permettra à André de prodiguer un cours sur l'équipement des relais.

Apercevons de nombreuses truites et divers poissons dans les vasques : preuve que l'eau n'est pas si polluée qu'on le prétend. Quelques petits sauts sont également au programme.

Arrivons à la C13 final, où des badauds squattent les abords de la dernière vasque. Nous sommes également accueillis par JN et Véro de passage et qui piqueniqueront avec nous.Haut de page

Il est temps de se mettre au sec et prendre une petite collation. Nous nous installons à côté du pont génois, le petit casse-croûte est très salvateur (seulement deux bouteilles sont ouvertes... le rythme baisse).

17h30, nous regagnons nos domiciles respectifs pour un repos bien mérité.

F.Z

 

 

Samedi 27 juin 2020

Canyon

Richiusa, Bocognano

 

 

Participants

  • ITP : Wanda C., Michaël Dr., Jean-Claude L., Marie Pierre R., Franck Z.

  • Invités et ex-ITP : Camille B., Antoine et Julien S

 

Photos

TPEC : 2h20

 

Ruisseau de Cardiccia

Cotation V3 A3 III 

 

Avions décidé de descendre le canyon de la Richiusa avant le rush des groupes de touristes et professionnels, espérant également profiter d’un débit d’eau correct. C’est aussi l’occasion pour JCL de faire un retour dans ce canyon qu’il n’a pas redescendu depuis 9 ans … 

Bocognano, c’est loin !!!! Après plusieurs arrêts, nous arrivons sur le parking goudronné du site avec la fine équipe réunie, aux alentours de 10h50 (pour un départ du pn4 à 08h45 !). Attaquons le chemin vers 11h10.

La montée rive gauche est raide et éprouvante pour certains, le ciel est bleu et le soleil chauffe. Nous profiterons de quelques zones d’ombres pour rassembler l’équipe et effectuer quelques pauses. Attaquons la descente vers 13h00, l’eau est claire mais froide. Le débit d’eau est juste suffisant pour rendre le canyon un peu ludique. Gritou, Micka, JCL équipent les relais. Quelques sauts, rappels, toboggans sont au programme. Nous sortons du canyon à 15h20. Des nuages gris sont apparus en haut du massif sans être vraiment menaçants. Il nous faudra 35 minutes pour rejoindre les véhicules. 

Pour la petite anecdote, Franck, sur les conseils avisés de Anto B., cache les clés du minibus dans un interstice du muret en pierre derrière l'arbre. De retour du canyon, Franck, puis aidé de JCL, cherche en vain la fameuse clé cachée. Chacun y va de son souvenir. Franck : « la clé est à hauteur de l'arbre », JCL : « elle est sous la pierre pointue » !!! Bien sûr, dans le pur esprit ITP, Franck et JCL se feront « chambrer » par Wanda et Marie Pierre qui attendent amusées devant le minibus. Quand tout à coup un éclair de génie : ne serait-ce pas l'arbre à coté ? ...Haut de page

Avant de reprendre la route, prenons un petit repas, et nous installons entre les arbres sous le parking. Nous serons importunés par trois ou quatre cochons « nustrale », malgré nos intimidations et menaces qu'ils finissent dans nos assiettes. Ces derniers, téméraires et tenaces tentent à maintes reprises de subtiliser des victuailles. Nous réussirons tout de même à manger. A l'issue, regagnons nos habitats respectifs. Le silence et le calme seront de mise durant le trajet retour …

F.Z 

 

 

Dimanche 28 juin 2020

Spéléo, entomo

Grotte Santa Catalina, Sisco

 

 

Participants

  • ITP : Wanda C., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Véronique M., Jean R.

  • La toutounette : Nala

 

Photos

 

Notre très cher ami et très vénéré Jean R. a fait un aller Nice-Toulon pour prendre le bateau et un spécial aller Ile Rousse-Santa Catalina, non pas pour venir admirer des reliques sinon pour aller sur les traces de son très recherché M. le Charançon qui fait des aller-retours comme lui mais cette fois sur racine.

Le charançon n'est pas troglobie sauf la lymante d'Amérique du Nord, la dénommée nadineae, et de ceci résultent la difficulté et le mérite associé de son aveugle recherche.

Jean arrivera en premier suivi d'Henri-Pierre, Wanda et Nala, puis enfin de ceux qui auraient dû arriver d'abord...problème de timing...

C'est donc grâce à un retour non assuré car sans poignée et sur racine humide et dans ses tous proches parages que nous les entomos aurions la chance de l'apercevoir ... M. le Charançon ; bleu, gris, gris bleu, voire marron, 2 mm pour les plus petits, 3 pour les plus grands, en tous cas trop grands pour les yeux de Wanda qui s'attardera à piéger entr'autres, et peut-être déranger, 2 tiques de sexe opposé. Un appel d'air, des gouttelettes, une faille, des racines, Du bois sur le sol, il fallait chercher là où M. est supposé par erreur s'introduire : oui en effet il y avait Dubois mais pas le bon, Jean-Noël y était comme les autres par terre, tous allongés, à 4 pattes, ou même sur le dos à la corse (car on ne rampe pas en Corse... ), n'est-ce pas Jean avec la torche éclairant la paroi rocheuse pour essayer d'interrompre la rude et périlleuse remontée de Mr le Charançon, vers la chaude lumière de fin du mois de juin. Même pas l'ombre d'une chauve-souris... Nous avons cherché, cherché, remué, remué le sable, retourné, retourné les pierres, patienté, patienté, même les voix de nos papotages ne les ont pas attirés. Aline devait être avec son époux, sinon nous l'aurions entendu Mr le Charançon...

La prochaine fois, nous repiègerons à l'ancienne avec dépôt à l'arrivée du mélange secret (à jeun s'abstenir), et emport obligatoire à la sortie.

M. le Charançon nous te trouverons, nous te retrouverons, parole d'entomotopis, qui après cette charmante sortie, vont se ressourcer : au menu salades mixtes, rosé, museau, rosé, jambon cru, rosé, fromage, rosé, gâteau fait par Wanda ;-) rosé, café. La pause se terminera vers 17h15.

Bien à Vous et à la prochaine Mr le Charançon.

Véro

 

« Le charançon est rarement troglobie sauf Lymantes nadineae, complètement aveugle qui vit dans lesHaut de page cavernes autour d’Austin et de San Antonio au Texas, Jean nous parlera d’un de ses proches parents Lymantes fowleri, au nom de baptême original : « Les charançons dansent le country : une nouvelle espèce nommée d’après un musicien d’Austin »*. De ceci résultent la difficulté et le mérite associé de son aveugle recherche. »
*https://nature.ca/fr/sujet-musee/nouvelles-musee/nouvelles/charancons-dansent-country-nouvelle-espece-nommee-d-apres-musi

JND

 

 

Samedi 4 juillet 2020

Canyon, initiation

Purcaraccia, Quenza

 

 

Participants

  • ITP : Wanda C., Michaël Dr., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Jean-Luc S., Franck Z.

  • Initiés : Marie B. et Paul-Antoine

 

Photos

TPEC : 2h45

 

Ruisseau de Purcaraccia

Cotation V4 A2 II 

 

La Purcaraccia ! Classée dans le top 5 des canyons français et européens ! Étrange d’appeler « porcherie » un endroit si beau. Granit rouge poli dans le décor grandiose d’aiguilles déchiquetées et creusées de taffoni.

Partis le matin à 8 heures après halte au rond-point numéro 4, puis au point chaud du Golo fermé cause Covid, puis à Ghisonaccia, nous arrivâmes à l’épingle après le col de Larone vers 10 h30. Nous avions pris la précaution d’emmener avec nous deux jeunes initiés Kiné, en cas de nécessité de manipulation. Plus prudent vu l’état des troupes ITP. Peu de voitures garées.

La première partie du chemin, bien marquée est plutôt plane et se fait facilement. Les soucis commencent au passage en rive gauche après la vasque avant la C40. Wanda commence à chauffer dans la montée sous le soleil. Mais Anto n’est pas là pour la monter sur son dos. Heureusement, Jean-Luc, grand, costaud et galant se propose de porter son sac. A quand les sacs avec drone-porteur intégré ? Le sentier est peu marqué, on ne trouve pas le pin lariccio qui marque le départ du canyon qu’on finit par rejoindre en descendant un petit ruisseau affluent.

Habituelle initiation des « s’initiant » à l’utilisation du 8, rapidement assimilée car les deux font déjà de l’escalade. Et c’est parti.

Cascades, toboggans s’enchainent. Certains au dos fragile les écourteront. Les touristes s’échelonnent sur le parcours mais pas de pro. Début par une C30 peu pentue puis 2 toboggans avant une C40 à laquelle on accède par une main courante. Maitre Jean-Claude est à l’équipement. On arrive à la C45. De nombreux touristes se prélassent dans les vasques avant celle-ci. En fait il s’agit d’une C25 suivi d’un relai avec une C25. Derniers toboggans un peu violents. On passe à côté d’un énorme abri-grotte. 2 heures après le départ, on reprend le chemin du retour.

On part déjeuner au bord de la Solenzara. Retour sur Bastia. Wanda et nos deux initiés dorment dans la voiture, heureux et comblés par leur sortie.
PHP

 

Vu par les initiés :

Huit heures du matin, nous nous retrouvons sur le parking, sourire en poche. C'est parti pour une journée de canyoning dans les cascades et vasques de la Purcaraccia.

Après une bonne heure de marche d'approche entre sentiers ombragés, rochers et quelques détours, nous atteignons notre point de départ.

Le panorama sur les Aiguilles de Bavella est à couper le souffle. « Le temps est bon le ciel est bleu », mais quelques nuages s'approchent, il risque de pleuvoir en fin d'après-midi.

Nous nous équipons, et entamons notre première descente en rappel après un briefing technique avec Franck et Jean-Claude.

S'ensuivent toboggans, sauts, vasques, et quelques glissades. Clou de la sortie, deux belles cascades de 40m de hauteur, suivies des toboggans de la mort - appellation d'origine contrôlée par Jean-Claude. Nous croisons peu de monde, seulement quelques baigneurs qui s'interrompent le temps de nos plongeons.Haut de page

Le temps passe vite, nous aurons mis environ deux heures pour descendre le canyon. Une fois au sec, nous rejoignons les voitures en une demi-heure, et finissons la journée par un pique-nique au bord de la Solenzara.

Une super journée, riche en émotions et en moments de rigolade. Merci à toute l'équipe.

Marie et Paul-Antoine

 

 

Dimanche 5 juillet 2020

Spéléo-entomo

A Sapara, Castiglione

 

 

Participants

  • ITP : Wanda C., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Jean R.

  • La toutounette : Nala

TPST : 1h00 + 1h00

Photos

 

Aujourd’hui c’est jour de pêche aux stygobies. Pour vous éviter de vous précipiter sur Wikipédia, quelques explications. Si vous avez un peu suivi les dernières sorties entomologiques des topis, vous savez que nos bébêtes qui ne vivent que dans le milieu souterrain sont dénommées troglobies, ce sont les vrais cavernicoles. Nos chauves souris, elles, sont des trogloxènes, animaux vivant temporairement dans les cavernes.

Quand il s’agit de formes adaptées d’espèces vivant dans les eaux souterraines (par exemple le Niphargus), on utilise le terme spécifique de « stygobie ». On pouvait s’en douter, la racine du mot fait référence au Styx, la rivière qui traverse les enfers dans la mythologie grecque.

Après le piégeage aux bouteilles avec Jean, la chasse à vue lors de notre dernière campagne, voilà le temps de la pêche. Certes on peut en observer dans certains gours comme à Butrone mais cela devient impossible dans les laisses d’eau plus vastes. Il faut les appâter. Le plus simple est de fabriquer une nasse en coupant une bouteille en plastique à mi-hauteur, puis la retourner pour confectionner un entonnoir et introduire au fond un morceau de foie fixé sur un fil de fer, lui-même attaché à une ficelle qui permettra de récupérer la nasse ainsi déposée au fond de la pièce d’eau.

A Sapara est connue pour son lac souterrain temporaire communiquant avec la rivière Terrivola. Ce sera notre terrain d’expérience. Première difficulté, trouver du foie sur Bastia un samedi soir, allez savoir pourquoi les boucheries sont en rupture de stock, on s’est rabattu sur une barquette de foie de volaille. On a les bouteilles, le fil de fer, la ficelle et le ruban adhésif.

Rendez-vous 10 heures au Carré d’As qui s’est refait une beauté durant le confinement. Direction Ponte Castirla, puis montée vers Croce d'Arbitro, chaud soleil, on arrive à se garer à l’ombre. La rivière est à sec, y-a-t’il de l’eau dans le lac ? Wanda et Henri-Pierre partent en éclaireurs et reviennent dix minutes plus tard en nous annonçant qu’il est quasiment à sec, deux petites laisses d’eau. JN et HP se lancent dans les confections des nasses et direction la Galerie du Lac. On croisera deux rhinos en vol. Wanda dépose la première bouteille dans la première laisse à gauche après le pont rocheux. Il y a vraiment peu d’eau mais la bouteille s’enfonce. L’autre laisse est au fond de la galerie au niveau du « siphon » avec la rivière.

Puis direction la grande salle, la porte de l’APB est en place et bien cadenassée. Il faut se contorsionner pour passer par le passage secret pour y accéder. Pas de rhinos. Direction la grande galerie au fond de laquelle pendent de nombreuses racines où se cacheraient à nouveau un charançon tant recherché par Jean. Avec Wanda ils secouent les touffes pour espérer voir tomber la bête, mais 2 mm, il va falloir tamiser. Wanda avec ses yeux de chat observera de nombreux hôtes des lieux, myriapodes, isopodes, diptères…

La seule laisse d’eau où on pourrait déposer la seconde bouteille est située en pied de paroi est, difficile d’accès en fond de plan incliné étroit, vraiment petite, et peu profonde, JN arrivera à la faire plonger après moult contorsions. On part à la recherche d’autre racines mais Jean est plutôt mécontent, des individus se disant « entomologistes » seraient passés il y a 5-6 ans et au lieu de les secouer les auraient coupées… Au passage on dépose sous des pierres les morceaux de foie qui nous restent.

Retour au soleil. On se décide à piqueniquer sur place car le projet d’aller manger puis visiter et chasser à Cuticci suttana est un peu inadapté par cette température, l’endroit est pelé. On verra après manger. Mais confortablement installé, table et fauteuils, installés tranquillement à l’ombre – deux motos en deux heures et demie – on se laisse aller au farniente et aux conversations de comptoirs.

Bientôt 15 h 30, un peu tard pour Cuticci, on décide de repartir sous terre pour relever nos pièges. En général en quelques heures cela marche. Il faut récupérer les bouteilles, filtrer, mettre en flacon et remettre les nasses à nouveau à l’eau pour venir les récupérer dans une dizaine de jours. À vue pas grand-chose, Jean emmènera les flacons à Jean-Michel, qui sait ? Les foies cachés sous les pierres n’ont pas encore attirés les prédateurs. Par contre en furetant dans la zone à guano, Wanda trouvera un pseudo scorpion puis -« sauvée » par JN car tombéeHaut de page en panne de lumière – myriapodes et isopodes.

16 heures nous voilà dehors pour réveiller Jeannot qui termine sa sieste (non sa lecture…). Retour sur Bastia pour 17 h 30, la circulation est fluide.

JND

 

 

Mardi 7 juillet 2020

Canyon

Dardu, Piana

 

 

Participants

  • ITP : Jean-Claude L., Franck Z.

 

Photos

TPEC : 4h15

 

Ruisseau du Dardu

Cotation V3 A2 III 

 

7 juillet, déjà pardonné de presque louper ce 41ème anniversaire je rejoins Franck au N°4 d'Ortale, il est 7h00 pétantes. On charge tout le matos dans son van et c'est parti pour 2 journées qui se révèleront bien remplies !

Direction Piana au cœur des calanches. En fait, l'objet du déplacement est d'assister des archéos pour une expertise de la citerne du fortin de Girolata. C'est Philippe S. et Alain T. qui devaient s'y coller mais, ce dernier n'ayant pu se libérer, il nous délègue cette tâche inhabituelle. Et pour rentabiliser le déplacement pourquoi ne ferait-on pas LE canyon du coin, le Dardu. Descendu pour ma part il y 20 ans, ce sera comme une première.

10h00, envoi d'un selfie devant le célèbre cœur de Piana ...

Pas beaucoup de touristes sur la route, c'est bon signe. On ne tarde pas et on descend à la rivière.

La 1ère cascade est shuntée, la rivière passe en terrain privé près du moulin rénové. Peu d'eau dans le canyon mais suffisamment pour se rafraichir, et elle est limpide. Le cadre est grandiose, des couleurs bien contrastées, le rouge minéral, le vert végétal et le bleu ... astral :-).

Les rappels se succèdent, il y en a quand même pas loin de 20. Un seul nous posera quelques soucis, la corde s'est coincée et il faudra remonter un peu pour la décoincer. Quelques sauts agrémentent le parcours mais le fameux toboggan partiel ne nous tente pas.

Dernier rappel, il nous reste maintenant prés d'une heure de marche et désescalade dans les blocs avant d'atteindre la mer. La plage de galets est en vue, presque pas de vent, c'est bon signe pour un retour par la mer. Une heure de nage et on pourrait rejoindre la plage de Ficaghiola où Philippe assure la navette. Mais au fur et à mesure que nous approchons de la mer, celle-ci devient bruyante, le vent plus présent. Les vagues se brisent en gerbes sur les rochers. Avec cette houle résiduelle et un vent de trois quart face il ne serait pas prudent de s'engager dans cette aventure. Les palmes, masques, tubas, bouées ont fait le voyage pour nada !

Bon à savoir, de ce bout du monde le réseau GSM passe. Philippe est averti du changement de programme, quelques photos pour le groupe Whatsapp du club et c'est parti pour le retour. Autre info qui peut s'avérer utile, l'application windfinder donne une prévision de l'état de la mer. Celle-ci a bien été consultée avant, mais la lecture en a été un peu optimiste ...

Le chemin de remontée démarre au niveau d'un affluent du Dardu, le ruisseau des Roches Bleues. Problèmes, plusieurs cairns piégeurs sur le parcours, et on se fait piéger. Nous remontons en slalomant sous le couvert végétal, plus ou moins dans le lit du ruisseau, avec les aléas bien connus de ce type de cheminement. Les branches ou autres saletés qui s'accrochent aux sacs (qui doivent bien peser une quinzaine de kilos), la chaleur, le manque d'eau, enfin tous les ingrédients qui permettent de qualifier cette remontée de grosse bavante, 3h30 pour 400 m de dénivelé ...

On récupère le bon chemin à environ la moitié de la remontée, à l'endroit où celui-ci traverse le ruisseau. Ce n'est pas une libération, mais le reste de la remontée est quand même bien facilitée.

Arrivée bien appréciée sur un parking entre la Tête du Chien et les Roches Bleues, il ne reste plus qu'à aller récupérer le van. Je me dévoue courageusement pour garder les kits, Franck se tapera les 1,5 km à pieds jusqu'au véhicule ...

Un sortie mémorable quoi ...

Nous rejoignons Philippe et Vicky au camping e Gradelle. Encore un petit bout du monde non loin d'une crique de l'autre côté du golfe de Porto. Nous serons ainsi plus près de notre mission du lendemain.Haut de page

Installation rapide du van, une bonne douche et direction le restaurant, il fait pratiquement nuit. Il est inutile de dire que la double Pietra sera grandement appréciée et la pizza goulument avalée !

Bercés par le tendre gazouillis des moustiques, nous récupérons quand même un peu des efforts de la veille et avant 7h00 pétantes tout le monde est debout.

JCL

 

 

Mercredi 8 juillet 2020

Spéléo-archéo, explo

Citerne du fortin de Girolata, Osani

 

Participants

  • ITP : Jean-Claude L., Franck Z.

  • Ex topi : Philippe et Vicky S.

  • Archéos, conservatoire du littoral, historien : Astrid H., Manon I., Vincent D., Michel M., Michel L.

 

Photos

TPST : 1h00

 

Le plafond du van est constellé de points noirs, les moustiques ont passé une bonne nuit, eux. Fatigués, mais repus après quelques heures de fiesta en open bar, ils (on devrait dire elles) ont maintenant les protéines nécessaires pour assurer une descendance à l'animal le plus meurtrier de la planète. Dame Nature est parfois cruelle.

Petit déjeuner pour se requinquer, cerises, cake, café, thé et c'est le départ pour le volet assistance archéo de ce périple dans les Deux-Sevi.

L'embarcadère de la navette reliant Girolata à la civilisation se situe au bout d'une piste chaotique de près de 3 km  qui part de Bocca a Croce et descend jusqu'à Vignola. La descente s'effectue sous l'imposante surveillance de la Punta Castellacciu et du Monte Semino, points de vue dominant les golfes de Porto et de Girolata.

Nous embarquons sur la navette de 9h00, chargés d'une sélection de matériel d'équipement. 10 mn plus tard nous voilà à Girolata.

Le fortin de Girolata a été édifié par la Banque de Saint-Georges au milieu du 16e siècle pour contrer les menaces dues aux invasions barbaresques. Il est en cours de rénovation avec la finalité de rendre les visites possibles.

Montée rapide au fortin, présentation réciproque avec les archéos et autres experts. La citerne dont nous devons faciliter l'accès se situe sous la cuisine située au 1er niveau du fortin. Une ouverture d'environ 50x50 cm permet d'y descendre. Le conduit d'alimentation en eau de pluie est juste à côté, ces dernières sont recueillies au niveau du toit terrasse au 3ème niveau.

Nous ne tardons pas à repérer les plus gros moellons, le plus haut possible, et à y poser 2 spits. Un mickey sur 2 sangles et l'équipement est prêt. JC se désigne volontaire d'office pour le tester.

Aucune difficulté pour passer l'étroit conduit, descente lente pour détecter une éventuelle présence de gaz et arrivée en coin de la citerne sur un tas de débris (et non pas arrivée du débris en coin de la citerne ;-). Le niveau d'eau est suffisamment haut pour être gênant ...

C'est Astrid, archéologue de l'INRAP chargée de l'expertise de la citerne qui descend à son tour, mais en moulinette avec Franck à la manœuvre. Elle peut ainsi profiter de la transparence de l'eau pour examiner en premier temps le fond. La joie illumine son visage, ça fait longtemps qu'elle rêvait de cette visite et la technique de descente est inhabituelle pour elle.

Examen des parois, des opes de coffrage de la voute, recherche infructueuse d'une ouverture de trop plein, mitraillage photo, vidéo, et c'est la remontée à l'échelle spéléo, assurée et aidée par une poulie-bloqueur.

Franck et Philippe descendent à leur tour avec le lasermètre. Prise des mesures de la citerne. Longueurs, largeurs, hauteurs et profondeur d'eau sont ainsi relevées. JC qui commençait à se (les) geler remonte.

Le visage radieux d'Astrid lors de sa sortie incite les autres archéos à tenter l'expérience. Suivent ainsi Michel M. du conservatoire du littoral, Manon et Vincent de l'INRAP, et enfin l'autre Michel, l'historien du village qui a fini par succomber à la tentation.

Démontage rapide des installations, nous avons ensuite droit à une visite guidée et privilégiée du fortin.

Nous nous retrouvons plus tard sous une tonnelle autour d'une table pour un bon petit repas convivial.Haut de page

La navette de 16h00 arrive à quai, au-revoir à ceux qui restent, nous embarquons. Nous avons l'impression de quitter une ile. Retour aux véhicules, Philippe et Vicky continuent leur vadrouille encore quelques jours.

Retour en région bastiaise vers 19h30 après un séjour mémorable dans les Deux-Sevi.

JCL

 

 

Dimanche 12 juillet 2020

Spéléo-entomo

Butrone, Sisco

 

 

Participants

  • ITP : Wanda C., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Éric G.

  • La toutounette : Nala

 

TPST : 3h00

TPAD (temps passé à débroussailler) : 0h45

Photos

 

La piqûre de rappel de Jean a été efficace, nous voilà repartis pour une nouvelle tournée de nos spots entomo. Avec cette fois un double objectif, faire découvrir la cavité à Éric, qui continue sa moisson de premières. Un peu d’inquiétude avant de partir, la barrière sera-t-elle ouverte et dans quel état sera le sentier d’accès ? La dernière visite remontant au 3 août 2019, la végétation a eu le temps de devenir envahissante. On prévoit quelques outils de coupe manuels.

Rendez-vous au bar Chez Jeannot à Erbalunga pour le café de fin de matinée vers 10 heures. Éric laissera sa voiture à l’entrée de Sisco et en route vers les hauteurs. Premier obstacle sans encombre, pas de cadenas à la barrière, par contre la piste est un peu dégradée et la végétation latérale très luxuriante, cela promet…

Équipement, il fait déjà chaud sous les combis et voilà Henri-Pierre parti en éclaireur. Heureusement qu’on le connait ce sentier d’accès à Butrone car en de nombreux endroits il disparait sous une forêt de fougères de presque deux mètres de haut… L’aire de pique-nique est entièrement envahie. Pour notre bonheur, pas trop de ronces.

Un peu plus de 45 mn plus tard nous voilà à l’ombre dans la bergerie, déjà trempés ! Direction le Réseau Fossile, pas de rhinos au plafond ; JN partira chasser dans le boyau remontant et HP, Wanda et Éric plongent vers la Salle du Poulain. Bingo, le palpigrade est là, Wanda ramènera un petit film (https://youtu.be/LFolVW_YJ_g). Autre satisfaction les Troglohyphantes sont au rendez-vous, une à droite dans la salle fossile et une en haut du boyau remontant. Mais difficile d’une part de les prélever, toute approche les fait fuir, et d’autre part difficile de les photographier en macro, la mise au point se fait le plus souvent sur la toile, il faut qu’on se perfectionne dans la technique photo. On ramènera en plus quelques isopodes, des coléoptères – peut-être une Parabatyscia – et autres myriapodes.

Direction le Réseau Actif, la Salle de la Pluie pour l’intronisation d’Éric derrière les Dents de Requin. L’endroit est assez humide pour la saison. Les Niphargus sont présents dans les gours. Puis la Rivière Principale, via la Salle de la Boue (le plan incliné est plus facile à descendre qu’à remonter…). Éric se lancera courageusement dans le Trou de Serrure à la suite de Wanda, il peinera un peu pour le retour mais bravo. On rendra visite aux racines, bien humides mais pas de traces de coléoptères.Haut de page

Pour le retour, deux intrépides – toujours Wanda et Éric – sortiront par le Laminoir. Le plus difficile sera ensuite de franchir le rideau végétal à l’extérieur pour revenir vers la bergerie.

Direction le lavoir de Turezza pour une toilette rafraichissante et retour vers le couvent Sant’Antone pour pique-niquer à l’ombre de son fronton.

JND

 

 

Mardi 14 juillet 2020

Spéléo-entomo

A Sapara, Castiglione 

 

Participants

  • ITP : Wanda C., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Véronique M.

  • La toutounette : Nala

 

TPST : 1h30

Photos

 

Quatorze juillet, une heure de rendez-vous un peu inhabituelle, 14 heures au Carré d’As à Ponte Leccia. Objectif de la journée, relever les nasses posées le dimanche 5 en espérant une moisson de stygobies.

Le site est toujours aussi calme et on appréciera la fraicheur du labyrinthe d’entrée. Toujours pas d’eau dans la rivière. Les foies de volaille, laissés sous des pierres dans des recoins de la grande salle d’entrée, ont disparu, sûrement avalés par des rongeurs mais la zone est habitée, des myriapodes – iules et lithobius -, des coléoptères Laemostenus carinatus en pleine copulation, un peudoscorpion pour Henri-Pierre. Puis direction la Salle de l’APB via le passage secret, pas de chiroptères à l’horizon.

JN part relever le piège posé dans la petite laisse d’eau située en bord est de la galerie du joint de strate mais il n’y a plus d’eau et la bouteille a du rester au fond du trou… La prospection dans la grande salle rapportera de nombreux myriapodes, iules (https://youtu.be/Ze7ZwGd_8E0) et minuscules chilopodes décolorés, des collemboles, des isopodes mais pas de coléoptères dans les racines. On passera beaucoup de temps à tenter d’obtenir de belles photos macros, çà vient…

Pour finir, il reste à relever le second piège, celui du Lac. « Lac » qui a entièrement disparu, pas une goutte d’eau dans la laisse présente il y a dix jours. Heureusement la bouteille est restée verticale, remplie et contenant le foie de volaille en début de putréfaction… On se dépêche de tout transvaser dans des bocaux car l’odeur estHaut de page pestilentielle… De retour en extérieur on filtrera sur le tamis, de l’alcool et on verra lors de l’identification si la pêche a été fructueuse.

Pour le retour, JN passera par Croce d’Arbitro mais la route de Popolasca est barrée, il faut redescendre sur Francardo, bilan deux kilomètres en moins… On se retrouvera pour une bonne Pietra au Carré d’As.

JND

 

 

Dimanche 19 juillet 2020

Travaux divers

Casetta de Ghisoni

 

Participants

  • ITP : Jean-Claude D., Alexandra et Frédéric D., Jean-Noël D., Jean-Claude L., Véronique M.

  • Spéléo Club du Haut Sabarthez : Vincent Q.

 

Photos

 

Micca, qui est monté à la casetta de Ghisoni quelques jours auparavant, a lancé une alerte sur les dégâts occasionnés par un coup de vent. Une partie des tôles de la toiture s'est envolée, un des panneaux solaires également, de l'eau rentre à l'intérieur. Une équipe restreinte et motivée s'est constituée pour faire un état des lieux et entamer les opérations de sauvegarde.

Rendez-vous 7h30 chez Alex et Fred pour cafés et viennoiseries, départ peu de temps après vers Ghisoni. Les 2 JC se casent à l'arrière du beau et fringant pick-up de Fred. Véro et JN partent directement de Miomo.

Un seul arrêt au lac de Sampolo, pratiquement plein (le lac), pour admirer le paysage, et montrer la petite écaille calcaire où se situe le trou le plus profond de Corse.

Arrivée à 9h30 au départ de la piste, où nous avons rendez-vous avec Vincent, spéléo en transit à Ajaccio depuis 2 ans.

Le Vito est là, mais pas de Vincent, il a commencé la montée pedibus jambus. Il sera récupéré après le col des chasseurs.

L'état de la piste est correct, les ornières n'ont pas trop évolué, pas d'arbre en travers mais le pick-up est un peu moins fringant.

Aussitôt arrivés à la casetta, aussitôt au boulot.

Constatation des dégâts :

- 3 tôles et 1 panneau solaire se sont envolés

- Les planches sous les tôles et la sablière ont bien pourri

- Idem dans la mezzanine, le plancher est noir de moisissure

- Le meuble haut de la cuisine s'est affaissé et les aliments vulnérables à l'intérieur bons à jeter

Chacun s'affaire à tout remettre en état. Les tôles sont reposées et calées avec des pierres, le panneau solaire restant est raccordé, une nouvelle batterie est mise en place. La casetta retrouve son étanchéité et son éclairage.

Les bâches de la mezzanine sont retirées afin de faire sécher les planches.

Gros tri dans les réserves alimentaires et gros nettoyage de l'intérieur et des alentours. Remise en service du circuit d'eau, mais il faudrait revoir le parcours au niveau du « canyon » (on dit ça à chaque fois ...).

Pause repas avec une première, des poulpes grillés !Haut de page

Reprise des travaux avec l'abattage de 2 pins. Dans le premier seront débitées la future panne faitière et une panne ventrière, dans l'autre la 2ème panne ventrière. Écorçage des 2 pannes ventrière, il restera la faitière à finir. Il est vraiment urgent de changer la charpente, la faitière est cassée au niveau du pourrissement ...

Satisfaits du travail accompli, tout le monde redescend et rejoint ses pénates au jour.

JCL

 

 

Mardi 21 et mercredi 22 juillet 2020

Spéléo, assistance technique tournage « Faut pas rêver »

Citerne du couvent Saint François, Puits St Barthélémy - Bonifacio

 

 

Participants

  • ITP : Jean-Claude D., Jean-Claude L., Philippe S., Alain T. (& CISM), Franck Z.

  • Soutien logistique : Odette et Matéo Z.

  • Archéologue : Émilie T.

  • Mairie de Bonifacio : Béatrice D. M., Hélène P.

  • Équipe « Faut pas rêver » : Hervé A. (rédacteur en chef), Carolina D. S. (présentatrice), Vincent M. (opérateur de prises de vues), Laurent M., (ingénieur du son), Corine M. (directrice de production), Pierre T., (assistant caméra), Damien V. (réalisateur)

 

TPST citerne : 1h00

TPST puits : 8h00

Photos citerne

Photos St Barthélémy

Rapport complet

 

Histoire d’eau ? Faut pas rêver les gars !

Bonifacio, l’un des joyaux de la Corse, est indéniablement lié à sa très riche histoire, parcourue par diverses périodes toutes aussi différentes que passionnantes.

Cependant, une seule et unique histoire a toujours été présente, comme un fil d’Ariane, commune à toutes ces périodes plus ou moins agitées, c’est son histoire d’eau.

 

Genèse d’un tournage

Ce thème n’a pas échappé à Corine Monneraye, Directrice de production de l’émission de FR3 « Faut pas rêver», qui avait repéré les images de plongée dans le lac St Barthélémy par Corse Images Sous-Marines et le CDS tournées en 2015.

Alain T, contacté par la production sur les recommandations de Jean-Claude L et de Franck Z, commence à établir contacts et demandes d’autorisation auprès de la Collectivité de Corse et notamment de Mr Pierre-Jean Campocasso, Directeur du Service du Patrimoine et de son adjointe Caroline Causse.

Mr Campocasso qui avait assisté à une projection des « Oubliés de Laninca » et connaissait notre travail s’est prononcé favorablement.

Afin de rassurer toutes les parties prenantes en matière de sécurité et de prise en compte des contraintes du site, Alain T avait organisé le 18 juin 2020 en concertation avec l’équipe de « Faut pas rêver », les Topi Franck Z et Jean-Claude L et la Directrice du Patrimoine de la Ville de Bonifacio Mme Hélène Portafax une première visite du puits St Barthélémy.

Cette journée s’est doublée par une nouvelle visite du puits le 24 juin 2020 avec le sous-préfet de Sartène, Michel Muracciole, Directeur du Conservatoire du Littoral, Mme Causse, Directrice adjointe du Service du Patrimoine CdC, et d’autres personnalités en lien avec le Comité de Pilotage sur le devenir de la Caserne Montlaur, devenue propriété de la CdC.

Fort de cette opération réalisée in situ, avec mise en scène de lumières et toute la logistique sécuritaire ainsi que les explications exhaustives données par Alain aux autorités définitivement rassurées, ce dernier a été officiellement nommé responsable de l’accès au puits pour le tournage et représentant de la CdC pour toute sa durée.

Mais Corine Monneraye, qui avait surpris avec intérêt une conversation entre Alain et Mme Hélène Portafax, Directrice du Patrimoine de la Ville de Bonifacio, pour finaliser la visite de la citerne du cimetière de la ville, a de suite manifesté son souhait de tourner également sur ce sujet. Un accord était alors rapidement acté avec les spéléos et les parties prenantes.

 

La citerne St François

C’est ainsi qu’avec armes et bagages, nous partîmes le 21 juillet de Bastia dès potron-minet avec un point de rendez-vous à 6 h à Multari. Le matos avait déjà été préparé la veille, supervisé par Jean-Claude L et Alain T.

Une première halte-café à Ghisonaccia et nous voilà rendus sur place vers 9 h à l’hôtel où était logée l’équipe de tournage.

Présentations faites et échanges d’informations sur les séquences à tourner, vers 9h30 nous allons retrouver notre vieil ami Arrigho da Pisa, ou plutôt son paraphe, qui nous attendait sagement depuis notre dernière visite en 2000.

Sans plus attendre, nous mettons en place en moins d’une heure un dispositif encore inédit avec potence sanglée autour du puits et amarrages respectant les lieux, sans aucune atteinte aux tombes, un petit bijou d’ingéniosité, imaginé par Alain.

Hélène Portafax et Émilie Tomas, archéologue, nous rejoignent avec l’équipe de tournage. Carolina de Salvo, l’animatrice vedette de l’émission, nous invite à commencer la séquence par un entretien autour du puits avec Philippe S pressenti comme guide de la partie historique.

Cette inscription (Cf photo) peinte avec application en belles lettres gothiques en pigments noirs, est restée étonnamment en bon état et est ainsi rédigée : 

+ H MCCCLXXXXVIII

ARRIGHO DA PISA HE

CE QESTA CISTER

NA DE U MESE DI VII

GUIO (ou LUGLIO)

Ce qui se traduit ainsi : 

+1398

ARRIGHO DE PISE A FAIT

CETTE CITERNE LE 7 DU MOIS DE

JUIN (ou JUILLET)

 

Lors de nos recherches en 2001, l’ouvrage « Les monuments et œuvres d’art de la Corse, Bonifacio », publié par la Fagec en 1981, nous précise que cette inscription était mentionnée pour la dernière fois par Pietro della Rocca en 1717 (« Cronologia delle Provincia osservante di Corsica ») qui cite d’anciens historiens de l’ordre franciscain, Gonzaga et Olivese.

Cependant, il est plus que probable que Rocca lui-même n’avait fait que la citer sans la lire, car il l’a transcrite de façon erronée (« Abrigho da Pistoia ») et note qu’elle est de 1298 et située sur la margelle du puits.

Ainsi, il faudrait donc remonter aux frères historiens Gonzage et Olivese pour avoir le témoignage de la dernière relation fiable de cette inscription (nous n’avons pas retrouvé la date de publication du texte de ces frères).

Depuis, plus personne ne l’avait relevée ni revue, jusqu’à ce que nous la redécouvrions lors de notre expédition du 9 décembre 2000 !

Nous expliquons également à Carolina, sous une chaleur suffocante, que l’espace tout autour du puits, aujourd’hui garni de tombes, était alors constitué de jardins potagers et fruitiers du couvent St François (Cf plan, document Fagec), la citerne servant à l’arrosage et aux besoins domestiques des frères franciscains.

A la révolution, ces parcelles de terre meubles et intramuros de la citadelle, offraient un endroit idéal pour y enfouir les dépouilles des bonifaciens, constituant aujourd’hui l’un des plus beaux cimetières de France.

Avec Alain T, nous décidons qu’il descendrait le premier dans la citerne (pour la seconde fois pour lui, car il en avait fait la première, en unique plongeur, en 2000) afin de faire des images tant que l’eau ne serait pas troublée par le palmage.

Carolina s’équipait avec l’aide rassurante de notre président Franck Z et descendait à son tour, guidée par Jean-Claude L, rejoindre Alain T avec le caméraman.

Sous leurs casques, un dispositif de micros permettait d’enregistrer leurs échanges depuis la surface par le preneur de son.

La citerne, de 9,40 m par 3,85 m et 2,5m de profondeur est disposée perpendiculairement dans sa longueur à l’église St François et semble recevoir les eaux pluviales par 3 canalisations situées en partie haute et d’un avaloir plus important aujourd’hui obstrué.

Elle est disposée en voute sur sa partie supérieure avec des empreintes de coffrage bien marquées et manifestement d’origine comme nous l’a confirmé Émilie Tomas, notre archéologue. A l’aplomb de la voute, un décrochement horizontal de quelques centimètres et la poursuite d’une partie voutée avant la retombée finale par un mur vertical jusqu’au fond de la citerne. La température de l’eau était mesurée à 19°, ce qui était relativement supportable.

Il reste remarquable que les inscriptions n’aient jamais souffert d’une augmentation du niveau de la citerne par submersion. On peut imaginer que le sieur Arrigho avait une excellente maitrise des calculs des volumes et des surfaces de réception correspondantes en fonction des précipitations possibles. Dans tous les cas, il avait bien positionné ses lignes guidant son écriture, juste au-dessus du niveau maximum estimé de la citerne, ce qui a permis sa remarquable conservation depuis… 622 ans !

Le tournage de cette séquence a pris fin vers 14h et nous sommes très gentiment invités à rejoindre l’équipe au restaurant qui nous était offert, les choix des menus ayant été collectés autour du puits, voire au sortir de ce dernier pour Alain et Carolina s’extrayant dégoulinants de l’étroiture, ce qui était assez original pour passer commande.

L’ambiance était décontractée, chaleureuse et l’équipe semblait satisfaite de ce premier tournage. Un toast était même porté à notre ami Arrigho da Pisa qui nous avait tous réunis.

L’après-midi, nous nous l’étions promis, nous descendrons tous dans la citerne, y compris Émilie Tomas qui avait eu la gentillesse de veiller sur nos équipements le temps du repas. Ainsi, Franck Z, Jean-Claude L, Émilie, Jean-Claude D, et Philippe S ont pu enfin batifoler à leur tour, tous pour la première fois, dans la désormais fameuse citerne, Alain T montant la garde à l’extérieur pour nous en extraire avec la technique dite du « sac à patates », aucun mouvement de progression n’étant possible de par l’exigüité de l’entrée.

Après démontage, une équipe réduite, guidée par Mme Béatrice Di Meglio se dirige vers la station d’épuration de la ville. Philippe S avait relevé un écrit d’un passionné d’histoire de Bonifacio, Mr Canonici, citant un autre puits et ainsi décrit par Marzolaccio : « Il y a un puits d’eau vive mais un peu saumâtre dont le goût cependant n’est pas mauvais et que l’on peut boire sans danger. Ce puits est très ancien. D’une belle construction et d’une profondeur de 67 palmes, il a été creusé dans la roche et entouré d’un petit mur. Il y a toujours 10 palmes d’eau. ». Canonici pense au puits qui se trouve au pied du contrefort au lieu-dit Carotura dont l’ouverture s’observe sur le chemin de ronde au-dessus de Puzzu Verdi.

A l’examen du fameux puits, nous sommes un peu déçus car un tubage des eaux traitées (mais usées quand même) s’y jette encombrant le passage et surtout nous refroidissant quelque peu pour tout projet de descente (certains d’entre nous se souviennent encore de notre balade odorante dans les égouts génois de Bastia).

La journée n’était pas terminée car nous devions encore acheminer tout le matériel pour le lendemain sur les rives du lac souterrain de St Barthélémy (cordes, bouteilles de plongée, combinaisons, sécurité etc.). Plusieurs voyages ont été nécessaires et c’est complètement fourbus que nous avons rejoint le camping « La Pomposa » vers les 20h30 où Odette et Matéo Z nous avaient précédés pour la réservation et le sympathique dressage du banquet de fortune pour notre repas du soir.

 

Le Puits St Barthelemy

Le lendemain, nous avions rendez-vous à l’entrée du puits St Barthélémy à 9h00 avec l’équipe France Télévision. Tandis qu’une équipe de pointe, (Alain T, Jean-Claude L et Franck Z), allait positionner le fil d’Ariane, en surface on prépare le programme, des prises de vues et des tests de lumière sont réalisés.

Il apparaît que les diodes de nos casques ont une fréquence qui fait passer un voile (défilé de lignes) sur les images des caméras numériques. Il est décidé de tous nous équiper de frontales fournies par la production et qui semblent résoudre le problème (à noter pour l’avenir si nous faisons des images souterraines, peut-être devrons nous revenir aux acétos pour l’occasion ou nous équiper de frontales compatibles).

Philippe S déroule sur l’esplanade et sous caméras quelques généralités sur l’origine du Puits St Barthélémy.

Comme on l’a relaté plus avant, l’eau a depuis toujours été la préoccupation des bonifaciens qui se fournissaient principalement en eau à la fontaine de Lognone située hors des murs de la citadelle, ce qui devenait impossible en cas de siège.

Pour stocker l’eau intramuros, ils ont construit des citernes avec des terrasses captant les précipitations et permettant de les alimenter.

Mais ils ont aussi découvert assez tôt, la présence d’une grotte s’ouvrant au pied de la falaise côté Sud abritant aussi un extraordinaire et miraculeux lac souterrain dont le plan d’eau douce de 60 mètres environ (cf topos), légèrement saumâtre, est alimenté par les infiltrations pluviales.

L’accès ne se faisant que par mer ils ont entrepris de creuser à flanc de falaise et dans l’épaisseur de la roche un escalier spectaculaire permettant de cheminer jusqu’à la grotte afin d’y puiser l’eau. C’est le fameux escalier dit « du roy d’Aragon », du nom du roi Alfonse V qui avait en effet assiégé la ville en 1420. La légende prétend que cet ouvrage a été réalisé en une nuit, ce qui est évidemment hautement improbable. En fait cet escalier était sans doute bien antérieur au fameux siège et a toujours existé, sans doute sous forme de sentier ensuite sans cesse amélioré en un plus large et commode escalier. On a noté la présence de restes de l’industrie néolithique, attestant d’une population dense, spécialement au débouché de l’escalier sur le plateau (document Fagec). 

 

Le Génie militaire

Les différents corps d’armées (génois, puis français) ont recherché un moyen plus pratique d’accéder à cette importante citerne naturelle. Déjà en 1650 le commandant militaire génois avait adressé à la République de Gènes un projet de creusement d’un puits juste à côté d’un oratoire érigé en l’honneur de St Barthélémy (document n°196 des anciennes archives militaires recueillies par le capitaine d’infanterie Lapisse). Un second dessin pour réactiver le projet avait été adressé à Gènes en 1668. La confrérie St Barthélémy s’y était opposée avec vigueur car il menaçait d’effondrement leur oratoire et a finalement obtenu gain de cause.

Carolina et son équipe nous invitent à descendre maintenant en filmant les questionnements et les précisions apportées par Philippe S accompagné de Jean-Claude D et Franck Z qui participent à la mise en lumière du puits.

Les archives du Génie à Vincennes révèlent que près de deux cent ans plus tard, à son tour le génie militaire français établissait une analyse de la situation des besoins en eau.

Il lui était apparu en effet que l’eau contenue dans les différentes citernes militaires de la citadelle était suffisante en temps de paix avec même une petite réserve en cas d’incendie (1400 m3). Elle ne permettait cependant pas d’effectuer des travaux de maçonnerie, de blanchisserie et de plantations. En cas de siège, les besoins seraient accrus et la notion de durée de l’autonomie en eau deviendrait alors primordiale, sans parler des réserves nécessaires pour neutraliser les incendies qui ne manqueraient pas de se déclarer.

La création d’autres citernes avec leurs terrasses de réceptions des pluies aurait un coût important et serait de toute façon insuffisante.

Cette analyse était fortement motivée notamment par la période de terrible sècheresse de l’année 1846 qu’ils venaient d’endurer (après celle, terrible aussi, de 1814) et qui a mis en évidence leur vulnérabilité. C’est donc cette même année qu’a été conçu et rédigé un plan détaillé du percement d’un puits (cf plans et topos militaires).

Le puits s’impose alors comme la seule solution pertinente pour un coût jugé relativement modeste. Une expérience de pompage du lac est faite en 1847 permettant d’évaluer la production par infiltrations de 14 m3 par jour dans la saison la plus sèche de l’année, ce qui reste surprenant.

Le premier coup de pioche est donné dix ans plus tard le 03-11-1857 et le percement allait s’achever au bout de 6 ans en 1863. L’édification de la tour au-dessus du puits et la pose d’une pompe à énergie éolienne terminera le chantier en 1865.

Un premier puits de 2,5 m de diamètre et de 62 mètres de profondeur est réalisé avec un rendement d’un mètre par semaine. Autour de ce premier puits, un élargissement est creusé portant le diamètre à 7 mètres et permettant la réalisation d’un escalier hélicoïdal avec rambarde, l’ensemble taillé dans la roche (cf photo). Cette seconde tranche de travaux prendra beaucoup plus de temps et occasionnera hélas un accident en 1863 avec le décès de deux ouvriers.

C’est un véritable ouvrage d’art qui est tout à fait exceptionnel, esthétique malgré tout, et parfaitement fonctionnel. Lorsqu’on l’observe depuis son sommet, un effet d’optique donne l’impression d’être aspiré par un tourbillon conique de roche, avec sa spirale vertigineuse, qui fait curieusement songer à une tour de Babel inversée.

Cet escalier hélicoïdal a un pas de 6 mètres, chaque spire étant séparée de la suivante par un demi-palier circulaire avec une légère pente pour l’écoulement des ruissèlements, eux même évacués par des ouvertures régulières dans l’épaisseur de la rambarde. On décompte 6 demi-paliers et 335 marches.

Coté rambarde, des piliers régulièrement disposés sont édifiés en briquettes rouges pour conforter l’ensemble. Par endroits apparaît une calcification jaunâtre (à certains endroits des stalactites jaunes) qui est le signe de la présence de poches d’argile de même couleur. La roche constituée de calcaire gréseux étant particulièrement friable, un parement de pierre de Brando (cipolin) a permis de recouvrir les marches et de les protéger de l’usure des passages. Chaque pierre est taillée en trapèze épousant la forme des marches taillées avec son nez arrondi.

Au début, pour élever l’eau jusqu’à la surface, un système de noria à godets était envisagé, entrainé par la force éolienne d’un moulin à vent, l’eau remontée se déversant dans une citerne à proximité. Mais les caprices d’Éole selon sa force ou son atonie ne permettaient pas un approvisionnement maitrisé. Un âne tournant autour du puits pallia temporairement le problème. Puis avec l’industrialisation de l’époque des solutions plus modernes furent proposées jusqu’à l’installation de la pompe éolienne (cf photo) avec un rendement de 1 m3 par heure.

Elle s’avéra fragile et souvent en panne. Bien plus tard, des systèmes de pompes électriques résoudront définitivement le problème de manière plus pérenne.

Nous voici enfin arrivés en surplomb de la « plage » du lac, esthétiquement éclairé avec les projecteurs sous-marins donnant une couleur émeraude des plus saisissante.

Alain T et Jean-Claude L s’affairent à équiper Carolina en lui exposant le déroulé de la plongée.

 

Le Lac

La progression jusqu’au siphon s’est effectuée sur des planches de chasse en mer gonflables permettant à Alain et Carolina d’échanger sur ces lieux extraordinaires, source d’eau mais aussi de légendes, sans troubler les fonds qui sont recouverts de fins sédiments. Ils étaient équipés de scaphandres autonomes de 9L et de plusieurs phares de plongée haute intensité permettant au caméraman d’effectuer des prises de vue.

L’eau relativement froide était à 16 degrés, les discussions en amont du siphon s’éternisaient quelque peu quand, suite à un contact du cadreur avec la paroi, une plaque d’un mètre carré s’en détacha rappelant dans un grand plouf la sécurité toute relative des lieux.

Le fil d’Ariane constitué d’une corde 8 mm rose fluorescent était rassurant pour l’abordage du siphon. Le froid avait gagné Alain et Caroline, leurs combinaisons étaient trop fines pour les heures passées dans l’eau à discourir. Un caméraman équipé d’un scaphandre et de phares prit le relais et passa en premier le siphon pour filmer l’arrivée de Carolina et d’Alain.

 

Le siphon

Le passage du siphon a été laborieux, bien qu’elle s’en soit gentiment défendu, le gilet de stabilisation de Carolina a été mal purgé. Le passage s’effectua donc un peu à l’arrache en frottant le « plafond », la conséquence fût immédiate, l’eau limpide et turquoise était devenue laiteuse par les sédiments de calcite soulevés. Les images sous-marines seront probablement peu exploitables.

 

La salle post siphon et le trésor de Rommel

Carolina découvrit la salle et ses concrétions à la couleur jaune. Le froid faisait trembler les voix, Alain relata sa première plongée dans ses lieux en 2000 et la découverte de coffres en bois qui auraient pu contenir le trésor de Rommel… comme tous les lieux sombres et secrets de Corse !

De nombreuses failles et lignes de rupture parcouraient les plafonds, un risque avéré d’effondrement était bien présent. Transis de froid il n’était pas raisonnable pour l’équipe de s’éterniser. Dans les souffles mécaniques des détendeurs et sous l’œil d’une caméra, Alain et Carolina franchissaient à nouveau le siphon en n’ayant plus que quelques cm de visibilité.

Carolina tenant la corde d’Ariane profita quelques trop courtes minutes du silence cotonneux au cœur des falaises immémoriales de Bonifacio.

 

FIN

Il était près de 21 heures, le matériel fût rapidement remonté du fond et replié/reconditionné dans les véhicules. Comme à Bonifacio tout est spectaculaire, à la sortie la confrérie de Ste Marie Madeleine terminait dans des chants une procession saluant au passage les derniers rayons du soleil couchant à l’horizon.

De chaleureux « au revoir » furent échangés, rappelant qu’au-delà de la beauté des lieux ce sont les rencontres qui portent nos rêves.

Après cette journée conséquente une dernière épreuve nous attendait : un véhicule barrait la sortie de l’enceinte. Par la magie d’une ville où tout le monde se connaît le propriétaire fût retrouvé dans des délais raisonnables.Haut de page

Un arrêt à Porto-Vecchio dans une pizzéria rechargea les batteries, avant que celle du WW de Philippe ne rende l’âme aux portes de Bastia sur la quatre voies à 01h00 du matin … 

Philippe S. & Alain T.

 

 

Samedi 1er aout 2020

Canyon, initiation

Le Macini, San-Gavino-di-Fiumorbu

 

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Émilie L., Jean-Philippe S., Franck Z.

  • Ex topi : Didier L.

  • Initié(e)s : Francesca A., Soléa C., Jean-Christophe L., Matteo et Alessio L., Raphaëlle M., Sophie M., Louis P., Matteo Z.

 

Cotation : V4.A2.III

Roche : granit

Photos

 

La journée était réservée aux « jeun's » ados. La chaleur et le soleil sont au rendez-vous ce samedi. Nous regagnons le parking situé à la sortie du village de San-Gavino-di-Fiumorbu, départ du canyon.

Empruntons le chemin bien tracé du « mare e mare centre », la montée est raide pour certains, le soleil est écrasant. Au cours de la montée, apercevons la C50, elle est toujours autant grandiose, la vue et le paysage sont magnifiques. Au prix de nombreuses poses à l'ombre, arrivons tous au bout de cette montée.

Anto équipe la C20 du départ et explique aux initiés l'utilisation du descendeur. Didier, Émilie, Louis et Franck prennent un peu d'avance dans la marche en bloc afin d'équiper la main courante ainsi que la C50 en double (utilisation de la corde de 40 mètres pour la MC, et deux cordes de 60 mètres). Certains initiés sont impressionnés par la vue offerte en arrivant à l'amarrage.

Franck équipe la C17 (amarrage naturel à l'arbre), rejoint par J-Phi qui installe une aide au toboggan de la C6.

Les « jeun's » s'amusent, on sent la testostérone chez nos jeunes ados mâles qui se testent et s'évaluent sur différents sauts.

Les vasques sont rafraîchissantes, profitons de l'étiage pour passer dans le siphon à la C6.

Anto et Franck équipent la C30 en double afin de mixer ados et adultes. La C30 est plus effrayante que la C50, et nombres d'initiés arrivent à l'amarrage avec le « trouillomètre à zéro », mais le passage délicat s'effectue sans souci.Haut de page

Tous se regroupent à la sortie de la vasque, contents et soulagés d'avoir surmonter leurs appréhensions,

Pour clôturer cette belle journée de canyon et de cohésion entre les générations, rejoignons l'aire de pique-nique pour casser la croûte et descendre quelques bières (pour les adultes bien entendu et surtout avec modération, l'abus d'alcool est dangereux pour la santé). Nous quitterons les lieux vers 18h30.

Franck

 

 

Jeudi 6 aout 2020

Travaux divers d'été

Mission « Le caoutchouc c'est chou », Lucciana

 

Participants

  • ITP : Frédéric D., Éric G., Jean-Claude L., Jean-Philippe S., Franck Z.

Photos

 

Les tôles du toit de la casetta se font la malle, ce serait bien de les remplacer pour que dalle !

Ça tombe bien, HP transmet une info sur la liste CA ITP et LISC « Wanda est allée à la Cico, ils donnent les plaques du transporteur à bande dont a parlé Dumé pour le toit de la casetta. Mais lourdes +++ »

Un rapide calcul aboutit à un besoin de 10 longueurs de 6,5 m en 0,80 m de large pour couvrir les 2 pans de toit. Les calculs se poursuivent, chaque bande ferait entre 40 et 50 kg, effectivement lourdes +++ !

Qu'à cela ne tienne, de nombreux bras vigoureux n'attendent que ça au club pour montrer qu'ils en ont.

Rendez-vous est pris en cette chaude matinée de mois d'aout. Un première équipe de courageux lève-tôt composée de Franck, Éric et Fred se rend directement à la carrière dés 7h00. JCL ira directement chez J-Phi vers 8h00 pour récupérer piano-piano le camion plateau.

5 bandes sont déjà coupées, enroulées et chargées dans la benne du pickup de Fred lorsque le camion rejoint la première équipe. Ils ont été obligés de changer de lieu de stockage des bandes usées où il n'y avait plus assez de longueur. D'un endroit à l'ombre ils se retrouvent maintenant en plein cagnard avec des vaches en spectatrices amusées.

7 autres bandes de 6,5 m sont coupées + 2 en rabe de 4,5 m pour qui vous savez. Les 14 bandes sont chargées sur le camion plateau et direction chez J-Phi où elles seront stockées.

Essais de portage avec un chevron, il faudra bien 4 personnes pour chaque voyage entre le parking et la casetta !Haut de page

Un essai de chargement des planches de 4 m sur le pickup est également effectué, ça devrait le faire en les posant à l'arrière sur un tréteau.

Le grand chantier de rénovation se précise, la casetta a besoin de nous, nous avons besoin de la casetta !

JCL

 

 

Samedi 8 aout 2020

Canyon, initiation

La Richiusa, Bocognano (Corse du Sud)

 

 

Participants

  • ITP : André B., Franck Z.

  • Initié(e)s : Dany B., Florian C. D., Renaud C., Léa M.

 

Cotation : V3.A3.III

TPEC : 3h00

Marche d'approche : 1h00

Photos

 

Ce samedi, André nous propose de revenir dans le canyon de la Richiusa, canyon qu’il affectionne.

Le rendez-vous est fixé à 7h30 à « MULTARI ». Le petit groupe constitué, rejoint le beau parking de Bocognano jouxtant la rivière de la Gravona.

Attaquons la marche d’approche rive gauche. Une fois de plus, le soleil est vigoureux et la montée raide. Heureusement, quelques passages ombragés permettent aux participants de se regrouper et se reposer, Dany peste un peu mais garde le sourire.

Au bout de plus d’une heure d’effort, atteignons le cours d’eau tant attendu.

L’eau est turquoise et fraîche. Les consignes étant prodiguées par André, les cascades, toboggans, et sauts se succèdent dans la bonne humeur. La dernière partie est magnifique, la gorge se resserre et le canyon devient encaissé. Prenons une petite pause, afin de faire passer un petit groupe de canyonneurs. Profitons d’utiliser la tyrolienne installée par le groupe que l’on vient de croiser. L’agrès est ludique. Encore quelques sauts et vasques consécutifs et ce canyon est déjà terminé.Haut de page

Rejoignons les véhicules aux alentours de 16h45.

La sortie se terminera par une traditionnelle collation sur la petite aire de repos qui borde l’ancienne route.

Franck

 

 

Vendredi 14 au lundi 17 aout 2020

Spéléo et grands travaux à Ghisoni

« Le caoutchouc c'est chou »

 

Participants

  • ITP : André B., Antoine B., Jean-Claude D., Dominique D., Frédéric D., Jean-Noël D., Mickaël D., Éric G., Jean-Claude L., Émilie L., Noël R., Marie Pierre R., Jean-Philippe S., Alexia S. B., Philippe S., Franck Z.

  • Spéléo Club du Haut Sabarthez : Vincent Q.

  • Invités : Fabrice B., Raymond C., Paul D., Fabrice et Vivien D., Claude G.

  • Les toutous : Nougat, Paige

  • Les 4x4 : B2500, Def, Disco, Galloper, Jymny, Pajero 1, Pajero 2, Patrol

 

TPST : 3h30

TPST kit n°2 : 6716 heures

Photos

 

Le voilà le week-end « grands travaux » à Ghisoni. Le toit de la casetta est en mauvais état, il a subit un gros coup de vent durant l'hiver et des tôles se sont envolées. Elles ont été remises en place provisoirement le Dimanche 19 juillet 2020, mais l'état des poutres impose un changement complet de la charpente et de la couverture. Une opportunité s'est présentée et on a pu récupérer des bandes en caoutchouc le Jeudi 6 aout 2020, il s'agit maintenant de tout mettre en place.

 

Vendredi :

Dumè et Nono prennent la route pour la casetta. Quelques branches susceptibles de gêner le passage des planches sont coupées en montant la piste. Installation dans l'abri sylvestre puis remise en service du circuit d'eau, une branchette était coincée dans le tuyau ! Ils passent l'après-midi à nettoyer la casetta et à dégager une aire de stockage pour les tôles et autres matériaux pour le chantier du lendemain.

Alexia et Philippe les rejoignent en fin d'après-midi.

Du côté de Bastia, Franck, JCL, André, Fred et JND se retrouvent chez J-Phi en fin d'après-midi pour charger les 12 rouleaux de caoutchouc et les 14 m² de planches de coffrage en authentique pin laricio. Les 210 kg de béton et mortier ainsi que divers consommables sont déjà dans le Def depuis mercredi.

 

Samedi :

Premier rendez-vous 7h00 pétantes au rond-point d'Arena-Vescovato pour les Def, Pajeros, 206 et ... B2500. Retard du local de l'étape, on prend finalement le café à l'Otentik. Puis route non stop jusqu'au départ de la piste. Vincent, Micca et son beau-père sont déjà là, il est 9h00 ! Répartition dans les 4x4 et c'est parti. Émilie et Claude ne sont pas encore là, Micca les attendra jusqu'à 9h30. Les retardataires arriveront juste à temps pour bénéficier de la navette !

Seule péripétie à la montée, la transfusion de gasoil entre les 2 Pajeros. Le bleu étant déjà sur la réserve, prévenir vaut mieux que courir ... C'est à cette occasion que Franck s'aperçoit qu'il a oublié le bouchon du réservoir à la dernière station, un morceau de chambre à air palliera à ce manque et évitera de semer du gasoil sur le parcours. Une demi-heure de retard qui se répercutera à l'arrivée au parking sous les châtaigniers.

10h30, les navettes entre les véhicules et la casetta commencent, il s'agit maintenant d'acheminer tout le matos prévu pour la grande opération de rénovation de la toiture de la casetta.

Les 4 précurseurs ont bien bossé, la casetta est décoiffée, il ne reste plus que les 3 poutres et les pannes sablières à déposer.

Le travail se réparti au gré des compétences et des envies. Les plus jeunes auront le privilège de porter la majeure partie des gros fardeaux.

Les anciennes planches sont traitées au xylo, le haut des murs est légèrement remonté et égalisé, les 3 nouvelles pannes principales abattues 1 mois avant sont posées avant la pause repas.

Vers 13h00, des grillades variées et arrosées permettent de reprendre des forces.

Reprise des travaux, une panne ventrière est ajoutée afin de mieux réutiliser les anciennes planches. Un chevêtre est réalisé pour le conduit de cheminée en respectant les distances de sécurité règlementaires avec la charpente. JN et Éric arrivent en renfort.

C'est ainsi qu'en fin d'après-midi le toit est entièrement recouvert de ses planches, une bande de caoutchouc est même posée pour voir ...

Fred, Micca et leurs familles respectives redescendent après une journée bien remplie. Les 16 rescapés préparent leur campement, qui dans la casetta, qui suspendu dans un hamac, qui sous la tente, qui dans leur véhicule et enfin un dernier dans la casetta des jeunes chasseurs. Celle-ci a d'ailleurs subit la violence des coups de vent de février dernier (?), une partie du toit s'est également envolé.

De nouveau des grillades pour le repas du soir, le petit groupe électrogène permet un éclairage au néon. La soirée se termine avec les traditionnelles histoires de J-Phi et Nono.Haut de page

JCL

 

Dimanche :

Dés 6h00 ça commence à s'agiter du côté de la casetta, si certains sont déjà d'attaque pour continuer les travaux, d'autres se préparent à descendre dans la cavité. Récit par Vincent :

« Durant le week-end « Casetta » et l'opération « Refaire le toit », c'est à 4 que nous nous absentons discrètement du chantier le dimanche matin pour effectuer la visite de LA cavité.

On peut aussi dire que l'on voulait pas faire de bruit avec les marteaux et la tronçonneuse pour laisser les autres faire la grasse mat.

Une autre excuse aussi est de dire qu'il faut absolument constater le niveau d'eau au fond et tenter de récupérer un kit datant de la dernière visite.

Les excuses ou les arguments ne manquent pas pour rejoindre le fond.

Les 2 kits qui constituent le matériel d'équipement ont été préparés la veille juste avant de se coucher. La marche d'approche se fait pedibus jambus. Le trou est vite trouvé, il est toujours là.

Cette bulle de calcaire est à nouveau surprenante, enfin pour moi. C'est un mini karst.

Les solides baliveaux permettent de descendre plein pot avec Antoine qui ouvre la marche. JCL emboîte le pas et je suis tranquillement en regardant partout pour profiter de la visite. Franck fait serre file.

Pour nous tous, c'est quasi la première sortie spéléo depuis le déconfinement.

Antoine découvre un objet qui est la propriété de visiteurs venant d'ailleurs ????? : il s'agit d'un AS, installé en tête d'alouette sur une broche. JCL remarque la casse de la fameuse poignée au niveau de la lucarne. Un peu plus loin au niveau du musée, une bouteille d'eau (1,5 l Zilia plastique à moitié pleine) est coincée dans une fissure. On arrive à l'extraire et elle sera remontée.

Des dégradations sont constatées au musée, l'alarme ne s'est pas déclenchée : la guitare, une espèce de lampe de chevet ont subi des dégâts et des inscriptions en anglais sont repérés. JCL photographie les inscriptions pour déchiffrage en laboratoire.

On rejoint le fond avec plus aucune goutte d'eau. Des traces dans le sable sont visibles mais inexploitables pour établir l'identité du ou des visiteurs mystérieux.

Le kit est sur le manche de pelle. Il frétille à l'idée de repartir avec nous. Quelques mousquetons sont à l'intérieur. Ils n'ont pas apprécié le confinement imposé par Franck. Après avoir fait rapidement le tour du fond et la photo souvenir, on décide d'aller visiter le deuxième fond parallèle.

Je déséquipe jusqu'au musée. Pendant que JCL reprend la main, euh, plutôt le kit. Je profite du temps d'attente pour ajouter une collection à la galerie d'art : un side-car.

La deuxième branche est un paysage souterrain différent plus intime qui donne une plus-value au gouffre.

Arrivée à nouveau au 2ème fond, rebelote, visite rapide, photo et on remonte. Cette fois, c'est Antoine qui déséquipe. Les nombreux fractios facilitent et fluidifient la remontée. Le contre paroi est privilégié sauf dans le dernier puits. On se retrouve vite à l'air libre et chaud.

Ce gouffre étant LE gouffre de Corse, la présence d'un livre d'or dans un contenant étanche pourrait trouver une place de manière à ce que les visiteurs réguliers ou occasionnels puissent y retranscrire leur passage.

Très joli gouffre facile et agréable à parcourir en bonne compagnie des Topis.

Merci à tous. »

Vincent

 

Pendant ce temps, le reste de l'équipe a bien avancé dans les travaux. Au retour des spéléos il ne reste plus que 3 bandes de caoutchouc à poser, juste à temps pour installer le panneau solaire, et ça marche !

Salades et grillades pour la pause.

Anto et Vincent se reconvertissent en élagueurs, aux frais de quelques branches de châtaigniers un peu trop entreprenantes vis à vis de la casetta. Les bandes de caoutchouc sont également raccourcies à la bonne longueur, elles serviront ainsi de rives de protection.

Rapatriement de la majeure partie du matos vers les 4x4, seuls les 4 de vendredi resteront jusqu'au lendemain pour terminer quelques petits aménagements.

 

Bilan : belle opération, c'est presque la moitié des membres du club qui s'est mobilisée, complétée par 6 « extras ». Le toit est refait, certes d'une façon originale, mais il devrait tenir quelques lustres encore. On peut pas dire qu'il est joli, mais on peut pas dire non plus qu'il est plus vilain qu'un toit en tôles. Les quantités de vis, planches et xylo ont été sous-estimées, mais on a pu mener le projet au bout avec ce qu'on avait. Un doute subsiste sur la tenue des planches qui seront moins aérées qu'avec des tôles et seront donc plus vulnérables à l'humidité.

Même si le but initial de la casetta était de faciliter l'exploration du gouffre le plus profond de Corse, elle est également devenue, âge aidant peut-être, une destination. Il ne manque pas de projets pour encoreHaut de page l'améliorer, il est ainsi prévu de refaire la cheminée, agrandir la terrasse, revoir l'alimentation en eau, faire une grande table intérieure et supprimer le poteau central, etc., etc., de quoi occuper la section BTP du club pendant quelques années encore. Côté spéléo, il ne faudra pas oublier de finir le brochage de la cavité, continuer la désob du trou supérieur, prospecter encore et encore ...

JCL

 

 

Samedi 22 aout 2020

Canyon, initiation

Quercettu/Verghellu, Venaco

 

Participants

  • ITP : André B., Frédéric D., Jean-Claude L., Franck Z.

  • Initiés : Marie D., Nils, Sam

 

Cotation : V3.A3.III

Descente du Quercettu : 1h00

Descente du Verghellu : 3h00

Marche de retour : 0h08

 

Photos

 

Verghellu

Premier rendez-vous au rond-point d'Ortale puis second à Casamozza avec Fred et Marie. Première décision à prendre, 2 voitures ou 3 ?
La corde écolo résonne et seulement 2 véhicules seront utilisés.

Un arrêt à Ponte Leccia pour le café puis au parking de fin de canyon. Regroupement dans le minibus et nous voilà au pont du Quercettu.

Préparation rapide et c'est parti pour la descente du Quercettu. Cette fois-ci nous shuntons les premiers mètres du ruisseau par un court chemin en rive droite. La C22 permet aux initiés de se mettre dans le bain dans tous les sens du terme, technique de descente et trempette dans la vasque d'arrivée. Petit souci pour Nils dont la virole du mousqueton de 8 refuse obstinément de s'ouvrir. Un coup de clé lui fera retrouver raison.

Fin de la section verticale et peu aquatique, voilà maintenant la partie subhorizontale et l'eau, voilà le Verghellu !

Autre décor, autre ambiance ! Malgré l'étiage, nous évoluons au rythme des sauts (faut amortir ! ;-), toboggans et petits rappels. Au rappel du trou bouché nous imaginons encore une fois revenir avec de quoi émietter le bloc qui le bouche, la prochaine fois ...
Beau salto avant par Nils au saut du rideau.

Nous effectuons ainsi la descente sans voir personne, ça change des canyons surfréquentés de l'ile !

Fin du canyon, retrouvailles avec Dany et Patricia, anciennes topi, qui prennent la fraicheur au bord de la rivière.

L'aulne courbé est toujours là au-dessus de la dernière vasque. Le traditionnel défi de le parcourir en équilibre jusqu'au bout est lancé, un seul réussira, comme d'habitude ;-)Haut de page

Montée rapide vers la route, navette, André redescend à la rivière retrouver Dany.

Pour notre part, il fait trop chaud ici, nous optons pour remonter au pont du Quercettu retrouver une fraicheur relative pour pique-niquer.

Retour en fin d'après-midi vers la région bastiaise.

JCL

 

 

Samedi 29 aout 2020

Canyon, perfectionnement à l'équipement

La Bravona, Pianellu

 

Participants

  • ITP : André B., Michaël Dr., Jean-Claude L., Franck Z.

 

Cotation : V3.A3.I

Marche d'approche : 0h30

Descente : 3h00

Marche de retour : 1h15

 

Photos

 

La Bravona « Le retour »

Il est des petits bijoux de canyons qui ne sont pas beaucoup usés par les canyoneurs, la Bravona en fait partie. Pourtant, de belles cascades ponctuent son parcours, mais, revers de la médaille, la sortie peut être une épreuve. D'abord par son dénivelé, 180 m, mais ça encore ça passe, mais 180 m dans le maquis en absence de chemin c'est souvent épique et piquant. C'est peut-être pour cette raison que la dernière sortie ayant fait l'objet d'un compte-rendu remonte au Dimanche 31 juillet 2011 ...

Qu'à cela ne tienne, Micca et Franck souhaitaient l'ajouter à leur palmarès, pas rancuniers envers le canyon André et JCL les accompagneront, mais charge aux premiers de s'occuper des équipements.

Départ 7h30 du n°4 d'Ortale pour Franck, André et JCL. Micca est récupéré au passage chez lui vers 8h30.

La route qui mène à Pianellu n'est pas de tout repos non plus, sujets au mal de transport s'abstenir !

Départ pour la marche d'approche vers 9h30, début de l'équipement de la 1ère cascade vers 10h00. C'est la plus belle du canyon, une C25 en voile aboutissant dans un grande piscine. L'eau est limite froide, on ne traine pas dans la vasque. Plus d'amarrage pour la C13 qui suit, on la shunte. Passage sous le pont routier, la C3 est également shuntée et voilà la première C17, descendue dans l'actif. Le bloc coincé n'est plus là, plus possible de passer dessous. Les petites cascades qui suivent sont également shuntées et voilà l'autre clou du canyon, la C35. Bonne occasion de réviser la pose d'une main courante rappelable. Une plaquette manquante est ajoutée au début de la main courante. Beau rappel avec un départ en goulotte et une descente au fil de l'eau. Le plan incliné de 30 m qui suit est également équipé avec changement là aussi de la sangle.

Une sortie du canyon est possible à ce niveau avec une remontée le long du ruisseau affluent Nespoli. Sortie d'autant plus intéressante qu'elle est moins « maquisarde » que la suivante. Mais Micca et Franck ont envie de faire la totalité du canyon et d'aller jusqu'à la dernière C17. Belle cascade encore une fois, mais équipée trop loin de l'actif. Pose d'une nouvelle sangle.

Voilà maintenant le fameux et redouté « retour » de la Bravona. L'objectif est des plus simple, rejoindre la route. Mais le cheminement est loin d'être aisé, c'est le volet « Perfectionnement à la progression en milieu hostile » de la sortie. La tentative de jonction avec l'affluent Nespoli échoue, nous nous résignons à poursuivre dans le maquis. Les zones rocheuses sont privilégiées, mais entre celles-ci il faut se frayer un passage dans le maquis, en suivant parfois les traces de sangliers. La chance est quand même avec nous, le soleil est voilé. Grand soulagement lorsque la route est atteinte.

Retour vers le véhicule en passant d'abord par le territoire des cochons, puis par celui des chèvres.

Nous sommes couverts de brindilles de maquis, un bon nettoyage s'impose. Redescente dans la rivière où les canalisations de trop plein du barrage amont permettent de prendre une vigoureuse douche.Haut de page

Le pique-nique se fera au belvédère de la Chapelle Notre-Dame-des-Grâces.

Rafraichissement pris chez Micca puis retour vers Bastia.

JCL

 

 

Dimanche 30 aout 2020

Spéléo, entomo, découverte

Grotte de Butrone, Sisco

 

 

Participants

  • ITP : Wanda C., Frédéric et Marie D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F.

  • Gente canine : Nala

 

TPST : 3h00

Photos

 

Un courriel de Josiane Lips a réveillé nos ardeurs d’entomologistes en herbe. Parmi la collecte de 2019… il a été identifié une espèce de trichoptère apparemment endémique pour la Corse, provenant de la grotte A Sapara sur la commune de Castiglione. Pour Josiane c’est la saison de l’accouplement de ces insectes qui ressemblent à des mites avec de très grandes antennes. La particularité de cette famille d’hexapodes réside dans les fourreaux que construisent leurs larves, étuis à base de fibres végétales, de petits graviers et que l’on retrouve dans les écoulements d’eaux.

A Sapara étant bien sèche en ce moment, on a donc pensé à notre spot entomo Butrone ! Avec comme autre projet, ramener un palpigrade Eukoenenia et une araignée Troglohyphantes pour Jean-Michel Lemaire qui les déposeront au Muséum National d’Histoire Naturelle (les exemplaires collectés en 2019 sont partis en Italie).

Hésitation le vendredi car vent, pluie, orages étaient annoncés. Finalement après en effet de beaux orages nocturnes, le ciel se dégageait le matin mais le vent soufflait fort. On se retrouvera à cinq pour le café au bar Chez Jeannot, Marie ne connaissait pas encore Butrone, ce sera donc une découverte.

On craignait également la présence d’une battue mais finalement pas de casquettes orange à l’horizon. Une fois le Pajero et le Disco bien rangés – au cas où -, en route pour la cavité. La dernière visite datant du 12 juillet les ronces n’ont pas eu le temps de recoloniser la sente mais il a fallu jouer un peu du sécateur. Petite frayeur à une trentaine de mètres de la bergerie, Wanda s’attaque à un mur de ronces, pas possible que cela ait repoussé à ce point ; en fait erreur d’aiguillage, penser à obliquer à gauche au milieu des fougères.

Vingt minutes plus tard, nous sommes dans la bergerie, HP file vérifier la présence éventuelle de chiros, pas de trace. Le reste de l’équipe le rejoint dans la grande salle du Réseau Fossile. Wanda et HP fileront vers la Salle du Poulain et Fred, Marie et JN vers la galerie suspendue où on avait observé une Troglohyphantes lors de la dernière visite. Finalement ce seront au moins 5 toiles de Troglo qui seront repérées. On réussit quelques photos (toujours quelques difficultés de mise au point, en plus ce sont des araignées très sensibles à tout mouvement, elles détalent à une visite fulgurante si on s’approche de trop près !). Et on arrivera à en capturer deux spécimens, dont une femelle.

Pendant ce temps, Wanda a retrouvé les palpigrades, qui là aussi sont en grand nombre dans les gours de la Salle du Poulain. Quelques photos de réussies et deux spécimens de récoltés. Au passage on chassera deux diploures. Pas de Parabatyscia en vue.

Fred emmène Marie faire la boucle de l’Étroiture des Impétrants, puis tout le monde se dirige vers le Réseau Actif. Débit normal de la rivière, JN réussit à capturer un Niphargus au pied de la Salle de la Pluie. Wanda emmène Marie jusqu’aux Dents de Requin. Au-dessus du passage bas accédant à la Rivière Principale, quelques banquettes gorgées d’eau contiennent Niphargus et araignée dans une toile constellée de bulles d’air.

Passage obligé dans la Salle de la Boue, descente du toboggan et nous voilà au Trou de Serrure. Wanda propose à Marie la visite du boyau terminal, mais au milieu de la « serrure » la clé se grippe… Marie ne « sent » pas la suite et le retour… Demi-tour. A la sortie de l’étroiture Wanda repère au niveau d’une banquette latérale ce qu’elle pense être un lézard égaré ? Gros yeux couleur grise, pas de queue fine pas la tête d’un lézard ! Salamandre ? Pas la bonne couleur. On opte pour l’euprocte, déjà observé sous terre. Finalement après échange avec Jean-Michel c’est un jeune Euproctus montanus, commun sur la Corse. Il a du être apporté par la rivière, on décide de le ramener vers l’entrée où il trouvera plus facilement de quoi se nourrir, on le laissera en bas du Laminoir.

Un crochet vers la Galerie des Racines et retour. Pas de trichoptères mais ce qui semble être un fourreau larvaire vide est repéré dans la Salle de la Pluie. On rentrera par le shunt « étroit » qui relie Salle de la Pluie au Laminoir. Tout le monde sortira bien gras et humide. Les trois heures sous terre sont passées à grande vitesse.Haut de page

La descente se fera sans problèmes, on retrouvera le vent aux véhicules (calme plat à la bergerie). On finira la sortie par un spuntinu collectif à Miomo sur la terrasse de Véronique.

JND

 

 

Samedi 5 septembre 2020

Canyon, initiation

La Vacca, Quenza

 

 

Participants

  • ITP : Michaël Dr., Jean-Claude L., Franck Z.

  • Initiés : Jérôme C. et Arabelle F., David M.

 

Ruisseau de la Vacca

Cotation V3 A4 III 

Marche d'approche : 0h40

Descente : 2h20

Marche retour : 1h00

 

Photos

 

Après le canyon très ... végétal du weekend précédent, une classique des classiques, la descente de la Vacca est mise au programme. Elle fait partie des canyons incontournables de l'ile, et c'est mérité.

Rendez-vous 7h30 au N°4 d'Ortale pour Franck et JC, ainsi que pour Arabelle et Jérôme, fille et beau-fils de Wanda et HP.

Micca est récupéré à Linguizzetta vers 8h30, puis c'est au tour de David de rejoindre le groupe au début de la route de Bavella. David a fait la connaissance du club le jeudi précédent, il est rapidement mis dans le bain, dans tous les sens du terme !

La saison touristique se finit beaucoup mieux que le début, le parking de la Purcaraccia est plein, on a bien fait de prendre l'option Vacca dont le parking est presque vide.

Préparation rapide, marche d'approche rapide, rapide explication de la technique de descente sur l'arbre habituel, et départ rapide vers le premier saut de 4 mètres. Nous nous faisons dépasser par un couple dont le mâle porte un casque en forme de tête d'ours. Non non, on n'a rien fumé.

Le saut de 8 mètres est équipé en extérieur pour qui vous savez, par le trou pour David et JC, les autres se font plaisir et sautent.

Voilà le Rideau, et tout le monde saute !

Le rappel de 10 mètres est équipé en rive gauche, mais Arabelle et Jérôme préfèrent sauter, bravo !

Tout le monde saute également l'Œuf. Le passage dans la grotte est automatique et voilà déjà l'arrivée.

Le couple aperçu au départ de canyon démarre la montée juste avant nous.Haut de page

Montée rapide, changement rapide et rapide départ vers le pont de Calzatoju où nous piqueniqueront à l'endroit habituel.

Retour à la civilisation vers 17h.

JCL

 

 

Dimanche 20 septembre 2020

Travaux d'Utilité Collective

Local de Montesoro, Bastia

 

Participants

  • ITP : Jean-Claude L., Franck Z.

L'isolement consécutif au premier cas positif du club aura quelque peu refroidi les velléités de sortie, une seule en septembre. Pris d'une subite envie de corde, Franck lance une invitation à un initiateur disponible pour ... couper celle qui végète depuis quelques mois dans la grande poubelle de 100 litres où elle avait été préalablement mise à tremper. Elle aura eu le temps de bien sécher.

Quelles longueurs ?

Un rapide inventaire fait état d'un manque de 30 mètres, d'une 60 (les deux 62 mètres existantes sont en 10 mm et donc un peu lourdes ...), le reste permettra de disposer d'une corde pour l'équipement du P51 de Ghisoni.

Donc 2 x 30 + 1 x 60 = 120 mètres. Il reste théoriquement 80 mètres, qui en feront en réalité 75 en raison du rétrécissement normal de la corde après trempage, donc 2,5 % en l'occurrence. Les cordes sont marquées à chaque extrémité avec la longueur, l'année de mise en service et le numéro EPI. La corde d'assistance de 29 mètres en 8 mm récemment reçue sera elle aussi marquée avec l'ajout d'un repère rouge pour la différencier des cordes de progression. Le petit réchaud à gaz du club étant introuvable, la pose des gaines thermo-rétractables se fera ultérieurement.

Il reste encore un peu de temps avant l'apéro, pose d'une casquette sous la gaine technique de l'immeuble quiHaut de page a par trois fois occasionné un dégât des eaux, dont le dernier il y a peu avec le décès prématuré de la Livebox, et une frayeur pour l'imprimante, le NAS et l'onduleur. Il y a esthétiquement mieux (les coins seront chanfreinés plus tard), mais au-moins la prévisible future entrée d'eau sera déviée vers le sol.

Une petite bière de récompense et fin de cette demi-journée de TUC.

JCL

 

 

Samedi 26 septembre 2020

Spéléo, entrainement

Falaise A Tozza, Patrimonio

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Wanda C., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Marie Pierre R., Jean-Luc S., Franck Z.

Photos

 

Entre une alerte orange vent violent le vendredi et une prévision d’orage pour dimanche, un petit groupe de courageux s’enfonce dans la brèche pour une sortie spéléo ! ou plutôt, non pas dans la brèche, mais plutôt en falaise (à Patrimonio) pour une révision complète de toutes les situations qu’on pourra rencontrer sous terre !

Autour du président Francky, dit « le positif », les piliers du club sont présents avec Wanda, HP, MP, Anto, JCL ainsi qu’un petit nouveau Jean-Luc. Pas si jeune que ça, il va sur ses 45 ans mais pas si nouveau non plus car il avait déjà était membre du club il y a une dizaine d’année, et, très loin d’avoir une solide expérience, il est tout de même déjà descendu dans notre puits le plus profond de Corse à Ghisoni.

Ce samedi, chacun a installé sa voie en essayant de simuler toutes les contraintes souterraines d’une descente spéléo. Le passage de la vire semble le plus compliqué mais il se fait facilement grâce aux conseils avisés de Jean-Claude et d’Antoine. Après une superbe matinée ensoleillée, nous nous sommes payés le luxe d’un petit feu de bois pour faire griller un peu de viande (sans déclencher le passage de canadair !). Après un repas très sympathique (avec du vin de qualité) et une dernière descente à la falaise, il est l’heure de plier le matériel (des nuages commencent à arriver et surtout une partie du groupe est attendue pour une projection privée des « oubliés de Laninca » à la nouvelle maison de la science de Bastia).

Tout le matériel est là, enfin presque ! Il ne manque « que » 11 mousquetons et 10 plaquettes !!! Au départ du club, nous en avions 75 et après avoir décortiqué sacs et baudriers, nous en avons au final plus que 64. D’un commun accord, nous décidons que nous étions finalement partis avec 65 mousquetons (et non 75 !) mais il nous reste quand même une plaquette « orpheline » (coudée ou vrillée, je n’ai pas vérifié !).Haut de page

Retour au club vers 17h pour ranger tout le matériel qui est complet sauf un mousqueton mystère qui s’est volatilisé !!!

En conclusion une superbe sortie pour se remémorer les bases (pour le « nouveau », c’était pas du luxe avant un prochain retour sous terre !).

JLS

 

Cette journée falaise a été l’occasion de faire un premier essai du nouveau descendeur Stop de Petzl récemment acquis par le club. Pour ceux qui ne connaissent que le simple, ce descendeur dispose en plus d’une sécurité, la descente s’arrête ou est fortement ralentie en cas de lâcher de corde. Cette nouvelle version est radicalement différente de l’ancienne, qui n’avait bénéficié que de modifications mineures depuis une trentaine d’années.

L’un des principaux défauts de l’ancien était un fonctionnement en tout ou rien. Soit la poignée de sécurité était appuyée à fond, soit elle devait être complètement lâchée. Pas de gestion de la vitesse de descente avec, au risque de lustrer les cordes. Avec la nouvelle, la vitesse de descente peut éventuellement s’ajuster, utile par exemple à l’approche de la lucarne de Ghisoni.

L’effort à appliquer sur la poignée est moins important qu’avec l’ancien, intéressant dans les grands puits, sachant qu’avec l’ancien il fallait de la poigne, alors qu’avec le nouveau les efforts sont partagés avec les muscles du bras.

Une bonne surprise, la remontée sur corde est facilitée, la corde coulisse mieux et se bloque plus nettement, même sur de la corde neuve en 9 mm. Ceux qui équipent apprécieront.

Par contre, pas de cure d'amaigrissement pour le nouveau Stop, il affiche toujours une centaine de grammes de plus que le simple.

JCL

______________________________

 

Projection « Les oubliés de Laninca » - Maison des Sciences « A Casa di e Scenze », Bastia

 

Participants

  • ITP : Jean-Claude L., Pierre-Jean M., Alain T., Franck Z.

  • Archéologue et ex-topi : Pascal T.

 

Nouvelle projection du documentaire sur les monoxyles « Les oubliés de Laninca ». Cette fois-ci c'est la Maison des Sciences, « A Casa di e Scenze », qui a servi de cadre à cette projection. Maison inaugurée en février 2020, son fonctionnement a été perturbé par la pandémie en cours, et les mesures sanitaires imposent encore une limitation du nombre des invitations envoyées par l'organisation. C'est ainsi qu'une trentaine de personnes se répartissent sur des gradins qui pourraient en accueillir le double. Notre aventure a l'honneur de figurer au programme des nocturnes, « Scenze di notte », soirées consacrées aux conférences, débats et projections.Haut de page

S'en suivent les traditionnels échanges avec un public très intéressé par cette aventure spéléo-archéologique. Impressionné par la découverte, par les techniques spéléo employées et par la qualité du documentaire.

Une aventure qui aura marqué l'histoire de l'association.

JCL

 

I Topi Pinnuti - Bât. A8 - Les Logis de Montesoro - 20600 BASTIA

Association affiliée à la Fédération Française de Spéléologie sous le N° V20-005-000

Téléphone : 04 95 32 68 16 (répondeur) - www.itopipinnuti.fr - contact@itopipinnuti.fr