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Une des ambitions de notre association est le partage de nos passions avec le plus grand nombre. Nos activités nous amènent souvent en des lieux difficiles d’accès pour le commun des mortels. Les récits ci-dessous permettent modestement ce partage, avec l’espoir de faire vivre, par quelques lignes et quelques photos, les sensations parfois intenses que procurent nos activités.

Ces comptes rendus ne représentent pas l’exhaustivité de nos aventures (certains étant un peu réticents à s'épancher sur un clavier ;-), ils permettent néanmoins de donner un aperçu de nos pérégrinations souterraines et canyonistiques, et pourquoi pas de faire rêver.

Bonnes lectures, et si l’envie prend le dessus sur la simple curiosité, rendez-vous au local un jeudi soir …

Les comptes rendus sont agrémentés de quelques photos, si vous souhaitez que certaines ne soient pas diffusées, n'hésitez pas à nous écrire sur topipinnuti@orange.fr

 

Sommaire

 

 

Dimanche 6 janvier 2019

Spéléo, visite - Cast 3 « La Traversée », Oletta

 

Vendredi 11 janvier 2019

Spéléo, visite - Monoxyles, Lano

 

Samedi 12 janvier 2019

Soirée projection « Les oubliés de Laninca » - Centre culturel Alb'oru, Bastia

 

Vendredi 18 janvier 2019
Spéléo, désob’ - Aven de l’Avaloir, Barbaggio

 

Samedi 19 janvier 2019
Spéléo, entrainement - Falaise A Tozza, Patrimonio

 

Dimanche 27 janvier 2019

Spéléo, visite, désob - Cast 2 et 17, Oletta

 

Samedi 2 février 2019

TUC, Travaux d'Utilité Collective - Local, Bastia

 

Dimanche 3 février 2019

Spéléo, initiation, visite - Cast.1, Oletta

 

Samedi 9 février 2019

Spéléo, exploration et découverte du milieu souterrain - Monoxyles et Carpinetto, Lano

 

Dimanche 17 février 2019
Spéléo, entrainement - Falaise A Tozza, Patrimonio

 

Samedi 23 février 2019

Spéléo interclubs, contrôle chiros - Mines d'Argentella, Galéria

 

Dimanche 24 février 2019

Spéléo, entomologie - Grotte E Sulane, Furiani

 

Samedi 2 mars 2019

Spéléo, initiation - I Luminelli, Morosaglia

 

Samedi 9 mars 2019

Spéléo, visite, prospection entomologique - Grotte de Cortè, Pietracorbara

 

Dimanche 10 mars 2019

Spéléo interclubs, initiation à l'entomologie, exploration - Grottes de Tra li Monti et de l'Anto Noir, Lento

 

Mardi 12 mars 2019

Spéléo-VTT, entomologie - Grotta di a Capella, Santa Maria di Lota

 

Dimanche 17 mars 2019

Spéléo interclubs, perfectionnement, entomologie - Grouffre U Tribbiolu, San Nicolao

 

Dimanche 24 mars 2019

Spéléo, prospection, entomologie, chiro

Castellu di Serravalle, Prato di Giovellina - Grotta A Sapara, Castiglione

 

Samedi 30 mars et dimanche 14 avril 2019

Spéléo touristique en Arménie et Géorgie 

 

Samedi 6 avril 2019

Spéléo, minéralogie, entomologie - Mine de Monticello. Mines de Pietralba

 

Lundi 8 avril 2019

Spéléo, entomologie - Grotte de Santa Catalina, Sisco

 

Samedi 13 avril 2019

Spéléo, entomologie, prospection - Grotte de Butrone, secteur San Michele, Sisco

 

Samedi 20 avril 2019

Spéléo, entrainement - Falaise A Tozza, Patrimonio

 

Lundi 22 avril 2019

Spéléo, minéralogie - Mines de Ponte Leccia

 

Samedi 27 avril 2019

Spéléo, visite, entomo - Cast.1, Oletta

 

Dimanche 28 avril 2019

Projection « Les oubliés de Laninca » - Colloque « Sépultures et rites funéraire », Calvi 

 

Samedi 4 mai 2019

Spéléo, entrainement - Falaise A Tozza, Patrimonio

 

Mercredi 8 mai 2019

Spéléo, entomologie, chiro - Grotta A Sapara, Castiglione

 

Samedi 11 mai 2019

Journée archéologie - Musée départemental de préhistoire corse et d'archéologie, site archéologique de Cauria, Sartène

 

Mardi 14 mai 2019

Spéléo, soirée entomologie - Local de Montesoro, Bastia

 

Vendredi 17 mai 2019

Spéléo, soirée entomologie - Local de Montesoro, Bastia

 

Samedi 18 mai 2019

TUC, Travaux d'Utilité Collective - Local, Bastia

 

Samedi 18 mai 2019

Spéléo, entomologie - Grotta Santa Catalina, Sisco

 

Dimanche 19 mai 2019

Spéléo, entomologie - Grotte de Pietralbello, Moltifao

 

Samedi 25 mai 2019

Spéléo, prospection-VTT - Crêtes de Téghime sud, Furiani

 

Samedi 15 juin 2019

Spéléo, entomologie - Cast.1, Oletta

 

Samedi 15 juin 2019

Journées Nationales de l'Archéologie - Fort de Matra, Aléria

 

 

 

Dimanche 6 janvier 2019

Spéléo, visite

Cast 3 « La Traversée », Oletta

 

 

Participants

  • ITP : Michèle C., Wanda C., Jean-Claude D., Frédéric D., Amal D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Véronique M., Jean-Louis V., Franck Z.

  • La toutounette : Nala

 

TPST : 3h45

Photos

 

Première sortie de l’année. Finies les Bone Feste, le Capu d’Annu est passé. Pace e Salute. L’œil est encore un peu injecté, le foie gorgé de chocolat et de foie gras, la vésicule spasmique, le teint olivâtre. Il est temps de libérer toutes ces toxines par une bonne sortie spéléo.

Cast 3 est choisie pour 4 raisons :

1/ C’est à 60 m des 4x4.

2/ Pas d’étroiture : le périmètre abdominal de Fred aurait augmenté en proportions déraisonnables à cause d’un chapon bien gras pendant les Fêtes

3/ C’est la bonne période pour visiter la grotte sans déranger de chauves-souris.

4/ Une APB menace. Risque de fermeture des accès

Entassés à 6 dans le Disco de Jean-Noël et à 4 dans le Pajero, on passe le gué de l’Aliso sans problème, il n’a pas plu depuis 15 jours.

11h : Franck débute l’équipement, sous les conseils de Jean-Noël, du beau P16 d’entrée ; Broché il n’y a plus de corde en place ; petits problèmes pour déterminer la longueur des oreilles du fusion, ça fait quelques temps qu’on n’est plus sorti en spéléo. Le coup de main se perd. Ça pousse derrière.

HP part devant pour voir si les équipements en place sont intacts, on ne sait plus quand ont été changées les cordes ; pas de problème apparemment, quelques plaquettes rouillées mais ça tiendra.

Un petit rhino dort paisiblement entre les oreilles de l’amarrage d’accès à la salle des fouilles.

Montée au balcon par l’échelle puis traversée de la main courante qui est très glissante, une vraie patinoire, certains passent en rampant, d’autres à genoux sous l’œil attentif de Wanda. On accède à la salle du Haut si proche de la salle de la Chèvre de Cast 1 : un petit rhino dort au sommet.

On redescend dans la salle concrétionnée ou l’on se regroupe pour la traditionnelle photo. Autre petit rhino aperçu.

Retour : Jean-Louis dans la vire décide de se libérer des contraintes anatomiques humaines et veut passer un bombement de la paroi postérieure en fléchissant exagérément son rachis dorsal en arrière. Eh non Jean-Louis ! Mister Fantastic c’est dans Marvel pas dans la vrai vie. Il finit enfin par écouter les conseils prodigués et passe. Véro a quelques problèmes d’équilibre glycémique. Et puis c’est un retour à la compétition, pour elle. Les derniers ressauts lui sont un peu durs. On accède tout de même à la Mezzanine et on sort sous un beau soleil après un coup d’œil à la salle jumelle et sa lucarne.

14h 45 déjà. Il est temps de préparer le feu.

Pâtés, charcuterie, saucissons, œufs durs, veau, grillades, saucisses, migliacci, figatellu, cheese cake, génoise fourrée, galettes des rois, clémentines, Madiran, Côtes du Rhône….

Amal et Jean-Claude D. sont sacrés Reine et Roi de Castiglione. L’ambiance est des plus conviviale. Nos Altesses sont fêtées dignement. Le couple princier est vraiment magnifique.

A noter : température Salle concrétionnée : 13°, Mezzanine : 16°

 

Le lendemain Véronique, enchantée par sa sortie, What’sapera sa « Comptine du spéléo » :

« Aie croucroucrou Aie croucroucrou Aie courbatures, un spéléo s’en allant à la grotte, disait bonjour à tous les ptistopis, trainant ses pieds, ses pieds dans le maquis, le long de la faille il rechercha le crou. Aie croucroucrou Aie croucroucrou Aie courbatures…Le crou trouvé il s’y introduisit, ébahi devant les formations, Aie crou croucrou Aie croucroucrou Aie courbatures…Aux oubliettes elles finirent par partir grâce à un bon ptit coup de rouge AieHaut de page croucroucrou Aie crouroucrou Aie courbatures, elles sont parties n’en parlons plus »

En tout bien tout honneur bien sûr. Hum, Hum, faites sortir les enfants. Et puis cela ne nous … regarde pas.

Sur l'air de la comptine « Ah les crocodiles » : https://www.youtube.com/watch?v=1T9b0cax6s4

PHP, Véro, JN

 

 

Vendredi 11 janvier 2019

Spéléo interclubs, visite

Monoxyles, Lano

 

 

Participants

  • ITP : Jean-Claude D., Jean-Claude L.

  • GCC : Jean-Yves C.

  • Initiés : Olivier B., Léo D.

 

TPST : 0h15

Photos

 

En préparatif de la grande soirée de projection du documentaire « Les oubliés de Laninca », une visite de la cavité aux monoxyles a été proposée au « Monsieur Loyal » de la soirée, Olivier B., afin de s'imprégner de ce lieu devenu quelque peu mystique. Sa compagne Léo l'accompagnera.

Avant l'arrivée au point de rendez-vous, un -2° en passant à Ponto Novo donne le ton, il va faire frisquet !

Un petit café plus tard, le quintet quitte le Carré d'As à bord du beau Defender 9 places d'Olivier. Des travaux sur la D39 impose un détour de 14 km par Gavignano et Salicetto, ça monte et ça tourne !

Le bout de la piste est enfin atteint, il est presque midi mais il est quand même décidé de monter à la cavité avant les agapes.

La montée réchauffe rapidement tout le monde, des coulées glacées témoignent qu'il a fait très froid ici aussi.

Pendant que JCD et JY équipent les initiés, JCL se charge de la pose de la main courante. Une 35 m est tout juste suffisante pour arriver jusqu'à la plateforme.

Une certaine émotion se lit sur les visages des initiés en arrivant en ce lieu devenu historique. Les circonstances de la découverte sont évoquées ainsi que quelques infos sur les dispositifs techniques mis en place lors des campagnes de fouilles.

Un C25 est installée pour une descente directe, elle arrive tout juste au sol. Olivier préfère la via ferrata, JCL déséquipe.

Retour sur la piste, le torse de MP repéré à l'aller en contrebas du chemin est récupéré. Un bon spuntinu permet de se requinquer, le capot du Def servant de table.

Un dernier arrêt au Carré d'As et retour nocturne à Bastia.

Les impressions d'Olivier : « Afin de préparer la grande soirée archéologique de demain soir à Bastia, journée sur les hauteurs de Lano, à la découverte de cette exceptionnelle cavité sépulcrale mise à jour en 2015. Après quelques heures de routes, 20 minutes de pistes en 4x4, une ascension raide sous les chênes glacés avec notre matériel, moment de frisson pour atteindre la cavité située au milieu d'une falaise calcaire de 45 mètres à pic ! La passerelle provisoire qui servit aux transferts des ossements et monoxyles, ainsi que la fameuse grotte, se trouvent au 2/3 de la paroi. L'exploration qui suivit fut emprunte d'une certaine émotion face à la charge symbolique des lieux et l'importance historique du site, d'autant plus qu'elle fut accompagnée entre autres, de Jean-Claude La Milza et Jean-Yves Courtois, les deux inventeurs (découvreurs) de la cavité. Une remontée deHaut de page 3000 ans dans le passé de nos lointains ancêtres... Je réalisais mieux tout le travail accompli par l'équipe de spéléologues de I Topi Pinnuti, archéologues et scientifiques dans ces conditions extrêmes de fouilles et d'extraction.
La suite c'est demain à 20h00 au centre Culturel L'Alb'oru de Bastia...
»

JCL

 

 

Samedi 12 janvier 2019

Soirée projection « Les oubliés de Laninca »

Centre culturel Alb'oru, Bastia

 

 

Participants

  • ITP + GCC + Ex-ITP + Ex GCC : 53

  • Invités présents : > 200

Photos

 

Une des plus grande sortie organisée par le club : plus de 50 topi, GCC, ex topi et ex GCC ont répondu présents à l'invitation lancée dans les médias pour la projection du documentaire « Les oubliés de Laninca ». Celui-ci a été réalisé par Pierre-Jean et retrace l'incroyable aventure vécue par les topi depuis la découverte de vestiges archéologiques perchés sur les hauteur d'un à-pic à Lano. Cette aventure est également relatée sur une page dédiée du site.

Les 312 places du centre culturel Alb'oru n'étaient pas suffisantes pour accueillir toutes les personnes qui avaient réservé leur place pour assister à la projection de ce documentaire de 52 mn.
Celui-ci a semble-t-il été bien apprécié par tous. Un grand bravo à Alain T. pour l'organisation de cette soirée !

Un échange avec l'assistance s'est ensuite déroulé sous la conduite d'Olivier B. et a permis de répondre encore à quelques interrogations du public.

Un pot de l'amitié a terminé de manière chaleureuse et conviviale cette soirée.Haut de page Un Fémur d'Or a même été remis pour l'occasion à Pierre-Jean !

Afin de satisfaire toutes les personnes qui n'ont pu assister à la projection faute de place, il est envisagé d'autres séances en des lieux propices à ce type de documentaire, Parc Galea, Citadella da fà, Journées Nationales de l'Archéologie, village de Lano, etc.

JCL

 


Vendredi 18 janvier 2019
Spéléo, désob’
Aven de l’Avaloir, Barbaggio

 

Participants

  • ITP : Jean-Claude D., Jean-Noël D., Petru S., Jean-Louis V.

TPST : 2h00

Photos

 

Avaloir, Acte 6
Un an bientôt que le chantier de désobstruction de l’Avaloir a été lancé ; après une pause hivernale de deux mois, les papis péteurs décident de reprendre du service. La provision de crayons a été réapprovisionnée il y a quinze jours, on a un beau stock de munitions devant nous. Regroupement au local pour 13 h avec JCD, notre nouveau membre Jean-Louis se joint à nous pour découvrir toutes les facettes de la spéléo.

Préparation du matos, on perd un peu de temps suite à une imprimante capricieuse et à 13 h 45 nous voilà sur site. On ne s’éternise pas dehors car le vent est bien frisquet, une constante à Teghime en hiver. JN équipe puis JCD passe en relais pour faire suivre les sacs après avoir enlevé la dèv, puis remonte pour guider JL dans une descente sympathique pour un débutant. Nous voilà tous les trois au fond.

Direction le front de taille, pas de changement depuis la dernière fois. Un léger courant d’air frais sort du boyau, il y a du vent dehors qui doit passer par quelques fractures et la différence thermique doit aussi créer le flux d’air. On reprend l’abattage par le bord droit au niveau de la banquette, la roche est bien compacte. Tellement compacte que la mèche perdra son extrémité en carbure au deuxième forage. Il est vrai qu’il est recommandé d’attaquer avec le petit foret avant de passer au grand…

Petru arrive juste avant le premier tir, JL sera intronisé boutefeu ; belle réussite, de beaux morceaux, on avait utilisé un crayon long. Contrôle des ppm de CO qui monte à presque 50 pour redescendre autour de 20 en 5 mn. Deuxième tir moins efficace, le crayon est plus petit, beaucoup de petits cailloux. On a craint de s’arrêter car la batterie étant faiblement chargée, les tirs ont été longs à se déclencher. On n’est pas trop de quatre pour faire la chaîne pour évacuer les blocs vu l’exigüité du boyau. JL restera au niveau de l’Alcôve des Mouches, peu tenté par ce boyau étroit.

Encore trois tirs qui enlèvent de beaux morceaux. Un coup d’œil au front, la lèvre du puits est à environ 70 cm et l’extrémité de la banquette à environ 1 m. Encore deux à trois séances pour une sortie confortable. Mais ne rêvonsHaut de page pas, ce n’est pas un boulevard, ça frotte encore mais les « beaux » gabarits du club vont pouvoir passer.
Il est 16 h 30, il faut songer à remonter car Petru, notre vérificateur aux comptes de la LISC est attendu au club pour 18 h. La palanquée remonte, Petru suivi de JL puis JCD qui remontera les sacs et JN qui déséquipera. Dehors 3° C ! on range vite le matos et à 17 h 45 nous voilà au chaud au local.
JN


 

Samedi 19 janvier 2019

Spéléo, entrainement

Falaise A Tozza, Patrimonio

 

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Michèle C., Wanda C., Dominique D., Alexandra et Frédéric D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Manon L., Noël R., Rémi R., Julien S., Alexia S. B., Franck Z.

  • La toutounette : Nala

Photos

 

Retour en falaise pour les topi, certains n'y étaient pas revenus depuis mai 2018 !

Rendez-vous 8h30 au local, mais il faudra plus d'une heure entre le café et la préparation du matos avant que la troupe s'ébranle.

Le temps est mitigé, voire incertain, une petite bise bien fraiche accueille les topi sur le petit promontoire calcaire. Répartition des rôles avec une séquence rétro pour Dumè qui va arranger le chemin d'accès avec ses outils préférés, « Feuilles, râteau, c'est le chant des municipaux - Feuilles, râteau, c'est bientôt l'heure de l'apéro ! ». Ben justement, c'est pas encore l'heure de l'apéro et y'a encore du boulot. Anto s'occupe d'un atelier nœuds en utilisant les amarrages de la tour en ruine. Alexia et Franck équipent la voie des Oliviers, HP la voie Pieds à terre et JC une des voies du Dièdre. Une C35 est d'ailleurs trop courte pour cette dernière, une C25 la complètera, ce qui fera un bel atelier passage de nœud plein vide à bonne hauteur.

Bon ben maintenant c'est l'heure de l'apéro. Dumè a fait démarrer les braises après avoir lustré le chemin, la table est mise, la première bouteille est débouchée et sonne le rappel. Rassemblement autour de la table, à l'abri de la tour. Quelques gouttes tombent timidement, il est question de plier bagage, mais les topi sont courageux, pas question d'interrompre les agapes !
Quelques rasades plus tard les voilà de nouveau pendus sur les cordes. HP termine l'équipement de la voieHaut de page d'initiation. La révision du passage de nœud n'est pas inutile pour certains, il est vrai que la manip ne se rencontre pas souvent sous terre, mais elle est à maitriser. Alexia et Manon s'accouple sous le nœud pour un dégagement d'équipier en technique balancier sur grande longe, ça va le faire.

Il est bientôt 17h lorsque le déséquipement général est lancé, retour au local à la nuit tombante.

JCL

 

 

Dimanche 27 janvier 2019

Spéléo, visite, désob

Cast 2 et 17, Oletta

 

 

Participants

  • ITP : Michèle C., Wanda C., Dominique D., Frédéric D., Marie D., Henri-Pierre F., Émilie L., Noël R., Alexia S. B., Franck Z.

  • La toutounette : Nala

 

Photos

TPST :

 

Comme d’habitude le RDV est donné au local. Nous nous retrouvons autour d’un café, les kits ont été préparés jeudi dernier par Alexia, Franck et Noël. Nous complèterons avec Dumè le matériel nécessaire à la désobstruction de Cast 17.

Arrivés sur place 2 équipes se forment. Henri-Pierre, Dumè et Frédéric vont s’occuper de Cast 17. Le groupe électrogène est mis en route et c’est parti pour les travaux de désobstruction. Quelques seaux de terre et de pierres seront évacués durant la journée.

Les autres iront visiter Cast 2. Franck se lance dans l’équipement du puits d’entrée sous la conduite de Noël. La corde est en place, uns à uns, les autres vont se lancer sur la corde. Nous poursuivons la visite dans la galerie du guano, nous nous arrêtons un moment pour entreprendre la désobstruction d’un passage. (En fait, il s’agit d’une fracture perpendiculaire située quelques mètres en aval de la faille du chien). Quelques rochers et cailloux sont rapidement enlevés il faut aussi évacuer des pelletées de guano rendu très poussiéreux avec le temps. Le temps passe. Il faut repartir sinon nous risquons de passer le reste de la journée là, …. À excaver….

Nous poursuivrons jusqu’au fond, l’E9, pour nous arrêter au pied de la corde qui mène au plafond ou dorment les chauves-souris.

Sur le retour, quelques photos seront réalisées près du massif de spéléothèmes. Plus tard nous nous engageons dans l’autre réseau après avoir donné de précieuses consignes et encouragé les plus timorés à s’engager dans l’étroiture.

Alexia se lance dans l’équipement de cette partie sous la surveillance de Noël. La main courante est installée, nous allons jeter un coup d’œil aux perles de caverne enserrées dans leur petit gour, certains irons plus loin jusque à la zone de la coulée blanche cristalline. Henri-Pierre et Frédéric ont abandonné Dumè en surface et nous rejoignent à ce moment-là. Nous poursuivons, Marie, Wanda et Alexia vont se faufiler sous « la crèche » au fond de la galerie pour aller voir les os du cerf et l’amoncèlement des ossements de prolagus. Nous entamerons l’escalade à travers les concrétions et les blocs pour arriver au plafond de cette galerie. Nous perdrons quelques-uns d’entre nous en cours de route. De retour Alexia va se charger de déséquiper la main courante tandis que les uns et les autres vont se frotter avec plus ou moins de craintes à l’étroiture verticale. Franck va se charger du déséquipement du puits d’entrée. Tous se retrouvent dehors vers 16 h 30.

Dumè nous attend, impatient, à l’heure du casse-croute. Le vent s’est levé, prudemment nous décidons de ne pas allumer de feu. Les figatelli attendront ! Nous partageons le pâté de tête, le foie gras, les bonnes bouteilles de vin, les fromages et les succulentes dattes apportées par Frédéric.

Le soleil se couche et la fraicheur se fait sentir, nous rentrons à Bastia.Haut de page

Faune rencontrée : une quinzaine de chauves-souris en tout. Petits rhinolophes, 2 grands rhinolophes, 4 euryales ? Des dolichopodes, divers insectes.

Suggestions : rééquiper l’E9 qui donne accès aux chauves-souris, entreprendre la désobstruction de la fracture trouvée en aval de la faille du chien, enfin, équiper l’escalade qui permet de monter dans la salle (en dessous de Cast 17).

Nono

 

 

Samedi 2 février 2019

TUC, Travaux d'Utilité Collective

Local, Bastia

 

 

Participants

  • ITP : Dominique D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Manon L., Francis M., Noël R., Julien S., Alexia S. B., Franck Z.

  • « Initiés » : Mathilde B., Antoine S.

 

Première journée « Travaux local » de l'année.

Principale activité concoctée par le comité d'organisation :

  • Pose d'un lambris le long du mur sous l'écran

Activités connexes :

  • Pose de 2 radiateurs rayonnants, un dans la grande salle, un autre flambant neuf au bureau

  • Changement d'un néon au local matériel

  • Pose d'une prise électrique dans le lambrisHaut de page

  • Transfert des documents de l'ancien PC vers le nouveau (3 ans qu'il attend quand même le pôvre !). Longues, très longues mises à jour de celui-ci et du NAS ...

Fin de cette nouvelle journée d'aménagement du local, une histoire sans fin et ... sans faim ;-)

JCL

 

 

Dimanche 3 février 2019

Spéléo, initiation, visite

Cast.1, Oletta

 

 

Participants

  • ITP : Wanda C., Jean-Claude D., Frédéric D., Marie D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Manon L., Marie-Pierre R., Julien S., Jean-Louis V.

  • Initiés : Maxime A., Mathilde B., Antoine S.

  • La toutounette : Nala

 

TPST : 4h00

Photos

 

Un vent de jeunesse sur la spéléo corse

Jeudi soir se décide une sortie découverte/initiation pour Maxime ; on hésite entre Cast.1 et 3, ce sera le Trou du Pylône, la Traversée et la Salle de la Chèvre pour ceux qui ne l’ont pas visitée lors des JNSC. Sur ce, Manon et son équipe de jeunes se greffent sur le projet et d’un seul coup la moyenne d’âge de nos sorties (on est habituellement plutôt proches des dinosaures avec souvent 60 ans de moyenne…) chute à 40 ans ! En fait deux groupes, toujours sept dinosaures (moy. 62 ans) et six juvéniles (moy. 21 ans). Souhaitons que la relève soit là.

Un petit rappel, si la moyenne d’âge de la FFS est actuellement de 43 ans, elle était de 25 ans en 1965 !
Rdv au local à 8 h 30, préparation rapide du matos, on décolle vers 9 h 10. Rendez-vous suivant au parking à l’entrée du champ. Le ciel est un peu nuageux, quelques gouttes de pluie mais cela semble se dégager. L’Aliso coule bien, une trentaine de centimètres d’eau, et un seul 4x4, le Disco, il faut faire deux traversées et une partie de l’équipe montera à pieds.

Tiens une planche (un des bancs) est posée sur l’entrée des chauves-souris, ce sont vraisemblablement les chasseurs qui l’ont installée pour éviter que les chiens tombent… Il faudrait qu’on leur en explique l’utilité. Le ciel se dégage et des morceaux de ciel bleu apparaissent. On fera deux groupes, Traversée et Chèvre et inversement.
JN équipe le Grand Réseau jusqu’en bas du dernier P9, JCD la Chèvre et HP part équiper l’entrée secondaire. Pendant ce temps Manon et Julien initient (ou rappellent) les bases techniques de la progression sur corde. Le premier groupe à partir sera celui du Grand Réseau – Mathilde, Antoine, Julien, Manon, Jean-Louis et MP -, ils rejoindront JN en bas du P9, où il a rencontré HP, remonté ensuite par l’entrée 2. La progression se fait sans difficultés, les jeunes sont à l’aise.

Le groupe de la Salle de la Chèvre – JCD, Wanda, HP qui les a rejoint, Fred, Marie et Maxime – iront jusqu’au bout de la Vire. Une partie fera demi-tour à ce niveau car la barre, qui sert d’appui au niveau de la descente et du fractio plein pot, est descellée, cela risque d’être compliqué pour les petits gabarits et un peu technique.
Le groupe 1 sortira par l’entrée 2 (on garde le fond de la cavité pour une prochaine visite - il doit être bien gras). Manon et Julien feront mumuse en bas du P17 pour s’entraîner au dégagement d’équipier. Jean-Louis et MP préfèrent rester à deviser sous l’olivier. Le temps s’est noirci, quelques gouttes.

JN repart avec Mathilde et Antoine par l’entrée 1 pour aller voir la Chèvre. On retrouve JCD qui vient de déséquiper le P13, on empruntera le Grand Réseau puis la Jonction. Montée à la Vire, photos et demi-tour car la barre n’inspire pas confiance. Pendant ce temps le groupe 2 emmené par Wanda et HP sortira par le P17 de l’entrée 2.

On retrouvera Manon et Julien dans la Salle de la Chèvre, ils ont déséquipé le Grand Réseau - ils sont bien ces « petits »… Sortie vers 15 h, Julien finira le déséquipement. Dehors c’est la grosse pluie, ils ont tenté mais sans succès d’allumer le feu et ont dû installer un taud de fortune entre le Disco et l’olivier en utilisant la bâche du matériel. On se réchauffe, on grignote et une petite bouteille pour récupérer. Pas question de barbecue, on décide de filer au local. Tiens un 4x4 arrive, apparemment un chasseur, vu la casquette orange ; nous voyant installés sur le parking il fait demi-tour sans un mot… Puis redescend quelques minutes plus tard toujours sans un salute… Il doit chercher son chien.

On reprend la piste (un groupe descendra à pieds car le Disco est bourré à bloc. À l’intersection de Cast.2 on croise un autre chasseur et son 4x4, il nous confirme leur recherche de chiens. L’échange est plus sympa (il est connu de JN) mais on oublie de parler de la grille des chauves-souris. Il nous prévient que l’Aliso a monté et que cela risque d’être chaud. En fait une cinquantaine de centimètres (Julien aura même traversé à pieds avec Manon sur le dos…), cela passe sans problèmes, avec deux allers et retours. Le ciel vers Bastia se dégage, la pluie s’arrête mais leHaut de page massif du Tenda est bien chargé, l’Aliso va monter.

La sortie se termine par un sympathique spuntinu au local, et une démonstration de corde par Mathilde et Julien. Retour pénates 18 h.

JN

 

 

Samedi 9 février 2019

Spéléo, exploration et découverte du milieu souterrain

Monoxyles et Carpinetto, Lano

 

 

Participants

  • ITP : Carlos B., Michèle C., Aurélien D., Frédéric et Marie D., Jean-Claude L., Noël R., Alexia S. B., Jean-Louis V.

  • Initiés : Corine B., Lionel D., Olivier, Mathis et Thomas G., Valérie L.

 

TPST : 3h30

Photos

Exposé des jumeaux

 

Découverte de la grotte de Carpinetto, vaste programme puisque c'est la plus grande cavité de Corse avec un développement de bientôt 900 mètres ! Découverte de la spéléo pour Mathis et Thomas, les jumeaux de Valérie et Olivier, et Lionel dont c'est la première virée souterraine avec le club. Redécouverte pour Coco, eh oui, déjà 10 ans qu'elle n'a pas remis les pieds sous terre, c'était à Altiani le 7 février 2009, cavité marquante ! Un retour également pour Valérie et Olivier, « entrainés » par leurs rejetons de 8 ans.

Après un rendez-vous très matinal à 8h au local, les topi se retrouvent vers 9h autour d'une table de cafés à Ponte Leccia. Un coup de fil au maire de Lano nous confirme que la route habituelle est toujours barrée suite aux travaux, il faudra donc passer par Aiti. Un détour imposé de 6 km qui permet pour certains de découvrir la magnifique forêt domaniale de Pinetu et la belle église paroissiale Santo Stefano.

Malgré la présence du soleil il fait frais en cette journée hivernale. Certains sommets dominant la piste sont encore enneigés, on ne s'attarde pas torse nu !

Deux équipes sont constituées : les uns et les autres. Les uns se dirigent vers Carpinetto, les autres (Aurélien et JCL), vers les Monoxyles. En effet, JC voudrait jeter un œil, via la Topicam, dans la petite lucarne de gauche en bout de galerie. Les autres arrivent donc rapidement devant la via ferrata. Pas de corde installée depuis le départ, la main courante rigide servira pour l'assurance. Une corde sera quand même posée pour la sécurité entre les derniers barreaux et la cavité.

La Topicam est déballée, les branchements effectués, mise en marche, rien sur l'écran ! Elle a pourtant été essayée la veille ! Contrôle rapide des connexions, un fil s'est coupé ! Après bidouillage, les images apparaissent et la caméra est envoyée au bout du boyau. L'espoir d'une continuation vers la droite de l'amorce de gauche tombe à l'eau, c'est bouché ! Il faudra continuer le désob de l'amorce de droite commencée lors de la séance du 16 juin 2018. A suivre ...

Les autres rejoignent l'équipe des uns dans Carpinetto alors qu'ils sortent du laminoir pour les plus téméraires. Les plus timides ont fait demi-tour aux lacs jumeaux. La galerie de la Chèvre - menant au laminoir de la Chèvre, lui-même entrecoupé par l'étroiture de la Chèvre, avant de déboucher à la résurgence de la Chèvre donnant naissance à la rivière de la Chèvre, qui disparait finalement dans la perte de la Chèvre - sera visitée une autre fois ...

Aurélien rattrape son retard et parcourt rapidement le chemin emprunté par les uns. Continuation de la visite jusqu'au lac de Italiens, en passant par le lac Suspendu et la galerie Supérieure. Une partie de l'équipe est repue et rejoint la sortie. Michèle, Alexia, Marie, Fred, Carlos, Aurélien, Nono et JC font un détour par la salle des Rhomboédriques. La rivière y coule et se perd vers le boyau Silvain, qui est en partie obstrué.

Une cinquantaine de petits et grands rhinos sont comptabilisés tout le long de la cavité.Haut de page

Retour à la piste, le feu est allumé, les agapes commencent. Moment convivial que de partager pâtés, charcutailles, figatelli, Rustique, fiadone, etc., etc. Un sachet de carottes donne bonne conscience à certains ;-)

Retour à la nuit tombante en empruntant le même trajet qu'à l'aller.

JCL

 

 

Dimanche 17 février 2019

Spéléo, entrainement

Falaise A Tozza, Patrimonio

 

 

Participants

  • ITP : Carlos B., Michèle C., Wanda C., Yannick D., Dominique D., Frédéric D., Amal D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Rémi R., Marie-Pierre R., Franck Z.

  • La toutounette : Nala

Photos

 

Retour hivernal en falaise, mais par une belle journée printanière. Un beau soleil accompagne les lève-tôt au local pour préparer le matériel, les lève-tard les rejoindront directement à la falaise.

La végétation a bien poussé depuis la dernière visite mais le chemin d'accès au petit plateau est encore bien dégagé. Chargé d'un, deux ou trois sacs, les topi rejoignent leur alpage préféré.

Le matériel est étendu sur la bâche, 1 C62, 1 C45, 2 C40, 2 C20, 70 mouskifs, protège-corde et sangles, y'a de quoi faire. D'ailleurs, qui fait quoi ?

MP, Wanda et Michèle s'occupent de la voie Pieds à terre, Fred de la voie d'Initiation, Rémi de la voie des Oliviers,  Franck de la voie du Dièdre 1. Les équipeurs seront supervisés par Dumè, HP et JC. La voie du Dièdre sera agrémentée d'un malicieux nœud quelques mètres avant le sol, certains y prennent plaisir ;-). Restant sur sa faim, Franck équipera également la Rocade.

Quelques odeurs barbecuesques mettront un terme à la session matinale et tout le monde se retrouve autour de la table en pierre, bien trop petite pour accueillir toutes les denrées. Il y avait encore de quoi nourrir un régiment !Haut de page

Un projet d'extension de la table et des bancs est évoqué, avis aux volontaires !

Moins d'activités pour la session postprandiale, quelques descentes, quelques remontés et l'ordre de déséquipement général est lancé. Vérification du matos, il ne manque rien !

Retour au local à la nuit tombante pour restitution du matériel.

JCL

 

 

Samedi 23 février 2019

Spéléo interclubs, contrôle chiros

Mines d'Argentella, Galéria

 

 

Participants

  • ITP : Marie G., Jean-Claude L.

  • GCC : Jean-Yves C.

  • Invitée : Charlène C.

Photos

 

Après la projection du documentaire « Les oubliés de Laninca » à l'Alb'Oru à Bastia, le présentateur avait proposé une projection plus intimiste dans son café théâtre de Calvi « Citadella da fà ». Là aussi la projection a été suivie d'un échange avec les clients et public. Marie, JY et JCL y étaient invités, Pierre-Jean le réalisateur également, accompagné par André C. la voix off, Pierre L. le maire de Lano et Pascal T., premier archéologue informé de la découverte.
Les amateurs d'archéologie se sont montrés plus curieux et de nombreuses questions ont été posées. Le cadre plus convivial a semble-t-il favorisé les échanges.

Retour vers 1h00, un anachronique feu de forêt illumine la nuit aux alentours de Calenzana, des convois de pompiers sont croisés sur la route.

 

Mais pour « rentabiliser » le déplacement, JY avait au préalable proposé une visite de contrôle chiros de quelques galeries des mines de l'Argentella.
C'est pourquoi Marie et JC retrouvent de bon matin JY à Ponte Leccia, ainsi que Charlène, collègue géologue de Marie. Ce ne sont pas les seuls topi à boire le café au Carré d'As, Jean-Phi et Anto y sont également, mais pour une autre raison. Il s'agit pour eux d'étudier la rénovation du laboratoire d’écologie de Pirio (vallée du Fango) de l’APEEM (association pour l’étude écologique du maquis).

Regroupement dans 2 véhicules et direction Calvi où Charlène laisse le sien, elle ne pourra pas rester pour la projection du soir.
Tout le monde se tasse enfin dans le Berlingo et direction l'Argentella par Bocca di Marsolinu. Longue route qui fait arriver peu avant midi sur place.

L'état de la piste ne permet pas de s'avancer très loin et la voiture est laissée près du lac de l'Argentella. C'est une retenue d'eau construite pour les besoins de l'ex exploitation minière. Le lac est bien rempli malgré la période relativement sèche que connait la Corse actuellement, le trop plein se déverse par un canal latéral. Aucun poisson visible, le lac se vide en période estivale.

Direction maintenant la première galerie, la G12. Pas de chemin bien tracé, le trajet se fait plus au moins au jugé en se fiant aux souvenirs de JY et au positionnement GPS. C'est une longue galerie rectiligne en grande partie occupée par l'eau, les bottes sont tout justes suffisantes pour ne pas se mouiller. Quelques galeries secondaires recoupent la galerie principale, dont certaines débouchent à l'air libre. Un seul petit rhino comptabilisé mais une belle famille de rats occupent le bout de la galerie principale. Quelques fistuleuses incongrues décorent par endroit le sombre plafond. Charlène, équipée d'une loupe, examine et prélève quelques échantillons de roche à l'aide de son marteau de géologue.

La prochaine galerie, la G14 sera plus généreuse, 39 petits rhinos comptabilisés par les topi (36 par le GCC...). Charlène aura droit à un demi-bain, piégée par un trou caché sous une vielle planche. Il a été compté jusqu'à 250 petits rhino dans cette galerie lors d'un précédent contrôle.

C'est maintenant au tour de la G15 d'être visitée, 6 petits rhinos et un grand rhino y hibernent tranquillement.

L'accès vers la G13 est un peu plus compliqué et il faut zigzaguer en profitant des zones de maquis moins dense. Finalement, un chemin mieux tracé permet de rejoindre cette dernière galerie. C'est la plus petite des 4, seulement 3 petits rhinos aperçus.

Le retour est plus rapide, le chemin emprunté mène à une piste qui permet de rejoindre plus facilement la voiture. Il est plus de 16h00 pour le pique-nique installé à proximité des anciens bâtiments d'exploration minière. Sous le plus grand, 2 longues caves sont visitées et encore quelques rhinos comptabilisés.Haut de page

Retour vers Calvi en passant par la route côtière, les vues sont magnifiques d'autant plus que l'arrivée à Calvi se fait au soleil couchant. Charlène récupère sa voiture et rentre sur Bastia.

Retrouvailles chaleureuses avec PJ et André, Léopoldine et Olivier, Pascal, le maire de Lano et sa femme. Les vedettes attendront la projection autour de quelques verres.

JCL

 

 

Dimanche 24 février 2019

Spéléo, entomologie

Grotte E Sulane, Furiani

 

Participants

  • ITP : Wanda C., Jean-Noël D., Henri-Pierre F.

  • La toutounette : Nala

TPST : 1h15

Photos

 

Dimanche frisquet avec un beau soleil mais vent d’Est assez fort depuis la veille avec importants feux d’écobuage en Balagne et à Sisco. La tombée du vent est annoncée pour l’après Midi. On se retrouve donc à 13 heures 15 au début de la piste. JCD initialement pressenti n’a pu se libérer ni Véro.

En une quarantaine de minutes on rejoint l’entrée de la grotte, le chemin ayant été bien dégagé en Décembre par les JC. Il fait bon à l’abri du vent, ça n’est pas pour rien que les grottes s’appellent E Sulane.

La grotte est très peu humide. Ca sent très fort l’urine de rongeur ou de sanglier. On progresse en rampant ou à genoux. Le plafond est bas. On repère un chilopode, une julida, des dolichopodes, des isopodes oniscidae, des escargots oxychillus, et d’autres non encore identifiés, en prévision du stage de biospéléo d’Avril 2019. Par contre pas de chauve-souris. JN nous fait une visite guidée détaillée : le carrefour des grands gours, le méandre de la poignée de main, la dalle ou est inscrit « 18 Septembre 1887 Marchioni Filippu », la grande salle…

On ressort et l’on se dirige dans les ronces vers la deuxième entrée. Jean-Noël bascule en arrière dans les ronces, le lacet d’une de ses chaussures se coince dans un œillet de la chaussure de Wanda, difficulté pour se dégager, HPHaut de page qui suit avec Nala dans les bras ne peut les aider. On finit quand même par se sortir des ronces. Ce côté est un peu plus haut avec de belles marmites au plafond, mais moins de troglobies probablement à cause d’un écoulement plus important des eaux.

On sort vers 15 h 15. Remontée rapide en 45’ et Retour boire un pot chez Véro.

HP

 

 

Samedi 2 mars 2019

Spéléo, initiation

I Luminelli, Morosaglia

 

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Michèle C., Amal D., Marie G., Jean-Claude L., Noël R., Marie-Pierre R., Julien S., Alexia S. B., Franck Z.

  • Initiés : Marine et Guillaume B. M., Thibaud B., Philippe B., Amélie D., Laetitia M., Cédric Q., Antoine S.

 

TPST : 4h00

Photos

 

Séance d'initiation spéciale CAF de Bastia, une dizaine d'inscrits. Une poignée de désistements plus tard on élargit l'offre et voilà 8 initiés fin prêts pour découvrir les joies et difficultés de la spéléologie. Si on ajoute les 10 topi cela fait une grosse sortie spéléo pour ce joli gouffre rarement visité.

Le soleil est au rendez-vous lui aussi à Ponte Leccia où tout le monde se retrouve autour d'une table du Carré d'As. Un café plus tard, un convoi de véhicules serpente sur la route de Morosaglia. Pas de chasseur sur le petit parking, la place est libre.

La joyeuse bande chemine maintenant vers une des crêtes du Monte Pedani, en suivant plus ou moins, et avec plus ou moins de facilité, le chemin « officiel ». Ce dernier aurait bien besoin d'un rafraichissement, les marques jaunes et les cairns disparaissent peu à peu sous le maquis.

Le trou est toujours là, protégé par le cadre métallique et quelques branches. La pose d'un grillage sur le cadre est une nouvelle fois évoquée ...

Marie installe une corde sur un arbre qui passait par là et fait une première initiation à l'utilisation du matériel spécifique utilisé en spéléo. Pendant ce temps, Alexia, Franck et Julien se chargent d'équiper la cavité. A noter, une C45 est trop courte pour équiper les 2 premiers puits, elle sera rallongée par la C25 d'assistance, prévoir une C50.

MP et JC suivent, ils vont tenter de poser quelques broches. Tenter est bien le terme car JC a oublié le marteau ! Deux broches seront quand même posées en bas du premier puits, enfoncées à l'aide de cailloux ! Julien, qui a fini d'équiper sa section, viendra les assister, mais le brochage s'arrêtera là pour aujourd'hui.

L'initiation a commencé, les topi se positionnent aux points clés du parcours et tout le monde se retrouve à la Glace au Café. Quelques-uns pousseront l'exploration dans les infâmes étroitures qui suivent.

La remontée se fera pour certains en escalade, pour les autres par les cordes. Marie se charge du déséquipement général.Haut de page

Le feu est allumé, les grillades commencent. Du traditionnel quoi, si ce n'est un excellent brie artisanal aux truffes.

Le soleil a disparu derrière les crêtes, il est temps de descendre. C'est à la lampe frontale que les derniers topi rejoignent les véhicules.

JCL

 

 

Samedi 9 mars 2019

Spéléo, visite, prospection entomologique

Grotte de Cortè, Pietracorbara

 

 

Participants

  • ITP : Michèle C., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Véronique M., Jean-Louis V.

  • La toutounette : Nala

 

TPST : 1h00

Photos

 

Jean est de retour au pays pour une semaine, la saison de la chasse entomologique est ouverte. E Sulane il y a quinze jours, demain Tra li Monti, on opte pour une grotte proche de Bastia, la grotte de Cortè qui a fait l’objet de nombreux piégeages, que Jean envisage de relever et qui est encore inconnue pour des nouveaux topis.

Jean doit annuler sa participation au dernier moment pour des raisons familiales (fort agréables par ailleurs). On se débrouillera sans le professeur mais on se contentera d’observations car on n’a pas encore le matériel de piégeage.

RDV chez Jeannot à Erbalunga pour un café à 13 h 30 puis covoiturage pour Pietracorbara. Une demi-heure plus tard nous voilà dans le maquis au départ du sentier menant à la grotte, on cherche un peu (il faut repérer une grande dalle de cipolin en rive droite du ruisseau et traverser, l’escarpement rocheux est juste en face). Henri-Pierre trouvera la suite et nous mènera ensuite jusqu’à la cavité.

Jean-Louis est déjà parti fureter au fond de la galerie, Michèle, JN et HP suivront. Véronique, en convalescence visuelle préfère rester sous les frondaisons. Visite de la galerie, de la grande stalagmite et sa racine, puis direction le laminoir. JN part en éclaireur, ça frotte toujours autant mais pas d’eau. Michèle suivra sans difficulté mais Jean-Louis peu amateur d’étroiture déclinera l’invitation. Juste avant les gours à sec, on observe un escargot violet et un diploure.

Retour dans la galerie dont on visitera les recoins, c’est rapide, puis à quatre pattes nous voilà à la chasse auxHaut de page bébêtes. Diploure, collemboles, pas mal de bêtes à vue mais on n’a pas de tubes ! On se contentera de belles photos. Visite de la partie inférieure du plan incliné de l’entrée, riche en débris végétaux et on découvre un magnifique Lithobie (un myriapode).

Le retour se fera en une vingtaine de minutes, la gente mâle ayant franchi le ruisseau au niveau de l’église.

JN

 

 

Dimanche 10 mars 2019

Spéléo interclubs, initiation à l'entomologie, exploration et première

Grottes de Tra li Monti et de l'Anto Noir, Lento

 

 

Participants

  • ITP : Michèle C., Wanda C., Amal D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Véronique M., Jean R., Rémi R., Jean-Louis V.

  • GCC : Jean-Yves C.

  • La toutounette : Nala

 

TPST : 2h30

Photos

 

Dans le cadre de l'appel à projets INPN 2019 « Contribution à la connaissance naturaliste » auquel la LISC a répondu, et a été retenue, une séance de piégeage entomologique pratique s'est improvisée lors de cette sortie du programme « cavités oubliées ».

On ne parlera pas de tous les rendez-vous successifs afin de raccourcir ce compte-rendu, les topi et le GCC sont maintenant sur cette belle prairie peu avant la chapelle San Cipriano, quelques kilomètres avant Lento. Une poignée de voitures sont déjà là, des chasseurs ?

Forts des coordonnées GPS prises lors de la précédente visite, les voilà rapidement au point repéré. Mais que dalle, nada, rien, pas de grotte. On a beau chercher aux alentours, peau de zébi. Les dernières visites remontent à 12 ans pour JN et 22 ans pour JC, l'herbe, ou plutôt les arbres ont poussé depuis, il est difficile de s'y reconnaitre. Pas si difficile que ça finalement pour d'autres, Jean-Yves a les bonnes coordonnées lui, il attend patiemment à 144 mètres de là, avec Jean, Véro et Jean-Louis. Ce dernier vient finalement à la rescousse des premiers pour les ramener dans le droit chemin. JY a déjà visité la cavité, seulement un grand et un petit rhino comptabilisés.

Jean prend maintenant ses habits d'entomologiste et se lance dans une explication détaillée de l'art et la manière de relever des pièges, et de les poser. Jour historique, il donne même la recette de la magique mixture fébrilement recherchée par tous les insectes de la planète.

Les entomologistes en herbe mettent maintenant en pratique les leçons du jour et recueillent en premier lieu le savoureux liquide des pièges posés quelques années avant par Jean, et reposent de nouveaux pièges. Tout ceci n'est que la première étape puisqu'il faudra ensuite revenir recueillir le piégeage et envoyer le tout pour détermination aux spécialistes.

Fin de la matinée, un rapide coup d'œil est jeté dans une petite cavité découverte par Rémi à quelques mètres de Tra li Monti. C'est une fracture en paroi, Amal s'y engouffre en rampant dans l'étroit plan incliné, mais rebrousse chemin, pas rassurée par un ressaut descendant à franchir. Une corde sera à emporter pour la prochaine visite.

Retour à la prairie pour un piquenique champêtre. Les propriétaires des autres véhicules reviennent également, ce sont bien des chasseurs, armés de tronçonneuses ils ont nettoyés des postes de chasse en contrebas.

Direction maintenant le trou tant convoité d'Anto. Celui-ci de situe en bord de route entre Bigorno et le col du même nom. Il l'a plusieurs fois signalé au club, mais l'occasion n'avait jamais fait le larron jusqu'à présent. Le grand jour est arrivé, les topi sont dans le coin et Anto a bien expliqué où se situe l'entrée. Celle-ci est vite repérée, c'est en fait un avaloir où se déverse épisodiquement les eaux de pluies. Visite et topographie rapide, un ressaut d'entrée d'environ 2 mètres permet d'atteindre un croisement de failles. Quelques mètres d'un côté, quelques mètres deHaut de page l'autre et c'est terminé, une vingtaine de mètres de développement en tout. Pas très affriolante comme cavité, elle se développe dans la serpentinite, les blocs rocheux sont plus ou moins calés entre eux et n'inspirent pas confiance. Un grand rhino est néanmoins observé au plafond du croisement de failles.

Les topi se séparent, les uns redescendent vers la plaine, les autres passent par Murato.

JCL

 

 

Mardi 12 mars 2019

Spéléo-VTT, entomologie

Grotta di a Capella, Santa Maria di Lota

 

 

Participants

  • ITP : Wanda C., Henri-Pierre F.

 

Photos

 

En rangeant une topo HP tombe par hasard sur celle de la Grotta di a Capella à Figarella qui date de 2001 et se dit : dans la série des mini-grottes oubliées, demain on fait une petite sortie vélo avec Wanda dans le coin, si on s’y arrêtait ? Nous voilà donc sur la place de l’Eglise de Figarella ; un escalier descend en contre bas sur une placette ou jouent les enfants de l’école. La grotte se trouve à l’Est de la placette ; La grille de la photo de la topo a disparu, l’intérieur est couvert de feuilles et de quelques débris, ça ne sent pas très bon. Une étroiture part sous la place mais on n’est pas en tenue pour la passer. La saleté des lieux n’incitent pas non plus à chercher des troglobies. Retour à l’air pur. La faille qui se poursuivrait jusqu’à l’abside de l’église a été comblée en 1956 à la suite de l’effondrement brutal d’un platane de la place, alourdi par la neige, dans un trou qui s’y était ouvert.Haut de page

En s’arrêtant sur le bord de la route pour photographier de l’ail de Naples un énorme orthoptère (genre de sauterelle) saute sur la roue du VTT et n’en bouge plus. Qu’est ce qui peut attirer cet insecte ?

Donc grotte peu intéressante hormis l’anecdote du platane. Pas de chauve-souris vue.

PHP

 

 

Dimanche 17 mars 2019

Spéléo interclubs, perfectionnement, entomologie

Grouffre U Tribbiolu, San Nicolao

 

 

Participants

  • ITP : Michèle C., Wanda C., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Marie-Pierre R., Jean-Louis V., Franck Z.

  • GCC : Jean-Yves C.

 

TPST : 3h00

Photos

 

Voitures stationnées un peu avant le hameau de Repiola, chacun prend son matériel et nous partons en file indienne. Nous passons dans un enclos âne/cheval, en nous excusant auprès de nos hôtes équidés du désagrément occasionné, puis nous suivons un chemin facile. Traversée aisée de la rivière. Après tout se complique. Armés de sécateurs, certains ouvrent le chemin au milieu des hellébores, du houx verts ou des fougères, Henri-Pierre et Jean-Claude le vérifiant sur leurs applications respectives. Nos yeux cherchent et découvrent le « fameux châtaigner mort », qui sert de repère. Arrivés au-dessus de la cavité, nous nous positionnons à l’abri du vent, nous nous équipons puis nous dirigeons vers l’entrée ! Franck et Jean-Claude partent les premiers pour équiper.

D’abord il faut se faufiler entre deux parois très rapprochées, genre ouverture « boite aux lettres ». La bonne nouvelle, c’est que l’étroitesse de l’ouverture casse l’impression de profondeur… Car, mesdames et messieurs qui lisez ce compte-rendu, ce n’est pas une grotte, mais UN GOUFFRE ! Et c’est profond ! On avait bien entendu les aguerris du groupe parler de « difficultés » lors de la sortie - mais c’est un euphémisme ! Car dès l’entrée, on se dit déjà qu’on va peut-être avoir du mal. Jean-Louis, la fine mouche, prétextant une séance de jardinage, rebrousse chemin …

Après, il faut descendre, la paroi est verticale … 5m, un fractio, quelques mètres encore, un deuxième fractio, quelques mètres encore, au bout de la faille, un fractio « pendulaire », puis encore un autre. Dans le feu de l’action, pas le temps d’analyser la situation, juste celui de prier le dieu des amarrages, de bien se rappeler qu’une longe supporte un poids de 2 tonnes, que normalement ça tient – bref, tout ce qui peut apporter un peu de réconfort … La roche glisse, le fond est encore loin. Mais en bas, une première salle, une nef de cathédrale, une merveille s’ouvre. C’est beau, c’est grand, ça brille ! Wanda et Henri–Pierre posent des pièges à insectes. Le groupe « DAMES » s’engouffre dans « la galerie blanche », magnifique, diamantée ...
Derrière la méduse de la cavité, on découvre un petit lac, cristallin.

Ce n’est pas fini ! Comme on aime se faire du bien, on poursuit … Nous montons dans une cavité supérieure, d’abord par une corde, puis en équilibre sur une roche étroite avant d’atteindre une main courante, qui permet de se hisser sur un balconnet, un ressaut, encore une descente avec déviation pendulaire, puis une autre petite cavité … Wanda y découvre un « squelette mort » : scolopendre, escargots, objets rampants ou volants non identifiés. Michèle et Henri-Pierre déposent encore deux pièges. Quant à JY, il comptera 6 rhinos, mais pas d'Euryale.

On prend la photo de groupe, groupés autour d’espèces de gours qui tapissent le fond. Franck commence à remonter, Jean-Claude assurera le déséquipement. On papote, sérieusement, comme toujours, - il va sans dire-, puis nous entreprenons la remontée. C’est sportif, initiatique … Les fractios à repasser, en remontée. « C’est une fille ! », hurle Franck quand Marie-Pierre, la première, finit par s’extraire du gouffre au bout d’une demi-heure d’une bataille acharnée, mais victorieuse, avec l’étroitesse de la bouche d’entrée, Michèle et Wanda suivent ... Ca coince mais les mains salvatrices de Franck et Jean-Louis sont des aides précieuses. Wanda se retrouve un moment suspendue dans les airs, Franck l’ayant saisie par les attaches du torse.

Nous tairons le déroulé des agapes qui suivirent … Repas copieux, varié, vins choisis par des maîtres en la matière, discussions de bonne facture …Haut de page

Nous repartons à la nuit tombée … Retour local ou chez soi vers 20h30.

Michèle C.

PS : un petit sondage à chaud après la sortie de la cavité donne une large majorité pour laisser l'ouverture telle quelle ...

 

 

Dimanche 24 mars 2019

Spéléo, prospection, entomologie, chiro

Castellu di Serravalle, Prato di Giovellina

Grotta A Sapara, Castiglione

 

 

Participants

  • ITP : Michèle C., Wanda C., Dominique D., Alexandra et Frédéric D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Émilie L., Véronique M., Jean-Louis V., Franck Z.

 

TPST : 1h15

Photos

Tracé

 

Nous nous retrouvons à 8h30 au Point Chaud du Golo à Lucciana (note pour plus tard : l’endroit est très fréquenté par les groupes amateurs de sorties en nature). Après un café, départ à 9h20.

Phase 1 : Prospection, objectif : découvrir des cavités au sein de massifs calcaires.

Vers 10h, arrivée au pied du Castellu di Serravalle sur la commune de Prato di Giovellina. Après 20 min de marche ponctuée par des évitements de VTT, nous arrivons sur le site de ce château du X ou XIIIe siècle constitué en majorité de pierres taillées dans du granit, mais également de pierres calcaires. Le château présente une tour entourée de fortifications munies de meurtrières, l’ensemble en ruines est partiellement restauré. Considérant que les matériaux doivent se situer à proximité, nous pouvons en déduire que le sous-sol contient en partie du calcaire (pour les pierres et la chaux nécessaires à la construction), accessoirement nous pensons trouver des restes de four à chaux.

Après une petite visite guidée, la prospection commence vers 11h ; Jean-Claude et Dumè ouvrent la marche ; le reste du groupe suit, puis se scinde en 2, Véro rejoint les voitures par le chemin aller. La déambulation est plutôt aisée car la végétation est essentiellement constituée de ciste, bruyère, chênes ; peu de chance de se perdre : il y a du réseau téléphonique et la route en contrebas offre un excellent point de repère.

HP utilise son application i-Infoterre pour localiser le gisement calcaire qui forme une langue au milieu du granit. Les premiers éperons calcaires sont découverts, la roche présente des veines verticales et les éboulis sont nombreux.

Franck rejoint Jean-Claude et Dumè en descendant une mini-falaise, le reste du groupe préfère contourner le danger.

Jean-Claude découvre une faille de 2m50 de profondeur sur 3m de longueur sans grand intérêt et Wanda trouve au pied d’un éperon calcaire un trou qui présente un appel d’air provenant du dessous, beaucoup trop petit, baptisé par HP le « Trou venteux de Wanda ».

La descente ne présente plus que du granit et de nombreux éboulis de calcaire venant du dessus, il est temps de rejoindre Véro pour le repas.

Phase 2 : débriefing J , objectif : s’assurer du bon moral des troupes.

Décor : une jolie prairie que Wanda et Michèle rejoignent au pas de course, du punch en apéro pour le soleil (merci Marie D.), du rouge pour l’hydratation, des migliacci pour le côté rustique et du chocolat au sésame pour « augmenter notre surface de tendresse » (dixit Franck), bref le régime I Topi Pinnuti.

Phase 3 : Entomologie, objectif : pose de pièges et état des lieux.

A 13h50, nous reprenons la D 18 en direction de Popolasca puis bifurquons sur la D 84 au croisement vers Ponte Castirla pour arriver à la grotte A Sapara en bordure de rivière. A l’entrée, des constructions en ruine nous font penser à des fours à chaux car l’endroit est calcaire (roches extraites de la grotte ?).

La cavité présente plusieurs salles reliées par de vastes couloirs (on y tient debout quand on ne glisse pas sur le sol argileux). La barrière qui doit fermer l’entrée n’est plus, mais la cavité reste relativement propre hormis quelques inscriptions sur la paroi.

Nous comptons 27 chauves-souris, des petits et grands Rhinolophes, et un groupe inhabituel de minioptères (après confirmation par JY sur photos). Au moins 4 espèces d’arachnides, des cloportes blancs, des chilopodes blancs, des iulidés, des dolichopodes. Jean-Claude pose 3 pièges à bestioles au fond de la cavité à 3 hauteurs différentes, des prélèvements sont effectués.

Une ruisseau coule en contrebas dans la cavité et vient former un lac dans une salle inondée qui semble assez vaste.Haut de page

Franck, Wanda et Michèle escaladent la paroi pour passer par une étroiture qui mène à proximité de la sortie.

Le débouchage du trou de la perte de la rivière à la sortie clos notre visite à 15h40.

Rendez-vous à Ponte-Leccia pour un dernier café (ou pression) vers 16h15 et fin de cette journée magnifiquement ensoleillée et chaude.

Émilie

 

 

Samedi 30 mars et dimanche 14 avril 2019

Spéléo touristique en Arménie et Géorgie 

 

Participants

  • ITP : Jean-Noël D.

Photos

 

Arménie et Géorgie, deux destinations de voyage un peu inhabituelles. La région du Caucase est historiquement une zone de rencontre entre l’Orient et l’Occident, rencontres le plus souvent belliqueuses. Ces deux pays ont été confrontés à diverses invasions - mongoles, persanes, franques, russes, turques (tous ont en tête le Génocide arménien) – et se sont construits une identité forte. Ce sont des petits pays, à peine plus grand que la Belgique pour l’Arménie, des populations de quelques millions d’habitants et une diaspora très importante. Et autre similitude entre ces deux pays, ils ont subi le joug soviétique pendant 70 ans, il a fallu attendre 1991 pour qu’ils retrouvent leur indépendance. Les conséquences économiques furent désastreuses : usines à l’abandon, infrastructures routières dans un état déplorable (surtout pour l’Arménie), des niveaux de pauvreté élevés (50 % pour l’Arménie et 25 % pour la Géorgie). La Géorgie commence tout juste à émerger, grâce au développement de son activité touristique et le commerce du vin, et sa volonté de rejoindre l’Union Européenne (la présidente en cours est née en France…). L’Arménie, elle, est restée dans le giron de la Russie, pour des raisons essentiellement géopolitiques – guerres avec l’Azerbaïdjan et conflit avec la Turquie.

Donc voyage essentiellement culturel, ces deux pays, christianisés, au IVe siècle (et ayant conservé des églises autocéphales – indépendantes du Vatican), possèdent une densité de monastères très élevée (on a frôlé l’overdose…), très souvent situés dans des sites fantastiques (pitons rocheux, bords de canyons, rives de lac…).

 

Et la spéléo dans tout ça ?

La Géorgie (du moins une ancienne province de son territoire historique, l’Abkhasie, indépendante depuis 1992 et située au nord-ouest dans le Grand Caucase) possède le gouffre le plus profond du monde, le Gouffre Veryovkina - 2 309 m ! Pas question d’y aller, nos longueurs de corde au club sont insuffisantes… Mais au nord la province d’Imérithie, au pied du Grand Caucase possède des terrains calcaires où se développent de nombreuses cavités plus accessibles. Le CDS de l’Ain y a d’ailleurs mené plusieurs explorations. Le réseau le plus important, Prometheus Cave, est ouvert au public, nous ne l’avons pas raté.

Quand à l’Arménie, c’est un pays composé de hauts plateaux entre 1 500 et 2 000 m, d’origine volcanique (le pays a d’ailleurs subi de nombreux tremblements de terre) mais quelques zones de calcaires se rencontrent au sud-ouest du pays. On a pu visiter Cave Areni (la Grotte aux oiseaux), intéressante surtout pour ses vestiges archéologiques et œnologiques – c’est là que Noé a inventé le vin… Le gouffre de Maguil situé dans les environs développerait plus de 10 km et ferait partie des six plus grandes cavités mondiales…

 Haut de page

Cave Areni (Grotte aux Oiseaux) - Areni/Arménie

TPST : 0h30

 

En route vers le sud pour notre grand tour d’Arménie, on ne pouvait manquer Cave Areni dans la région de Vayots Dzor à une heure de route au sud-ouest de la capitale Erevan.

La grotte, découverte en 2007, se visite avant d’entamer la montée vers le monastère de Noravank à l’entrée du canyon Amaghu.Arménie

Surnommée également la Grotte aux oiseaux (des hirondelles innombrables nichant sur la falaise), on y accède en dix minutes par un sentier pentu. L’entrée est gratuite mais les photos sont interdites… et le gardien veille ! Un porche d’entrée principale de 4*3 m et 2-3 entrées parallèles donnent accès à un réseau de galeries horizontales débouchant sur trois chambres étagées où se situent les vestiges.

Dès le porche d’entrée on découvre ce qui a fait la valeur archéologique de la cavité, des jarres enfouies dans le sol, ancêtres des « karas » arméniens. Les fouilles ont permis de mettre au jour un chai pour la vinification vieux de 6 100 ans, comprenant un fouloir, un pressoir rudimentaire et une cuve d’argile entourée de pépins de raisin, de la vigne desséchée et des restes de raisins pressés, ainsi que des tessons de poterie et même une tasse et un bol.

Les différentes couches excavées sont datées de la fin du VIe et début du VIe millénaire BC. Les résidus végétaux conservés, trouvés pendant les fouilles, les tiges, les semences, de la prune, de l’abricot, du blé, de l’avoine et autres céréales, cultivées ou sauvages, en sont le témoignage. Ces vestiges désignent Cave Areni comme la plus ancienne cave viticole du monde.

Ces témoignages confortent le mythe selon lequel Noé planta la première vigne au pied de l’Ararat, faisant de l’Arménie le berceau du vin... Selon la Genèse, c’est à quelques dizaines de kilomètres d’Areni, sur le Mont Ararat (en Turquie) que Noé aurait échoué son arche après le Déluge. Le patriarche y aurait alors planté une vigne, au pied du mont.

Selon les historiens, les premiers vignerons de l’humanité seraient des Hourrites de Transcaucasie. Les disciples de Jésus auraient pris le relais. Une vraie fierté pour l’Arménie, première nation au monde à s’être déclarée État chrétien en 301. La production de « sang du Christ » se serait ensuite perpétuée dans les monastères du pays.

De plus, une chaussure en cuir a été découverte dans cette grotte. C’est la plus ancienne chaussure au monde : elle a 5 500 ans ! Elle est visible au musée d’Histoire d’Erevan, mais on ne l’aura pas vue, il est en travaux… Cette chaussure, en excellent état, est la plus ancienne découverte à ce jour. Son âge dépasse de quelques centaines d’années celle d’Ötzi, retrouvée dans les Alpes.

Nous sommes les seuls touristes au sein de la grotte, on se permet quelques photos. Puis vient le moment du retour, plus de gardien, et arrivés en bas du sentier, porte close ! On pense à escalader le mur d’enceinte mais il sort de sa maisonnette ; sauvés !

 

Biblio : https://www.ouest-france.fr/europe/armenie/vignes-le-vin-divin-dareni-est-le-plus-vieux-du-monde-3818686

 

Grotte de Prometheus - Koutaissi, province d’Imiréthie/Géorgie

TPST : 1h30

 

Nous voici en Géorgie depuis une semaine et direction la Mer Noire. Arrêt dans la ville de Koutaissi, deuxième ville du pays. On part en excursion dans la réserve naturelle de Sataplia, dans le village de Kumistavi, dans la région Tskaltubo pour visiter la grotte de Prométhée, grotte que les mythes locaux rattachent aux Argonautes et à Prométhée dans la mythologie grecque (toutes les grandes cavités du monde possèdent leur légende). C’est ici que Prométhée aurait été enchainé par Zeus, qui le condamna à être attaché, son foie dévoré par l’Aigle du Caucase chaque jour, et renaissant la nuit. La Géorgie est aussi le pays de la Toison d’Or, que cherchèrent Jason et les Argonautes.Géorgie

Le Tskaltubo Cave System renommé ensuite Prometheus Cave a été découvert en 1983 par des spéléologues de l’Institut de Géographie de Géorgie. Elle se développe sur 2 900 m, la partie ouverte à la visite en 2007 mesure 1 420 m. La température varie de 14 à 17 °C, et le lac souterrain affiche une température de 13 °C.

On y trouve plusieurs espèces de chauves souris classées comme rares et en situation de danger (petits et grands rhinolophes, Euryales). Ainsi que des arthropodes, myriapodes, collemboles endémiques, mollusques, annélides, nyphargus et une espèce de crevette endémique Troglocaris Kutassiania (crevettes stygobitiques, blanchâtres et sans yeux).

La zone touristique se compose de cinq salles, nommées selon le mythe la Colchide, Médée, Amour cave, Col cave et Prometheus cave. La cavité s’ouvre dans un paysage de basses collines. La région était fort fréquentée lors de la période soviétique et réputée pour son air pur. On y trouve encore de grands hôtels à l’abandon.

L’endroit est très touristique, parking et guichet d’accueil dignes de Padirac ou Orgnac. Il faudra attendre une bonne demi-heure pour qu’un groupe d’une trentaine de visiteurs se constitue ; la guide alternera les explications en anglais et en russe. En effet une grande partie des touristes est d’origine russophone.

Nous voilà partis, descente d’un escalier métallique au fond de ce qui semble être une doline d’effondrement avec deux parties, aval et amont. On s’enfonce dans l’aval qui a été désobstruée – nombreux murs de pierres et moellons et traces de travaux. On apprendra ensuite que l’entrée naturelle se situe à la moitié de la partie touristique.

La première partie est un réseau fossile supérieur assez bien concrétionné, puis on descend de plusieurs dizaines de mètres pour trouver le réseau actif, une calme rivière qui est à l’origine du creusement de la cavité. Le plafond monte jusqu’à 30 m et la largeur jusqu’à 20 m. La cavité est bien éclairée, trop ! Premièrement en permanence ce qui est à l’origine d’algues et de lichens et la mode des LEDS colorées est arrivée là aussi, comme à l’Aven de la Salamandre dans le Gard – pour ceux qui connaissent. C’est un peu Dysneyland souterrain, très kitsch, rose, bleu, violet… alors que les couleurs naturelles sont si belles. Reconnaissons que les concrétions valent le coup.

Un kilomètre cinq cent plus loin, c’est la sortie par un tunnel artificiel et on revient à notre point de départ en bus.Haut de page

 

Autres photos :

JN

 

 

Samedi 6 avril 2019

Spéléo, minéralogie, entomologie

Mine de Monticello. Mines de Pietralba

 

 

Participants

  • ITP : Wanda C., Henri-Pierre F., Rémi R.

  • La toutounette : Nala

 

TPST : 1h15 + 0h15

Photos

 

Wanda et Rémi, minéralogistes amateurs, décident de réaliser un vieux projet : la visite de la Mine de Monticello, mythique mine située au-dessus de la voie ferrée peu avant Ile Rousse ; mine de plomb et d’argent, mais aussi riche à 20% en fluorine.Monticello 1

La mine, concédée en 1865, a fait l’objet de travaux de recherche de 1862 à 1866, en 1880, en 1919-1920. 37 tonnes de minerais auraient été extraites qui semblent n’avoir jamais été vendues. Pourtant sa situation à côté de la route et de la voie ferrée et à proximité du Port d’Ile Rousse avait suscité de grands espoirs.

3 travers-bancs, étagés de 35 m chacun, ont été creusés dans la colline, avec des galeries de part et d’autre, et ont recoupé 3 filons quartzo-fluorés avec galène.

La mise en sécurité de la mine avait été classée comme prioritaire dans les années 90 par le BRGM.

Monticello2L’entrée du travers-banc inférieur long de 90 mètres, en partie effondré, a été murée.

Jean-Yves nous avait expliqué l’emplacement de la mine. Une visite avant la saison était recommandée car même si le chemin y menant n’est pas privé, un panneau le déclare comme tel. Inutile donc de se heurter à un autochtone revêche.

2 Km avant Ile Rousse, on s’engage sur le chemin en terre dit de « Palombare » et on longe la « Marine de Palombare », résidence locative ; on traverse la voie ferrée et 2 larges lacets après on arrive devant une grande villa. L’entrée du travers-banc intermédiaire, à ciel ouvert sur une vingtaine de mètres se trouve juste à la gauche du petit bâtiment de l’ancienne forge. On rejoint le premier filon avec au plafond une belle veine de fluorine violette. Sur la gauche part une galerie de 60 mètres. On place 3 pièges au niveau du fond à côté d’un vieux radiateur rouillé. 6 mètres plus loin le travers-banc recoupe le deuxième filon et une galerie murée partiellement par un mur de 3 mètres de hauteur part sur la droite. On franchit celui-ci facilement par escalade de la paroi. De l’autre côté, à son pied se trouve un petit lac d’eau claire ; galerie ennoyée ou puits ? ; une galerie ascendante se poursuit sur 70 mètres et débouche au travers-banc supérieur qui s’ouvre sur une terrasse derrière la villa ! Une porte semble fermer une autre galerie et un puits. C’est original J. Les propriétaires de la villa ont une mine derrière chez eux dans laquelle ils ont d’ailleurs placé un captage d’eau.

Le travers-banc intermédiaire croise 6 mètres après (un petit muret est à franchir) le 3ème filon. 2 courtes galeries de 10 et 15 mètres partent de chaque côté.

Wanda et Rémi prélèvent des roches. Une dizaine de Rhino dorment au plafond des galeries. Notre visite dure 2 heures en tout.Pietralba2

Pietralba1A l’aller, sur le bord gauche de la T30 qui grimpe raide vers Pietralba, après l’embranchement d’Olmi Capella, on avait repéré 2 taches grises qui ressemblaient à des haldes, juste à l’amont d’un petit parking. On décidait donc de s’y arrêter au retour. Effectivement on tombe sur 2 amorces de front de taille ennoyées. Vérification à postériori, ils s’agissaient d’exploitations de plomb et d’argent du secteur « Valle Large et San Buchetto », dont on connait 4 puits ouverts au ras du sol et 3 amorces de galeries. Nouveaux prélèvements minéralogiques.

Pietralba3Puis Rémi se souvient avoir repéré sur la T301 qui longe le ruisseau de Lagani vers Olmi Capella une halde après une carrière. Mais l’endroit se révèle vide de grotte. Au retour Wanda aperçoit juste avant la fontaine de « l’administration des eaux et forêts », 2,2 kilomètres avant la carrière en venant d’Olmi Capella, une halde à 50 mètres au-dessus de la route dans le secteur dit Toala. On découvre une petite mine de 6-7 mètres de profondeur sur 3 mètres de large et 2,5 mètres de hauteur dans laquelle dort un petit rhinolophe. Le fond est très humide, suintant et recouvert de calcite avec même 2 petites stalactites. Les haldes contiennent des roches amiantifères très fibreuses. C’est du fond océanique, ophiolithe. Prélèvements minéralogiques.

Reste à visiter l’autre secteur minier de Pietralba, « Costicella », marqué sur la carte IGN par l’indication de 3 « Gouffres » ! Il est trop tard ; ce sera pour une prochaine fois.

PHP

 

Bibliographie :Haut de page

-  Mines et Mineurs de Corse. Alain Gauthier Albiana

-   http://infoterre.brgm.fr/rapports/RR-37890-FR.pdf : anciens travaux miniers de Corse compte rendu de visite et proposition de mise en sécurité. G.Juncy avec la collaboration de A. Gauthier décembre 1993.

 

 

Lundi 8 avril 2019

Spéléo, entomologie

Grotte de Santa Catalina, Sisco

 

 

Participants

  • ITP : Henri-Pierre F., Véronique M.

  • La toutounette : Nala

 

TPST : 1h30

Photos

 

Véronique et HP, dans le cadre du projet INPN 2019 et du stage biospéléo d’Avril 2019 ont pour mission de placer des pièges à troglobébètes dans Santa Catalina. Une recherche d’araignées à abdomen vert (Meta Menardi ?) signalée par Alain T. sur indication de spéléos dissidents est également au programme ainsi que la recherche de Myriapodes Gloméris demandée par Jean R.

Le sol est hyper glissant, on progresse doucement ; la grotte est chaude et plutôt sèche.

On place 2 pièges au fond dans l’étroiture gauche (Nord), 2 au Nord de la grosse stalagmite, 2 dans du guano dans la salle verte, 2 dans la salle des ébats à droite de l’entrée vers la salle verte sous des racines, et 1 dans la grande salle d’entrée.

On trouve des tas de Méta Ménardi et Bourneti, 1 escargot oxychilus, peu d’insectes visibles (1 thysanoure), pasHaut de page de glomeris, 4 Petits rhino et une CS à poitrail claire qui vole. L’impression est qu’il y a peu de nourriture disponible dans la grotte hormis du guano.

Tout cela nous prend quand même 1 heure et demi et on sort vers 11h sous un beau et chaud soleil de printemps. La mer s’offre à nous mais l’eau est encore trop froide pour se baigner. Retour donc sur Bastia.

PHP

 

 

Samedi 13 avril 2019

Spéléo, entomologie, prospection

Grotte de Butrone, secteur San Michele, Sisco

 

 

Participants

  • ITP : Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Jean-Louis V.

  • La toutounette : Nala

 

TPST : 2h00

Photos

 

Au programme du club : démaquisage à Butrone. Faut croire que les 4 séances de démaquisage réalisées en 2018 ont laissé des traces et ont quelques peu refroidi les velléités des spéléos. Le volet entomo ajouté à la sortie laisse froid et seulement 3 topi se retrouvent chez Jeannot à Erbalunga pour le café.

La piste est bien libre d'accès, comme annoncé par notre informateur la veille. Les récentes pluies s'écoulent encore sur celle-ci, mais le soleil est maintenant bien installé.

10h00 : début de la marche d'approche

10h10 : arrivée devant la cavité

10 mn de marche et pourtant quelques ronces et branchettes ont été coupées au passage, histoire de justifier les sécateurs. Point de démaquisage donc, c'est toujours un boulevard qui permet d'atteindre la grotte. Par contre, les fougères commencent à pousser, elles se feront un plaisir d'accueillir chaleureusement les prochains visiteurs.

Les topi et la topitoutounette ne s'attardent pas, direction le réseau fossile. Un groupe de 8 petits rhinolophes hibernent tranquillement à l'endroit habituel après le ressaut dans la galerie d'entrée.

Bien que faisant partie du réseau fossile, la salle du poulain est bien humide aujourd'hui, les gours sont pleins et l'eau suinte sur la paroi sud et le sol. 2 petits rhinos occupent les lieux et donc 2 bouteilles sont posées au pied de la paroi nord (;-). Des morceaux de stalactites cassées servent de repères. 3 bestioles de surface sont également prélevées dans les gours. Retour dans le réseau fossile, 1 bouteille est posée en haut de la galerie remontante.

Direction le réseau actif maintenant, moyennement actif d'ailleurs. Un seul petit rhino aperçu dans cette partie de la cavité. 1 bouteille est posée peu après la confluence, malgré les traces de crues qui montrent que l'eau monte parfois très haut ... Il serait d'ailleurs intéressant de poser des sondes genre Reefnet pour évaluer la fréquence et la hauteur des ennoiements.

Les étranges poches gélatineuses remplies de sables vues dans les cascadelles non loin de la salle de la pluie lors de précédentes visites sont absentes cette fois-ci.

Les autres bouteilles sont réparties dans cette partie du réseau et une dernière presque sous le groupe de rhinos dans la galerie d'entrée.

Retour à l'air libre, visite rapide de la perte dégagée en 2018, la totalité de l'eau s'engouffre dans le trou, une jonction sonore avec la salle de la pluie pourrait se tenter ... en période plus sèche. Le dégagement de la 2ème perte nécessitera l'usage de la débrousailleuse à lames.

Retour à la piste avec encore quelques coups de sécateurs. La table est installée, pique-nique sous un beau soleil printanier.

Il est encore tôt, Infoterre indique une carrière de cipolin au nord de la grotte San Michele, il est décidé un peu de prospection dans ce secteur. Le Def est garé avant la chaine qui barre la piste. Il y a bien quelques states et blocs de cipolin mais point de nouvelle cavité. Le bâtiment d'exploitation de la carrière est atteint. Celui-ci est en grande partie démoli, des carcasses de véhicules brulées jonchent le sol. Une timide tentative de réhabilitation du site est visible, des oliviers ont été plantés, ils tentent de survivre, enprisonnés dans un grillage de protection.

Les topi poursuivent leur rando-prospection jusqu'à la chapelle San Michele. Sans être polychromique, l'utilisation des diverses roches environnantes - cipolins, calcshistes et prasinites - la rend esthétique. Quelques discontinuités dans l'agencement des moellons témoignent de probables restaurations. Cette chapelle est construite sur unHaut de page énorme bloc rocheux parallélépipédique et bénéficie d'un magnifique panorama sur la vallée de Sisco et l'archipel toscan. Belle abside.

Retour au véhicule en explorant encore quelques states de cipolin, puis descente vers la marine. HP est laissé à Erbalunga, puis nettoyage et rangement du matériel au local pour JL et JC.

JCL

 

 

Samedi 20 avril 2019

Spéléo, entrainement

Falaise A Tozza, Patrimonio

 

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Wanda C., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Pierre L., Rémi R., Jean-Louis V.

  • ITP de passage : Jean-Noël D., Véronique M.

  • La toutounette : Nala

Photos

 

Peu de velléité pour monter à Ghisoni en ce weekend pascal, on y montera l'année prochaine, peut-être. Une journée d'entrainement en falaise remplace donc cette classique sortie.

L'approche du camp nous incite à perfectionner les techniques de réchappe et d'assistance. Comment se débrouiller si on a perdu son descendeur ou sa poignée, cassé son bloqueur ventral ? Comment porter assistance à un équipier en difficulté, voire inconscient ?

La matinée est consacrée à l'équipement des voies Pieds à terre (variante par la vire), des Oliviers, Dièdre 1 et Dièdre 2.

Après les grillades, durant lesquelles Véro et JN nous rejoignent, nous nous retrouvons en bas des voies du Dièdre et des Oliviers pour mettre en pratique le programme de la journée.

Perte du descendeur : demi-cabestan sur mousqueton

Perte de la poignée : Machard, Prussik ou Valdotain

Casse du bloqueur de poitrine : nœud de cœur

Chacun essaie ces techniques, et comprend qu'il vaut mieux ne pas avoir à les utiliser ...

Vient ensuite une séance de dégagement d'équipier, là aussi il faudra encore s'entrainer ...

JCLHaut de page

Manuel technique de l'EFS

Ancienne version

Les techniques de réchappe

 

 

Lundi 22 avril 2019

Spéléo, minéralogie

Mines de Ponte Leccia

 

 

Participants

  • ITP : Carlos B., Michèle C., Wanda C., Henri-Pierre F., Rémi R.

  • La toutounette : Nala

 

TPST : 0h30

Photos

 

Lundi de Pâques, fin de la Semaine Sainte, jour de Merendella, les cloches reviennent, la nature renait, ravivant nos énergies. Programme du jour : visite de la Mine de Ponte Leccia. Une Alerte Météo à un fort vent d’Est est en cours.

MinesPonteLeccia1Les Mines de Cuivre du Centre de la Corse ont été étudiées par Arkemine et une présentation en avait été faite au local. JY qui connait la mine de Ponte Leccia n’a pu venir, pris par des études sur le terrain. Il a envoyé à HP les coordonnées de 2 galeries ; mais en Lambert 93 qui n’est pas pris en charge par Iphygénie. On part donc simplement avec le plan de situation des galeries.

Des travaux ont été effectués dans 3 Secteurs à Ponte Leccia : 1 dans le secteur Belgodère entre route de Canavaggia et Golo, 1 dans le secteur de l’Ortone et 1 dans une colline au lieu dit Vignaccia, celui que nous allons visiter. Des lentilles de cuivre s’y trouvent déposées et dilacérées dans un contact entre serpentinite et gabbro .

Les Travaux d’exploration ont débuté en 1840 ?, entre 1860 et 1869 le gros du minerai riche en cuivre de la mine était déjà extrait. L’exploitation s’était arrêtée pour reprendre sporadiquement. En 1900 des actions de 100 F sont émises alors pour un capital d’un million de francs, probablement une escroquerie, car l’exploitation s’arrêtait définitivement en 1902 sans avoir jamais été rentable.

Le rêve des ingénieurs de trouver un gisement en profondeur équivalent à celui de Montecatini en Toscane, exploité depuis les Étrusques, à l’origine géologique identique, qui explique la plus part des recherches de cuivre en Corse Alpine, s’était là aussi révélé chimérique.MinesPonteLeccia2

Le 4x4 de Carlos nous amène sur une route en terre, qui scinde le vignoble Vico et monte vers une entreprise d’explosif. Un chemin mal entretenu part vers le Nord au-dessus des vignes. Les travaux d’exploration et d’exploitation se trouvent à 270 mètres sur une étendue de 700 mètres environ de part et d’autre du chemin. On trouve plusieurs tranchées, des haldes nombreuses, une baraque de pierres en ruine. Une dizaine de travers bancs s’enfonçait dans la colline, d’où partaient jadis quelques galeries. Un certain nombre sont obturées ou éboulées de nos jours. On explore 2 galeries rectilignes dont on débroussaille l’entrée : la Galerie de La Salle d’une cinquantaine de mètres sur 2x2 m ; une dizaine de petits rhino l’occupent et la galerie du Genévrier d’une dizaine de mètres, occupée par 2 petits rhino et d’énormes limaces oranges sur ses parois.

Pas de traces du chapeau de fer affleurant qui avait servi d’indices à la découverte du gisement. Wanda et Rémi cassent des pierres, et rapportent de nombreux échantillons cuivreux, malachite, chalcopyrite, de la serpentinite et du gabbro rouge.

Vers 14 heures on interrompt l’exploration. 4 galeries étaient en principe visitables. Les 2 galeries indiquées par JY, une au-dessus des locaux de Corse expansif, l’autre au-delà et en dessous des réservoirs n’auront pas été explorées. Comme d’habitude Il faudra revenir. Mais nous avons maintenant acquis une compréhension globale du site qu’il faut affiner.

Le vent souffle assez fort sur les vignes. On décide d’aller faire dinette à l’abri au pont du golo au milieu des orchidées. Sandwich et migliacci. Pas de cacavelli mais une panette sucrée avec des œufs en chocolat et une bouteille de Colombo. La Merindella quoi.

 

Bibliographie :Haut de page

  • Alain Gauthier : Mines et mineurs de Corse

  • Carnet De Prospection Mines De Cuivre Centre Corse  par Mines-Corse Cuivre

PHP

 

 

Samedi 27 avril 2019

Spéléo, visite, entomo

Cast.1, Oletta

 

 

Participants

  • ITP : Wanda C., Alexandra et Fred D., Amal D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Émilie L., Marie-Pierre R., Jean-Louis V.

  • Invités : Josiane et Bernard L.

TPST : 3h00

Photos

 

Nos amis Josiane et Bernard Lips sont arrivés en Corse depuis jeudi matin pour encadrer le stage biospéléo qui va débuter dimanche matin. Lors de l’apéro d’accueil jeudi au local on leur a proposé une sortie dans notre trou école Cast.1. Pour des spéléos chevronnés qui ont réalisé de multiples premières dans le massif du Berger, ce sera une promenade de santé.

Josiane nous suggère d’emmener du matériel de prélèvement au cas où. Notre première réaction a été de dire qu’à part les dolichopodes et les Meta, on ne trouvera pas grand-chose, on l’a tellement parcouru ce trou sans jamais voir quelque chose d’intéressant. On adhère cependant au projet.

HP a préparé le matos la veille, rdv au local pour 10 h et en route pour St Flo. Au parking du bas, Bernard part en chasse aux coléoptères, le champ est en fleurs et on découvre déjà plein de bêtes, insectes, araignées… On s’entasse dans les deux 4x4 pour passer l’Aliso qui est en basses eaux.

JN équipera le Grand Réseau et HP l’Entrée 2. Pendant ce temps deux équipes se constituent. JN et HP se retrouvent au Plateau à Escargots. Pendant ce temps sous la férule de Josiane et Bernard la chasse a commencé, et les gibecières se remplissent. Myriapodes, isopodes, pseudoscorpion, des spécimens très intéressants qui se cachaient sous les pierres que l’on foulait à chaque visite.

La chasse continuera sur le Plateau puis en bas du dernier ressaut de la Faille du Chien où avait eu lieu l’exercice secours. Là aussi nombreux isopodes attirés par des miettes de matière organique. On n’a pas eu le temps d’aller voir le site des bouteilles mais avec le bois pourri cela vaudra le coup. L’équipe biospéléo apprend les rudiments de la chasse, photographie, aspiration, rangement en tubes. Les autres topis sont heureux de faire de la corde.

L’heure des agapes approche, cela bouchonne en bas du P17 du Puits du Poulailler. JN rebrousse et déséquipe le Grand Réseau, Fred avait promis de se lancer mais attendait à la sortie… Il est presque 15 h, nos amis Lips découvrent le spuntinu ITP, grand classique dans le monde spéléo mais en Savoie la météo ne le permet pas toujours…Haut de page

Pas de grillades mais de quoi bien se remplir en solide et liquide. Avant de reprendre la route, on leur montre l’entrée de Cast.3.

Demain il va falloir identifier le contenu des tubes.

JN

 

 

Dimanche 28 avril 2019

Projection « Les oubliés de Laninca »

Colloque « Sépultures et rites funéraire », Calvi

 

 

Participants

  • ITP : Michèle C., Jean-Claude L., Pierre L.

Photos

 

Petit résumé suite projection du documentaire « Les oubliés de Laninca » lors du colloque ayant pour thème « Sépultures et rites funéraires », organisé par l’ARPPC (Association de Recherches Préhistoriques et Protohistoriques Corse). Ce colloque se déroulait dans les locaux du CCRPMC (Centre de Conservation et Restauration et Restauration du Patrimoine Mobilier de Corse) situé au Fort Charlet à Calvi.

Au préalable communication très intéressante par Manuel Calvo sur les fouilles qui se sont déroulées dans une cavité présentant des similitudes avec celle de Lano, la Cova des Pas. En effet, elle a été découverte par des spéléos lors d’une journée de prospection, elle est située en falaise calcaire avec un accès difficile et les vestiges datent du bronze final.

Des différences concernant les individus, le nombre tout d’abord, près de 70 individus, et les conditions d’inhumation. Les ossements étaient en effet encore connectés et les squelettes en position fœtale, il s’agit à priori d’une inhumation primaire. Il subsistait des liens qui attachaient les mains et les pieds et il restait encore des lambeaux des peaux de bêtes dans lesquelles ils étaient « empaquetés ». Quelques objets en bronze, des cheveux et de la matière organique ont également été retrouvés. De nombreuses datations et analyses génétiques ont été effectuées. Ces dernières révèlent des liens familiaux entre certains individus. La vie n’a pas dû être des plus agréable pour certains d’entre eux puisque l’analyse des ossements révèle des marques de blessures et diverses maladies et malformations. Les datations s’échelonnent de 1200 à 800 avant JC ou 3200 à 2800 avant moi ;-)

Des civières qui ont probablement servi au transport des défunts étaient également sur place. Ces civières étaient constituées de 2 longerons reliés par des traverses, en divers bois. L’assemblage était réalisé à l’aide de liens composés de fibres de feuilles de palmiers. Par contre, il n’a pas été déterminé de quelle manière ils ont été déposés à cet endroit. Peut-être escalade préalable par un Antoine de la tribu, puis descente des civières depuis le haut de la falaise à l’aide d’une corde.

S’en est suivi la projection de notre documentaire devant une trentaine de personnes, apparemment très intéressées. Je n’ai pas pu dire que c’était moi qui avait tout fait puisque Michèle et Pierre étaient présents, ainsi que Franck Léandri, Patrice Courtaud et Pascal Tramoni côté archéo. Présentation par Franck, interventions de Patrice Courtaud et bibi.

Nous devrions être prévenus lorsque les actes du colloque seront publiés.Haut de page

Pour la mise en bouche, une présentation de la polyphonie corse a eu lieu le matin à la citadelle dans le bel oratoire Saint Antoine. Le présentateur n’était autre que l’organisateur du colloque Jean Sigurani. L’acoustique de la salle était impressionnante ! Plus souvenir du nom des chanteurs qui l’accompagnaient hormis Franck qui a apporté sa voix lors du final.

JCL 

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Découverte 10 ans avant Lano 

 

Similitudes avec Lano :

  • Entrée grotte en flanc de falaise

  • Configuration de la falaise

  • Époque : fin Age du Bronze

  • Dépôts : guano, pelotes (important pour la conservation des éléments organiques par les réactions physicochimiques avec le minéral environnant)

Différences :

  • Espace plus volumineux

  • 66 individus déposés au fil des années

  • Meilleure conservation (bois des civières de portage, peau des caprins servant de « papillotes » aux défunts, cordages/liens tressés pour attacher ces « papillotes », tissus humains aussi bien chair, cheveux, intérieur crânien, …os bien sûr)

  • Emballages : pas de monoxyles en coffre bois, mais emballage en forme de « papillotes » des corps en position hyper fœtale

Autres infos :

  • Tous les ADN féminins sont « proches » au plan familial.

  • Teinture des cheveux féminins post mortem

  • Nombreuses traces de pathologies diversesHaut de page

  • A suivre ...

Pierre 

 

 

Samedi 4 mai 2019

Spéléo, entrainement

Falaise A Tozza, Patrimonio

 

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Henri-Pierre F., Marie G., Jean-Claude L., Émilie L.

  • ITP de passage : Michèle C.

  • La toutounette : Nala

Photos

 

Une demi-journée d'entrainement au dégagement d'équipier s'est improvisée via WhatsApp dans le cadre de la préparation au prochain camp 2019.

Rendez-vous 8h au local pour Émilie, Anto et JCL. Anto ayant préparé le matos la veille, ceux-ci ne s'attardent pas et prennent la direction de la falaise. Ils seront rapidement rejoints par Marie et HP.

Pendant que Anto s'occupe d'Émilie pour lui donner quelques notions d'équipement, Marie et JC se chargent de l'équipement des 2 voies du Dièdre, HP de la voie des Oliviers.

Les 2 voies du Dièdre sont idéales pour les exercices de dégagement d'équipier, elles sont plein pot, avec une grande tirée et un double amarrage en Y en tête de puits, ce qui rend plus aisé le détricotage du nœud.Haut de page

Marie, Anto et JC se relaient pour faire au moins 2 dégagements, dont 1 au-dessus d'un fractio. Cas de figure qui peut se présenter plus fréquemment dans la réalité. Tests réussis !

Déséquipement vers midi et retour à Bastia.

Vidéo didactique présentant 2 méthodes de dégagement d'équipier et la pathologie du harnais : http://www.cosif.fr/2015/04/22/techniques-de-degagement-dequipier-en-speleologie/

JCL

 

 

Mercredi 8 mai 2019

Spéléo, entomologie, chiro

Grotta A Sapara, Castiglione

 

 

Participants

  • ITP : Wanda C., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Émilie L., Véronique M., Marie-Pierre R.

  • GCC : Jean-Yves C.

  • Initié : Jean-Christophe L.

 

TPST : 2h00

Photos

 

La saison de la chasse entomo est vraiment lancée, les stagiaires ont chopé le virus de Jeannot… Un peu dépités de ne pas avoir pu chasser à Lano le weekend dernier suite au mauvais temps, on choisit A Sapara connue pour son entrée labyrinthique riches en débris organiques, certes déjà piégée par Jean mais lors de la dernière visite du 24 mars dernier, Émilie avait relaté la présence « d’arachnides, des cloportes blancs, des chilopodes blancs, des iulidés, des dolichopodes. » Des pièges avaient été posés mais pas de recueil de bestioles.

Il fallait cependant obtenir l’aval du GCC, la cavité est classée en APB et une nouvelle grille a été installée récemment pour clore la seconde partie de la cavité. Jean-Yves sera de la sortie, pas de souci, pour compter les chiros, poser le cadenas sur la grille et chasser les bestioles. Ce sera également l’occasion de faire découvrir le monde souterrain à Jean-Christophe, 12 ans, le fils d’Émilie.

On vous passe les difficultés pour réunir le matos nécessaire à la chasse entomo. Lors du stage tout était facile, nos encadrants avaient tout amené. Mais là il fallait trouver l’alcool à 96° C – pas si facile, pour info, 20 € le litre en pharmacie -, les aspirateurs qu’il a fallu bricoler avec des tubulures (notre commande arrivera le 9…), heureusement on avait les pinces, les tubes Eppendorf et les flacons.

Premier rendez-vous à Ponte Leccia à la Belle Epoque (le Carré d’As est fermé !) pour 9 h 30 puis à la cavité pour 10 h 30. Le soleil est de la partie.

11 h, JY part en éclaireur pour compter les chiros, une vingtaine de rhinos qui sont en phase de réveil et le reste de l’équipe se disperse à quatre pattes dans la première partie de la cavité. N’oubliez pas vos genouillères si vous venez nous rejoindre ! Cette première partie est donc riche en débris organiques, de nombreuses bouses de vaches séchées. Les premiers spécimens recueillis seront des isopodes (crustacés terrestres, communément appelés cloportes), des araignées (Méta commune), viendront ensuite des collemboles, des diptères, d’autres petits isopodes, des myriapodes, quelques larves… à identifier à la loupe car la reconnaissance de ces bestioles de quelques millimètres lors de la chasse n’est pas évidente. Heureusement que JN avait Jean-Christophe à côté de lui pour voir les petites tâches blanchâtres…

La visite de la seconde partie de la cavité sera pauvre en recueil de spécimens. Peu de débris organiques, le sol glaiseux est très humide et l’eau doit monter - d’ailleurs certaines bouteilles laissées la dernière fois sont sous l’eau. L’inspection de la galerie des racines n’a rien donnée non plus. Grâce à un tamis Wanda réussira à ramener quelques collemboles flottant en surface.

Visite de la Galerie du Lac qui ne donnera pas de bébêtes mais Véronique aura l’œil pour découvrir au plafond, niché derrière une concrétion un Murin de Capaccini. Jean-Yves, à qui il avait échappé, viendra l’identifier, un beau mâle solitaire.

On revient quand même avec une vingtaine de tubes et pour certains avec plusieurs spécimens pour un tube.

La faim se fait sentir vers 13 h, on organise le spuntinu au soleil près du pont de la rivière. Pas de grillades ;Haut de page salades, charcuterie, fromages, gâteaux… et un vin intitulé Chasse Méditerranéenne (tout à fait approprié !). Fin des agapes vers 15 h, le ciel se couvre, quelques gouttelettes, JN et Véronique ainsi que JY doivent rentrer. HP part à la recherche d’un arum protégé (Arum cylindraceum ou Gouet des Alpes/Arum des Alpes). Ils n’iront pas loin, ils le trouveront à l’entrée de la cavité…

JN

 

 

Samedi 11 mai 2019

Journée archéologie

Musée départemental de préhistoire corse et d'archéologie, site archéologique de Cauria, Sartène

 

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Michèle C., Wanda C., Jean-Claude D., Alexandra et Frédéric D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Pierre L., Émilie L., Véronique M., Nicolas M., Rémi R., Marie-Pierre R., Jean-Philippe S.

  • GCC : Jean-Yves C.

  • Ex ITP : Fanny L., Franck L.

  • La toutounette : Nala

Photos

 

Un weekend archéologique dans le sud avait été proposé par Franck L. durant les campagnes de sauvetage des vestiges archéologiques de Lano, et ce n'était pas tombé dans des oreilles de sourds !

Le programme : visite guidée du musée de Sartène, dont le thème « Préhistoire corse et archéologie » s'accorde avec notre découverte et où finiront probablement les vestiges, suivie par une petite archéo-rando sur le site de Cauria. En complément, une randonnée est proposée entre Tizzano et Campomoro avec une nuit au phare de Senetosa.

Le rendez-vous est donné pour 10h00 samedi place Porta à Sartène. Il est difficile de faire plus loin pour les bastiais, certains s'approcheront du point de rendez-vous en partant le vendredi et en faisant étape chez Poulpy à Zoza, ils n'arriveront pas dans les premiers à Sartène ! D'autres partiront aux aurores et rejoindront JY et Michèle qui sont déjà attablés devant un café.

La visite du musée commence après un accueil chaleureux de la directrice, puis Franck prendra le rôle de guide. La première vitrine est consacrée aux découvertes du site de Castiglione à Oletta, très connu de certains topi puisque c'est grâce à l'association que le site a été découvert, les topi apportant là aussi leur soutien technique. La suite de la visite est chronologique, les vitrines exposent des objets s'étalant du néolithique ancien (- 300000 ans) jusqu'au moyen âge (XVème siècle). La plaquette de présentation du musée décrit sommairement ces périodes : recto, verso

Fin de la première partie, direction le plateau de Cauria où nous piqueniqueront près des bergeries de U Cicali.

Franck reprend la casquette de guide et le groupe se dirige maintenant vers le dolmen de Funtanaccia, c'est le plus connu et le mieux conservé de Corse. S'en suit l'alignement mégalithique de menhirs de Renaghju, puis un tafone servant d'abri un peu à l'écart du parcours traditionnel, où ont été découverts quelques ossements humains. La visite se termine par les alignements d'I Stantari.

L'occupation de ces sites s'étale du néolithique au bronze final, chaque époque apportant ses aménagements et modifications. Présentation générale du site (plaquettes téléchargeables). Extraits :

« Les origines du mégalithisme sont inconnues. En Corse, près de passages, de cols, de gués ou de points d’eau – tels I Stantari et Renaghju –, les alignements sont nord-sud, les statues-menhirs face orientée. Ils marquent la relation au territoire d’une société organisée. Ces pierres sacrées attestent de rites, de pratiques intangibles. Mythes, magie, religions : subtiles questions. Symboles des Éléments (eau, terre, feu, ciel) ? Ancêtres ou dieux amicaux ? Culte de chefs ? Pouvoir protecteur des morts ? Support à la catharsis libératoire d’une communauté ? Il y a peu, malgré les interdictions des évêques, les rondes funèbres en l’honneur d’un défunt (voceru, caracolu et chjerchju) ritualisaient d’une façon païenne le passage à l’au-delà. Puisent-elles leurs origines dans ces temps ? L’ethnoarchéologie révèle que l’homme, partout dans le monde, cherche à entrer en contact avec les esprits. »Haut de page

Fin de cette journée archéo, séparation entre ceux qui rentrent sur Bastia et ceux qui feront les randos du soir et du lendemain.

JCL

 

 

Mardi 14 mai 2019

Spéléo, soirée entomologie

Local de Montesoro, Bastia

 

 

Participants

  • ITP : Wanda C., Alexandra D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Émilie L.

TPAT (temps passé à trier) : 3h00

Photos

 

Ce soir on se lance dans le tri et l’identification. On a réussi à réunir le matériel, Alex nous a ramené un microscope qui grossit 20 fois, ce sera un peu juste, on va commander un grossissement à 40. Pas de coupelles en verres, on va bricoler avec fonds de tubes et boite de Pétri.

Répartition des tâches : Wanda à l’identification, JN à la photo sur la loupe numérique, HP au remplissage des tubes et classement et Alex à la rédaction de la fiche d’inventaire. Pendant ce temps, Émilie s’attelle à la rédaction du compte rendu de stage.

Les travaux seront interrompus par une douche inopinée issue des tuyaux du plafond. Belle cascade qui épargne la table de travail et le matériel mais nous obligera éloigner le canapé et sortir en urgence seau et serpillière. Cinq minutes après plus rien… Le mystère sera résolu quelques jours après par Antoine et Noël, le voisin du dessus prenait sa douche, après d’où vient la fuite, l’enquête continue.Haut de page

Reprise des identifications, on s’arrête au vingt-troisième tube. Il en reste une dizaine et les bouteilles de Jean à filtrer.

JN

 

 

Vendredi 17 mai 2019

Spéléo, soirée entomologie

Local de Montesoro, Bastia

 

 

Participants

  • ITP : Wanda C., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Émilie L., Véronique M.

TPAT (temps passé à trier) : 3h00

 

Reprise des identifications de la chasse de A Sapara. Toujours le même matériel, le microscope commandé arrivera demain. Véronique se joint à Wanda pour les identifications et la rédaction de la fiche inventaire. HP et JN reprennent leurs rôles de la dernière fois.

L’équipe est rôdée, finalement on aura inventorié 34 tubes avec 58 bébêtes. Les pièges relevés à SantaHaut de page Catalina ont livré quelques spécimens d’hexapodes et de myriapodes mais la macération dans le liquide sucré altère leur morphologie. Ce sont également des pièges mortels pour les jeunes dolichopodes. Il faut en tout cas les relever rapidement.

JN

 

 

Samedi 18 mai 2019

TUC, Travaux d'Utilité Collective

Local, Bastia

 

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Dominique D., Jean-Claude L., Noël R., Franck Z.

  • ITP de passage : Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Francis M., Véronique M.

Photos

 

Suite des travaux du local, les sisyphes se concentrent principalement sur le bar :

  • Pose de lambris sous le comptoir

  • Pose du ciel de bar et peinture du haut

  • Pose de l'éclairage LED du ciel de bar

  • Préparation de l'étagère musée à calebondes

  • Panneau pour le nom du barHaut de page

  • Raccordement de la prise électrique sous l'écran

Ça, c'est fait. Suite aux prochains épisodes ...

(Nono et Anto reviennent le lendemain pour continuer l'aménagement ...)

JCL

 

 

Samedi 18 mai 2019

Spéléo, entomologie

Grotta Santa Catalina, Sisco

 

 

Participants

  • ITP : Wanda C., Henri-Pierre F.

  • La toutounette : Nala

Photos

 

Objet de la sortie : Récupérer les pièges oubliés dans la grotte lors de notre de notre dernier passage lors du stageHaut de page biospélo début Mai.

Bilan : 2 bouteilles vides. 5 petits rhino, 5 minioptères. Pas de pigeons. 3 bébêtes récupérées.

HP

 

 

Dimanche 19 mai 2019

Spéléo, entomologie

Grotte de Pietralbello, Moltifao

 

 

Participants

  • ITP : Michèle C., Wanda C., Éric D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Didier L., Émilie L., Véronique M., Marie-Pierre R.

  • GCC : Jean-Yves C., Kate D.

  • Invité : Thomas ?

  • La toutounette : Nala

TPST : 3h00

Photos

 

Poursuite des chasses entomologiques. On décide de porter nos investigations sur la grotte de Pietralbello. Certes la cavité est toujours classée en APB mais de juin à septembre la cavité est en général désertée par les chiroptères. Jean-Yves donne son feu vert et sous l’égide du GCC la visite pourra se faire. De plus cette cavité, peu fréquentée compte tenu de l’APB, est inconnue de nombreux topis.

Rendez-vous au local pour 9 h avec Wanda et HP pour récupérer le matériel puis avec tout le groupe pour un café à Ponte Leccia à 10 h à la Belle Époque (le Carré d’As est toujours fermé). On fera connaissance avec la nouvelle chargée de mission du GCC, Kate qui a remplacé Delphine. Le convoi s’élance ensuite sur la route de Moltifao pour se retrouver juste avant le pont au départ du sentier.

Sous la conduite de Jean-Yves, la grotte est atteinte en un petit quart d’heure. La porte du « Trou de l’Enfer » (autre nom de la cavité) est ouverte et JY part en éclaireur vérifier la présence de chiros. Finalement une dizaine de rhinos, petits rhinolophes et Euryales ?, endormis ou voletant. La visite peut se faire, avec une certaine discrétion.

JN installe la corde pour le plan incliné et les descentes se succèdent. Les « entomologistes » et leurs assesseurs se dispersent dans les deux grandes salles tandis que les autres topis partent explorer les divers recoins de la cavité. La progression est toujours malaisée, gros blocs d’effondrement, souvent glaiseux et humides.

Premier constat, absence de dolichopodes et de Meta, si souvent rencontrés dans les cavités corses, surtout à l’entrée. La faune cavernicole est assez pauvre. On fera quelques prises dans les zones de guano. Isopodes (en faible quantité), myriapodes (chilopodes, iules), campodéidés (diploures), diptères (à l’entrée). On ramènera a priori une quarantaine de spécimens. Cette pauvreté (en comparaison de nos sorties à Butrone, Santa Catalina et A Sapara) est surprenante. En relisant des anciens articles parus sur cette cavité, on découvre qu’elle était connue pour sa richesse en faune cavernicole(1). Appauvrissement de la biodiversité, raréfaction des chauves souris ?

Le fond de la cavité présente de nombreux gours mais aucune trace de nyphargus ou autre stygobie. Il faut se rendre à l’évidence et conclure comme le Pr Rémy lors de sa visite des 19 et 20 août 1948, « les diverticules du fond sont azoïques(2) ».

Retrouver le chemin de la sortie est toujours une entreprise un peu hasardeuse, on s’égare facilement dans les plans inclinés latéraux, ne pas rater les flèches au plafond. Finalement nous retrouvons le soleil après deux heures trente passées sous terre. Enfin pas tous, il manque HP, Wanda, MP et Michèle. Voilà HP qui sort, on entend Wanda derrière. Puis silence… Où sont passées les deux topis manquantes. Un quart d’heure plus tard, Wanda redescend et les trouvera errant dans la seconde salle…

Retour aux véhicules, on va piqueniquer dans le champ malgré le ciel qui s’assombrit. Pari risqué, une petite bruine s’installe après l’apéro puis quelques gouttes en plat de résistance puis une vraie pluie pour le dessert. On plie bagages et direction la Belle Époque pour le café et le cake aux pommes.

Wanda, HP et JN vont se retrouver au local, où Antoine et Noël sont en pleine déco du bar, pour faire un pré-tri des spécimens. L’identification est prévue mercredi prochain.

JN

 

1- Nice-Matin du 14 juin 1965 : M. Manuel Zafrilla, animateur de l’Association Spéléologique Corse qui avait exploréHaut de page la grotte : ‟Tous les ans, cette grotte reçoit de nombreux visiteurs, spéléologues et professeurs continentaux, suédois, belges, anglais, allemands, etc. Cela, à cause de la richesse de la grotte en insectes cavernicoles.ˮ »

2- en zoologie ou géologie, un adjectif, principalement utilisé au XIXe siècle, qui signifie qu'un milieu ne comporte aucune vie animale, ou qu'un terrain ne présente aucune trace de vie animale fossile (paléontologie).

 

 

Samedi 25 mai 2019

Spéléo, prospection-VTT

Crêtes de Téghime sud, Furiani

 

 

Participants

  • ITP : Jean-Claude L., Franck Z.

Photos

Trace

 

Dumè avait mis l'eau à la bouche de quelques piliers du bar Aven un jeudi soir en racontant sa découverte de 2 trous lors d'une rando sur la piste qui chemine le long de la crête sud de Téghime. Ayant encore besoin d'entrainement physique pour le prochain camp spéléo, Franck et JCL se décident pour y jeter un œil en y allant en ... VTT !

Malgré une annonce sur le WhatsApp sur club, seuls Franck et JCL se retrouvent au point de rendez-vous sur le parking de la mairie de Furiani. Faut dire que l'annonce était d'emblée sélective ;-)

Un véhicule est laissé sur place, les 2 vélos sont chargés dans le Kangoo et direction le parking du départ de la piste en contrebas du col de Téghime. Contrairement à l'habitude, un seul véhicule déjà sur place. C'est un départ de randonnée couru et le weekend ce parking est souvent plein. Mais aujourd'hui, les conditions météo dignes des Highlands écossais ont dû refroidir les moins téméraires. Les crêtes sont dans les nuages et un vent frisquet n'encourage pas à la pratique des sports dits de pleine nature. Circonstances qui rappellent à JCL une certaine prospection du Samedi 25 novembre 1995 ...

Les topi sont rôdés et c'est dans la grisaille qu'ils entament la montée. Ils n'ont donc pas le temps d'avoir froid ! 

Une série de lacets permet d'atteindre un petit col, c'est à proximité que se trouve le premier trou de Dumè. Une ouverture d'environ 50 par 20 cm, rapidement colmaté par des cailloux et de la terre. Il faudra revenir avec l'outillage nécessaire ...

Poursuite de la rando, croisement de 3 vététistes ... motorisés. Le brouillard est toujours bien présent ce qui fait que les repères annonciateurs du deuxième trou de Dumè sont dépassés allègrement et c'est une fois le col de Menta atteint que JCL se rend compte de la méprise. Il faut quand même faire marche arrière sur un bon kilomètre pour retrouver le trou. Celui-ci s'ouvre au bord de la piste et semble plus intéressant. Surmontée par une belle tranche de calcite, une ouverture d'environ 80 par 20 cm débouche dans une petite cavité obstruée au bout d'environ 2 mètres par des cailloux. Là aussi des moyens plus conséquents sont nécessaires pour élargir l'entrée et voir si une suite est possible.

Un petit détour par le petit lapiaz qui avait fait l'objet d'une prospection et d'une tentative de désobstruction le Dimanche 1er avril 2012 est également effectué.

Retour vers le col de Menta d'où part la piste-chemin emprunté par le trail de Furiani et qui permet de rejoindre celui-ci. Croisement encore d'un jeune et fringuant vététiste ... motorisé, et plus bas de 3 motards en trail qui font la remontée, berk ça pue :-(. Une fois sous la couche de nuage la descente vers Furiani devient fantastique avec une vue magnifique sur la plaine orientale. Un couple de traillistes sont encore croisés, à pieds ceux-là. Faut-il s'attendre à ce que dans ce sport là aussi soit inventé des assistances motorisées à la course ? (des prototypent d'exosquelettes existent ...).

Le village est atteint vers midi, traversé par ses ruelles, puis c'est la descente à toute vitesse vers le parking.

S'il y a une chose à ne pas oublier lorsqu'une navette est organisée, c'est de faire suivre la clef de la voiture d'arrivée. Et bien elle n'a pas été oubliée :-)Haut de page

Un retour s'impose pour tenter une désob des 2 cavités, d'autant plus qu'il est possible de monter en 4x4, bien que Franck et JCL ne rechigneraient pas pour refaire le circuit en VTT, mais par une belle journée.

JCL

 

 

Samedi 15 juin 2019

Spéléo, entomologie

Cast.1, Oletta

 

 

Participants

  • ITP : Jean-Noël D., Henri-Pierre F.

TPST : 3h00

Photos

 

L’équipe de chasseurs entomo se réduit de plus en plus… Wanda, pour cause de force majeure, nous abandonne pour au moins deux mois, Véronique fait un break, Émilie, Michèle et Jean-Yves sont partis se cultiver aux Journées Nationales de l'Archéologie à Aléria, et le reste de l’équipe sont aux abonnés absents. Le duo de choc HP/JN décide quand même de profiter de la sortie initiation et du fait que Cast.1 sera équipé pour aller retourner quelques cailloux et si possible explorer des zones non visitées le 27 avril dernier.

Le trou est équipé, les premiers initiés se lancent dans le P7 et on s’intercale au milieu de la palanquée. Exploration de la Salle du Veau, JN part dans les diverticules à la base du puits tandis que HP farfouille au départ du Puits de la Chèvre.

Une dizaine de spécimens recueillis, isopodes de grande taille, orthoptères non dolichopodes, pseudoscorpion, un coléoptère, beaucoup de zones sont sèches. Un batracien est aperçu, trop véloce pour être photographié. La descente vers la Salle de la Chèvre bouchonne, et ensuite le circuit des initiés se fait par une remontée vers la Vire puis le Balcon. On voulait prospecter au fond de la Salle de la Chèvre mais cela sera trop compliqué. On décide donc de ressortir et de redescendre par le Puits du Poulailler.

On reprend notre chasse au niveau du Plateau à Escargots. Quelques isopodes, une araignée, la récolte est assez maigre. On file alors vers le bas du plan incliné. Et là ça bouchonne… la palanquée d’initiées menée par Antoine arrive de la base du P11 à droite du croisement de la Faille en T. HP réussit à se faufiler jusqu’en bas et JN se réfugie dans la Salle des Marches. Cela tombe bien c’est une zone non prospectée. Mais rien à se mettre dans l’aspirateur. Escalade vers le Trésor de Cast.1, ce qui reste de l’expédition Bacchus de 2005. Le bois est en décomposition totale, il y aurait peut-être quelques insectes. Mais absolument aucune trace de bestioles apparentes.

Il faut redescendre de la Salle des Marches car il n’y a pas de corde pour remonter le P9 de la dèv’… Un peu d’oppo et nous voilà en bas du plan incliné. Noël qui ferme la palanquée découvre alors une petite pelote en bas du R4 qui semble être de la ficelle mais cela bouge… avec HP ils constatent que c’est vivant et c’est un ver. On aura confirmation ensuite on vient de trouver un ver gordien, ver rond non segmenté – nématode – pouvant atteindre 70 cm de long, dont la larve est un parasite d’un arthropode ou d’une sangsue. Découverte originale.

Remontée vers le Plateau à Escargots, un peu d'attente en bas du Puits du Poulailler on accompagnera quelques impétrants et nous voilà au soleil.

Bilan : entre vingt et trente spécimens recueillis à deux, on verra dans la semaine pour l’identification.

JN

 

 

Samedi 15 juin 2019

Journées Nationales de l'Archéologie

Fort de Matra, Aléria

 

 

Participants

  • ITP : Michèle C., Jean-Claude L., Pierre L., Émilie L., Pierre-Jean M.

  • GCC : Jean-Yves C.

  • Invitée : Marie-Françoise L.

Rendez-vous presque traditionnel maintenant pour les topi, les JNA se déroulaient cette année à Aléria. Les stands étaient éparpillés autour du site archéologique et le musée était en mode portes ouvertes. Ils faisaient même en quelques sortes partie des exposants car le documentaire « Les oubliés de Laninca » y était projeté.

Après une petite visite préalable du musée, le cheminement de stand en stand nous fait voyager dans le temps, à l'époque romaine. C'est ainsi que nous serons accueillis par un César en personne, habillé comme il se doit. S'en suit un « fastfood » de l'époque, une exposition de divers « tags », des armes, des soldats avec leurs lourds paquetages, etc. etc.

Un stand tenu par Céline L. permettait de voir, à l'aide d'une loupe binoculaire, des fossiles pris dans des silex, ainsi que quelques échantillons d'obsidienne.Haut de page

Le documentaire a été projeté sur un téléviseur, dans un stand fermé. Nous sommes quand même loin de l'affluence de l'Alboru, une vingtaine d'amateurs seulement ont pu vivre indirectement notre aventure.

En 2020 les JNA devraient se rapprocher encore de la région Bastiaise et se dérouler à Mariana.

JCL

 

I Topi Pinnuti - Bât. A8 - Les Logis de Montesoro - 20600 BASTIA

Association affiliée à la Fédération Française de Spéléologie sous le N° V20-005-000

Téléphone : 04 95 32 68 16 (répondeur) - www.itopipinnuti.fr - contact@itopipinnuti.fr