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Une des ambitions de notre association est le partage de nos passions avec le plus grand nombre. Nos activités nous amènent souvent en des lieux difficiles d’accès pour le commun des mortels. Les récits ci-dessous permettent modestement ce partage, avec l’espoir de faire vivre, par quelques lignes et quelques photos, les sensations parfois intenses que procurent nos activités.

Ces comptes rendus ne représentent pas l’exhaustivité de nos aventures (certains étant un peu réticents à s'épancher sur un clavier ;-), ils permettent néanmoins de donner un aperçu de nos pérégrinations souterraines et canyonistiques, et pourquoi pas de faire rêver.

Bonnes lectures, et si l’envie prend le dessus sur la simple curiosité, rendez-vous au local un jeudi soir …

Les comptes rendus sont agrémentés de quelques photos, si vous souhaitez que certaines ne soient pas diffusées, n'hésitez pas à nous écrire sur topipinnuti@orange.fr

 

Sommaire

 

 

Dimanche 7 janvier 2018

Spéléo, visite - Grotta Sutterratta et Ducati, Barbaggio

 

Dimanche 14 janvier 2018
Spéléo, entrainement - Falaise A Tozza, Patrimonio

 

Mardi 16 janvier 2018
Spéléo, désobstruction, équipement - Grottes Ducati et Suterratta, Barbaggio

 

Samedi 20 janvier 2018
Aménagement du local, AG LISC - Bastia

 

Vendredi 26 janvier 2018
Spéléo, inventaire cavités et chiros - Faille d'Omessa

 

Dimanche 28 janvier 2018
Spéléo, visite - Aven I Luminelli, Morosaglia

 

Jeudi 1er février 2018
Aménagement local

 

Dimanche 4 février 2018

Spéléo, initiation - Cast 1, Oletta

 

Vendredi 9 février 2018

Spéléo, désob’ - Aven de l’Avaloir, Barbaggio

 

Samedi 10 février 2018

Spéléo interclub, démaquisage et contrôle chiroptères - Grotte de Butrone, Sisco

 

Dimanche 18 février 2018

Spéléo, démaquisage et recherches entomologiques - Grotte de Butrone, Sisco

 

Vendredi 23 février

Spéléo, désob’ - Aven de l’Avaloir, Barbaggio

 

Samedi 24 février 2018

Aménagement du local, Bastia

 

Mercredi 7 mars 2018

Spéléo, topographie - Grotte de Butrone, Sisco 

 

Vendredi 9 mars 2018

Spéléo interclubs, désobstruction - Aven de l'Avaloir, Barbaggio

 

Samedi 10 mars 2018

Spéléo, topographie - Grotte de Butrone, Sisco

 

Lundi 12 mars 2018

Spéléo, entomologie - Grotte de La Coscia, Rogliano - Grotte San Michele, Sisco

 

Mardi 13 mars 2018

Spéléo, entomologie - Grotte de Cortè, Pietracorbara

 

Jeudi 15 mars 2018
Soirée entomologie au local, Bastia

 

Dimanche 18 mars 2018

Spéléo, hydrogéologie, initiation - Grotte de Butrone, Sisco

 

Lundi 19 mars 2018

Spéléo, entomologie - Failles Saint Nicolas, Ville-di-Pietrabugno

 

Dimanche 25 mars 2018

Spéléo, exploration, entomologie - Gouffre de l'Éclipse 44, Brando

 

Dimanche 8 avril 2018
Spéléo, désob, perfectionnement, visite - Cast 1, Cast 17, Serrigio, Cast 6 - Oletta

 

Dimanche 15 avril 2018
Spéléo interclubs, désob, perfectionnement, contrôles chiros - Cast 1, Cast 5, Cast 6, Cast 14, Cast 17 - Oletta

 

Samedi 21 et dimanche 22 avril 2018
Spéléo, perfectionnement, dégagement piste et aménagement casetta - Ghisoni

 

 

 

Dimanche 7 janvier 2018

Spéléo, visite

Grotta Sutterratta et Ducati, Barbaggio

 

Participants

  • ITP : Wanda C., Dominique D., Jean-Noël D., Alain G., Marie G., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Véronique M., Noël R., Alexia S., Franck Z.

TPST : 3h30

Photos

 

Épisode 27

Compte-rendu d'un novice :

Petit retour dans le passé, je me replonge dans la mémoire du club, et me rends compte que les derniers comptes rendus concernant la grotte de Suterratta datent de janvier et novembre 2013. A priori cette cavité est un peu boudée et rappelons-le, ce n'était l'objectif initial de ce dimanche.

Le rendez-vous étant à 09h00, j'arrive donc à 08h40 et rejoint Dumè D, qui comme à son habitude, ouvre le local, prépare le café. Ce dernier est accompagné de mini croissants et chocolatines (oui, je suis originaire du sud-ouest). Un petit point météo avec Dumè, la journée à la falaise de TOZZA semble compromise : pluie, nuages et vent sont au programme.

Alain G suivi de l'ensemble des topis arrivent les uns derrière les autres jusqu'à 09h25. Le réveil est un peu difficile pour certaine, pas de nom elle se reconnaîtra...

Matos préparé, café et viennoiseries engloutis, nous partons vers la falaise de Tozza, Sur le trajet nous sommes confrontés rapidement au brouillard épais et au vent. Sur place, le vent souffle fort, trop fort, il faut se rendre à l'évidence, ce ne sera pas pour aujourd’hui : dommage, suis un peu déçu.

Après quelques palabres, Jean-Claude L nous propose de visiter les grottes de Suterratta et Ducati.

Reprenons la route en direction de Poggio d'Oletta sur la D38. Après quelques virages stationnons les véhicules au bord de la route au milieu de nul part.

D'après Noël, aucun matériel ne semble nécessaire mis à part casque et lampe, je m'attends donc à une cavité simple et sans difficultés apparentes.

L'entrée de la grotte se situe à environ 20 mètres en contrebas de la route, le chemin qui y mène est sans difficulté mais méfiance le sol est humide, il y a tout de même un risque de glissade.

Je constate que l'entrée est très bien aménagée : table et banc en pierre, petit coin barbecue...

Posons nos sacs et nous dirigeons vers les entrailles de la terre, la première salle est spacieuse et tranquille, au fur et à mesure de la descente, je découvre le travail hallucinant, et m'interroge sur le nombre d'heures nécessaires à la désobstruction du passage. Il reste d'ailleurs pas mal de matériels, sceaux, câbles électriques sont encore sur place.

La cavité se rétrécie rapidement, le puits est aménagé type via ferrata. Excellent, je suis dans mon élément, la descente ne me pose aucun problème.

J'arrive ensuite à la fameuse échelle « piégée », les barreaux ne tiennent plus, il faudra la remplacer ou la réparer. Nous descendons en désescalade jusqu'en haut du puits terminal et patientons dans une zone un peu plus « large » et plus ou moins confortable. La faille est étroite et profonde. JCL, Marie et Alexia semble être arrivés au bout des – 28 mètres de la cavité.

D’ores et déjà Noël, Alain G renoncent à la descente, je ne vois d'ailleurs plus Dumé (qui je pense commence à préparer le barbecue) : c'est louche, je sens le piège.

J'observe avec attention la remontée de Marie, JCL, Wanda et Alexia, cela semble éprouvant.

A mon tour. Je me laisse quelques secondes d'observation pour regarder où je vais poser mes premiers appuis, l'éclairage de ma lampe est un peu faible, je ne vois pas le fond. Je ressens un peu d'appréhension et écoute les conseils de JCL qui est resté pour m'éclairer. J'utilise toutes les parties de mon corps pour descendre et arrive finalement au fond : ça c'est fait.... J'apprendrai par la suite que je fais partie de la douzaine de personnes à être descendu, c'est une petite fierté personnelle.

Visite rapide du fond, je me décide à remonter et effectivement le retour est physique. Le rythme cardiaque s'accélère et les bras et épaules tétanisent un peu. Etrangement le retour paraît plus simple et plus court. Hummmm !!! la sortie est proche, je sens l'odeur du barbecue.

A peine arrivé dans la salle principale, pas le temps de souffler, tous les topis se prennent au jeu de la séance photo, animé par Marie. Un peu de lumière par ci, un peu par-là : c'est une vrai pro...

Je constate que ma combinaison fume de toutes parts, consécutif à l'effort fourni lors de la remontée, je suis en FEU.Haut de page

Mais l'heure est, enfin, à la dégustation de breuvage, et de mets savamment grillés par notre cuistot Dumè D. Le repas est salvateur et la bonne ambiance règne. En guise de digestion, petit cours sur la roche et visite de la cavité nommée Ducati. De l'aventure, de la découverte, un peu d'effort physique, un bon repas, la bonne humeur... C'est une fois de plus, une bonne journée.

F.Z. 

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« Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite ». Évangiles de Saint Luc 13.24

Après moult agapes, Jean-Noël se leva et dit aux Topi : « continuons la série des grottes oubliées, allons visiter la Grotte Ducati ». Crise cataphrygienne ? papimanie ? Catholicon ? Éréthisme fébricitant post gogaille. Non, simplement spéléologue enthousiaste.

Découverte par Anton Des Bosquets et Jean-Claude Hellaime en Mars 2010, la cavité se situe à une cinquantaine de mètres en contrebas de Suterratta. Son nom provient de la carcasse d’une moto Ducati atterrie là on ne sait quand.

Doumé et Véro rentrent sur Bastia, Noël préfère démaquiser l’accès de Suterratta. Sonne le cavalquet, le reste de l’équipe descend avec précaution la pente abrupte et rendue glissante par les pluies de la nuit. Soudain Alain trébuche. Tel le Capitaine Haddock dans Tintin au Tibet il part comme une bombe dans la pente et décrit en l’air une rondade d’anthologie digne de Nadia Comanecci. Sa chute est heureusement enrayée par 2 chênes brulés. Il se relève un peu secoué mais sans bobo majeur. Un vrai miracle !

Nous atteignons l’entrée de la grotte. En janvier 2013 celle-ci avait été élargie aux crayons explosifs et JN, optimiste, avait noté dans son compte rendu : « Ducati est maintenant accessible à tous, …mais peut-être que certains gabarits un peu forts auront encore du mal car cela frotte ». Prémonition.

JC, Wanda et HP s’enfilent sans problème dans la faille triangulaire étroite, Jean-Noël passe, aspiré par la gravité. Alain plus volumineux se bloque mais réussit à se dégager avec l’aide de Jean-Noël qui le pousse et de Alexia qui le tire. Impossible de franchir l’obstacle. Pour Alain la sortie s’apparente plus à un chemin de croix. Mais même s’il n’a pas pénétré la fente étroite, il a quand même gagné son paradis.

Alexia, Marie et Franck rejoignent les autres. La cavité est assez grande avec ses 100 mètres de développement et 6 mètres de hauteur, dans les calcschistes.

On retrouve 2 crânes de caprins, un tapis de feuilles de chêne témoigne d’un soutirage en hauteur. Un petit rhino dort paisiblement au plafond.

La sortie est plus problématique : comme il l’avait prévu dans un compte rendu précédent, JN, privé d’appui, ne passe pas malgré Alain qui tire et Jean-Claude qui pousse. Il s’acharne. Gisant en travers il ressemble un peu à un Christ en croix. Instant de découragement, un élargissement à l’explosif est envisagé. Mais après un petit repos et une nouvelle tentative, il finira par s’extirper de la chatière. L’accouchement a été difficile. Gros bébé. Un petit coup de crayon serait encore nécessaire pour un accès serein en initiation.

Nous remontons sans encombre à Suterratta, récupérons nos sacs et filons au local. Lors du rangement du matériel on s’aperçoit qu’on avait oublié les plaquettes, dissociées des mousquetons au dernier inventaire. La faute au champagne et au foie gras des fêtes. Décidément ce n’était pas le jour pour la Tozza.

De retour à la maison on apprend le décès de France Gall. Ah Les sucettes à l’anis ! Annie aime lesHaut de page sucettes/Les sucettes à l'anis/Les sucettes à l'anis/d’Annie/Donnent à ses baisers/Un goût anisé /Lorsque le sucre d'orge/Parfumé à l'anis/Coule dans la gorge d'Annie/Elle est au paradis.

Bilan de cette première sortie de l’année : On ira tou-te-s au Paradis

PHP


Dimanche 14 janvier 2018
Spéléo, initiation et perfectionnement sur corde

Falaise A Tozza, Patrimonio

Participants

  • ITP : Antoine B., Michèle C., Wanda C., Jean-Claude D., Dominique D., Amal D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Alain G., Jean-Claude L., Noël R., Marie-Pierre R., Alexia S., Franck Z.

  • Gente canine : Nala


Photos

Restés sur notre faim dimanche dernier, on a remis au programme de ce dimanche la journée initiation et perfectionnement à A Tozza, la demande étant forte ! La météo s’annonce plus clémente mais avec un ciel nuageux et un petit vent d’Est. RDV au local à 8 h 30 et on arrive à décoller pour 9 h 20 !

Sur place, bonne surprise, quasiment pas de vent sur la falaise et un ciel qui se dégage, presque une ambiance printanière, par contre la zone de pique nique est assez ventée, on déplacera le foyer à l’abri des murs. Mais cela se détériorera dans la journée, vent d’Est plutôt frisquet.

Le matos est en quantité, on a prévu large, 60 mousquifs ! 4 cordes de 40, une 60 et une de 20, ce ne sera pas de trop mais il faut absolument faire la fiche topo de la falaise pour être plus précis.

Wanda et Marie-Pierre équiperont la voie des initiés « Pieds à terre », HP celle d'initiation, JCL la Voie de l’Olivier avec Franck et Amal et JN la voie canyon avec Alain. Alexia initiera Michèle. Un trio de terrassiers se constitue, Dumè, Noël et JCD pour aménager le chemin d’accès, couper les arbustes et refaire les murets.
La suite vous la connaissez, agapes du midi (quelques bouteilles ouvertes…, du fromage de tête, un rustique, une spécialité un rouleau de saucisse de Toulouse grillée – merci Franck -, et comme tout le monde avait le ventre plein, on a échappé aux harengs grillés…) puis reprise des hostilités jusqu’à 16 h.

  • Mais venons à l’essentiel, on m’a gentiment sommé… de rédiger le compte rendu et d’y inclure les cagades à l’actif de JN. On se lance :
    Voie canyon, ne pas descendre plein pot, ça frotte ! il a fallu remonter et obliquer sur la gauche pour trouver le fractio, ça fait du sport ! Donc plein pot et on arrive directement sur la terre ferme, mais là, une fois qu’Alain est descendu on s’aperçoit que ça va frotter à la remontée, tiens il y a deux spits à 2 m du sol, il faut remonter pour y installer la corde. C’est fait, on continue à monter, puis on redescend par le sentier pour voir Alain qui galère au nouveau fractio installé, normal ! il n’y avait pas assez de mou pour compenser l’élasticité de la corde….une fois Alain sorti de la voie (au bout d’un certain temps, mais il parait que le fractio du haut n’était pas terrible…), il a fallu remonter et laisser du mou supplémentaire. Ouf c’est l’heure des agapes.

  • Après-midi, descente de la Voie de l’Olivier, dernier tronçon, un nœud en milieu de corde, quelle idée, la corde arrive au sol, ah ! c’est un exercice, installation du bloqueur de poing, grande longe dans le nœud puis petite longe au-dessus du bloqueur et là, plutôt que de transférer le descendeur sous le nœud, JN décide de remonter ? ? sa pédale recousue lors de la dernière sortie ne supporte pas ! JCD lui prête sa pédale et stupeur la dèv de l’arbre n’a pas été remise en place… c’est la journée ! Arrivé au replat, il faut rendre la pédale à JCD, le plus simple étant de la faire coulisser sur la corde, mais il y a un nœud sur la corde… On arrête là, il ne reste plus qu’à redescendre par la diaclase de l’arbre et remonter par le sentier, pour la pédale ils vont bien se débrouiller.Haut de page
    La fin est traditionnelle, magnifique sentier d’accès, pourvu que les sangliers nous oublient, retour au local et rangement du matos.

JN

 


Mardi 16 janvier 2018
Spéléo, désobstruction, équipement
Grottes Ducati et Suterratta, Barbaggio

Participants

  • ITP : Jean-Claude D. (C3), Jean-Noël D. (Kadjar), Henri-Pierre F. (2008), Alain G. (Jeep), Jean-Claude L. (Def)

TPST : 1h00
Photos

Vidéos

 

Suterratta épisode 28 et « Les papis péteurs se foutent du bilan carbone ! »

 

Un peu agacé par l'étroiture d'entrée de grotta Ducati, JN propose de lui régler son compte, basse vengeance !

C'est ainsi qu'une équipe de retraités se donne rendez-vous en début d'après-midi directement sur place. Le bilan carbone en prend un coup, 5 véhicules pour 5 participants. Heureusement que la cavité n'est qu'à une dizaine de kilomètres du local.

JCD, fraichement paré d'un CPT officiel se met rapidement au boulot, et c'est pas moins de 3 aides qui lui passent les différents matériels. Le nouveau perfo fonctionne à merveille, 4 forages d'une trentaine de centimètres par batterie, et il y a 5 batteries en tout ! Une seule suffira et après 3 tirs (dont 1 raté) une « large » entrée s'ouvre maintenant. N'y tenant plus, JN et Alain s'engouffrent dans la cavité, ça passe comme dans du beurre ! Encore un tir pour pulvériser un dernier bloc et toute l'équipe de papis péteurs se retrouvent à l'intérieur. Le petit rhino est toujours là, il n'a pas bronché et semble insensible à ce type de bruit.

L'entrée est obturée avec quelques branches et un vérin qui trainait par là. Ce n'est pas le seul vestige mécanique dans les parages puisque la carcasse d'un gros cube Yamaha est également découverte, enchevêtrée dans un buisson.

La remontée vers Suterratta est toujours aussi abrupte. Poussés par un fort vent d'ouest et s'aidant de la corde préalablement mise en place, les papis se retrouvent dans la salle d'entrée de Suterratta pour la 2ème mission du jour : poser des barreaux pour pallier aux faiblesses de l'échelle en place depuis quelques années.

Les 3 barreaux restant des précédents aménagements sont récupérés en haut du puits. Les 2 JC et JN arrivent rapidement à pied d'œuvre, Alain a préféré s'arrêter au bout de la partie horizontale.Haut de page

Les 3 barreaux sont placés au mieux, il en faudrait encore 3 ou 4 pour remplacer complètement l'échelle, une autre opération d'équipement sera encore nécessaire.

HP rejoint le groupe en fin d'après-midi et fait baisser la moyenne d'âge !

Retours sur Bastia à la nuit tombante.

 


Samedi 20 janvier 2018
Aménagement du local, Bastia

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Dominique D., Henri-Pierre F., Alain G., Jean-Claude L., Noël R., Alexia S.

TPAB : 8h00
Photos

Depuis que les topi en rêvaient, ils l'ont fait !
En effet, il était compliqué de faire une projection avec le vidéoprojecteur. Il fallait installer celui-ci de façon plus ou moins précaire sur une chaise ou sur le comptoir, faire basculer l'écran et brancher le tout. L'écran n'était pas assez large et il se trouvait toujours des ombres chinoises à glisser sur l'image.

Une solution radicale a été mise en place. Un écran motorisé et télécommandable de 2,40 m de large a été installé en lieu et place de l'autre. Le vidéoprojecteur est maintenant confortablement posé à demeure sur une étagère fixée au plafond. Et pour alimenter le tout, une ligne électrique a été tirée depuis le local matériel, une attente est même laissée au-dessus des étagères du coin cuisine en prévision du futur ciel de bar, la classe !Haut de page

Et c'est pas tout, le banc du coin est démonté pour une prochaine montée à Ghisoni et des étagères ont également été installées sous le comptoir, judicieusement calculées pour accueillir différentes hauteurs de bouteilles ...

Tient, l'AG de la LISC tombe à point pour essayer tout ce beau matériel !

______________________________

 

Assemblée générale ordinaire de la LISC

Local de Montesoro, Bastia

Participants

  • ITP : Présents : 14 pers. / Par procuration : 5 pers.

  • GCC : Présents : 1 pers. / Par procuration : 2 pers.

TPAG : 3h30

Photos

 

Cette AG ordinaire n’était pas si ordinaire que cela, elle avait trois points très importants à son ordre du jour :

  • L’adoption du nouveau règlement intérieur de la LISC (Nouveau RI de la LISC)

  • La nomination de deux vérificateurs aux comptes, félicitations à Jean-Claude La Milza et Henri-Pierre Fiocconi.

  • L’élection d’un nouveau président suite à la démission de Pierre-Jean Micaelli. Proposé par le Conseil d’administration, Alain Gaulme a été approuvé à l’unanimité par l’Assemblée générale. Le nouveau Conseil d’administration est le suivant :

  • Président : Alain GAULME

  • Vice-président et Secrétaire-adjoint : Jean-Noël DUBOIS

  • Secrétaire : Albert DEMICHELIS

  • Trésorier : Antoine BOSCHI

  • Trésorière-adjointe : Marie GENEVIER

  • Membre CA : Jean-Yves COURTOIS

  • Membre CA : Pierre-Jean MICAELLI

  • Les présidents de commissions restent inchangés et Pierre-Jean prendra la présidence de la toute nouvelle Commission audiovisuelle.

Bravo et félicitation au nouveau président.

Un apéro-dinatoire, préparé par Véronique, Alain et Jean-Noël, a conclu cette sympathique AG.


PROJETS 2018

  • Stages

    • Stage ASV avec 9 candidats potentiels, du 4 au 7 octobre, encadrés par deux membres du SSF (France Rocourt, médecin réanimateur et vice-présidente du SSF, Dominique, membre du Comité technique nationale et ex-président du SSF), le stage sera ouvert à des candidatures d’autres régions et sera organisé par la LISC

    • Stage de transmission secours

    • Report du stage de biospéléologie souterraine en 2019

  • Appel à stages de perfectionnement et diplômant

  • Poursuite de la mise en sécurité des cavités régulièrement fréquentées (brochage)

  • Signature de la convention secours et perfectionnement de l’équipe secours

  • Actualisation du Plan Régional de Développement en accord avec le projet fédéral 2017-2021

  • La FFS a validé l’idée des JNSC d’été, distinctes des JNSC d’octobre et plus favorable aux initiations canyon, lors du dernier weekend de juin. Il sera proposé en 2018 par la Commission canyon, une JNSC orientationHaut de page canyon fin mai (époque plus favorable aux initiations, moins de monde et plus d’eau). Un weekend JNSC à orientation spéléo est envisagé pour le weekend suivant la Fête du Sport, suivant les modalités de 2016.

  • Mise en place d’une tyrolienne au-dessus du vieux port de Bastia pour la Fête du Sport et le Téléthon, en faisant appel aux compétences du SSF

  • Activité Archéologie 2018 : nouvelle campagne Monoxyles

 


Vendredi 26 janvier 2018

Spéléo interclubs, inventaire cavités et chiros

Faille d'Omessa

Participants

  • ITP : Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L.

  • GCC : Grégory B., Jean-Yves C.

  • La toutounette : Nala

TPST : 1h00
Photos

 

Suite à la réunion chiro/spéléo, une invitation a été proposée à un effectif restreint de topi afin de participer à la prochaine opération de comptage des chauves-souris dans un ravin proche d'Omessa. Les GCC ont dénombré une quinzaines de cavités dans celui-ci. La plupart se développent sur quelques mètres à la faveurs des foisonnement entre les blocs mais l'une d'elle possède un beau puits d'entrée d'une vingtaine de mètres de hauteur. Celle-ci avait d'ailleurs été aperçue par les topi lors de la journée de prospection du 28 mars 1998, mais non visitée alors faute de matériel.

L'effectif restreint était imposé par la présence des chauves-souris en pleine période d'hibernation, notamment dans la grande faille où plusieurs milliers de chiros peuvent y séjourner durant la période hivernale. Si la majorité des cavités ne présentent pas de grosse difficulté en cas de secours, il en est autrement pour la grande faille et c'est une des principales raisons de la participation des topi : évaluer les possibilités d'évacuation d'une victime en cas d'accident dans la cavité.

Un rendez-vous matinal à 9h00 au local du GCC à Omessa, les topi sont à l'heure. Le local n'a rien à envier à celui des topi, le cadre est magnifique, de grandes baies vitrées offrent une vue panoramique sur la vallée de l'Elleratu et sur l'imposant massif calcaire de Monte a Supietra. C'est justement l'objet de la sortie et le groupe ne tarde pas à s'y rendre après un bon café préparé par Delphine.

Départ depuis la carrière de Caporalino, un regard en passant vers les cavités qui s'y ouvrent, et attaque directe de la montée. Le temps est au beau, un petit vent souffle de temps en temps. Chaque cavité a été repérée par le GCC à l'aide d'un marquage à la peinture, un C suivi d'un nombre. C'est la C11 qui ouvre le bal, une petite entrée d'une cinquantaine de centimètres d'ouverture, suivie presqu'aussitôt par un ressaut relativement étroit d'environ 5 m. Il faut d'emblée faire attention à un petit rhino qui dort juste sur le passage. Un autre hiberne dans la galerie qui prolonge perpendiculairement le ressaut. Peu de chance de suite, le fond est obturé par des blocs rocheux et des trémies.

La montée continue, les cavités se suivent et présentent des configurations similaires avec des cheminements plus ou moins longs entre les blocs. Les chauves-souris sont comptabilisées au fur et à mesure, principalement des petits et grands rhinos.

Voilà maintenant la grande faille. JC la reconnait, bien que 20 ans séparent les 2 visites. Faut dire qu'un beau puits d'entrée d'une vingtaine de mètres de profondeur ça s'oublie pas. Greg se charge de l'équipement, un AN entre 2 blocs coincés suivi par 2 spits pour un beau départ plein pot. Un 3ème spit permet éventuellement d'améliorer la main courante. La corde de 25 mètres est tout juste suffisante, une trente mètres permettrait de faire démarrer la main courante depuis un bel arbre.

Chiros obligent, JY et JN attendront en surface et seuls Greg, HP et JC descendront dans la cavité, malgré pour ce dernier un pincement des lombaires survenu peu avant la préparation pour descendre, mais l'envie est trop forte ...

Les chauves-souris ne tardent pas à apparaitre à une douzaine de mètres sous l'entrée, quelques centaines de minioptères sont accrochés au plafond. Le fond est constitué d'une grande galerie déclive d'une trentaine de mètres de long d'où partent quelques diverticules. Un thermomètre en place indique 8°, avec un mini à 5° et un maxi à 11°, cavité assez froide ! Un autre grand groupe de minioptères est accroché au plafond de la galerie inférieure. Greg dénombrera au total environ 2500 chauves-souris, il faut dire que la concentration est d'à peu près 20 chiros au dm², soit 2000 au m² !

Pas de difficulté pour un secours au fond, portage et éventuellement un palan ou un frein de charge pour les zones pentues. Seules les parties étroites peuvent rendre une évacuation plus délicate. Le puits d'entrée est pratiquement déjà équipé secours puisque plusieurs grosses branches de chêne dont une d'une trentaine de centimètres de diamètre permettent l'installation d'un atelier contrepoids. Une reprise de charge vers le tronc du chêne permettrait la sortie de la civière. Un mesure au lasermètre donne une hauteur de puits de 18 mètres depuis les spits, il faut y ajouter 4 mètres pour arriver aux branches. Il s'en est fallu de peu pour que JC inaugure cette solution ! Celui-ci déclare maintenant forfait pour les visites de cavités et se contente de suivre péniblement.

L'inventaire continue jusqu'à la clairière herbeuse où s'ouvre la grotte de Supietra. Visite de la cavité par JY et JN.

Bascule pour une descente via l'autre ravin parallèle au premier mais moins large. Quelques cavités sont encore visitées, HP et JC ont pris de l'avance et descendent tranquillement. Une pauvre chèvre noiraude est coincée dans une fracture, elle a dû agoniser là pendant des heures en essayant de s'extraire du piège qui l'a faite périr.

Retrouvailles à la carrière de Caporalino, Greg, JY et JN visitent la galerie remontante qui se voit par une belle coupe sur le front de taille dénommée Caporalino A. Greg réussira à franchir l’étroiture sévère du fond qui a résisté au thorax puissant de JY, quand à JN, il n’a même pas tenté, se souvenant de son échec lors de sa dernière visite le Dimanche 16 mai 2010. Greg prend quelques photos, un boyau pénétrable part à mi-hauteur dans la salle qui suit l’étroiture, il y a un élargissement à prévoir (boum !) et de la topo derrière.Haut de page

Retour au local où le groupe piquenique avec Delphine en mode auberge espagnole.

Les 3 topi repartent vers Bastia avec déjà une forte envie de revenir dans le secteur, notamment pour indiquer au GCC les cavités connues des topi.

 

 

Dimanche 28 janvier 2018

Spéléo, visite

Aven I Luminelli, Morosaglia

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Wanda C., Amal D., Henri-Pierre F., Michèle C., Manon L., Noël R., Rémi R., Alexia S., Franck Z.

  • Nouvelle recrue : Aurélien D.

  • Gente canine : Nala

TPST :

Photos

 

Rendez vous au local à 8h30 devant un bon café. Nous préparons les kits et c’est parti pour la halte suivante au Carré d’As à Ponte Leccia. Là nous avons rendez-vous avec Aurélien qui vient d’Ajaccio. C’est un spéléo qui pratique depuis un an, il vient d’arriver sur l’ile et désire rejoindre notre association. Un nouveau café, et c’est reparti sur la route de Morosaglia. Nous stationnons les voitures sur le parking au niveau du pont. Pendant que les uns entament la rude montée vers l’entrée de l’aven, Michèle et Noël, équipés d’une radio prêtée par l’ADRASEC vont parcourir la route de Morosaglia afin de définir l’emplacement d’un éventuel PC en cas de secours spéléo. Les essais seront réalisés avec Rémi lui aussi équipé d’un appareil radio. Rémi se trouve à l’entrée de l’aven, il occupe la fonction d’un PC avancé.

3 km plus en amont du parking Michèle et Noël trouvent un emplacement idéal sur une ancienne aire de battage, situé quasiment à la même altitude que la cavité. L’essai radio avec Rémi est concluant, ils renouvèlent l’opération au niveau de Bocca a Serra (croisement D158 et D71) là aussi la communication est parfaite, le même essai est reproduit sur le parking et là aussi les communications radio passent sans problème. Nous pouvons donc conclure qu’en cas d’accident spéléo nous avons ces trois possibilités pour implanter un PC d’organisation.

Les deux « opérateurs radio » débutent la montée vers la cavité. La végétation a repris ses droits et le marquage jaune s’est beaucoup effacé. Il faut tourner autour et contourner les plantes du maquis, esquiver les épines des genévriers et rechercher les cairns partiellement écroulés. Une opération de démaquisage et de marquage s’impose.

Pendant ce temps les autres au bord du trou se sont équipés et Alexia s’est lancée dans l’équipement de la cavité,  elle est suivie par Manon. À la demande de l’ ADRASEC, Alexia est équipée elle aussi d’une radio elle fera des essais souterrains et est en relation en surface avec Rémi. Des points déterminés ont été établis préalablement. Les essais sont concluants jusqu’au bas du P12 au-delà ça ne passe plus. Pendant ce temps Noël entraine Aurélien, Henri-Pierre et Michèle sur le massif à la recherche du trou du bulbe, de l’aven de Hans et celui de Cassiopée.

Alexia débute, et forcement elle tâtonne, il faut un peu de temps pour terminer l’équipement. Plus tard, nous nous retrouvons tous sous terre, la descente se passe sans problème et nous ferons la traditionnelle photo sous la « Glace au Café ». Il est temps de remonter, Noël propose à Franck de déséquiper. Il accepte et se lance tranquillement encadré par Alexia et Noël.

Dehors, le feu est allumé et tous se retrouvent autour pour casser la croute. Migliacci préparés par Amal, pain aux olives, fromage bio et tutti quanti …. Comme d’habitude. Maintenant, le soleil plonge derrière les sommets enneigés des montagnes et la fraicheur du soir se fait sentir. Heureusement le feu est là. Il est maintenant temps de rentrer.Haut de page

La nuit commence à tomber, Antoine plonge directement dans le maquis pour rejoindre le parking. Les autres suivent Noël qui se mesure à la végétation pour retrouver les marques jaunes qui conduiront toutes ces lucioles processionnaires aux voitures. Nous disons au revoir à Aurélien qui repart pour Ajaccio, il ramènera Manon à l’université de Corte. Nous rentrons sur Bastia pour ranger le matos au local. Il est 20 Heures.

Note :  Plusieurs spits sont oxydés, et les pas de vis sont élimés. Il faudrait prévoir des séances de brochage.

 


Jeudi 1er février 2018
Aménagement local

Anto et JCL se retrouvent au local avant la réunion hebdomadaire pour installer un boitier de télécommande des lumières de la pièce principale.

Les 3 groupes de néons peuvent maintenant être allumés de façon indépendante afin d'adapter l'éclairage lorsque le vidéoprojecteur est utilisé. Une 4ème sortie est même en réserve pour le futur ciel de bar ...

Les 3 télécommandes sont regroupées sur le compteur de consommation du bar.

L'essai avec un nouveau câble HDMI pour raccorder le vidéoprojecteur est concluant !

 

Dimanche 4 février 2018

Spéléo, initiation

Cast 1, Oletta

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Michèle C., Wanda C., Jean-Claude D., Amal D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Alain G., Marie G., Noël R., Alexia S., Franck Z.

  • Initiés : Cathy et Denis (encadrants) et le groupe de scouts : Théo, Anaïs, Orane, Pierre-Paul, Camillou, Lidia, Jean-Philippe, Raphaël, Axelle

TPST : 1h00

Vidéo

 

« Rocs en stock pour les Pioks de Bastia/stock de rocs pour les Pioks de Bastia »

Mission dominicale : initiation à la spéléo et découverte de la grotte de Cast 1. Rendez-vous au local a été donné à l’équipe vers 8h30. Café et viennoiseries - on ne déroge pas à la règle -, et préparatifs du matériel : tous les baudriers, casques, chaussures et chaussons sont embarqués. Alexia et Noël se mettent en route préalablement pour équiper le site avant l’arrivée des initiés.

Les scouts doivent retrouver l’équipe à Saint-Florent et la matinée est bien entamée quand tous les participants sont sur le site et que l’initiation peut enfin commencer. Le matériel est prêt, disposé sur les bâches, commenté par les initiés. La cavité étant ouverte, ils lancent des regards inquiets au gouffre qu’ils entr’aperçoivent.

Chacun revêt son équipement sous l’œil attentif des plus aguerris, qui ajustent et vérifient. Antoine, Marie, Alain prennent en charge les explications relatives au matériel et aux gestes techniques : comme toujours, le pylône est équipé, partie « descente », partie « montée ». Et chacun de tenter sa première expérience de spéléo, de s’essayer à grimper, descendre, de comprendre la fonction et le fonctionnement du Croll, du descendeur, de la poignée. Placement du torse, des jambes... Denis filme ses ouailles, et termine la série des essais. Le soleil est déjà bien haut dans le ciel.

La descente commence sous les conseils de Alain, Michèle et Amal. Chaque conseil est répété à l’envi, chaque geste est décrypté car l’entrée dans la cavité est impressionnante pour les impétrants spéléos : on sent parfois une réticence, on devine une main qui tremble, l’envie même de renoncer mais finalement, tout le groupe des initiés descend.

En bas, chacun est à son poste et attend. La découverte des entrailles du site commence pour les initiés, avec moult informations géologiques … On ne voit pas le temps passer, - il faut compter une bonne heure sous terre, pour un itinéraire adapté et raccourci. Salle du Veau, Salle de la Chèvre, puis direction le Plateau à Escargots en passant par le raccourci. La sortie s’effectue par l’entrée artificielle nouvellement équipée.

Michèle et Amal à la sortie réceptionnent les spéléos en herbe, répètent sans relâche les derniers conseils = se longer, se délonger, enlever le Croll, la poignée….autant de fois qu’il y a de participants. Bis repetita placent, comme disait l’autre. Au final, les yeux pétillent et les commentaires sont élogieux.Haut de page

La suite ? … Repas, feu de bois, figatellu, migliacci, charcuterie, discussions, rires … Les scouts sont arrivés les mains pleines de bonnes choses … mais nous n’en dirons pas plus. La nuit n’est pas loin de tomber quand on se quitte. Local, rangement du matériel, bilan de la journée ... Mission accomplie !

 

Vendredi 9 février 2018

Spéléo, désob’

Aven de l’Avaloir, Barbaggio

 

Participants

 

  • ITP : Jean-Claude D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F.

  • Gente canine : Nala

TPST : 3h00

Photos

 

Les papis péteurs reprennent du service, pour s’attaquer à un gros chantier en gestation depuis de nombreuses années, l’élargissement du Boyau de la râpe à bois. La dernière visite remonte au… 20 janvier 2008, cela montre bien que les spéléos corses ne se sont pas bousculés pour aller visiter le fond, parait-il riche en concrétions magnifiques – dixit ceux qui ont réussi à franchir le boyau diabolique… JN n’en fait pas partie, il a donc remis le projet sur le table maintenant que nous possédons en expert en désob’, JCD.

La météo sur Bastia n’est pas engageante, belle averse en sortant du local, mais à Teghime le ciel est redevenu bleu, avec quelques rafales de vent frisquet. On ne peut plus se garer sur le terre-plein au-dessus de la cavité, propriété privée, c’est un champ de tir, mais il y a de la place en bord de route. Avant de s’équiper on descend avec JCD voir l’état des spits. C’est pas brillant, colmatés et bien rouillés. On arrive cependant à fixer les plaquettes.

Une fois équipés, HP nous rejoint. JN se lance dans l’équipement, descend trop bas et rate le spit à -2 m, qu’il avait pourtant planté en 1997…, la dèv’ est en vue, il faut remonter et c’est JCD qui le verra d’en haut. La dèv’ est toujours en place, une sangle humide qui semble en bon état, et voilà le fond. JCD et HP suivent. On file voir le départ du boyau étroit mais on ne souvenait plus tellement de la configuration des lieux ; avant la Râpe à bois, il y a l’Étroiture des Murets, que l’on passait allongés à l’égyptienne et d’où l’on sortait par une étroiture en baïonnette pour déboucher dans une petite salle avant le boyau étroit.

On a le matériel, on décide de rendre plus confortable cette Étroiture des Murets. Il nous faudra quatre tirs, dont un double, pour pouvoir maintenant progresser normalement sur 3 m. Le deuxième tir n’a pas pété, normal la ligne de tir était coupée, on répare et ça marche. Pour le troisième tir, JCD a foré deux crayons et ce fut une réussite, deux boums légèrement décalés. À chaque fois de gros blocs qu’il a fallu tirer avec sangle et corde. Par contre beaucoup de gaz… les photos sont parlantes ! Et on avait oublié l’analyseur de CO. Un bon courant d’air ascendant a permis la dilution à chaque fois au bout de 5-10 mn. Mais au quatrième tir, on commence à ressentir picotements, un peu de maux de tête, soyons sérieux, on évacue les blocs et on range le matos.Haut de page

La désob’ de l’Étroiture des Murets n’est pas terminée, il reste 50 cm à élargir et le bloc de la baïonnette à exploser. JN et JCD ont pu passer pour aller jeter un coup d’œil au Boyau de la râpe à bois. HP ne la sentait pas trop. La désob’ semble jouable en s’attaquant à la banquette qui borde le boyau sur la droite. Au moins encore deux après-midi de désob’.

Sortie pour 16 h 30, HP déséquipera. Soleil et brise frisquette au rendez-vous. On dépose le matos au local et rdv vendredi prochain. Vive les après-midi pétants….

 

Samedi 10 février 2018

Spéléo interclubs, démaquisage et contrôle chiroptères

Grotte de Butrone, Sisco

 

Participants

  • ITP : Michèle C., Wanda C., Dominique D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Véronique M., Noël R., Rémi R., Alexia S., Franck Z.

  • GCC : Jean-Yves C.

  • La toutounette : Nala

TPST : 1h30

Photos

 

Un petit rappel concernant le démaquisage du sentier d’accès à la grotte : la dernière opération réussie date du 19 avril 2015, après une tentative le 14 octobre 2011, trois tentatives en 2013 (17 mars, 12 et 19 octobre). Deux sorties (exercice secours et séance topo) avaient pu être réalisées la même année. Vu l’ampleur des travaux qui avait été nécessaire pour la réouverture du chemin, on s’était promis de revenir tous les ans, mais… il aura fallu attendre trois ans !

Comme va le raconter Michèle, dans un premier temps il a été envisagé de repartir du plateau au-dessus de la grotte (le chemin des chasseurs), ce qui avait été envisagé et testé en 2011. Mais la situation n’a pas changé, il y a au moins 200 m de ronciers pour atteindre la grotte.

Retour donc au départ de 2015, la trace avait été fort heureusement marquée de points orange, ce qui facilitera « un peu » la tâche des débroussailleurs. Certes il y avait moins d’arbustes que les fois dernières, surtout ronces, arbousiers, genêts et fougères mais vu les tentatives antérieures, on était partis pour au minimum une journée voire deux de boulot et là à 14 h, grâce à la détermination redoutable de dix volontaires, armés cette fois de trois débroussailleuses, Franck va atteindre la bergerie, chapeau !

Il reste encore du boulot autour de la bergerie, peut-être dégager l’aghja pour le pique-nique et retrouver les pertes ? Ne nous reposons pas sur nos lauriers, le maquis reprend vite ses droits, en 2013 le sentier était un boulevard (photo ci-contre)…

JN

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En préalable de la séquence démaquisage, JY, Rémi et JC s'offrent une séquence « CAMEL TROPHY ».

En essayant de trouver cet hypothétique passage par la piste supérieure, ils se trouvent entrainés par le Def ;-), à vouloir aller toujours plus loin.

De plein Est, la piste oblique plein Ouest et devient de plus en plus dégradée et resserrée. Le GPS indique +200 m par rapport à la cavité, donc difficile d'imaginer un accès à la grotte depuis cette piste. Après une clairière et une châtaigneraie, la piste s'améliore et devient plus roulante, bien qu'un éboulement a nécessité un dégagement du passage. La piste est maintenant excellente, le maquis semble avoir été coupé il y a quelques mois à peine. Le projet évoqué dans le compte-rendu du 14 octobre 2011 a semble-t-il été réalisé !Haut de page

Nouvel arrêt plus loin pour admirer un beau four à chaud en cours de nettoyage. Encore quelques centaines de mètres et voilà le réservoir qui matérialise le début de la piste d'accès à la grotte, la boucle est bouclée !

JC

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Chemin d’accès de la grotte de Butrone à démaquiser.

Rendez-vous au local dès 8h30 et préparation du matériel de « jardinage » et de spéléo. Au programme de la journée, selon le message envoyé quelques jours auparavant : « Démaquisage prévu et éventuelle visite de la cavité si l’avancée des travaux le permet... ».

Arrivée sur à Sisco, couvent Sant' Antone vers 11h, montée en 4x4, mais comme on hésite sur l’emplacement du chemin d’accès, on tâtonne. C’est l’aventure ! Michèle et Henri-Pierre, armés d’un coupe-coupe et d’un sécateur, tentent en vain de (re)découvrir le chemin d’accès vers la grotte à partir du sentier de chasseurs le plus haut. La photo-satellite imprimée par Dumè et le GPS laissent espérer un accès rapide, (voire aisé !) vers l’entrée de la cavité. Espoir déçu ! De guerre lasse, on finit par tous se retrouver vers 11h30 sur le chemin des chasseurs, plus bas, à l’entrée du sentier nettoyé quelques années auparavant, et au boulot !

Franck, Jean-Yves, Noël et Jean-Noël s’emploient en amont à débroussailler et à élaguer, Alexia et Michèle désencombrent l’espace ainsi laissé des débris, pierrailles, branchages, Dumè, Rémi et JC s'occupent des places de parking et du coin ... barbecue ! Vers 14h, klaxons au loin annonciateurs de la pause prandiale toujours aussi topinesque, bienvenue autour d’un bon feu. Franck, redescendu le dernier, nous annonce qu’il est arrivé à débroussailler jusqu’à l’entrée. Dans l’intervalle, Wanda, Véronique et Nala nous ont rejoints.

Agapes terminées, Franck et Dumè décident de regagner leurs pénates. Le reste du groupe remonte jusqu’à l’entrée de la grotte et décide de visiter. Il est un peu plus de 15 h.

Un mur percé de petites ouvertures protège l’entrée de la cavité. Jean-Yves et Alexia s’engagent les premiers pour un « relevé chiro ». Pour les autres, la visite s’organise. Dans la première salle, une excavation creusée de main d’homme, rectangulaire, intrigue : découverte archéologique ou espace de rangement pour les bergers ? Ensuite, de cavité en cavité, c’est une découverte de tous les instants. Nous arrivons à la rivière souterraine pérenne qui fait de Butrone une grotte unique en Corse. Les habitués du lieu fournissent des informations sur les roches, les salles, les circonstances des découvertes, les formations géologiques, des anecdotes, les dangers aussi, car ces salles se remplissent en cas de fortes pluies – et proposent une boucle possible. De prime abord, les noms sont peu rassurants, « salle de la pluie, de la boue, du requin, la salle fossile » …A cœur vaillant, dit-on, rien d’impossible ! On se retrouve ainsi tous à ramper à la queue-le-leu dans la gadoue, à tenter de passer thorax et fesses par d’improbables étroitures … Wanda partie en reconnaissance, a fait demi-tour et nous annonce un « lac ». Jean-Claude s’engage, vérifie et le « lac » s’avérant franchissable, on le franchit.

Dans les gours d’une des salles, une découverte intrigue : des traces de pattes, 4 doigts, avec ou sans coussinet, une plume ? Volatile ou mammifère ? Jean-Claude photographie. Réponse en attente (1). Il photographie également une petite bestiole blanche qui nage dans un gour plein d'eau (2).

Une montée boueuse vers la « Galerie de la Boue », on s’entraide, qui en poussant sur les fesses du précédent, qui en tirant par les mains. On approche de 17 heures lorsque nous sortons. Alexia nous attend à l’entrée depuis 1 heure, elle a nettoyé autour du laminoir.

Nous avons croisé dans notre pérégrination une vingtaine de rhinolophes assoupis , que notre passage n’a absolument pas dérangés, des niphargus, un carabe noir … A la lumière des casques, les parois et les spéléothèmes étaient magnifiés par l’humidité ambiante, l’eau ruisselante ou tombant en pluie assurait la partie musicale. Périple physique mais spectacle son et lumière assuré !

Sur le sentier de départ, Jean-Yves ayant réactivé le foyer du barbecue, chacun se sèche comme il peut. Le froid gagne en intensité sur les vêtements humides et boueux. Noël peaufine le débroussaillage et finit par nous rejoindre. Retour au local vers 18h45.Haut de page

MC

 

(1) : après recherches sur le web, il s'agirait de traces de pattes avants d'un rongeur, probablement un surmulot.

(2) : après examen par nos entomologues attitrés (Jean R. et Jean-Michel L.), il s'agirait d'un Palpigrade, arthropode prédateur de la classe des Arachnides, « c'est une bête formidable à mettre dans l'alcool ! », dixit Jean-Michel !

 

 

Dimanche 18 février 2018

Spéléo, démaquisage et recherches entomologiques

Grotte de Butrone, Sisco

 

Participants

  • ITP : Michèle C., Wanda C., Amal D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Alain G., Jean-Claude L., Marie-Pierre R., Franck Z.

TPST : 2h45

Photos

 

Les papis (dé)gradés à la recherche du palpigrade !

Dans le précédent épisode des aventures butronesques une étrange bestiole avait été aperçue et la photo envoyée à nos entomologistes préférés, verdict : il faut trinquer avec la bébête et la noyer dans l'alcool !

Ca tombe bien, le démaquisage n'est pas terminé et quelques topi sont encore motivés pour s'encanailler avec les douces ronces de Sisco.

Sitôt le café bu, le matériel est chargé dans les 4x4 et direction le grand nord.

Contrairement aux prévisions météo le soleil est présent, les topi sont optimistes pour cette journée pleine nature, malgré quelques nuages menaçants au-dessus du col Saint Jean.

Les nouvelles places de parking accueillent les 16 roues motrices, la cavité est vite atteinte en empruntant le layon fraichement dégagé. Les bruits de la débroussailleuse et de la tronçonneuse ne tardent pas à résonner dans la vallée. La première maniée par Franck, la deuxième par ... Amal. Tout le monde se relaye pour dégager l'aghja qui retrouve peu à peu la liberté. Les pierres levées réapparaissent, la plus haute penche de plus en plus, un étai est à prévoir avant qu'elle ne tombe.

Le chemin qui mène au laminoir est également dégagé, on pourra de nouveau faire le circuit et faire gouter aux joies de ce passage mémorable.

Franck s'attaque maintenant au démaquisage du chemin qui mène à la perte secondaire, et ce n'est pas une mince affaire, le roncier dépasse les deux mètres de haut. Une fois celui-ci éliminé, JC, HP et Franck montent au-dessus de la cavité, suivent le bord de la petite falaise et arrivent à se frayer un passage jusqu'à la perte. Le débit est faible, environ 0,5 l/s. L'eau s'infiltre dans une trémie, accompagnée par des racines. Cette eau est probablement une bifurcation du ruisseau de Pietratenna, qui alimente également la perte principale.

Deux mètres plus bas, une ouverture laisse entrevoir une galerie de quelques mètres, à désober ...

L'un des objectifs de la journée est atteint, la faim se fait sentir, tout le monde se retrouve autour du feu allumé sur l'aghja. Le soleil est toujours là pour réchauffer la petite troupe, migliacci, pizza, côtes plates, tranches de lard se suivent, que du diététique ! Le Rustique est braisé puis mouilletté, un flan termine les agapes.

Tous le monde se retrouve sur le chemin de la perte. Franck montre le trou dans lequel il a failli tomber pendant le débroussaillage. Une ouverture d'environ 50cm de diamètre débouche un mètre plus bas dans une petite salle circulaire de deux mètres de diamètre. Côté nord, le sol terreux descend en entonnoir vers un passage bas impénétrable ... pour l'instant ???

Visite rapide de la perte, rappel du contexte hydrogéologique et retour à l'aghja.

Préparatifs rapides et voilà maintenant les topi dans la salle du Poulain pour le 3ème objectif de la sortie, retrouver le palpigrade. Il n'aurait jamais imaginé avoir autant de succès et qu'une bande de fans soit ainsi à sa recherche. "Le palpigrade et les topi", ça pourrait être le nom d'un groupe :-).

En tout cas, le groupe est maintenant à 4 pattes, les nez effleurant l'eau des petits gours. On pourrait croire à une secte en pleine incantation, dommage qu'il n'y ait pas eu de photo d'ensemble ! Les topi furètent, mais point de palpigrade, celui-ci ne se fera pas avoir (1).

Les topi ne repartent pas bredouilles, ils ramènent quand même quelques petites bestioles (2). Celles-ci sont mises dans un petit flacon rempli d'alcool à 70°.

La visite de la cavité continue, il faut dire que c'est une première pour Amal et Franck. Certains franchissent l'étroiture des impétrants !

Après le réseau fossile, c'est l'actif qui est visité. La salle de la Pluie, le trou de Serrure, Amal et Franck poussent une pointe jusqu'au Kama Sutra, mais ne peuvent le franchir, il y a une dizaine de centimètres de cailloux à enlever sur 2 mètres de long. A noter, moins d'eau que la semaine précédente, l'étroiture est presque à sec, c'était le moment de passer ...

Retour par la galerie de la Boue et sortie de la cavité par le Laminoir.

Journée positive, les topi repartent avec de nouveaux projets : désob du trou de Franck (on ne rigole pas ;-) et du départ sous la perte, démaquiser l'accès à la fenêtre sur le perte principale, écrire un nouvel épisode de "Jean et les petites bébêtes", dégager le Kama Sutra, essayer de redresser les pierres levées, retrouver la fontaine, le boulot ne manque pas ...

 

Commentaires postérieurs de Jean-Michel L. :

(1) : « Quant au palpigrade, c’est sûrement un Eukoenenia, mais ce sont des bêtes qu’on voit une ou deux fois dans sa vie ! »

(2) : Diploure Campodea, Cloporte Trichoniscidae

 

Docs :

 

 

Vendredi 23 février

Spéléo, désob’

Aven de l’Avaloir, Barbaggio

 

Participants

 

  • ITP : Jean-Claude D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Alain G., Véronique M., Franck Z.

TPST : 2h00

Photos

 

Il y a quinze jours, les papis péteurs ont du abandonner le chantier, étant à la limite du gazage, on n’avait pas envie de finir comme les poilus. Nous voilà de retour bien que la météo ne soit pas très favorable. Rendez-vous au club pour midi pour reprendre la finition de quelques crayons. Franck s’est joint à JCD et à JN ; HP et Alain puis Véronique nous rejoindront sur place.

À 13 h nous sommes sur la route du Pigno, à la limite des nuages et de la poudreuse clairsemée. Le temps est sec mais l’habillage sera rapide, vu le vent glacial qui rappelle à un ancien, la visite du Causse des Bondons. JN se charge de l’équipement, assez rapide, les spits sont rodés et une fois en bas il assure la réception des trois kits de désob’, pas si vite JC… la bête rouge lui a échappé des mains.

La cavité est un peu plus humide que la dernière fois, des gouttes ruissellent sur les parois mais le cheminement jusqu’à l’étroiture est presque sec. Mais ce n’est pas la grande chaleur, à peine 8°C.

JN et JCD finissent de casser à la massette la sortie du boyau désobé et l’objectif de la journée est devant nous : le rocher de l’Étroiture de la Baïonnette. JCD mettra en place deux crayons, secondé par Franck qui entame sa formation. Retour dans la salle du puits et c’est à Franck de jouer le boutefeu. Boum ! Cette fois on n’a pas oublié le détecteur de CO, mais il y a moins de fumées ; le niveau montera à peine à 20 ppm.

JN descend le détecteur à la main, la voie est libre, le niveau baisse. Le résultat est impressionnant, le haut du rocher a disparu mais le bas est toujours en place, le crayon toujours en place. On le rebranche, retour en arrière mais pschitt ! il a du foirer. Là un peu plus de fumées et le niveau de ppm avoisine les 40. Quand la poudre fuse, il y a plus de CO.

JCD perce deux nouveaux trous ; les explosions mettront quelques secondes avant de se déclencher avec un temps de latence entre les deux (longueur de la ligne, des crayons ?) mais le résultat est là, deux gros boum ! Cette fois, le bas du bloc est fracturé en deux gros morceaux. On peut passer facilement dans la petite salle qui suit. Alain arrive sur ces entrefaites, il va aider JCD et Franck à tenter de séparer les deux morceaux fracturés, à coup de massette et burin, mais impossible de les faire basculer, même avec une sangle. On décide de reforer à nouveau deux crayons.

JN resté en arrière pour alimenter le chantier, signale que le bruit de cascade devient de plus en plus fort, une cascatelle se forme en bas de la salle du puits d’entrée et HP, qui nous rejoint, relate que dehors il pleut à grosses gouttes et que le passage de la dèv’ est bien arrosé. JN, rédacteur de la fiche topo, se souvient avoir écrit : « Risques : À éviter par jours de fortes pluies, risque de mise en charge. », normal c’est le rôle d’un avaloir !

Il faut finir le boulot. Les deux crayons terminent d’exploser les deux blocs restants. Un peu d’attente, car le niveau approche les 50 ppm. Le Rocher de la Baïonnette a disparu. On peut se regrouper dans la salle qui précède le Boyau de la Râpe à Bois. Alain, Franck et HP peuvent jeter un coup d’œil sur la suite, Franck – le seul – se laisserait bien tenter… Mais le ruisseau enfle dans le boyau, on nettoie le passage en utilisant les pierres au sol pour ne pas trop se tremper. JN, le seul ayant mis sa combinaison nylon et relativement sec aimerait bien faire encore un ou deux tirs, mais les coéquipiers en coton – à juste titre, car trempés jusqu’aux os -, décident à l’unanimité de sortir.

Une belle cascade s’est formée le long de la paroi ouest à l’opposé de la dèv’. Alain part en premier, mettra un peu de temps à franchir la dèv’, de quoi sortir trempé comme une éponge… On pense attacher les trois kits ensemble puis les remonter d’en haut au niveau du fractio, mais vu le débit celui qui tirera sera en plein milieu du courant. Chacun remontera avec un kit.

HP sort à son tour, bien mouillé suite à un pantin récalcitrant. Il nous crie que Véronique vient d’arriver. Suite à des informations erronées de JN « L’entrée est à gauche de la route » [oui mais il avait omis de préciser à gauche en descendant…], elle erre depuis 40 mn dans les pentes du Pigno à la recherche de l’avaloir. Ce n’est qu’en redescendant et découvrant Alain, transi et torse nu dans sa Jeep qu’elle a pu nous trouver… Elle a le matériel mais n’est pas encore équipée. Les transis du fond décident de remonter, elle reportera sa visite pour la prochaine fois.

Franck, puis JCD suivent et JN déséquipera. Dehors c’est pluie, vent et brouillard, ambiance inhabituelle pour une grotte corse. Le rangement du matos et le déshabillage seront des plus rapides. Heureusement Véronique nous réchauffera avec un thermos de café bien chaud. Direction le local pour ranger le matos.Haut de page

On a bien avancé, nous voilà au départ de la Râpe à bois dans de bonnes conditions de progression pour amener le matos. Reste à réduire le bloc à l’entrée et à choisir la méthode pour l’élargissement.

On a quand même fait une première pour la Corse : la remontée d’un Puits arrosé (en général on les arrose après…).

 

 

Samedi 24 février 2018

Aménagement du local, Bastia

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Dominique D., Amal D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Véronique M., Noël R., Jean-Philippe S.

 

Quelques topi se réunissent à nouveau au local pour en continuer l'aménagement. Ils sont accueillis par moult viennoiseries et le traditionnel café. Vu la météo, peu de places libres dehors, les bastiais préfèrent rester en ville plutôt que risquer de se retrouver bloqués au village, d'autant plus que qu'un Moscou-Bastia est annoncé !

Les topi se mettent rapidement au boulot, Dumè privilégie la littérature et confectionne un lot de crayons pour la future séance désob de Cast 17. Nono et HP passent un moment à marquer le matos SSF stocké à terre.

Anto, Amal et JC posent une goulotte entre le vidéoprojecteur et le comptoir afin de cacher les câbles HDMI et VGA.Haut de page

Après quelques achats complémentaires chez Merlin Pimpin, 2 équerres sont posées au mur afin d'en écarter l'écran et éviter que celui-ci s'accroche au tableau d'information et au panneau technique lors de la descente.

Quelques rangements sont effectués après le repas. J-Phi passe dans l'après-midi prendre les mesures pour le futur ciel de bar, une goulotte est ajoutée pour les câbles du boitier de commande de l'écran, les poubelles sont vidées, le ménage du local est fait, fin de cette 2ème journée « local » de l'année.

 

 

Mercredi 7 mars 2018

Spéléo, topographie

Grotte de Butrone, Sisco

 

Participants

  • ITP : Jean-Claude D., Albert D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F.

  • Gent canine : Nala

TPST : 2h00

Vidéo

 

Projet de cette sortie en semaine, reprendre la topo du réseau actif, les dernières visites avaient confirmé à Jean-Noël que les galeries de ce réseau avaient une drôle d’allure sur le papier. La quasi-totalité de la topo avait été réalisée en 1996, avec des instruments manquant un peu de précision. Projet parallèle, tenter d’élargir la perte secondaire retrouvée lors de la dernière visite.

Trois volontaires pour accompagner JN, HP toujours de la partie, JCD qui n’était rentré dans la grotte qu’une seule fois en 2013 et Albert, requinqué par un séjour en altitude et un stage de danse africaine, qui nous revient en pleine forme.

Rendez-vous chez Jeannot à Erbalunga à 13 h 30 pour un petit café. La piste est praticable mais un peu boueuse, les deux 4x4 se gareront sans problème sur l’aire de parking gagnée sur le maquis. L’habillage se fera à l’abri des véhicules car un libeccio tempétueux nous glace les os. On ne tarde pas à prendre le chemin de la grotte, JN ferme la marche et en profite pour marquer en orange le sentier, ce qui nous sera utile quand on aura oublié que le maquis reprend vite ses droits…

On file vers la perte secondaire mais le projet d’élargissement tombe à… l’eau ! Le débit de la rivière a considérablement augmenté depuis la fois dernière et il est impossible d’envisager tout forage et pose de crayons, JCD a promené le matos pour rien.

Nous voilà partis dans le réseau fossile, à pas de loup car 15 petits rhinos sont toujours là au plafond de la galerie d’entrée. Direction l’Étroiture des Impétrants qui avait résisté à la tentative de passage d’Alain et de JN. Albert retrouve son burin et en quelques coups de massettes les torses musclés… pourront enfin passer. Retour dans la salle fossile, la descente est un peu exposée dans ce sens, Albert fera un atterrissage un peu brusque sur le postérieur.

Suite vers le réseau actif via le Méandre. À sa sortie le bruit de la rivière est important, beau débit. On remonte jusqu’à la Salle de la Pluie bien arrosée. JN franchit le rideau en apnée (presque…), derrière l’eau arrive en hauteur à gauche au-dessus des Dents de Requin, là aussi gros débit. En fait la majorité de l’eau passe ensuite dans les galeries entre le Laminoir et la remontée vers la Salle de la Pluie pour rejoindre plus loin le Boyau Claire.

Voilà l’heure de la topo, que l’on va reprendre à la sortie du petit laminoir descendant, bien humide. HP sera au clinomètre avec mesures inversées, JCD au laser pour distance et pente et JN au carnet. Catastrophe, les topographes ont oublié leurs lunettes et comme il n’y a plus que des vieux presbytes dans l’équipe, ça pose problème… HP finit par s’en sortir et JCD également après quelques mesures supervisées par JN. Albert ira farfouiller dans les galeries. Le circuit sera le suivant : descente vers la Galerie Principale jusqu’au confluent du Trou de Serrure, remontée du Boyau Claire jusqu’à la bifurcation pour la Salle de la Boue que l’on traversera, puis les galeries secondaires parallèles qui viennent de la perte principale.

On redécouvre en bout de galerie un magnifique rideau de racines, il faudra revenir avec l’appareil photo – qu’on a oublié ! La cavité est de plus en plus humide quand on approche la perte et les conditions de topo sont assez pénibles, carnet trempé, coulées de boue, instruments maculés. On aura fini au bout de deux heures.

Retour par le réseau fossile pour HP et Albert, JN emmène JCD vers le Laminoir qui s’est transformé en rivière dans sa première partie au niveau des gours, une partie de plaisir que de ramper dans l’eau… Sortie au jour, on ne s’éternise pas, trempés avec un vent glacial. Retour à la nuit tombante sur Erbalunga pour reprendre les voitures.Haut de page

JN est enfin heureux d’avoir pu reprendre une topo un peu farfelue. Mais le soir devant l’ordi, la cavité ressemble à du Picasso ! Le fait d’avoir demandé des azimuts tantôt direct, tantôt inversé, a perturbé un peu les topographes, ajoutés à cela la presbytie et les instruments difficilement lisibles en fin de séance, la conclusion s’impose, il faut y retourner pour vérifier 25% des azimuts. Autre déception, le développement est passé de 602 m à 570 m, on a été un peu plus précis qu’en 1996 (à moins qu’il n’y ait eu des erreurs…).


Vendredi 9 mars 2018

Spéléo interclubs, désobstruction

Aven de l'Avaloir, Barbaggio

 

Participants

  • ITP : Jean-Claude D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Franck Z.

  • GCC : Jean-Yves C.

TPST : 3h00

Photos

 

L'avaloir et ses fameuses concrétions, certains anciens ne font toujours pas partie de l'association de « Ceusses qui ont franchi le boyau de la râpe à bois »1 !

Petit rappel :

Samedi 10 mai 1997 : JCL et Pierre redécouvrent ce petit aven aux portes de Bastia et visitent la cavité jusqu'à l'entrée d'un boyau impénétrable. JCL franchit le petit passage qui débouche dans la galerie parallèle à la galerie principale et voit déjà les premières belles concrétions.

Samedi 17 mai 1997, Samedi 24 mai 1997, Samedi 31 mai 1997 : 3 journées de désobstruction sont nécessaires pour enfin franchir le boyau de la râpe à bois !

Samedi 14 juin 1997, Samedi 28 juin 1997, Samedi 6 décembre 1997 : poursuite des désobstructions

Samedi 17 février 2007, Samedi 19 janvier 2008 : dernières visites

L'aven est ensuite tombé dans les oubliettes jusqu'au jour où JN s'est dit qu'il ne pouvait pas terminer sa carrière de spéléo sans franchir ce fameux boyau ;-) !

Voilà donc une poignée de topi qui se retrouvent devant l'avaloir pour la 3ème désobstruction de l'année ! Les précédentes séances ont permis d'élargir l'accès vers l'alcôve des mouches. On peut presque y passer en déambulateur maintenant !

C'est Franck qui se charge de l'équipement, les autres suivent, HP arrivera plus tard.

JCD est rapidement à pieds d'œuvre à l'entrée du boyau, le perfo à la main. Les autres se relaient pour passer les accessoires et dégager les blocs désagrégés par les 5 tirs réalisés. Entre chaque tir tous se regroupent dans la salle d'entrée et attendent la dilution des ppm. JCL puis JY visitent la galerie parallèle, ce dernier tente même une désob du bas de la galerie, celle-ci ne queute pas ...

Bilan du chantier : 2 mètres de boyau ont été élargis, c'est maintenant un boulevard mais il reste encore 3 mètres à élargir. JCL est d'ailleurs un peu inquiet, il pense à la protection naturelle que constituait ce passage pour le reste de la cavité. Quelle limite fixer ? Les étroitures sont toujours craintes, par tous les spéléos. Mais n'est-ce pas même dans la nature du spéléo que d'aller au-delà de ses craintes ? Les étroitures ne sont-elles pas un des symboles de la spéléo ? Faut-il calibrer tous les passages étroits à la mesure des moins téméraires et des plus gros ? Réflexions à creuser ...

La sortie s'effectue dans un brouillard digne des Highlands écossaisses, il fait 9° mais le vent fait baisser la température ressentie.Haut de page

Retour au local pour le rangement du matos, la batterie 12v a été oubliée dans la cavité, il faudra y retourner !

 

1 : 10 personnes ont franchi (dans les 2 sens ;-) le boyau de la râpe à bois : Jean-Claude L., Jean-Baptiste L., Dominique D., Philippe S., François F., Thierry P., Maxime D., Jean-Claude D., Maxime L., Noël R.

 

 

Samedi 10 mars 2018

Spéléo, topographie

Grotte de Butrone, Sisco

 

Participants

  • ITP : Jean-Noël D., Alain G.

TPST : 2h00

Photos

 

Après trois nuits sans dormir (j’exagère…), il fallait absolument régler cette histoire d’azimut. Je prévois donc un saut de puce à Butrone dans l’après-midi une fois rentré de la sortie vélo. Pas de sortie club prévu, je peux y aller seul, pour prendre les directions des galeries pas besoin d’aide. Un coup de fil d’Alain vendredi en soirée pour connaitre le programme du weekend. Comme il n’y a rien de sûr il est d’accord pour venir à Butrone, ce ne sera pas plus mal d’avoir une mire.

RDV chez Jeannot à 14 h, puis route vers Butrone avec la Jeep. Piste humide et un peu ravinée mais la grosse bête d’Alain passe sans difficultés. Toujours un petit vent glacial pour s’habiller. À 15 h on est à l’entrée de la grotte. Premier objectif, le réseau fossile où, suite à la chute d’Albert de mercredi on décide de tailler des marches dans la glaise pour accéder à la galerie qui mène à l’Étroiture des Impétrants. On récupère la pioche laissée à l’entrée. Les petits rhinos sont toujours en sommeil, on repasse encore à pas de loup… Le terrassement se fait sans difficulté mais le manche de pioche, sûrement vermoulu… nous lâche en cours de travaux. Le franchissement est moins exposé (surtout à la descente) mais c’est à finir. Alain va ensuite tester l’étroiture légèrement élargie mercredi dernier, il sera le gabarit. Ça frotte encore, il a du coffre, mais c’est franchi.

Direction le réseau actif, un peu moins d’eau que mercredi. Prises de photos dans la Salle de la Pluie pour immortaliser le débit de la perte secondaire, bonne douche au passage. Descente du boyau humide qui fait la jonction et on file vers le confluent du Trou de Serrure. Quelques mesures en remontant le Boyau Claire, sa remontée serait plutôt aquatique. On évitera la Salle de la Boue et on reviendra par le même chemin.

Reste du programme les galeries parallèles qui viennent de la perte principale, qui apparemment a un débit moindre que la perte secondaire… Je profite de la présence d’Alain qui est aux anges (comme il dit, il sert à quelques chose et ne se contente pas de suivre la palanquée) pour reprendre complètement cette partie de la cavité, cette fois encore on est rapidement trempé et un peu transi, ces galeries un peu schisteuses se délitent complètement et sont imbibées par la rivière. On en profite pour photographier le magnifique rideau de racines en bout de galerie.

Il est temps de rentrer, on évitera la sortie très humide par le Laminoir et on passera par le Méandre avec un détour rapide vers l’Étroiture des Impétrants qui n’avait pas été photographiée à l’arrivée. Alain passe dans les deux sens. Dernière mesure topo en sortant, le boyau qui part à mi-hauteur au niveau de la bitouille de la galerie d’entrée et qui avait été oublié.

Il est 17 h, le soleil a disparu et les nuages commencent à nous envelopper avec un petit crachin. On ne va pas s’éterniser. Retour à Erbalunga puis Bastia. Le soir, le report sur le papier confirme les aberrations de mesuresHaut de page de mercredi, malgré la bonne volonté des apprentis topographes. Cette fois l’ossature de la cavité dans VTopo semble plus fidèle à l’architecture des lieux. Il ne reste plus qu’à faire l’habillage.

Bonne nouvelle également, le développement de la cavité est repassé à 607 m (la deuxième de Corse) pour un dénivelé de 34 m (+7/-27).

JN

______________________________

 

Jean-Noël me propose de venir avec lui pour finir de cartographier Butrone. Banco, cela me fera découvrir la spéléo sous un angle différent.

Entrée par l’accès principal, passage discret sous les chauves souris, je ne me rappelle jamais comment vous appelez ces petites bêtes mais je sais qu’il ne faut pas les déranger (dixit JYC) donc je fais attention. JN m’entraine vers (je ne rappelle plus du nom) ; au passage il a ramassé la pioche dont le manche lui restera dans les mains quelques instants plus tard, la pioche ayant décidé elle de vivre sa vie, loin de son manche

Arrivée aux Impétrants, explications, passage sur la tranche, ça racle un peu, mais c’est passé. Redescente par l’autre côté, et direction, le réseau où il y a la rivière, ne m’en demandez pas plus, je me contente de suivre et surtout de ne pas le perdre de vue.

Là commence, la fonction pour laquelle j’ai été invité. Je serai « La Mire » Alain tu vas au fond de ce petit boyau et tu me fais face, des fois je peux rester debout, des fois je dois m’accroupir, des fois me poster à un embranchement de galeries, très honnêtement cela me plait beaucoup de participer à la réalisation de la topo de la cavité.

J’ai découvert une petite forêt de racines qui sortent du plafond descendant bien verticalement et cherchant au sol un nouvel enracinement. À voir et à revoir. Quand JN me demande d’attendre au milieu des racines, en fait, je suis sous la douche, et ça coule fort. Je me doutais bien qu’il y avait un piège, et cette fois ci j’avais un change complet sec.

Encore quelques mesures, je dois avoir le rayon laser bien sur mon thorax, et retenir deux chiffres, la distance et un autre, je crois que c’est l’angle indiqué par rapport à l’horizontale. On finit par rejoindre la sortie, petite photo des impétrants (un peu boueux) mais heureux.Haut de page

Prêt pour de nouvelles aventures. Ah, au fait, JN m’a entrainé de nouveau, je ne sais plus à quel moment aux Impétrants, mais je n’avais pas réalisé que l’on n’arrivait pas par le même côté, explications et passage sur la tranche, mais pas la même !!!!!!!!!!!!

Alain dit La Mire

 

 

Lundi 12 mars 2018

Spéléo, entomologie

Grotte de La Coscia, Rogliano,

Grotte San Michele, Sisco

 

Participants

  • ITP : Jean-Noël D., Alain G., Jean R.

TPST : 1h30

Photos

 

C’est reparti pour une semaine d’entomologie, Jean est arrivé de Nice via Olmi Cappella. Aujourd’hui relevés de pièges à insectes posés à la grotte de San Michele et aux Failles St Nicolas le 7 juillet 2017 et à la grotte de la Coscia le 22 octobre 2017. On débutera par le bout du Cap, rendez-vous Chez Jeannot pour 10 h, le temps que Jean descende du village. Un café et en route, on se tasse dans le Duster° de Jean. Beau temps à la pointe de la Coscia, une légère brise mais les nuages sont lenticulaires et au loin sur la mer on devine quelques moutons, le vent est annoncé.

L’entrée 1 est toujours ouverte à tous vents. Alain ne connaissant pas la grotte, on lui raconte son histoire. Relevé des bouteilles posées en bordure de paroi. Celles posées en paroi sud contiennent une quantité importante de chilopodes, des lithobius, Jean est aux anges. On relèvera au total une quinzaine de pièges, qui sont à nouveau remplis de la secrète mixture de Jean.

JN finit de nettoyer la cavité de ses vieux câbles. À signaler deux petits rhinos en bas de la grotte. L’entrée 2 est bien fermée par un verrou, on reviendra sur nos pas. Dehors c’est la tempête, mer blanche d’écume, un vent tempétueux qui oblige à se courber à l’approche de la tour. On a bien fait de se garer à l’abri du local téléphone.

Il est 14 h, l’heure de se sustenter avant de reprendre la route. Halte à Macinaghju au restaurant U Scalu, ouvert en hiver, en semaine et le midi, ce qui est plutôt rare, et qui en plus va nous offrir un déjeuner de qualité !

Prochaine halte la grotte San Michele au fond de la vallée de Sisco au départ de la piste du Col de Saint Jean. Comme on s’y attendait, c’est la désolation, tout a brûlé. Cela va malheureusement nous faciliter la tâche pour accéder à la cavité, le champ de ronces a disparu, en deux minutes nous sommes au pied du ressaut. Jean, un peu fatigué du genou, restera en extérieur. L’escalade du ressaut de 4 m est un peu exposée, la roche trempée est glissante mais soutenu par Alain, JN réussit à se dresser sur le rebord en s’agrippant aux grosses racines de l’arbre toujours en place. Une fois fixées sangle et corde, Alain peut monter en s’aidant de la poignée.

La petite galerie est très humide, le sol est gorgé d’eau, plafond et parois ruissellent. On retrouve la dizaine de flacons posés la dernière fois, certains sont pleins d’eau et on les remplace par des bouteilles. On ne s’éternise pas car on est trempés. Pose de la corde en double pour descendre mais Alain se laissera surprendre par la finesse de la corde – tout juste 8 mm – et la non-adhérence de ses gants, il disparait brutalement et se retrouve 3 m plus bas sur la petite corniche, sans bobo, ouf ! JN suit avec précautions et en serrant très fort la corde. Une descente à l’ancienne, en passant la corde entre les jambes et sur l’épaule aurait été plus sûre.

On retrouve Jean qui a découvert ses pièges extérieurs pourris et remplis d’eau. Pendant qu’on se change, un 4x4 s’arrête à notre hauteur pour demander les motifs de notre présence, en annonçant la couleur – propriété privée, je suis le propriétaire… -, nos explications apaisent rapidement notre interlocuteur, on finit par échanger sur laHaut de page présence d’autres cavités dans les environs mais il ne semble pas en connaitre qui nous seraient ignorées.

Il est plus de 16 h, le projet des Failles Saint Nicolas est reporté à une prochaine sortie. Retour à Erbalunga puis sur Bastia. Demain Failles de Presa A Vadaccia.

 

Mardi 13 mars 2018

Spéléo, entomologie

Grotte de Cortè, Pietracorbara

 

Participants

  • ITP : Jean-Noël G., Henri-Pierre F., Alain G., Jean-Claude L., Jean R.

TPST : 1h00

Photos

 

Nouvelle journée à visée entomologie pour les RTT (Retraités Tout Terrain) du club. Un petit jeune toutefois dans le groupe, il permet d'abaisser la moyenne d'âge à 68 ans !

Au programme, retrouver et équiper un trou que Jean avait trouvé lors de la sortie du Lundi 3 juillet 2017, et poser des pièges dans les failles explorées le Samedi 29 octobre 2016.

Après le café pris chez Jeannot, le traditionnel point de rendez-vous d'Erbalunga, les 5 compères s'entassent dans la Jeep d'Alain. Direction Sisco, puis Olcani par la piste du col St-Jean. Les dégâts dus aux intempéries de novembre 2016 ont été réparés et c'est sans problème que la Jeep s'approche du col. Mais c'était sans compter avec le vent. Au fur et à mesure de la montée celui-ci forcit au point que la Jeep est de plus en plus secouée par les rafales qui soulèvent même des gravillons. Alain essaie de se garer un peu plus à l'abri dans une épingle peu avant le col mais ça souffle encore beaucoup, la marche d'approche vers les cavités convoitées risque d'être mouvementée. HP, qui est descendu du véhicule, a du mal à s'accrocher au sol, c'est penché à 45° qu'il revient se mettre à l'abri dans le 4x4 !

Changement de programme, c'est finalement la grotte de Cortè à Pietracorbara qui sera explorée.

Changement sur le parking de l'église St Clément, le vent souffle mais c'est acceptable. Passage par le pont génois en raison du niveau d'eau dans la rivière qui ne permet pas un passage par le gué.

Une demi-heure plus tard voilà la grotte, après quelques hésitations en partie finale du chemin.

Jean relève les pièges posés en 2017, le reste de l'équipe fait le tour de la cavité. Deux petits rhinos sont accrochés à des racines pendant du plafond. Deux autres sont installés vers le milieu de la cavité. Celle-ci est très humide aujourd'hui, les gours sont remplis, une entrée d'eau non répertoriée jusqu'à présent les alimente. Un lac est apparu au niveau du boyau du fond, visite à sec impossible. Une portion de la galerie révèle un méandre de plafond avec un creusement par l'eau en régime noyé, puis élargissement du creusement sur la largeur de la galerie.Haut de page

Les impétrants entomologistes sont à présent à 4 pattes, le nez à raz du sol à la recherche des petites bébêtes. Quelques collemboles et autres myriapodes finissent leur vie dans les flacons.

Retour à l'air libre où Jean nous montre le principe d'un piège extérieur enfoncé dans le sol.

Retour rapide au véhicule, puis au parking d'Erbalunga où les RTT se séparent.

JCL

______________________________

 

Rendez-vous à 9 heures au bar des amis à Erba. Petit café et croissants pour Jean qui doit garder sa ligne. On embarque dans la Jeep d’Alain et direction le col Saint Jean et les failles de Vadaccia.

La piste a été refaite et la montée est assez confortable. La montagne a brulé l’été dernier et on chemine dans un paysage désolé de chênes brulés. Au sommet de la piste le vent d’Ouest souffle fort, très fort. Le préfet l’avait dit : risques sur les crêtes. La jeep trémule sous les rafales. HP descend et lutte conte les bourrasques qui le déséquilibrent. Dans le 4x4 ça conciliabule. Risques de chutes sous le vent. Bien que la Presa de Vadaccia ait peut-être été à l’abri relatif du vent les papis renoncent et décident de filer sur la grotte de Corte, proche de là.

On s’arrête au parking de l’Eglise Saint Clément et de la confrérie face aux tours d’Orneto. Jean voudrait aller faire un tour de l’autre côté de la vallée en face, par le chemin d’accès au relais télé vers des barres rocheuses au-dessus de Striajo ou une grotte de 15 mètres a été signalée. Mais sa proposition ne séduit pas les papis qui viennent déjà de se taper 2h et demi de 4x4. On donne quand même un petit coup de jumelles. Plusieurs cavités paraissent prometteuses. Mais pour l’instant direction la grotte de Corte.

On passe le pont génois qui enjambe la rivière de Pietracorbara dont le débit est soutenu, on emprunte l’ancien chemin de Pietracorbara, puis celui de Corte qui longe le ruisseau éponyme, on passe au milieu des ruches, on remonte la vallée jusqu’à un resserrement marqué par des rochers à droite et à gauche. Sur la droite se détache 3 escarpements rocheux au niveau du maquis on traverse le ruisseau au niveau du second et l’on rejoint un chemin de chasseur, on passe un petit ressaut rocheux, on arrive à un autre rocher vertical puis 50 mètres plus haut la grotte est sur la droite. A l’entrée Jean retrouve un piège cylindrique à trous qu’on avait cherché vainement lors de notre dernière visite en été. Il est finalement content d’être venu.

On descend dans la grotte. 4 petits rhinos dorment paisiblement dans la salle d’entrée. Le fond de la grotte et son boyau sont noyés par un petit lac. On fait le tour d’un effondrement ; on retrouve une arrivée de ruisseau bien concrétionnée. La grotte est bien active. Puis c’est la chasse aux bébêtes. Jean nous montre comment les prélever et les mettre dans des tubes remplis d’alcool grâce à la technique du doigt mouillé. Jean nous présentera le Jeudi suivant un petit topo sur les cavernicoles trogloxènes, philes et bies et sur les techniques de prélèvements et de conservation.Haut de page

On ressort et on rejoint le 4x4. Seuls JC et HP ont apporté un casse-croute. On décide donc de rentrer malgré une hypoalcoolémie générale. Jean qui retourne sur Olmi Capella ne veut pas boire d’alcool. Les traditions se perdent. Tempi é tempi.

PHP

 


Jeudi 15 mars 2018
Soirée entomologie au local, Bastia

Photos

Jean R., l'entomologiste inscrit au club, a profité d'un séjour en Corse pour présenter ses travaux à une quinzaine deHaut de page membres du club.
Il a pu également montrer quelques-unes des découvertes et expliquer par la pratique comment piéger et récupérer les insectes.
En ce mois de mars, plusieurs sorties à visée entomologie ont pu se dérouler sous sa conduite et pourquoi pas bientôt découvrir son Graal, le Duvalius Corsica !


Dimanche 18 mars 2018

Spéléo, hydrogéologie, initiation

Grotte de Butrone, Sisco

 

Participants

  • ITP : Michèle C., Wanda C., Amal D., Agnès F., Henri-Pierre F., Marie G., Jean-Claude L.

  • Initié : Thibault L.

  • Gente quadrupède : miss Nala et miss tortue

TPST : 2h30

Photos

Vidéo

 

Caution littéraire : Raymond Queneau


« Averse averse averse averse averse averse
pluie ô pluie ô pluie ô! ô pluie ô pluie ô pluie
gouttes d'eau gouttes d'eau gouttes d'eau gouttes d'eau [..]
que la pluie est humide et que l'eau mouille et mouille
mouille l'eau mouille l'eau mouille l'eau mouille l'eau
et que c'est agréable agréable agréable
d'avoir les pieds mouillés et les cheveux humides
tout humides d'averse et de pluie et de gouttes
d'eau de pluie et d'averse et sans un paragoutte
pour protéger les pieds et les cheveux mouillés »


Rendez-vous avait été donné au local à 8h30. Il pleut, 8° au baromètre, et la question se pose de maintenir la sortie. Faisons confiance aux météorologues ! Ils ont annoncé une journée ensoleillée après dissipation des pluies matinales, selon la formule rituelle, alors on y croit. Arrivée à Sisco à 10 h, sous la pluie ! On monte à la grotte, trempés, déjà un peu crottés mais toujours motivés. Amal a trouvé sur le chemin une tortue d’Hermann encore engourdie et les grands enfants que nous sommes encore, s’émerveillent. On photographie la demoiselle avant de la rendre à la vie sauvage. Marie s’est munie d’un seau et d’un conductimètre car son objectif est de mesurer la conductivité en différents point des rivières souterraines et de la perte extérieure. Nous grimpons tous à la perte située au-dessus de l’ouverture où notre hydrogéologue préférée effectue son premier relevé. Jean-Claude répond aux questions posées, notamment sur la topographie, calculs, erreurs possibles et correction de ces mêmes erreurs, et sur ce qu’il resterait à découvrir de ce réseau souterrain …

Il est 11 heures quand nous nous retrouvons dans la 1ère salle et que nous commençons la descente, jusqu’à la rivière souterraine pérenne, où Marie continue ses prélèvements, puis la « Salle de la Pluie », diluvienne aujourd’hui. Wanda y retrouve les espèces de « limaces gélatineuses » découvertes lors de la visite précédente mais l’énigme demeure : végétal ou animal ?

Nous suivons quasiment en marche aquatique le circuit déjà emprunté lors des visites précédentes : « Salle du Poulain, de la Boue, galerie des Impétrants ». Amal, toujours aussi irrésistiblement attirée par les fractures qu’elle découvre, ne peut s’empêcher de tenter leur exploration. Nous pataugeons dans la gadoue, l’eau ruisselle le long de toutes les parois ou tombe en gouttes serrées des plafonds, les gours sont pleins à ras-bord, et révèlent pour certains des niphargus affolés par le débit rapide. A bonne hauteur, des traces de végétation confirment que l’eau peut s’engouffrer jusque-là les jours pluvieux. Sur le retour, un amoncèlement de crottes animales, peut-être le garde-manger d’un cloporte, intrigue. Un détour par une galerie d’où pendent en rideaux des racines puis remontée vers la sortie. Il est 13h30. Le froid est intense, il pleut de plus en plus dru. Nous renonçons au traditionnel feu de bois champêtre et reprenons la route du local, trempés, transis de froid, boueux… Bref, encore une riche journée, radieuse malgré la pluie, que nous terminons autour d’un bon repas.

MC

 

N.B. :

  • Dans la Salle du Poulain, le grand gours était rempli d'eau !Haut de page

  • 19 petits rhinos presque regroupés le long de la galerie d'entrée aux endroits habituels

  • La recherche de la rivière souterraine perdue et le dégagement de l'accès à la fontaine n'ont pu être effectués en raison de la météo.

  • Il y avait plus de nanas que de mecs, fait rare en spéléo !

 


Lundi 19 mars 2018

Spéléo, entomologie

Failles Saint Nicolas, Ville-di-Pietrabugno

 

Participants

  • ITP : Wanda C., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Véronique M., Jean R.

TPST : 1h30

Photos

 

Dernière journée à visée entomologie pour les RTT du club, avant le départ de Jean pour le continent. On choisira la cavité la plus proche du port… Viendront s’ajouter les vrais RTT (c’est la Saint Joseph ?), Henri-Pierre et Wanda, on est presque dans leur jardin, à peine à 600 m de leur domicile.

Les pièges avaient été posés le 7 juillet 2017, cela fait presque neuf mois, un peu long pour espérer une bonne récolte mais le site était favorable, qui sait ?

Rendez-vous au pied de la grimpette pour la falaise qui domine la piste menant à l’ancien chenil. Température un peu fraîche mais il ne pleut pas. Comme d’habitude on part un peu trop à gauche, en fait il faut grimper direct en face du gros rocher situé en bord de route. La montée est jonchée de détritus vraisemblablement balancés du haut de la falaise, il y a même un canapé… Une fois trouvé le bas de l’escarpement, l’entrée est facilement repérée sous les amas de branchages posés la dernière fois.

Le ressaut d’entrée et la première longueur de diaclase fait monter un peu l’adrénaline pour les impétrants mais ensuite cela s’élargit. Surprise, les chiroptères sont là. Dès le premier coude et ensuite au plafond de la « grande » galerie. Des petits rhinos mais également ce qui semble être des grands rhinos, au total 23 d’individus. On passe discrètement à pas de loup… la voix de stentor de Jeannot ne semble même pas les troubler.

Le fond de la galerie, humide et riche en débris organiques est un champ de ruines, Verdun ! Les tubes posés ont été éventrés, déchiquetés, sûrement l’œuvre de rongeurs. Il n’y a plus rien à récupérer. Il faut abandonner les tubes plastiques et rester aux bouteilles de bières. On poursuit la visite vers la remontée donnant sur l’extérieur, qu’on pourrait équiper pour une petite traversée… Puis descente aux niveaux inférieurs par les deux étroitures. Jean se contentera de la première et posera des pièges au pied de ce ressaut.

Le reste de l’équipe poursuit la visite en remontant vers les dernières diaclases. Toujours pas d’espoir de continuation mais un coup d’œil en haut de la diaclase terminale pourrait être intéressant, cela semble s’élargir. Retour sur nos pas, au passage on voit que même les tubes posés au point bas de la cavité, en zone sèche et un peu poussiéreuse, ont été dévorés… Voilà le temps des étroitures, ça coince un peu pour certain(e)s mais la solidarité aidant tout le monde s’en sort bien.Haut de page

Piégeage de la zone humide de la galerie par Véronique, JN et Jean et retour vers l’extérieur. Le ressaut terminal se franchira bien. Il ne reste plus qu’à plonger tout droit dans la pente vers la route. Fin de l’après-midi chez Wanda et HP pour une bonne bière et un Ti’ punch explosif… Pour nous évader de nos trous à rats de Corse… on rêve de traversée à la Pierre Saint Martin – Tête Sauvage/La Verna.

 

 

Dimanche 25 mars 2018

Spéléo, exploration, entomologie

Gouffre de l'Éclipse 44, Brando

 

Participants

  • ITP : Michèle C., Wanda C., Amal D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Véronique M., Marie-Pierre R.

  • La toutounette : Nala

 

TPST : 1h30

Photos

Vidéo 1

Vidéo 2

 

« O tempora, o mores », Cicéron . Encore une fois, plus de nanas que de mecs !!

 

Bravant le changement d’heure du dernier dimanche de mars, une partie de notre groupe se retrouve au local à 8h30. Matériel chargé dans les 2 véhicules, le cortège prend la direction de Sisco, où doivent arriver directement Jean-Noël et Véronique.

La mission du jour : retrouver le gouffre de l’Éclipse 44, découvert en 1996 sur la foi d’une information orale, et jamais plus visité depuis son invention, hormis par Jean-Noël en 2003… Un sacré bail, qui ne rajeunit pas certains !

Départ du couvent Saint Antoine de Sisco, comme pour Butrone. 5km plus loin, au bout d’une piste défoncée et chaotique, nous nous retrouvons sur le plateau depuis lequel le regard plonge sur la carrière de cipolin, à ciel ouvert, de Brando, vers 12h.

Nous nous employons d’abord à retrouver l’Aven lui-même, guidés par les GPS de Jean-Claude et Henri-Pierre. L’affaire est cependant compliquée, surtout pour les retardataires ! Le maquis est dense, nous nous localisons à la voix, à une chevelure entr’aperçue dans les arbousiers et bruyères… mais les explorateurs finissent par se retrouver au bon endroit, tous sains et saufs. Jean-Claude, assisté de Wanda, fixe les amarrages, pendant qu’à tour de rôle, munis de sécateurs, Jean-Noël, Michèle, Amal et Marie-Pierre démaquisent pour libérer l’ouverture.

Préparatifs terminés, la descente commence, à pic.

Cet aven est un puits vertical et circulaire de 10 m de profondeur, de 6 m de diamètre, Les parois ruissellent, noires de micaschistes, recouvertes d’une végétation luxuriante qui décline tous les verts ; lierre feuillu ou en lianes, mousses et fougères. Le soleil inonde la fosse et le spectacle n’est pas sans rappeler les cénotes du Yucatan.

Le fond est composé d’un humus noir, très humide par endroit. D’un côté un cône d’éboulis, de l’autre un départ de 1x0,50 m sur 1,50 m de profondeur en pente qu’Amal commence à creuser … Est-on en présence d’une cavité naturelle, une doline d’effondrement ?, ou d’une glacière oubliée (moins probable) ? En tout cas, aucune trace d’une quelconque activité humaine.

Jean-Noël et Véronique posent des pièges, qu’il est prévu de récupérer dans les deux mois.

Wanda retrouve les ossements d’un chien, tombé là, venu mourir sous un petit abri et dont nous imaginons le destin tragique.

Quelques photos plus tard, nous entamons la remontée… Il est 14 heures.

Nous nous retrouvons aux véhicules, mais le vent est trop froid pour que nous espérions nous livrer à nos traditionnelles agapes dans de bonnes conditions. Un peu en contrebas du plateau, au pied d’un lapiaz dont Jean-Claude donne la définition et explique la formation géologique, le lieu est jugé idéal…. La suite est délectable vous vous en doutez.

Nous terminons par une petite promenade digestive sur le plateau, puis au bord de la carrière. Wanda, descendue de quelques mètres, découvre, à son grand dam, des morceaux de pierres couvertes de concrétions, vestiges d’une fracture détruite par l’exploitation de cipolin. Jean-Noël qui a entrepris le tour de la carrière, localise une résurgence.Haut de page

Quelques mots encore ! Au hameau, pendant que les messieurs palabrent, les dames ramassent pervenches, fraisiers sauvages, céleris d’eau, menthe, erba santa (Achillée de Ligurie), conseillées et renseignées par Marie-Pierre …

Le départ est retardé par une panne sur le 4x4 de Jean-Claude qui s’emploie, et réussit, à dépanner… le bras de biellette de liaison de boite de transfert (NDLR)

Retour au local vers 19 heures.

 


Dimanche 8 avril 2018
Spéléo, désob, perfectionnement, visite
Cast 1, Cast 6, Cast 17, Serrigio - Oletta

 

Participants

  • ITP : Wanda C.,  Jean-Claude D., Dominique D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Marie-Pierre R., Franck Z.

  • La toutounette : Nala

 

TPST : 2h30

Photos

 

Cast 17 mérite une mention spéciale, celle du nombre séances de désobstruction par mètre de développement. 2,5 mètres divisés par 17 séances, ça fait en moyenne 15 cm de gagnés à chaque séance ! Elle a même été en 2012 la cavité la plus visitée de l'année à égalité avec Cast 1 !

La cavité a été découverte le Mardi 1er mai 2001, le même jour que la grotte de Serrigio, on verra plus loin l'intérêt de la précision.

C'est donc une 18ème séance qui se prépare au local. Il était envisageait d'utiliser le petit groupe électrogène avec le nouveau perfo 220v, mais ce dernier est déjà sorti, ce sera donc le modèle avec batterie qui sera emporté.

Quelques cafés et viennoiseries plus tard, les topi se répartissent dans les trois 4x4, direction le Nebbiu. Teghime est franchi dans un épais brouillard, le vent est bien présent aussi. Le soleil refait son apparition dans la plaine.

La barrière d'accès à l'Aliso est ouverte, des volets de la ferme abandonnée sont ouverts et un tracteur est garé à côté. Les terres sont peut-être de nouveau données en fermage ? Personne aux alentours pour nous en donner l'info.

Le niveau d'eau dans l'Aliso est moyen, pas de souci pour passer. Le passage entre la rivière et la source a été arrangé, les trous sont rebouchés, y'a donc du passage ...

Les 4x4 se séparent, Dumè et JCD prennent la piste vers Cast 17, ils y passeront la journée, le reste de l'équipe se rend au parking habituel près du pylône.

Au programme pour cette équipe, descendre dans Cast 1 par le puits artificiel. C'est Franck qui se charge de l'équipement, une première pour lui. Première également pour son nouveau casque, équipé de sa nouvelle lampe ! Pas de souci si ce n'est les longueurs des boucles et JCL qui a failli descendre le puits avec le descendeur non cliqueté, heureusement HP veillait !

Le débouché dans la galerie est vraiment magnifique en passant par cette entrée.

Il est encore trop tôt pour remonter, Franck continue l'équipement jusqu'au fond. Visite de la Salle du Chien et de la Galerie des Fossiles. Ceux-ci sont bien visibles aujourd'hui, comme si la paroi avait été lavée.

JCL pousse une pointe en escaladant le bout de la galerie, enlève quelques blocs et parvient non sans mal à se faufiler dans un passage en baïonnette, la galerie continue encore sur 3 mètres et c'est la fin.

Remontée à la surface et déséquipement par HP.

Retrouvaille avec l'équipe des désobeurs et direction le porche d'entrée de Cast 3, plus propice aux grillades en raison du vent qui souffle en rafales.

Tortillas, boudins, rôti de porc se succèdent sur la grille, le tire bouchon ne chôme pas non plus, du classique quoi !

Le temps est toujours au beau, les topi se retrouvent autour de Cast 17. Les désobeurs continueront leur travail, les autres partent à la recherche de la grotte de Serrigio, découverte donc le même jour que Cast 17.

JCL avait prémédité la visite et avait préparé le parcours sur le GPS. Il montre en passant les entrées de Cast 2 à Wanda et Franck qui ne connaissaient pas le trou. Première étape le paghjaddu, jusque là c'est simple, il suffit de suivre la piste. Le reste est plus compliqué, le maquis a bien poussé, mais heureusement la salsepareille pas trop. Le GPS permet de s'approcher de la cavité mais c'est finalement Wanda qui découvre le trou. Quelques coups de coupe-branche et l'entrée est dégagée. Comme le jour de la découverte, JCL ne tarde pas à désescalader le ressaut d'entrée qui aboutit dans la seule galerie de la cavité. Tout le monde se retrouve d'abord du côté haut de cette dernière. Un petit rhino est également là, bien sage dans un recoin de la galerie. Ce côté se termine en pointe par un trou qui souffle fort.

Visite maintenant de la partie inférieure de la galerie, toujours aussi joliment concrétionnée. Là encore un petit rhino est accroché dans un coin de la petite salle. Photo de groupe et retour à Cast 17.

Les désobeurs ont bien bossé, ils ont privilégié les tirs de confort. Le fond est maintenant assez large pour pouvoir bosser dans de meilleures conditions. Ils ont même retrouvé l'élastique de la lampe frontale de Dumè perdue le 18 octobre 2003, mais point de lampe encore. On voit maintenant nettement la faille qui pourrait rejoindre Cast 2, ou un autre réseau ...

Fin de la journée ? Mais non, JCL propose une petite visite, en passant, de Cast 6. Malgré le maquis, la doline est retrouvée. Encore quelques années et celle-ci ne sera même plus visible.Haut de page

JCL, Wanda, Franck et HP se suivent dans l'étroite entrée. Une petite colonie d'une douzaine de chauves-souris (grands rhinos ?) occupe le lieu. Elles sont très excitées, peut-être l'approche de la nuit et de la chasse !

Cette fois-ci c'est bien fini, les topi se retrouvent aux 4x4, puis au local pour ranger le matos.

 


Dimanche 15 avril 2018
Spéléo interclubs, désob, démaquisage, perfectionnement, contrôles chiros
Cast 1, Cast 5, Cast 6, Cast 14, Cast 17 - Oletta

 

Participants

  • ITP : Michèle C., Wanda C.,  Jean-Claude D., Dominique D., Amal D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Alain G., Jean-Claude L., Véronique M., Franck Z.

  • GCC : Jean-Yves C.

  • Assistantes quadrupèdes : Eya, Nala

 

TPST cumulé : 6h00

Photos

 

Exercice périlleux que de rendre compte d’une journée aussi riche, dense et diversifiée !

Nous passerons donc sous silence les sourires, fous rires et autres rires, nous jetterons un voile pudique sur les jeux de mots, graveleux ou non, les blagues - toujours de bon ton ? ! -, nous mettrons en ellipse la pause-repas et la suspecte légèreté post-prandiale de certains des membres … Tout ceci par souci de clarté et d’efficacité, chacun l’aura compris !

Nous nous sommes tous retrouvés à la bergerie au bord de l’Aliso vers 10 h. La météo est idéale, l’équipe motivée et sérieuse. Vers 11 h 30, chacun est opérationnel aux abords de Cast 1 et les travaux commencent.

 

  • CAST 1 : Wanda, Henri-Pierre, Franck  → Mission équipement

  • CAST 6 : JY et JCL → Mission comptage chauves-souris

  • CAST 17 : Alain et Jean-Noël → Mission démaquisage
    Véro, Jean-Claude D., Dumè → Mission désob

  • CAST 5 : Amal, Michèle, Jean-Yves, Jean-Claude L. → Mission explo, (re)découverte et comptage chauves-souris

  • CAST 14 : Amal, Jean-Yves, Michèle, Jean-Claude L., Wanda, Henri-Pierre → Mission redécouverte et comptage chauves-souris

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CAST 6 : en préalable à cette riche journée, JCL emmène JY dans CAST 6 où une douzaines de grandes chauves-souris avaient été aperçues le dimanche précédent, mais un doute persistait quant à l'espèce de chiroptère dont il s'agissait.

JY lève rapidement le doute, il dénombre 13 Grands Rhinos.

TPST : 10 mn

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CAST 5

ITP : Michèle C. Amal D. Jean-Claude L.

GCC : Jean-Yves C.

TPST : 2 h 30

 

L’entrée est aisée, on désescalade sur quelques mètres. Jean-Claude vérifie l’équipement, Jean-Yves s’engage derrière lui, en éclaireur, sa mission étant de dresser l’inventaire des chauves-souris qui hanteraient cette cavité.

C’est sportif ! D’étroitures en escalades/désescalades/ressauts, il faut se contorsionner, s’aplatir tant bien que mal, pour arriver à la « Faille Egyptienne » qu’on ne peut franchir qu’à … l’égyptienne. Imaginez !, une vire de 3 m de long, 40 cm de large, longée sur la droite par une faille à pic de 22 m de profondeur. Jean-Claude y avait préalablement laissé tomber un caillou afin qu’Amal et Michèle puissent estimer la profondeur. Imaginez ! La progression, horizontale, se fait à 4 pattes, assurée à droite par la main courante mise en place, et à droite également par la paroi très lisse sur laquelle on peut poser la main ou l’épaule afin de s’appuyer en équilibre.

En prolongement de la vire, à gauche, après 4-5 m de descente sur corde, nous arrivons dans une trémie où, après s’être libéré de la quincaillerie, un passage donne un aperçu de la suite, la « Voie Lactée », sur la paroi droite de la galerie une coulée de calcite immaculée scintille de mille feux. Jean-Claude montre un petit amas de perles des cavernes blotties dans un gour. Ce passage donne accès à deux salles concrétionnées dont une avec une magnifique coulée de calcite blanche, splendide à la lueur des frontales, la « Salle Blanche ». Des fistuleuses recouvrent le plafond de la première salle, Somptueux !

On s’aplatit à nouveau. Dans le prolongement de la salle principale, un passage sous deux stalactites blanchâtres en forme de molaires de mastodontes permet d’atteindre le « Temple Hindou », nommé ainsi en raison d’une stalagmite blanche qui rappelle les statues de « bouddha». Jean-Yves est déjà remonté, il a compté 5 rhinolophes euryales.

Le retour pour les autres se fait lentement. Moment d’angoisse pour Michèle – et pour Jean-Claude, qui ferme la marche et s’inquiète - car descendue trop bas, elle se retrouve coincée dans la faille ! Peu d’appuis pour les pieds. Il faut remonter à la force des bras …, souffle court.Haut de page

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on a voyagé ! Quête initiatique qui mène en images de l’Orient à la Voie Lactée …, cette cavité se mérite !

Dès la sortie, la bonne odeur du feu de bois ramène à la réalité … et à la pause-repas.

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CAST 14 (vers 15h , TPST : 40 mn environ)

Amal, Jean-Yves, Michèle, Jean-Claude L. ainsi que Wanda, Henri-Pierre et Franck qui ont fini d’équiper Cast 1… Les toutounettes suivent.

 

La plus grande difficulté de cette cavité ?, la retrouver ! Nous suivons Jean-Claude en file indienne depuis le plateau qui domine Cast 1, à gauche, à droite, au milieu des ronces, des calycotomes, des lentisques pistachiers … L’entrée est facile, il faut juste la dégager de la végétation.

Jean-Claude fixe un amarrage–brindilles, on enjambe un arbuste, puis on descend en plan incliné sur 6 m environ, assuré par la corde. La cavité est spacieuse, pentue mais reste en grande partie ouverte sur le ciel. Le sol est recouvert de terre et de pierres qui glissent sous les chaussures ... La descente débouche sur deux salles naturelles, l’une à droite et l’autre dans son prolongement. Celle dernière intrigue car on y repère un muret de pierres, d’une trentaine de centimètres de haut et deux marches. L’une semble être naturelle, l’autre comme posée de main d’homme. Elles devaient mener à un aplat qui s’est effondré, mais pour quel usage ? Entreposage de fromages dans une économie pastorale ? Pourquoi pas ? Ce n’est pas souterrain à proprement parler, mais la température doit y être plus clémente, que ce soit en hiver comme en été ... Amal et Wanda trouvent des os, des dents et des vertèbres de bovins, une canine de chiens.

Jean-Yves et JCL prospectent la branche de droite dont les deux désescalades en failles étroites rebutent le reste du groupe. Ils repèrent un petit petit rhino endormi dans cette partie de la cavité, auquel s'ajoutent dans la salle d'entrée son frère lui aussi en sommeil et un grand rhino, qui, dérangé par notre intrusion, volète au-dessus de nos têtes avant de repiquer du nez un peu plus loin.

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CAST 1

Henri-Pierre, Wanda et Franck

TPST : 2h00

 

Pour Wanda, Franck et HP un des buts de la journée est de se perfectionner à l’équipement. Ils équiperont donc Cast 1 : P7, P13, P9 et puits de l’entrée secondaire.

Pendant que Wanda et Franck s’habillent, HP équipe le P7 de l’entrée du « pylône », puis les 3 compères filent à l’entrée secondaire. C’est Wanda qui s’y colle. 8 tricoté, 8 simple pour la MC, 2 têtes d’alouette et fusion sur la potence en tête de puits et c’est parti pour la descente sans problème jusqu’au Plateau à Escargots. Franck lui est parti débuter l’équipement du P13 dans la Salle du Veau, bientôt rejoint par Wanda et HP. Alors que Franck vient d’installer la déviation du P13, HP saisi d’un doute lui demande si la corde atteint bien le fond. Mais non, Franck s’est trompé de corde ! Il a pris la C20 au lieu de la C30 et a déjà presque atteint le nœud d’arrêt. Explication : il avait mis la C20 à droite et la C30 à gauche! Mais ça s’inverse si on tourne le kit. Conversion, chaleur, Franck remonte mais n’a pas enlevé le 8 d’arrêt de la corde qui se bloque dans le mousqueton de la dév, c’est pas grave on redescend de toute façon. C’est en faisant des erreurs que l’on apprend mais c’est fatiguant. Il rééquipe donc avec la C30. Pour le P9 nous n’avons que la C20 prévu pour la main courante. Jean-Claude a pris la deuxième C30 pour équiper Cast 5. Une partie de la main courante est donc shuntée. La longueur sera finalement suffisante. Le circuit est prêt. On remonte par l’entrée secondaire.

13 h 30. C’est l’heure du repas. Dumè a allumé le feu. On rejoint Véro, JN, Alain déjà attablés pour l’apéro.

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Henri-Pierre, Amal, Michèle, Wanda et Franck chargé de déséquiper.

En fin d’après-midi, vers 16h30/17h

TPST : 40 mn environ

 

Franck n’a pas encore déséquipé et les spéléos sont encore équipés … on descend ! Juste la boucle entrée /sortie et juste pour se faire plaisir …

Une chauve-souris y est aperçue.

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CAST 17

Dumè et JCD auront passé la journée à faire parler la poudre, aidés par Véro. Encore une cinquantaine de centimètres de gagnés, une nouvelle faille sub-horizontale a été dégagée à l’opposé de celle ré-ouverte la semaine précédente, les espoirs s’intensifient …

Wiiiiiiinnnnnnnn, Dzoiiiiinnn, Vroiiiiiiiiiiimmmmm, Zzzzziiiiiinnn : non ce ne sont toujours pas des chants tibétains. Mais la musique d’ambiance qui a accompagné nos désobeurs tout au long de cette journée.

L’objectif de JN était déjà de participer au désobage de Cast.17 où sa dernière intervention remontait à 2005. Direction le parking traditionnel de Cast.2, mais depuis le chemin d’accès avait été tracé la semaine dernière en partant du bas de l’embranchement. Après 10 mn d’attente, retour à pied puis en 4x4 pour retrouver les 4x4 de Alain et Dumè.

Une fois le matos déchargé, le partage des tâches se fait spontanément, l’équipe désob’ est suffisamment étoffée avec Dumè, JCD et Véronique, il nous reste avec Alain à nous lancer dans l’aménagement de la sente d’accès. Alain part en premier pour suivre les désobeurs et commencer à nettoyer au coupe-branches les alentours de l’excavation et revenir ensuite à la rencontre de JN. Celui-ci s’empare de la débroussailleuse et c’est parti. Cela n’a pas été un travail de tout repos, la sente avait été certes tracée la dernière fois mais la végétation est très dense, il faut passer une première fois avec la débroussailleuse pour tailler les branches fines et il faudra revenir pour finir les chicots (ce sera après le repas). Heureusement sur le plateau le maquis est moins dense et Alain a avancé le travail.

Une fois arrivé à Cast.17 et sur sa lancée, JN continue jusqu’à Cast.2 qui n’est qu’à 70 m. Un peu cassé et trempé, on se croirait en plein été, il est temps de faire la pause, on reviendra après les grillades.

Au retour, pendant que les désobeurs reprennent leur terrassement, Alain et JN retournent au turbin. Alain coupe les chicots, nettoient les branchages coupés et JN fignole. Un vrai boulevard de plus de 2 m de large. On laisse le matos au parking et on file soutenir nos camarades artificiers. Au fond c’est un plaisir de voir le départ vers le noir, mais il y a encore du boulot et on n’est pas vraiment à la verticale du réseau nord de Cast.2, l’espoir est quand même là, à suivre.Haut de page

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Missions accomplies pour tous, on reprend le chemin du retour vers 18 h 30 …

 


Samedi 21 et dimanche 22 avril 2018
Spéléo, perfectionnement
Dégagement piste et aménagement casetta, Ghisoni

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Wanda C., Michaël D., Aurélien D., Jean-Claude D., Dominique D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Alain G., Marie G., Jean-Claude L., Véronique M., Marie-Pierre R., Franck Z.

  • Invitées : Odette Z., Julie

  • La toutounette : Nala

 

Temps piste : 7h00
TPST : 2h30

Photos

Vidéo


Jeudi 19 avril :
Préparation du matériel technique et enkitage du matos d’équipement.

Vendredi 20 avril après midi :
Une délégation composée des 2 JC, d’Alain et de Dumè se retrouve au local pour charger le « parquet » dans le DEF de JCL. Ensuite c’est le moment de faire les magasins (oui mais de Bricolage). Tout d’abord chez « Les Briconautes » pour prendre 7 sacs de béton prêt à l’emploi et ensuite chez « LM » pour y prendre des liteaux et la visserie pour la fixation du « Parquet/ Lambris »

Samedi 21 avril :
Le rendez-vous est prévu à 8 h 00 au local pour y charger le matériel préparé le jeudi soir. Il est tout juste 8 h 30 quand nous quittons le quartier pour un rassemblement général à Aléria. C’est autour d’une prima colazzione et sous un très beau ciel que nous allons échafauder le programme de la journée. Apparemment, selon Mika, il y a un très gros boulot pour dégager les arbres tombés pendant la tempête hivernale, (en effet Mika est monté il y a environ un mois et a pu constater les dégâts). Donc il y a du boulot en perspective.

Après un bref regroupement au départ de la piste c’est le départ pour une FURESTA TROPHY. Le départ de la piste n’est pas trop dégradé et la montée se fait sans trop de problème jusqu’au ruisseau d’Olmiccia où il faut user de la tronçonneuse. En effet le premier obstacle est un pin en travers et il faut le débiter pour pouvoir passer.

Heureusement que notre Mika régional a prévu ce qu’il faut. Pas moins de 3 tronçonneuses professionnelles dont 1 élagueuse, 1 grosse et 1 très grosse ; Pour info notre petite Makita ressemble à un jouet à côté de cette dernière. Donc Mika, Anto, JCL et Odette aux machines et le reste de la troupe en assistance pour jeter les branches débitées. Reprise de la montée jusqu’au prochain embâcle où il faut encore procéder comme précédemment. Et c’est ainsi de suite que nous allons procéder pendant la montée. Arrivés dans le virage du Bivouac Historique nous pouvons constater les dégâts causés par la tempête. Une zone d’environ 20 mètres de diamètre a été complètement écrasée au sol tel un fétu de paille et de nombreux arbres ferment la piste. Nous allons former 2 équipes pour aller plus vite. Après une bonne demi-heure de labeur nous repartons et arrivons au niveau du passage glissant ou un bel arbre est en travers juste pour nous embêter. Mais nos vaillants bucherons vont dégager le passage. Nous reprenons la route et de temps en temps une petite pause « tronço » est nécessaire.

Nous voici maintenant au départ du sentier pour monter au trou et quelques mètres après nous nous retrouvons devant le « MASTODONTE » de la journée. En effet un pin d’environ 20 mètres de long et de 70 cm de diamètre est couché au milieu de la piste. Malgré ses impressionnantes racines qui enserrent des énormes blocs de roche celui-ci n’a pas résisté à la force du dieu EOLE. Et là on se dit p----n !!!, on n’est pas encore arrivés à la Casetta. Étant donné qu’il est pratiquement 14 h 00 nous décidons de reprendre des forces avant le débitage. Pour une fois on ne fera pas la traditionnelle grillade d’arrivée à la maisonnette. Ce sera juste un petit pique-nique pris rapidement.

Étant donné le grand nombre de participants, Wanda, Marie-Pierre, Franck vont passer devant pour aller jusqu’aux bergeries ruinées de Gunzoli, celles des chasseurs et ensuite jusqu’au parking terminal pour nettoyer et dégager les nombreuses branches tombées au sol. Revenons à notre géant qui git au sol. Mika débriefe sur la situation et la stratégie du découpage. Le seul et gros problème est que la tête du pin repose sur un autre arbre et on ne pourra pas la faire basculer dans le vide (évidemment cela aurait été trop beau). Donc du coup cela devient compliqué vu la taille et le poids de l’arbre. Après découpe des branches libres et accessibles il faut prendre la décision pour savoir où on coupe. Et Mika envoie toute la puissance des décibels et des watts de la très grosse tronçonneuse. Tout ce passe bien jusqu’au moment où le poids de l’arbre vient pincer le guide de la tronçonneuse et celle-ci se retrouve coincée. Impossible de la dégager. Après plusieurs tentatives on arrive à la débloquer et finir le découpage. Maintenant il reste un gros OS ou plutôt une énorme souche. Comment la sortir du milieu. Il est impossible de la débiter car les racines sont remplies de terre et de cailloux et les chaines n’aiment pas ça. Après moult réflexions on décide de la tracter pour la faire pivoter. Malheureusement le Cruiser de Mika n’est pas assez puissant. D’autant plus que la souche avec ses racines ressemble à un tétrapode qui prend appui de tout côté. Donc on va faire appel à la puissance de la Jeep d’Alain qui après quelques tentatives va arriver à la riper sur le bord. Mais cela ne suffit pas pour qu’on puisse passer avec les 4x4. Donc tous les participants avec leurs petits bras vont se mettre à contribution et après 3 tentatives la souche est basculée sur le bord de la piste et le passage libéré. La piste entre les bergeries et le terminus ayant été nettoyée par l’équipe précitée nous arrivons au parking aux environs de 18 h 00 et des brouettes.

Bon c’est pas tout, maintenant il faut faire la noria entre les voitures et la Casetta. Là aussi il y aura quelques arbres à découper sur le sentier.

Regroupement général à notre QG. JCL vérifie l’installation électrique qui fonctionne normalement et procède au remplacement de la batterie (l’installation fonctionnait avec une batterie à Pierre depuis août 2016 !). Puis comme d’habitude une équipe d’Acqua Publica (Mika, JCL, Franck et Marie) va rebrancher le tuyau d’eau au captage.
Une équipe féminine s’attèle au nettoyage de la cabane. Une autre palanquée va nettoyer le plateau du camping. Par contre sur celui-ci on ne pourra installer que 3 tentes et il y en a 4 au total. Donc où mettre cette 4ème ? On va niveler une petite plate-forme juste au-dessus du sentier et se sera le trio Wanda, Nala et HP qui s’y installera.
L’équipe de l’eau est de retour après avoir réussi à réamorcer le captage. La table extérieure s’embellit des produits apéro. Le feu est allumé dans la cheminée intérieure et la table communale est dressée avec en plus une très jolie nappe. On profite également d’une fin de journée très lumineuse pour faire un premier transport de parquet.

L’heure avance et nous voici en train d’arroser une bonne journée de nettoyage. Ensuite, salade d’endives/tomates et grillade (magret, côte de bœuf etc.…) sera le menu de notre diner sans oublier le traditionnel jus de raisin. Rigolade, blagues, chants festifs feront également partie de notre repas. La fatigue commence à apparaitre chez certains et pour nous aider à dormir Odette nous propose un petit limoncello fait maison. Nous ne pouvons refuser une si belle offre et spontanément nous présentons nos verres pour les remplir de ce si bon breuvage.Haut de page

A l’extérieur il fait nuit et malgré la présence partielle de la lune nous aurons la vue sur une très belle Grande Ourse.
Chacun regagne ses pénates pour rejoindre les bras de Morphée, sauf Mika qui doit redescendre sur Aléria, mais il remontera le lendemain.

C’est la première fois qu’on dort aussi à l’aise à l’intérieur. Eh oui,7 personnes ont décidé de passer la nuit sous la tente (peut-être pour ressentir certaines émotions ou être au plus près de la nature ou encore d’autres idées!!!!!). Quoi qu’il en soit depuis la mezzanine on a pu entendre le doux ronronnement de certains systèmes bronchopathiques couvrant le hululement d’une chouette.

Dimanche 22 avril :

Un peu avant 7 h 00 pétantes, Dumè ravive la cheminée et prépare les toasts grillés et le café. Tout doucement les convives émergent d’une nuit réparatrice, il faut signaler que certaines mines présentent quelques stigmates de la veillée au limoncello et aqua vita.

Le soleil fait tout doucement son apparition, et il faut penser à se remettre au turbin. Les sherpas pas chers reprennent leur va-et-vient entre la Casetta et les voitures pour ramener le restant du lambris et les sacs de béton.

Nous somme rejoints par JCD qui n’ayant pas pu monter la veille nous rejoint à pied pour participer aux travaux.
Sur le coup de 10 h 00 JCL propose à ceux qui le souhaitent de se préparer pour faire le trou, au moins jusqu’au lieu-dit « Musée » (1).

Un peu plus tard Mika qui remonte nous signale qu’il a pris Aurélien sur la piste et qu’il le déposera au pied du trou.
Mika a prévu de reprendre l’élagage du châtaignier qu’il avait commencé à nettoyer avec Philippe V il y a 4 ans. Ensuite il a prévu de nettoyer celui qui se trouve légèrement à droite du chenil et juste à côté de la nouvelle place de bivouac.

Concernant la poursuite de la banquette béton de la Casetta c’est l’équipe suivante qui va s’y atteler : Odette et Anto à la truelle et coffrage, JCD, JN, Véro, Alain au béton et recherche de cailloux, Dumè sera l’homme polyvalent. Mais avant de commencer le bétonnage nous allons passer un petit moment à finir de décaisser et préparer le chantier. Il faut également vider tout le coin sous la trappe de la mezzanine pour pouvoir travailler à l’aise. Il est pratiquement 13 h 00 quand par manque de béton on arrêtera le chantier. A vue de nez avec les 7 sacs nous avons réalisé environ 2 mètres de banquette et il doit rester environ 1 mètre pour terminer le côté parking. Concernant le mur côté rivière, nous n’avons pas encore décidé ce qui va être fait. Le mal au dos se fait ressentir, et une bonne pose est la bienvenue.

Par talkie-walkie JCL nous annonce qu’ils sont ressortis du trou et qu’en principe dans une demi-heure ils seront là.
Du coup on commence à préparer les agapes pour 14 h 00. Encore une fois celles-ci vont être copieuses et arrosées, comme d’hab. Après le repas dominical, Mika reprend du service en élaguant l’arbre situé au-dessus de la Casetta. Concernant la mise en place du lambris, il faut avouer que nous sommes un peu crevés et que nous ne sommes pas trop motivés pour attaquer le chantier. Après réflexion et décision collégiale nous décidons d’en rester là. Cependant nous allons monter tout le lambris sur la mezzanine et le stocker tout le long du mur jusqu’à la prochaine fois qui espérons ne sera pas dans trop longtemps.

Après rangement des lieux et retour des matériels aux véhicules nous quittons les lieux vers 17 h 30 pour un retour au local vers 20 h 00. Vu le nombre de personnes le matériel sera très vite rangé et chacun rejoindra sa cabane.

- Ce fut un très bon et beau week-end malgré les travaux d’élagage qui nous ont demandé beaucoup d’énergie (un grand, très grand merci à Mika).

- Ce fut également une grande première pour ceux et celle qui faisaient le trou pour la première fois.

- Les travaux réalisés n’ont pas atteint les prévisions, mais déjà le matériel est en place pour la prochaine fois.

- Au prochain séjour, il faudra avoir à proximité immédiate la ou les tronçonneuses car il y a des arbres et des branches en situation instable.

- Il faudra ramener encore quelques sacs de béton.

- Prévoir un aimant pour la porte d’entrée qui a tendance à s’ouvrir si on ne la cale pas avec quelque chose.

Il y a encore beaucoup de boulot d’aménagement et toutes les bonnes volontés seront toujours les bienvenues.

Nous avons également réapprovisionné les placards avec le restant des provisions des camps.

A ce propos il faudrait :
Constituer 1 petite caisse qu’on monterait à chaque fois avec à l’intérieur : éponges - produit vaisselle – huile ……
Pour les divers repas, ne monter que le pain, les produits frais et les petits dej. Car il y a beaucoup de pâtes, de riz ….etc. à consommer.

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(1) L'équipe « trou » se prépare tranquillement près des 4x4. Un seul kit d'équipement avec une 95 mètres, plus une 40 mètres à part pour équiper en double le puits d'entrée jusqu'à la margelle, plus un kit avec la corde d'assistance.

MP, Wanda, HP, Franck, JCL et ... Nala montent tranquillement vers le trou accompagnés par un beau soleil printanier. Ils sont rejoints par Aurélien qui vient d'Ajaccio et a fait pratiquement toute la piste à pieds, récupéré au passage par Mika et Julie.

Vu l'heure tardive et afin de gagner un peu de temps, c'est JCL qui équipera jusqu'au Musée, HP posera la 2ème corde du puits d'entrée. Nala est longée à un pin à quelques mètres du trou.Haut de page

JCL, MP, HP, Wanda, Franck et enfin Aurélien se regroupent au Musée. Ils y restent un moment, le temps d'admirer les diverses sculptures ..., et d'avoir quelques explications sur les suites de la cavité.

Pratiquement le même ordre pour la remontée, c'est Franck qui assurera le déséquipement.

Regroupement à la casetta à l'heure de l'apéro bien sonné.

 

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