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Une des ambitions de notre association est le partage de nos passions avec le plus grand nombre. Nos activités nous amènent souvent en des lieux difficiles d’accès pour le commun des mortels. Les récits ci-dessous permettent modestement ce partage, avec l’espoir de faire vivre, par quelques lignes et quelques photos, les sensations parfois intenses que procurent nos activités.

Ces comptes rendus ne représentent pas l’exhaustivité de nos aventures (certains étant un peu réticents à s'épancher sur un clavier ;-), ils permettent néanmoins de donner un aperçu de nos pérégrinations souterraines et canyonistiques, et pourquoi pas de faire rêver.

Bonnes lectures, et si l’envie prend le dessus sur la simple curiosité, rendez-vous au local un jeudi soir …

Les comptes rendus sont agrémentés de quelques photos, si vous souhaitez que certaines ne soient pas diffusées, n'hésitez pas à nous écrire sur topipinnuti@orange.fr

 

Sommaire

 

 

Dimanche 7 janvier 2018

Spéléo, visite - Grotta Sutterratta et Ducati, Barbaggio

 

Dimanche 14 janvier 2018
Spéléo, entrainement - Falaise A Tozza, Patrimonio

 

Mardi 16 janvier 2018
Spéléo, désobstruction, équipement - Grottes Ducati et Suterratta, Barbaggio

 

Samedi 20 janvier 2018
Aménagement du local, AG LISC - Bastia

 

Vendredi 26 janvier 2018
Spéléo, inventaire cavités et chiros - Faille d'Omessa

 

Dimanche 28 janvier 2018
Spéléo, visite - Aven I Luminelli, Morosaglia

 

Jeudi 1er février 2018
Aménagement local

 

Vendredi 9 février 2018

Spéléo, désob’ - Aven de l’Avaloir, Barbaggio

 

Samedi 10 février 2018

Spéléo interclub, démaquisage et contrôle chiroptères - Grotte de Butrone, Sisco

 

 

Dimanche 7 janvier 2018

Spéléo, visite

Grotta Sutterratta et Ducati, Barbaggio

 

Participants

  • ITP : Wanda C., Dominique D., Jean-Noël D., Alain G., Marie G., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Véronique M., Noël R., Alexia S., Franck Z.

 

TPST : 3h30

Photos

 

Épisode 27

Compte-rendu d'un novice :

Petit retour dans le passé, je me replonge dans la mémoire du club, et me rends compte que les derniers comptes rendus concernant la grotte de Suterratta datent de janvier et novembre 2013. A priori cette cavité est un peu boudée et rappelons-le, ce n'était l'objectif initial de ce dimanche.

Le rendez-vous étant à 09h00, j'arrive donc à 08h40 et rejoint Dumè D, qui comme à son habitude, ouvre le local, prépare le café. Ce dernier est accompagné de mini croissants et chocolatines (oui, je suis originaire du sud-ouest). Un petit point météo avec Dumè, la journée à la falaise de TOZZA semble compromise : pluie, nuages et vent sont au programme.

Alain G suivi de l'ensemble des topis arrivent les uns derrière les autres jusqu'à 09h25. Le réveil est un peu difficile pour certaine, pas de nom elle se reconnaîtra...

Matos préparé, café et viennoiseries engloutis, nous partons vers la falaise de Tozza, Sur le trajet nous sommes confrontés rapidement au brouillard épais et au vent. Sur place, le vent souffle fort, trop fort, il faut se rendre à l'évidence, ce ne sera pas pour aujourd’hui : dommage, suis un peu déçu.

Après quelques palabres, Jean-Claude L nous propose de visiter les grottes de Suterratta et Ducati.

Reprenons la route en direction de Poggio d'Oletta sur la D38. Après quelques virages stationnons les véhicules au bord de la route au milieu de nul part.

D'après Noël, aucun matériel ne semble nécessaire mis à part casque et lampe, je m'attends donc à une cavité simple et sans difficultés apparentes.

L'entrée de la grotte se situe à environ 20 mètres en contrebas de la route, le chemin qui y mène est sans difficulté mais méfiance le sol est humide, il y a tout de même un risque de glissade.

Je constate que l'entrée est très bien aménagée : table et banc en pierre, petit coin barbecue...

Posons nos sacs et nous dirigeons vers les entrailles de la terre, la première salle est spacieuse et tranquille, au fur et à mesure de la descente, je découvre le travail hallucinant, et m'interroge sur le nombre d'heures nécessaires à la désobstruction du passage. Il reste d'ailleurs pas mal de matériels, sceaux, câbles électriques sont encore sur place.

La cavité se rétrécie rapidement, le puits est aménagé type via ferrata. Excellent, je suis dans mon élément, la descente ne me pose aucun problème.

J'arrive ensuite à la fameuse échelle « piégée », les barreaux ne tiennent plus, il faudra la remplacer ou la réparer. Nous descendons en désescalade jusqu'en haut du puits terminal et patientons dans une zone un peu plus « large » et plus ou moins confortable. La faille est étroite et profonde. JCL, Marie et Alexia semble être arrivés au bout des – 28 mètres de la cavité.

D’ores et déjà Noël, Alain G renoncent à la descente, je ne vois d'ailleurs plus Dumé (qui je pense commence à préparer le barbecue) : c'est louche, je sens le piège.

J'observe avec attention la remontée de Marie, JCL, Wanda et Alexia, cela semble éprouvant.

A mon tour. Je me laisse quelques secondes d'observation pour regarder où je vais poser mes premiers appuis, l'éclairage de ma lampe est un peu faible, je ne vois pas le fond. Je ressens un peu d'appréhension et écoute les conseils de JCL qui est resté pour m'éclairer. J'utilise toutes les parties de mon corps pour descendre et arrive finalement au fond : ça c'est fait.... J'apprendrai par la suite que je fais partie de la douzaine de personnes à être descendu, c'est une petite fierté personnelle.

Visite rapide du fond, je me décide à remonter et effectivement le retour est physique. Le rythme cardiaque s'accélère et les bras et épaules tétanisent un peu. Etrangement le retour paraît plus simple et plus court. Hummmm !!! la sortie est proche, je sens l'odeur du barbecue.

A peine arrivé dans la salle principale, pas le temps de souffler, tous les topis se prennent au jeu de la séance photo, animé par Marie. Un peu de lumière par ci, un peu par-là : c'est une vrai pro...

Je constate que ma combinaison fume de toutes parts, consécutif à l'effort fourni lors de la remontée, je suis en FEU.Haut de page

Mais l'heure est, enfin, à la dégustation de breuvage, et de mets savamment grillés par notre cuistot Dumè D. Le repas est salvateur et la bonne ambiance règne. En guise de digestion, petit cours sur la roche et visite de la cavité nommée Ducati. De l'aventure, de la découverte, un peu d'effort physique, un bon repas, la bonne humeur... C'est une fois de plus, une bonne journée.

F.Z. 

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« Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite ». Évangiles de Saint Luc 13.24

Après moult agapes, Jean-Noël se leva et dit aux Topi : « continuons la série des grottes oubliées, allons visiter la Grotte Ducati ». Crise cataphrygienne ? papimanie ? Catholicon ? Éréthisme fébricitant post gogaille. Non, simplement spéléologue enthousiaste.

Découverte par Anton Des Bosquets et Jean-Claude Hellaime en Mars 2010, la cavité se situe à une cinquantaine de mètres en contrebas de Suterratta. Son nom provient de la carcasse d’une moto Ducati atterrie là on ne sait quand.

Doumé et Véro rentrent sur Bastia, Noël préfère démaquiser l’accès de Suterratta. Sonne le cavalquet, le reste de l’équipe descend avec précaution la pente abrupte et rendue glissante par les pluies de la nuit. Soudain Alain trébuche. Tel le Capitaine Haddock dans Tintin au Tibet il part comme une bombe dans la pente et décrit en l’air une rondade d’anthologie digne de Nadia Comanecci. Sa chute est heureusement enrayée par 2 chênes brulés. Il se relève un peu secoué mais sans bobo majeur. Un vrai miracle !

Nous atteignons l’entrée de la grotte. En janvier 2013 celle-ci avait été élargie aux crayons explosifs et JN, optimiste, avait noté dans son compte rendu : « Ducati est maintenant accessible à tous, …mais peut-être que certains gabarits un peu forts auront encore du mal car cela frotte ». Prémonition.

JC, Wanda et HP s’enfilent sans problème dans la faille triangulaire étroite, Jean-Noël passe, aspiré par la gravité. Alain plus volumineux se bloque mais réussit à se dégager avec l’aide de Jean-Noël qui le pousse et de Alexia qui le tire. Impossible de franchir l’obstacle. Pour Alain la sortie s’apparente plus à un chemin de croix. Mais même s’il n’a pas pénétré la fente étroite, il a quand même gagné son paradis.

Alexia, Marie et Franck rejoignent les autres. La cavité est assez grande avec ses 100 mètres de développement et 6 mètres de hauteur, dans les calcschistes.

On retrouve 2 crânes de caprins, un tapis de feuilles de chêne témoigne d’un soutirage en hauteur. Un petit rhino dort paisiblement au plafond.

La sortie est plus problématique : comme il l’avait prévu dans un compte rendu précédent, JN, privé d’appui, ne passe pas malgré Alain qui tire et Jean-Claude qui pousse. Il s’acharne. Gisant en travers il ressemble un peu à un Christ en croix. Instant de découragement, un élargissement à l’explosif est envisagé. Mais après un petit repos et une nouvelle tentative, il finira par s’extirper de la chatière. L’accouchement a été difficile. Gros bébé. Un petit coup de crayon serait encore nécessaire pour un accès serein en initiation.

Nous remontons sans encombre à Suterratta, récupérons nos sacs et filons au local. Lors du rangement du matériel on s’aperçoit qu’on avait oublié les plaquettes, dissociées des mousquetons au dernier inventaire. La faute au champagne et au foie gras des fêtes. Décidément ce n’était pas le jour pour la Tozza.

De retour à la maison on apprend le décès de France Gall. Ah Les sucettes à l’anis ! Annie aime lesHaut de page sucettes/Les sucettes à l'anis/Les sucettes à l'anis/d’Annie/Donnent à ses baisers/Un goût anisé /Lorsque le sucre d'orge/Parfumé à l'anis/Coule dans la gorge d'Annie/Elle est au paradis.

Bilan de cette première sortie de l’année : On ira tou-te-s au Paradis

PHP


Dimanche 14 janvier 2018
Spéléo, initiation et perfectionnement sur corde

Falaise A Tozza, Patrimonio

Participants

  • ITP : Antoine B., Michèle C., Wanda C., Jean-Claude D., Dominique D., Amal D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Alain G., Jean-Claude L., Noël R., Marie-Pierre R., Alexia S., Franck Z.

  • Gente canine : Nala


Photos

Restés sur notre faim dimanche dernier, on a remis au programme de ce dimanche la journée initiation et perfectionnement à A Tozza, la demande étant forte ! La météo s’annonce plus clémente mais avec un ciel nuageux et un petit vent d’Est. RDV au local à 8 h 30 et on arrive à décoller pour 9 h 20 !

Sur place, bonne surprise, quasiment pas de vent sur la falaise et un ciel qui se dégage, presque une ambiance printanière, par contre la zone de pique nique est assez ventée, on déplacera le foyer à l’abri des murs. Mais cela se détériorera dans la journée, vent d’Est plutôt frisquet.

Le matos est en quantité, on a prévu large, 60 mousquifs ! 4 cordes de 40, une 60 et une de 20, ce ne sera pas de trop mais il faut absolument faire la fiche topo de la falaise pour être plus précis.

Wanda et Marie-Pierre équiperont la voie des initiés « Pieds à terre », HP celle d'initiation, JCL la Voie de l’Olivier avec Franck et Amal et JN la voie canyon avec Alain. Alexia initiera Michèle. Un trio de terrassiers se constitue, Dumè, Noël et JCD pour aménager le chemin d’accès, couper les arbustes et refaire les murets.
La suite vous la connaissez, agapes du midi (quelques bouteilles ouvertes…, du fromage de tête, un rustique, une spécialité un rouleau de saucisse de Toulouse grillée – merci Franck -, et comme tout le monde avait le ventre plein, on a échappé aux harengs grillés…) puis reprise des hostilités jusqu’à 16 h.

  • Mais venons à l’essentiel, on m’a gentiment sommé… de rédiger le compte rendu et d’y inclure les cagades à l’actif de JN. On se lance :
    Voie canyon, ne pas descendre plein pot, ça frotte ! il a fallu remonter et obliquer sur la gauche pour trouver le fractio, ça fait du sport ! Donc plein pot et on arrive directement sur la terre ferme, mais là, une fois qu’Alain est descendu on s’aperçoit que ça va frotter à la remontée, tiens il y a deux spits à 2 m du sol, il faut remonter pour y installer la corde. C’est fait, on continue à monter, puis on redescend par le sentier pour voir Alain qui galère au nouveau fractio installé, normal ! il n’y avait pas assez de mou pour compenser l’élasticité de la corde….une fois Alain sorti de la voie (au bout d’un certain temps, mais il parait que le fractio du haut n’était pas terrible…), il a fallu remonter et laisser du mou supplémentaire. Ouf c’est l’heure des agapes.

  • Après-midi, descente de la Voie de l’Olivier, dernier tronçon, un nœud en milieu de corde, quelle idée, la corde arrive au sol, ah ! c’est un exercice, installation du bloqueur de poing, grande longe dans le nœud puis petite longe au-dessus du bloqueur et là, plutôt que de transférer le descendeur sous le nœud, JN décide de remonter ? ? sa pédale recousue lors de la dernière sortie ne supporte pas ! JCD lui prête sa pédale et stupeur la dèv de l’arbre n’a pas été remise en place… c’est la journée ! Arrivé au replat, il faut rendre la pédale à JCD, le plus simple étant de la faire coulisser sur la corde, mais il y a un nœud sur la corde… On arrête là, il ne reste plus qu’à redescendre par la diaclase de l’arbre et remonter par le sentier, pour la pédale ils vont bien se débrouiller.Haut de page
    La fin est traditionnelle, magnifique sentier d’accès, pourvu que les sangliers nous oublient, retour au local et rangement du matos.

JN

 


Mardi 16 janvier 2018
Spéléo, désobstruction, équipement
Grottes Ducati et Suterratta, Barbaggio

Participants

  • ITP : Jean-Claude D. (C3), Jean-Noël D. (Kadjar), Henri-Pierre F. (2008), Alain G. (Jeep), Jean-Claude L. (Def)

 

TPST : 1h00
Photos

Vidéos

 

Suterratta épisode 28 et « Les papis péteurs se foutent du bilan carbone ! »

 

Un peu agacé par l'étroiture d'entrée de grotta Ducati, JN propose de lui régler son compte, basse vengeance !

C'est ainsi qu'une équipe de retraités se donne rendez-vous en début d'après-midi directement sur place. Le bilan carbone en prend un coup, 5 véhicules pour 5 participants. Heureusement que la cavité n'est qu'à une dizaine de kilomètres du local.

JCD, fraichement paré d'un CPT officiel se met rapidement au boulot, et c'est pas moins de 3 aides qui lui passent les différents matériels. Le nouveau perfo fonctionne à merveille, 4 forages d'une trentaine de centimètres par batterie, et il y a 5 batteries en tout ! Une seule suffira et après 3 tirs (dont 1 raté) une « large » entrée s'ouvre maintenant. N'y tenant plus, JN et Alain s'engouffrent dans la cavité, ça passe comme dans du beurre ! Encore un tir pour pulvériser un dernier bloc et toute l'équipe de papis péteurs se retrouvent à l'intérieur. Le petit rhino est toujours là, il n'a pas bronché et semble insensible à ce type de bruit.

L'entrée est obturée avec quelques branches et un vérin qui trainait par là. Ce n'est pas le seul vestige mécanique dans les parages puisque la carcasse d'un gros cube Yamaha est également découverte, enchevêtrée dans un buisson.

La remontée vers Suterratta est toujours aussi abrupte. Poussés par un fort vent d'ouest et s'aidant de la corde préalablement mise en place, les papis se retrouvent dans la salle d'entrée de Suterratta pour la 2ème mission du jour : poser des barreaux pour pallier aux faiblesses de l'échelle en place depuis quelques années.

Les 3 barreaux restant des précédents aménagements sont récupérés en haut du puits. Les 2 JC et JN arrivent rapidement à pied d'œuvre, Alain a préféré s'arrêter au bout de la partie horizontale.Haut de page

Les 3 barreaux sont placés au mieux, il en faudrait encore 3 ou 4 pour remplacer complètement l'échelle, une autre opération d'équipement sera encore nécessaire.

HP rejoint le groupe en fin d'après-midi et fait baisser la moyenne d'âge !

Retours sur Bastia à la nuit tombante.

 


Samedi 20 janvier 2018
Aménagement du local, Bastia

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Dominique D., Henri-Pierre F., Alain G., Jean-Claude L., Noël R., Alexia S.

TPAB : 8h00
Photos

Depuis que les topi en rêvaient, ils l'ont fait !
En effet, il était compliqué de faire une projection avec le vidéoprojecteur. Il fallait installer celui-ci de façon plus ou moins précaire sur une chaise ou sur le comptoir, faire basculer l'écran et brancher le tout. L'écran n'était pas assez large et il se trouvait toujours des ombres chinoises à glisser sur l'image.

Une solution radicale a été mise en place. Un écran motorisé et télécommandable de 2,40 m de large a été installé en lieu et place de l'autre. Le vidéoprojecteur est maintenant confortablement posé à demeure sur une étagère fixée au plafond. Et pour alimenter le tout, une ligne électrique a été tirée depuis le local matériel, une attente est même laissée au-dessus des étagères du coin cuisine en prévision du futur ciel de bar, la classe !Haut de page

Et c'est pas tout, le banc du coin est démonté pour une prochaine montée à Ghisoni et des étagères ont également été installées sous le comptoir, judicieusement calculées pour accueillir différentes hauteurs de bouteilles ...

Tient, l'AG de la LISC tombe à point pour essayer tout ce beau matériel !

______________________________

 

Assemblée générale ordinaire de la LISC

Local de Montesoro, Bastia

Participants

  • ITP : Présents : 14 pers. / Par procuration : 5 pers.

  • GCC : Présents : 1 pers. / Par procuration : 2 pers.

 

TPAG : 3h30

Photos

 

Cette AG ordinaire n’était pas si ordinaire que cela, elle avait trois points très importants à son ordre du jour :

  • L’adoption du nouveau règlement intérieur de la LISC (Nouveau RI de la LISC)

  • La nomination de deux vérificateurs aux comptes, félicitations à Jean-Claude La Milza et Henri-Pierre Fiocconi.

  • L’élection d’un nouveau président suite à la démission de Pierre-Jean Micaelli. Proposé par le Conseil d’administration, Alain Gaulme a été approuvé à l’unanimité par l’Assemblée générale. Le nouveau Conseil d’administration est le suivant :

  • Président : Alain GAULME

  • Vice-président et Secrétaire-adjoint : Jean-Noël DUBOIS

  • Secrétaire : Albert DEMICHELIS

  • Trésorier : Antoine BOSCHI

  • Trésorière-adjointe : Marie GENEVIER

  • Membre CA : Jean-Yves COURTOIS

  • Membre CA : Pierre-Jean MICAELLI

  • Les présidents de commissions restent inchangés et Pierre-Jean prendra la présidence de la toute nouvelle Commission audiovisuelle.

Bravo et félicitation au nouveau président.

Un apéro-dinatoire, préparé par Véronique, Alain et Jean-Noël, a conclu cette sympathique AG.

 

PROJETS 2018

  • Stages

    • Stage ASV avec 9 candidats potentiels, du 4 au 7 octobre, encadrés par deux membres du SSF (France Rocourt, médecin réanimateur et vice-présidente du SSF, Dominique, membre du Comité technique nationale et ex-président du SSF), le stage sera ouvert à des candidatures d’autres régions et sera organisé par la LISC

    • Stage de transmission secours

    • Report du stage de biospéléologie souterraine en 2019

  • Appel à stages de perfectionnement et diplômant

  • Poursuite de la mise en sécurité des cavités régulièrement fréquentées (brochage)

  • Signature de la convention secours et perfectionnement de l’équipe secours

  • Actualisation du Plan Régional de Développement en accord avec le projet fédéral 2017-2021

  • La FFS a validé l’idée des JNSC d’été, distinctes des JNSC d’octobre et plus favorable aux initiations canyon, lors du dernier weekend de juin. Il sera proposé en 2018 par la Commission canyon, une JNSC orientationHaut de page canyon fin mai (époque plus favorable aux initiations, moins de monde et plus d’eau). Un weekend JNSC à orientation spéléo est envisagé pour le weekend suivant la Fête du Sport, suivant les modalités de 2016.

  • Mise en place d’une tyrolienne au-dessus du vieux port de Bastia pour la Fête du Sport et le Téléthon, en faisant appel aux compétences du SSF

  • Activité Archéologie 2018 : nouvelle campagne Monoxyles

 


Vendredi 26 janvier 2018

Spéléo interclubs, inventaire cavités et chiros

Faille d'Omessa

Participants

  • ITP : Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L.

  • GCC : Grégory B., Jean-Yves C.

  • La toutounette : Nala


TPST : 1h00
Photos

 

Suite à la réunion chiro/spéléo, une invitation a été proposée à un effectif restreint de topi afin de participer à la prochaine opération de comptage des chauves-souris dans un ravin proche d'Omessa. Les GCC ont dénombré une quinzaines de cavités dans celui-ci. La plupart se développent sur quelques mètres à la faveurs des foisonnement entre les blocs mais l'une d'elle possède un beau puits d'entrée d'une vingtaine de mètres de hauteur. Celle-ci avait d'ailleurs été aperçue par les topi lors de la journée de prospection du 28 mars 1998, mais non visitée alors faute de matériel.

L'effectif restreint était imposé par la présence des chauves-souris en pleine période d'hibernation, notamment dans la grande faille où plusieurs milliers de chiros peuvent y séjourner durant la période hivernale. Si la majorité des cavités ne présentent pas de grosse difficulté en cas de secours, il en est autrement pour la grande faille et c'est une des principales raisons de la participation des topi : évaluer les possibilités d'évacuation d'une victime en cas d'accident dans la cavité.

Un rendez-vous matinal à 9h00 au local du GCC à Omessa, les topi sont à l'heure. Le local n'a rien à envier à celui des topi, le cadre est magnifique, de grandes baies vitrées offrent une vue panoramique sur la vallée de l'Elleratu et sur l'imposant massif calcaire de Monte a Supietra. C'est justement l'objet de la sortie et le groupe ne tarde pas à s'y rendre après un bon café préparé par Delphine.

Départ depuis la carrière de Caporalino, un regard en passant vers les cavités qui s'y ouvrent, et attaque directe de la montée. Le temps est au beau, un petit vent souffle de temps en temps. Chaque cavité a été repérée par le GCC à l'aide d'un marquage à la peinture, un C suivi d'un nombre. C'est la C11 qui ouvre le bal, une petite entrée d'une cinquantaine de centimètres d'ouverture, suivie presqu'aussitôt par un ressaut relativement étroit d'environ 5 m. Il faut d'emblée faire attention à un petit rhino qui dort juste sur le passage. Un autre hiberne dans la galerie qui prolonge perpendiculairement le ressaut. Peu de chance de suite, le fond est obturé par des blocs rocheux et des trémies.

La montée continue, les cavités se suivent et présentent des configurations similaires avec des cheminements plus ou moins longs entre les blocs. Les chauves-souris sont comptabilisées au fur et à mesure, principalement des petits et grands rhinos.

Voilà maintenant la grande faille. JC la reconnait, bien que 20 ans séparent les 2 visites. Faut dire qu'un beau puits d'entrée d'une vingtaine de mètres de profondeur ça s'oublie pas. Greg se charge de l'équipement, un AN entre 2 blocs coincés suivi par 2 spits pour un beau départ plein pot. Un 3ème spit permet éventuellement d'améliorer la main courante. La corde de 25 mètres est tout juste suffisante, une trente mètres permettrait de faire démarrer la main courante depuis un bel arbre.

Chiros obligent, JY et JN attendront en surface et seuls Greg, HP et JC descendront dans la cavité, malgré pour ce dernier un pincement des lombaires survenu peu avant la préparation pour descendre, mais l'envie est trop forte ...

Les chauves-souris ne tardent pas à apparaitre à une douzaine de mètres sous l'entrée, quelques centaines de minioptères sont accrochés au plafond. Le fond est constitué d'une grande galerie déclive d'une trentaine de mètres de long d'où partent quelques diverticules. Un thermomètre en place indique 8°, avec un mini à 5° et un maxi à 11°, cavité assez froide ! Un autre grand groupe de minioptères est accroché au plafond de la galerie inférieure. Greg dénombrera au total environ 2500 chauves-souris, il faut dire que la concentration est d'à peu près 20 chiros au dm², soit 2000 au m² !

Pas de difficulté pour un secours au fond, portage et éventuellement un palan ou un frein de charge pour les zones pentues. Seules les parties étroites peuvent rendre une évacuation plus délicate. Le puits d'entrée est pratiquement déjà équipé secours puisque plusieurs grosses branches de chêne dont une d'une trentaine de centimètres de diamètre permettent l'installation d'un atelier contrepoids. Une reprise de charge vers le tronc du chêne permettrait la sortie de la civière. Un mesure au lasermètre donne une hauteur de puits de 18 mètres depuis les spits, il faut y ajouter 4 mètres pour arriver aux branches. Il s'en est fallu de peu pour que JC inaugure cette solution ! Celui-ci déclare maintenant forfait pour les visites de cavités et se contente de suivre péniblement.

L'inventaire continue jusqu'à la clairière herbeuse où s'ouvre la grotte de Supietra. Visite de la cavité par JY et JN.

Bascule pour une descente via l'autre ravin parallèle au premier mais moins large. Quelques cavités sont encore visitées, HP et JC ont pris de l'avance et descendent tranquillement. Une pauvre chèvre noiraude est coincée dans une fracture, elle a dû agoniser là pendant des heures en essayant de s'extraire du piège qui l'a faite périr.

Retrouvailles à la carrière de Caporalino, Greg, JY et JN visitent la galerie remontante qui se voit par une belle coupe sur le front de taille dénommée Caporalino A. Greg réussira à franchir l’étroiture sévère du fond qui a résisté au thorax puissant de JY, quand à JN, il n’a même pas tenté, se souvenant de son échec lors de sa dernière visite le Dimanche 16 mai 2010. Greg prend quelques photos, un boyau pénétrable part à mi-hauteur dans la salle qui suit l’étroiture, il y a un élargissement à prévoir (boum !) et de la topo derrière.Haut de page

Retour au local où le groupe piquenique avec Delphine en mode auberge espagnole.

Les 3 topi repartent vers Bastia avec déjà une forte envie de revenir dans le secteur, notamment pour indiquer au GCC les cavités connues des topi.

 

 

Dimanche 28 janvier 2018

Spéléo, visite

Aven I Luminelli, Morosaglia

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Wanda C., Amal D., Henri-Pierre F., Michèle C., Manon L., Noël R., Rémi R., Alexia S., Franck Z.

  • Nouvelle recrue : Aurélien D.

  • Gente canine : Nala

 

TPST :

Photos

 

Rendez vous au local à 8h30 devant un bon café. Nous préparons les kits et c’est parti pour la halte suivante au Carré d’As à Ponte Leccia. Là nous avons rendez-vous avec Aurélien qui vient d’Ajaccio. C’est un spéléo qui pratique depuis un an, il vient d’arriver sur l’ile et désire rejoindre notre association. Un nouveau café, et c’est reparti sur la route de Morosaglia. Nous stationnons les voitures sur le parking au niveau du pont. Pendant que les uns entament la rude montée vers l’entrée de l’aven, Michèle et Noël, équipés d’une radio prêtée par l’ADRASEC vont parcourir la route de Morosaglia afin de définir l’emplacement d’un éventuel PC en cas de secours spéléo. Les essais seront réalisés avec Rémi lui aussi équipé d’un appareil radio. Rémi se trouve à l’entrée de l’aven, il occupe la fonction d’un PC avancé.

3 km plus en amont du parking Michèle et Noël trouvent un emplacement idéal sur une ancienne aire de battage, situé quasiment à la même altitude que la cavité. L’essai radio avec Rémi est concluant, ils renouvèlent l’opération au niveau de Bocca a Serra (croisement D158 et D71) là aussi la communication est parfaite, le même essai est reproduit sur le parking et là aussi les communications radio passent sans problème. Nous pouvons donc conclure qu’en cas d’accident spéléo nous avons ces trois possibilités pour implanter un PC d’organisation.

Les deux « opérateurs radio » débutent la montée vers la cavité. La végétation a repris ses droits et le marquage jaune s’est beaucoup effacé. Il faut tourner autour et contourner les plantes du maquis, esquiver les épines des genévriers et rechercher les cairns partiellement écroulés. Une opération de démaquisage et de marquage s’impose.

Pendant ce temps les autres au bord du trou se sont équipés et Alexia s’est lancée dans l’équipement de la cavité,  elle est suivie par Manon. À la demande de l’ ADRASEC, Alexia est équipée elle aussi d’une radio elle fera des essais souterrains et est en relation en surface avec Rémi. Des points déterminés ont été établis préalablement. Les essais sont concluants jusqu’au bas du P12 au-delà ça ne passe plus. Pendant ce temps Noël entraine Aurélien, Henri-Pierre et Michèle sur le massif à la recherche du trou du bulbe, de l’aven de Hans et celui de Cassiopée.

Alexia débute, et forcement elle tâtonne, il faut un peu de temps pour terminer l’équipement. Plus tard, nous nous retrouvons tous sous terre, la descente se passe sans problème et nous ferons la traditionnelle photo sous la « Glace au Café ». Il est temps de remonter, Noël propose à Franck de déséquiper. Il accepte et se lance tranquillement encadré par Alexia et Noël.

Dehors, le feu est allumé et tous se retrouvent autour pour casser la croute. Migliacci préparés par Amal, pain aux olives, fromage bio et tutti quanti …. Comme d’habitude. Maintenant, le soleil plonge derrière les sommets enneigés des montagnes et la fraicheur du soir se fait sentir. Heureusement le feu est là. Il est maintenant temps de rentrer.Haut de page

La nuit commence à tomber, Antoine plonge directement dans le maquis pour rejoindre le parking. Les autres suivent Noël qui se mesure à la végétation pour retrouver les marques jaunes qui conduiront toutes ces lucioles processionnaires aux voitures. Nous disons au revoir à Aurélien qui repart pour Ajaccio, il ramènera Manon à l’université de Corte. Nous rentrons sur Bastia pour ranger le matos au local. Il est 20 Heures.

Note :  Plusieurs spits sont oxydés, et les pas de vis sont élimés. Il faudrait prévoir des séances de brochage.

 


Jeudi 1er février 2018
Aménagement local

Anto et JCL se retrouvent au local avant la réunion hebdomadaire pour installer un boitier de télécommande des lumières de la pièce principale.

Les 3 groupes de néons peuvent maintenant être allumés de façon indépendante afin d'adapter l'éclairage lorsque le vidéoprojecteur est utilisé. Une 4ème sortie est même en réserve pour le futur ciel de bar ...

Les 3 télécommandes sont regroupées sur le compteur de consommation du bar.

L'essai avec un nouveau câble HDMI pour raccorder le vidéoprojecteur est concluant !

 

Vendredi 9 février 2018

Spéléo, désob’

Aven de l’Avaloir, Barbaggio

 

Participants

 

  • ITP : Jean-Claude D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F.

  • Gente canine : Nala

 

TPST : 3h00

Photos

 

Les papis péteurs reprennent du service, pour s’attaquer à un gros chantier en gestation depuis de nombreuses années, l’élargissement du Boyau de la râpe à bois. La dernière visite remonte au… 20 janvier 2008, cela montre bien que les spéléos corses ne se sont pas bousculés pour aller visiter le fond, parait-il riche en concrétions magnifiques – dixit ceux qui ont réussi à franchir le boyau diabolique… JN n’en fait pas partie, il a donc remis le projet sur le table maintenant que nous possédons en expert en désob’, JCD.

La météo sur Bastia n’est pas engageante, belle averse en sortant du local, mais à Teghime le ciel est redevenu bleu, avec quelques rafales de vent frisquet. On ne peut plus se garer sur le terre-plein au-dessus de la cavité, propriété privée, c’est un champ de tir, mais il y a de la place en bord de route. Avant de s’équiper on descend avec JCD voir l’état des spits. C’est pas brillant, colmatés et bien rouillés. On arrive cependant à fixer les plaquettes.

Une fois équipés, HP nous rejoint. JN se lance dans l’équipement, descend trop bas et rate le spit à -2 m, qu’il avait pourtant planté en 1997…, la dèv’ est en vue, il faut remonter et c’est JCD qui le verra d’en haut. La dèv’ est toujours en place, une sangle humide qui semble en bon état, et voilà le fond. JCD et HP suivent. On file voir le départ du boyau étroit mais on ne souvenait plus tellement de la configuration des lieux ; avant la Râpe à bois, il y a l’Étroiture des Murets, que l’on passait allongés à l’égyptienne et d’où l’on sortait par une étroiture en baïonnette pour déboucher dans une petite salle avant le boyau étroit.

On a le matériel, on décide de rendre plus confortable cette Étroiture des Murets. Il nous faudra quatre tirs, dont un double, pour pouvoir maintenant progresser normalement sur 3 m. Le deuxième tir n’a pas pété, normal la ligne de tir était coupée, on répare et ça marche. Pour le troisième tir, JCD a foré deux crayons et ce fut une réussite, deux boums légèrement décalés. À chaque fois de gros blocs qu’il a fallu tirer avec sangle et corde. Par contre beaucoup de gaz… les photos sont parlantes ! Et on avait oublié l’analyseur de CO. Un bon courant d’air ascendant a permis la dilution à chaque fois au bout de 5-10 mn. Mais au quatrième tir, on commence à ressentir picotements, un peu de maux de tête, soyons sérieux, on évacue les blocs et on range le matos.Haut de page

La désob’ de l’Étroiture des Murets n’est pas terminée, il reste 50 cm à élargir et le bloc de la baïonnette à exploser. JN et JCD ont pu passer pour aller jeter un coup d’œil au Boyau de la râpe à bois. HP ne la sentait pas trop. La désob’ semble jouable en s’attaquant à la banquette qui borde le boyau sur la droite. Au moins encore deux après-midi de désob’.

Sortie pour 16 h 30, HP déséquipera. Soleil et brise frisquette au rendez-vous. On dépose le matos au local et rdv vendredi prochain. Vive les après-midi pétants….

 

Samedi 10 février 2018

Spéléo interclubs, démaquisage et contrôle chiroptères

Grotte de Butrone, Sisco

 

Participants

  • ITP : Michèle C., Wanda C., Dominique D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Véronique M., Noël R., Rémi R., Alexia S., Franck Z.

  • GCC : Jean-Yves C.

  • La toutounette : Nala

 

TPST : 1h30

Photos

 

Un petit rappel concernant le démaquisage du sentier d’accès à la grotte : la dernière opération réussie date du 19 avril 2015, après une tentative le 14 octobre 2011, trois tentatives en 2013 (17 mars, 12 et 19 octobre). Deux sorties (exercice secours et séance topo) avaient pu être réalisées la même année. Vu l’ampleur des travaux qui avait été nécessaire pour la réouverture du chemin, on s’était promis de revenir tous les ans, mais… il aura fallu attendre trois ans !

Comme va le raconter Michèle, dans un premier temps il a été envisagé de repartir du plateau au-dessus de la grotte (le chemin des chasseurs), ce qui avait été envisagé et testé en 2011. Mais la situation n’a pas changé, il y a au moins 200 m de ronciers pour atteindre la grotte.

Retour donc au départ de 2015, la trace avait été fort heureusement marquée de points orange, ce qui facilitera « un peu » la tâche des débroussailleurs. Certes il y avait moins d’arbustes que les fois dernières, surtout ronces, arbousiers, genêts et fougères mais vu les tentatives antérieures, on était partis pour au minimum une journée voire deux de boulot et là à 14 h, grâce à la détermination redoutable de dix volontaires, armés cette fois de trois débroussailleuses, Franck va atteindre la bergerie, chapeau !

Il reste encore du boulot autour de la bergerie, peut-être dégager l’aghja pour le pique-nique et retrouver les pertes ? Ne nous reposons pas sur nos lauriers, le maquis reprend vite ses droits, en 2013 le sentier était un boulevard (photo ci-contre)…

JN

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En préalable de la séquence démaquisage, JY, Rémi et JC s'offrent une séquence « CAMEL TROPHY ».

En essayant de trouver cet hypothétique passage par la piste supérieure, ils se trouvent entrainés par le Def ;-), à vouloir aller toujours plus loin.

De plein Est, la piste oblique plein Ouest et devient de plus en plus dégradée et resserrée. Le GPS indique +200 m par rapport à la cavité, donc difficile d'imaginer un accès à la grotte depuis cette piste. Après une clairière et une châtaigneraie, la piste s'améliore et devient plus roulante, bien qu'un éboulement a nécessité un dégagement du passage. La piste est maintenant excellente, le maquis semble avoir été coupé il y a quelques mois à peine. Le projet évoqué dans le compte-rendu du 14 octobre 2011 a semble-t-il été réalisé !Haut de page

Nouvel arrêt plus loin pour admirer un beau four à chaud en cours de nettoyage. Encore quelques centaines de mètres et voilà le réservoir qui matérialise le début de la piste d'accès à la grotte, la boucle est bouclée !

JC

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Chemin d’accès de la grotte de Butrone à démaquiser.

Rendez-vous au local dès 8h30 et préparation du matériel de « jardinage » et de spéléo. Au programme de la journée, selon le message envoyé quelques jours auparavant : « Démaquisage prévu et éventuelle visite de la cavité si l’avancée des travaux le permet... ».

Arrivée sur à Sisco, couvent Sant' Antone vers 11h, montée en 4x4, mais comme on hésite sur l’emplacement du chemin d’accès, on tâtonne. C’est l’aventure ! Michèle et Henri-Pierre, armés d’un coupe-coupe et d’un sécateur, tentent en vain de (re)découvrir le chemin d’accès vers la grotte à partir du sentier de chasseurs le plus haut. La photo-satellite imprimée par Dumè et le GPS laissent espérer un accès rapide, (voire aisé !) vers l’entrée de la cavité. Espoir déçu ! De guerre lasse, on finit par tous se retrouver vers 11h30 sur le chemin des chasseurs, plus bas, à l’entrée du sentier nettoyé quelques années auparavant, et au boulot !

Franck, Jean-Yves, Noël et Jean-Noël s’emploient en amont à débroussailler et à élaguer, Alexia et Michèle désencombrent l’espace ainsi laissé des débris, pierrailles, branchages, Dumè, Rémi et JC s'occupent des places de parking et du coin ... barbecue ! Vers 14h, klaxons au loin annonciateurs de la pause prandiale toujours aussi topinesque, bienvenue autour d’un bon feu. Franck, redescendu le dernier, nous annonce qu’il est arrivé à débroussailler jusqu’à l’entrée. Dans l’intervalle, Wanda, Véronique et Nala nous ont rejoints.

Agapes terminées, Franck et Dumè décident de regagner leurs pénates. Le reste du groupe remonte jusqu’à l’entrée de la grotte et décide de visiter. Il est un peu plus de 15 h.

Un mur percé de petites ouvertures protège l’entrée de la cavité. Jean-Yves et Alexia s’engagent les premiers pour un « relevé chiro ». Pour les autres, la visite s’organise. Dans la première salle, une excavation creusée de main d’homme, rectangulaire, intrigue : découverte archéologique ou espace de rangement pour les bergers ? Ensuite, de cavité en cavité, c’est une découverte de tous les instants. Nous arrivons à la rivière souterraine pérenne qui fait de Butrone une grotte unique en Corse. Les habitués du lieu fournissent des informations sur les roches, les salles, les circonstances des découvertes, les formations géologiques, des anecdotes, les dangers aussi, car ces salles se remplissent en cas de fortes pluies – et proposent une boucle possible. De prime abord, les noms sont peu rassurants, « salle de la pluie, de la boue, du requin, la salle fossile » …A cœur vaillant, dit-on, rien d’impossible ! On se retrouve ainsi tous à ramper à la queue-le-leu dans la gadoue, à tenter de passer thorax et fesses par d’improbables étroitures … Wanda partie en reconnaissance, a fait demi-tour et nous annonce un « lac ». Jean-Claude s’engage, vérifie et le « lac » s’avérant franchissable, on le franchit.

Dans les gours d’une des salles, une découverte intrigue : des traces de pattes, 4 doigts, avec ou sans coussinet, une plume ? Volatile ou mammifère ? Jean-Claude photographie. Réponse en attente (1). Il photographie également une petite bestiole blanche qui nage dans un gour plein d'eau (2).

Une montée boueuse vers la « Galerie de la Boue », on s’entraide, qui en poussant sur les fesses du précédent, qui en tirant par les mains. On approche de 17 heures lorsque nous sortons. Alexia nous attend à l’entrée depuis 1 heure, elle a nettoyé autour du laminoir.

Nous avons croisé dans notre pérégrination une vingtaine de rhinolophes assoupis , que notre passage n’a absolument pas dérangés, des niphargus, un carabe noir … A la lumière des casques, les parois et les spéléothèmes étaient magnifiés par l’humidité ambiante, l’eau ruisselante ou tombant en pluie assurait la partie musicale. Périple physique mais spectacle son et lumière assuré !

Sur le sentier de départ, Jean-Yves ayant réactivé le foyer du barbecue, chacun se sèche comme il peut. Le froid gagne en intensité sur les vêtements humides et boueux. Noël peaufine le débroussaillage et finit par nous rejoindre. Retour au local vers 18h45.Haut de page

MC

 

(1) : après recherches sur le web, il s'agirait de traces de pattes avants d'un rongeur, probablement un surmulot.

(2) : après examen par nos entomologues attitrés (Jean R. et Jean-Michel L.), il s'agirait d'un Palpigrade, arthropode prédateur de la classe des Arachnides, « c'est une bête formidable à mettre dans l'alcool ! », dixit Jean-Michel !

 

I Topi Pinnuti - Bât. A8 - Les Logis de Montesoro - 20600 BASTIA

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