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Une des ambitions de notre association est le partage de nos passions avec le plus grand nombre. Nos activités nous amènent souvent en des lieux difficiles d’accès pour le commun des mortels. Les récits ci-dessous permettent modestement ce partage, avec l’espoir de faire vivre, par quelques lignes et quelques photos, les sensations parfois intenses que procurent nos activités.

Ces comptes-rendus ne représentent pas l’exhaustivité de nos aventures (certains étant un peu réticents à s'épancher sur un clavier ;-), ils permettent néanmoins de donner un aperçu de nos pérégrinations souterraines et canyonistiques, et pourquoi pas de faire rêver.

Bonnes lectures, et si l’envie prend le dessus sur la simple curiosité, rendez-vous au local un jeudi soir …

Les comptes-rendus sont agrémentés de quelques photos, si vous souhaitez que certaines ne soient pas diffusées, n'hésitez pas à nous écrire sur topipinnuti@orange.fr

 

Sommaire

 

 

Dimanche 8 janvier 2017

Spéléo, perfectionnement techniques spéléo alpines et secours - Falaise A Tozza, Patrimonio

 

Dimanche 15 janvier 2017

Spéléo, désobstruction, visite technique - Cast 1, Oletta

 

Samedi 21 Janvier 2017

Operà in Sermano

 

Mardi 24 janvier 2017

Spéléo, visite - Grotte de Carpinetto, Lano

 

Dimanche 5 février 2017

Spéléo interclubs, désobstruction, brochage - Cast 1, Oletta

 

Vendredi 10 février 2017

Spéléo (du moins en projet) - Topo Cast.1, Oletta

 

Dimanche 12 février 2017

Spéléo interclubs, désobstruction, topo, brochage - Cast 1, 5, 8, 11, 13, Oletta

 

Lundi 13 février 2017

Géologie - Visite de l’exposition de la CRPG, Corte

 

Jeudi 16 février 2017

Spéléo, topo - Cast.1, Oletta

 

Samedi 18 février 2017

Spéléo interclubs, équipement, initiation, désobstruction - Cast 1 et 5, Oletta

 

Jeudi 23 février 2017

Spéléo interclubs, comptage chiro, topo - Grotte de Pietralbello, Motifao

 

Samedi 25 février 2017

Spéléo interclubs, désobstruction, équipement, première, chiro - Cast 1, 6, 14, 19, Oletta

 

Lundi 27 février 2017

Spéléo interclubs, visite, chiro - Cast 2, Oletta

 

Mercredi 1er mars 2017

Spéléo, visite - Grotte de la Coscia, Rogliano

 

Jeudi 2 mars 2017

Essais techniques - Casamozza, Lucciana

 

Samedi 4 mars 2017

Spéléo, désob, brochage - Cast 1, Oletta

 

Dimanche 12 mars 2017

Spéléo interclubs, entrainement - Falaise A Tozza, PatrimonioHaut de page

 

Dimanche 26 mars 2017

Spéléo, équipement - « Monoxyles, SAISON 3 », Lano

 

Vendredi 31 mars 2017

Spéléo interclubs, recherche grotte de Tufo, San Gavinu d’Ampugnani

 

Lundi 10 avril 2017

Spéléo, visite, géologie - Grotte de Valletto, Casanova

 

Samedi 29 et dimanche 30 avril 2017

Spéléo, travaux casetta - Gouffre Buga di a Cutina, Ghisoni

 

Mardi 2 mai 2017

Spéléo interclubs, prospection - Sorio, Santo Pietro di Tenda

 

Vendredi 5 mai 2017

Spéléo interclubs, visite - Grotta di Ghjuvani, Santa Maria di Lota ; prospection, Meria

 

Lundi 8 mai 2017

Spéléo, visite - Grotte Santa Catalina, Sisco

 

Dimanche 14 Mai 2017

Spéléo, visite - Tre Grotte in Ghjovellina : a Sapara, a Leccia Torta, Upulasca

 

Mardi 30 mai 2017

Spéléo-archéo interclubs - Grotte des Monoxyles, Lano

 

Jeudi 1er juin 2017

Spéléo-archéo interclubs - Grotte des Monoxyles, Lano

 

Vendredi 2 juin 2017

Spéléo, visite - Grotte de Jujurieux, Jujurieux (01)

 

Vendredi 2 juin 2017

Spéléo-archéo interclubs - Grotte des Monoxyles, Lano

 

Samedi 3 juin 2017

Spéléo-archéo interclubs - Grotte des Monoxyles, Lano

 

Mardi 6 juin 2017

Spéléo-archéo interclubs - Grotte des Monoxyles, Lano

 

Mercredi 7 juin 2017

Spéléo-archéo interclubs - Grotte des Monoxyles, Lano

 

Jeudi 8 juin 2017

Spéléo-archéo interclubs - Grotte des Monoxyles, Lano

 

Vendredi 9 juin 2017

Spéléo-archéo interclubs - Grotte des Monoxyles, Lano

 

Samedi 10 juin 2017

Spéléo-archéo interclubs - Grotte des Monoxyles, Lano

 

Samedi 17 juin 2017

Journées Nationales de l'Archéologie, Corte

 

Dimanche 25 juin 2017

Spéléo interclubs, tournage documentaire - Grotte des Monoxyles, Lano

 

Samedi 1er juillet 2017

Spéléo, visite - Grotte de Brando

 

Dimanche 2 juillet 2017

Spéléo, entomologie - Grotte de Cortè, Pietracorbara

 

Lundi 3 juillet 2017

Spéléo, entomologie, prospection, première - Failles di a Vadaccia, Sisco

 

Jeudi 6 juillet 2017

Spéléo, exploration - Grottes des Fours à Ciments, Peynier (13)Haut de page

 

Vendredi 7 juillet 2017

Spéléo, entomologie - Grotte San Michele, Sisco ; Failles St Nicolas, Ville di Pietrabugno

 

Dimanche 23 juillet 2017

Canyon, initiation - Fiume Raghjunti médian, Soriu

 

Mercredi 26 juillet 2017

Spéléo, visite, géologie - Grotte de Brando, Brando - Grotte de Santa Catalina, Sisco

 

Dimanche 6 août 2017

Canyon interclubs, initiation - Haut et Bas Verghellu, Venaco

 

Mercredi 16 août 2017

Spéléo, recherche cavité oubliée - A teppa di Teghja, Monaccia d’Orezza

 

Samedi 9 et dimanche 10 septembre 2017

Fête du sport, Bastia

 

Dimanche 17 septembre 2017

Spéléo, initiation - Cast 1, Oletta

 

Mardi 19 septembre 2017

Spéléo, interclubs - Visite carrière Écorcheveau, Saint Avertin

 

Dimanche 1er octobre 2017

Spéléo, équipement - Cast 1, Oletta

 

Dimanche 8 octobre 2017

Spéléo, initiation - Cast 1, Oletta

 

Samedi 21 octobre 2017

Spéléo, exercice secours - Grotta Santa Catalina, Sisco

 

Dimanche 22 octobre 2017

Spéléo, entomologie, visite - Grotte de la Coscia, Grotte des Embruns, Rogliano ; Grotte de Cortè, Pietracorbara

 

Mercredi 25 octobre 2017

Spéléo, topographie et prospection - Grotta di u Prete, Ghisoni

 

Vendredi 27 octobre 2017

Spéléo, relevés entomologiques - Grotte de Carpinetto, Lano

 

Dimanche 29 octobre 2017

Spéléo interclubs, initiation, aménagement - Cast 1, Oletta

 

Vendredi 3 au Lundi 6 novembre 2017

RENCONTRES MÉDICALES CoMed, Grotte de Bouche Rolland - Salles la Source (Aveyron)

 

Dimanche 12 novembre 2017

Spéléo, aménagement entrée secondaire, perfectionnement équipement - Cast.1, Oletta

 

Dimanche 19 novembre 2017

Spéléo, aménagement entrée secondaire Cast 1, Visite Cast 5 - Oletta

 

Dimanche 26 novembre 2017

Spéléo, aménagement entrée secondaire Cast 1, Visite Cast 5 - Oletta

 

Dimanche 3 décembre 2017

Inventaire et contrôle matériel - Local, Bastia

 

Mardi 5 décembre 2017

Spéléo (touristique) - Grutas de Cacahuamilpa, MexiqueHaut de page

 

Samedi 16 décembre 2017

Assemblée Générale - Le « Bartavin », Patrimonio

 

Dimanche 17 décembre 2017

Randonnée - Monte San'Angelu, Silvarecciu

 

 

 

Dimanche 8 janvier 2017

Spéléo, perfectionnement techniques spéléo alpines et secours

Falaise A Tozza, Patrimonio

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Wanda C., Dominique D., François D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Alain G., Marie G., Jean-Claude L., Pierre L., Manon L., Stéphane P., Noël R., Rémi R., Marie-Pierre R., Alexia S.

 

Photos

 

La météo n’incitait pas à aller se pendre en falaise en cette froide journée de janvier. Un petit crachin accueille même les plus courageux au local. Qu’à cela ne tienne, la sortie est maintenue, on verra bien à la falaise.

Anto, Stéphane, Alain, Wanda, Marie-Pierre et François préféreront tout de même rester au local pour une révision des nœuds, ils rejoindront les plus téméraires à la falaise en fin de matinée ...

Marie, Dumè, Henri-Pierre, Rémi et JC sont confiants, ils chargent le matos et se retrouvent au pied de la falaise. Bien chargés, ils ne feront qu’un seul voyage pour monter tous les sacs.

La météo est meilleure à Patrimonio, il y a même quelques rayons de soleil intermittents. Toutefois, un petit vent frisquet vient de temps en temps rappeler que l’hiver est bien là.

Répartition des tâches : Henri-Pierre équipera la voie d’initiation « pieds à terre », sous la conduite de Marie ; Rémi se chargera de la voie de l’Olivier, accompagné par JC. Celui-ci en profite pour installer le répartiteur supérieur de la tyro, Dumè s’occupera du bas et lancera la corde.

La matinée est ainsi consacrée à l’équipement. Le reste de l’équipe arrive en fin de matinée enfin. Anto fera une démonstration de planté de spits sur la tour pour les initiés pendant que Dumè, Rémi et JC tendent la tyro.

Il est l’heure des agapes lorsque Alexia, Nono et Jean-Noël pointent le bout de leur nez.

En attendant les braises, Alexia, Nono et Dumè aménagent une table minérale près du feu, manque plus que les bancs et c’est parfait ! JC de son côté ajoute le répartiteur pour l’atelier contrepoids.

Les grillades et les bouteilles se suivent, elles réchauffent le corps et le cœur. Attiré peut-être par la fumée et les odeurs, Pierre vient se joindre à l’équipe. Isa fera aussi une apparition éclair.

Une fois rassasiés, l’entrainement reprend mais en ajoutant un volet secours cette fois-ci.

Nono fera le blessé, Alexia le contrepoids et Dumé le régulateur. La « victime » sera évacuée depuis la plateforme intermédiaire par un atelier contrepoids, puis transférée sur la tyro. JC sera au frein de charge, Stéphane et Manon l’accueilleront au bout de la tyro avec une reprise de charge. Nono, équipé au préalable d’un sécateur, en profitera pour faire un peu d’élagage au passage, faut bien qu’il bosse un peu le blessé !Haut de page

Opération inverse ensuite, Manon fera la blessée. JC reste à son poste et fera remonter Manon par un balancier. Remontée laborieuse vu que, faute de poulie à billes, une simple poulie à palier bronze a été installée, heureusement que Manon a remplacé Nono ! Celle-ci sera ensuite reprise par l’atelier contrepoids, avec Marie à la régulation et toujours Alexia en contrepoids.

Exercice globalement efficace et qui demande à être refait, mais en l’agrémentant d’une 2ème tyro …

Démontage rapide des installations et retour au local à la nuit tombée.

JCL

 

 

Dimanche 15 janvier 2017

Spéléo, désobstruction, visite technique

Cast 1, Oletta

 

Participants

  • ITP : Jean-Claude D., Albert D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L.

  • La toutounette : Zilia

 

TPST : 4h00

Photos

 

Au programme, le gouffre d’Altiani, pour finaliser la topo de 2009… et peut-être élargir la plus sévère étroiture de Corse (mais c’est encore en débat !) ; mais également au programme de la météo, des chutes de neige à partir de 400 m et Altiani se trouve à 560 m, pas la peine d’aller prendre des risques sur la route, on annule jeudi soir. Et si on reprenait le chantier du tunnel Cast.1-3 ? Projet d’autant plus intéressant qu’il faut absolument que les travaux soient terminés avant mars 2017, après c’est l’APPB… Les habitués comprendront.

Notre présidente lance un nouveau SMS d’information mais le chantier ne mobilise pas les foules (la météo n’est pas très engageante non plus). Se retrouveront donc au local une équipe de cinq mineurs (cependant tournant tous autour de la soixantaine…). Les abonnés au chantier, Albert, qui pour l’occasion avait acquis un lot de dix burins en promo, HP, JCL, JN et JCD, qui n’ayant pas vu son poste de secrétaire de la LISC renouvelé a du changer de crayons et se rabattre sur sa passion, les crayons de BA13, c’est notre Charles Trenet du club, vous savez celui qui chante « Boum/L'astre du jour fait boum/Tout avec lui dit boum/Quand notre cœur fait boum-boum ». À ce groupe de vétérans s’est joint HP qui avait quelques envies de progression sur corde.

Le temps du café, celui de la préparation du matos, nous voilà au pied du pylône pour 10 h, finalement la météo est acceptable, soleil faisant quelques apparitions entre les nuages mais un fond de l’air plutôt frais et un petit vent du Nord assez glacial. La trappe ouverte c’est un flux d’air chaud qui nous inonde, c’est devenu le Trou fumant du Pylône, on va s’empresser d’aller sous terre. Le puits d’entrée est très humide. On confie l’équipement du P7 à HP, qui se fera un peu aidé par JCL et JN. JN et Albert descendent en premier pour équiper le Puits de la Chèvre et celui du Grand Réseau. Pendant ce temps, 2 JC et HP iront équiper l’entrée secondaire, celle qui arrive au-dessus du Plateau à Escargots, elle est peu visité car les parois du puits sont instables et ça « parpine » pas mal … Equipement sur oliviers, puis sur la grosse cornière en place. Descente dans un « tube » d’environ 40 x 60 cm sur 4 mètres et arrivée en haut d’un plan incliné. Ça parpine moins, mais ça parpine toujours ! Un spit en place, doublé d’un amarrage naturel, s’en suit un spit intermédiaire et enfin les 2 spits de tête de puits. Celui de gauche est bien fatigué, il faudra songer au brochage … si décision est prise de buser.

Afin d’égailler la descente, JCL installe une belle déviation aérienne sur la « tête de chameau », mais celle-ci n’est pas appréciée à sa juste valeur éducative, du moins pas par tous …

JN équipe la Chèvre et confie le Grand Réseau à Albert, on se rejoindra dans la Salle de la Chèvre. Vite arrivé en bas, JN va jeter un coup d’œil au tunnel, bien humide et au fond un bon courant d’air frais, l’espoir est toujours de mise. Il se passera un certain temps avant qu’Albert ne le rejoigne dans la Salle de la Chèvre, au loin on entend les échanges de l’autre palanquée qui descendent le P17 de l’entrée 2, il faut rappeler qu’il n’est pas broché. Finalement JN remonte la Chèvre avec le projet de récupérer la C40 pour aller équiper la suite du Grand Réseau ce qui permettrait à la seconde équipe de faire la traversée. Mais arrivé dans la Salle du Veau, il est un peu interloqué par l’équipement albertien du P13… un nœud bizarrement tricoté et deux broches de la MC qui attendent désespérément leurs nœuds… par contre le mickey est magnifique. Il va falloir reprendre tout cela. La C40 est restée à l’extérieur, il faut remonter ; mais dehors il n’y a que le kit de désob’, la C40 est dans la Salle du Veau… Redescente avec le kit désob’ qui pèse son poids… surtout quand le kit s’évertue à vouloir passer en même temps qu’Albert dans la partie la plus étroite ! Heureusement, la seconde équipe est déjà revenue et prête main-forte à Albert. Celui-ci, délesté de l’encombrant et lourd sac, arrive enfin dans la Salle de la Chèvre, JCL suit pour lui livrer l’insolent kit ; reprise et poursuite de l’équipement du Grand Réseau par JN. Retour à la Salle de la Chèvre pour JN, via le nouveau passage qui est bien utile. Nous voilà tous regroupés à l’entrée du tunnel. En premier, bien que ce ne soit pas indispensable, on décide de casser le gros bloc-dalle qui a glissé de la paroi et qui restreint la section. Albert a déjà saisi son burin mais après de nombreuses minutes à s’échiner sur la masse il doit abandonner… On passe une sangle autour et on tire, ça vient, le bloc a basculé et il est couché, cela gêne un peu moins mais JCD qui bout dans son coin, décide de passer à l’action. Vite fait le perfo et la mèche sont sortis et pfuittt… le premier accu est quasiment à plat, l’aide-désobeur, en l’occurrence HP, lui passe le deuxième accu, rien ! il est vide… il en reste un troisième et dernier, on ira pas loin ; on ira même encore moins loin car JCD n’arrivera même pas à percer de quoi introduire un petit crayon. Il faut se rendre à l’évidence, le projet « boum-boum » doit être remis à une date ultérieure.

On va quand même s’occuper un peu, compte tenu que la main d’œuvre est présente, Albert part jouer du burin au fond, JN se positionne à mi-parcours pour remplir le bidon de cailloux puis JCD et HP tireront et videront le tout. JCL décide de remonter pour allumer le feu et commencer les agapes. On ne verra pas le temps passer, heureusement qu’Albert a eu mal au dos… On remontera presque une heure plus tard, ce qui inquiétera un peu JCL, il allait quand même pas finir la bouteille tout seul. Remontée par les deux puits, c’est bien pratique, la sortie à l’extérieur est saisissante, le vent glacial nous enveloppe et il faut sortir les doudounes. Il est 15 h, c’est le temps des agapes. Pâté, salade JCD sans ail, snif…, ailes de poulets, figatellu et un excellent Rustique° pour finir la troisième bouteille. Et la brioche amenée par HP.

Il est 16 h, il faut repartir sous terre pour déséquiper, on se replonge dans les 14°C avec plaisir. JN et Albert rentreront par l’entrée secondaire pour déséquiper ensuite le Grand Réseau, ils retrouveront JCL au niveau du Plateau à Escargots, il déséquipera le P17. HP a préféré accompagner JCD pour déséquiper le Puits de la Chèvre. Albert déséquipera le P9 et JN prendra la suite pour le P13 puis le P7. Sortie à 17 h, le soleil décline, la température aussi. On ne tarde pas à rentrer sur Bastia pour tout déposer au local, y compris Zilia qui commencera sa nuit dans un petit coin du local matos, c’est une autre histoire…

Bilan :

  • Question matos désob’, il semble que les accus donnent des signes de fin de vie. Le bidon coupé est resté dans la Salle de la Chèvre avec une cordelette et une sangle.

  • Entrée secondaire : on songe à un éventuel busage qui protègerait des chutes de pierres, la section est irrégulière, entre 40 et 60 cm, il faudrait trouver un tuyau de 600 en 5 m de long, cela existe-t-il ? C’est la condition sine qua non si on envisage de faire des traversées « de masse », genre Raid Oxy’jeunes.

Historique de l’entrée secondaire :

Dimanche 12 novembre 1995

Samedi 18 novembre 1995

Dimanche 3 mars 1996

Mardi 11 novembre 1997

Samedi 29 novembre 1997Haut de page

Dimanche 18 janvier 1998

Il manque malheureusement le compte-rendu du jour de la jonction physique, mais celle-ci a semble-t-il été réalisée entre le 18 janvier et le 1er février 1998 !

Dimanche 1er février 1998

JND, JCL

 

 

Samedi 21 Janvier 2017

Operà in Sermano

 

Participants

  • ITP : Henri-Pierre F., Pierre L., Noël R., Marie-Pierre R., Alexia S.

 

Photos

 

Cette semaine un épisode neigeux exceptionnel a touché la Corse avec des cumuls de neige de 1m20 à 700m. De nombreux villages du Centre ont été totalement isolés. Dans le Boziu la situation a été critique plusieurs jours, les chasse neige ne pouvant plus accéder aux villages. Un sentiment d’abandon a gagné les populations. Le SDISS a envoyé un char M113 pour ravitailler les communes, amener des agents EDF, secourir des personnes blessés !

Vendredi, Noël a entendu au forum de RCFM l’appel à l’aide d’un agriculteur dont les bêtes sont enfermées dans un hangar aux portes bloquées par la neige à Sermano.

En cette veille des 10 ans de la mort de l’abbé Pierre, les ITP décident de répondre à l’appel, la solidarité c’est quand même une règle de base de la spéléo. Ça tombe bien, Noël vient d’être agréé pour le spéléo secours. Bon, le déneigement, c’est pas vraiment de la spéléo, mais sauver des bêtes, c’est quand même un peu du secours. Contact est pris avec une association de randonnée « i chiassi montagnoli » qui est montée dès le matin. La route est dégagée.

Départ donc à 13 heures 15  du local avec les pelles. On prendra Marie-Pierre en passant au point chaud du Golo. Les routes du Bozio, bordées de haut mur de neige sont encore plus étroites que d’habitude, on s’y croise difficilement. Avant le village une voiture, sortie de la route, est plantée dans la neige, 50 m en contre- bas. On arrive vers 14h45 à Sermano, 60 habitants, à 750 m d’altitude, tout blanc. On se gare sur les bas cotés comme on peut et là on tombe sur Petru Guelfucci qui est du village et qui déneige à la pelle depuis 4 jours. Les bêtes ont été déjà libérées mais les accès de certaines maisons sont bloqués.

Sur les indications de Petru qui nous chapeaute on va chez Raymonde dont on déneige l’accès à la maison, puis quelques m3 de neige qui bloque sa voiture. Reconnaissante de notre aide, la charmante vieille dame nous fait offrir par son mari, à qui appartient la voiture accidentée, thé et café pour nous remercier.

Puis on s’attaque à des montagnes de neige créées par le chasse neige et qui bloquent certains accès. Les bras et le dos commencent à chauffer.

Les Horloges du Clocher de l’Eglise indiquent des heures différentes. D’après Petru, qui magagne pas mal, elles marquent le décalage horaire avec Bastia et Ajaccio.

Pour nous réchauffer « un sermanolacciu » nous apporte de nouveau du café, des chocolats et de l’eau de vie, un délice.

On discute de l’abandon des villages de l’intérieur dont aucun politique ne se préoccupe réellement. Petru nous parle de ses ruches, de son miel aux arômes polyphoniques, et du vin de Francis Cabrel, avec qui il a chanté à Patrimonio, « le Domaine du Boiron » dans le Lot et Garonne.

Alexia, Marie-Pierre et Grand Pierre construisent un bonhomme de neige.

Mais on parle, on parle, et la nuit commence à tomber ainsi que la température. Il faut partir. On entame une Paghhella de départ (non je plaisante).Haut de page

Retour sur Bastia, un peu anesthésié par le froid, les efforts et l’acqua vita. On a fait de belles rencontres qui nous ont enrichi et réchauffé l’âme sinon le corps.

Petru Guelfucci saluera, au Forum de RCFM le lendemain, la solidarité qui s’est manifestée à cette occasion et remerciera « l’amichi di Chiassi Montagnoli » et « l’amichi di Topi Pinuti » qui ont entendu l’appel et « so culladu et anu travagliadu cume neri ». Un grand artiste, simple et chaleureux, beaucoup d’humour, un être rare. Réécoutez l’album « Corsica », une merveille.

HP

 

 

Mardi 24 janvier 2017

Spéléo, visite

Grotte de Carpinetto, Lano

 

Participants

  • ITP : Jean-Noël D., Alain G.

 

TPST : 2h00

Photos

Vidéo

 

Weekend très pluvieux, au point d’annuler la sortie désob’ à Cast.1. Surtout à partir de dimanche, la Castaniccia a reçu des litres d’eau. D’où l’idée un peu farfelue d’aller jeter un coup d’œil à notre grotte de Lano, qu’allait-t-on découvrir suite à ces trombes d’eau ? Les retraités ont bien du temps à perdre !

Avant d’organiser la visite, il faut quand même mieux se renseigner, coup de fil à M. le maire, « La route est dégagée jusqu’au village mais après la neige recouvre la piste. » ; on appelle ensuite Laurent Vincensini, qui a des bêtes sur le terrain, « Beaucoup de neige, le 4x4 ne monte pas… ! ». Cela promet, mais ne fera pas renoncer nos vaillants retraités. On laissera le 4x4 au garage, on prendra la voiture et on fera la piste à pied.

Départ de Bastia vers 9 h 45, la météo est agréable, pas de pluie annoncée. Premier arrêt au niveau du pont provisoire sur la Casaluna, une arche de l’ancien pont a été entièrement emportée lors de la crue de novembre dernier. On sera en haut de la piste pour 11 h. La neige est bien là, au moins 10 cm. Même avec des chaînes cela aurait été un peu chaud de descendre jusqu’au ruisseau de Laninco.

C’est parti pour une heure trente de marche dans la neige, c’est en effet le temps qu’il nous faudra pour atteindre la grotte. La marche est ralentie par une neige assez molle où l’on s’enfonce (l’option raquettes aurait été un choix judicieux), la température positive entraîne la fonte de la couche et la création de ruisseaux qui mettent à nu certaines portions de la piste, ce qui facilite de temps en temps la progression. Au moins jusqu’au départ de la piste pour la chapelle, là où les frères Vincensini ont installé leur parc à bestiaux. Compte tenu de l’état d’enneigement, ils sont obligés de monter à pieds tous les jours, avec 25 kg de sacs de nourriture. Les traces de leurs pas nous ont un peu facilité la progression.

Mais ensuite d’est le tapis blanc, magnifique mais un peu épuisant. Nous voilà au parking, le barbecue est enfoui sous plus de 50 cm de neige, on immortalise les Monoxyles par une séquence photo. Descente vers la rivière, ça se corse… La Laninco coule avec un fort débit mais les rochers sont recouverts d’une belle couche de neige, il faut se rappeler le chemin habituel pour éviter les crevasses… Nous voilà sans encombres de l’autre côté. La remontée vers le chemin horizontal est bien physique, à chaque pas on s’enfonce de 60 à 70 cm. Il reste deux cent mètres mais ils seront longs… le chemin est en dévers et la neige instable, on contourne la difficulté en grimpant vers la falaise au milieu des arbustes. Le terrain devient moins périlleux et nous voilà devant le ruisseau de Tassamone, un sacré débit ! Je ne l’ai jamais vu comme cela. Enfin la grotte, avec son arène de blocs recouverts de neige c’est magnifique ! Alain qui la découvre pour la première fois est aux anges. On est quand même un peu fourbus et déjà bien trempés… Il est 12 h 40.

Difficile de trouver un coin sec pour s’habiller, le porche d’entrée est trempé. À 13 h, on pénètre dans la cavité. Passage de la vire avec précaution, c’est un peu gras et on n’a pas la corde. À peine arrivés dans la Salle de la Colonne, le grondement de la rivière nous parvient. Direction la Salle des Chauves-souris où les gours sont remplis d’eau qui arrive de l’extérieur. Température 10°C, plus chaud qu’en été, et 5 petits rhinolophes.

Retour vers la Colonne et visite du Puits du Chien et de la Galerie d’Accès au Lac où coule une rivière provenant de la gauche de la trémie terminale (on est au niveau de la surface extérieure), qui disparait non dans le Puits du Chien mais dans un soutirage situé 2 m en amont. On file ensuite vers la Rivière Principale, qui est un vrai torrent, le niveau d’eau affleure le bas du toboggan d’accès, la plage a disparu. Alain est assez impressionné. Pas question d’aller voir les étroitures amont…

Dès le franchissement de l’étroiture accédant à la Salle de la Civière, on est face à la rivière qui provient de la base du Colimaçon et qui disparait dans le labyrinthe chaotique menant à l’Étroiture Valérie pour rejoindre vraisemblablement la Rivière Principale, là aussi le débit est impressionnant.

Montée du Colimaçon et dès qu’on prend pied à l’entrée de la Galerie Concrétionnée, un bruit de cascade assourdissant est présent. Une vraie chute provient d’un boyau en plafond au niveau du premier soutirage (Laurent Vincensini l’avait déjà observé en été, suite à un violent orage). L’eau disparait en tourbillonnant au fond du soutirage, il y a du travail pour le burin d’Albert….

Un coup d’œil au Lac Suspendu, dont le niveau n’atteint pas la lucarne que l’on pense être son déversoir. Au départ de la descente équipée en corde à nœuds, un nouveau bruit de cascade envahit la cavité. Alain fera une petite pause pour récupérer. Les bruits proviennent de trois sources :

  • d’une part un écoulement important au niveau de la lucarne dénommée « déversoir du Lac » ;

  • un autre écoulement dans la diaclase qui borde la descente, provenant apparemment de dessous le plancher de la Galerie Concrétionnée ;

  • un dernier écoulement provenant de la galerie du Lac des Italiens.

Ces trois « ruisseaux » disparaissent dans un soutirage en bas de la descente de la corde à nœuds….

Remontée humide du ressaut bombé, le Lac des Italiens est quasiment à son point haut, la voûte mouillante est à 3 cm du plafond… et un grosse arrivée d’eau provient du diverticule de droite. Pas question d’aller voir l’Étroiture du Bébé

Alain a récupéré, on file vers la Salle Rhomboédrique. Là aussi, une fois l’étroiture d’accès franchie, le bruit de la rivière est assourdissant. Un gros flux d’eau provient du laminoir qui permet d’accéder à la salle et disparait dans le conduit droit (rejoint-il la Salle de la Civière ?). Pour éviter de se tremper, on passera par le haut. La Salle des Éboulis est plus calme, pas d’arrivée d’eau. On retrouve la cascade observée par Silvain, provenant du plafond, en descendant vers la Rivière de la Salle Rhomboédrique. Alain restera en pause dans la Salle des Éboulis. Cette dernière rivière présente également un fort débit et ce qui est surprenant, emprunte le Passage Albert qui est ennoyé. Pas question d’aller voir la Galerie d’Yart. Par contre quasiment pas d’eau dans le point bas, où il y a un remplissage de sable…

Retour à la Salle des Éboulis pour récupérer Alain et ressortir. La fatigue se fait un peu sentir, mais un dernier détour s’impose vers la Rivière de la Chèvre. Auparavant, on passe par les Lacs Jumeaux qui sont à un haut niveau, les berges ont disparu et, ce qui n’avait jamais été observé, une cascatelle alimente le lac le plus proche du départ du Laminoir. On rejoint l’entrée de la Galerie de la Chèvre, mais un beau ruisseau s’y engouffre, il provient de la gauche au point haut côté -4 m, à droite de la sortie du Méandre. Peu d’envie d’aller se tremper, d’autant plus que la carte de l’appareil photo est pleine… Pas de bruit de rivière perçu. Retour par le Méandre et on retrouve la vire de sortie.

Bilan des rhinolophes 14 (2 ressaut d’entrée ; 5 Salle des Chauves-souris ; 5 Méandre et boyaux adjacents ; 2 Galerie Principale). Peu de dolichopodes (surtout zone d’entrée) et pas de Méta observées.

Il est 15 h 30 quand on retrouve la lumière. On descendra habillés en spéléo, quitter des affaires mouillées pour mettre des affaires un peu moins mouillées n’a pas d’avantage. Rejoindre la rivière Laninco sera plus facile qu’à l’aller, les traces sont faites. La remontée sur la piste se fera sans difficultés.

C’est parti pour la descente de la piste. Arrivés au niveau de la piste de la chapelle, on aperçoit Philippe Vincensini qui appelle ses vaches. JN s’approche pour le saluer sans voir qu’un jeune taurillon noir l’observait d’un mauvais œil. En quelques secondes il s’est mis à charger, tête baissée ; JN se rendant compte qu’il en voulait à sa personne, comprend vite que le salut viendra d’une volte-face et d’une fuite… Mais la bête était déjà sur lui, et d’un coup de corne bien placé l’enverra quelques mètres plus loin (si, si ! Alain a tout vu…) ; heureusement que la corne était émoussée et retournée vers l’extérieur et que le sherpa spéléo a amorti le choc, sinon le coup n’est pas passé bien loin de ce qui fait « la différence chez les mâles »… Bilan, un bel hématome à la face postéro-supérieure de la cuisse droite. Philippe n’en revenait pas, « C’est la première fois qu’il fait çà ! », pour JN c’était également sa première expérience de vache landaise ou camarguaise…Haut de page

Après avoir pris congés des frères Vincensini, la suite de la descente était plus facile, il ne restait plus qu’à remonter vers la voiture. On aura mis mais une quarantaine de minutes. Quel plaisir de pouvoir remettre des vêtements à peu près secs.

Un arrêt café au Carré d’As et on sera sur Bastia pour 17 h. Quelle journée, riche en émotions !

JND

 

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Mon expérience spéléo se limitant en 2014 à Cast 1 puis Cast 3 avec Nono, nettoyage accès de Brando pour les JNSC, démaquisage, puis ma modeste participation à la réalisation du point chaud et l’évacuation de Marie sur civière, dans une grotte du Cap Corse (NDLR : Butrone).

Jean-Noël m’a proposé de faire Lano ce mardi-là, parce qu’avec les fortes précipitations des jours précédents, il devait être intéressant de voir et essayer de mieux comprendre le cheminement des différentes rivières qui passent dans la grotte.

Ayant dû laisser la voiture sur la route dans le virage, en raison de la présence de neige sur la piste, nous voilà parti pour rejoindre la grotte que nous atteindrons 1h30 plus tard, les bottes m’ont bien protégé, mais les raquettes n’auraient pas été superflues.

La voilà cette grotte, avec son panneau d’arrêté municipal d’interdiction d’accès. Impressionnant.

J’enfile ma combinaison « l’amour est dans le pré », le casque, vérifie mon éclairage, mes gants et J.N. me demande de le suivre.

Arrive de suite une grille, qu’il ouvre, m’expliquant que le cadenas est faux !!

Il rampe, je le suis ; Quelques mètres comme cela, et je comprends mieux pourquoi je l’avais vu enfiler des genouillères. Le sol est dur et mes genoux pas habitués à se trainer sur le sol mélange terre collante et cailloux.

Ensuite je peux me mettre debout et découvrir mon environnement, je dois m’habituer à voir où je mets les pieds et gérer en même temps mon regard, avec ma lumière que je dois orienter un peu plus vers le sol. C’est noir, mouillé, l’eau ruisselle de partout et surtout ce qui m’impressionne vraiment, voir m’inquiète un peu c’est ce grondement de l’eau que je devine dévaler un peu plus loin, mais où ? C’est assez angoissant et inquiétant, je dois m’y habituer.

Durant deux heures, je me contente de le suivre en espérant ne pas le perdre, je serai absolument incapable de retrouver la sortie.

Je passe dans des étroitures, sur le ventre, sur le dos, en chicane, ce n’est pas facile, mais j’arrive à le suivre. A la sortie d’une étroiture, je débouche dans le lit d’une rivière d’environ 15 cm de profondeur avec un bon courant qui a pour effet de me tremper jusqu’aux os et remplir mes bottes.

Il me donne les noms des passages, des salles que nous traversons, il m’explique les différents types de roches rencontrés, je suis plutôt concentré sur ma progression essayant de ne pas le perdre.

Par deux fois, je le laisserai aller voir un peu plus loin, j’en profite pour reprendre un peu mon souffle et mes esprits.

Au bout d’une heure, je suis vraiment trempé du cou au bout des orteils, les bottes se remplissant, mais ne se vidant pas.

La visite continue, et je lui demande plusieurs fois quand faisons-nous demi-tour. Oui, oui, on voit encore cette salle et on retourne vers la sortie. Une petite hésitation de sa part, tout rentre dans l’ordre et j’aperçois la grille d’entrée. Je revis. Cela fait deux heures que nous avons franchi la grille d’entrée.

Déshabillage, mini collation, de l’eau, et prêt pour le retour. La descente dans la neige est bien plus facile que la montée. L’accès jusqu’à la piste demande beaucoup d’attention.

A mi-chemin, la rencontre avec les exploitants agricoles locaux et leurs petites vaches corses ainsi qu’avec un taurillon noir fort imprévisible et de méchante humeur valent à JN le plus beau vol plané qu’il lui a été donné de faire et m’a été donné de voir, fort heureusement, seul un bel hématome à l’entrejambe attestera de cette rencontre de l’homme et de la bête.

Encore une bonne demi-heure, et j’aperçois enfin sa voiture. Se mettre en civil n’est pas aisé, une de mes bottes refusant obstinément de quitter mon pied gauche, dû à un phénomène de ventouse, JN finira par en avoir raison.Haut de page

Je n’ai qu’une envie, c’est de continuer ces aventures sous terre, et revoir Lano « sec ».

Un grand merci pour cette découverte de la grotte de Lano dans un contexte inhabituel de neige et d’eau.

Alain G.

 

 

Dimanche 5 février 2017

Spéléo interclubs, désobstruction, brochage

Cast 1, Oletta

 

Participants

  • ITP : Jean-Claude D., Albert D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Alain G., Jean-Claude L., Rémi R.

  • GCC : Jean-Yves C.

 

TPST : 4h00

Photos

 

« Amburbiales » à Cast 1

Temps très couvert ce matin, crachouilleux : après Kurt Vendredi, Leiv Samedi, une troisième tempête d’Ouest touche la France Dimanche, Marcel, dont on attend les effets chez nous dans la soirée. Une dépression tourne en mer Ligure qui génère du mauvais temps sur la Corse.

L’expérience malheureuse du 15 Janvier s’était soldée par un échec dû à une mauvaise préparation du matériel. Il a été décidé de retourner à Cast 1 reprendre le chantier du tunnel Cast 1-Cast 3 et brocher le puits de l’entrée secondaire de Cast 1.

7 courageux se retrouvent au local, tous masculins. L’élément féminin n’aimant curieusement ni le désobage ni le brochage. Et pourtant désober ou désauber signifie étymologiquement « enlever sa robe blanche » et qui dit brochage dit embrocheur.

Des crêpes et une panette accompagnent le café du matin. La chandeleur a eu lieu le 2 Février. C’est la fête des chandelles qui célèbre la pureté de Marie. Mais aucune Marie n’est présente, ni Marie-Pierre ni notre vénérée Présidente et puis la chauve-souris, par nature, n’aime pas tenir la chandelle, qu’elle a d’ailleurs depuis longtemps remplacée par une Scurion. Aussi fêtera-t-on  les « Amburbiales », fêtes romaines d’avant la Chandeleur, qui pour nous, consistent à aller joyeusement s’embourber la combi à Cast 1 et manger du gras si le temps le permet.

Cette fois le matériel est prêt : groupe électrogène, perforateur électrique de Jean-Claude DB, mèche, marteau et burins. 

On embarque tout ça et on part vers Castiglione. Jean-Yves nous rejoint à Saint Flo. L’Aliso est assez haut, 40 cm au gué, mais les 4x4 passent aisément.

En haut, au pied du pylône, 2 équipes se forment : l’une composée d’Albert, Alain, Jean-Claude DB, l’artificier en chef et Jean-Noël, ira désober la jonction Cast 1-Cast 3 ; l’autre de Jean-Claude LM, dit Super brocheur ou le brocheur fou, HP et Rémi, ira brocher l’entrée secondaire de Cast 1. Jean-Yves quant à lui ira tout seul dénombrer les chauves-souris de Cast 2 et 3.

L’idée de JCLM est de transformer l’entrée secondaire de Cast 1, peu utilisée parce que le P5 initial parpine pas mal, en une voie pour initié. Pour cela il faudrait placer un tube en PVC dans le puits d’entrée et remplacer les spits existants, bien corrodés et peu fiables, par des broches inox scellées. On commencera aujourd’hui par le brochage.

Nous voilà donc vers 11 heures au sommet du P5 de l’entrée secondaire. JC initie Rémi et HP à l’équipement : 2 points d’amarrages irréprochables, 8 tressé et double huit sur sangle en tête d’alouette autour de la cornière. Rémi  équipe le puits. Au bas du P5, en haut du plan incliné, il faut placer 2 broches à la place d’un spit et d’un amarrage naturel. La recherche de point de forage est laborieuse, ça sonne creux et les endroits propices sont peu nombreux. D'ailleurs, le premier percement sera abandonné car il a atteint une poche d'argile. JC effectue ensuite un forage pour une broche intermédiaire pour la main courante puis fait encore 2 forages en tête du P10 qui descend au Plateau à escargots.

Enfin, dans l’optique de l’installation d’une tyrolienne sur le haut du plateau, il  décide de poser 3 nouvelles broches pour le répartiteur inférieur. Rémi attaque la roche au perfo mais les batteries donnent des signes de faiblesse. Pour les économiser on décide de débuter les forages du Plateau à escargots au marteau et au tamponnoir et de les finir au perfo, en se relayant.

Il faut maintenant fixer les broches avec la résine vinylester, en dépoussiérant préalablement le forage au goupillon et à la soufflette, en nettoyant au trichloréthylène les broches et les maintenir ensuite 5 minutes le temps que la résine sèche. Jean-Claude injecte la résine puis place les broches en commençant par le haut. Rémi qui doit partir à un stage de danse maintient les 2 broches du bas du P5 puis filera à Borgo, HP maintient celles de la tête du P10, JC celles du Plateau à escargots avant de déséquiper.

On sort du trou vers 15 heures. 4 heures pour poser 8 broches ! C’est un travail  minutieux ! il faut quand même savoir qu'il est nécessaire d'évaser le trou au burin afin que l'anneau de broche entre légèrement dans la paroi.

(Pour ceux qui voudraient se lancer dans une carrière de brocheur, tout est .)

JC a la tête qui tourne un peu, les vapeurs de trichlo et du durcisseur de la résine. L’achat d’un masque à cartouche devra être envisagé en particulier pour les endroits peu ventilés. Une troisième batterie pour le perfo ne serait pas du luxe.

Rémi est parti. Il descendra à pied et passera l’Aliso à la nage pour rejoindre sa voiture.

Jean-Yves de retour de Cast 3 a déjà préparé le feu.

Ceux de la deuxième équipe sortent, les uns après les autres. On aide Alain qui peine un peu à s’extraire du puits d’entrée.

Le perforateur électrique n’a pas tenu ses promesses. Manque de puissance. Il a fallu continuer au burin. Albert affirme avoir atteint un puits vertical.

La faim se rappelle à nous, on installe le pique-nique sous un petit crachin.

Soupe chinoise, traditionnels migliacci et figatelli secs ou grillés ; mini chicken wings amenés par JCLM dont Jean-Yves, soupçonneux et inquiet d’avoir vu si peu de chiroptères dans Cast 3, se demande, vu leur petite taille, si ça ne serait pas plus tôt des ailes de chauve-souris. On le rassure. C’est bien du poulet nain garanti Le clair, élevé à l’huile de vidange. On ouvre un Crozes-l’hermitage, un Columbu et un vin portugais.

Discussion animée sur les présidentielles de Mai 2017, l’honnêteté de l’homo politicus dexter fillonus, l’utilisation d’hologrammes par un candidat progressiste atrabilaire. Albert nous fait part de l’avancée de ses aventures judiciaires, et de sa proposition de placer le conseil d’état et la cour de cassation français sous la coupe de la cour européenne. Il a sollicité l’avis du conseil constitutionnel.

Mais en attendant, il a oublié ses œufs. Comme un malheur n’arrive jamais seul, la pluie se renforce brutalement, il faut quitter la place. Pas le temps de faire cuire le Rustique. On rembarque le matériel sous une pluie battante et on démarre. Franchira-t-on le gué ? L’eau a monté. Jean-Noël qui est devant passe à fond, puis le Defender de JC suit sans problème.

Retour au local. A Bastia, c’est la tempête. Après avoir rangé le matériel, on prend une petite bière bien méritée en commentant notre journée.

Le feuilleton « Cast 1 » n’est donc pas clos. 8 broches ont tout de même été posées. L’aventure continue. Avec tout le monde. Cast 1 ça n’est pas koh Lanta.Haut de page

Ps : avant les « Amburbiales », les Romains célébraient le 5 Février les « Lupercales » en l’honneur du Dieu Pan, au cours desquelles des prêtres immolaient des chèvres, se couvraient de leur peau et parcouraient la ville en fouettant les femmes rencontrées sur leur passage afin de les rendre féconde. Certains auraient préféré ce mode festif là. A discuter pour l’année prochaine.

HP

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Programme annoncé : Désob et brochage !!!

Rdv 9h au local : Café, j’ai apporté des crêpes maison faites la veille. Tout bon.

Chargement de tout le matos, y compris le groupe électrogène, les essais fait le jeudi montraient un perfo « un peu défaillant ».

Equipement sur place. Jean-Yves part seul voir ses petites bêtes !!

Jean-Claude LM et quelques autres partent pour le brochage du puits artificiel d’accès à Cast 1.

Moi je reste avec Albert, JN, JC Désob. JN et Albert descendent par la voie que j’avais utilisée en 2014.

Et JC Désob équipe la voie qui descend directement dans la salle de la chèvre. Je descends derrière lui, et passe le fractio sans trop de pb.

Une fois au fond j’aperçois Albert qui s’active à creuser dans le trou qui une fois percé devrait rejoindre Cast 3. A mon avis c’est pas encore gagné.

JN m’invite à le suivre et nous empruntons la faille qui maintenant qu’elle a été élargie permet une circulation entre la chèvre et le reste de la cavité. Il m’explique que JCLM équipe en broches l’autre accès et cela permettra de faire un circuit entrant par un des accès et sortant par l’autre. Super top.

Retour dans la salle de la chèvre. Tout au fond, Albert creuse, creuse, creuse, c’est dur, c’est trop dur, alors il creuse sous ses pieds, c’est tout bon, il nous envoie les bidons de terre que vous vidons là où cela nous a été indiqué.

JC désob récupère le câble électrique, le groupe ayant été mis en marche avant de descendre, me demande de tenir le câble pendant qu’il branche le perfo, il me demande de faire gaffe, car la prise est bien trempée !!!

Le perfo donne les mêmes résultats que le jeudi, pour faire un trou dans du placo, super top, mais pas plus. Tant pis pour Albert. Fin de l’essai.

Albert creuse toujours et soudain, Euréka, un souffle d’air monte entre ses pieds, il redouble d’ardeur.

Les gamelles de terre se succèdent, et il me fait penser alors aux Shadocks, ils creusaient, creusaient, creusaient…. J’ai peur qu’il disparaisse dans son trou. JN et JC iront voir le trou : Impressionnant.

Il est décidé d’arrêter là le percement de l’écorce terrestre. Albert et JN repartent par la sortie que JCLM a équipé en broche, et moi je remonte, non sans difficulté par le chemin pris à la descente avec les conseils précis et encourageants de JC Désob. Sortie finale bien aidée par ceux qui sont déjà en surface, puis déshabillage et pic-nic sous la pluie.Haut de page

Retour à la maison après passage au local, rangement du matos. Je suis KC, car le jeudi matin j’avais descendu le Golo en hydro, c’était une reprise (6 ans sans toucher un flotteur). Mais c’est de la bonne fatigue. A moi de mieux gérer mes sorties.

Alain G.

 

 

Vendredi 10 février 2017

Spéléo (du moins en projet)

Topo Cast.1, Oletta

 

Participants

  • ITP : Albert D., Jean-Noël D., Véronique M.

  • Gente canine : Oscar

 

Vidéo

 

Pour avancer la sortie du weekend, on a décidé avec Albert de faire un tour sur Cast.1. En projet : repérer la hauteur de l’Aliso afin de voir si le passage à gué est possible, faire la topo de surface et si il reste du temps, équiper les deux entrées.

Rendez-vous au local en début d’après-midi pour préparer les kits, Véronique nous y rejoindra avec Oscar. Le temps est au sec, l’Aliso devrait avoir baissé. Pour 15 h 30 nous serons sur place et là devant le gué il faut se rendre à l’évidence, l’Aliso est bien haut, le niveau atteint la sortie opposée du gué ; on est déjà passé avec un tel niveau mais le courant semble plus fort qu’à l’habitude. Avec un seul 4x4, pas question de tenter le diable. Pendant que l’on observe le courant, Oscar, attiré par les bovins qui paissent tranquillement sur l’autre rive, se lance dans la traversée ; après deux tentatives infructueuses où il se trouve pris dans le courant et ramené sur le bord 30 m plus loin, ce qui nous a un peu inquiété la première fois, il réussit sa traversée la troisième fois en réalisant un magnifique bac, il a pu attraper la contre-veine opposée qui l’a ramené sur la rive opposée, belle initiation à l’hydrospeed. Et se défouler en courant après les vaches… Nous voilà bien, comment le récupérer. Heureusement qu’un taureau un peu menaçant lui a fait comprendre qu’il avait intérêt à faire demi-tour, les patous effraient les loups et les ours mais les taureaux c’est autre chose ! Et puis JN lui avait raconté l’aventure de Lano.

Une fois Oscar revenu sur la rive (une seule tentative a suffi), on envisage de passer par la route du camping partant du pont de la route des Agriates. En principe elle est barrée, mais on a vu un 4x4 sur la rive opposée qui venait de cette direction, qui sait ? Nous y voilà, mais à l’entrée du camping, tout est fermé, on commence à échanger avec deux personnes présentes près d’un véhicule. Le plus jeune, la trentaine nous confirme que c’est impossible, même en contournant le camping-car il y de l’eau plus loin. En discutant, on reconnait le jeune homme Olivier qui nous avait emmenés aux trous de Serrigio le 1er mai 2001, il devait avoir 18 ans à l’époque.

Mais d’où venait et surtout où allait le 4x4 aperçu, il ne reste qu’une possibilité, passer par la piste qui part plus haut sur la route des Agriates. C’est parti. La première partie est sèche et roulante mais plus on s’approche de l’Aliso, plus ça devient gras et on se fait quelques glissades. Mais arrivés à 200 m du gué, on bloque, à droite une barrière et une nappe d’eau, à gauche un fossé que l’on n’a pas osé franchir, bien qu’il y ait des traces de pneus.Haut de page On se décide à longer l’Aliso vers l’amont mais le chemin se rétrécit et oblique vers la route des Agriates. On coince devant une tranchée avec de grosses pierres, il faut faire demi-tour. Le retour sera un peu épique, les ornières se sont creusées et on manque de rester bloqué… le Disco s’en est bien sorti !

Demain journée sèche, le niveau devrait baisser. On verra bien dimanche matin.

JND

 

 

Dimanche 12 février 2017

Spéléo interclubs, désobstruction, topo, brochage

Cast 1, 5, 8, 11, 13, Oletta

 

Participants

  • ITP : Wanda C., Albert D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Marie G., Jean-Claude L., Véronique M.

  • GCC : Jean-Yves C.

  • Gente canine : Nala, Oscar

 

TPST : 4h00

Photos

Vidéo

 

La bonne résolution de ce début d’année des ITP : aider à la prise de l’APPB (arrêté préfectoral de protection de biotope) du massif de Castiglione (Oletta). Ben quoi, faut bien justifier de son agrément protection de la nature. C’est donc avec une bonne volonté manifeste que ITP offre l’opportunité à JY GCC de profiter de leur logistique (4x4 jusqu’à Cast 1, passage du gué à sec, mémoire des lieux, de leurs découvertes et de l’intérêt potentiel des cavités, présence à proximité gage de sécurité en cas de besoin) lors de leurs sorties brochage de Cast 1.

Les sites Cast 2 et 3 sont les seuls d’importance internationale de Corse dans la hiérarchisation nationale de la SFEPM (Société Française d’Etude et Protection des Mammifères), avec des colonies de parturition de Murin du Maghreb, Murin de Capaccini, Minioptère de Schreiber et Rhinolophe euryale. En hiver par contre c’est un désert avec juste quelques Petits et Grands rhinolophes. Pourtant ces cavités se prêteraient bien à un site d’hibernation de Rhinolophe euryale et l’observation en février 1995 de 15 individus à Cast 2 nous incite à y croire. Telle est la quête du GCC.

La semaine dernière Cast 2 et 3 ont été contrôlés avec quand même 5 R. euryale, l’espoir est de mise. JND a préparé la manip avec un fond de carte pointé et les coordonnées des 19 cavités du massif. La mémoire phénoménale de JND et de JCL permet de prioriser les cavités potentiellement les plus intéressantes, Cast 4, 5, 6, 11, 19. Aller, c’est parti, les ITP sur Cast 1, JY en quête du Graal. Je vous passe les détails du maquis qui a repris ses droits, des inversions probables de coordonnées de certains trous, de l’état des spits. Au bilan, 4 cavités retrouvées, Cast 5, 8, 11 et 13 et 3 Petits rhinolophes. Et toujours pas d’euryale.

Pour mémoire :

  • Cast 5. Incomplètement visité par JY, à refaire (faille égyptienne et suite zappées). Deux localisations de guano assez significatives au plan incliné de départ et à mi-profondeur du puits direct, sous un plafond surbaissé. Guano de type Petit rhinolophe ? Spit tête de puits, 1 ok, 1 semi HS. Spits des 2 fractios semi HS (ne prennent que sur quelques filets). Localisation JND probablement inversée entre Cast 9/Cast 5. Reconnaissable en surface par petit muret autour de l’entrée.

  • Cast 8. Pas de spit, amarrage sur végétation. Coordonnées ok.

  • Cast 11. Pas de spit, amarrage sur végétation. Peut être visite incomplète de JY, une faille base de puits non pénétrée. Pointage carte ne correspond pas aux coordonnées mais coord probablement ok.Haut de page

  • Cast 13. Spit tête de puits, 1 ok, 1 semi HS. Spit fraction bas, total HS. Coordonnées ok.

  • Cast 4 ; Pas trouvé.

JY/GCC

 

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Quand JCL a une idée en tête, il ne l’a pas ailleurs ! Suite de la série « Avec une tyro, c’est plus rigolo ! ».

Lors de la précédente visite, la pose des broches pour la future tyrolienne souterraine avait été suspendue par épuisement des batteries. JCL emmène cette fois-ci Marie et Wanda vers le puits artificiel de Cast 1 qu’elles ne connaissent pas. C’est la présidente en personne qui se colle à l’équipement. Elle utilisera les nouvelles broches posées il y a tout juste une semaine, et ça tient ! Le trio se retrouve rapidement sur le plateau à escargots.

En attendant l’équipement du réseau classique par l’autre équipe, une petite excursion jusqu’à la salle du chien permettra à Wanda de découvrir cette partie du réseau. Surprise en bas du nouveau ressaut, un soutirage depuis la galerie des fossiles a créé une ouverture presque franchissable. Un peu de désob et un raccourci vers le point bas de la cavité pourrait s’envisager.

JC pousse la descente jusqu’au squelette du chien qui est toujours en place, bien que quelques os aient été déplacés de quelques dizaines de centimètres sous un retour de paroi. L’affichette de la cave à vin a atterri à cet endroit. Le cheminement n’est quand même pas direct, comment a-t-elle pu se retrouver ici ? Courant d’air ?, peu probable, peut-être un rat farceur, qui aura aussi déplacé les os !?!?

L’arrivée de l’équipe topo, et de sa corde, facilite la remontée du nouveau ressaut. JN et HP vont tester le nouvel équipement du puits artificiel et prendront quelques mesures topo pour recaler celle-ci. Marie, Wanda et JC remontent en haut du P9 pour le brochage. Explication de la technique par JC qui fore les 2 premiers trous. Marie prend le relai, mais le troisième forage sera plus problématique. Les 3 premiers essais tombent à chaque fois sur une inclusion d’argile ou un décollement de paroi au dernier centimètre ! Finalement la broche sera installée sur la paroi opposée, pas l’endroit idéal mais il faut s’adapter. Les mesures prises par l'équipe topo donnent une tyro de 15 m de long pour une pente de 14°, soit 4 m de dénivelé. La vitesse de descente ne devrait pas être trop effrayante !
Les trous sont chanfreinés, écouvillés, soufflés, la résine injectée, les broches posées. Le trio se sépare, Wanda et Marie ressortent par la voie classique, JC déséquipera la voie artificielle. En passant par la salle de la Chèvre, Marie ira donner un coup de main à Albert qui a continué patiemment la désob. A la remontée, ce dernier sera victime d’un pantin malicieux qui ne voulait plus quitter la corde. Celle-ci sera déséquipée par Marie avec l’appareil espiègle toujours en place, photos à voir …

Tout le monde se retrouve autour des tables pour apprécier dignement les grillades et autres victuailles.Haut de page

Si à l’aller l’Aliso a été franchi sans souci, le retour sera plus limite, le fleuve ayant reçu le renfort de la fonte des neiges d’altitude tout au long de la journée. C’est passé, mais il n’en fallait pas beaucoup plus pour une entrée d’eau dans les habitacles !

Retour sur Bastia à la nuit tombante pour le rangement du matos.

JCL

 

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Activité topographie :

L’espoir de vendredi s’est réalisé, le niveau de l’eau a baissé, l’Aliso a retrouvé un cours plus tranquille, on voit nettement l’arrivée sur la rive opposée, sous forme d’un tas de gravier. Le Land et le Disco passeront sans difficultés. Arrivée sur site pour 10 h 30. Le trio « Brochage » (JCL, Marie et Wanda) passeront par l’entrée 2 ; le duo « topo » (JN et HP) par l’entrée 1 ainsi que le solo « désob’ » (Albert). Avant de descendre, Véronique et JN réaliseront la topo de surface entre les entrées 1 et 2, on obtiendra en fait 8 m de dénivelé et non 2 m comme on le croyait. JN retourne ensuite à l’entrée 1 où HP a installé un super mickey pour la descente du P7 d’entrée. Véronique restera avec Oscar et nous préparera le feu pour la sortie.

JN rejoint HP et Albert dans la Salle du Veau, l’équipe de tête hésite un peu pour l’équipement du P13, la fiche d’équipement est, parait-il, écrite en petits caractères… Un peu pressé par le temps (il faut équiper pour le trio « brochage » jusqu’en bas du Plateau à Escargots pour qu’ils puissent remonter mettre en place trois broches pour la tyrolienne), JN décide de prendre les choses en mains. Équipement du P13, puis de la MC et du P9. Pendant ce temps Albert est parti rejoindre son chantier de désob’.

HP et JN retrouveront l’équipe « brochage » en haut du ressaut menant à l’entrée de la Salle des Marches. Suite à l’épisode pluvieux — la cavité est d’ailleurs bien plus humide que la semaine passée —, un trou s’est ouvert au pied du ressaut et donne accès au plafond de la galerie glaiseuse située en dessous. L’arrivée du duo sera salutaire pour Wanda qui souffrait un peu pour la remontée du ressaut, la corde du P9 l’aidera bien. Ils rejoindront ensuite le haut du P9 pour installer les trois broches nécessaires pour finaliser la tyrolienne menant au Plateau à Escargots.

De leur côté, JN suivi de HP remontent pour rejoindre l’entrée 2 et se lancer dans la topo. La remontée est un peu rastèg au niveau du rétrécissement avant le dernier tronçon vertical et on sollicitera JCD pour un petit élargissement… Arrivés en haut demi-tour et topo, HP servira de mire. Au niveau du Plateau à Escargots, on voit l’équipe « brochage » en plein boulot, on en profite pour un coup de Laser qui nous donnera une distance de 15,68 m, pour une pente à 14° et un dénivelé de 4 m. Ce sera une belle descente !

Une fois en bas du P9, HP fera demi-tour pour ressortir par l’entrée 2. Wanda servira de mire au niveau de la dèv’ et en laissera tomber sa pédale de joie… Récupérée par JN, elle la remontera par la corde, ce qui a été inutile car elle redescendra pour suivre HP… JN poursuit seul sa topo et rejoint le duo « brochage » (Marie et JCL) en train de chercher désespérément un coin de paroi capable d’être broché. Les vapeurs de trichlo commencent à envahir la cavité. JN poursuit la topo jusqu’au croisement en T des diaclases. Il ne reste plus qu’à fusionner avec l’ancien fichier…

La troisième broche est enfin posée, l’heure avance, les crampes d’estomac apparaissent, il faut songer à sortir. JCL passera par l’entrée 2 et déséquipera. JN récupère le kit « brochage » qui pèse un « âne mort » ! et part prévenir Albert que l’on sort (il ne faut pas l’oublier…). Il peste un peu car il s’est retrouvé seul sans pouvoir sortir ses seaux de terre et de cailloux mais on était un peu juste pour être sur tous les chantiers. Il a quand même bien avancé et a réussi à casser le bloc qui fermait le fond du boyau et en-dessous cela semble toujours continuer.Haut de page

JN ressort avec une bonne suée, retrouvant JCL en surface, qui arrive de l’entrée 2. Marie déséquipera et finalement Albert sortira en dernier, il est presque 14 h. JY est également de retour, le feu crépite et les agapes peuvent débuter. Il ne reste plus qu’à repasser l’Aliso. Surprise, le niveau a un peu remonté, mais il faut se lancer. JN passe, un peu vite peut-être… le moteur peinera pour la sortie sur la rive opposée et JCL suivra sans problème.

Retour au local pour ranger le matos.

JND

 

 

Lundi 13 février 2017

Géologie

Visite de l’exposition de la CRPG, Corte

 

Participants

  • ITP : Albert D., Jean-Noël D.

 

Photos

 

La Commission Régionale du Patrimoine Géologique, qui regroupe géologues, hydrogéologues, spéléologues, archéologues, paléontologues…, au sein de laquelle était représentée la Commission Environnement de feu le CDS 2B en la personne d’Albert Demichelis, a organisé, sous la houlette de Marie-Madeleine Ottaviani-Spella (université de Corse) et Elisabeth Pereira (bien connue des topis pour ses travaux à Cast.1 avec Michelle Salotti), une exposition « La Géologie sous toutes ses facettes ».

Cette exposition se tenant du 16 janvier au 15 février, il était temps de la visiter. Albert et JN en ont rapporté les meilleures images, visibles en pièces jointes, ITP y était à l’honneur. Ci-dessous les impressions succinctes d’Albert.

« Aujourd’hui Jean-Noël et moi, nous avons visité l’exposition sur « La Géologie sous toutes sesHaut de page facettes ». C’est un beau travail, les planches sont belles et la galerie des vitrines sont très lisibles. Jean-Noël et moi-même, nous avons apprécié la partie spéléologie et de n’avoir pas oublié de citer I Topi Pinnuti.

Bravo pour cette belle exposition, qui met en valeur la géologie en général et celle particulière de la Corse.

Albert »

JND, Albert

 

 

Jeudi 16 février 2017

Spéléo, topo

Cast.1, Oletta

 

Participants

  • ITP : Jean-Noël D., Véronique M.

  • Gente canine : Oscar

 

TPST : 1h30

Photos

 

Suite à la sortie de dimanche, le topographe est resté sur sa faim… l’entrée 2 était enfin bien positionnée, huit mètres de dénivelé avec l’entrée 1, au lieu des deux mètres antérieurement relevés, mais le fait d’avoir réalisé le bouclage à partir de l’entrée 2 avait complètement chamboulé la structure de la topo. Il fallait terminer le bouclage jusqu’à l’entrée 1 ou la reprendre de l’entrée 1 jusqu’au terminus de dimanche, c’est-à-dire le croisement en T des deux fractures principales. Ce fut l’option choisie. On en profitera pour topographier la nouvelle jonction entre le bas du P13 du Grand Réseau et la Salle de la Chèvre.

Pas besoin d’attendre la prochaine sortie de groupe, l’opération pouvait se faire seul, avec un observateur à l’extérieur, en l’occurrence Véronique. On sera sur place pour 14 h, l’Aliso se franchit sans encombre. Équipement du P7, puis du P13, me voilà en bas de diaclase. La prise des mesures topo fut assez rapide et réalisable en solo. Jusqu’au croisement en T il suffisait de relever les paramètres D, Az, P, haut et bas, en choisissant des stations caractéristiques (fractio, dèv, rocher). Pour les quatre mesures menant à la Salle de la Chèvre, ce fut plus classique.Haut de page

Sortie pour 15 h 40, le soleil est toujours de la partie. Arrêt café au Col d’Amphore et retour sur Bastia.

Bilan : on a gagné 1 m en profondeur… et 8 m en développement ; en fait toute la seconde partie de la cavité, Plateau à Escargots et remontée vers entrée 2 a été décalée vers un niveau légèrement plus profond. Bonne idée d’avoir voulu réaliser la tyrolienne. Mais pas mal d’heures pour recaler toutes les galeries…

JND

 

 

Samedi 18 février 2017

Spéléo interclubs, équipement, initiation, désobstruction, chiro

Cast 1 et 5, Oletta

 

Participants

  • ITP : Dominique D., Henri-Pierre F., Marie G., Jean-Claude L., Manon L.

  • Initié : Valentin C. (CAF)

  • GCC : Jean-Yves C.

 

TPST : 3h30

Photos

 

Complément du 18/02/17 à la prospection du 12/02/17.

Cast 5 refait ce jour, cette fois du bon coté, jusqu'au temple indou. Toujours pas d'euryale, juste un Grand rhino.

Et correction des cavités faites le 12/02, Cast 13 annoncé mais c'est surement Cast 4 (Cast 13 pas de spit dans la fiche topo alors que le trou fait par JY est équipé) Et coordonnées probablement à revoir.

Donc en résumé, trous contrôlés JY = Cast 4, 5, 8 et 11.

JYC/GCC

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Programme ambitieux pour cette nouvelle journée à Cast 1. Dumè et JCL, arrivés un peu à l’avance au local prévoient de quoi équiper le circuit classique, le puits artificiel, la tyro, mais aussi de quoi faire péter, essayer les futurs barreaux pour la via ferrata de Lano et donc le groupe avec un perfo 220 V, et puis au cas où on s’ennuierait de quoi brocher … Et comme Manon amène son copain, il y aura aussi une petite initiation. Le Def est presqu’aussi chargé que pour un camp !

10h15, JY est klaxonné au passage devant la boulangerie du rond-point Leclerc d’Oletta et tout le monde se retrouve au bord de l’Aliso. L’eau coule bien mais le niveau a bien baissé et c’est sans crainte que les deux 4x4 franchissent le gué, et se garent près du pylône.

Mise en branle rapide, JY ira terminer la visite de Cast 5, Marie s’occupe de l’initiation de Valentin et amène les 2 tourtereaux vers le puits artificiel. HP, accompagné de Dumè et JC se charge de l’équipement de Cast 1. Il sera ensuite relayé par JC et tous les trois se retrouvent au point haut de la tyro. Dumè installe le répartiteur et peu de temps après, la corde est envoyée à Marie qui installe le répartiteur inférieur.

Les jeunes prêtent mains fortes à JC pour tendre la tyro. Celle-ci est rapidement essayée, tout d’abord par JC, normal c’est lui qui a eu cette idée saugrenue ! Surprise, le trajet passe devant une belle fracture dans la paroi, en partie concrétionnée, elle méritera une future visite ... Puis c’est au tour de Manon se s’élancer, suivie par Valentin, Marie et HP.

Il s’avère après ces premiers tests qu’il faudra apporter quelques modifications à la tyro :

  • ajouter une déviation un mètre après le répartiteur supérieur afin d’éviter un frottement sur une stalactite. Ceci permettra également d’abaisser le niveau du départ pour faciliter l’accrochage.

  • raccourcir le répartiteur inférieur afin de baisser le point d’arrivée et éviter un petit point de frottement de celui-ci sur une draperie.

  • réduire la tension de façon à avoir moins besoin de la corde de freinage.

JY, qui a fini sa visite de Cast 5, rejoint le groupe en passant par le puits artificiel. La faim se fait sentir, tout est déséquipé. Sortie par le puits artificiel pour HP, JC et Dumè qui déséquipe, par le réseau classique pour le reste de l’équipe.

Pendant la mise à température des braises, il est procédé à un essai d’installation d’un barreau via ferrata. Le groupe est mis en marche, Valentin ne se fait pas prié pour percer les 2 trous de 14. Le fer à béton en U est présenté mais il ne s’enfonce que de quelques centimètres. Il faudra refaire des essais avec des mèches de 15 puis éventuellement de 16.

Les bouteilles sont débouchées, les grillades sont lancées et ingurgitées, le dessert avalé.Haut de page

Une fois repus, le groupe est de nouveau lancé. Deux trous sont percés dans le bloc rocheux qui gêne le passage dans l’entrée artificielle. La cavité souffle fort, la poussière est littéralement éjectée du trou. Deux crayons sont installés puis allumés, l’entrée est maintenant calibrée. Il restera à faire parler les massettes et burins dans le rétrécissement inférieur avant la pose des éléments anti-parpinage.

Retour au local pour le rangement du matos. Sébastien nous y attend pour faire le point sur le projet de brochage de Ghisoni.

JCL

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Le RDV est prévu à 9 h au local. La météo sur Bastia est très arrosée mais notre côté optimiste nous dit que le temps va s’arranger. Étant donné que le matériel n’ayant pas pu être préparé le jeudi soir JCL et Dumé se donnent RDV à 8 h 30 pour commencer les préparatifs.

Les cordes et amarrages sont enkités. Les casques et baudriers sont préparés. Il faut aussi reconnaître que nous sommes très optimistes sur les objectifs de la journées. En effet on s’est dit : bon ça coûte rien de charger dans les voitures alors on va prendre :

  • de quoi brocher au cas où

  • de quoi équiper la traversée

  • de quoi équiper la tyro

  • de quoi percer

  • de quoi faire p---r

  • de quoi tester un barreau de la Via-Ferrata

Après le petit kawa on prend la route de Cast. Jean-Yves nous attend au point chaud, Manon et Valentin au départ de la piste. Le beau temps est au rendez-vous. La traversée du gué ne présente pas de gros problème, en effet ça coule moins que la semaine dernière. Nous voici à pied d’œuvre devant l’entrée de Cast 1. Nous allons former 2 équipes. Marie et Manon vont équiper le puits artificiel et encadrer Valentin. JCL, HP et Dumé vont descendre par le circuit normal pour installer la tête de la tyro. JYC en mono équipier part à la recherche de Cast 5 pour y recenser d’éventuels résidents. HP équipe le puits d’entrée (pour info la corde de 12 m arrive tout juste en bas. Il faudra prévoir un corde un peu plus longue pour rendre plus confortables les prochains équipements). Puis JCL prend la relève pour équiper la suite. HP et Dumé le rejoignent au niveau de la main courante. Pendant que Jean-Claude peaufine l’équipement, Dumé grimpe avec ses petites jambes au niveau des amarrages de la tête de la tyro. Il installe en même temps 2 anneaux de sangles sur AN (béquet et lunule) pour rendre la position un peu plus confortable. Le répartiteur est mis en place, le bout de la tyro y est accroché avec un demi-cab et nœud de mule. Pendant ce temps, le trio d’en face descend jusqu’au plateau à escargots. Marie y prépare le répartiteur du bas, Jean-Claude la rejoint pour procéder à la tension de la tyro. Celle-ci commence à se tendre sans problème. Cependant en haut, HP et Dumé s’aperçoivent qu’une grosse stalactite gène la mise en place. Il faut donc faire passer la corde sur le côté gauche de la concrétion (en regardant vers le bas) et y mettre un kit pour la protéger du frottement. Pour l’instant ça se passe pas trop mal. Y a plus qu’à essayer. Devinez qui se porte volontaire ???? Eh bien oui vous avez deviné c’est JCL ; en effet depuis le temps qu’il en rêvait. Vu la tension de la tyro et la hauteur où elle se trouve il faut faire un peu de gymnastique pour s’y accrocher. Heureusement, la stalagmite d’environ 50 cm se trouvant juste avant le puits sert de marche pied. JCL a pris toutes les précautions possibles et inimaginables ; accroche petite longe sur poulie tandem + descendeur pour se freiner + corde de freinage tenue par Dumé + le signe de la croix (on ne sait jamais). Après une petite impulsion, le voilà parti. Ça descend tranquille, les 15 mètres du trajet se font sans problème. Le seul Hic !!!, c’est à l’arrivée où il faut appuyer sur le répartiteur pour pouvoir toucher le sol pour se décrocher. Puis tout le monde à tour de rôle va descendre en étant freiné par Dumé avec un simple passage de la corde dans un mousqueton acier. Entre temps JYC nous rejoint par le puits artificiel et fait sa traversée en solitaire dans l’autre sens. Un premier bilan à chaud du test tyro fait apparaître 2 réajustements à faire.

1) Il faut faire passer la tyro à droite de la stalactite.

2) Il faut y accrocher une déviation qui sera amarrée sur la paroi de droite de façon à écarter la corde de la concrétion et en même temps la faire descendre légèrement pour éviter tout frottement. Concernant l’amarrage de cette dev, Jean-Claude a trouvé un AN percé dans lequel il faudra passer une sangle. Nous testerons les nouvelles installations une prochaine fois.

Nous décidons de démonter la tyro, de croiser les 2 équipes et de remonter pour nous sustenter. Dehors il fait très beau, Valentin s’occupe du feu, JYC des boissons, Dumé de réchauffer les succulents miaghi et chacun à tour de rôle de la grillade. Après les ripailles, il faut se remettre au turbin. 2 petits chantiers nous attendant : tester les barreaux de via-ferrata et élargir l’entrée du puits artificiel.

Pour l’essai du barreau via-ferrata nous décidons de percer 2 trous de diamètre 14, d’une profondeur de 18 cm et à 30 cm d’entraxe. Un rocher à côté du BBQ fera l’affaire. Une fois les trous forés nous essayons d’enfoncer le barreau, mais malgré les coups de massette, celui-ci ne s’enfonce que de 1 ou 2 cm. Il faut nous rendre à l’évidence : le perçage à 14 est trop petit. Il faut envisager de creuser à 15 voire 16 pour pouvoir enfoncer les barreaux.Haut de page

Le deuxième travail consiste à élargir l’entrée du puits artificiel. En effet un rocher bombé situé juste sous l’entrée du puits gêne légèrement la progression. Nous y mettons 2 crayons et élargissons ledit passage. Il faudra au cours de la prochaine séance envisager de terminer le nettoyage et en même temps peut-être envisager d’aménager également le passage entre la base du puits artificiel et le plan incliné.

Puis retour au bercail vers 18 h00 où nous attend Sébastien pour parler de son projet sur le trou de Ghisoni.

Dumè

 

 

Jeudi 23 février 2017

Spéléo interclubs, comptage chiro, topo

Grotte de Pietralbello, Moltifao

 

Participants

  • ITP : Albert D., Dominique D., Jean-Noël D.

  • GCC : Jean-Yves C

 

TPST : 1h30

Photos

 

Dans les projets de topo à reprendre ou à compléter, JN avait retrouvé la grotte de Pietralbello. Lors de la dernière visite, le 19juillet 2015, Anne-Marie avait découvert dans la première salle, un boyau concrétionné qui avait échappé à la sagacité des premiers topographes et il restait également en attente le boyau situé sous le ressaut d’entrée. Mais chacun le sait, la cavité fait l’objet d’un APB, interdisant tout accès, en dehors d’exceptionnelles autorisations accordées par le maitre des lieux, Jean-Yves, le défenseur des chiros corses. Et encore au prix d’acrobaties dangereuses, car il fallait franchir la grille de deux mètres de haut, ce qui devenait de plus en plus ardu pour les vétérans des topis…

Des négociations, rapidement conclues avec le GCC, ont permis d’obtenir l’autorisation d’accompagner JY lors d’un prochain comptage, sous réserve d’un petit nombre de participants. Ce fut le cas, deux topis retraités ont accompagné un GCC retraité un jour de semaine.

RDV au Carré d’As à 9 h pour un café, un jour de beau soleil. On sera au départ du sentier pour 9 h 45. La cavité est facilement trouvée, 15 mn de marche, on voit la grille de loin au milieu de la chênaie. Et là le grand luxe, JY sort la clé et ouvre la porte… Il file devant pour repérer les chiros, puis Albert suit précautionneusement, car le plan incliné est plutôt glissant. JN le rejoint rapidement et détermine le point de reprise de la topo à l’arrivée dans la première grande salle. Le boyau à topographier se trouve en paroi gauche à 1 m de hauteur. Une étroiture de 50x40 cm qui donne dans un évasement où est plantée en son milieu une belle stalagmite. Derrière le diverticule se termine 1 m plus loin sur une trémie. Sur la gauche une fracture impénétrable permet de deviner un ressaut d’environ 1 m donnant sur une fracture perpendiculaire revenant vers la grande salle. Pas grand espoir de continuité, au total un développement de 7 m.

JY est déjà sur le chemin du retour, il a dénombré une quinzaine de rhinos au plafond de la première salle. Il reste le boyau d’entrée à topographier, on fait donc demi-tour, la suite nous est bien connue. JN furète un peu dans des diverticules latéraux mais rien ne continue. Remontée du plan incliné, pas mal glissant, Albert va galérer un peu. JN décide donc, arrivé en haut, d’embaucher JY pour servir de mire pour le boyau qu’il a d’ailleurs déjà été visiter. Un parcours en U, avec une étroiture de 40 cm de large au milieu et qui se termine au bout de 8 m par une trémie, on est au niveau de la pente extérieure.

Albert est de retour, quelques photos et on retrouve les voitures un quart d’heure plus tard. Au total une heure et demie sous terre et on ramène 15 m de développement, il reste probablement encore quelques diverticules tant la cavité est encombrée de blocs sur les côtés.Haut de page

Nouvel arrêt au Carré d’As, le patron est surpris de nous voir si tôt de retour… Une bonne bière et le soleil est de plus en plus chaud, cela sent le printemps. Retour à Bastia pour 13 h.

JND

 

 

Samedi 25 février 2017

Spéléo interclubs, désobstruction, équipement, première, chiro

Cast 1, 6, 14, 19, Oletta

 

Participants

  • ITP : Wanda C., Jean-Claude D., Albert D., Dominique D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Véronique M., Noël R., Alexia S.

  • GCC : Jean-Yves C.

  • Gente animale : Nala, Oscar

 

TPST : 4h00

Photos

 

Encore une fois plusieurs ateliers sont prévus pour cette journée sur le massif de Castiglione, et une certaine effervescence règne dans le local. Est-ce l'excitation du programme envisagé ou tout simplement l'odeur du café frais, les kits se remplissent allègrement de cordes, mouskifs, matériel de brochage, de désob etc. Il ne faut pas moins de 7 kits classiques + 2 petits pour tout engloutir ! A tout ça il faut bien sûr ajouter le groupe électrogène et ses accessoires.

Les cafés et viennoiseries sont également avidement engloutis, puis les véhicules chargés. Le convoi s'ébranle (chut Dumè !), direction le Nebbiu.

JY est happé au rond-point d'Oletta avec seulement 1/4 d'heure de retard, tous se retrouvent devant le gué. Le niveau a encore baissé, l'eau arrive à peine au niveau des moyeux.

Répartition des équipes :

  • Petit briefing de sélection et de localisation des cavités pour le contrôle chiro par l'équipe JY qui sera composée du monôme JY,

  • Dumè et les 2 JC iront calibrer l'entrée artificielle de Cast 1,

  • HP équipera le puits d'entrée, le P13 et le P15 délaissé, supervisé par un peu tout le monde,

  • Albert sera chef de l'équipe « désob de la chèvre », composée principalement du monôme Albert. Il recevra ensuite l'appui de Wanda et HP,

  • Alexia et Nono se chargeront de commencer le brochage du P15 délaissé.

Avant tout ceci, Nono embarque une partie de l'équipe pour bouger quelques cailloux dans un départ découvert lors du dernier exercice secours. La déception arrive rapidement, rien. Ou justement pas de vide, donc que de la terre et des cailloux à se mettre sous les dents.

L'équipe Dumè passe la matinée, bien mûre, à raboter les parois du puits artificiel. Un seul tir pour émietter le reste du bloc rocheux entamé la semaine précédente. Le reste est attaqué avec le burineur électrique, le burin tout court, le pied de biche et une bonne dose de volonté.

JN et Véro arrivent en fin de matinée et s'engouffre rapidement dans le trou par le canal habituel.

Tenaillés par la faim, les désobeurs de surface allument le barbecue et lancent l'appel général. Il faut néanmoins une bonne heure pour que le regroupement autour de la table soit général.

Une fois rassasiés, les maquisards reprennent les hostilités. JY vers Cast 19, Dumè et JCD vers la désob de surface, JCL les abandonne et rendra visite à la nouvelle galerie suspendue découverte le samedi précédent. Nono et Alexia entament le brochage du puits délaissé.

JCL s'engage dans la galerie après un petit pendule sur la corde du P9, puis installe une déviation sur un amarrage naturel. Il arrive à s'installer plus ou moins facilement dans la galerie et à libérer la corde. JN se positionne à son tour devant l'ouverture et enregistre les données topo. Celles-ci donnent 9 mètres de longueur accessible + 3 mètres en visuel inaccessible. JN ira ensuite se positionner dans la salle des marches pour constater de visu qu'il y a bien une continuité de la nouvelle galerie avec la salle des marches. En effet, les 2 explorateurs voient leurs lumières respectives se refléter sur les parois, 3 à 4 mètres séparent les 2 galeries.

L'animation sonore est assurée par les 2 désobeurs de surface, le bruits des cailloux et blocs qui tombent sur le plateau à escargots résonnent agréablement dans la cavité.

JN et Albert ressortent, JCL fait un petit détour par le chantier de désob de la chèvre. Le trou s'est bien agrandi et un petit passage soufflant est maintenant visible, mais de nombreux seaux seront encore à remplir et à déplacer.

JCL le butineur rejoint ensuite Alexia et Nono sur le chantier brochage. Un faux AN a déjà été percé, puis 4 trous pour les broches. Le chantier est laissé en l'état, il faudra encore préparer 1, voire 2 percements avant d'installer les broches. Ce sera pour le prochain épisode ...Haut de page

Avant le retour dans les pénates, Dumè et JCL font un petit repérage vers Cast 3 pour étudier les possibilités d'équipement d'une petite verticale en vue de préparer les futurs initiés dans le cadre des journées tout en un. Le petit effondrement à proximité de Cast 3 pourrait s'y prêter.

JCL

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Comme on dirait dans le Cid : le jeudi soir nous nous inscrivîmes à 3 et par le plus grand des hasards nous nous retrouvâmes à 9 sans aucun retard.

RDV à 8 h 30, p’ti café, chargement matos, direction Saint Florent, récup JYC et nous voici pour la Énième Fois (Hé oui quand on aime on ne compte pas!!) devant le Pylône.

Dans un premier temps, pendant qu’Henri-Pierre commence l’équipement, Noël propose d’aller voir un départ qu’il avait vu sur le parking 4x4 supérieur le jour du grand barnum SSF.  De son côté JYC va essayer de retrouver Cast 6 d’après les informations de JCL bien que celui-ci pense que sa mémoire lui paraît un peu défaillante. Le départ trouvé par Noël n’est qu’une petite anfractuosité qui malheureusement ne va pas loin. Pendant que les 2 JC essaient de localiser Cast 6, Dumé propose de voir s’il est possible de rejoindre Cast 17 depuis le parking SSF. En effet, au cours des journées de préparation du Spéléo Secours, il avait commencé le nettoyage avec Marie. Le tracé ne demande qu’à être élargi. Nous montrons Cast 17 à Alexia et Wanda puis regagnons Cast 2 et revenons sur la piste par le sentier qu’avait nettoyé Noël pour les entraînements SSF. Il faudra réfléchir pour savoir si on maintient l’accès à Cast 2 par ce sentier ou bien si on nettoie le sentier proposé par Dumé.

De retour au Pylône, Henri-Pierre a déjà équipé le puits d’entrée. Noël propose de faire équiper à Henri-Pierre la partie hantée (En T) de la faille du fond. Donc sous terre il va y avoir : Noël, Alexia, Wanda, Henri-Pierre + Albert qui va continuer à creuser son trou au fond de la Chèvre. JYC continue l’inventaire des cavités et le recensement de nos amies ailées. Les 2 JC et Dumé s’attaquent au calibrage du puits artificiel. Les 2 crayons de la dernière fois ont bien travaillé et JCL retire des blocs instables. Puis avec le burineur et un peu d’huile de coude les 2 JC vont poursuivre le calibrage en enlevant tantôt de la terre, tantôt de la roche. Dumé joue le grutier et remonte les seaux de remblais. Tout doucement le puits commence à ressembler à un puits quasi cylindrique. Le gabarit est plus confortable et tout doucement on descend jusqu’au ressaut situé 2 mètres avant le fond. Le substrat est formé de terre et blocs mélangés ce qui ne facilite pas les perçages pour les pailles. Un ronronnement mécanique annonce l’arrivée de JN et Véro qui nous rejoignent pour casser la croûte. JN et Véro descendent voir le reste de la troupe. Ho la la !! il est bientôt 13 h 00 et il faut penser à reprendre des forces. Direction la cuisine pour allumer le feu, préparer les grillades et faire péter les bouchons. Cela a pour effet de faire remonter les explorateurs. Apparemment ils nous ont bien entendu faire du bruit et ont également entendu quelques blocs rocheux descendre depuis le plateau à escargots.

Comme d’habitude le repas est très léger et avec une consommation modérée de jus de raisin. 

Bon c’est pas tout il faut y retourner. Noël propose à JCL de prévoir le brochage de la partie En T. JN et Véro déséquiperont, tandis qu’Albert va continuer son chantier. JCD et Dumé poursuivent leur lent et inexorable élargissement.

De retour en surface JCL les rejoint et tous les 3 réfléchissent à la technique de busage la mieux adaptée. En effet il y a 3 possibilités :

  • Mettre une buse annelée de 60 cm de diamètre (mais cela restera quand même assez cher), il faudra compter environ 400 €,

  • Soit récupérer des fûts plastiques et les emboîter,

  • Soit poser un grillage (style grillage à poule), de préférence galvanisé, ce qui permettra d’épouser au mieux le contour du puits et de garder un cachet plus naturel.

Dumé propose également de prévoir une margelle et une structure métallique en forme de H au-dessus du puits pour permettre de mieux s’installer à la descente (Ha ! ces spéléos, plus ça va, plus ils veulent du confort. C’est plus ce que c’était mon pauv’ami !!).Haut de page

De retour à la surface on range le matériel dans les kits et retour au local (çà devient vraiment une habitude!!!!!!!!)

Voili-voilà

Dumè

 

 

Lundi 27 février 2017

Spéléo interclubs, visite, chiro

Cast 2, Oletta

 

Participants

  • ITP : Henri-Pierre F., Jean-Noël D., Véronique M.

  • GCC : Jean-Yves C.

  • I Cani Mignulelli : Nala

 

TPST : 2h30

Photos

 

CR final suite sortie du 27/02/17 à Cast 2 bis. 

Au final, ce sont 11 cavités, à priori les plus potentielles, sur les 16 connues qui ont été contrôlées ce mois ci : Cast 1, 2, 3, 4, 5, 6, 8, 11, 14, 19.

Aucun gîte d'hibernation notable n'a été trouvé, notamment pour le Rhinolophe euryale. Une 30ne de Petits rhinolophes (effectifs max à Cast 2 classique), de rares Grands Rhino (4), quelques Rhinolophes euryale (environ 5, sur Cast 2 et 3) et une poignée de Murins de Capaccini (très probable) dans Cast 2 bis.Haut de page

Des accumulations de guano fossile goudronneux sur Cast 2 bis et Cast 5. Du guano contemporain sur Cast 5 et bien sûr Cast 3 et 2.

Tant pis pour la quête de l'Euryale en hibernation, reste du boulot pour les spéléos !

JYC/GCC

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Un magnifique lundi de fin d’hiver, enfin le soleil pointe son nez ; le plaisir de la retraite c’est çà, pouvoir profiter de l’instant présent. Enfin pour JY et JN, car pour HP cela tombait bien il est en vacances. En fait HP est à l’origine de la sortie, il désirait mettre à profit cette semaine de congés pour poursuivre son entraînement spéléo. JN lui a proposé Cast.2 qu’il ne connaissait pas encore, JY de son côté était partant pour poursuivre son inventaire hivernal, il avait zappé le Nouveau Réseau lors de sa dernière visite et Véronique était partante pour continuer à se remettre dans le bain.

Rendez-vous 9 h 30 au bar près du Leclerc pour un café au soleil puis direction le massif de Castiglione. Le gué se passe encore sans encombre. Parking sur les hauteurs au départ du sentier pour Cast.2. Préparation des kits, habillage. Nala gardera les véhicules.

La sente est bien tracée, merci le GCC ? Départ dans la cavité, 11 h 15. HP va équiper, guidé par JN. On se complique un peu la vie, la dèv’ n’est pas nécessaire – la corde passe pile poil près de la paroi. JY suit et ils partent tous les deux visiter la fracture nord jusqu’en haut de E9. JY observera une quinzaine de rhinos au plafond.

Pendant ce temps, JN suivi de Véronique part équiper la fracture sud, le Nouveau Réseau. Désescalade dans la Crypte, franchissement de l’étroiture, mise en place des deux AN pour le R3 (peut-être pourrait-on sceller un ou deux barreaux, ce qui éviterait la corde ?). Nous voilà en haut de la dernière descente, la MC20. Mise en place des mousquifs dans les spits, en dessous bel AN derrière une concrétion, puis descente le long de la paroi à la recherche du second AN. Le voilà, un petit pilier d’une dizaine de centimètres en paroi, bien attaché au sol et au plafond et derrière la sangle passe facilement.

Poursuite de la descente vers le haut du plan incliné pierreux. Et là, JN ne se souvient plus mais il a le vague souvenir de se sentir partir vers la droite, un peu chahuté – mains, dos, casque… - et se retrouve 5 m plus bas à l’aplomb du premier AN, au départ du plan incliné, sur un petit replat. Vite debout, tout semble intact, les jambes flageolent un peu, douleur à la base du pouce gauche et dans les côtes droites. Tout d’abord rassurer Véronique. Un coup d’œil 1 m plus haut, il y a le nœud, la sangle, le mousquif’ et le pilier, qui s’est détaché de ses ancrages… Était-ce le bon AN que l’on utilisait habituellement ? Finalement le descendeur stop a joué son rôle, la chute est due au pendule. Première intention, après avoir pu défaire le nœud et récupérer la sangle, aller fixer la corde sur le spit en haut du plan incliné. Sans AN, cela ne sert à rien, la corde est trop loin de la paroi, on obtient une tyro… Finalement, ce qui est plus simple et sûrement à utiliser pour les prochaines visites, on peut descendre direct depuis le premier AN sans aucun frottement.

Pendant ce temps, arrivent HP et JY. Débriefing en haut du plan incliné. On poursuit la visite. JN, une main gauche assez douloureuse (fracture peu probable, mais dans ces cas là on craint toujours un arrachement ligamentaire ou une fêlure de la base du pouce) et une bonne douleur intercostale), tente de retrouver le passage vers le haut de la fracture. JY s’enfile vers le bas pour aller voir les os, c’est toujours un peu galère…

Finalement le passage vers le haut est retrouvé, mais est-ce le fait des dernières pluies, les rochers sont très instables. Avec précautions JN suivi de HP réussiront à prendre pied dans la galerie supérieure. Un gros rhino au ventre gris-blanc virevolte au plafond. On laissera le soin à JY de l’identifier. HP redescend et part rejoindre Véronique qui a décliné l’escalade. JN attend JY à mi-hauteur pour le guider dans le labyrinthe. Observations intéressantes, le sol est tapissé en fait d’un très vieux guano qui s’est transformé en une matière un peu visqueuse, un gisement de pétrole ? ?

Une fois le comptage terminé, descente avec précaution, JY tentera de partir à l’horizontal pour rejoindre le haut du plan incliné, mais c’est trop périlleux, il revient à la voie habituelle. Regroupement avec Véronique et HP. Celui-ci accepte gentiment de se charger du déséquipement, JN est bien handicapé avec sa main, la sortie de l’étroiture l’inquiète un peu. Finalement ça passe assez bien même avec une seule main. Véronique suit derrière puis JY. Quelques difficultés pour la remontée du R3 et l’étroiture. Regroupement en bas du P8 et sortie, ça ne frotte pas, la dèv’ est inutile.

Il est 14 h 45, le temps se couvre. Retour aux voitures et on file pique niquer au pylône. HP se lance dans un magnifique strapping pour immobiliser le pouce de JN dont la base est bien gonflée, gros hématome. Pas le temps de faire le feu on se contentera (entre autres…) d’un bocal de foie gras apporté par HP, et de saucisson, de migliacce… Retour à Bastia pour 17 h.Haut de page

Bilan : plus de peur que de mal, pas de fracture, le lendemain matin c’était dégonflé, mais bien bleu. Pas de douleur pour tenir le guidon du vélo. Il n’empêche qu’en cas de grave pépin, cette zone est plutôt difficile d’accès, « Eh ben, tu as eu chaud, l’attente de l’élargissement de l’entrée aurait pu être longue avec peut-être l’appel de renfort du continent ! », comme a dit JCL… Y songer quand on emmène des débutants, surtout au niveau de l’escalade dans les blocs… à éviter !

JND

 

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« Prolapsus dans le Guano »

 

Rendez-vous ce Lundi matin à 9H30 au Délice du Nebbio pour visiter Cast 2. HP ne connait pas la cavité, Jean-Yves veut poursuivre son cycle d’exploration des grottes de Castiglione, Véro se remet en forme, JN joue gentiment le rôle de l’encadrant.

Un grand soleil luit, cela fait du bien après cet hiver particulièrement gris et pluvieux. Le printemps pointe son nez.

Les 2 4x4 franchissent tranquillement l’Aliso avec de l’eau à mi-roue et montent la piste dans un grincement de calicotome après l’embranchement vers la cima di u Buttogio. Equipement. Nala restera garder les 4x4.

Petite marche de 200 mètres, arrivée à l’aven qui s’ouvre par un cône d’effondrement au milieu d’un bouquet de chênes. 11h.

HP équipe sous la férule de Jean-Noël la main courante et le P8. Partage ensuite en 2 équipes. Jean-Yves et HP iront explorer la branche Nord de la grotte et rejoindront ensuite Jean-Noël qui, avec Véronique, équipera la branche Sud.

JY et HP chemine sur les énormes blocs d’effondrement recouverts d’un guano ancien, noirâtre. On aboutit après 40 mètres à une corde qui donne accès, 9 mètres plus haut, à un replat. L’extrémité de la corde est effilochée, grignotée par les rats. D’après Jean-Yves elle a été mise en place 20 ans auparavant. L’aspect des plaquettes un peu rouillées n’est pas très engageant non plus. Les dérivations à un spit n’ont pas de boucles. L’équipement est plus conçu pour passer à la force des bras que comme un équipement spéléo classique. Enfin, ça tient quand même et on arrive sur le replat, JY poursuit un peu plus haut et compte une quinzaine de rhino. Descente, passage un peu laborieux d’un fractio sans boucle, difficultés pour enlever le descendeur. A mon humble avis il faudrait peut-être sécuriser tout ça.

On part ensuite rejoindre Jean-Noël et Véronique dans la branche Sud. Petit ressaut, Crypte, passage de la chatière, du E3. Jean-Noël et Véro sont là. JN s’est fait mal. Un AN de la main courante a lâché et il a basculé dans la pente, 5 mètres plus bas. Il s’est pris un bon pét sur le casque, a mal à la main gauche et aux côtes à droite. Courageusement il décide de poursuivre. La cavité est très pierreuse, on dirait le Cinto. JY part dans le réseau inférieur. HP suit JN qui escalade une trémie boueuse et instable vers le sommet de la grotte.

Chauve-souris comptées on se regroupe pour sortir. JN a mal à la main, il passe en premier, suivi de Véronique. Petit problème pour passer la chatière. HP déséquipe. On sort sans encombre.

Le temps s’est couvert, on rejoint Cast 1 pour pique-niquer. JN prend un Efferalgan, se fait bander la main par HP. Un petit coup de Colombo et de Bourgueil par-dessus. L’anesthésie parfaite.

Pas le temps de faire le feu. Miaggi, foie gras d’avant la grippe aviaire, saucissons, œufs, panette sucrée. On platonise sur la disparition des chauves-souris et de l’espèce humaine. Et puis retour sur Bastia vers 17 H.Haut de page

Conclusion : Quand l’encadrant chute, l’initié se retrouve dans le guano. Et puis, à posteriori rien de cassé, mais c’aurait pu être beaucoup plus grave pour JN avec un gros trauma de cuisse par exemple. Et alors là pour faire passer son gros membre tuméfié dans cette chatière trop étroite (Pardon Véro) dur dur !

PS : Prolapsus = descente d’un organe par relâchement de ses moyens de fixation

HP

 

 

Mercredi 1er mars 2017

Spéléo, visite

Grotte de la Coscia, Rogliano

 

Participant

  • ITP : Henri-Pierre F.

 

TPST : 0h20

Photos

 

Après un mois de Janvier froid et de Février plus chaud (+1°4/Nle) mais pluvieux, ce 1er Mars 2017 est ensoleillé et chaud (15°). HP et Nala décident d’aller voir sur le sentier des Douaniers du Cap où en est la végétation et passer par la même occasion à la grotte de la Coscia.

On se gare le long du port de Macinaggio, rue du Quai. Quel extraordinaire fouillis de boutres emplit le port du Cap ! Nous longeons la plage, envahie par des montagnes d’herbier, passons devant le canon de Paoli et gagnons la grotte.

La Coscia, fine appellation. La cavité a été creusée par la mer dans des calcaires dolomitiques, il y a 400 000 ans, alors que le niveau de la mer était 20 mètres plus haut. Elle constituait alors une ouverture de 70 à 80 mètres sur le front de mer et de 100 mètres de profondeur. Elle s’est fermée vers 50 000 BP par accumulation de sables dunaires et d’éboulis argilo-sableux. Un effondrement partiel du plafond a eu lieu il y a 3500 ans et a recouvert 20 mètres de sédiments contenant des fossiles de mammifères, d'oiseaux, de rongeurs, de coquillages….

La porte est partiellement détruite, rouillée et barrée par 2 planches en bois. Alors que je dégage l’entrée, surgit brusquement dans mon dos le garde littoral de la réserve. L’homme est ombrageux, et d’un abord peu facile. Il me signifie une interdiction de pénétrer dans la grotte qui est « dangereuse » : il faut cesser les abus, les enfants ne doivent pas jouer sur la berge du ravin. Je sors alors mon casque spéléo et décline mon appartenance au Topi Pinnuti. Je viens compter les chauves-souris. Cas fumeux, le sésame opère. Il s’adoucit un peu et me laisse aller.

Un clan est dans la grotte : une quinzaine de petits rhinos dorment paisiblement (mais je comptais ceux que je pus, car aucun homme n’est jamais assez fort pour ce calcul). Un dernier calcul et on s’en va. Je transmettrai mon compte à JY. Qui qu’a dit qu’on ne calculait pas les chiro ?

Pour Nala c’est la caverne d’Ali Baba. Des centaines d’os et de bois de cerfs accumulés dans le fond de la cavité. Elle réclame un arrêté de protection de biotope avec entrée réservée à la gente canine des Topi pour préserver ce trésor archéologique. On ressort, mon cerbère est toujours là, soupçonneux. On discute un peu. Il a la mine piteuse du gars qui s’est comprimé la panse en dinant. Je lui dis qu’il faut absolument réparer la porte de la grotte. Il prend la chose en riant mais est d’accord car cette grotte lui donne du tracas jusqu’au cou. On se sépare et je poursuis ma randonnée.Haut de page

Capuchon de moine, ciste blanc à feuille de sauge, le premier des cistes à fleurir, délicats orchis morio, orchidée commune, au labelle blanc tachée de pourpre et au casque nervé de vert, sauge, romulée de Requiem, endémique corso-sardo-toscane. La nature renait après l’hiver. Photos macro. Excellent casse-croute à la Tour Santa Maria, il faut être peu pour bien diner. Et puis Back to Bastia après une journée tranquille et ressourçante.

Au Grand Maitre du contrepet, Doumé.

HP

 

 

Jeudi 2 mars 2017

Essais techniques

Casamozza, Lucciana

 

Participants

  • ITP : Dominique D., Jean-Claude L.

  • GCC : Grégory B., Jean-Yves C., Delphine R.

 

Photos

 

Le nouveau perforateur 220 V est arrivé. Une question tenaille les techniciens du club, peut-il être alimenté par un groupe électrogène 1000 W ?

Coïncidence, le GCC dispose d'un tel groupe et il aménage en ce moment un ancien moulin près de Casamozza afin de protéger les chauves-souris d'éventuels inquisiteurs.

Il n'en faut pas plus à Dumè et JCL pour effectuer un raid technique sur place.

Dumè passe au local prendre mèches et kit, il kidnappe JCL au passage à Furiani et le perfo est récupéré chez Polymat.

Quelques minutes plus tard ils retrouvent Delphine, JY et Greg sur le chantier. Le groupe tourne, il alimente une bétonnière 700 W sans broncher.

Petite visite du moulin, beaucoup de matériel encore en place mais l'infrastructure est très délabrée, voire dangereuse.Haut de page

Le perfo est branché, un 1er essai avec une mèche de 16 sur un gros galet en granit. Petite baisse de régime au démarrage du perfo mais pas plus qu'avec un groupe plus puissant. La roche est dure mais le groupe encaisse la demande. Le galet se casse finalement en 2 morceaux.

Essai sur du schiste, du beurre. Un autre galet subit à son tour les attaques du perfo, un essai de burinage est également effectué sur du schiste. Essais concluants, 1000 W ça passe !

JCL

 

 

Samedi 4 mars 2017

Spéléo, désob, brochage

Cast 1, Oletta

 

Participants

  • ITP : Pierre-Henri F., Dominique D., Jean-Claude L., Noël R., Alexia S.

  • La toutounette : Nala

 

TPST : 4h30

Photos

 

Nouvel épisode de la saga « Brochage et Calibrage à Cast 1 ». Décidément l’engouement autour de Cast 1. va devenir aussi célèbre que les séries télévisées « Amour Gloire et Beauté » ou  « Les feux de l’amour » !

Devinez ce qui est proposé au programme le jeudi soir : Cast 1 !!!!!

RDV prévu à 9 h 00 : pas de retard constaté, mis à part que la présidente a joué la dissidente et doit rejoindre un groupe aquatique.

Le prologue habituel est respecté et nous voici au pied du pylône. Le temps sur Bastia incitait plutôt à rester sous la couette mais nous sommes accueillis par un beau soleil et le vent annoncé par la météo a oublié le petit massif de Castiglione.

Nous allons former 2 ateliers. Le premier composé de Alexia, HP et JCL va continuer le brochage de la faille en T. Noël et Dumè vont continuer le calibrage du PA 1 (Puits Artificiel 1).

Premier groupe : Alexia va équiper le grand réseau, cela lui fera du coup une sortie perfectionnement. JCL va surveiller discrètement que tout ce passe bien. Le trio a pour mission de continuer et finir le brochage commencé le samedi 28/02.

De leur côté, Dumè et Noël vont inaugurer le nouveau perfo/burineur électrique de 900 W. Dumè commence le burinage et Noël en surface fait passer le seau et les divers matériels. L’élargissement se poursuit sans trop de difficulté. Seule la constitution du substrat (conglomérat de terre, de calcite et de blocs) est un peu gênante quant à la possibilité de percer pour crayonner. Par chance une zone assez compacte permettra la mise en place d’une paille. Le résultat est satisfaisant et tout doucement les fouineurs fous gagnent du terrain. Dumè est entrain de buriner et se retrouve avec la pointe coincée. Pour la dégager, il tire en arrière en s’aidant de la poignée de commande du perfo et en mettant une main sur le mandrin quand tout à coup il se retrouve avec le perfo sans mandrin. En effet, celui-ci est resté sur la pointe (heureusement que celle-ci est toujours plantée dans la roche). Il en informe Noël pour lui expliquer la situation). Le chantier avance bien et parfois de gros morceaux dégringolent sur le plateau à escargots. Nous effectuons également une jonction sonore à la voix entre les brocheurs et les désobeurs. L’élargissement du PA 1 se situe maintenant au niveau du passage vers le plan incliné. Noël remplace Dumè quand tout à tout il s’écrie P----N !, j’ai perdu le mandrin ! Et il se retrouve dans la même situation technique que Dumè (voir plus haut). En fait le mandrin s’est désolidarisé, oui mais comment ? Après plusieurs hypothèses, il semblerait que lorsque Noël burinait du haut vers le bas, à un moment donné un morceau de calcite s’est brusquement détaché et avec l’inertie le perfo est venu s’appuyer sur le rocher faisant reculer la bague de couplage et la gravité a fait le reste. Du coup on interrompt le chantier pour éviter de faire tomber des cailloux sur le mandrin. Nous revenons au point de pique-nique et voici qu’Alexia et JCL viennent à notre rencontre. Nous leur expliquons notre mésaventure et du coup, pour poursuivre son perfectionnement, Alexia suivie par JCL, équipe la descente jusqu’au plateau à escargots pour récupérer le mandrin. De retour en surface (15 h 00) nous décidons de déséquiper le chantier et de ranger le matos car vu l’heure et qu’on va passer au repas/goûter ça ne sera pas facile de retourner sous terre. Et une fois que tout est déséquipé on s’aperçoit qu’on a oublié la massette de Dumè et les 2 burins neufs du club en bas du PA 1. Bah ! Ce n’est pas grave, cela nous fera revenir encore un fois !

Pour résumer, le chantier calibrage a bien avancé. Cependant on n’a pas eu le temps de tester la mise en place du grillage pour retenir les éventuelles chutes de matériaux. Donc, nous avons stocké les 3 rouleaux dans la salle du Veau.

Il faut encore compter une bonne journée pour peaufiner le calibrage et la purge des parois du PA 1 ainsi que le nettoyage des débris tombés sur le plateau à escargots et sur le plan incliné. Puis une autre journée pour la mise en place du grillage.

Un appel général est également lancé sur la recherche de solutions pour éviter le déboîtage du mandrin.

Mission accomplie côté brocheurs. Alexia a équipé jusqu’au R4 de jonction avec la salle du Chien. Trois nouveaux trous sont percés, un pour le mickey du P15 et deux pour le R4 de jonction vers la salle du Chien. Tous les trous sont nettoyés et soufflés à la descente, le trio remonte et prépare la seringue de résine.

Petit soucis avec les buses d’injection, elles étaient fendues et la résine fuitait sur le côté. Il a fallu les raccourcir de 3 cm afin de ne pas trop en répandre partout. Il faudra dorénavant les transporter dans un tube rigide de protection.

JC repart et pose les sept broches à la descente, ce qui est plus rapide. La résine n’a ainsi pas le temps de durcir dans la buse. Le brochage est terminé et permet maintenant d’utiliser plus facilement cette partie du réseau. Il faudra néanmoins toujours régler pilepoil le mickey du P15 en faisant passer la corde au plus près raisonnable de la paroi de droite, dans le sens de la progression.

Les vapeurs de résinent accompagnent le trio jusqu’à la surface. Il faudra prévoir un masque adéquat pour les futures séances de brochage dans les cavités peu ventilées, ce qui est généralement le cas pour les cavités corses !

 

Petites réflexions :

Concernant le perfo, Noël, JCL et Dumè constatent que celui-ci est performant par rapport à nos attentes. Ces performances sont notamment dues au fait que le groupe électrogène du club fournit 2,5 KW.

Cependant 2 questions reviennent :

  • Est-ce que le groupe 1000 W prévu à l’achat fournira assez de jus pour alimenter le perfo ??? ou bien faut-il s’orienter vers un 2000 W ?

A ce propos JC et Dumè tentent de peser le pour et le contre d’un groupe de 2000 W :

  • Le contre : le poids de 22 kg, le prix de 1 500 €

  • Le pour : la marge de sécurité en puissance

On essaye même de recenser les principaux lieux où pourra être utilisé le GE : Lano, la casetta, les divers trous de Cast, Souterrata.

Donc on en déduit que s’il faut transporter le GE, ce sera sur des distances assez raisonnables et que cela pourra se faire en se relayant. Le groupe du club bien plus lourd et encombrant a déjà été transporté sur ces divers lieux. C’est sûr que si un jour on doit intervenir sur un site très isolé ce ne sera pas l’idéal ; mais bon, jusqu’à présent on n’a pas été confronté à ce problème.

  • L’histoire du mandrin nous a également refroidi un petit peu : sur place on essaye de trouver les différentes solutions (scotch, chambre à air, serflex etc...) pour empêcher le déboîtage du mandrin).Haut de page

Petite proposition : étant donné que nous arrivons près des beaux jours, il serait peut-être préférable d’avancer l’heure du rendez-vous au local à 8 h 30, voire 8 h 00. En effet, on ne commence sur place jamais avant 11 h 00 du mat.

Dumè

 

 

Dimanche 12 mars 2017

Spéléo interclubs, entrainement

Falaise A Tozza, Patrimonio

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Wanda C., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Alain G., Jean-Claude L., Pierre L., Véronique M., Stéphane P., Noël R., Marie-Pierre R., Alexia S.

  • GCC : Jean-Yves C.

  • La toutounette : Nala

 

Photos

 

Les beaux jours reviennent, et si pour changer on n'allait pas à Cast 1 ? Une douzaine de topi se retrouvent ainsi à Tozza, histoire de dérouiller quelques vieilles articulations, de déraidir quelques muscles ankylosés et de commencer la préparation du prochain camp dans l'Hérault.

Les falaisistes sont agréablement accueillis par le soleil et par un parterre de plantes aromatiques (HP nous apprendra dans la soirée qu'il s'agit de maceron - smyrnium olusatrum, jadis cultivé comme légume mais aujourd'hui oublié).

Objectifs de la journée : perfectionnement à l'équipement, révision des passages de nœuds et des conversions à la descente comme à la montée.

Après une rapide présentation de ces techniques, sur une corde horizontale, Alexia et JY partent équiper les 2 voies plein pot accompagnés par JC, Wanda équipe la voie d'initiation « pieds à terre » encadrée par JN, HP équipe la voie d'initiation verticale encadré par Nono.Haut de page

Des nœuds sont ajoutés sur les dernières tirées et permettent ainsi d'entamer les 1er exercices sur corde.

MP arrive en fin de matinée, puis c'est au tour de Pierre, d'Anto et Sté de venir se dorer au soleil.

La faim se fait sentir, le feu est allumé, une armada de migliacci se posent sur la grille, suivis par diverses tranches porcines. Fromages, desserts et l'addition, fin des agapes.

Reprise des activités, les nœuds sont passés et repassés, les conversions sont pratiquement maitrisées.

Déséquipement général et retour au local.

JCL

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Rendez-vous au local ce dimanche matin à 8h30. Cette journée d’entrainement est orientée en vue du camp spéléo du mois de mai prochain, qui aura lieu dans l’Hérault.

Sur place, nous décidons de créer des équipes et de répartir les participants en fonction de leur degré d’évolution et d’aisance sur corde.

Wanda, sous la houlette de Jean-Noël, équipera pour la première fois la voie d’initiation de droite, elle sera suivie par Alain et Véronique.

Henri-Pierre, serré de près par Noël, se lancera dans l’équipement plus technique de la voie du milieu. La particularité de cette voie consiste en l’apprentissage du « tricotage » de corde pour arriver en bas de la verticale.

Alexia et Jean-Yves, surveillés par Jean-Claude, vont s’engager dans l’équipement des deux grandes verticales de gauche. Les points particuliers de  ces deux voies sont l’installation de déviations et de passages de nœuds.

L’heure du casse croute arrive et emmène avec elle Antoine, Stéphane, Marie-Pierre et Pierre.

À présent, le barbecue est prêt, les migliacci chauffent,  les fumets des grillades des tranches de ventrèche et de bulagna mettent en alerte la truffe sensible de Nala qui ne sait plus ou donner de la tête. Haut de page

L’après-midi est consacrée  plus précisément à l’apprentissage des passages de nœuds, à la technique de descente aux bloqueurs et aux conversions.

17 heures,  la journée se termine, il est temps de déséquiper, de ranger le matériel et de rentrer à Bastia.

Nono

 

 

Dimanche 26 mars 2017

Spéléo interclubs, équipement

« Monoxyles, SAISON 3 », Lano

 

Participants

  • ITP : Jean-Claude D., Albert D., Dominique D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Marie G., Jean-Claude L., Véronique M., Noël R., Alexia S.

  • GCC : Jean-Yves C.

  • Les toutous : Nala, Oscar

 

Photos

Vidéo

 

Suite à son succès, la saga PA de CAST 1 voit revenir un sérieux concurrent : Les Monoxyles et ce pour la 3ème Edition. En effet ; 2015 : Découverte et premières analyses -  2016 : sondages de sauvetage et 1ère campagne de fouilles programmées – 2017 : 2ème campagne de fouilles programmées.

Le but de la journée est le suivant :
Réinstaller la corde de progression normale + transport des barreaux et ferraillage pour la pseudo via ferrata + début de l’installation de la via ferrata + installation des mains courantes dans la cavité + commencement aménagement confort du sentier.

Apparemment il y aura assez de monde pour essayer d’atteindre notre objectif. Mais il faut préciser que notre équipe présente quelques faiblesses physiques : Noël a mal au bras gauche, Dumé a mal à la hanche gauche.

RDV 8 h 30 au local en tenant compte du changement d’heure, pour le café et le chargement du matériel. Ensuite direction le Kré d’As pour récupérer JYC et Noël et Alexia (Bouduuu ils sont déjà là!!). Recafé et direction le terminus de la piste que nous atteignons aux alentours de 11 h 00.  A propos de la piste, celle-ci n’a pas subi de gros dégâts suite aux intempéries de novembre 2016, mais à noter cependant que l’entrée du premier ponceau après la barrière a perdu un peu de sa largeur et que l’eau a creusé sous l’avant-dernier radier en béton : il faut passer avec  précaution. Vu l’heure, nous décidons de commencer le chantier et de ne manger qu’après. Nous prenons quand même quelques réserves d’eau et de quoi grignoter au cas où. Nous préparons les kits et fagots de matériels puis nous attaquons la rude montée jusqu’au trou.

Dur Dur !! Ça monte et on est chargé comme des mules. Heureusement nous avons un solide gaillard en la personne de JCD qui se propose très gentiment de monter le nouveau groupe électrogène qui malgré ses 13 kg est relativement lourd, d’autant plus que JCD y a accroché en supplément le bidon d’essence.

Marie et Alexia vont équiper l’accès normal et les mains courantes devant la cavité. JCL va descendre par la voie des Abeilles pour se retrouver à peu près au milieu du tracé de la via ferrata. Au niveau du talweg JCD installe le groupe. Henri-Pierre, Noël, JYC et Dumé vont commencer le nettoyage et aménager un premier passage jusqu’à une petite vire naturelle. Puis JCD et JYC vont entamer l’aménagement du sentier en créant des petites marches (eh oui il faut penser aux archéos qui vont emprunter le chemin). JCL installe les plaquettes de la future main courante d’assurance. Noël est au perfo, Dumé en assistance et Henri-Pierre en tant que manœuvre. Ils s’attaquent à la via ferrata. Les débuts sont un peu hésitants quant à la distance entre les barreaux. En fait, on va planter ceux-ci à la demande (on se met en situation de progression et essayons de les implanter aux meilleurs endroits). On va également utiliser au maximum les banquettes et aspérités naturelles. Entre temps JYC rejoint l’équipe des filles et profite de sa descente pour faire quelques photos. JCL termine la mise en place de la main courante et arrive au niveau de la plate-forme où il retrouve le binôme féminin et JYC.

Il est un peu plus de 16 h 00 et certains estomacs commencent à gargouiller. Alexia et JYC vont faire le trajet depuis la grotte jusqu’au talweg pour tester la main courante et les barreaux VF, Marie remonte par la voie des Abeilles et déséquipera la voie normale par le haut, JCL déséquipe la voie des Abeilles. Entre temps les aménageurs redescendent un peu plus bas pour planter 4 barreaux qui vont permettre de sécuriser un petit passage délicat sur une vire. Noël en profite pour couper quelques branches récalcitrantes.

Nous voici aux voitures où nous attend un BBQ préparé par JND et Véro. Les agapes vont bon train, le jus de raisin coule à flot, les diverses discussions habituelles également.Haut de page

Bon c’est pas tout, maintenant il faut penser à rentrer. Le retour par la piste se fait sans encombre (attention au passage béton). Il est 19 h 00 quand nous reprenons le goudron et environ 20 h 30 quand nous arrivons au local où nous attend Anto qui a continué à bricoler sur l’aménagement du coin bar. Nous rangeons le matériel et regagnons nos foyers. Ce fut une belle journée en tant que météo. Nous avons également bien avancé dans l’aménagement. Il ne reste plus qu’à poursuivre le chantier dès que possible. Comme diraient certains, il faut battre le fer quand il est chaud !

Dumè

 

 

Vendredi 31 mars 2017

Spéléo interclubs, recherche grotte de Tufo, San Gavinu d’Ampugnani

 

Participants

  • ITP : Albert D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F.

  • GCC : Jean-Yves C.

  • Gente canine : Nala

 

TPR (temps passé dans les ronces) : 2h00

Photos

 

La grotte de Tufo, une Arlésienne du club. Cette petite cavité se développant dans une zone de calcaire en plein milieu schisteux — 26 m de développement pour un dénivelé de +4 m —, avait été explorée par ITP et ACS le 1er décembre 1991, puis retrouvée par ITP le 16 décembre 2000, sur indications de Roger Defendini, qui l’aurait visitée avec des autochtones et nous avait rapportés la description d’une rivière souterraine de 150 m... Après quelques heures de bataille contre les ronces, la cavité avait été retrouvée et la topo avait été effectuée avec les modestes résultats cités plus haut.

Elle aurait pu être archivée et tomber dans l’oubli mais JN la gardait dans les grottes à revoir, car on avait omis à l’époque de prendre une photo du porche d’entrée, 4x3 m quand même ! Le projet est remonté à la surface récemment, suite à la visite au club d’une personne représentant une société de production désirant réaliser un documentaire sur les cavités souterraines de la Castagniccia avec exploitation anthropique. Or cette cavité avait fait l’objet d’un aménagement : captage d’une source (la fameuse rivière de 150 m) avec bassin de rétention qui devait alimenter, il y a environ 50 ans… des jardins et un champ de noisetiers. La société de prod’ n’a pas donné suite mais la bande de retraités du club, où s’est joint HP a décidé d’y retourner en ce début de printemps ensoleillé, avec l’idée que la neige abondante tombée cet hiver en Castagniccia avait bien tassé les ronces. On partait très optimiste, car HP avait relevé sur les nouvelles cartes IGN un sentier qui menait direct à la grotte.

RDV à 9 h à l’Escale à Folleli pour le café matinal, direction San Gavinu d’Ampugnani, précisément le hameau de Casanova. Le temps est magnifique. Équipement, chacun prend un instrument tranchant — on ne sait jamais —, croissant, coupe-branches, sécateur et faucille. Départ 10 h, le sentier est facilement trouvé, juste à droite de la maison la plus haute du hameau. Beau sentier qui descend dans le premier vallon, où il est un peu incertain, suite aux passages de cochons et à la tempête qui a couché de gros arbres. On remonte ensuite par la gauche sur la croupe qui sépare les deux vallons. Là on oblique à droite pour continuer à monter. Ayant relevé sur nos deux GPS la position de la grotte sur la carte IGN, on est confiant, on est dans la bonne direction. Par contre aucun souvenir des lieux pour les anciens (JN et JY). À mi pente de la croupe, les GPS indiquent d’obliquer à gauche vers le vallon de la rivière que l’on aperçoit en contrebas, on est à 80 m.

Mais là dès qu’on quitte le couvert boisé, c’est le domaine des ronces, un magnifique roncier que les neiges d’hiver et les premières chaleurs ont bien alimenté… JY se dévoue, suivi de JN puis Albert, HP fermera la marche, Nala dans les bras. Plus on s’approche du vallon, plus les ronces sont hautes et épaisses, on connait bien ce genre de progression. Devant un mur végétal, JY opte pour un contournement par la droite et JN oblique à gauche vers le vallon. Cela semble moins haut mais des escarpements de 1-2 m se cachaient dessous à l’approche de la rive. C’est plus en rampant que le lit à sec de la rivière est atteint. JY a réussi également de son côté à descendre dans ce ravin. Quelques mètres de large, en amont un ressaut de 3 m recouvert de mousse avec des ronces de part et d’autre, le GPS indique la cavité à quelques mètres au-dessus… ; en aval cela continue et semble praticable.

JY opte pour un repli et contournement par le roncier tandis que JN opte pour la descente aval. Albert est toujours dans les ronces et HP fait demi-tour. La descente se fait sans grandes difficultés, quelques laisses d’eau, des embâcles, mais au bout d’une centaine de mètres le profil ne change pas, toujours étroit alors que dans les souvenirs de JN la grotte se trouvait dans un élargissement (les jardins, etc.). Demi-tour, la remontée des escarpements dans le roncier n’a pas été facile, et une chaleur… Regroupement avec Albert qui essaie de suivre JY qui peine à contourner le ressaut, puis abandon et demi-tour pour retrouver HP. Ce n’est pas possible, la position GPS doit être fausse, la cavité ne doit pas être si haute dans le ravin.

On se retrouve sur le sentier d’arrivée, sur la croupe au niveau d’un gros rocher. JN descend en sens inverse car le sentier continuait vers la gauche au niveau de la bifurcation. Mais rapidement cela devient une sente de plus en plus imprécise et bientôt il n’y a plus aucune trace, vraisemblablement un poste de chasse. Regroupement au niveau du gros rocher, tout le monde est un peu fourbu, il est midi passé. Mais en furetant dans la pente, HP pense avoir observé à travers la forêt un bassin en contrebas et on devine un élargissement de la rivière et des galets. Serait-ce là ? JN et JY tentent de descendre mais la pente est trop raide et JY bloque au-dessus d’un escarpement de plusieurs mètres de haut. Ah si on avait une corde… car Albert avait le baudrier !

Retour à Casanova pour le casse-croûte, le lieu est sympathique, l’herbe bien grasse. On pensait le hameau désert, bien qu’il y avait deux véhicules de garés, mais on voit arriver le seul habitant qui est très heureux de nous parler de la grotte, où il allait jeune, il y a plus de 60 ans… Il nous indique la direction, après le grand chêne recouvert de lierre… (direction qui semble a postériori trop au nord), mais pour lui il y a trop de ronces. Une solution pour lui, descendre à la route et remonter la rivière… on acquiesce mais cela nous semble farfelu.

Nos quatre compères s’octroient ensuite une bonne sieste de 30 mn pour récupérer. Mais avant de partir, JN propose de tenter de retrouver le sentier de 2000, qui partait de Penta alle Travu, un peu plus en contrebas, de la maison de l’amie de Roger. Une marche digestive sur 1 km de route (qui fera pester JY, on aurait pu prendre les voitures…) et on arrive chez Maguy. La maison est déserte, ils ne viendront que dans quelques semaines. On entre sans problème et on trouve un sentier qui part vers la droite en direction du premier vallon mais rapidement des restanques, du fouillis et plus de sentier. Albert propose de prendre une piste qui part à gauche et descend rapidement vers une autre rivière et une station d’épuration mais on s’éloigne, on est bien trop au Nord. Il faut se résigner, ce ne sera pas pour aujourd’hui. Retour aux voitures.

Halte à l’Escale pour une mousse et un débriefing. Trois possibilités :

  • Reprendre le roncier et descendre le ravin à secHaut de page

  • Descendre la pente boisée en équipant avec cordes mais on tombera sûrement sur des ronces en bord de rivière

  • Voir avec Maguy quand elle sera au village, il semblerait, d’après Roger…, qu’elle connaitrait le passage…

À suivre ...

JND

 

 

Lundi 10 avril 2017

Spéléo, visite, géologie

Grotte de Valletto, Casanova

 

Participants

  • ITP : Michèle C., Albert D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Véronique M.

  • Invités : Elisabeth, P.-R., Mado S

  • Gente canine : Nala, Oscar, Zilia

 

TPST : 1h30

Photos

 

Encore une sortie retraités et RTT, cette fois à visée géologique. Elle fait suite à une demande d’Elisabeth et de Mdo, toutes deux animatrices de la Commission Régionale du Patrimoine Géologique de Corse (CRPG). Elisabeth est bien connue des anciens topis, c’est elle qui avec Michelle Salotti avait encadré les fouilles paléontologiques à Cast.3 ; pour celles et ceux qui ne l’auraient pas encore lue, sa thèse, publiée en 2001, sur Le peuplement mammalien quaternaire de Corse (post-glaciaire exclu) : son contexte environnemental, biologique et physique est disponible dans la bibliothèque de la LISC. Elles sont également à l’origine de l’exposition sur la géologie de la Corse qui a été présentée récemment à la bibliothèque de l’université de Corse, où ITP était à l’honneur (présentations de grottes).

Albert étant notre représentant au sein du CRPG, il a été sollicité par ces dames qui désiraient recueillir des témoignages iconographiques en vue d’une nouvelle exposition sur la géologie du venacais. Deux massifs majeurs dans cette région : Razzu Biancu et Valletto. Pour Elisabeth, la dernière visite remontait au 8 février 2003 et pour les topis au 27 janvier 2007. Ce n’est pas si éloigné mais les souvenirs de la cavité étaient assez vagues.

JY a du déclarer forfait suite à des problèmes mécaniques, on s’est donc retrouvé entre topis pour encadrer nos invitées. Rendez-vous 9 h 30 au Bar de la Plage…, en plein centre corse à Corte. Café traditionnel puis direction l’aire de pique nique (marquée Aire de jeux sur la carte IGN) située à mi-chemin entre Corte et Saint Pierre de Venaco. La cavité est facilement retrouvée, un petit quart d’heure de marche. L’entrée est un peu encombrée de ronces sur quelques mètres, mais sera libérée en quelques coups de serpette.

Avant d’entamer la visite, JN préfère aller repérer la sortie de la traversée. Bien lui en a pris car elle est obturée par une énorme pierre qu’il aurait été difficile de pousser de l’intérieur. Puis un coup d’œil pour les nouveaux aux Trous de Valletto 2-3-4.

Retour à la grotte, il est 11 h 30. Mise en place d’une C30 pour la descente des deux ressauts glissants, une telle longueur n’est pas de trop pour les débutants, cela leur permet d’arriver en bas de la grande salle. Elisabeth et Mado, accompagnées de Véronique et Henri-Pierre, sont rapidement en train de fureter dans tous les recoins. On redécouvre des graffitis, notamment de 1896 et 1906 qui nous avaient échappés lors des dernières visites, par contre on ne retrouve pas celui de Zafrilla… Michèle et Albert ferment la marche. On mitraille les quelques concrétions en vue de l’exposition géologique.

Puis JN préfère partir devant car la suite ne lui revient plus en mémoire. La première étroiture est retrouvée, puis la seconde, et on arrive dans la grande salle très basse de plafond (une quarantaine de centimètres). À l’évocation de ces deux étroitures et de la suite un peu basse… Véronique et Mado préfèrent remonter vers l’entrée. HP guide Elisabeth pour les étroitures puis suivent Michèle et Albert.

On délaisse la visite de la salle basse et du puits de la désob’… La galerie ascendante de sortie est assez facilement trouvée sur la droite, on peut se redresser mais vient ensuite une escalade un peu exposée. D’ailleurs un bout de corde ou de sangle ne serait pas de trop pour les débutants ou un fer en U. Les grandes jambes de JN l’aideront bien à franchir ces trois mètres de ressaut, Michèle aura un peu plus de difficulté, Albert également mais la poussée secourable d’HP sera appréciée. Elisabeth s’en sortira très bien.

Regroupement au milieu des concrétions, car cette partie haute est richement concrétionnée, avec malheureusement pas mal de dégradations. Le jour est visible, il reste à franchir le pertuis de sortie. Trente centimètres de diamètre et peu de prises pour les mains à l’extérieur et les pieds à l’intérieur. JN va peiner un peu, il faut mieux passer d’abord les deux bras pour s’appuyer pour la sortie. Michèle sera happée par la main vigoureuse de JN, tandis qu’Albert peinera un peu. Le dernier sera HP, qui s’en sortira sans efforts, encouragé par Nala.

Nous voilà tous dehors, on remet la pierre en place, une pierre plate serait plus adaptée. Retour à la cavité où nous attendent Véronique et Mado, il est 13 h. Déséquipement de l’entrée et avant de regagner l’aire deHaut de page piquenique, JN propose d’aller jeter un coup d’œil à la carrière au-dessus. Ce sera l’occasion pour Mado de nous faire partager ses connaissances en géologie. En effet, outre le calcaire il y a de beaux filons de radiolarite rouge, issue de radiolaires sédimentarisés et métamorphisés.

Voici venu le temps des agapes. Nos géologues nous ont gâtés, tartes aux herbes, sandwiches en tout genre, et un bon Bordeaux apporté par HP. Les conversations vont bon train, rendez-vous est pris pour une prochaine visite et on se quitte vers 16 h.

JND

 

 

Samedi 29 et dimanche 30 avril 2017

Spéléo, travaux casetta

Gouffre Buga di a Cutina, Ghisoni

 

Participants

  • ITP : Sébastien C., Dominique D., Alain G., Marie G., Noël R., Marie-Pierre R., Alexia S.

TPST :

Photos

 

Objectifs :

1) Nous avons prévu d’aménager quelques tronçons de la piste entre les premières bergeries et le terminus.

2) Équipement du trou et techniques de réchappe

Tout commence le samedi matin à 8 h 00 par le traditionnel café du matin suivi du chargement du matériel dans les 4x4 de Pierre et de Dumè. Ensuite un petit arrêt au géant Casino de la Rocade pour acheter un réchaud tout neuf. Nous reprenons la route et nous retrouvons à  Aléria pour  la pause-café/pain. De là nous repartons direction la piste de la Casetta. A propos de la piste, celle-ci s’est fortement dégradé dès quasiment depuis le départ et jusqu’au col des chasseurs. En effet les grosses pluies de 2016 ont beaucoup raviné la piste et à plusieurs endroits il faut combler des ravines de façon à ce que les 4x4 puissent passer. Il faudra également enlever des branches et couper quelques pins en travers du chemin. A partir du col des chasseurs la piste est moins scabreuse, mais présente encore quelques difficultés. Après près de 1 h 30 digne d’un trail 4x4 nous arrivons enfin au parking terminal (il est 12 h 30). Nous attaquons les va-et-vient entre les voitures et notre humble demeure pour transporter le matériel et les agapes. Au niveau mobilier nous avons récupéré quelques éléments de cuisine pour embellir la cuisine. Une fois que tout le matos est à la Casetta on commence à souffler un petit peu. Marie et Alexia se dévouent pour aller rebrancher l’eau. Noël et Dumè rangent un peu devant la Casetta. Les filles reviennent en nous signalant qu’elles n’ont pas pu brancher le tuyau. Nous y retournons et nous apercevons que le tuyau est trop de 5 m environ pour pouvoir le brancher dans la vasque supérieure. Après moult tentatives Noël trouve la solution en le coinçant en dessous du passage à gué.

Dans l’après-midi Noël et Dumè vont s’attaquer aux 2 écailles rocheuses qui se trouvent en travers du chemin avant le petit ruisseau après les bergeries et qui font partir en crabe les 4x4. Le burineur fait vroum vroum, la masse fait tong tong et nos deux compères font les cons cons. On finit par décaisser environ 20 cm sur la partie du haut, ce qui redresse considérablement le niveau de la piste.

Vers 20 h 00 Alain et Marie-Pierre nous rejoignent. En effet Alain revenant du sud a rejoint Marie-Pierre et sont montés ensemble.

Le lendemain dimanche comme prévu Sébastien nous rejoint pour le petit déj. Il est monté à pieds (sacré gaillard !!!). Il a prévu de faire le trou avec Marie, Marie-Pierre et Alexia. Ce qui va permettre de faire de l’entrainement pour le camp de l’Hérault et de réviser des techniques de réchappe.

Après le terrassement de la veille, Dumè, Noël et Alain vont s’attaquer au nivèlement de la piste à l’endroit où le devers est assez important entrainant des risques de glissades en temps de pluie. Mais dans un premierHaut de page temps ils vont tenter d’arranger le passage avant les premières bergeries. Des cailloux, de la terre, du creusement et du nivèlement seront nécessaires pour essayer de canaliser l’eau en dehors du chemin. On reprend le décaissement de la piste. Celui-ci prend du temps car ont fait tout au burineur. En effet il faut creuser d’environ 30 cm sur la partie haute de la piste et ratisser vers le bas de façon à redresser le profil de la piste. Il est bientôt midi et nos petits bras commencent à fatiguer.

Dumè

 

 

Mardi 2 mai 2017

Spéléo interclubs, prospection

Sorio, Santo Pietro di Tenda

 

Participants

  • ITP : Jean-Noël D., Jean R.

  • GCC : Jean-Yves C.

  • Gente canine : Oscar

 

TPAP : 3h00

Photos

 

Jean est de retour pour une campagne de recherches entomologiques. Il a mis à profit son hiver pour étudier de près les anciennes cartes au 25 000ème, les écrits de Rémy et Béron et les cartes géologiques. En croisant toutes ces données, il a pu aligner une longue liste potentielle de cavités. Il est vrai que les anciennes cartes comportaient de nombreux lieux dénommés « Grottes, speluncato… ». De quoi programmer de belles sorties de prospections quand l’équipe de retraités va s’étoffer.

En attendant on décide de se concentrer sur la région de Sorio, pourtant peu propice aux cavités, car essentiellement composée de prasinites, mais il existe quand même deux cavités intéressantes, I Topi Pinnuti (belles fractures tectoniques) et Gudrone. Lors d’une sortie antérieure il avait pu explorer une cavité d’une dizaine de mètres après I Topi Pinnuti et avait aperçu à la jumelle des « trous noirs » plus haut dans la montagne en direction de Santo Pietro di Tenda.

Rendez-vous est pris à 9 h avec JY au point chaud du col San Stephano pour le café, mais point de café, il y a une coupure d’eau… On file donc sur Rapale où l’eau coule au robinet et le café est très bon. Puis route vers Sorio et premier arrêt à la grotte I Topi Pinnuti pour JY qui fera son inventaire chiro, présence de grands rhinos. Pendant ce temps, Jean part à la recherche de l’aristoloche, une plante sur laquelle butine un papillon spécifique appartenant au genre Zerynthia[1] ; présent dans la région de Nice, inconnu à ce jour en Corse. La plante est repérée à une centaine de mètres de la grotte.

Jean nous emmène ensuite au départ de la prospection, une centaine de mètres après le virage qui suit sur la D52 (cf. carte), au départ d’une piste pentue. Départ pour 10 h 30, la piste mène à une bergerie mais avant devant nous se dresse un portail fermé par un cadenas, haut de 1 m on le franchit aisément par-dessus mais que faire d’Oscar, 50 kg à bout de bras ça pèse… mais après quelques atermoiements, il arrivera à passer dessous, juste la place pour la tête mais pour un chien de spéléo c’est le baptême de l’étroiture.

Jean propose d’aller retrouver la cavité d’une dizaine de mètres de développement qui s’ouvrirait au-dessus du virage. Le décor est sympa, énormes rochers posés au milieu d’une forêt clairsemée de chênes verts, on trouve quelques abris sous roches, des gros tafoni aménagés en enclos à chèvres, mais impossible de retrouver la fameuse cavité. On décide alors de monter vers la crête pour avoir une vue d’ensemble. La forêt fait place à un maquis ras parsemé de blocs de prasinites, la progression est facile. On tombe sur une piste qui nous amène au bord du ruisseau de Canneo. Au loin on semble apercevoir à la jumelle des trous noirs dans des escarpements près de la fontaine de Mausina mais c’est un peu loin de notre zone de prospection. Belle vue également sur le canyon du Nocio.

On oblique à droite vers le Nord pour atteindre un point haut surmonté d’une croix mais nous sommes arrêtés par le ruisseau de Petrical, un profond ravin qui semble difficile à descendre, il faudrait contourner les barres rocheuses par la gauche. On hésite un peu car sur la rive opposée on voit en effet de gros tafoni dont certains sont murés, ce sont les fameux trous noirs aperçus à la jumelle par Jean. Aucun espoir de cavité. On fera demi-tour.

On passe encore près d’abris sous roches aménagés, l’activité pastorale devait être très développée dans cette zone. On retrouve la piste qui nous amène directement à la bergerie du départ. Oscar rechignera un peu à repasser son étroiture. On a un peu de temps devant nous, on file à Santo Pietro di Tenda pour aller voir la grotte A Teppa di Lupino, que ne connaissent ni JY, ni Jean. Cette petite cavité — 25 m de développement pour 3 m de dénivelé —, a fait l’objet d’une campagne de fouilles en 2003 et 2004, dirigée par Michelle Salotti et Elisabeth Pereira – laboratoire de géologie de Corte – qui a permis la découverte de lames d’obsidienne, d’un talon de hache, de percuteurs, de tessons qui attesteraient la présence de l’homme il y a 3 à 5 000 ans. De nombreux ossements, notamment du prolagus et de la musaraigne fossile (qui s’est éteinte en Corse à l’âge du fer)[2]. À 5 mn à pied du village, la cavité est située une vingtaine de mètres au dessus du chemin, un peu perdue dans les ronces et les fougères. Pour y accéder, il faut escalader un ressaut très glissant qui n’effrayera pas JY, mais fera hésiter JN et Jean (ainsi que les aboiements d’Oscar). Rapide visite de dix minutes et on retourne aux voitures.

Direction le pont de Briacale pour un pique-nique succinct, on n’a pas vraiment prévu… pas de nectar rouge, salades en boîte et pomme… Arrêt ensuite à Rapale pour un café et chacun regagne ses pénates.Haut de page

 

[2] Bulletin de la Société des sciences historiques et naturelles de la Corse N° 724-725 (2008)

« A Teppa di u Lupinu » : étude de provenance du mobilier des hommes établis…

H. Paolini-Saez, F.-X. Le Bourdonnec, G. Poupeau, C. Bressy, M.-M. Ottaviani-Spella, E. Pereira,

P. Tramoni, A. Berlinghi, S. Lorenzo, I Topi Pinnuti, M. Salotti

JND

 

 

Vendredi 5 mai 2017

Spéléo interclubs, visite

Grotta di Ghjuvani, Santa Maria di Lota ; prospection, Meria

 

Participants

  • ITP : Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Jean R.

  • GCC : Jean-Yves C.

 

TPST : 1h30

TPAP : 1h00

Photos

 

La saga des grottes oubliées se poursuit. Après la grotte de Tufo, qui est toujours perdue dans le maquis de Castagniccia, on se décide pour la Grotta du Ghjuvani, située sur la commune de Santa Maria di Lota. Découverte dans les années quatre-vingt dix et visitée jusqu’en 2003 (24 juin 1995/16 décembre 1995/21 juin 1997/18 juillet 1997/11 janvier 2003/19 janvier 2003), cette cavité qui développe 133 m pour un dénivelé de 17 m, avec un puits de 5 m et de belles formes d’érosion et de karstification, présente un fort intérêt spéléologique. On est dans une minuscule zone de calcschistes et micaschistes qui avait permis l’extraction de matériel calcaire pour alimenter des fours à chaux.

Seul JN l’avait visitée à plusieurs reprises, les autres protagonistes de la sortie ignoraient son existence. La dernière visite à l’entrée de la cavité remontait au 28 juillet 2009, pour un repérage GPS. Déjà à l’époque l’accès n’avait pas été évident, il avait fallu se battre avec quelques passages de salsepareilles. Alors pour simplifier l’accès (il fallait passer dans des jardins privés) et compte tenu des modifications urbanistiques sur la commune, on avait repéré que des villas avaient été construites juste au-dessus du front de taille de la carrière où se situe la cavité. Pour en être sûr, JN s’est déplacé sur site la veille pour vérifier et en effet le GPS indiquait la grotte à 25 m. Mais il pleuvait fort et il n’avait pas été plus loin, on verra demain.

Rendez-vous est pris chez Véronique pour 9 h, on joue à domicile, puis direction le hameau de Partine ? On est rapidement en contrebas des villas, où l’on discute avec le proprio en train de débroussailler. Pas de souci pour passer à la limite de son terrain, accueil très sympathique. Il n’a jamais entendu parler de grottes dans le voisinage. JN retrouve le point de la veille — grotte à 25 m — mais c’est 25 m de vide ! on est en effet à la verticale du front de taille. On n’a pas la corde pour…

On hésite à contourner par la gauche ou par la droite. À gauche JN revient bredouille, le maquis est inextricable… on part à droite, d’autant plus qu’un sentier bien tracé descend vers la vallée. Mais rapidement la trace se perd et nos explorateurs s’égaillent au milieu des lentisques, des arbousiers et surtout des salsepareilles. Finalement on se retrouve dans le jardin de la villa que l’on traversait lors des explorations antérieures. JN reconnait le sentier qui longe le mur et se dirige vers les fronts de taille, il y en a deux et c’est le second qui nous intéresse. On est à 120 m de la cavité.

Mais depuis 2009, où le maquis était déjà dense, ça a bien poussé ; on arrive à trouver la première carrière où l’on doit obliquer à droite mais ensuite c’est le mur végétal. JY réussit en premier à retrouver le front de taille et la cavité… heureusement que les coordonnées GPS étaient bonnes, il y avait de quoi abandonner. Une heure pour faire 100 m, on arrive trempés de sueur (pour ceux qui avaient mis la combi spéléo) et d’eau (il avait bien plu la veille) et bien griffés pour ceux qui ne l’avaient pas mise…

JY s’est déjà engouffré dans la cavité pour son inventaire de rhino. Entrée un peu étroite, puis le ressaut de 2 m en plan incliné (présence d’un petit rhino comme lors des précédentes visites), JN attend HP et Jean qui ferme la marche. Ayant passé difficilement l’entrée et voyant l’Étroiture de la Bouteille, Jeannot décide de déclarer forfait. Il est vrai que cette étroiture parait vraiment étroite à JN, mais JY est passé ! Finalement ça passe bien. Bouteille et vieille pile de 1995 sont toujours là !

On retrouve JY au bord du P5, installation sangles et échelle, on se passera de corde d’assurance, on n’a pas de baudard. Autant la première partie était poussiéreuse (ce qui avait enclin Jean à ne pas poser de pièges), là on trouve un fond humide avec deux tas de guano. Visite rapide des deux extrémités de la « salle » et remontée de l’échelle.

Direction la Salle Sup’, intéressante pour ses formes de concrétions, plancher stalagmitique, draperie échancrée, mais pas de présence d’araignées Meta, si nombreuses lors de derniers passages. On en verra deux exemplaires avec cocons lors du retour et près de la sortie. JY repart en premier et rate la sortie, le voilà parti pour la boucle de la Salle Sup’, le passage bas n’est pas évident. L’Étroiture de la Bouteille se repasse bien, de quoi faire de sympathiques photos d’accouchements, et nous voilà sortis.

Pendant l’attente, Jean a repéré les lieux et nous propose de repartir vers le Nord pour contourner le front de taille. En effet quand on lève les yeux, la villa où nous étions le matin est 25 m plus haut. HP aimerait bien escalader mais les blocs ne semblent pas très stables. C’est reparti dans le maquis, une vague sente puis plus rien, impossible d’avancer, il faut ramper sous la végétation. Finalement au bout de 20 mn, JY arrive à sortir de cette jungle de salsepareilles pour déboucher au pied de la villa où JN avait renoncé le matin.

Guidé à la voix, HP dans un ultime effort, suivi de ses deux acolytes, réussit à surfer sur la canopée de salsepareilles pour atteindre l’orée tant espérée. La propriétaire de la villa et au balcon et nous accueille très gentiment, un peu surprise d’avoir entendu des voix provenant du maquis et de voir surgir quatre vieux évadés de l’Epahd de Saint Hyacinthe… Échanges très sympathiques, on a l’autorisation de revenir.

Pour la prochaine visite, qui sait ? il faut passer par le front de taille, installer une C35 amarrée sur de beaux chênes qui poussent en lisière en contrebas de la première villa et descendre en direct, on doit arriver quasiment à l’entrée de la cavité.

C’est l’heure du casse-croûte, en dix minutes on est à Miomo pour savourer la bière et le rosé. Deux heures plus tard — on n’échappera pas aux discussions sur l’élection de dimanche —, JY et HP doivent repartir. Il nous reste du temps avec Jeannot pour aller voir un lieu-dit dénommé E Grotte sur la commune de Meria. Le site est accessible apparemment facilement depuis l’ouverture d’une piste qui dessert le champ de panneaux photovoltaïques au-dessus du village.

On emprunte la piste jusqu’au lieu-dit Murteda, et là une barrière grillagée. On préfère aller voir si il y a une présence dans la maison et un monsieur très sympathique nous donne l’autorisation sans difficultés, la barrière a été posée par le berger. On continue en 4x4 mais pour s’arrêter 100 m plus loin, monticules de terre et de rochers et une barrière métallique bien fermée, « Accès interdit par arrêté municipal ». Il faut se résoudre à grimper à pied.

La piste est belle, au moins deux voies, taillée dans la montagne, mais elle grimpe bien, on mettra presque 45 mn pour monter de 200 m en dénivelé et au moins 2 km. On arrive finalement sur le site de E Grotte. Un massif rocheux qui se détache du maquis et au sein duquel on devine des tafoni. Mais on n’a nulle envie de se rebattre avec les salsepareilles, bien qu’il y ait quelques passages de sanglier, on a assez donné le matin ! On devine des restes de murs, ce qui signifie probablement des abris aménagés et la carte géologique donne des précisions sur la zone, deux langues de schistes/calcschistes et quartzites micacées. Qui sait ? Il faudra revenir en fin d’année pour éviter les chaleurs lors de la grimpette.Haut de page

Il est temps de redescendre, le vent frais venant de l’Est nous rafraichit ; en contrebas sur la droite sur le flanc nord du Campu Pianu, Jean aperçoit encore des trous noirs… de belles fractures dans des escarpements, mais là peu de probabilité de cavité, on est en plein dans la serpentinite ? Vingt minutes plus tard, on est à la voiture et retour sur Miomo après une journée bien remplie.

JND

 

 

Lundi 8 mai 2017

Spéléo, visite

Grotte Santa Catalina, Sisco

 

Participants

  • ITP : Michèle C., Wanda C., Albert D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F.

  • Gente canine : Zilia

 

TPST : 2h30

Photos

 

Rendez pris ce jour de commémoration d’arrêt des combats de la seconde guerre mondiale, non pour défiler devant le monument aux morts, mais pour explorer la grotte de Santa Catalina (Sainte Catherine) que Michèle, Wanda et HP ne connaissent pas.

Un front perturbé descendu d’Italie a troublé une journée qui s’annonçait très belle, mais déjà le beau temps se relève. Nous sommes garés sur la route impériale au pied du manoir Santa Catalina.

Vierge et martyre, Ste Catherine, patronne des marins, des philosophes, des jeunes filles et des guérisseurs, fut rouée et décapitée par l’Empereur Maximin qu’elle refusa d’épouser pour demeurer chaste et se consacrer à Dieu.

Une mystérieuse légende s’attache au manoir : en 1255 ou 1325, selon les sources, un navire transportant un reliquaire attaché à la basilique Sainte Catherine d’Alexandrie, d’Égypte en Avignon où s’est installée la Papauté, est pris dans une violente tempête au large de Sisco. Face au péril, les passagers implorent Dieu, lui promettant de déposer le reliquaire dans le premier lieu chrétien rencontré en échange de leurs vies sauves et sont exaucés. Ils peuvent aborder dans une crique devant la grotte. Mais une fois leur navire réparé, ils repartent vers Avignon. Une nouvelle tempête se lève au cours de laquelle le navire sombre. Le reliquaire peut toutefois être sauvé et est déposé dans une petite chapelle datant du 12è siècle, édifiée elle-même sur un sanctuaire du 2è ou 3è siècle et sise sur un promontoire au-dessus de la grotte. Dans le second quart du 15è siècle, des religieux vinrent s’installer à côté de la chapelle devenue lieu de pèlerinage, puis construisirent un hôpital pour héberger les infirmes qui affluaient chaque jour espérant un miracle comme il s’en produisait journellement selon la tradition.

Les pèlerins  descendaient en procession dans une crypte de la chapelle par un escalier aménagé près du chœur ; ils empruntaient un étroit couloir, passait devant un petit autel et remontaient par l’autre côté. Ce dispositif, réalisé au 15è siècle, était peut-être une copie du Saint Sépulcre de Jérusalem.

Une source miraculeuse à côté de laquelle pousse des papyrus était réputée guérir les ophtalmies, tout comme sa source jumelle qui coule près d’Alexandrie, sur le lieu où fut édifiée la Basilique de Sainte Catherine d’Alexandrie, dont l’édifice recouvrait un ancien temple dédié à la déesse Isis.

Au 16è siècle les reliques furent mises à l’abri des rapines barbaresques à l’église Saint Martin de Sisco devenue plus sûre et dominante. Elles sont visibles dans une armoire de la sacristie. Transportées dans des petits coffrets en ivoire « elles comprennent un morceau de la baguette que portait Moïse pendant sa traversée du désert, un peu de manne tombée dans le désert, un peu du limon ayant servi à façonner Adam ; les bourses de la Sainte Vierge, de Sainte Marie-Madeleine et de Sainte Catherine ; quelques brins de fil filé par la Vierge, quelques gouttes de son lait, un fragment du bois de la Sainte Croix, un poil du manteau de Jean Baptiste… ». Les reliques ont été authentifiées par l’évêque de Mariana au 18è siècle !

Enfin un souterrain relierait le manoir à la mer. L’existence de ce passage serait une quasi-certitude mais on a perdu la trace de son entrée et de sa sortie. La légende veut qu’il débouche dans le tombolo de Sainte Catherine. Pourtant les nombreuses visites des topis dans la grotte n’ont jamais pu le retrouver.

Nous voilà donc devant le vaste porche d’entrée. Un réseau karstique a percé ici des marbres calcaires. La crique est encombrée d’énormes blocs rocheux rendant tout accostage par la mer impossible. Ils ont dévalés là lors de la construction de la route impériale vers 1840 ou plus tard lors de son élargissement, on voit les traces de barre à mine. Le chemin de Sisco à Bastia passait auparavant par le manoir. Nous observons un pilier maçonné sur le côté droit de l’entrée et quelques restes de pilier à gauche. Y avait- il une voute ? Un hangar à bateau ? Un oratoire ?

Nous pénétrons dans la grotte : deux petits rhinos dorment au plafond, arrivons à la Salle des Ébats, on compte encore deux petits rhinos, nous descendons ensuite à la Salle Verte puis au fond de la galerie. Une chauve-souris y volette, un euryale d’après Jean-Noël. Retour sur nos pas. On s’équipe pour accéder aux Salles Supérieures. Jean-Noël s’enfile en premier sur la vire en permettant l’accès, suivi de HP. Wanda cherche à passer trop haut sur de mauvaises indications (involontaires) de HP et Jean-Noël, bloque son casque, peste contre le monde entier, s’épuise, recule puis revient à la charge et finit par passer. Albert se bloque, retenu par ses longes. On visite les salles du haut. On jette un coup d’œil à un boyau ascendant qui se termine par une trémie. Est-ce là l’accès au souterrain. Pas très accessible comme passage. Puis on installe une corde pour la descente. HP déséquipe et par peur de ne pouvoir se délonger, refait le chemin inverse plutôt que de basculer sur une sorte de grosse bitouille au pied de l’étroiture. A posteriori on verra une vidéo d’Antoine passant aisément à la montée en se juchant sur cette bitouille mais avec une longe très longue.

On ressort Zilia, coincée dans une alcôve, qui nous attendait silencieusement dans le noir. Dehors le soleil est radieux. Un dernier regard à la statue et l’on part boire un pot chez Jeannot à Erbalunga. Le mystère de l’accès au passage souterrain reste entier.Haut de page

 

Biblio :

HP

 

 

Dimanche 14 Mai 2017

Spéléo, visite

Tre Grotte in Ghjovellina : a Sapara, a Leccia Torta, Upulasca

 

Participants

  • ITP : Wanda C., Henri Pierre F., Noël R., Marie-Pierre R., Alexia S.

  • La toutounette : Nala

 

TPST :

 

Rendez-vous aux pains chauds du Golo initialement pour Morosaglia en vue d’un entrainement pour le camp de l’Hérault, mais Noël est averti par Dumé le matin qu’une course de voiture ancienne en bloque l’accès. Changement de programme donc ; direction la Ghjovellina.

Premier arrêt à la Sapara dont l’entrée est occupée par des vaches, puis on monte à Castiglione (village fortifié en Corse),  perché sur son rocher calcaire au pied des aiguilles de Rundinaia. Une légende veut que les maisons du village soient reliées à un réseau de souterrains karstiques permettant la fuite de leurs habitants en cas d’attaque sarrasine.

On descend le jardin pentu à l’entrée du village ou se trouve la grotte. Pas de chêne tordu mais des ronces qui bouchent l’entrée et que Noël armé d’une serpette dégage à grands coups de moulinets.

La galerie est fraiche, très humide. On y trouve quelques pièges à troglobies posés par l’ami Jean et des débris divers, pot de chambres, pièces métalliques informes qu’il  faudrait signaler au service d’entretien municipal. La grotte a été équipée et topographiée en 2012 avec une corde et une main courante à demeure, mais Noël ne s’en souvient plus bien et on trimbale 2 kits de cordes en cas.

Passée la « fissure inaccessible de Rémi », Alexia équipe le P7 et nous descendons dans la diaclase, gagnons le fond et empruntons un boyau ascendant qui aboutit à une corde en place qui permet de remonter sur une coulée de calcite à un premier plateau puis à une deuxième salle plus haut. Alexia teste prudemment la corde, ignorant depuis quand elle est installée.

Au sommet on aperçoit un conduit qui monte verticalement mais son accès est acrobatique et mérite une prochaine exploration. Une chauvesouris s’envole à notre approche.

Nous redescendons sur la vire inférieure. Elle est concrétionnée de petites stalagmites brunâtres comme un tapis de fakir spéléologue, avec des gours remplis d’une eau poisseuse, collante. Ces stalagmites sont-elles d’origine uro-fécale ? Une analyse chimique et bactériologique pourrait être réalisée. Penser à amener un petit pot à la prochaine visite et une bandelette urinaire à la recherche d’urobilinogène. Alexia et Marie-Pierre ont bu un peu d’eau suintante ignorant sa possible origine. On verra l’effet dans les deux prochains jours. Longée à la main courante installée par JCLM en 2012, on suit la vire vers la salle de la rouille, on y patauge dans une boue peu ragoutante. On met en place autour d’un AN une corde rappelable pour descendre en sécurité la première partie du  boyau puis une autre amarrée sur 2 plaquettes et l’on rejoint l’entrée de la diaclase ou nous attend impatiemment Nala. Noël déséquipe à la descente mais la corde enroulée autour d’un rocher se bloque et il doit remonter le P4 pour la débloquer.

On décide ensuite d’aller pique-niquer à la Sapara au bord du ruisseau de Terrivola. Crudités,  Miggliacci, pâté, Cantal et Pecorino, brioche au sucre accompagnés d’un Côtes du Rhône rouge.

HP recherche infructueusement aux alentours des Gouets maculés.

Nos agapes achevées, nous allons visiter la grotte pléonasmatiquement dénommée a Sapara . Elle bénéficie d’un arrêté de protection de biotope car elle sert de transit au Murin de Capaccini et au Minioptère de Schreibers ; une partie est interdite à la visite et obturée par une grille. On se contente donc de visiter le Lac dont la profondeur avoisine 1 mètre puis après une petite escalade un goulot qui aboutit au bord de la rivière. 2 chauves-souris que l’on n’identifie pas volent autour de nous.

Wikipedia reprend à propos de la Sapara la vieille légende d’un réseau de galeries longues de plusieurs dizaines de km qui coure sous la corse schisteuse, emprunté par les bergers et dont une des entrées se situerait à Sapara et une sortie à Calvi près de la Revellata. Des militaires auraient fléché le parcours avec de la peinture blanche encore visible par endroit ?? La mairie en aurait obturé l’accès ? De même le précis de Géographie physique de la Corse d’Ambrosi (1929) que nous avait envoyé Silvain faisait partir de Pietralbella un ancien cours du Golo exploré par des professeurs de l’Université de Christiana (Danemark ?).Haut de page

Troisième étape : grotte de Popolasca. Vaste cavité au pied des aiguilles de granit rouge éponyme, transformée en salle des fêtes. Pas vraiment de la spéléo, mais une curiosité. On visite un peu le village qui est désert en cette saison puis on redescend sur Bastia.

Bilan : journée agréable à la fraiche dans le calme et le coté sauvage de la ghjovellina. 3 chauves-souris vues. Etude des stercostalagmites de Leccia Torta à faire.

HP

 

 

Mardi 30 mai 2017

Spéléo-archéo interclubs

Grotte des Monoxyles, Lano

 

Participants

  • ITP : Henri-Pierre F., Alain G., Marie G., Jean-Claude L.

  • GCC : Jean-Yves C.

  • Archéos : Patrice C., Philippe G., Franck L., Bénédicte Q.

  • La toutounette : Nala

 

Photos

 

C'est parti pour la campagne de fouilles 2017. HP récupère JC à Ceppe et ils retrouvent Marie au pain chaud du Golo. Café.

Retrouvaille peu après le pont de San Lorenzo sur le Golo avec JY, qui pompe sur son nouveau gadget hi-tech qui permet de moins tousser en fumant !

L'équipe technique ne perd pas de temps, HP balise le chemin avec les panneaux préparés par Dumè et Nono, JY vérifie les barreaux à coups de massette, Marie et JC équipent la descente depuis le plateau et la descente vers le bas de falaise. La mini tyro est également installée entre la plateforme et la zone de tamisage.

Les archéos arrivent vers midi, il est décidé de pique-niquer avant d'entamer les fouilles. Pas de grillade et que du light en boisson ...

Plein d'entrain, les archéos décident d'accéder à la plateforme par la corde. De toutes façons, les abeilles interdisent pour l'instant le passage par la via ferrata, HP et JC en ont fait la piquante expérience ! Alain fait un passage très discret et peut ainsi accéder pour la première fois à la cavité. « Tout ça pour ça ! », mais il n'a pas encore vu les vestiges.Haut de page

Ajout de la main courante inférieure et premières utilisations de la tyro. Du matériel est monté vers la plateforme, des seaux sont descendus vers la zone de tamisage.

Traitement du problème des abeilles en fin d'après-midi, à confirmer ...

Il est plus de 20h00 lorsque le portail est fermé ...

JCL

 

 

Jeudi 1er juin 2017

Spéléo-archéo interclubs

Grotte des Monoxyles, Lano

 

Participants

  • ITP : Alain G.

  • GCC : Jean-Yves C.

  • Archéos : Anne-Gaëlle C., Patrice C., Philippe G., Franck L., Bénédicte Q.

 

Arrivée à 8h au départ de la piste, quelques minutes après les 3 voitures sont en route pour le pk.

Montée au site.

Rdv au tamisage.

Philippe organise la montée à la cavité des 2 filles et de Patrice, sur corde et/ou via ferrata.

Il m’est proposé comme activité pour la journée de continuer le décaissage qu’avait commencé la veille JY, c’est-à-dire la partie sous la cavité, à mi-distance du bas de la paroi et dans laquelle plein de choses ont pu tomber.

Travail de terrassier en plein soleil jusqu’à midi, déjeuner, et reprise début après-midi après avoir été invité à voire Philippe extraire un crâne et autres os. Je ne suis pas prêt d’oublier ces quelques minutes.

Petit stop à cause de la pluie et retour à mon décaissage.Haut de page

Fin vers 18h30, descente au pk.

Ramené les 2 filles au gîte car Franck est à Ponte-Leccia pour faire les courses, le Duster restant n’a que 2 places.
Super expérience.

Alain G.

 

 

Vendredi 2 juin 2017

Spéléo, visite

Grotte de Jujurieux, Jujurieux (01)

 

Participants

  • ITP : Albert D., Jean-Noël D.

  • Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B., Claire F.

 

TPST : 3h00

Photos

 

Comme pour tous les congrès de la FFS, le comité organisateur équipe différentes cavités dans leur région. Pour 2017, le congrès, organisé par le CDS 01 se tenait à Nantua, et Albert et Jean-Noël y participaient ; Albert comme grand électeur GE, de la LISC et Jean-Noël comme membre du Conseil d’administration. Arrivant le vendredi sur place, on avait prévu de retrouver Claire et Jean-Marie, nos amis de la CoMed, pour partager ensemble une sortie.

La mise en ligne des topos ayant pris du retard, le choix de la cavité s’est décidé au cours du vendredi matin. En cours de route, peu après Marseille, Jean-Marie nous appelle pour fixer le rendez-vous à Jujurieux afin de visiter la grotte homonyme. Elle est située sur notre route, peu avant d’arriver à Nantua, c’est une traversée, deux petits puits de quelques mètres, cela devrait être assez rapide.

On se retrouve sur la place de l’église pour midi, il fait un temps magnifique. Direction la sortie du village, l’entrée de la cavité se situe au niveau d’une ancienne carrière. Une voiture sur place, des locaux. On les voit rapidement arriver, ce n’est pas moins que Bernard A., le président-adjoint du CDS que JN avait rencontré lors d’un CA, accompagné d’un autre vieux briscard. On se fait expliquer un peu la cavité car la topo téléchargée est un peu confuse. Il y a bien une traversée qui ressort en haut du front de taille mais il faut pour cela franchir une Boîte aux Lettres, un mot que JN n’aime pas trop… Mais d’après Bernard, elle serait franchissable en hauteur sans trop de difficultés, on verra…

On casse d’abord la croûte à l’ombre des bouleaux. On s’équipe et puis c’est parti, un sentier un peu raide, bien aménagé et balisé, qui nous amène en à peine un quart d’heure à l’entrée de la cavité. 13 h, on pénètre dans un beau porche elliptique de 2x1,50 m et une galerie déclive aux dimensions humaines, de 1,50 à 2 m de diamètre, avec quelques toboggans, et au bout de 50 m une partie plane. Soit on continue droit devant par un plan incliné argileux remontant soit on descend un P6 en paroi droite. On optera pour cette voie. Descente dans difficulté, la galerie continue horizontale, de même diamètre, avec de belles coulées stalagmitiques, passage en dévers équipé d’une vire, une remontée dans des blocs et une étroiture basse en laminoir qui se franchit aisément, on débouche dans la Cathédrale. Vaste salle de plus de 15 m de haut, un plan incliné équipé d’une corde nous incite à grimper mais en fait la suite est sur la gauche derrière des blocs.

Nous somme en haut du P9 avec un départ un peu aérien comme celui de l’Aven du Bois du Bac. Rapidement, il se descend contre paroi et on se retrouve devant une fourche. Deux galeries de même diamètre, 2x1 m partent l’une vers le Nord et l’autre vers le Sud. JN arrivé en premier opte pour ce qui lui semble revenir sous la Cathédrale, donc vers le front de taille, en passant par la fameuse BAL. La palanquée suit. Galerie de belles dimensions sur plusieurs dizaines de mètres, un passage bas mais qui ne mérite pas le nom d’étroiture, puis cela se rétrécit. Il faut ramper, sur des planchers stalagmitiques, des oppos sur des vides de quelques mètres, une étroiture au milieu de concrétions, Claire commence à se poser des questions sur la suite. Un élargissement permet à Jean-Marie de poursuivre en tête, on l’entend frotter et ahaner, la suite ne semble pas réjouissante. On a du se planter et partir vers le réseau qui s’enfonce dans la montagne où la topo parle d’étroiture sableuse… On décide de faire demi-tour.

Retour en bas du P9. En avant vers l’autre branche, une grande laisse d’eau à franchir, heureusement quelques blocs sont bien disposés, la galerie semble ensuite se rétrécir. Jean-Marie consulte sa boussole et on s’aperçoit que nous somme en direction du Nord donc on s’éloigne de l’entrée, on aurait pu vérifier avant… Soit on veut faire la traversée et il faut reprendre la galerie un peu rastèg que l’on a parcourue en premier, JM ne devait pas être loin de la fameuse BAL, soit on ressort par l’entrée. Un vote démocratique aboutit au choix de la seconde option. Déjà plus de deux heures qu’on crapahute.Haut de page

Remontée du P9 et au lieu de descendre dans la galerie du P6 on part à l’horizontal pour déboucher en haut du plan incliné au niveau du départ du P6. Reste à remonter la galerie d’entrée et on ressort au soleil, il est 16 h. Dommage qu’on ait raté la traversée, après tout la BAL se serait peut-être bien franchie…

Direction Nantua où on assistera aux premières descentes de la grande tyrolienne au-dessus du lac.

JND

 

 

Vendredi 2 juin 2017

Spéléo-archéo interclubs

Grotte des Monoxyles, Lano

 

Participants

  • ITP : Jean-Claude L.

  • Archéos : Anne-Gaëlle C., Patrice C., Philippe G., Franck L., Bénédicte Q.

 

Photos

 

Côté archéos les fouilles avancent tranquillement, grattage, tamisage, ensachage.

Côté topi, changement des 2 cordes en 9 mm par des cordes en 10,5 mm, ça coulisse moins bien mais les règles de travail sont respectées.

Installation d'un répartiteur et d'un système balancier pour permettre à Anne-Gaëlle de monter tranquillement.Haut de page

Violent orage en fin de repas, la foudre tombe plusieurs fois à quelques centaines de mètres du site, les grondements de tonnerre résonnent fortement dans la vallée. Tout le monde reste à l'abri de la bâche tendue au-dessus de l'aire de pique-nique.

Après la pluie ... le beau temps. Les coups de tonnerre s'éloignent, la pluie cesse, poursuite des opérations.

Fin des travaux vers 18h00.

JCL

 

 

Samedi 3 juin 2017

Spéléo-archéo interclubs

Grotte des Monoxyles, Lano

 

Participants

  • ITP : Jean-Claude L.

  • GCC : Jean-Yves C.

  • Archéos : Anne-Gaëlle C., Patrice C., Philippe G., Franck et Céline L., Bénédicte Q.

  • En apprentissage : Antoine L.

  • Initiés : Marie-Françoise L., Laurence L., Antoine L.

 

Photos

 

Les opérations de sauvetage continuent.

JY termine le nettoyage de l'aire de sédiments en contrebas de la cavité. JC fait visiter le site à un collègue féru d'archéologie et à sa compagne. Marie-Françoise se contentera du site de tamisage et de la vue d'en bas.

La corde de sécurité de la via ferrata est en grande partie démontée et reposée en supprimant le croisement de celle-ci avec la main courante rigide.

Encore une fois la pluie s'invite en milieu d'après-midi, mais sans orage cette fois-ci.Haut de page

La journée se termine par un agréable barbecue au gite de Lano en compagnie du maire et de son épouse. De savoureuses brochettes terminent ainsi cette journée de mi-campagne.

La nuit est tombée depuis un bon moment lorsque JY rentre sur Altiani, MF et JC sur Biguglia. Un gros sanglier les a même salué au passage !

JCL

 

 

Mardi 6 juin 2017

Spéléo-archéo interclubs

Grotte des Monoxyles, Lano

 

Participants

  • ITP : Jean-Claude L.

  • GCC : Jean-Yves C.

  • Archéos : Anne-Gaëlle C., Patrice C., Philippe G., Franck L., Kévin P., Bénédicte Q.

  • Invité : Pierre B. (journaliste du Monde)

 

Photos

 

Déjà la 8ème journée de fouilles. Le « tas d'os » a été dégagé mais il subsiste encore quelques os enterrés. La couche de sédiments contenant tous les vestiges se poursuit vers le fond de la galerie et fera l'objet des prochaines extractions. D'ailleurs, cette galerie prend peu à peu une forme caractéristique des réseaux karstique, le trou de serrure.

il est de plus en plus question qu'une troisième campagne soit nécessaire en 2018 ...

JC installe une bâche pare-abeilles afin d'isoler le nid de la via ferrata. Le but est de cacher à la vue des gardiennes de la ruche le passage des via-ferratistes. Pas vu, pas piqué !

Un journaliste scientifique du Monde monte jusqu'à la cavité en vue d'un article à paraitre le mardi 13 juin. Il réalise également quelques interviews.Haut de page

Il est également prévu pour le lendemain le tournage d’une séquence d’un documentaire en coproduction entre plusieurs chaines sur les pérégrinations des Shardanes, une des ethnies du bronze final composant les Peuples de la mer, et qui auraient pu faire escale en Corse … Albert et Alain seront sur place et pourront donc donner des infos sur cette période de leur jeunesse ;-)

JY et Kévin entament le décapage du pied de falaise avec l'espoir de recueillir encore quelques vestiges qui seraient tombés de la cavité. Une planche d'environ 50 cm de long sur 15 de large est dégagée, fait-elle partie du 1er cercueil ? à confirmer ...

Fin des travaux vers 19h00.

JCL

 

 

Mercredi 7 juin 2017

Spéléo-archéo interclubs

Grotte des Monoxyles, Lano

 

Participants

  • ITP : Albert D., Alain G.

  • Archéos : Anne-Gaëlle C., Patrice C., Philippe G., Franck L., Kévin P., Bénédicte Q.

 

Quelques couacs pour joindre Albert qui, je l’ai appris plus tard de sa bouche, ne lit pas ses sms et n’écoute pas ses messages……

Je suis à 8h au départ de la piste et en route pour le parking. Je fais la connaissance de Kevin avec lequel je vais passer la journée à finir de décaisser la partie au pied de la falaise dans l’espoir de trouver quelque chose…. Au final, dixit Kevin, ce sera des fouilles géologiques qui permettront de mieux comprendre l’évolution de cette falaise dans le temps.

Dans la matinée, arrivée du Maire et des 2 membres de l’équipe de TV. Ils réalisent un film où la grotte de Lano sera présente. Philippe accompagne le cameraman jusqu’à la cavité en passant par la via ferrata et au retour c’est Albert qui accompagne le cameraman jusqu’à la zone de tamisage. Ils continueront à filmer et photographier les différentes étapes de fouilles, décaissage, tamisage, dessins, mesures etc.…

Stop vers 12h pour se restaurer un peu et surtout pour Kevin et moi de se mettre à l’ombre.

Bénédicte nous apprend qu’ils ont presque froid dans la cavité (courant d’air ?).

Vers 15h la mini équipe TV prend le chemin du retour.

Les fouilles continuent dans la cavité et peu de choses sont sorties ce jour. Anne-Gaëlle a remplacé Franck au tamisage dans l’après-midi.

Vers 18h30, feu vert de Philippe pour la fin de journée des 2 Topi.Haut de page

Kevin descend avec nous pour reprendre un outil dans un des Duster et accueillir un archéo qui, circulant en moto de route, a dû la laisser au départ de la piste. Il était attendu bien plus tôt !!!

Petit débriefing au tél avec JCL vers 20h pour lui communiquer les coordonnées du responsable de l’équipe TV qui souhaite un contact avec les découvreurs.

Alain G.

 

 

Jeudi 8 juin 2017

Spéléo-archéo interclubs

Grotte des Monoxyles, Lano

 

Participants

  • ITP : Jean-Claude D.

  • GCC : Jean-Yves C.

  • Archéos : Anne-Gaëlle C., Patrice C., Philippe G., Kévin P., Bénédicte Q.

  • Invitée : Hélène L.

 

Journée tranquille, Franck est sur le continent.

JCD et LN, une copine de JCD, retrouvent JY au départ de la piste. Les archéos arrivent vers 8h10.

Pas mal de temps morts, pour les spéléos comme pour les archéos.

La couche X est raclée jusqu'à la roche, et la coupe fait bien 50 cm de haut, mais visuellement, pour JY, semble stérile. Il reste au moins 2 m à fouiller.

La fouille en pied de falaise n'a rien donnée.Haut de page

JCD et LN dégagent en début d'après-midi.

Vers 17h00 une partie des archéos part (veulent faire un peu de tourisme sur Aiti), JY aussi, reste 2 archéos qui souhaitent amorcer une nouvelle tranche.

JYC/GCC

 

 

Vendredi 9 juin 2017

Spéléo-archéo interclubs

Grotte des Monoxyles, Lano

 

Participants

  • ITP : Pierre L.

  • Archéos : Anne-Gaëlle C., Patrice C., Philippe G., Kévin P., Bénédicte Q., Maxime S., Anne-Sophie.

 

Photos

 

8h les 3 Duster montaient la piste avec à leur bord Philippe, Patrice, Kévin Bénédicte, Anne-Gaëlle et bibi.

9h Philippe part chercher Maxime et Anne-Sophie arrivés du bateau Bastia jusqu'au bout de la piste avec leur fourgonnette remplie de matos topo, mesures GPS, théodolite ...

Beaucoup de terre, grotte et pied falaise, manipulée pour aucun résultat de toute la journée.

13h pause casse-croûte.

14h reprise des ateliers.

Descente de beaucoup de matos de la grotte et du PC vers les véhicules pendant l'après-midi pendant les derniers travaux de fouilles puis mesures au fond du trou, énorme maintenant.

Baptêmes via ferrata puis descente en rappel pour la timide Anne-Sophie.

19h30 les 3 Duster bien chargés redescendent la piste.

20h à 21h pause bière à Lano village à la maison des archéos avec le maire.


22h15 bibi arrivé maisonHaut de page

Rangement bordel

Bonne douche

Dîner

Minuit épuisé, alors dodo pour être prêt "demain " :-)

Pierre

 

 

Samedi 10 juin 2017

Spéléo-archéo interclubs

Grotte des Monoxyles, Lano

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Dominique D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Pierre L., Noël R., Jean-Philippe S., Alexia S.

  • Archéos : Patrice C., Philippe G., Franck L.

 

Photos

Vidéo

 

Peu avant Lano croisement avec Bénédicte, Kévin, Anne-Sophie et Maxime, échanges d'au-revoir, c'est le dernier jour de la campagne 2017.

Retrouvailles peu avant 10h en début de piste avec les archéos, Alexia et Nono. On apprendra plus tard que Pierre est déjà au bout de la piste.

Tout le monde se retrouve rapidement à pieds d'œuvre à la falaise. Les archéos font une dernière visite à la cavité pour un dernier point. Les planches et la chaise sont mises à l'abri dans la cavité. Derniers transferts de matériel par la tyro et c'est le démontage général.

Hormis Patrice, les archéos partent, les topi s'agitent. Toutes les cordes sont démontées sauf la guide. Les premiers mètres de la main courante rigide et les premiers barreaux sont également déposés.Haut de page

Tout est rondement mené, retour à la piste pour 14h et grillades.

Le matériel est rapporté au local, il est même rangé et il ne manque rien !

Séparation vers 18h00.

La suite en 2018 !

 

______________________________

 

Il est maintenant temps de dresser un petit bilan de cette campagne 2017.

Tout d'abord, compte tenu des conditions d'intervention particulières, en pleine paroi d'un à-pic, à 25 m du sol, il est à noter qu'il n'y a eu aucune blessure, si ce n'est 4 piqures d'abeilles. Mais il faut reconnaitre qu'elles étaient dans leur droit, étant en place depuis peut-être l'âge du bronze ! La pose d'une bâche de séparation a permis à chacun de faire ce qu'il avait à faire. On peut néanmoins noter une belle glissade sur le chemin d'accès qui a valu un beau coquard à Patrice !

D'un point de vue humain, l'investissement a été moins important que lors de la campagne 2016, il faut dire que le défit technique semblait moins sensationnel, et peut-être un peu de lassitude également ...

4 journées de préparation ont été nécessaires pour l'installation de la via ferrata, la pose des équipements d'accès traditionnels et de sécurité sur la plateforme, l'aménagement et le balisage du chemin d'accès.

16 topi et 1 GCC se sont relayés durant ces 4 journées, représentant 41 journées spéléos :

 

  26 mars 9 avril 15 avril 22 avril  
Jean-Claude D X       1
Albert D X X     2
Dominique D X X X X 4
Jean-Noël D X     X 2
Henri-Pierre F X X   X 3
Marie G X   X X 3
Jean-Claude L X X X X 4
Véronique M X     X 2
Noël R X X X X 4
Alexia S X X X X 4
Wanda C   X   X 2
Alain G   X   X 2
Rémi R   X   X 2
Jean-Philippe S   X     1
Pierre L     X   1
Sébastien C     X   1
Jean-Yves C X X   X 3
  11 11 7 12 41

 

D'un point de vue technique, un nouveau challenge a été proposé aux topi, l'amélioration des conditions d'accès à la cavité. Si les précédentes campagnes avaient fait goûté aux archéos l'ivresse aérienne des descentes sur corde, il s'avérait nécessaire pour cette année d'humaniser ces conditions d'accès, d'ou l'idée d'une via ferrata horizontale. Mais il fallait que celle-ci soit confortable et donc, outre les supports rigides pour les pieds, il a été posé une main courante de confort en parallèle avec la main courante de sécurité. La première était constitué d'une barre métallique rigide qui permettait d'avoir des prises de mains stables. La deuxième était classiquement constituée d'une corde où l'on pouvait se longer. Cette corde a été prolongée jusque sur la plateforme et a également servi aux 4 mains courantes disponibles devant la cavité. En outre, elle était de couleur jaune afin de bien visualiser la corde sur laquelle on pouvait et on devait se longer. Il faut saluer le travail de Dumè qui s'est démené pour trouver tous le matériel nécessaire à la réalisation de la via ferrata !

Autre détail de confort, les longes des baudriers affectés aux archéos ont été remplacées par 2 longes longues afin de faciliter leurs manipulations.

On peut dire que le challenge a été réussi par les topi et leur a apporté une belle expérience supplémentaire que ce soit au niveau technique, humain et scientifique.

 

Vient maintenant la campagne. 13 topi et 1 GCC se sont relayés afin d'assurer la présence d'au moins un spéléo tout au long de la campagne, représentant 33 journées spéléos.

 

  30 mai 31 mai 1 juin 2 juin 3 juin 4 juin 5 juin 6 juin 7 juin 8 juin 9 juin 10 juin  
Henri-Pierre F X           X         X 3
Alain G X   X           X       3
Marie G X         X             2
Jean-Claude L X     X X     X       X 5
Jean-Yves C X X     X     X   X     5
Albert D                 X       1
Jean-Claude D                   X     1
Pierre L                     X X 2
Antoine B           X           X 2
Dominique D             X         X 2
Jean-Philippe S           X           X 2
Wanda C             X           1
Noël R             X         X 2
Alexia S             X         X 2
  5 1 1 1 2 3 5 2 2 2 1 8 33

 

Tout le démontage des installations a pu être effectué lors de la dernière journée.

On peut noter la bonne coopération entre les spéléos et les archéos. Les premiers ont répondu aux attentes techniques et aux accompagnements souhaités par les archéos, les deuxièmes ont tenu informé en permanence les spéléos de l'évolution des recherches.Haut de page

Perspectives. Une nouvelle campagne a été prévue par les archéos en 2018 afin de continuer le déblaiement et tamisage des sédiments encore présents dans la cavité. Même si les derniers prélèvements de la campagne 2017 n'ont pas révélé de vestiges, il convient de s'assurer qu'ils n'en restent plus.

Donc rendez-vous en 2018 pour de nouvelles aventures spéléo-archéologiques, avec peut-être un nouveau challenge technique, certains proposent avec malice un stannah

JCL

 

 

Samedi 17 juin 2017

Journées Nationales de l'Archéologie, Corte

 

Participants

  • ITP : Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Pierre L., Noël R., Marie-Pierre R., Alexia S.

  • Invitée : Marie-Françoise L.

 

Photos

 

Dans la foulée de la campagne de fouilles à Lano, un petit passage aux JNA s'imposait, histoire (;-) de rester dans le bain  !

Plusieurs conférences intéressantes, dont celle sur la photogrammétrie et celle faisant le point sur les recherches en cours, avec un focus particulier sur les fouilles de Lano.Haut de page

Après cet épisode culturel, les topi profitent du libre accès à la citadelle pour y rendre une petite visite et monter au balcon culminant de l'édifice. Ce sera une première pour certains. La vue de là-haut est magnifique, On peut se rendre compte que les nouveaux immeubles construits vers le cimetière ne sont pas du tout en harmonie avec l'architecture cortenaise, dommage !

La visite continue par le musée, une première pour certains aussi, puis retour tranquille vers Bastia.

JCL

 

 

Dimanche 25 juin 2017

Spéléo interclubs, tournage documentaire

Grotte des Monoxyles, Lano

 

Participants

  • ITP : Michèle C., Jean-Claude D., Albert D., Valérie D., Jean-Noël D., Jean-Claude L.

  • GCC : Jean-Yves C.

  • Toutounette : Zilia

 

Photos

 

Une équipe de tournage avait effectué une visite pendant la campagne de fouille en vue de réaliser un documentaire de 52 mn. Celui-ci aura pour thème « les peuples de la mer » durant l’âge du bronze et consacrera environ 1/3 du temps à la Corse, dont quelques minutes à la découverte des Monoxyles.

Un nouveau rendez-vous a été pris avec cette fois-ci avec les 6 participants à la mémorable sortie qui avait permis la découverte des Monoxyles. Au programme, faire une reconstitution de cette découverte.

Il fait déjà chaud sur la petite piazza suttana de Lano quand les topi et le GCC rejoignent l'équipe de réalisation et le maire, toujours fidèle au poste lors des évènements importants pour sa commune.

Le réalisateur, Daniel Michau, est un passionné d’archéologie. Il avait déjà participé à la réalisation d’un 1er documentaire sur des fouilles en Corse du Sud « Opération Cauria » (trailer), il est accompagné du producteur, Paul Chiesa et du caméraman, Patrick Mannu. Un égyptologue italien, Giacomo Cavilllier est également présent. Ce documentaire posera entre autres questions, existe-t-il une relation entre les Shardanes, un des peuples de la mer, et les Monoxyles ? Hypothèse osée, mais on peut s’attendre à tout avec l’histoire …

Quelques images aériennes de Lano sont prises avec un drone, puis la descente de la piste en 4x4, par devant, par derrière, de dedans, de dehors. Tiens, un randonneur apparait au détour d’un virage ! Le randonneur se transforme en randonneuse, une menue silhouette familière puis le visage de Michèle apparait dans l’encadrement de la fenêtre du Def. Tout le monde est surpris, surtout quand elle annonce fièrement qu’elle est venue en stop depuis Bastia ! L'auto-stoppeuse est donc prise en charge, on ne s’étalera pas sur les origines de ce défi …

Les prises de vue se succèdent, descente vers la rivière (à sec), passage en forêt, montée vers le haut de l’à-pic, reconnaissance du point de départ de la descente, installation de l’équipement, descente vers la cavité puis remontée. Le plus facile est fait.

Vient maintenant le récit de la découverte par JY et JCL en mode « Souviens-toi … ». Et là, les 2 découvreurs n'arrivent pas à se mettre d'accord sur le moment le plus émouvant de cette aventure. Cette séquence téléréalité devrait laisser les téléspectateurs perplexes ! A effacer ...

S’en suit un interview de l’égyptologue devant une « gravure » qu’il a découvert sur une paroi rocheuse en prospectant les alentours et dont tout est possible sur l’origine, naturelle, anthropique …

Retour à la piste où les prises de vue se terminent par une discussion entre le maire et l’égyptologue.Haut de page

La table est mise, un pique-nique topinesque termine cette séquence terrain.

Après un petit rafraichissement pris chez le maire, l’équipe se retrouve pour d'autres rafraichissements dans la maison du producteur à Omessa où Pierre-Jean, qui a rejoint l'équipe, montre quelques vidéos tournées au moment des fouilles 2015 et 2016, avec notamment les tyroliennes. Quelques séquences qui pourraient compléter le documentaire.

JCL

 

 

Samedi 1er juillet 2017

Spéléo, visite

Grotte de Brando

 

Participants

  • ITP : Noël R., Alexia S.

 

Nous décidons cet après-midi de nous rendre à la grotte de Brando pour une visite classique de la cavité et des jardins, mais aussi pour nous rendre compte de l’état des lieux.

Nous débutons par la visite de la grotte, pas grand-chose à dire mis à part quelques bouteilles cassées et de nombreuses bougies abandonnées. Nous trouverons aussi un tabouret dans la salle principale… La maisonnette n’a pas trop souffert des nombreux visiteurs qui viennent là.

Nous grimpons pour nous rendre sur le belvédère, et observons que quelques marches sont descellées. Arrivés sur place, nous remarquons que quelque « brillant génie » a eu la bonne idée d’installer son barbecue au pied des deux arbres au centre de la plateforme ; bien évidemment un des deux chênes a souffert. Le même ingénieux génie sans doute a cru bon de réaliser un autre barbecue dans l’alcôve ; le plafond s’est inévitablement couvert de suie… Le remuant génie, toujours lui, imaginatif, dégourdi et incontestablement bien inspiré …. a renversé une très grosse pierre du bord de la murette…

La visite se poursuit en direction de la maison du commandant, le sentier reste toujours praticable mais laHaut de page végétation reprend peu à peu ses droits. On peut observer les traces de nombreuses sentes à travers les trouées dans le maquis. Plus loin, nous constatons que le mur des latrines du commandant s’est en partie effondré. Il ne nous faudrait qu’un peu d’huile de coude et de bonne volonté pour remettre cet édicule en état avant qu’il ne s’effondre complètement.

La visite se termine par un passage au rocher de « La Favorita », puis nous rentrons sur Bastia.

Nono

 

 

Dimanche 2 juillet 2017

Spéléo, entomologie

Grotte de Cortè, Pietracorbara

 

 

Participants

  • ITP : Jean-Noël D., Jean R.

  • Gente canine : Oscar

 

TPST : 0h40

Photos

 

Jean est de retour pour sa campagne semestrielle de piégeage. Au programme, relevé de pièges posés l’an passé en bordure de routes traversant le Cap Corse, ce qu’il fera seul en venant d’Olmi Capella. Mais vu la circulation, l’horaire de retrouvailles sera un peu tardif. Le rendez-vous sera donc fixé directement au parking de l’église Saint Clément à Oreta, hameau de Pietracorbara, pour aller relever les pièges de la grotte de Cortè qui attendent depuis le 30 janvier 2016.

On emprunte le magnifique sentier qui passe par le pont génois, puis la châtaigneraie au bout de laquelle on retrouve le lit du ruisseau qui descend de la source de Monte Fioscu, bien sec, quelques laisses qui feront la joie d’Oscar. On retrouve les escarpements rocheux en rive gauche qui marquent le départ du sentier vers la cavité mais la végétation est assez luxuriante, on mettra un peu de temps avant d’y arriver. Le sentier est toujours bien marqué, les chasseurs doivent l’entretenir, mais la branche brûlée qui marquait le départ de la descente vers la cavité a disparue. Heureusement la mémoire de Jean est toujours aussi performante.

Nous voilà devant la cavité, tiens le câble qui facilitait la descente du plan incliné, a également disparu … Chasseurs, berger ? Jean penche pour la seconde hypothèse, il n’apprécierait pas trop les visites (des groupes venaient à une certaine époque). Premier objectif, retrouver les pièges posés à l’extérieur devant l’entrée. On en avait posé deux avec Albert en 2016, mais ils sont si bien cachés qu’on cherchera en vain. C’est parti pour une petite visite de la cavité. JN part en premier pour compter les rhinos, mais aucun chiro à l’horizon.

Retour à l’extérieur, pour aider Oscar à descendre le plan incliné, ses aboiements commençant à nous fatiguer. Une fois dans la grotte, il se calme et part en exploration, il a l’air très à l’aise. Petite visite du boyau du fond, avec une entrée assez rastèg, le casque frotte, mais Oscar s’aplatit et suit JN au pied et continue dans le boyau… il a fait son baptême de chien de spéléo. Un petit coup de noir absolu, le chien reste calme. Retour sans difficultés. On retrouve Jean en bas du plan incliné. Là on retrouve un piège ancien où croupit un liquide nauséabond. Aucune bestiole à espérer. Jean vide le contenu au sol et Oscar ne trouve rien de mieux que de se rouler dedans, pas étonnant quand on sait qu’il adore se rouler dans les bouses de vache… Bilan, une horreur il est tout marron et dégage une odeur pestilentielle. Heureusement qu’au retour le ruisseau de Pietracorbara offre de belles vasques.Haut de page

Retour au parking, on abandonne le projet d’aller piéger la grotte de la Coscia à Rogliano et on décide d’aller repérer le départ des pistes qui partent du pylône de Bocca San Rocco et qui mènent au-dessus de barres de Striajo, au-dessus d’Oreta, où il y aurait une cavité, d’après les archives de Jean. Il suffit de remonter la vallée jusqu’au hameau de Lapedina et emprunter la D32, en fait une piste qui mène à Cagnano. Piste très praticable en SUV et même en véhicule pas trop bas de caisse. On confirme qu’une piste praticable plutôt en 4x4 descend jusqu’au niveau des barres. On reviendra.

Retour au parking puis direction le bar de la plage de Pietracorbara pour une bonne Pietra°.

JND

 

 

Lundi 3 juillet 2017

Spéléo, entomologie, prospection, première

Failles di a Vadaccia, Sisco

 

Participants

  • ITP : Jean-Noël D., Jean R.

 

TPST : 0h10

Photos

 

La lecture du compte rendu du 29 octobre 2016 avait mis l’eau à la bouche de notre Jeannot, des fractures profondes de plusieurs mètres avec des zones d’obscurité et une végétation luxuriante, quasi tropicale… cela pouvait être une aire riche en cavernicoles. On se décide donc pour ce projet. Départ vers 9 h avec le Duster, à la lecture du compte rendu on y apprenait que la piste avait été refaite et qu’on pouvait se passer de 4x4.

Arrêt à la grotte San Michele, au départ de la piste ; Jean ne connaissait pas, on y reviendra pour piéger. La piste semble en effet plus roulante, quelques passages recèlent cependant des coulées pierreuses. Arrivés presque à la chapelle, on stoppe derrière deux 4x4 d’autrichiens, un Land et un Disco TD5, du beau matos tout neuf. Quand on prend des photos, on peut se garer même sur une piste… On descend pour aller voir les conducteurs et on se rend compte qu’ils sont arrêtés car la route s’est effondrée… juste après la citerne DFCI, 200 m avant la dernière grande épingle à cheveux, un torrent a emporté la piste. Cela doit dater des intempéries du 25 novembre 2016.

Un passage de fortune existe, mais très pentu, avec des ornières comblées de blocs et en face la remontée semble raide et instable. Le Disco tente sa chance mais il patine dans la montée et impossible de prendre de l’élan car une ornière transversale barre la piste. Il y a pourtant des traces de pneus de 4x4, mais les nouveaux équipements électroniques des Disco et Land ne semblent pas permettre les franchissements limites (d’après ce que j’ai pu comprendre des explications en anglais du conducteur autrichien…). À voir avec nos vieux engins…

Pas question de tenter avec le Duster. Les autrichiens font demi-tour et nous nous garons en bordure de piste. La chapelle n’est pas loin à pied. Finalement une fois l’épingle franchie, on voit un sentier de vache qui file en direction du promontoire de Presa di a Vadaccia. Maquis ras clairsemé, restes d’incendies, on avance facilement ; on sera sur le plateau en une vingtaine de minutes. On retrouve les marques orange qui ornent le sentier venant de la chapelle.

On tombe sur la Faille 5 (en fait fracture…), une trentaine de mètres de long, pénétrable à l’horizontale par son entrée est. Très riche fougères, on y reviendra pour piéger. On remonte vers le haut du plateau, vers l’ouest pour découvrir les autres « failles ». La plus imposante est la numéro 1, caractérisée par ses deux grands arbres (érables ?) du côté est. Se souvenant du compte rendu de 2016, on cherche la voie qui permet d’accéder au fond. Les deux côtés semblent un peu exposés, pas question de prendre des risques, on renonce. JCL joint ensuite au téléphone nous précisera qu’on accède par le milieu de la crevasse et qu’on en ressort par le côté est, mais il nous le déconseille un peu. De toute façon il faudra revenir avec le matos topo.

On part chacun de notre côté pour prospecter, JN cherche sous les escarpements rocheux nord et Jean part vers l’ouest après le petit vallon. Il appellera JN car il a trouvé grotte et aven… Il s’agit d’une nouvelle fracture où les cailloux rebondissent un certain temps… estimation d’une dizaine de mètres mais l’entrée se trouve au fond d’un abri sous roche, on l’appellera Grotta di a Vadaccia et on reviendra pour la topo.Haut de page

Retour à la première fracture de notre visite, la Faille 5, où l’on posera trois flacons-pièges en bordure de fracture au milieu des fougères, mais la terre, qui en fait recouvre les blocs effondrés, est bien sèche, pas sûr que ce soit propice aux bestioles. On les relèvera en automne.

Retour à la piste par le même sentier de vache. La journée est bien avancée, la visite de San Michele est reportée, vraisemblablement pour vendredi prochain. On clôturera cette journée par deux tournées de Pietra° sur le port d’Erbalunga.

JND

 

 

Jeudi 6 juillet 2017

Spéléo, exploration

Grottes des Fours à Ciment, Peynier (13)

 

Participant

  • ITP : Jean-Claude L.

 

TPST : 0h15

Photos

Tracé

 

Petites vacances en famille sur les coteaux de la plaine d'Arc au pied de la Sainte Victoire, un bungalow sous les pins non loin du petit village provençal de Peynier. Les journées se passent tranquillement entre les visites touristiques et familiales, le farniente et la piscine du camping. Tiens, 2 grottes sont notées sur la carte 1/25000ème du secteur, il n'en faut pas plus pour me décider à y rendre une petite visite. Malgré un départ relativement matinal, la concurrence de la piscine n'incite pas la jeunesse à m'accompagner, c'est vrai que la température approche déjà les 30°.

J'arme mon téléphone portable avec Géoportail et me voilà parti gaiement sous les pins. Un chemin de randonnée longe le camping et permet de s'approcher de la 1ère cavité. Souvent dépité par la précision du positionnement des grottes sur les cartes, cette fois-ci le GPS m'amène pile poil dessus. Et en plus le sous-bois est relativement propre, juste un bâton est nécessaire pour coucher quelques branches de buissons et surtout faire fuir d'éventuelles vipères, on n'est pas en Corse ...

Petite déception pour cette première cavité. Au fond d'une dépression, un trou de 50 cm de large sur 20 cm de haut. Celui-ci nécessiterait de la désob, mais je ne suis pas équipé pour. Dommage car une photos prise en bout de bras laisse deviner un élargissement et du noir ...

Je reprends la prospection, longe une route dont quelques terrassements montrent une coupe du terrain géologique. Un coup d'œil sur Infoterre indique « C6b - Calcaires marneux (Fuvélien) », me voilà dans le crétacé (Carte, Notice). Un bloc rocheux montre même quelques bivalves fossiles, des Corbicules affirme Google. Je quitte la route et emprunte une piste. Un peu plus loin apparait une construction présentant à sa base 2 ouvertures semi-circulaires. Tiens, des fours à chaux ? Presque, là aussi Google vient à mon aide, il s'agit en fait d'anciens fours à ciments, assez répandus dans la région au XIXème siècle.

La piste est abandonnée, un sentier passe au-dessus des fours mais aucune ouverture supérieure n'apparait. A proximité, il ne reste qu'une petite construction en ruine, seule trace d'une exploitation des calcaires environnants.

Je continue mon chemin et tout à coup une bise fraiche m'englobe. Sur la gauche, derrière quelques buissons, une ouverture de 4 m de large sur 0,5 m de haut me souffle un air rafraichissant. La hauteur était plus grande à l'origine, un tas de gravas et des branches en travers tentent d'empêcher toutes visites. Faut dire que la vue sur la 1ère salle n'encourage pas à y entrer. Des étais en partie effondrés tentent de maintenir les dalles du plafond. Oubliant la prudence je m'engage dans la cavité. Un plan incliné de quelques mètres aboutit dans une grande salle, une quinzaine de mètres de diamètre et 3 m de haut, des blocs rocheux de toutes dimensions éparpillés au sol. Pas de chauve-souris malgré les grincements entendus à l'entrée. De cette salle partent en étoile quelques galeries au plafond bas, mais la menace d'éboulement est trop importante et la prudence reprend le dessus. Une question se pose, est-ce une cavité naturelle d'où ont été extraits les matériaux nécessaires à la fabrication du ciment, ou est-ce une cavité entièrement anthropique ? En tous cas aucune trace de creusement mécanique, faut dire que les lauzes se délitent tellement facilement qu'un simple burin et une simple massette étaient probablement suffisants pour morceler la roche.

La position de cette cavité ne correspond pas à celle indiquée sur la carte. Je continue le chemin, guidé par M. Géoportail et, à l'endroit signalé, une ouverture de 2 m de large sur 1 m de haut apparait, mais pas de courant d'airHaut de page cette fois-ci. Là aussi l'entrée est étayée, mais de façon encore plus précaire que la précédente. Si le support de gauche est encore debout, celui de droite s'est affaissé et la traverse horizontale n'est justement plus horizontale. On peut se demander comment tient le plafond, il est fissuré dans tous les sens. Pas de risque cette fois-ci, demi-tour.

Retour au camping, en passant par la piscine où les enfants s'éclatent ...

JCL

 

 

Vendredi 7 juillet 2017

Spéléo, entomologie

Grotte San Michele, Sisco ; Failles St Nicolas, Ville di Pietrabugno

 

Participants

  • ITP : Jean-Noël D., Alain G., Jean R.

 

TPST : 1h00 x 2

Photos

 

Poursuite de la campagne de piégeage, Jean est descendu de son village pour partager le rosé lors de la réunion du club. C’est l’occasion pour Alain pour se joindre à l’équipe, la moyenne d’âge va exploser… (72 !). On avait envisagé de terminer les cavités du Cap corse, grotte San Michele de Sisco, grotte U Cuventu de Cagnano (mais Jean s’est souvenu ensuite l’avoir déjà piégée lors de la première de l’Aven du Berger, sans résultats) et la grotte de la Coscia à Rogliano (mais probablement trop sèche en ce moment), on verra demain matin.

Rdv est pris pour 9 h 15 chez Jeannot à Erbalunga, Alain nous attendra jusqu’à 9 h 45… Café et choix des cavités. En reprenant l’Inventaire, on constate qu’il ne reste plus grand chose à piéger sur le Cap pour Jean. Ce sera San Michele à Sisco le matin et les Failles St Nicolas à Ville di Pietrabugno l’après-midi.

Direction le départ de la piste en haut de la vallée de Sisco. Le soleil tape déjà bien fort et heureusement les arbres offrent un parking bien ombragé. Mais comme prévu il va falloir affronter le roncier. Il semble bien plus dense que lors de la visite du 20 mars 2016, JN décide d’attaquer par la droite projetant de rejoindre la vire qui mène à la cavité. Une vingtaine de mètres plus loin, la falaise est atteinte mais impossible de rejoindre la vire, trop de ronces sèches, très résistantes. Retour en arrière pour obliquer à gauche et rejoindre le bas du plan incliné menant à la cavité. La progression est plus facile, comme à l’habitude on surfe sur la canopée du roncier, il y a au moins 1,50 m de ronces en dessous !

Nous y voilà, le bas du plan incliné est libre de ronces, il ne reste plus que l’escalade de 4 m. On fixe deux mousquifs en bout de corde pour servir de lest et on envoie le tout au-dessus du tronc de l’arbre qui pousse au bord du ressaut. Quelques essais plus tard le bout est récupéré et JN peut monter en assurance, sinon l’expo est un peu chaude. Jean et Alain suivront sans difficultés.

La cavité semble propice au piégeage pour Jean, sol terreux, racines, humidité. On posera cinq pièges au fond, à gauche et à droite et trois au milieu de la galerie en paroi gauche. Alain découvre avec plaisir les techniques de piégeage et sert d’apprenti à Jean.

Pendant ce temps, JN furète dans la cavité, qui n’est pourtant pas bien grande, et s’aperçoit qu’on peut monter en plafond en milieu de galerie et que cela continue horizontalement sur 5 m pour se terminer comme en bas sur un pertuis impénétrable, il faut mettre à jour la topo (environ 7 m de plus…).

Mission accomplie, il faut organiser la descente. Alain, notre moniteur canyon s’en occupe ; descente sur corde double et assurance de Jean, puis JN en moulinette. Le retour par le roncier ne sera qu’une formalité. Jean décide de poser des pièges en extérieur au niveau des châtaigniers surplombant le parking. Alain sera à la tâche : forage à la tarière, pose du tube perforé puis du flacon contenant l’appât sucré, on ferme et on recouvre le tout de cailloux. On viendra relever en fin d’année.

Il est 13 h, arrêt chez Jeannot pour une tournée de Pietra°. Alain récupère sa voiture et direction le chemin des Oliviers. C’est là que se situent les Failles St Nicolas visitées par les topis en 1990 puis topographiées par JCL et JN le 12 janvier 2014. On est en banlieue de Bastia, le parking est rapidement retrouvé, la cavité est 65 m au-dessus, au niveau des barres calcaires. Quelques hésitations pour la retrouver, on part un peu à gauche et puis l’entrée est recouverte de branchages bien secs comme en 2014 mais en 15 mn on est au bord.

Alain semble un peu dubitatif devant l’entrée étroite, canyoniste il a peu l’habitude des étroitures. JN se lance, il le suit et ça passe bien. La cavité est un frigo comparée à l’air extérieur, plus de 20° d’écart… Six mètres plus loin, on oblique à droite mais nouvelle étroiture qu’il faut passer par le bas. Alain coincera un peu mais c’est bon. Derrière Jean, qui s’est un peu allégé ces derniers mois, passe comme une lettre à la poste !

Jean repère les points bas de la galerie qui suit, racines, morceaux de bois en décomposition, humidité (de l’eau de condensation ruisselle en paroi) tout est propice à la présence d’hôtes cavernicoles. On le constatera en soulevant quelques pierres, des cloportes s’enfuient. On continue, on piègera au retour. On découvre l’entrée supérieure verticale, qui est plus ou moins obturée par des branchages. Puis la suite par le premier soupirail au raz du sol. Alain hésite puis c’est passé. Jean hésite, veut confier les pièges à JN puis se décide et ça passe. Seconde étroiture, Alain est en confiance mais Jean préfère rester en haut.

Pose de deux pièges au point le plus bas mais les conditions sont moins favorables, terre sèche, friable, peu de débris végétaux, on verra bien. La suite plutôt rastèg offre peu d’intérêt pour la recherche d’insectes, on fait demi-tour. Alain remonte la première étroiture en forçant un peu, poussé par JN et tiré par Jean. Il reste la seconde ! Jean passe en premier, elle est un peu plus méchante, car triangulaire et peu de prises pour les pieds. Puis JN et c’est au tour d’Alain. Mais là ça coince… on a beau tirer, il s’épuise, redescente, JN repasse l’étroiture et assurera ses pieds par-dessous pendant que Jean tirera et le voilà sorti ! Le baptême de spéléologue.Haut de page

Arrêt au bas de la grande galerie pour poser un grand nombre de pièges et sortie au bout d’une heure. La sortie paraitra plutôt facile pour Alain après ce qu’il avait vécu. On retrouve la fournaise, repose des branchages et descente directe aux voitures. On retrouve Véronique et Oscar à l’embarcadère de Miomo et ensuite une bonne tournée de Pietra°.

JND

 

 

Dimanche 23 juillet 2017

Canyon, initiation

Fiume Raghjunti médian, Soriu

 

Participants

  • ITP : Albert D., Jean-Noël D., Alain G., Jean-Claude L.

  • Initiés : Muriel D., Maël R.

 

Photos

 

Si le niveau d’eau était correct lors de la dernière initiation estivale en août 2015, cette fois-ci la sècheresse qui sévit actuellement a rendu ce canyon presque « dry ». Pourtant, un contrôle préalable de la vasque terminale permettait un peu d’espoir.

Entre le pont génois et la 1ère cascade : l’eau est propre, quelques biefs permettent de se rafraîchir.

C9 : petite douche. Équipée en rappel dans un 1er temps, puis en technique rappel guidé rappelable.

1er oscuros : pas d’eau

2ème oscuros : pas d’eau (contrairement à août 2015)

Vasque terminale : le petit barrage permet de bénéficier d’une belle piscine. Quelques sauts depuis le bord. Des personnes se prélassent au soleil.Haut de page

Pique-nique pris sur les parapets de la route en attendant … Michèle, qui nous provoquera encore une fois quelques inquiétudes. Elle est « égarée » sur les crêtes qui dominent la route, ne sachant plus par où revenir. Albert part à son secours, Michèle revient seule au bout d’une bonne demi-heure, en maillot, sans eau, sans téléphone, les jambes lacérées par la végétation ! Zilia est assoiffée, Alain lui remplit une gamelle qu’elle vide en quelques lapements. Il faudra encore près d’une demi-heure avant qu’Albert rejoigne le groupe.

Entretemps, la piscine a été envahie par une colonie de vacance venue chercher un peu de fraicheur.

JCL

 

 

Mercredi 26 juillet 2017

Spéléo, visite, géologie

Grotte de Brando, Brando - Grotte de Santa Catalina, Sisco

 

Participants

  • ITP : Michèle C., Albert D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Alain G.

  • Invitées : Elisabeth P., Mado S.

  • Gente canine : Oscar, Zilia

 

TPST : 3h00 (une heure trente pour chaque cavité)

Photos

 

Poursuite des sorties Retraités et RTT à visée géologique. Le 10 avril dernier, nous avions accompagné Elisabeth et Mado, toutes deux animatrices de la Commission Régionale du Patrimoine Géologique de Corse (CRPG), pour la visite de la grotte de Valetto à Casanova. On s’était alors fixé rendez-vous pour l’été pour visiter des cavités qu’elles ne connaissaient pas, notamment, ce qui peut paraitre surprenant, Brando pour Mado et Santa Catalina ignorée des deux.

Le même groupe s’est reconstitué, avec Alain qui n’avait pu être présent la dernière fois. Rendez-vous traditionnel chez Jeannot à Erbalunga pour 10 h, tout le monde est à l’heure. Papotages, café, on décollera vers 10 h 30. La grotte du Commandant Ferdinandi n’est pas loin mais la difficulté est le stationnement. Chacun réussit à trouver une place pas trop éloignée des escaliers.

On finit par se retrouver à l’entrée pour 11 h. Quelques pierres semblent être tombées du haut de la falaise. Visite des extérieurs, la maison du gardien, l’éboulement de la falaise (dissimulé sous une épaisse couche de ronces, il y a 5-6 ans, on pouvait remonter vers Mausoléo en la longeant…).

Il fait bon rentrer dans la cavité, ambiance très fraiche par rapport à la canicule extérieure. Explications sur l’histoire de la cavité, le dallage, la loge du « caissier » et sa plaque en marbre puis les escaliers. Malgré son état de dégradation, nos géologues sont fort intéressées et émerveillées par ce qui reste de concrétionnement. La gente canine suit sans appréhension ; depuis sa balade à la grotte de Cortè, Oscar est à l’aise comme tout sous terre, il file devant, furète partout, il va bientôt nous trouver des suites…

Albert endosse le rôle de guide qu’il avait si bien rempli lors des JNSC et emmène Elisabeth et Mado dans tous les recoins. La crypte, la galerie concrétionnée du fond, la remontée dans les blocs et pour finir nous voilà devant la chatière ! Albert est parti et Elisabeth, malgré quelques hésitations suivra. Mado décline sans essayer. Alain se présente à son tour mais malgré sa bonne volonté, l’étroiture lui résistera. Henri-Pierre n’aura aucun souci pour se retrouver de l’autre côté puis Michèle et Zilia qui passent sans difficultés… JN n’essaie même pas par respect pour les oreilles de ceux qui restent, à peine devant l’étroiture Oscar a commencé à aboyer. Après tout il serait peut-être passé ?Haut de page

Une vingtaine de minutes plus tard, toute la palanquée ressort sans problèmes, enchantée de la visite de cette partie un peu préservée de la cavité. Retour au soleil, au chaud soleil. Il est presque 13 h, Albert avait raison, ce serait bien de piqueniquer au belvédère. Il avait prévu et avait monté toutes ses victuailles. Les autres redescendent aux voitures, sauf Alain qui pensait qu’on allait manger chez Jeannot. Pas de soucis, Albert avait amené de quoi manger pour trois régiments… Piquenique froid, vu la sécheresse, beaucoup d’eau, et pour finir deux succulentes tartes aux abricots cuisinées par Michèle.

Il est passé 14 h, il faut redescendre pour prendre la route pour Santa Catalina. Henri-Pierre va raconter la suite.

JND

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Direction donc Sisco, grotte de Santa Catalina au pied du manoir éponyme, ancien couvent, ancien hôpital, ancienne église consacrée à Sainte Catherine d’Alexandrie et à l’adoration de reliques ramenées d’Egypte pour un pape avignonnais et échouées par l’effet d’une tempête divine (?). Peut être la première église de Corse et du promontoire sacré ; non, pas le nez de Jean-Claude LM, mais la dénomination romaine du Cap Corse.

Santa Catalina, décapitée par un empereur d’Orient, après avoir tenu tête dans une joute sophique aux plus grands philosophes de son temps. Peut-être une récupération chrétienne de l’histoire de la grecque Hypathie, mathématicienne et musicienne (cf le magnifique film Agora).

Sa statue nous contemple alors que nous nous garons de part et d’autre de la route. Elle semble faire un signe à nos 2 géologues. Se dit-elle que, comme elle en son temps, elles représentent la sagesse et la science en une époque où renait l’obscurantisme religieux. Il faut dire que si la science se mesure à la longueur des études, notre expédition spéléologique c’est du lourd. 2 Professeurs d’université, 2 médecins, un spécialiste de la bactériologie cavernicole, des chiens renifleurs. Va-t-on résoudre le mystère de la grotte, retrouver enfin l’escalier légendaire qui conduit au manoir ?

On descend donc le chemin escarpé et glissant qui conduit à l’entrée. Les restes d’un mur ruiné de pierres schisteuses bordent la fente géante. Abritait-il des bateaux des tempêtes ? Mérimée l’avait déjà observé au 19e siècle. Mado s’extasie devant le plissement des roches.

Nous montons vers la Salle des Ebats, die liebesspielzimmer. Petit rappel historique de la dénomination. Albert arbore un grand sourire. Nous ne monterons pas vers la Salle Supérieure. Trop physique. Alain part seul explorer la suite. Nous contemplons les planchers stalagmitiques. Nous passons ensuite dans la salle verte dont la paroi droite est constituée de serpentinite, séance photo, puis passons les ressauts, le pont et l’on arrive à la faille du fond.

On discute de l’origine géologique de la cavité. C’est bel et bien un karst recensé dans Karsts et grottes de France  : « Zone des schistes lustrés du cap Corse…Des cavités ont été étudiées par Calandri : celle de Brando, située dans les cipolins au-dessus de la source du même nom, est une cavité fossile divisée selon les fractures et bien concrétionnée. Au nord de la marine de Sisco, les grottes du Corvero de Santa Catalina sont creusées dans une écaille de marbre associée aux ophiolites ».

Retour à l’air libre. Emotion, Zilia a disparu ; elle est en fait coincée dans une anfractuosité et attend sagement qu’on la délivre.

Nous retrouvons la chaleur de Juillet : un petit bain de mer nous rafraichit. HP remonte en soufflant un fragment de marbre calcaire plissée en souvenir pour Mado. Il préfère l’étude de la flore corse, les échantillons sont moins lourds ! Et puis la géologie c’est plein de noms bizarres difficiles à retenir. Son disque dur n’a plus l’espace nécessaire à leur stockage. Haut de page

Nous filons chez Jeannot à Erbalunga pour un dernier verre. Bilan attendu de la sortie : une interprétation géologique de la grotte.

Mais nos géologues ont encore un long chemin vers Corte et Ajaccio. Nous nous séparons à regret. Le mystère de la grotte reste entier.

HP

 

 

Dimanche 6 août 2017

Canyon interclubs, initiation

Haut et Bas Verghellu, Venaco

 

Participants

  • ITP : André B., Antoine B., Wanda C., Mickaël D., François D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Marie G., Noémie G., Jean-Claude L., Manon L., Sophie M., Noël R., Marie-Pierre R., Jean-Philippe S., Alexia S.

  • Initiés : Michèle C., Aurélien G., Loïc et Mathias G., Marion M.

  • CC : Emilie, Jérôme A.

 

Photos

 

Réunion de crise au Pain Chaud du Golo en ce dimanche matin de canicule, le massif de Bavella est fermé par arrêté préfectoral en raison des risques d’incendies. Donc pas de Vacca aujourd’hui. Vu le nombre élevé de participants, le comité de décision a du mal à accoucher d’un canyon de repli. Après avoir envisagé le Macini, voire le Viula, c’est finalement le Verghellu qui est choisi. Peu de rappel, de l’eau, tout ce qu’il faut pour un groupe aussi nombreux. L’idée est de descendre le Haut Verghellu, sortir pour pique-niquer et finir par le Bas Verghellu. JCD déclare forfait et jette son baudard, il opte pour du cabotage en jet vers St Florent, nous ne serons donc plus « que » 23. Il faut dire que cette sortie « initiation canyon pour les membres du club » s’est élargie à la famille et connaissances, seuls Wanda et HP seront les vrais initiés club.

Le convoi de véhicules se retrouve ainsi au parking du pont de Vacchereccio, un peu plus de 5 km après le début de la petite route de la forêt de Cervellu. Il y a foule, c’est un canyon utilisé par des pros de l’activité et en raison de la fermeture de Bavella, certains touristes se sont également rabattus sur celui-ci. Tellement de monde que le club prête même un baudard et un casque à un pro …

Nous laissons les palanquées touristiques partir et entamons la petite marche d’approche d’une vingtaine de minutes.

La descente commence, l'eau est claire et à bonne température. Succession de marche en rivière, petit toboggan, sauts et rappels. Voici le « clou » du canyon, un rappel guidé avec option toboggan. En raison du remplissage partiel de la vasque par des galets lors d’une crue, ce dernier est à prendre 3 mètres sous la margelle en se projetant bien à gauche pour éviter un petit cassé casse-cul. Manon et Aurélien en feront l’expérience. Les 23 se répartissent entre le toboggan, le rappel guidé et le rappel tout court. Encore un petit saut et voilà le pont qui signale la fin de cette 1ère partie. Canyon idéal pour une petite initiation pépère, à condition de ne pas vouloir être seul.

Les topi se répartissent maintenant sur le petit muret qui entoure la plateforme de la maison forestière pour un bon piquenique.

Reprise des activités après cet intermède revigorant. Wanda, HP, JN et JC rentrent, ils indiqueront au passage à Michèle et Marion le départ du chemin de sortie du Bas Verghellu. Elles y attendront dans la rivière le reste de l’équipe qui ne seront plus « que » 17 à jouer le 2ème épisode. La descente s'effectue sans trop de problème, hormis 2 rappels m.......s, une corde tonchée et 2 amarrages posés il y a tout juste 1 an (Samedi 30 juillet 2016), pour une petite descente sous blocs, mais qui ne servent maintenant plus à rien car une crue a presque complètement bouché le passage avec d'énormes blocs.

Départ de la route de Cervellu à ... 19h15 !

 

Pour rappel :Haut de page

Départ sentier vers arrivée Bas Verghellu : 340 m du début de la route

Départ canyon du Querceto : 2,3 km plus loin

Départ sentier vers le Haut Verghellu : encore 2,4 km plus loin

JCL

 

 

Mercredi 16 août 2017

Spéléo, recherche cavité oubliée 

A teppa di Teghja, Monaccia d’Orezza

 

Participants

  • ITP : Jean-Noël D., Véronique M.

  • Gente canine : Oscar

 

TPAC (temps passé à chercher) : 0h30

Photos

 

Au fond du tiroir topo, JN avait en réserve une fiche très incomplète sur une cavité se trouvant sur la commune de Monaccia d’Orezza, dénommée Teglia, en contrebas du hameau de Picchiaracce. La fiche était succincte :

« Grotte découverte en 1990, elle servait de dépotoir au village. Prendre à Folelli la D 506, au pont Bianco – après 14 km -, prendre la D48 en direction de Piazzole jusqu’à la mairie de Monaccia d’Orezza (5,5 km environ). Prendre à pied, le sentier qui part à droite de la route (direction sud) et qui passe à droite des ruines d’une église en descendant vers les maisons. La grotte se trouve dans le jardin de la dernière maison au pied d’un muret. »

Pas de grand réseau à espérer, on est en pleine corse schisteuse mais une possibilité de galerie de quelques mètres aux dépens d’une fracture. D’ailleurs le compte rendu de visite, retrouvé après la sortie… était assez explicite : « 7 août 1990, durée 3 heures, participants : JP Vergnon, JY Courtois, Cl. Lambardan, Ph. Bonnet, V. Verlhac, P. Coadalan. JPV demande au propriétaire l’autorisation de pénétrer dans son jardin et de descendre dans le trou, après une petite discussion, c’est OK. Descente dans la cavité avec l‘équipement complet. Après un passage étroit on aboutit à une salle d’une dizaine de mètres de long et six de large. La progression se fait sur un éboulis de cailloux et de détritus (cavité ayant servie de décharge). La salle se termine par une petite verticale de 3 m à gauche. Puis Claire essaie de passer par une étroiture près de la sortie, arrêt après 4 m de progression verticale ».

Belle journée très ensoleillée au frais en Castagniccia. On déjeunera au Refuge à Piedicrocce puis direction Monaccia d’Orezza. La D48 est une route sans issue, elle se termine à Parata, départ de randonnée pour la chapelle San Barthélémy, on ne devrait pas rencontrer grand monde. La suite nous démentira. Grande place de village, en face de l’église et au pied d’un campanile isolé. En fait il était accolé à une église en ruines qui a été détruite à la fin du siècle précédent. Quelques villageois sont assis à l’ombre des maisons bordant la place, cela devrait faciliter les recherches.

Premier contact, il n’a jamais entendu parler de grotte, il est du village mais en vacances car habitant sur le continent. Mais la doyenne du village ne devrait pas tarder. En effet quelques minutes plus tard, on voit arriver une dame âgée, très pimpante dans sa robe à fleurs et sur ses petits talons (elle affiche avec vigueur ses 91 ans), qui ne connait pas de grotte mais a entendu parler des teppe, en contrebas du hameau, où la carte IGN marque Teglia. On connait A teppe di u Lupino à Santo Pietro, ce devrait être cela. Teppa signifie, escarpement, marche. Elle se propose de nous montrer le chemin mais doute fort qu’on la retrouve, c’est plein de ronces et elle a même prévenu le maire qu’en cas de feu… On verra bien.

On la suit dans une ruelle partant à gauche vers le sud, au pied du campanile, passant sous une voûte puis le chemin s’enfonce dans le maquis, c’est pas gagné… Notre guide s’arrêtera là. Retour au Disco pour s’équiper, au moins chaussures de marche, app. photo, GPS et une frontale. On est si peu optimiste qu’on oubliera les gants, la combi, le sécateur et le matos topo… Véronique restera avec Oscar sur la place car les vaches et les cochons sont en liberté.

Tout en préparant le matos, je suis abordé par une habitante, se rendant à la messe (eh oui c’est la Saint Roch), qui a entendu nos échanges et m’apporte quelques explications sur le site. Ce n’est pas Teglia mais Teghja, elle habite justement sur cette partie du hameau, mais n’a jamais entendu parler de grotte (mais depuis quand ?) et me propose une autre voie pour se rendre sur le lieu. Reprendre la D48 sur 50 m et descendre rejoindre un beau sentier qui rejoint Orezza et qui passe au pied des fameux escarpements.

La progression est en effet très facile jusqu’au pied des escarpements, une falaise de schiste d’une vingtaine de mètres de haut, surplombée par les dernières maisons du hameau. Mais le pied de la falaise où devrait se trouver la cavité (?), est sous les ronces et les détritus. Ce fut en effet, comme dans beaucoup de villages corses, le lieu qui servait de décharge publique. Vieux plastiques, bouteilles en verre, ferraille, tous les rebus du siècle dernier sont là. La décharge n’est plus alimentée apparemment depuis plusieurs années, mais les ronciers s’en sont donnés à cœur joie.

Impossible de longer la falaise en totalité, quelques trouées permettent de l’approcher mais pas de trace de cavité. Seul espoir, un espace semi-clos par des murets de 1,50 m, adossé à la falaise et au pied un départ étroit au raz du sol. Mais le muret est haut et « enroncé », cela devrait se descendre mais la remontée est loin d’être assurée. Prise de photos. Est-ce là le fameux jardin visité en 1990 avec l’entrée étroite ?Haut de page

Assez de griffures, on demandera à JY s’il a quelques souvenirs… et on reviendra un peu plus équipés avec d’autres topis. Remontée sur la plage du village qui est très animée. Comme précisé plus haut c’est la Saint Roch, saint auquel l’église est dédiée et la messe, qui va débuter bientôt, réunit tous les habitants et une grande partie de la diaspora actuellement en vacances. Le curé est présent et bientôt l’église retentit de chants religieux. Véronique et Oscar font l’animation pour les enfants.

Il est 17 h, retour sur Bastia. On reviendra.

JND

 

 

Samedi 9 et dimanche 10 septembre 2017

Fête du sport, Bastia

 

Photos

 

Encore une fois les topi se sont mobilisés pour la tenue d’un stand à l’occasion de la traditionnelle fête du sport. Comme d’habitude le stand est partagé avec le CAF, sur le coin sud-est de la place Saint Nicolas, dédié aux sports de pleine nature, à côté du manège.

Une initiation à la spéléo alpine est prévue pour le weekend suivant, plus de vingt volontaires s’y inscriront tout au long de ces 2 journées.

Une discussion s'ouvre entre les topi pendant les périodes d'attente, que pourrait proposer le club à l'occasion du Téléthon ? Les topi ne manquent pas d'imagination, pourquoi ne pas mettre à profit notre expérience des Monoxyles et proposer une tyrolienne au-dessus du Vieux Port ?

Le projet prend forme peu à peu dans les esprits, Dumè, JCD et JCL décident de se rendre sur place pour étude. La plateforme située sous le Palais des Gouverneurs pourrait en être le départ, et le phare sud de l’entrée du Vieux Port l'arrivée, afin de ne pas trop gêner les manœuvres d'entrée et de sortie des bateaux.

Ce projet continue à murir et une nouvelle visite s’effectue dans l'après-midi, avec encore Dumè et JCL mais accompagnés cette fois-ci d’Alain, Nono, Alexia, JN et Véro. Nono en profite pour rendre une petite visite à la grotte qui s’ouvre sous la citadelle, pas de suite visible.

Une mesure sur Géoportail et sur Google Earth donne 210 mètres de longueur pour la tyro. Pas de chance, un touret normalisé ne suffira pas ! Le point de départ est donné à 18 m d'altitude, l'arrivée à environ 3 m, ce qui fait un dénivelé d'une quinzaine de mètres.

Alain est enthousiaste et de facto nommé coordinateur du projet. Celui-ci bat le fer tant qu'il est chaud, le projet est déjà présenté aux élus présents, le maire de Bastia et le président de la CAB ne formulent aucune objection !Haut de page

Même s'il parait juste de le mettre en place pour la prochaine édition du Téléthon, il peut être envisagé pour 2018.

Un barbecue clôture cette première journée.

Rebelote le lendemain mais avec un final original, une alerte vent fort très « principe de précaution » fait fermer prématurément le stand, il est tout juste 16h00 lorsque le matériel est rangé au local !

JCL

 

 

Dimanche 17 septembre 2017

Spéléo, initiation

Cast 1, Oletta

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Wanda C., Dominique D., Henri-Pierre F., Alain G., Marie G., Jean-Claude L., Pierre L., Sophie M., Nicolas M., Noël R., Rémi R., Marie-Pierre R., Alexia S.

  • Initiés : Catherine C., Michèle C., Orlanda C., Amal D., Aurore D., Cyril D., Laetitia D., Morgane D., Florien F., Patricia G., Pierre-Jean G., Marine J., Laure L., Pierre L., Florence N., Justine P., Quentin R., Tania R., Franck Z.

  • La toutounette : Nala

 

TPST : environ 6h00 

Photos

 

Plus de vingt personnes s’étaient inscrites pour une initiation spéléo lors de la fête du sport du weekend précédent. Peu de désistement depuis puisqu’il en reste 20 qui ont confirmé leur participation.

Rendez-vous pour une partie des initiés et les topi à 8h00 au local, petit café et c’est parti pour le 2ème rendez-vous avec les autres initiés sur le parking du Leclerc à Oletta. Encore un arrêt sur le terre-plein en face du départ de piste et les 4x4 prennent le relai. Tout le monde arrive à trouver une place plus ou moins confortable dans les véhicules. Comme prévu, pas d’eau dans la rivière, tout est sec. Pas moins de 6 4x4 se retrouvent à côté du pylône. D'ailleurs, profitons-zonzon pour faire un petit aparté de mécanique. Pourquoi appelle-t-on un 4x4 un 4x4 ? Rien à voir avec l'arithmétique, un 4x4 est un véhicule qui roule sur 4 roues, rien d'original jusque là, mais ces 4 roues sont motrices, c'est à dire entrainées par le moteur. La voiture de monsieur tout-le-monde est généralement une 4x2, c’est-à-dire 4 roues dont 2 motrices. Il existe également des 6x4 (6 roues dont 4 motrices, par exemple les poids lourds qui ont 2 essieux à l'arrière), des 6x6, 8x6 etc. Fin de cette section de culture mécano-spéléo ...

Revenons à nos moutons, du moins nos initiés. Une douzaine sont ainsi rassemblés et briefés à côté du pylône. Anto ne tarde pas à grimper sur celui-ci pour installer des cordes et montrer ainsi les 1er rudiments de technique spéléo.

Pendant ce temps, Nono se charge d'équiper le puits d'entrée, Alexia le puits de la chèvre et JCL le P13. Ils se mettent en poste en attentant le passage des initiés ; Dumè et Nono sur le plan incliné de la Chèvre, Alexia en bas du puits qui suit, JCL dans la salle de la chèvre. En complément, Rémi se positionne en bas du P13, Anto puis MP en haut de ce même puits, Marie dans la salle du Veau avec HP qui se chargera de l'assurance des initiés en bas du 1er puits. Le reste de l'équipe restera en surface pour gérer les entrées et sorties. C’est la formule qui avait été utilisée avec succès lors des dernières JNS, les encadrants restent en poste fixe à chaque point délicats et les initiés évoluent de poste en poste.

Ceux-ci se débrouillent plutôt bien, hormis un refus en haut du P13, c'est vrai que la vue sur ce vide tout noir peut intimider. Quelques infos sur la genèse de la cavité et des concrétions sont égrenés au fil des passages.

Sortie des derniers encadrants vers 14h30, la palanquée de l’après-midi est déjà là, impatiente de descendre dans les entrailles de la terre.

Rebelote, les topi reprennent presque leur place respective, hormis JCL qui remplace Marie dans la salle du Veau, celle-ci remplace Nono dans le plan incliné, et ce dernier remplace JCL dans la salle de la Chèvre. Une permutation circulaire donc.

Le groupe d’initiés PM est moins nombreux que l'AM, la visite se fait donc plus rapidement. D'autant plus que tous se débrouillent plutôt correctement pour une 1ère fois.Haut de page

Déséquipement général, Alexia descend dans le puits artificiel pour récupérer une massette et des burins oubliés lors de la dernière visite.

Retour au local à la nuit tombante, rangement du matos et débriefing qui se révélera globalement positif. Un point de vigilance toutefois, il nous faut être bien attentif à la bonne mise en place de la corde dans les appareils par les initiés, notamment dans le descendeur.

JCL

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Suite à la journée de la fête des sports du 9 et 10 septembre une trentaine de personnes se sont inscrites pour la journée d’initiation à la « Spéléologie Alpine ». Au moment de leur inscription il avait été précisé l’aspect « sportif » initiatique, cela de façon à éviter un trop grand nombre d’inscrits.

Donc, le jour J, le rendez-vous est prévu à 8 h 00 au local. Le matériel ayant été préparé le jeudi 14 et chargé dans le 4x4 de Poulpy, nous buvons tranquillement le kawa et prenons la route pour le second rdv prévu à 9 h 00 au Leclerc d’Oletta. Le timing est quasi respecté. La majorité des initiés du matin est déjà sur le parking. Traditionnelle présentation par Marie et c’est reparti pour nous retrouver au départ de la piste. Nous effectuons les transferts des personnes et de leurs matériels dans la benne de l’Isuzu et les différents 4X4. La montée de la piste se fait sans problème. Nous voici au bord du trou ou (au pied du mur pour certains). Dès l’ouverture de la trappe quelques sourires se crispent légèrement (certainement que quelques pensées du style « mais qu’est-ce que je fous là ?? » doivent traverser les esprits de certains initiés).

Marie présente le déroulement de la journée en expliquant que vu le nombre de personnes qui se sont inscrites nous allons former 2 groupes (1 le matin et 1 l’après-midi). Elle va expliquer grosso modo le circuit qui doit être revu légèrement à la baisse vu le nombre de participants. Le but étant de découvrir la spéléo alpine.

Pendant ce temps, Grand Pierre, Antoine, Poulpy et  Alain préparent l’atelier « pylône » qui servira pour faire les démonstrations sur les matériels de descente et de remontée. Les initiés très attentifs se retrouvent tous autour de la bâche qui va servir de « parc matériel » pour présenter les équipements individuels. Dans un premier temps Pierre présente et liste les divers outils qui vont servir à descendre et remonter. Puis il va réaliser et détailler l’utilisation de chaque instrument. Et enfin il va manipuler sur la corde. Les yeux écarquillés, les futurs spéléos vont endosser tout ce barda et tenter de reproduire les faits et gestes de Pierre.

Pendant la démonstration du matériel, Alexia, Noël, Jean-Claude et Henri-Pierre vont équiper le circuit qui sera le suivant : descente du puits d’entrée – regroupement partiel Salle du Veau – Descente du P 13 avec déviation – Passage de la désob - Salle de la Chèvre avec 2ème regroupement partiel pour explication géologique, tectonique et formation des concrétions – remontée par la voie de la Chèvre – et retour surface.

Vu le nombre d’encadrants, vu le circuit, vu les initiés voici les points de contrôles :

Départ surface – Salle du Veau – Départ P 13 – Arrivée P 13 – Sortie du passage de la désob – Salle de la Chèvre – Amarrage Y et la Biroute de la voie de la Chèvre.

Il est un peu plus de 10 h 30 quand le top départ est donné. A tour de rôle les initiés s’enfoncent dans les entrailles de la Terrrrrrrrrrrrrrrre. Leur cœur bat la chamade et la gorge se sèche. Heureusement, les GO des Topi sont là pour les rassurer et leur tenir la main. Le premier puits est descendu sans problème et les initiés reprennent confiance en eux. La poursuite de la visite est un peu plus inquiétante au départ du P 13, mais les conseils et réconforts des encadrants lèvent toute angoisse. A la demande générale ils en profitent un peu pour se contorsionner et se frotter dans le passage de la désob. Rassemblement par binôme ou trinôme dans la Salle de la Chèvre pour écouter les explications de JCL sur la formation de la cavité et de ses concrétions.

Et maintenant qu’est-ce qu’on fait ?? Hé oui les ptis gars il va falloir remonter !!!!.

Oulala !!! il faut se remémorer toutes les explications qui ont été faites en surface pour installer les crolls, poignées, pédales, longes etc.... Avec toute leur gentillesse mondialement reconnue, les GO ITP vont réexpliquer et régler du mieux possible les baudards et agrès. Et c’est parti mon kiki !! dur dur de synchroniser la montée de la poignée et du pied, mais tout doucement ça vient. Et voici le 1er fractio de la montée : l’amarrage en Y. Ce n’est pas évident de se retrouver au milieu d’un tas de corde qui vient d’en bas, qui vient d’en haut, avec en plus des nœuds et surtout pendu dans le vide à 5 mètres du sol. Et il faut rajouter qu’il n’est pas facile de trouver les appuis pour les pieds. A ce propos il y a même un étrier qui permet des appuis supplémentaires pour ceux qui le souhaitent. Donc pour passer ce premier fractio qui est un fractio technique et tactique, c’est Noël qui avec sa légendaire pédagogie va se charger de rassurer et d’expliquer phase après phase la façon de procéder. Donc c’est dans de bonnes mains que les néo spéléos vont passer leur première grosse difficulté. Plus que 2 autres fractios et revoici la salle du Veau. Quelques bras commencent à ressentir les effets des tractions et tensions nerveuses. Et enfin la délivrance est là, c’est le retour à la surface. Les mines sont à nouveau réjouies, les sourires aussi. Ouf !

Les premiers sortis nous parlent de leur ressenti. Les suivants aussi. A première vue tout le monde est content. La grande majorité a trouvé le circuit très bien . Cependant 2 ou 3 initiés auraient aimé que cela dure un peu plus.

Nous comprenons leur petite déception ; mais nous sommes tenus par le nombre de personnes et le temps passé sous terre.

Dumé, fermant la marche du matin sortira le dernier vers 14 h 30.

Entre temps les personnes du second groupe sont déjà à pied d’œuvre. En effet pendant que les participants de la première équipe se restaurent autour de frugaux casse-croûtes, ceux de la deuxième sont pris en charge par l’équipe des démonstrateurs.

Et rebelote pour les présentations des matériels.

Il est bientôt 16 h 00 quand nous reprenons nos postes respectifs et c’est reparti pour un tour (cette fois-ci il n’y a que 8 initiés ; ce matin il y en avait 12). Cette deuxième équipe se débrouille également très bien. Pour le déroulement sous terre, c’est presque du copié-collé du matin. Et voilà, il est presque 18 h 30 quand Marie qui déséquipe en dernier sort à son tour. De nombreux initiés du matin sont déjà redescendus à pied. Le ressenti de ceux du second groupe est presque identique.Haut de page

Bref tout le monde il est content, il a passé un bon moment. D’autant plus que la météo a été clémente envers nous.

Retour au local vers 19 h 30, déchargement et rangement du matos.

Et à bientôt pour de prochaines aventures.

Dumé

 

 

Mardi 19 septembre 2017

Spéléo, interclubs

Visite carrière Écorcheveau, Saint Avertin

 

Participants

  • ITP : Jean-Noël D.

  • Spéléo Club de Touraine : François G.

  • Initiées : Émilie, Morgane, Zoé, Valentine, étudiantes de classe préparatoire de BCPST (Biologie, Chimie, Physique et Sciences de la Terre) du lycée Descartes de Tours

 

TPST : 3h00

Photos

 

En séjour pour une semaine à Tours, je reprends contact avec François, président du CDS 37 et membre du SCT. Toujours aussi peu de cavités naturelles en Touraine, on se rabat encore une fois sur une carrière. Cela tombe bien, au programme du SCT cette semaine, une reconnaissance dans la carrière de l’Écorcheveau à Saint-Avertin, en banlieue sud de Tours, avec relevés des témoins de fissures, des niveaux d’eau et visite d’une partie des galeries présentant des signes d’instabilité. François avait prévu également d’y emmener quatre étudiantes qui dans le cadre de leur TIPE (Travaux d’Initiative Personnelle Encadrés) devaient réaliser une étude sur une cavité souterraine parcourue par un réseau hydrographique à caractère pétrifiant. Je connaissais ce lieu depuis mes jeunes années, les premières discothèques (on parlait de boites de nuit à l’époque) étaient installées à proximité dans des carrières souterraines aménagées, mais je n’avais jamais eu l’occasion d’y pénétrer, le virus de la spéléo ne m’avait pas encore contaminé.

« La carrière dite de l’Écorcheveau (l’origine du nom Écorcheveau [parfois orthographié ‟Les Cors Chevauxˮ] n’est pas sûre. L’explication la plus probable serait une déformation de l’appellation d’origine ‟Concharum vallisˮ (la tranchée aux coquillages), devenue Concheveau puis Écorcheveau par suite du spectacle offert par les chevaux blessés en tirant leurs lourdes charges de pierres extraites des carrières.) Elle est creusée dans un faciès de tuffeau fréquent dans les constructions de la ville de Tours, notamment pour les soubassements. La caractéristique principale de cette pierre, par rapport au tuffeau jaune ordinaire, est d’être plus cohérente et donc moins altérable ; en contrepartie, les empreintes de fossiles et donc les nombreuses dépressions, en font une pierre qui ne se prête guère aux sculptures ou aux moulures trop fines. En revanche, puisqu’il est impossible d’obtenir des surfaces planes et lisses et surtout parce qu’elle est très résistante, cette pierre est particulièrement prisée pour les parties basses des constructions les plus sollicitées. De plus, lorsque les blocs présentent une face dressée, l’aspect produit par les fossiles est fortement rugueux et fait penser au bossage rustiqué ; c’est peut-être également une des raisons pour lesquelles on l’utilise en soubassement. Elle a servi de carrière à ciel ouvert pendant l’époque romaine, puis au Moyen Age de carrière souterraine du XIe au XIXe siècles.

Cette vaste carrière comprend plus de 30 km de galeries dans lesquelles sont encore visibles les piliers de soutènements, les traces d’enlèvement au pic des gros blocs de tuffeau et le noir des fumées des lampes de carriers. Les galeries qui ont servi de refuge pour les dames et demoiselles de Saint-Avertin avant l’arrivée des Prussiens en 1871, puis pour les habitants durant les bombardements de la Seconde Guerre Mondiale, et enfin lieu de regroupement pour les résistants, à quelques centaines de mètres d’un dépôt de munitions allemands ! »

Rendez-vous à 14 h, l’entrée se trouve en bordure de la nationale 76 à l’entrée de la commune de Saint Avertin. Retrouvailles avec François et présentation aux quatre étudiantes. Une porte en fer donne dans un ancien atelier d’affûtage abandonné où on peut se changer tranquillement. Une porte au fond donne accès aux premières galeries de la carrière. Le volume est important, galeries de plusieurs mètres de large mais avec, ce qui est la caractéristiques de nombreuses carrières, un plafond souvent réduit à 1,60 m ce qui oblige à marcher la plupart du temps courbé, on en ressort systématiquement avec un mal au dos, enfin cela dépend de l’âge des visiteurs…

C’est un vrai labyrinthe, certes il y des repères numérotés mais avec des suites toutes différentes (topo de spéléos, repères de géomètres, de carriers, de champignonniers…). Il n’y a quasiment pas de dénivelé. François nous amène aux endroits les plus intéressants (il y a 30 km de réseau…) : une salle au plafond chargé de fistuleuses ; des parois remplies de coquillages, une ammonite en plafond ; les fronts de taille ennoyés avec leurs volcans de calcite, sources d’eau très chargée en calcaire qui forment des cônes de calcite ; les vestiges de l’occupation du site par des habitants se cachant des prussiens lors de la guerre de 1870 et des résistants, avec batteries et fils rouillés… ; et le clou de la visite, la rivière de calcite. L’eau est tellement chargée en calcaire et le débit d’écoulement si faible, que l’on peut observer des plaques de calcite flottante en très grand nombre, les cailloux immergés sont tous calcifiés. On se croirait face à une rivière gelée. Les étudiantes en profiteront pour effectuer des mesures de paramètres hydriques et laisseront en place quelques canettes qu’elles viendront récupérer dans un mois, elles devraient être recouvertes de calcite. Ce phénomène est rencontré également dans les grottes pétrifiantes de Savonnières, à 15 km de Tours en bordure du Cher.Haut de page

Il est temps de rentrer, mais cela va nous demander un peu plus temps que prévu… Malgré sa connaissance des lieux, François perdra un peu le fil du retour, mais pas de quoi appeler le CTDS (c’est d’ailleurs lui…). Nous voilà sortis à 18 h.

Le lendemain soir, visite de courtoisie au local du SCT pour partager une Pietra° et un peu de charcuterie corse.

JND

 

 

Dimanche 1er octobre 2017

Spéléo, équipement

Cast 1, Oletta

 

Participants

  • ITP : Wanda C., Jean-Claude D., Dominique D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Noël R., Marie-Pierre R., Alexia S.

  • La toutounette : Nala

 

TPST : 1h00

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Les topi se lancent dans un nouveau projet que certains pourraient qualifier de farfelu, tuber le puits artificiel de Cast 1 avec un grillage à poule !
Celui-ci a été creusé à la verticale du Plateau à Escargots par un terrassier dans le cadre des fouilles paléontologiques qui se sont déroulées dans les années 90-2000. Le but était de créer un raccourci afin de faciliter l'évacuation des déblais de fouilles pour tri complémentaire.
Les fouilles ont cessées, le puits est resté.

L'idée d'utiliser ce passage pour proposer une traversée lors des séances d'initiation était envisagé depuis longtemps, mais le puits étant creusé dans un conglomérat de roches, cailloux et terre, le potentiel parpinage limitait le passage aux membres du club.

La première idée de tuber le puits avec une canalisation d'eau pluviale annelée a été abandonnée en raison du coût et de l'incertitude de pouvoir l'installer.
L'option grillage a été retenue, celui-ci a été acheté au printemps et attendait patiemment son heure dans la Salle du Veau.

Quelques topi se retrouvent donc au local en ce premier dimanche d'octobre. Le temps est doux mais maussade et quelques gouttes commencent à tomber lorsqu'ils se dirigent vers St Florent.
Pas d'eau dans l'Aliso, c'est sec de chez sec. Les trois 4x4 se garent sous la ligne HT, celle-ci nous accueille chaleureusement par son crépitement caractéristique des jours humides. D'ailleurs, la pluie s'intensifie et nous oblige à installer une bâche sous le pylône, ce qui a pour effet de faire arrêter les ondées !

Passons aux choses sérieuses, HP est le premier équipé, il se charge de récupérer les 3 rouleaux de grillage entreposés dans la Salle du Veau.

Le tour du trou est décaissé, nous partons pour une pose verticale des lés de grillage en laissant une cinquantaine de centimètres en haut, ceux-ci seront rabattus sur le sol. Des cornières sont mesurées afin de faire un cadre métallique qui sera posé sur le grillage.

Le gros groupe électrogène est lancé, les cornières sont découpées à la bonne longueur puis soudées avec le poste à souder. Le groupe a un peu de mal à fournir l'énergie nécessaire à la soudure. Des pattes sont également soudées perpendiculairement au cadre afin de le sceller dans le sol.

Pendant ce temps, HP, équipeur de la journée, se charge d'équiper le trou jusqu'au plateau à escargots. Ceci permettra à MP et Wanda de faire un aller-retour jusqu'au fond, et à JCL d'essayer son nouvel appareil photo.

Après cette séquence touristique, le premier lé est envoyé dans le trou puis déplié. Il était prévu de le fixer contre la paroi à l'aide de chevilles spéciales câble, mais il s'avère que la pose n'est pas aussi simple qu'il n'y paraissait et que les chevilles ne tiennent pas assez solidement dans les trous. Il sera dont fixé provisoirement avec des chevillettes et des T en fer à béton soudés in-situ. Les 2 autres lés sont installés et plaqués contre la paroi, ils tiennent pratiquement tout seuls, quelques chevilles devront toutefois être posées lors d'une prochaine visite,Haut de page notamment en bas des lés pour les recourber contre la paroi. Il faudra également « coudre » entre eux les bords verticaux des lés.

La météo de cette journée aura finalement été clémente, le soleil faisant même son apparition, notamment pendant le pique-nique. Pas de grillades, mais les verres se sont levés plusieurs fois pour fêter le début des derniers congés de JCL ... avant retraite !

JCL

 

 

Dimanche 8 octobre 2017

Spéléo, initiation, aménagement

Cast 1, Oletta

 

Participants

  • ITP : Wanda C., Dominique D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Alain G., Jean-Claude L., Francis M., Noël R., Marie-Pierre R., Alexia S.

  • Initiés : Amal D., Michèle C., Laetitia D., Baptiste F., Quentin R., Franck Z.

  • La toutounette : Nala

 

TPST : 3h00

Photos

 

Encore une fois le beau temps est de la partie pour cette nouvelle initiation. Il y a assez d'encadrants pour queHaut de page celle-ci soit couplée avec l'aménagement du puits artificiel. Les topi se divisent donc en 2 groupes, le premier pour encadrer les initiés, le deuxième pour continuer la pose du grillage. Celui-ci n'est pas entièrement posé que déjà les initiés le testent. Une déviation a été ajoutée à la base du puits afin d'éviter un frottement.

Rebelote après le pique-nique, les initiés ont droit à une courte visite des salles d'entrée de Cast 3.

JCL

 

 

Samedi 21 octobre 2017

Spéléo, exercice secours

Grotta Santa Catalina, Sisco

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Michèle C., Wanda C., Jean-Claude D., Albert D., Dominique D., Amal D., Jean-Noël D., Agnès F., Henri-Pierre F., Alain G., Marie G., Noémie G., Samuel G., Jean-Claude L., Pierre L., Manon L., Véronique M., Nicolas M., Noël R., Rémi R., Marie-Pierre R., Alexia S.

  • Pompiers (GRIMP 2B) : Laurent G., Jean-Jacques H., Yvan K.

 

TPST équipe n°4 : 3h30

TPST ASV : 4h30

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Compte-rendu de l'équipe n°4, Marie

« J’adore travailler les techniques sur corde de secours spéléo et la perspective du stage équipier / chef d’équipe de mi-novembre avec Alexia et Antoine est une raison supplémentaire pour me sentir très motivée par ce nouvel exercice secours. C’est donc pleine d’enthousiasme que je me suis présentée au PC fraichement monté sur le bord de la route, à Sisco, ce samedi matin.

J’ai été missionnée par le CTDS comme chef de l’équipe n°4 également constituée de Jean-Claude L. et Noémie G.. Notre secteur correspondait à la salle supérieure jusqu’à la salle des Ebats, via le ressaut de 4m. Notre mission, confiée à 11h50, était de prendre en charge la civière et de mettre en place un frein de charge pour la descente vers la salle des Ebats.

Nous avons commencé par préparer le matériel avec l’aide de Pierre, responsable du parc : de quoi monter 3 répartiteurs, 3 cordes, un palan, une poulie en plus, de la sangle, de la cordelette, un perfo et une trousse à spits. Puis nous nous sommes mis en tenue.

Nous sommes arrivés devant la cavité à 12h35. Nous avons voulu nous signaler au PC via le poste téléphone n°4 avant de nous rappeler qu’il y avait des soucis de communication entre le PC et le PC avancé via les talkies. Nous nous sommes signalés un peu plus loin dans la cavité, quand la communication avec le PC avancé était de nouveau opérationnelle.

Dans notre progression vers la salle supérieure où se situait la victime et l’équipe ASV, nous avons doublé l’équipe téléphone. Arrivés dans la salle supérieure, je me suis rapidement mise à la tâche et avec Yvan nous avons commencé à réfléchir sur les points d’amarrage du frein de charge pour évacuer la civière sur cette première partie de la cavité. Nous avons trouvé les trous nécessaires dans les concrétions qui tapissent le mur en face du boyau. Nous avons donc monté le répartiteur sur sangles sur amarrages naturels. On a discuté avec Yvan du meilleur outil pour faire le frein : descendeur spéléo ou RIG (matos du GRIMP). Finalement ce sera le RIG qui sera utilisé, le rendement est bien meilleur (moins de frottements). On craignait en effet que la civière soit moins facile à gérer avec le descendeur pour le passage du boyau où la pente est faible.

Ensuite j’ai rejoint Jean-Claude L. en haut du ressaut équipé, au bout du petit boyau. Il a suggéré que nous ne montions pas de balancier ou contrepoids mais que l’on utilise le frein de charge pour descendre la civière, en ajoutant simplement une poulie largable pour dévier la corde de la civière et faciliter le passage du ressaut. C’est donc ce qu’il fit. Il installa un répartiteur à 2 lobes en utilisant un amarrage de la main courante en câble (considéré comme point double car repris en amont sur un autre amarrage) + une sangle sur concrétion.

En outre, Jean-Claude L. a usé de la massette pour casser en partie une lame rocheuse située en plafond de l’entrée de l’étroiture afin de faciliter le passage de la civière.

Une fois la civière enfin apportée jusqu’à la salle des Ebats (nous l’avons attendue), nous l’avons montée avec la corde du frein de charge. Cela nous a permis de voir comment la faire passer dans le boyau.

Les rôles sont répartis : Noémie gère le frein de charge, Henri-Pierre et Nicolas gère l’entrée de la civière dans le boyau puis je réceptionne la civière dans le boyau et la conduit au niveau du ressaut avec Jean-Claude L. qui gère la poulie de déviation pour le ressaut. Une fois la victime brélée dans la civière et le top départ donné par le PC, la progression de la civière depuis la salle supérieure jusqu’à la salle des Ebats est relativement rapide (je dirais 5 à 10 min à vue d’œil). Le dispositif mis en place a parfaitement fonctionné. On ne s’est pas gênés et Michèle nous a indiqué qu’elle n’avait pas ressenti d’inconfort particulier, notamment pour le passage du boyau où la civière était légèrement inclinée sur la tranche.

Au final, nous avons pris trop de matos, nous avons utilisé deux répartiteurs (et non trois), une corde (et non trois), de la cordelette, une poulie, de la sangle (et le RIG du GRIMP).

Dans la Salle des Ebats c’est l’équipe d’Antoine qui a pris en charge la civière. Nous avons donc ensuite rapidement démonté l’atelier, rangé le matos de l’équipe ASV puis avons géré le déséquipement de la cavité. De retour sur le parking du PC à 16h15.

D’un point de vue personnel, j’ai apprécié le travail en binôme avec Jean-Claude L. pour ainsi bénéficier de son expérience. Je me suis sentie à l’aise pour l’installation du frein de charge. Je n’aurais cependant pas osé ni eu l’idée de ne mettre qu’une poulie largable au niveau du ressaut. J’aurais mis un balancier. La solution de la poulie était néanmoins parfaitement adaptée et économique en équipiers. J’ai trouvé l’exercice trop court, je suis un peu frustrée de ne pas avoir fait plus de manip, mais la cavité et le schéma étaient parfaitement adaptés à un exercice sur une journée. J’ai enfin trouvé très stimulant et intéressant de faire équipe avec des gens du GRIMP, cela nous a permis d’échanger sur les techniques, d’apprendre des leurs et de voir comment peut se passer notre collaboration. Pour ce qui me concerne, j’ai trouvé que le travail d’équipe avait bien fonctionné. »

 

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Compte-rendu de l'équipe ASV, Jean-Noël

« Après moultes discussions et débats au sein de la communauté spéléo corse, via ITP et la LISC, on obtient le feu vert pour un exercice secours à Santa Catalina. Francis et Noël ont bien préparé les choses, participation du GRIMP, peut-être l’hélico. Bon Noël se retrouvera seul aux commandes mais c’est une bonne occasion pour mettre en pratique sa formation.

Qui va faire partie de l’équipe ASV ? Il faut bien sûr être autonome sur corde mais Santa Catalina est une cavité sans difficulté, le seul obstacle pour cette équipe sera l’accès à la Salle Supérieure, soit par la vire câblée, soit par une échelle de 4 m. Ce sera la seconde proposition qui sera retenue. Première hypothèse envisagée par JN : les confrère et consœur HP et Wanda, Alain (un peu déçu de n’avoir pas été retenu comme « victime ») et Véronique qui se sentait motivée.

Rendez-vous est fixé le jeudi soir pour samedi matin 8 h, genre pré-alerte, retrouvez-vous au club avec votre matos. On est quasiment au complet et on attend autour du café et des viennoiseries. Scénario idéal, ce serait que l’équipe ASV sera alertée par le CTDS pour se rendre sur place. Pour combler l’attente, on prépare avec Alain, Véronique et HP les trois kits ASV, le point chaud, les soins et la survie alimentaire.

Le feu vert de départ n’interviendra qu’à 10 h… via JCL prévenu par Noël ? ? Finalement l’équipe ASV sera constituée de HP comme chef d’équipe (très bonne idée pour une mise en situation), JN, Véronique, Nicolas dit Poulpy et un pompier du GRIMP déjà sur place. Wanda sera affectée au planning et Alain attend son ordre de mission.

À peine quitté le local, JN s’aperçoit qu’on a oublié le duvet, Francis pensait que ce n’était pas indispensable et l’avait mis de côté dans une malle qui était cependant déjà chargée dans le Def°. Une fois le duvet récupéré direction Santa Catalina, environ 30 mn de route, on sera ralenti par un « escargot » avec un logo ITP, c’est Albert…

10 h 45 nous voilà sur site, équipement, on fait connaissance d’Yvan notre pompier ASV et enregistrement au PC. Direction la cavité, il doit être environ 11 h. Regroupement de l’équipe dans la Salle des Ébats au pied de l’échelle. HP monte suivi d’Yvan et ils hisseront les kits ASV. JN suivra, assistera un peu Véronique pour le passage du surplomb et Poulpy fermera la marche sans difficultés.

On prend pied dans la Salle Supérieure, HP et Yvan sont déjà au chevet de la victime, Michèle qui « aurait chuté » de 3 m en accédant au balcon concrétionné. Cela fait au moins trois heures qu’elle nous attend… seule ! Quelqu’un aurait du rester à ses côtés après avoir prévenu les secours…

Elle est allongée sur le dos, consciente, se souvenant de sa chute. Suspicion de traumatisme cervical et rachidien, Yvan et HP ont déjà posé collier cervical et KED, la victime est sécurisée. HP fait le premier bilan que l’on confie à Poulpy pour qu’il aille le transmettre au PC.

Pendant ce temps JN et Véronique s’attaquent à la mise en place d’un point chaud. On s’enlève le baudard, le casque et on remplace par une frontale, on est plus à l’aise pour travailler. Difficile de trouver une zone plane, il y a bien un replat au-dessus de la victime mais ce sera un problème pour l’y amener ; un autre endroit pourrait convenir, le départ du boyau en haut du plan incliné d’accès mais très bas de plafond, on aura du mal à accéder à la victime.

Le reste de la salle est constitué d’un éboulis de blocs décimétriques en pente. Seule possibilité, le bas de l’éboulis, de nombreux blocs mais disposés horizontalement. On égalise, on ramène un peu de terre et on fait l’essai avec le mille-feuilles et le matelas, cela semble confortable. Installation des ficelles, impossible de planter des pointes à béton, heureusement que l’on peut glisser les ficelles dans des anfractuosités derrière les petites concrétions. Petit point noir à signaler, pour faire de la place au duvet, un kit ASV a été déconditionné et JN cherche un peu le matos. À éviter, il faut mieux rajouter un kit aux kits déjà constitués. L’armature est en place, pose des couvertures de survie, on peut amener la blessée.

Ce ne sera pas évident car on doit lui faire franchir un ressaut d’un mètre en descente. Les quatre mecs, dirigés par Yvan s’en sortiront en douceur, grâce aux poignées du KED. Voilà Michèle installée dans le duvet sur son matelas. On lui a laissé son équipement spéléo, il aurait fallu couper en situation réelle. On rabat les couvertures et HP peut réaliser son deuxième bilan. Entre temps l’équipe téléphone et l’équipe atelier N°4 sont sur place. Transmission du bilan et attente.

Pas besoin de bougies sous le point chaud, la cavité est plutôt à bonne température. Pour tromper le temps, JN teste le kit survie, de quoi se faire un bon café. HP et Véronique veillent sur la victime dont l’état est stable. Marie, Yvan et Noémie installent le répartiteur pour le frein de charge. La transmission des infos et des bilans semble bien fonctionner, vue de notre côté. On attend… la civière. Tout est prêt, atelier, victime, il faudra au moins une heure pour que la civière soit en bas de l’échelle.

Pour accélérer les manœuvres — à éviter en cas de secours réel —, JN démonte le point chaud et range le matos. Enfin la civière est là. Tout s’enchaine très vite ensuite, on la glisse sous Michèle, elle est ensuite brêlée. Un dilemme se pose à nous, le collier et le KED ne permettent pas de lui poser casque et visière… Mais vu que le passage dans l’étroiture va être limite, bien que JCL l’ait un peu élargie, on enlève les contentions et on pose le casque. Prévoir la mise en place d’une simple visière en plexiglas en cas de KED.

L’équipe de l’atelier N°4 gère le passage du boyau, aidée par Yvan, HP et Véronique. La civière est rapidement en bas de l’échelle. Pour nous il reste à finir de ranger le matos, à déséquiper le répartiteur. Les kits sont descendus en bas via la corde que tous emprunteront pour la descente dans la Salle des Ébats. HP déséquipera le boyau et Marie l’échelle avec retour via la vire câblée.

Retour vers la sortie, la tyrolienne est démontée, on aura rien vu… Rangement de la civière et direction le PC. C’est l’heure du débriefing puis du casse-croûte, bravo l’intendance !

 

Un petit mot du coordonateur du Pôle Santé-Secours de la FFS : il faut saluer la synergie mise en place entre le SSF 20 et le SDIS 2B. Le SSF, commission spécialisée de la FFS, est reconnue par la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC) comme acteur essentiel dans les secours souterrains, la prise en charge de la victime relevant ensuite des SDIS à la sortie de la cavité. Cette complémentarité est parfois mise en défaut dans certaines régions par des SDIS qui sortent alors de leurs missions. Notre région est exemplaire sur ce sujet, reconnaissons aussi que le risque accident souterrain n’est pas la priorité actuelle du SDIS 2B. Dernièrement le Conseil d’administration de la FFS a tenu à rappeler que le SSF était une commission spécialisée et que le logo FFS se devait d’apparaître aux côtés de celui du SSF. Pour cela la photo de groupe réalisée en fin d’exercice est exemplaire. Ainsi que l’article paru le lendemain dans Corse Matin. L’action communication est une réussite. À nous de nous améliorer et nous perfectionner pour l’efficacité sur le terrain. »

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Compte-rendu Dumè

« J’ai essayé de faire une petite synthèse des points à améliorer et des points positifs en fonction des divers postes que j’ai pu observer.

Ce ne sont pas des critiques, loin de là, mais plutôt des commentaires à partir de mon ressenti et du débriefing à chaud et en tenant compte des observations de Laurent Guyot et des pompiers du GRIMP 2B. Toutes mes observations sont dans un but constructif pour les prochains exercices.

 

POINTS A AMELIORER

Au niveau de l’alerte : Celle-ci  a été déclenchée par NR à 9 h 15. Noël signale auprès du Codis la démarche à suivre tout en donnant les coordonnées de la présidente de ITP ainsi que la participation du GRIMP. On apprendra plus tard que le GRIMP sera prévenu avec plus d’une demi-heure de retard. (A mon avis, ce n’est pas là le plus important)

 

Au niveau du Barnum: (succinctement)

Sur le coup de 9 h 00, il fait très beau et il n’y a pas de vent. Par la suite, lors qu’arrivent les divers participants un petit vent se lève sans préjudice. La mise en place du barnum de 4,5 x 3 m demande du personnel et l’installation n’est pas de plus aisée. Mais on y arrive quand même. Heureusement qu’il y a du monde. Imaginons que le barnum pour X raisons arrive une fois que le secours est lancé : Quid du montage.

Vers 11 h 00 le vent se renforce et impose le démontage du barnum. Donc : A VOIR pour le choix des dimensions de la tente et si en plus elle doit être mise en place par très peu de personnel.

 

Au niveau du PC :

La semaine précédente Noël et Alexia avaient fait des essais de talkie-walkie en divers point entre la grotte et le PC. Les zones de non réception avaient été répertoriées. Pour remédier à ce problème Noël a prévu un PC Avancé juste en haut du dernier plan incliné avant d’arriver à la grotte. A partir de ce PCA une liaison téléphonique avec l’intérieur de la cavité sera mise en place. Une personne fera l’opérateur téléphone en relais avec le PC et la cavité.

Il s’est avéré que la mise en place du premier poste téléphonique n’a pas été positionnée au bon endroit. Et du coup la liaison talkie-walkie avec le PC ne fonctionne pas. Ce qui a eu pour effet de monopoliser l’attention de Noël pendant un long moment jusqu’à la résolution du problème en déplaçant le PCA.

 

Au niveau du PCA :

C’est Marie-Pierre qui en a été l’opératrice et qui a rencontré les problèmes suivants :

Facteur important : le bruit de la mer, du vent et des voitures lui rendent souvent les écoutes inaudibles et doit souvent répéter ou faire répéter les messages. Du coup le PC manquait d’informations concernant la progression des équipes.

A signaler que le premier poste tph situé dans le porche d’entrée n’a pas été très efficace. En effet le bruit du ressac et sa position le rendant très inaudible.

Supposons que si le PCA avait été en bord de route dans une voiture, cela aurait peut-être permis un meilleure communication.  A vérifier.

 

Peut-être faudra-t-il envisager l’achat de 2 postes radio talkie-walkie plus performants pour la liaison PCA/PC. Il faudra peut-être aussi envisager de mettre 2 personnes au PCA de façon à mieux gérer la liaison grotte/PCA et PCA/PC. Il est vrai que cela demande du personnel supplémentaire.

 

Au niveau de l’équipe téléphone :

Celle-ci avait pour consigne de placer la ligne le plus possible à gauche en montant. Il s’est avéré que la ligne s’est plutôt retrouvée à droite. Il a fallu la décaler pour ne pas gêner le départ de la tyro. Elle a également emprunté un passage qui aurait pu servir à l’équipe de brancardage. Il faudra peut-être insister auprès de l’équipe téléphone pour qu’elle suive les consignes et à la limite qu’elle les répète. D’autre part la position des tph n’est pas très visuelle. Du coup je pense qu’il faudra peut-être mettre un morceau de rubalise SSF Jaune pour indiquer l’emplacement physique des différents postes.

 

Pour l’ensemble des équipes :

Leur demander et insister de se signaler A CHAQUE FOIS QU’ELLES PASSENT DEVANT UN POSTE TPH. Ce qui n’a pas toujours été fait (d’autant plus que les postes n’étaient toujours visibles). Du coup il n’y a pas eu pratiquement pas d’informations qui remontent au PC et celui-ci doit travailler en « sourd aveugle »

Lors de chaque exercice on demande de jouer le jeu comme sur vrai accident. Mais notre côté camaraderie bon enfant reprend le dessus et c’est un peu le brouillon. Au cours de l’évacuation, et sans que cela soit interprété comme une discipline militaire : essayons de ne pas tous parler en même temps, faire un peu de silence et que ce soit la personne la mieux placée qui commande la manœuvre.

N’oublions pas que si un jour nous devons intervenir sur un vrai accident, il y aura diverses autorités civiles et militaires et il faudra qu’on soit crédibles à leurs yeux.

 

Concernant la civière :

Les 2 poulies du sac civière ne sont-elles pas un peu trop petites au niveau diamètre ? Peut-être que 2 poulies Rescue seraient mieux adaptées pour la mise en place sur la tyro : A voir

 

Concernant le matériel :

Lorsque nous sommes passés au parc matériel on n’a pas vu de sangles. Autant il y en avait ailleurs.

Je pense qu’au même titre qu’on a préparé des répartiteurs complets, il serait peut-être bon de préparer quelques pochettes en filet contenant chacune :

2 sangles de 2 m + 2 sangles de 4 m + 2 sangles de 6 m + 3 mousquetons à virole ce qui permettrait d’avoir du matériel au cas où il faudrait rallonger les amarrages des répartiteurs ; en fait ce matériel servirait d’entretoise entre les amarrages et les répartiteurs.

A signaler également que 3 personnes qui avaient prévu d’être là, n’ont pas pu participer.

Grosso modo tous ces problèmes mis bout à bout nous ont fait perdre au moins 2 heures sinon plus.

 

POINTS POSITIFS

Il y en a quand même quelques-uns :

  • En premier lieu la météo qui a été des nôtres, malgré un passage venteux. Et s’il avait plu ?

  • La participation et l’investissement de tous les participants (SSF et GRIMP). La participation de Wanda et Rémi au PC.

  • La mise en place de l’exercice par Noël et cela malgré l’absence du CTDS Titulaire.
    En effet Noël a beaucoup pris sur lui, il a dû tout préparer, organiser, déléguer, accueillir la presse, etc. Et surtout gérer les problèmes de communications Grotte/PCA/PC. Ce qui lui a pris beaucoup trop de temps pour lancer le départ du secours. Malgré tous ces problèmes il s’en est sorti. Et c’est tout à son honneur.

  • L’évacuation de la civière qui s’est très bien déroulée (un peu plus d’une demi-heure), personnellement j’avais prévu environ 1 heure.

  • Les échanges sur les techniques et matériels du GRIMP

  • Le débriefing à chaud entre le SSF et le GRIMP

  • La bonne ambiance et l’investissement  de tous.

  • Le casse-croûte

Donc pour résumer :

Je pense que si nous arrivons à régler ne serait-ce qu’en partie tout ce que nous avons vécu comme désagréments, ce ne sera que plus bénéfique pour les prochains exercices.

Cela nous aura servi de leçon et de voir ainsi tous les points à améliorer.

Apparemment, notre principal gros problème de la journée a été la communication Grotte/PCA/PC.

Et pour reprendre l’expression de Laurent :

« Pas de communication, pas d’opération, alors déplace ton PC pour avoir de la réception ».

J’espère que si nous arrivons à résoudre ce gros problème par l’achat de matériel plus performant ou avec l’aide de l’ADRASSEC (association de radio amateurs) nous aurons bien avancé et pouvoir ainsi anticiper la communication Grotte/PCA/PC lors de nos prochains exercices.

Encore une fois cette analyse ne doit pas être interprétée comme des critiques, mais comme une observation générale en vue d’améliorer les points où nous sommes encore un peu justes et sans aucune prétention de ma part. »

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Dimanche 22 octobre 2017

Spéléo, entomologie, visite

Grotte de la Coscia, Grotte des Embruns, Rogliano ; Grotte de Cortè, Pietracorbara

 

Participants

  • ITP : Wanda C., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Véronique M., Jean R.

  • Gente canine : la toutounette esseulée Nala

 

TPST (Coscia) : 1h00

TPST (Embruns) : 0h30

TPST (Cortè) : 0h45

Photos

 

La saison entomologie est relancée, Jean est arrivé de Nice et nous voilà partis pour une semaine de piégeage et de relevés. Ce dimanche, au programme la grotte de la Coscia à Rogliano qui n’a jamais été piégée et le relevé de pièges à la grotte de Cortè sur Pietracorbara.

Rendez-vous à Macinaghju pour 10 h 30, Wanda et HP sont de la partie. Le vent prévu est bien au rendez-vous, des pointes à 130 km/h, comme lors de notre dernière visite le 21 novembre 2015. On s’équipe à l’abri de la maisonnette des télécom et direction la grotte. On croise sur le sentier deux vacancières accompagnées d’un jeune garçon d’une dizaine d’années, elles s’interrogent sur notre destination vu notre accoutrement de spéléos. On leur propose de leur montrer l’entrée de la cavité, ce qui réjouit le jeune.

Il n’y a plus de porte à l’entrée supérieure, elle est réduite à un morceau de tôle arraché et tordu, des casques de chantier sont à l’abandon dans le renfoncement. On emmène prudemment nos visiteuses jusqu’à l’entrée de la grande salle, Antony, le jeune garçon, est tout émerveillé, c’est sa première grotte, on a peut-être une prochaine recrue pour son club spéléo local, mais en Auvergne il y a peu de grottes…

Jean pose ses pièges en différents endroits sur le pourtour de la salle, dans des zones un peu humides, Wanda et JN partent à la recherche d’un chilopode – un mille-pattes – que Jean aurait aperçu une fois, mais aucune bestiole en vue, la cavité est dans l’ensemble sèche. Une fois le piégeage terminé, on en profite avec Jean pour dépolluer la zone de fouilles, enrouler les fils de fer qui pendent, récupérer les rallonges et les projos rouillés et ramener les câbles d’alimentation dans le renfoncement de l’entrée, cela fait un peu moins décharge.

Avant de repartir, petite excursion jusqu’à la grotte des Embruns, que ne connaissent pas Wanda et HP. Jean qui connait l’étroiture d’entrée préfère regagner la voiture. Entrée toujours aussi basse et passage du bénitier un peu acrobatique, HP choisira de ne pas martyriser son dos. Visite courte mais qui vaut le coup d’après Wanda, les concrétions sont intéressantes. Nala a suivi jusqu’au bout sans difficulté.

Retour aux voitures, le vent a encore augmenté, il faut s’accrocher à l’approche de la tour. Il est 14 h, On choisit d’aller pique-niquer à Oreta sur le parking de l’église St Clément, Véronique nous y rejoindra. Mais là aussi le vent reste fort et il faut s’abriter derrière le mur de la salle des fêtes. Casse-croûte frugal mais accompagné d’un rosé de l’Aude et pannette et café pour finir.Haut de page

16 h, départ via le pont génois, une petite demi-heure plus tard on est à l’entrée. Visite jusqu’au fond du boyau terminal pour Wanda et HP, Véronique fera le tour de la grande salle et Jean restera dehors pour relever ses pièges. Les gours du boyau scintillent. Nala suivra également et sans difficulté vu son gabarit, Oscar avait bien réussi à franchir ce boyau étroit. Son compagnon de sortie lui manque-t-il un peu ?

Trente minutes plus tard tout le monde est dehors et retour en vingt minutes aux voitures. Chacun part retrouver ses pénates.

JND

 

 

Mercredi 25 octobre 2017

Spéléo, topographie et prospection

Grotta di u Prete, Ghisoni

 

Participants

  • ITP : Jean-Noël D., Jean-Claude L., Jean R.

 

TPST : 0h30

Photos

Tracé kml

 

Un puits de 17 m à 40 m de la Grotta di u Prete, une info récoltée il y a une dizaine années par Jean R. auprès d'un « black » ancien spéléo cortenais. Une première recherche effectuée par Jean et Albert avait permis de trouver la Grotta di u Prete, mais point de P17. Jean a réussi à mettre l'eau à la bouche des 2 retraités prospecteurs du club et une expédition est décidée pour cette belle journée d'un automne indien qui n'en finit pas.

Les 3 compères se retrouvent devant un café à Casamozza, échangent quelques infos spéléologiques et prennent la route de Ghisoni.

Le véhicule est garé en face du vallon du ruisseau de Grotta del Prete, non loin du paléoméandre ou méandre recoupé de Testalo. Un sentier y démarre, chemine sur une épaule avant de descendre vers le Fium'Orbu. Peu d'eau dans le fiume mais quelques hésitations pour trouver le bon endroit pour le traverser. Le reste de la marche d'approche se fait au jugé en suivant une vague sente en rive droite orographique du ruisseau. Les souvenirs de Jean sont assez précis pour trouver les 2 énormes blocs rocheux qui matérialisent la Grotta di u Prete.

La cavité se développe en fait à la faveur de l'espace pratiquement clos créé par les 2 rochers appuyés l'un à l'autre. Une entrée inférieure triangulaire d'environ 6 m de large à sa base sur 2 m de haut permet d'accéder à une « salle » sombre d'environ 10 m². Des traces d'aménagements subsistent, un reste de muret à l'entrée, un banc en pierre, un petit enclos à agneaux. Un creux dans le sol terreux contre la paroi droite permet à quelques sangliers de faire la sieste. Une source sourd de la base du bloc de gauche. Si jadis un prêtre venait s'y retirer, le confort devait être spartiate !

Une entrée supérieure à l'opposée de la première et en hauteur, également triangulaire mais plus petite, apporte un peu de clarté à la cavité.

La topo est rapidement réalisée et voilà maintenant les 3 prospecteurs partis à la recherche du fameux P17. La roche environnante, γ1hE : Granite perthitique à biotite ± amphibole, ne laisse aucun espoir d'une découverte de réseau karstique, mais un trou c'est un trou ! Si l'info est claire - 40 m de la Grotta di u Prete en direction du sud-ouest - la recherche l'est beaucoup moins. Le maquis pentu est parcouru de long en large, parfois avec quelques pas d'escalade, mais rien, que dalle, nada, niente, nunda ! La recherche est abandonnée.

La sente empruntée à l'aller recoupe un chemin bien marqué et cairné. Un coup d'œil sur la carte IGN indique qu'il mène au vieux pont génois Ponte di Mela. Nous nous laissons tenter par ce petit détour touristique. Le chemin est bien aménagé et certaines parties dans les virages sont appareillées. Il serpente en partie à couvert sous les pins laricio. Le Ponte di Mela a la particularité d'être construit avec 2 arches de tailles différentes. La grande enjambe le Fium'Orbo qui est à son niveau d'étiage, la seconde, plus petite, permet au fleuve de passer lors des crues. Dispositif efficace puisque le pont est toujours là après plusieurs siècles et de nombreuses crues.

Dilemme après le pont, le sentier se divise en 2 branches, la plus évidente se dirige vers le nord-est à l'opposé de la voiture, la moins marquée vers le sud-ouest et se rapproche du véhicule. Jean et JN choisissent laHaut de page première, JC la seconde. Les 2 chemins sont en fait marqués en bleu et mènent tous les 2 jusqu'à la route où le trio se reconstitue.

Après s'être changés au début de la piste de la casetta, les 3 vétérans s'installent sur le terre-plein du site d'accro-branche pour un agréable pique-nique.

Une dernière halte à Casamozza pour savourer une Pietra et chacun regagne ses pénates.

JCL

 

 

Vendredi 27 octobre 2017

Spéléo, relevés entomologiques

Grotte de Carpinetto, Lano

 

Participants

  • ITP : Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Jean R.

  • Gente canine : Nala

 

TPST : 1h00

Photos

 

Poursuite de la campagne entomo, au programme : relever des pièges dans les galeries d’entrée de Carpinetto et autour de la grotte de Leccia Torta à Castiglione village. HP est de la partie, cela fait baisser légèrement la moyenne d’âge…

RDV au Carré d’As à 9 h 30, café traditionnel, le temps est frisquet, un petit 8°C mais très beau soleil. On s’entasse dans le Pajero° d’HP et direction Carpinetto. En cours de route, JN songe soudainement qu’il a oublié de prendre la clé du cadenas du portail de la piste la veille au club… Il va falloir monter à pied ! Heureusement le téléphone passe, appel au maire de Lano, qui n’est pas sur place et personne ne pourra nous ouvrir mais il y a eu des travaux sur la piste et le portail devrait être ouvert… Pour assurer on passe un coup de fil à Laurent Vincensini, super il répond, les travaux sont en principe terminés et le portail devrait être fermé mais on peut récupérer une clé auprès de son frère Philippe à San Lorenzo.

On monte à Lano jusqu’au départ de la piste, le cadenas est bien en place et pas de clé sous les pierres, on ne sait jamais ? Entre une heure de marche et 20 mn AR en Pajero° pour aller à San Lorenzo le choix est vite fait. On trouve facilement le moulin à châtaignes des frères Vincensini et Philippe est là. En préambule, JN est heureux d’apprendre que le taurillon qui l’avait un peu « bousculé » lors de la sortie enneigée du mardi 24 janvier 2017 a fini à l’abattoir (on apprendra ensuite qu’il était assez agressif et avait récidivé…). La clé est récupérée, retour à la piste.

Le cadenas s’ouvre, on sera au parking vers 11 h 15. Équipement et en route vers la grotte. Pas la moindre goutte d’eau dans l’Aninco. Nala sera des nôtres, elle franchira la vire bien assurée par HP et ensuite se faufilera partout. On file récupérer les pièges de Jean, il les avait placés dans le plan incliné entre le Méandre et la Galerie du Bloc Coincé. On a oublié le tamis, il faut décanter les bouteilles pour ne garder que le fond où sont en principe les bestioles et transvaser dans un flacon. À l’œil nu rien de visible, sauf un gros carabidae, mais en général elles ne font que quelques millimètres, Jean filtrera ce soir.

Retour à la Salle de la Colonne ; un coup d’œil au Puits du Chien (Nala n’est pas tombée dedans), le niveau est bien bas, on peut prendre des photos qui montrent bien une petite salle avec un boyau impénétrable à son extrémité sud ; puis les Lacs Jumeaux, là aussi le niveau est bas, là Nala a failli faire plouf !

La rivière principale est complètement à sec, puis montée du Colimaçon et visite de la Galerie Concrétionnée jusqu’au Lac Suspendu, entièrement vide. Retour par l’étroiture sous le Balcon, que Jean est heureux de pouvoir passer. On récupère les bouteilles et retour au soleil. On sera au parking pour 13 h.

La température a grimpé, il fait au moins 20°C et on est au soleil. On mange ou on file à Castiglione ? Jean demande si on a bien le GPS car les pièges de Castiglione avaient été posés en extérieur et leur position notée par Albert… Mais JN n’a pas pris le GPS et de plus la conversion des relevés GPS d’Albert, qui datent de cinq ans, nécessitent un ordinateur… On abandonne le projet et on s’installe pour le casse-croûte au soleil. Migliacci, pâté au poivre vert, gâteaux et Côtes du Rhône, entre autres.Haut de page

14 h 30, on plie bagages. Au départ de la piste on croise Thierry, l’autre frère Vincensini (?), avec qui on échange en corse (enfin Jean) sur la rareté de la ressource châtaigne et qui nous informera sur le sort du taurillon (cela avait du faire le tour de San Lorenzo !). On lui remet la clé et retour au Carré d’As pour un café et un bilan de la semaine. Jean repart dimanche et on ne le reverra qu’en décembre.

Chacun reprend sa voiture et on sera pour nous à Bastia pour 17 h.

JND

 

 

Dimanche 29 octobre 2017

Spéléo interclubs, initiation, aménagement

Cast 1, Oletta

 

Participants

  • ITP : Michèle C., Wanda C., Jean-Claude D., Dominique D., Amal D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Alain G., Jean-Claude L., Noël R., Alexia S.

  • Initiés : Grégory C., Adeline D., Agnès F., Sébastien M., Antoine et Clément S., Romain V.

  • GCC : Jean-Yves C.

  • A mammona : Michelle S.

  • La toutounette : Nala

 

TPST : 4h00

Photos

 

Encore une sortie initiation, la 3ème depuis la fête du sport ! Encore une fois c'est Cast 1 qui a été finalement choisie. Il a été envisagé une visite de Cast 3, afin de montrer aux petits enfants de Michelle les lieux d'exploits de leur mammona paléontologue, mais après contrôle de JY, il s'avère que les chauves souris ont déjà pris possession des lieux pour leurs quartiers d'hiver, c'est donc dans Cast 1 que les initiés seront guidés. Les fouilles paléontologiques de Castiglione se sont déroulées durant une bonne partie des années 90 et ont permis la mise à jour de nombreux fossiles, notamment des Prolagus (lapin-rat, ancêtre du lapin), mais aussi du chien, des cerfs et divers autres animaux du pléistocène (Infos).

Encore une fois, ce retour à Cast 1 sera l'occasion de continuer l'aménagement de l'entrée artificielle, ce sera principalement Dumè qui s'y collera. Il a auparavant fait fabriqué un petit portique avec la cornière existante et 4 fers en U. En préalable, il a passé dans la semaine 3 couches de peinture antirouille vert-maquis. Les 4 pieds sont boulonnés sur place, un peu de terrassement permet de positionner le portique à la vertical du trou. Il restera l'aménagement des abords à faire, de grosses pierres plates cerneront l'entrée et seront « cloutées » en place avec des fers à béton.

Revenons à nos initiés. Deux voies sont installées aux angles du pylône, elles permettent une première approches des techniques de spéléo alpine. Utilisation des bloqueurs pour la montée, et du descendeur pour la ... descente.

Pendant ce temps, Alexia et HP équipent la cavité. Compte-tenu du nombre de personnes à descendre sous terre(16), le circuit prévu est allégé : puits d'entrée, P13, salle de la Chèvre, remontée dans la salle du Veau et sortie.

Les choses sérieuses commencent maintenant, les encadrants se positionnent aux points délicats, assurent le passage des initiés et rassurent les initiés au passage. Une variante est proposée, JN, Wanda et JCD emmèneront les plus téméraires faire le circuit de la vire supérieure de la Chèvre.

Les 2 figlioli sortent en premier, ils auront droit à une petite visite du porche d'entrée de Cast 3, guidés par leur mammona.Haut de page

Il est déjà plus de 16h00 lorsque les 20 participants à la sortie se serrent autour des tables en pierre pour le pique-nique, il faudra prévoir d'agrandir la table ...
L'ambiance est chaleureuse malgré une sècheresse qui s'éternise et qui ne permet toujours pas les grillades.

Retour au local pour une grande partie des participants et rangement du matériel, il ne manque rien !

JCL

 

 

Vendredi 3 au Lundi 6 novembre 2017

RENCONTRES MÉDICALES CoMed (COMMISSION MÉDICALE DE LA FFS)

Grotte de Bouche Rolland, Salles la Source (Aveyron)

 

Participant

  • ITP : Jean-Noël D.

 

TPST : 2h00

Photos

 

Pour rappel, la CoMed est la Commission médicale de la FFS, seule commission obligatoire exigée par le ministère. Elle a été créée en 1979 par le Dr France ROCOURT entourée d’une dizaine de médecins. Depuis, elle s’est développée et ce sont environ 116 médecins, paramédicaux et correspondants qui reçoivent actuellement la feuille de liaison CoMed. Elle est composée de bénévoles, médecins et non médecins.

La réunion nationale se déroulait cette année dans une région spéléologique peu connue pour nous, le nord ouest du département de l’Aveyron et plus précisément le Causse Comtal. Y participait donc Jean-Noël D. comme membre du Comité technique et représentant du CA de la FFS au titre de responsable du pôle Santé-Secours.

Le compte rendu qui suit reprend le programme de ces rencontres médicales 2018, en insistant sur les points qui nous semblent importants pour notre communauté spéléo et canyon locale (le compte rendu in extenso sera consultable prochainement sur le site de la CoMed, http://comed.ffspeleo.fr/)

 

Vendredi 3 novembre 2016

Départ de Bastia, le jeudi soir à 18 h 30. Petite frayeur le soir, j’ai oublié le connecteur du câble d’alimentation du portable, il faudra en trouver un demain en route si l’on veut travailler avec l’ordi.

Arrivée à Marseille pour 7 h du matin. 350 km à parcourir pour rejoindre le site de l’Oustal (http://www.oustal-vacances-aveyron.fr/), village de vacances où se tiennent les Journées, dont plus de 300 km d’autoroute. Deux magasins d’informatiques repérés sur la route, à Millau et à Rodez. Pour assurer, halte à Millau, on évite le viaduc, la vue sur les Grands Causses est toujours aussi magnifique d’autant plus que Millau est sous une mer de nuages, au loin le viaduc semble flotter dans une mer de coton. Millau est une ville à fuir pour sa circulation automobile, le magasin est en centre-ville, impossible de trouver une place pour stationner, je renonce.

Arrivée à Rodez vers midi, là aussi des sacrés embouteillages, c’est la sortie du boulot. Je trouve finalement le magasin mais qui est fermé mais cela tombe bien il est au nord de la ville sur la route de Salles la Source, je reviendrai après le repas. Le camp de l’Oustal est à une dizaine de kilomètres. Salles la Source est un magnifique village bâti à flanc de falaise et dominé par le Causse Comtal. D’une échancrure de la falaise jaillit une superbe cascade. Il reste 2 km pour atteindre l’Oustal, un peu de temps perdu à cause du GPS qui m’envoie en pleine nature… mais finalement à 13 h je retrouve Jean-Pierre et Guy à l’entrée. Sont là également Raoul, Claire et Jean-Marie. Retrouvailles sympathiques et premier repas en commun.

Après un saut à Rodez accompagné de Guy pour trouver ce fameux connecteur (il faudra en fait acheter un nouveau transfo !), mise en place de la salle de réunion, très bien équipée ; visite des chambres, on sera bien installé avec TV.

Comme pour toutes les Journées Nationales CoMed, une sortie spéléo est prévue pour découvrir le sous-sol de la région, ceci dans les limites de praticabilité des participants, plutôt de l’horizontale, pas de grands puits, compte tenu de l’âge et surtout du manque de pratique de certains…

Cette année, contact avait été pris avec le Spéléoclub de la MJC de Rodez, bien connu d’Albert, qui nous avait proposé une grotte horizontale – la Grotte de Bouche Rolland – ou un aven vertical – le Tindoul de la Vayssière. Il aurait fallu équiper le P31, on avait peu de temps, on a donc choisi l’option horizontale. La météo s’annonçant un peu pourrie pour le weekend et le chemin d’accès à la grotte apparemment exposé et glissant on décide d’y aller cet après-midi, le soleil est au zénith. De plus le programme est chargé et les participants de Rhône-Alpes n’auront pas assez de temps pour spéléoter.

Direction Solsac à une dizaine de kilomètres de Salles la Source, petit hameau aux maisons aux toits de lauze. Un sentier étroit et une jolie vire un peu exposée et glissante, sur une reculée jurassienne typique amène à une conduite forcée impressionnante. Vaste porche de 6*15 m, fermé par un mur en pierres. Une porte permet d’accéder à l’intérieur, 20 m plus loin une nouvelle porte au milieu d’un nouveau mur en pierres. À gauche un beau méandre fossile ramène vers la falaise mais se termine sur colmatage. La galerie, environ 8*5 m fait un coude vers la gauche et le plafond s’abaisse sur de grands gours.

Ce pourrait être un réseau majeur. Mais hélas au bout de 200 mètres de galerie entrecoupée de jolies salles notre progression bute sur le siphon terminal. Quelques passages bas, souvent ennoyés, mais là c’est vraiment l’étiage, une magnifique coulée stalagmitique vanille-chocolat. À l’aller on fera un peu les équilibristes pour ne pas se mouiller, mais au retour, après avoir bien trempé les cottes, bon bain argileux, à l’approche du siphon, ce sera retour direct. Petit film de la visite : https://youtu.be/awMG82dMcX8

 

 

Retour aux véhicules. TPST deux heures. Avant de rentrer, visite au Tindoul de la Vayssière, magnifique grands puits d’effondrement avec une verticale de 31 m qui aboutit sur un cône d’effondrement menant à côte – 67 m. Suivent plusieurs galeries dont la principale au bout de quelques centaines de mètres, amène à un siphon terminal après avoir traversé un lac. Bien entendu visité par E.-A. Martel le 1er mai 1892. On s’arrêtera devant la grille, il fait sombre… et on a que deux cordes de 20 m !

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LA GROTTE DE BOUCHE ROLLAND

Cette grotte semble avoir été occupée depuis très longtemps, une occupation confirmée par de récentes découvertes (céramique, trous de calage de poteau, restes humains...). La légende locale raconte qu’un bandit nommé Rolland se serait servi de ce lieu comme repère, au Moyen Âge, avec une bande de truands tout aussi cruels que lui. Après ses raids et ses pillages, il aurait amassé une fortune considérable qu’il aurait, dit-on, cachée quelque part dans la grotte. Cependant, aucun trésor n’a jamais été découvert dans Bouche-Rolland, malgré plusieurs recherches menées par les anciens propriétaires de la grotte et, plus récemment, les spéléologues.

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Réunion de travail du vendredi 3 soirée au lundi 6 au matin

Canistrelli et haribo sont toujours là pour stimuler les cerveaux… et comme à l’habitude on sortira l’apéro et les spécialités locales apportées par chacun.

 

Nouvelles fédérales : Aucun changement dans les instances fédérales par rapport à l’an passé. La prochaine assemblée générale de la FFS aura lieu en juin 2018 à Méaudre (Isère).

 

Certificat médical : Les faits sont là, la FFS a vu son nombre de licenciés pour 2017 chuter de 8.8 %. La commission Statistiques a montré que les chiffres sont restés assez stables depuis 2 000. Certes l’évènement majeur a été la mise en place, imposée par le ministère, du certificat annuel. Il n’y a quasiment pas eu de cas de refus de délivrance de certificat par un médecin pour raisons de santé. Les quelques refus ont été pris en charge par des médecins fédérés. Mais malheureusement la posture « ambigüe » de la FFME qui a acceptée de délivrer des licences à des spéléos ou clubs qui pratiquaient la spéléo en argumentant qu’elle était fédération multisports a sûrement entrainé des transferts d’adhésions. On est plus dans une logique financière (économiser une consultation) que dans une posture idéologique.

Aucune contre-indication formelle et définitive n’est retenue, si un spéléologue est confronté à des difficultés pour obtenir son certificat par son médecin traitant, il est invité à s’adresser à la FFS qui l’orientera vers un médecin référent de la CoMed dans sa région. L’arrêté du 24 juillet 2017 est venu préciser le contenu de l’examen médical pour le CMNCI à la spéléologie et à la plongée :

«2o Pour la pratique de la plongée subaquatique, une attention particulière est portée sur l’examen ORL (tympans, équilibration/perméabilité tubaire, évaluation vestibulaire, acuité auditive) et l’examen dentaire;

«3o Pour la pratique de la spéléologie, une attention particulière est portée sur l’examen de l’appareil cardio-respiratoire et pour la pratique de la plongée souterraine, sur l’examen ORL (tympans, équilibration/perméabilité tubaire, évaluation vestibulaire, acuité auditive) et l’examen dentaire

Examen finalement pas très contraignant.

 

Cardiofréquencemétrie : les travaux de cardiofréquencemétrie sont poursuivis, un premier bilan a été réalisé lors d’une réunion à Lyon en septembre. Des campagnes de mesures de cardiofréquencemétrie lors de sorties jeunes, de plongées et de séances de désobstruction sont envisagées. Un article est prévu pour Spelunca courant 2018.

 

Microbiologie : un article sur la bilharziose a fait l’objet d’une publication dans Spelunca N°146. Il est prévu d’en réaliser un sur le risque Cyanobactéries (JND et Albert D.). Message de prévention par rapport au risque rage et chiroptères.

 

Étude sur les porteurs de prothèses articulaires chez les licenciés de la FFS : l’enquête est arrivée à son terme et présente un bilan très favorable, avec un taux de reprise important de l’activité après intervention.

 

Plaquettes de prévention : validation de nouvelles plaquettes (canyon, spéléo et canyon au féminin, toxicité des gaz, certificat médical). Les fiches ont eu un franc succès et un retirage est envisagé.

 

Calendrier des prochaines réunions : novembre 2018, réunion plénière du CT, envisagée sur Carcassonne, avec la traversée de Cabrespine au programme.

- Congrès UIS Lyon 2021

- 40e anniversaire de la CoMed en 2019

 

Questions diverses 

- Quelle toxicité des métaux pour exploration d’anciennes mines, suite à une intoxication au plomb chez des spéléos.

- Possibilité d’une étude sur le cancer chez les pratiquants (demande du CA fédéral) : évaluer l’apport de l’activité spéléo ou canyon dans la lutte contre la maladie.

- France nous fera une démonstration de réduction de luxation d’épaule (25 % des accidents traumatiques en spéléo). https://youtu.be/TJG8oEh_b5I. Un article est prévu dans un prochain Spelunca.

 

Dimanche 5 novembre 2016

Les rhônes-alpins et Guy nous quittent en début d’après-midi. Le soleil est revenu, on en profitera pour faire un peu de tourisme à Salles la Source, visite de la grotte sous la cascade et randonnée jusqu’au Causse du Comtal. Arrêt à la salle des Fêtes du village, c’est la foire à la Pomme !

Retour au camp de vacances pour une bonne bière locale, tous s’y mettent ! Puis retour en salle pour la poursuite des travaux.Haut de page

 

Lundi 6 novembre 2016

Une dernière matinée de travail pour régler les problèmes administratifs. Les départs vont s’échelonner. JN prendra son temps pour rentrer en Corse, une halte à Montpellier puis le ferry à Marseille à 19 h. Le mistral sera de la partie en début de traversée.

JND

 

 

Dimanche 12 novembre 2017

Spéléo, aménagement entrée secondaire, perfectionnement équipement

Cast.1, Oletta

 

Participants

 

  • ITP : Wanda C., Dominique D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Alain G., Jean-Claude L., Franck Z.

  • La toutounette : Nala

 

TPST : 2h30

Photos

 

C’est décidé maintenant, quand un chantier est commencé il faut aller jusqu’au bout… Pas question de laisser l’aménagement de l’entrée secondaire de Cast.1 en cours, Dumè et JCL sont partants pour dimanche, pendant ce temps on organisera un peu de perf’ à l’équipement et une visite tranquille de la cavité pour ceux qui ne la connaissent pas entièrement (si, si il en reste !).

RDV au local à 8 h 30, le temps est magnifique, on nous avait prédit la tempête… Café, viennoiseries, préparation du matos et départ pour 9 h 30.Trois 4x4 se garent sur le parking, on sort tout le matos. HP s’est rapidement équipé et prend Franck en mains pour un peu de révision sur le matériel et la technique. JN équipe le P7 d’entrée sous l’œil attentif d’Alain qui révise les mickey et les huit tricotés. Dumè et JCL partent finir les travaux du puits secondaire.

HP est déjà dans la Salle du Veau, suivi de Franck, Wanda et Alain, JN ferme la marche. Équipement et descente du P13 puis du P9 de la grande diaclase. HP va retrouver JCL qui est à l’aplomb du Plateau à Escargots mais devra rapidement fuir les lieux suite à la purge sévère de JCL.

Pendant ce temps JN emmène les trois acolytes restants jusqu’au point bas de la cavité à -43 m, le fond de diaclase est bien gras et les ressauts un peu exposés. Remontée jusqu’à la Salle des Marches pour aller rendre une visite au Trésor de Castiglione… L’accès est toujours assez physique. On a bien fait d’y passer, un flacon de nectar était en train de basculer dans le vide…

Pour le retour Franck récupère la corde du P9, suivi d’Alain puis JN tandis que Wanda redescendra pour se charger du déséquipement (il faut enlever le mousquif du ressaut du bloc coincé). On retrouvera HP à l’intersection des diaclases. Sortie étagée et tranquille, la remontée du P13 sera un peu éprouvante pour Franck et Alain. JN aura la désagréable surprise de voir sa pédale se rompre en plein milieu de la remontée, le pantin suffira pour terminer. Sortie de Wanda à 13 h 30.

C’est l’heure des agapes, toujours pas de tempête on peut faire les grillades, arrosées de vin sicilien et de minervois et il y avait des chipos pour Nala… On s’active ensuite pendant une petite heure, finition des travaux autour du puits et élagage d’olivier. Retour Bastia pour 17 h, la tempête arrive.

 

Bilan des travaux sur le puits artificiel :

Pose et fixation partielle du dernier lé de grillage, après avoir cassé 2 excroissances rocheuses en bas du puits, en haut du plan incliné. Ceci facilitera le passage de cette « étroiture ». Fixation du grillage à finir.Haut de page

Scellement humide de 3 pieds du portique, il ne risque plus de s’envoler !

De grosses pierres plates sont approchées de l’entrée, elles permettront de réaliser la future margelle.

Une armature de clic-clac récupérée par Dumè permet maintenant de sécuriser le trou. Il restera à lui passer une couche de peinture antirouille et de lasure sur les lattes.

JND, JCL

 

 

Dimanche 19 novembre 2017

Spéléo, aménagement entrée secondaire Cast 1 - Visite Cast 5

Oletta

 

Participants

 

  • ITP : Wanda C., Dominique D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Alain G., Jean-Claude L., Marie-Pierre R., Franck Z.

  • La toutounette : Nala

 

TPST : 2h00

Photos

 

Bis repetita placent, on prend les mêmes et on recommence ! Presque vrai, MP est venue renforcée l'équipe des aménageurs de trou.

Encore une fois, un maximum de matos est chargé dans les véhicules, faudrait pas qu'on en manque ! Les topi se retrouvent rapidement près du pylône, qui nous aura rarement vu autant de fois en si peu de temps.

Première opération, préparer le chantier d'aménagement du puits artificiel de Cast 1. Tous le monde met la main à la pâte, une grosse pierre plate est même approchée du trou, elle servira de margelle de départ.

Deux équipes se forment ensuite, JN emmène MP, Wanda, Alain, HP et Franck vers Cast 5. Dumè et JCL continuent l'aménagement. Dumè se charge du terrassement autour de l'entrée, JCL descend dans la cavité pour terminer l'accrochage du grillage. C'est vite écrit, mais il faudra 2 bonnes heures pour finir le boulot.

Retour en surface, la grosse pierre est posée à sa place, la margelle est prête.

L'équipe Cast 5 est de retour, elle n'aura finalement visiter que le P13 suite au refus d'aller au bout de la vire aérienne, la salle blanche n'augmentera pas le nombre de ses adhérents ...

Regroupement général pour le piquenique. Nala n'aura pas son morceau de chipolata mais elle lèchera avidement le plat de la tartiflette concoctée par Dumè. Les 2 bouteilles de Beaujolais nouveau, restes de l'apéro du jeudi soir sont vite liquidées, elles seront complétées par une bouteille de secours. Pas moins de 3 panettes sont sorties pour finir le repas !

Fin des agapes, les travaux reprennent. Le sommier de clic-clac bouche-trou est renforcé par 2 tubes et de nouvelles grossesHaut de page pierres sont approchées du trou. 2 sacs de béton sont encore nécessaires pour caler et sceller les dalles calcaires qui encerclent maintenant le puits.

Il restera à passer une couche de lasure sur les lattes du sommier ainsi qu'une couche de peinture. Il ne faudra pas encore une fois oublier la plaquette inox pour la déviation.

Satisfaits de leur journée les topi rentrent au local à la nuit tombante.

JCL

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Les bonnes résolutions de la semaine passée ont été confirmées jeudi dernier, « Quand un chantier est commencé il faut aller jusqu’au bout… ». On retourne donc à Cast.1 mais pour agrémenter la sortie JN avait proposé de faire découvrir Cast.5 à l’équipe souterraine de dimanche dernier. D’autant plus qu’on avait été jeter un coup d’œil à l’entrée lors de la dernière sortie.

RDV habituel à 8 h 30 au local mais maintenant l’équipe est rôdée, en une grosse demi-heure le matos est prêt et à 10 h nous sommes sur site. Soleil au rendez-vous, température printanière, pas de vent. Matos déchargé, avant de filer vers Cast.5 on donne un coup de main à nos compagnons maçons pour amener une grosse dalle au bord du trou.

Puis habillage et direction Cast.5. Cette fois, on trouve l’entrée du premier coup. HP est à la manœuvre pour équiper. Les spits extérieurs ne sont pas en trop mauvais état. Par contre celui de la dèv’ en bas du plan incliné est inutilisable, pas d’AN possible apparemment, si on veut éviter le frottement il faut respiter, cette fois on remontera en escalade. Les spits en haut du P13 sont encore utilisables en forçant un peu. HP trouve facilement la dèv’ et file vers le bas. Mais il faudrait trouver d’autres dèv’ ou fractionner, beaucoup de frottements pour le retour. Le puits est tarabiscoté au milieu de gros blocs mais ça passera car la roche est arrondie et on peut faire un peu d’escalade.

JN rejoint HP puis toute l’équipe arrive. Pas grand-chose à voir au fond, on a peu envie de farfouiller dans la trémie… Direction la Salle Blanche. HP remonte suivi de JN. Pendant que le reste de l’équipe remonte on rejoint la Faille Égyptienne. HP trouve que le profil n’est pas très engageant et hésite. Un peu pressé par JN il se décide et passe dans trop de difficultés. La remontée de la cheminée est un peu plus pénible mais le voilà « redressé » sur la vire et alerte JN que la progression est bloquée ! Il y a un bloc au milieu de la vire… JN passe à son tour la Faille puis la cheminée et rejoint HP. Pas de bloc effondré mais en bout de vire il faut passer en oppo au-dessus du P22, c’est en effet un peu stressant vu de loin.

HP se décide à aller voir mais finalement ne le sent pas et renonce. Retour en haut de la cheminée, il arrive à se caler dans l’alcôve et JN peut passer sur la vire. Le bloc est passé mais derrière HP préfère faire demi-tour. JN revient sur ses pas et on retrouve rapidement (le retour est bien plus facile) l’équipe qui finit de sortir du P13. Franck s’enfile dans la Faille et rapidement disparait dans la cheminée puis la vire et le voilà presque au bout de la corde. MP suit, avec pas mal de difficultés puis la cheminée mais bloque pour accéder à la vire et fait demi-tour. Le retour dans la Faille Égyptienne sera assez pénible, elle se coince à la sortie dans la partie basse, il faudra pousser, tirer… Franck est revenu derrière elle et sort sans problèmes.

Wanda se lance à son tour et passe la Faille de front… Bien entendu aucun souci pour la vire et la suite. Elle s’arrêtera presque au bout de la corde, hésitant devant la suite. Sans grand espoir Alain se présente et renonce sans tenter de passer. Si l’on veut que la Salle Blanche soit accessible à tous, initiés et seniors, il faut élargir deux passages, la Faille Égyptienne et le bloc en bout de vire. Notre nouveau CPT qui vient d’être reçu sera mis à contribution.

C’est l’heure de la sortie, JN déséquipera. Il est 13 h, le feu est allumé et les agapes peuvent commencer à une heure correcte. Le Beaujolais est au rendez-vous pour accompagner le pâté au foie gras de Franck et la tartifletteHaut de page maison de Dumè réchauffée à la braise. Un délice ! Pour accompagner le dessert JN avait retrouvé une vieille bouteille de Lambrusco rouge au fond de sa cave, imbuvable, trop vieille…

Fin des agapes à 14 h 30, on a le temps de repartir au turbin pour terminer l’aménagement de l’entrée du puits secondaire.

JND

 

 

Dimanche 26 novembre 2017

Spéléo, aménagement entrée secondaire Cast 1 - Visite Cast 5

Oletta

 

Participants

 

  • ITP : Wanda C., Jean-Claude D., Dominique D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Véronique M.

  • La toutounette : Nala

 

TPST : 2h00 + 1h00

Photos

 

Pour le prologue matinal, on fait du copier-coller sur les sorties précédentes et on recommence.

Cette journée avait pour but les 2 destinations ci-après :

Sur le coup de 10 h 30, une première équipe constituée de JCL, HP et Wanda est revenue à Cast 5 pour enfin découvrir « La Salle Blanche ». En effet au cours de la sortie du 19/11/2017, ce petit joyau Corse n’avait pas pu être atteint (Voir le compte-rendu de la semaine dernière).

Une deuxième équipe composée de Dumé et JCD va continuer l’aménagement de l’entrée du puits artificiel. Dumé reprend le terrassement et JCD finira les modifications du clic-clac. Deux lattes sont coupées afin de ménager deux ouvertures assez larges pour le passage des chauves-souris.

Il est vrai que depuis quelques temps, concernant la finition du puits artificiel, on prend notre temps et on y prend goût. En effet à chaque fois on se dit « encore une journée et c’est fini ». Eh bien non, cela s’est encore confirmé ce week-end. On a presque fini, mais il faudra encore une journée pour fignoler et effectuer les opérations suivantes :

Repasser un coup de lasure sur le clic-clac + un coup de peinture sur les boulons + mettre des colliers rapides sur le clic-clac pour maintenir le grillage + cloutage et bétonnage d’une ou deux dalles qu’on a repéré en fin de journée et qu’on n’a pas eu le courage de continuer le chantier en fin de journée.

JN et Véro nous rejoindront vers 11 h 30, ils iront retrouver l'équipe de Cast 5, mais arrivés au bord de la cavité, nul ne répond au bout de la corde, ils ont dû franchir la Faille Égyptienne. Véronique préférant attendre un peu avant de se lancer dans l’aventure souterraine, ils entreprennent de démaquiser et de baliser le chemin d’accès à Cast.5, car les dernières sorties ont vu quelques spéléos errant dans le maquis à la recherche de l’entrée. Le temps d’arriver à l’entrée, voilà Wanda qui pointe son casque, la toutounette piaffait d’impatience au bord du trou. Les deux compères suivent derrière, ne sachant pas si JN et Véronique allaient descendre, ils ont laissé équiper. Mais la douceur automnale a alangui un peu la vigueur de ces derniers et c’est bientôt l’heure des agapes. Wanda redescendra enlever le fractio. Ils viennent de rejoindre la Confrérie de Ceux qui ont vu la Salle Blanche (soit 43 membres à ce jour). On profite des outils pour fermer l’entrée par de beaux branchages, voilà Cast.5 sécurisé, en attendant son sommier à lattes…

Concernant l’aménagement du puits d’entrée, Dumè a utilisé 2 sacs de bétons pour consolider quelques blocs et aura clouté 3 dalles.

Il est 13 h 30 quand nos estomacs commencent à se manifester. Il est temps de reprendre des forces. Malgré un beau temps assez ensoleillé, nous ne pourrons pas allumer notre BBQ traditionnel. En effet le dieu Éole s’est invité et des rafales trop violentes nous interdisent de gratter les allumettes. Qu’à cela ne tienne JCL propose de descendre dans le porche de Cast 3 et de griller à l’abri (nous avons déjà effectué cette opération il y a quelque temps).

Les 2 JC préparent et allument le BBQ. Wanda et Dumé seront à la cuisson. Au menu et comme à chaque fois, rien que du bon diététique : Tortilla, Tartifletta, Figatella et divers jajas. (JN qui vide sa cave des vieilles bouteilles avait misé sur un magnum de Côtes du Rhône de 1982, mais raté ! il est oxydé, il finira en sauce, heureusement que JCD nous a ramené du Cahors de son stage de CPT et que JCL avait amené un Côtes du Rhône de seulement 10 ans d'âge, mais buvable ;-). Après les agapes nous allons jeter un coup d’œil aux alentours afin de repérer et essayer de trouver une zone qui permettra de mettre en pratique les premières descentes et remontées lors de nos prochaines initiations. Actuellement les démos se font sur le pylône et parfois ce n’est pas trop pratique. Après avoir arpenté la zone autour de Cast 3, nous avons trouvé une petite zone qui pourrait faire l’affaire, mais cela demandera pas mal de nettoyage, purge et démaquisage. Donc à voir et à discuter.

Pour finir l’après repas, JCL, JN et Véro vont descendre jusqu’au Plateau à Escargots par le PACAST 1. JCL remplace en passant la plaquette zicral de la 1ère dèv par une plaquette inox et avec JN ils vont également essayer de retrouver un gant perdu par Dumé la semaine dernière, mais pas de gant : mystère.

Lors de la prochaine initiation, on pourra proposer la traversée entre le trou du Pylône et le PACAST 1.
Oui mais dans quel sens ?, 2 options :

  • 1ère option : descente par le trou du Pylône et sortie par PACAST 1.
    - les + : pratiquement que de la descente et uniquement un P17 à remonter.
    - les - : à savoir que la dernière partie « cage à poule » (sortie) n’est pas très évidente car  le grillage gène les appuis des pieds sur la paroi mais ce n’est pas très long (+/- 7 mètres).

  • 2ème option : descente par PACAST1 et sortie par le Pylône
    - les + : descente plus facile de la partie « cage à poule » et belle vue sur l’enfilade de la faille principale.
    - les - : la remontée est plus longue et plus physique.
    Haut de page

Il sera également possible de constituer une équipe qui descende par le pylône et une autre par PACAST1 et de se croiser dans la grotte.

Pour l’épilogue de fin de journée même chose que les sorties précédentes.

Dumè + JN, JCL

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Cast 5. Belotte, re-belotte et 10 de Der. 7 et 3 = 10. Cast 5 c’est étroit. CQFD.

On se souvient que le week-end précédent, Jean-Noël, Marie-Pierre, Wanda, Franck, Alain et HP avaient exploré le P13 de Cast 5, passé l’Egyptienne et s’étaient arrêtés après la vire. Ils avaient constaté qu’une partie des spits en place étaient très abimés. Jean-Claude avait décidé d’aller contrôler tout cela avec dans l’idée de brocher la cavité. HP et Wanda avaient rêvé dans la semaine des merveilles de la Salle Blanche. Les revoilà donc, ce dimanche matin, avec Jean-Claude à l’entrée de Cast 5, Jean-Noël devant les rejoindre avec Véro plus tard.

Petit coup de dégorgeoir, les 2 spits de départ se vissent bien. HP débute l’équipement, met en place le mousqueton du kit sur son MAVC et surprise le kit mal attaché, tombe dans le trou. HP le retrouvera au bord du P13. Heureusement la corde avait déjà été mise en place et l’on se retrouve rapidement devant la Faille Egyptienne. JC s’y engage le premier, HP et Wanda suivent.

Il fait très chaud dans la cavité. Est-ce l’exposition sud qui fait que la roche accumule de la chaleur ? HP porte un cardiofréquence-mètre pour compléter les travaux de Jean-Noël à la COMED sur la charge cardiaque de la spéléo. Dans l’Egyptienne, le cœur bat à 155 en moyenne avec des poussées à 175, entre 80 et 87% de la fréquence cardiaque maximale. La spéléo c’est quand même physique, mieux vaut ne pas avoir les coronaires bouchées. On passe la vire aisément. Les cordes sont en place et ne paraissent pas usées mais datent de 1999. Les plaquettes inox sont en bon état.

On descend le ressaut. Un des spits de tête de puit du P6 est naze. HP place une dév sur une bistourne mais celle-ci n’est pas efficace, JC installera un fractio. On arrive enfin à l’objet de notre quête : la Voie Lactée, puis la Salle Blanche, la Molaire, le Temple Hindou, seule une poignée de privilégiés dans le monde sont parvenus ici ! Une vingtaine de chauve-souris dorment paisiblement au plafond. Séance photos.Haut de page

On remonte tranquillement. En sortant, HP perd sa clé de 13 qui retombe dans le puits. Hypoglyco-alcoolémie ? Wanda redescend et finit de déséquiper. On retrouve Jean-Noël et Véro qui ont démaquisé les alentours, mis des cairns. Il est temps de se restaurer. Entre Cast 1 et Cast 5 la voie est maintenant bien dégagée. En prévision de prochains travaux ? Broches ou goujons ?

HP

 

 

Dimanche 3 décembre 2017

Inventaire et contrôle matériel

Local, Bastia

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Michèle C., Henri-Pierre F., Alain G., Marie G., Noémie G., Jean-Claude D., Dominique D., Amal D., Jean-Claude L., Pierre L., Francis M., Noël R., Rémi R., Alexia S., Franck Z.

 

Qu’est-ce qu’on l’aime notre matos. Surtout quand on y est pendu dessus d’ailleurs. Et cet amour est proportionnel au vide qu’on a sous les fesses !

Alors, une fois par an, on va le bichonner ce matos. Vérification, nettoyage, comptage, c’est le but de cette journée d’inventaire. Il faut au moins ça pour recenser les 1736 articles répartis en 351 références.

C'est là aussi qu'on s'aperçoit que le matos n'est pas toujours bichonné à sa juste valeur, et qu'une corde de 62 m aurait été oubliée à Tozza !

Un bon casse-croûte topinesque a permis de recharger les batteries en milieu de journée.

Un grand ménage a également été fait au local, exit le buffet de cuisine et de nombreux « ça peut servir » !

Quelques petits aménagements ont été réalisés comme un nouveau panneau de recharge des batteries. Celui-ci est métallique de façon à limiter la propagation d'un éventuel départ de feu. A noter : on ne recharge queHaut de page des piles rechargeables, cela semble une évidence mais il a été vu des piles alcalines sur les chargeurs ! Autre point, les piles sont polarisées et on les installe le + (le téton) vers le haut ...

Une nouvelle console a aussi été ajoutée pour les cordes spéléos.

Le résultat est disponible sur un tableur téléchargeable sur le site du club.

JCL

 

 

Mardi 5 décembre 2017

Spéléo (touristique)

Grutas de Cacahuamilpa, Mexique

 

Participants

  • ITP : Jean-Noël D., Véronique M.

 

Photos

 

Deux topis au pays du Temple du Soleil

À la lecture du Guide du Routard, avant la préparation du voyage au Mexique, le nom Grutas est apparu dans la rubrique « À voir » dans les environs de Taxco, la cité des mines d’argent, où nous avions prévu de passer deux jours. Avec en plus le qualificatif « parmi les plus grandes grottes du monde »… il fallait y aller !

Le parc national Grutas de Cacahuamilpa est un parc national du Mexique situé dans l’État du Guerrero. Le parc comprend les grottes de Cacahuamilpa. Elles sont situées à 52 km de Taxco et à environ 100 km de Mexico. Elles sont réputées comme étant les plus grandes grottes du monde. Il s’agit d’une immense résurgence fossile constituée aux dépens de la confluence de deux rivières souterraines dans une zone géologique du crétacé. La partie explorée développe plus de 16 km et la partie aménagée pour le tourisme plus de 2 km.

De nombreuses stalactites de formes diverses (bouteilles de champagne, animaux), font la beauté des lieux. Les dimensions de la galerie sont impressionnantes, jusqu’à 90 m de hauteur sous plafond et presque autant de large, ce n’est plus un métro mais un immense tunnel…

On achète les billets à un petit comptoir puis on fait la queue en attendant la visite suivante (une par heure). La visite de la grotte seule coute 70 MXN$, ce qui représente 3 €. La visite dure environ deux heures, la progression est on ne peut plus aisée, sur un sentier balisé et cimenté, quasi horizontal, avec un éclairage bien conçu qui se déclenche au passage des visiteurs.

Dommage que chaque énorme concrétion soit commentée comme si elle représentait un personnage ou un animal – toute la mythologie religieuse et le bestiaire traditionnel y passe -, les commentaires géologiques sont quasi inexistants. Peu de touristes, une clientèle essentiellement mexicaine, mais en très nette baisse depuis leHaut de page récent tremblement de terre. À ce sujet le guide nous a raconté qu’il était sous terre lors de ce dernier évènement, grosse frayeur parmi le groupe de visiteurs, quelques massifs concrétionnés ont tremblé mais rien n’est tombé… Il parait que la suite de la cavité est occupée par des millions (sic) de chauves-souris…

Il est possible d’aller voir ensuite la rivière, qui passe 85 m plus bas, de pratiquer d’autres activités sur place (tyrolienne, canoë, rafting, escalade, etc.). Des concerts de musique classique se déroulent également à l’intérieur.

JND

 

 

Samedi 16 décembre 2017

Assemblée Générale

Le « Bartavin », Patrimonio

 

Photos

 

Un nouveau CA presque entièrement renouvelé. De la jeunesse, mais aussi de la vieille garde qui remonte au front (certains diraient qu'on ressort la vieille argenterie ;-)

Présidente : Alexia SIMIAN-BUISSONET

Présidente-adjointe : Manon LUCIANI

Secrétaire : Rémi ROSSIGNOL

Trésorier : Antoine BOSCHI

Responsable matériel : Alain GAULME

Secrétaire-adjoint : Noël RICOVERI

Trésorier-adjoint : Jean-Claude LA MILZA

Haut de page

 

En bonus, Mika sera l'intendant du local !

Bonne mandature 2018 !

JCL

 

 

Dimanche 17 décembre 2017

Randonnée

Monte San'Angelu, Silvarecciu

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Michèle C., Wanda C., Jean-Claude D., Dominique D., Amal D., Henri-Pierre F., Marie G., Jean-Claude L., Pierre L., Nicolas M., Noël R., Alexia S.

  • Invités : Mireille G., Pascal et Sabine G.

  • La toutounette : Nala

 

Photos

Trace

 

Pour la traditionnelle sortie d'après AG c'est l'ascension du Monte San'Angelu qui a été sélectionnée. Rando facile, 600 m de dénivelé, entre 4 et 5h00 aller-retour.

Rendez-vous 9h00 à L'Otentik au rond-point d'Arena Vescovato. C'est un bar-resto rénové et bien situé à la sortie de « l'autoroute », grand comptoir, grande salle et boulangerie.

Pour l'instant il fait beau, mais frais. Le ciel est clair et les côtes italiennes se profilent au-delà de la mer tyrrhénienne, on aperçoit même la chaine des Apennins recouverte de son manteau hivernal.

Après le café, les topi se répartissent dans les véhicules pour le prochain rendez-vous, Silvareccio. Plusieurs itinéraires sont choisis, qui par Venzolasca, qui par Sorbo Ocagnano et qui par ... Folelli ! Quelques ondées maritimes sont aperçues au loin, la météo change ...

Si les 2 premières options arrivent à peu près en même temps, il faudra près d'une demi-heure d'attente pour voir arriver les folellistes.

Personne dans la rue principale de Silvareccio, il faut dire que la température, qui dépasse de peu les 0°, n'incite pas à la promenade. Un premier groupe a déjà entamé la randonnée, Dumé et JCL attendront les retardataires avant d'entamer à leur tour la montée.

Le chemin serpente tranquillement au milieu des châtaigneraies jusqu'au col qui domine la vallée de Monte. La neige est maintenant présente au sol, le chemin continue plus ou moins en courbe de niveau en longeant une belle falaise équipée escalade.

La couche de neige s'épaissit et les jambes s'enfoncent parfois jusqu'aux genoux. Encore un rapaillon et voilà la bergerie. Celle-ci est atteinte alors que des bourrasques de neige et de grésil s'abattent sur le petit col. Le San'Angelu est maintenant invisible et nous prenons la sage décision d'en rester là. D'autant plus que la bergerie semble très sympathique et accueillante. Elle ressemble à notre casetta ghisonesque, avec une salle commune équipée d'une grande table, d'une cheminée et d'un coin cuisine. Au-dessus, une mezzanine permet une quinzaine de couchages. Un barbecue extérieur nous tend les grilles et un feu est rapidement allumé.

Les victuailles et bouteilles s'étalent sur la table, les figatelli font cui-cui, scène habituelle pour les topi. La température extérieure est à 0° et il fait 1° à l'intérieur, la cheminée permettra de gagner quelques degrés.

Nous partageons les figatelli avec un trio de randonneurs arrivés en fin de repas et avec un ... cochon venu luiHaut de page aussi en randonnée !

Descente tranquille vers Silvareccio, entrecoupée de quelques batailles de boules de neige. Le bar du village connait son coup de feu en nous voyant arriver en nombre, une salle nous est mise à disposition.

Dans leurs pénates, éparpillés les topi retournent.

JCL

 

I Topi Pinnuti - Bât. A8 - Les Logis de Montesoro - 20600 BASTIA

Association affiliée à la Fédération Française de Spéléologie sous le N° V20-005-000

Téléphone : 04 95 32 68 16 (répondeur) - http://topi.pinnuti.ffspeleo.fr/ - topipinnuti@orange.fr