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2016

 

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Une des ambitions de notre association est le partage de nos passions avec le plus grand nombre. Nos activités nous amènent souvent en des lieux difficiles d’accès pour le commun des mortels. Les récits ci-dessous permettent modestement ce partage, avec l’espoir de faire vivre, par quelques lignes et quelques photos, les sensations parfois intenses que procurent nos activités.

Ces comptes-rendus ne représentent pas l’exhaustivité de nos aventures (certains étant un peu réticents à s'épancher sur un clavier ;-), ils permettent néanmoins de donner un aperçu de nos pérégrinations souterraines et canyonistiques, et pourquoi pas de faire rêver.

Bonnes lectures, et si l’envie prend le dessus sur la simple curiosité, rendez-vous au local un jeudi soir …

Les comptes-rendus sont agrémentés de quelques photos, si vous souhaitez que certaines ne soient pas diffusées, n'hésitez pas à nous écrire sur topipinnuti@orange.fr

 

 

Sommaire

 

 

Vendredi 1er janvier 2016

Descente de canyon - Ruisseau de Bucatoghju, San Nicolao, Santa Maria Poggio

 

Dimanche 3 janvier 2016

Spéléo, visite - Grotta Scritta, Olmeta di Capocorsu

 

Jeudi 7 janvier 2016

Descente de canyon - Ruisseau de Petra Leccia, Castirla

 

Samedi 9 janvier 2016
Spéléo, entrainement aux techniques de réchappe et de dégagement d’équipier - Mur d’escalade du Fango, Bastia

 

Dimanche 10 janvier 2016

Spéléo interclubs, entrainement, visite technique - Grotta di A Sponda di u Agherognulu, Lano

 

Samedi 16 janvier 2016

Spéléo, perfectionnement, brochage, topographie - Gouffre I Luminelli, Morosaglia

 

Dimanche 17 janvier 2016

Spéléo, entrainement à l’équipement - Falaise de Fuata, Soveria

 

Samedi 23 janvier 2016

Spéléo, « Opération Bacchus, le retour ! » - Cast. 1, Oletta

 

Dimanche 24 janvier 2016

Spéléo, entrainement à l’équipement - Falaise du Bourreau, Bastia

 

Mercredi 27 janvier 2016

Spéléo, prospection - Secteur Bocca di San Guivanni,  Sisco

 

Mercredi 27 janvier 2016

Descente de canyon, initiation - Ruisseau de Cippettu, Volpajola

 

Jeudi 28 janvier 2016

Descente de canyon - Ruisseau de Poggiolo, Mandriale

 

Samedi 30 janvier 2016

Spéléo, entomologie - Grotte de Corte, Pietracorbara

 

Samedi 30 janvier 2016

Spéléo - Entrainement à l’équipement, brochage, prospection

Aven de Razzu Biancu, Venaco - Trou de Torricella, Santo Pietro di Venaco

 

Samedi 6 février 2016

Spéléo, entrainement, brochage - Buga di a Cutina, GhisoniHaut de page

 

Samedi 20 février 2016

Spéléo, Désobstruction - Cast1, Oletta

 

Samedi 27 février 2016

Etude technique - Lavasina

 

Dimanche 28 février 2016

Spéléo, ateliers techniques  « indoor » - ZI Furiani

 

Samedi 5 mars 2016

Spéléo, démaquisage, désobstruction, initiation - Cast 1, Oletta

 

Jeudi 10 mars 2016

Restitution stage équipier scientifique - Local, Montesoro

 

Samedi 12 mars 2016

Spéléo, exercice secours - Cast 1, Oletta

 

Dimanche 13 mars 2016

Spéléo, prospection - Ravin du Raticcio, Poggio-d’Oletta

 

Jeudi 17 mars 2016

Présentation Arkemine « Etudes des mines de cuivres du Centre Corse » - Local, Montesoro

 

Dimanche 20 mars 2016

Spéléo, prospection, exploration, topographie - Secteur Col San Giuvani, Grotte San Michele, Sisco

 

Dimanche 27 mars 2016

Spéléo, prospection, première, topo - Secteur de la Faille de Lainosa, Faille du Bouquetin, Olcani

 

Dimanche 3 avril 2016
Spéléo interclubs, exploration, topographie - Faille de Lainosa, Olcani

 

Dimanche 10 avril 2016

Démaquisage - Castiglioni, OlettaHaut de page

 

Samedi 16 avril 2016

Spéléo interclubs, tyrolienne - Falaise A Tozza, Patrimonio

 

Dimanche 17 avril 2016

Spéléo, initiation - Grotte de Carpinetto, Lano

 

Jeudi 21 avril 2016

Spéléo, initiation - Grotte de Carpinetto, Lano

 

Samedi 23 avril 2016

Spéléo, entrainement secours - Falaise A Tozza, Patrimonio

 

Dimanche 24 avril 2016

Spéléo, entrainement secours - Falaise A Tozza, Patrimonio

 

Samedi 30 avril 2016

Spéléo interclubs, équipement - Grotte des Monoxyles, Lano

 

Dimanche 1er mai 2016

Spéléo, Secours, démaquisage - Cast. 1, Oletta

 

Jeudi 5 mai 2016

Spéléo interclubs, entrainement secours inter-CDS - Falaise A Tozza, Patrimonio

 

Samedi 7 mai 2016

Spéléo interclubs, exercice secours inter-CDS - Cast 1, Oletta

 

Samedi 14 mai 2016

Spéléo interclubs, équipement - Grotte des Monoxyles, Lano

 

Dimanche 15 mai 2016

Spéléo, équipement - Grotte des Monoxyles (ou de Laninca), Lano

 

Dimanche 5 juin 2016

Spéléo, initiation, topographie, prospection - Grotte de Carpinetto et alentours, Lano

 

Samedi 18 juin 2016

Journée Nationales de l’Archéologie - Espace St Jacques, BonifacioHaut de page

 

Dimanche 3 juillet 2016

Spéléo, désob - Grotte de Carpinetto, Lano

 

Dimanche 3 juillet 2016

Spéléo, visite - Grotte de la Punta Vecchiaia, Patrimonio

 

Dimanche 10 juillet 2016

Spéléo, topographie - Grotte des Pigeons, Patrimonio

 

Dimanche 24 juillet 2016

Canyon, perfectionnement - La Luana, Zicavo

 

Samedi 30 juillet 2016

Canyon, perfectionnement/équipement - Quercettu/Verghellu, Vivariu

 

Dimanche 31 juillet 2016

Spéléo, exploration, première - Trous de Velone, Velone-Orneto

 

Samedi 6 août 2016

Canyon, perfectionnement, relevés fiche reflexe - La Ruda, Corscia

 

Dimanche 7 août 2016

Spéléo, topo, exploration, désob’, première - Trous de Velone, Velone-Orneto

 

Dimanche 14 août 2016

Canyon, initiation - Purcaraccia, Quenza

 

Samedi 20 et dimanche 21 août 2016

TUC, Travaux d’Utilité Collective - Casetta de Ghisoni

 

Samedi 27 août 2016

Spéléologie, initiation - Grotte de Carpinetto, Lano

 

Samedi 3 septembre 2016

Spéléologie, entrainement à l’équipement - Falaise A Tozza, BarbaggioHaut de page

 

Dimanche 11 septembre 2016

Fête du sport - Place Saint Nicolas, Bastia

 

Samedi 17 septembre 2016

Spéléo, équipement, initiation - Cast 1, Oletta

 

Lundi 19 septembre 2016

Travaux…, merendella - Casetta, Ghisoni

 

Vendredi 23 septembre 2016

Spéléo, rando, explo, topo - Grotte de Murcella, Asco

 

Dimanche 25 septembre 2016

Spéléo, équipement - Cast 1, Oletta

 

Mercredi 28 septembre 2016

Spéléo, visite, initiation - Cast.1, Oletta

 

Samedi 1er et dimanche 2 octobre 2016
Journées Nationale de la Spéléologie et du Canyonisme - Cast 1, Oletta

 

Samedi 8 octobre 2016

Spéléologie, prospection, exploration - Monte Secco, Barbaggio

 

Dimanche 9 octobre 2016

Spéléo, visite - Cast.3, la Traversée, Oletta

 

Samedi 29 octobre 2016

Spéléo interclubs, prospection, exploration - Failles de Vadaccia, Sisco

 

Jeudi 10 au dimanche 14 novembre 2016

RENCONTRES MÉDICALES CoMed (COMMISSION MÉDICALE DE LA FFS) - Hauteville-Lompdes (Ain)

 

Vendredi 11 au dimanche 13 novembre 2016

Spéléo visite, travaux casetta - Buga di a Cutina, Ghisoni

 

Samedi 19 novembre 2016

Assemblées Générales ordinaire et extraordinaire de la LISC - Local de Montesoro, Bastia

 

Samedi 3 décembre 2016

Inventaire et contrôle matériel - Local, BastiaHaut de page

 

Samedi 10 décembre 2016

Assemblée Générale ordinaire de l'association - Assemblée Générale élective de la LISC

Restaurant « Cinderella », Santa Maria Poghju

 

Samedi 17 décembre 2016

Spéléo, initiation, perfectionnement, équipement - Falaise A Tozza, Patrimonio

 

Dimanche 18 décembre 2016

Spéléo, visite - Buga di a Cutina, Ghisoni

 

 

Vendredi 1er janvier 2016

Descente de canyon

Ruisseau de Bucatoggio - San Nicolao, Santa Maria Poggio

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Michaël D., Noémie G., Jean-Philippe S.

 

Temps approche :

2’37’’

Météo et température de l’air :

Couvert

Temps canyon :

2h40’

Débit estimé :

Moyen

Temps retour :

7’14’’

T° de l’eau :

Très froide

 

Aujourd’hui, une petite équipe des Topi est partie faire le canyon de Bucatoghju après avoir bien fêté le réveillon de la St Sylvestre. Quoi de plus naturel que de faire un canyon le 1er jour de l’année. Arrivée sur l’aire de stationnement, c’est partie tout le monde se prépare : cordes enquitées, lycras enfilés, five ten aux pieds, combis endossées, baudriers serrés, casques clipés, nous sommes parés ! Après deux minutes de marche d’approche, nous sommes enfin arrivés en amont du canyon. La descente de ce canyon peut débuter.

Le petit groupe passe les obstacles les uns après les autres sans encombre, avec un grand sourire et dans la bonne humeur. Avec de beaux rappels, ce canyon fut tip-top. Après une marche de retour agréable, nous voila à la voiture. Nous pouvons enfin remballées les combis et entamer un pique-nique de jour de l’an bien mérité. Au menu toasts de fois gras, saumon, plateau de charcuterie et vin rouge.Haut de page

 

 

Dimanche 3 janvier 2016

Spéléo - Visite

Grotta Scritta - Olmeta di Capocorsu

 

Participants

  • ITP : Michèle C., Wanda C., Albert D., Dominique D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Mireille G., Jean-Claude L., Isabelle L., Véronique M., Noël R., Alexia S.

  • Les toutous : Nala, Oscar et Zilia

 

TPST : 0h05

Photos

 

Nous voilà une douzaine, en ces lendemains de fêtes, réunis pour la première sortie spéléo 2016, prêts pour de nouvelles aventures spéléologiques.

Tout est parti d'une info diffusée sur la liste de discussion spéléo francophone, la parution de la 2éme édition de « Survivance de l’art pariétal » de Lucien Gratté dans lequel la Grotta Scritta était citée, seule et unique pour toute la Corse. Jean-Claude LM. s'empresse de faire suivre aux amateurs locaux ...

Recherches fiévreuses sur internet : grotte inconnue de la plupart, les coordonnées indiquées ne correspondent pas, certains sites confondent Grotta Scritta et Grotta delli Susini. Les esprits s’échauffent. Dumé, qui se souvient y être allé, contacte un ami accompagnateur qui confirme qu’un chemin d’accès est entretenu. Une sortie est décidée.

Départ donc d’Olmeta du Cap (hameau de Grillasca), nous suivons le chemin muletier qui chemine en balcon, d’Olmeta à Nonza, croisons la chapelle St Roch ruinée puis bifurquons vers Canaghiolo. Véronique, guidée par le chien Oscar nous rejoindra plus tard. A 400 m d’altitude nous atteignons une vaste bergerie protégée du vent d’Ouest qui souffle ce jour-là par un mur de pierres schisteuses. Ce sera notre emplacement pour pique-niquer. Au-delà de la Pointe de Negru, une vue magnifique sur le Nebbiu, le golfe de Saint Florent, les Agriates s’offrent à nous.

100 mètres plus loin nous découvrons Grotta Scritta 1 et 2.

Les grottes ont été inventées par Grosjean en 1959, puis étudiées minutieusement par Weiss et coll. en 1998 (cf L’art rupestre de la Corse chez Albiana). Classées monuments historiques en 2014, elles ont bénéficié d’une modélisation en 3 D par laser et photogrammétrie * :

Grotta Scritta 1 est en fait un taffone (nature géologique de la roche : amphibolite à grenat). Sur la paroi du fond ont été peintes à l’ocre rouge, au pinceau ou au tampon imbibé de peinture, 21 figures d’époques différentes, les plus anciennes remontant à 2000 avant JC (Jésus Christ pas Jean-Claude). La signification des figures est discutée. La plupart sont anthropomorphes :Haut de page

  • 1, 2, 3 plus ou moins stylisées

  • 12 : anthropomorphique aux bras baissés et au sexe très long surnommé « Rocco »

  • 16 et 17 pourraient représenter des cavaliers sur un quadrupède indéterminé, ni le cheval ni l’âne n’étant présent en Corse à cette époque

  • 19 pourrait figurer un sexe féminin

  • A coté, 9 évoque un diable cornu, ou un homme recouvert d’une peau de bête.

Les points ont une signification qu’on ne connait pas vraiment mais l’ensemble pourrait constituer des phrases idéographiques, une sorte de langage visuel racontant une histoire.

Des figures stylistiquement identiques ont été découvertes en Espagne, dans le Sud de la France, en Piémont italien et en Sardaigne (« art schématique »). Elles sont associées souvent à des pratiques funéraires ou religieuses. Une prospection minutieuse des environs et des sondages au niveau des cavités restent à faire pour rechercher des traces d’habitats et de sépulture.

Grotta Scritta 2 est un petit abri sous roche entouré de vestiges de murets et qui présente 66 motifs gravés de différentes époques, contemporaines de Grotta Scritta 1 à récentes, figurant des croix, des dates (1731, 1919, 1920, 1925…).

L’interprétation funéraire que font Weiss et son équipe de ces peintures rupestres est cependant contestable : tous ces sexes figurés troublent les auteurs. D’autres interprétations ont été proposées. Certains spécialistes (Dusse, Buch J.P., Bourseault, Weissmuller et coll.) voient en (16) un couple amateur de chatteries (gentille minette) ou fumant le calumet (pipe néolithique), en (17) une Sébastienne mineure (pratique de queue leu leu masculine à 3 très emboitée). (L’auteur du compte rendu a ici recours à des expressions imagées, en place de pratiques buccales ou sodomites, en raison d’une possible lecture par des âmes innocentes). Et puis on n’a jamais vu Rocco (12) tourner des scènes d’enterrement. Bref tout cela parait plus avoir trait à la sexualité qu’à la mort. A discuter avec Ana notre archéologue ITP.

On aperçoit au loin, en bord de mer, le couvent Saint François où dans les années cinquante et soixante, Léonor Fini, peintre et décoratrice de théâtre, offrait à ses amants et ses convives des fêtes costumées, mystérieuses et brûlantes. Hum ! Hum ! Le coin est chaud, très chaud.

D’autant qu’on retrouve un peu plus bas une aire de battage (lieu de cérémonie agraire des rites de fécondité) en parfait état. Le signe (19), signe archaïque des eaux et de la femme, tiré de la schématisation du pubis féminin, associée au signe (7) homme recouvert d’une peau de bête cornu (bouc ou taureau) c’est le signal de l’orgie. Il faudra revenir au solstice d’été, à la Saint Jean. Il pourrait y avoir quelque cérémonie païenne, une ouverture… au sens cosmico panthéiste bien sûr.

Bon, c’est pas tout (Oscar), exploration, topo et photos faites, la faim se faisant sentir, nous redescendons vers la bergerie pour les premières grillades de l’année et passons aux choses sérieuses. Le feu est allumé. Pâté, tomates, pancetta, saucisses, figatelli, chèvres, tomme espagnole, fourme à pâte molle, clémentines ; le tout arrosé de force Chinon, Bordeaux, Vin de Béarn, Président et, Epiphanie oblige, brioches aux fruits confits.

Dans la foulée, Dumé propose que, comme le veut la tradition, après avoir tiré les rois, on bourre les reines. Un ange passe, arc bandé, carquois chargé de flèches imbibées de Cialis. Las, le temps ne s’y prête pas, le chiroptère est rentré en hibernation, on restera donc bien sage et chaudement habillé.

Mais le temps passe, il est trop tard pour chercher la Grotta delli Susini dont on repère tout de même l’emplacement face à nous. Nous redescendons vers une aghja (aire de battage) et son tribbiu intact avant de rejoindre le chemin muletier. On croise un troupeau de chèvres qui monte tout seul vers un pâturage. Retour à l’église Saint Césaire et son monument aux morts, devant lesquels nous sommes garés, puis au club.

Nous reviendrons pour chercher Canaghiolu 1 et 2, sites néolithiques à 300 m au sud des grottes, où l’on a découvert 2 cupules dans un rocher et un biface en rhyolite, et explorer la Grotta delli Susini.

Après Lano et ses sarcophages, Cambia et ses Petre frisgiate, Pieve et ses menhirs, Les Petre Scritte d’Olmeta nous auront apportés de nouvelles connaissances sur la préhistoire Corse et le plaisir d’une belle balade entre amis.Haut de page

Infos complémentaires :

http://www.academia.edu/5154378/Les_Chapeaux_de_Pierre_de_Baldaravita

http://docplayer.fr/9762180-Bulletin-d-informations-municipales.html

* 3D RECORDING METHODOLOGY APPLIED TO THE GROTTA SCRITTA - PREHISTORIC ROCK-SHELTER IN OLMETA-DI-CAPOCORSO (CORSICA, FRANCE)
P. Grussenmeyer, A. Burens, S. Guillemin, E. Alby, F. Allegrini Simonetti, M.-L. Marchetti

 

 

Jeudi 7 janvier 2016

Descente de canyon

Ruisseau de Petra Leccia – Castirla

 

Participants

  • ITP : Noémie G., Antonia R.

 

Temps approche :     

24’41’’

Météo :

Pluie-vent

Temps canyon :         

1H50’

Débit estimé :

Moyen

Temps retour :            

20’12’’

T° de l’eau :

Très Froide

 

Aujourd’hui, une toute petite équipe des Topi est partie faire le canyon de la PETRA LECCIA après avoir fait une halte au café « Carré d’As » à PONTE LECCIA histoire de se mettre en conditions. Arrivée sur l’aire de stationnement, c’est partie tout le monde se prépare : cordes enquitées, lycras enfilés, five ten aux pieds, nous sommes parés ! La marche d’approche a été sympathique, agréable car bien tracée. Après 25 minutes, nous sommes enfin arrivées en amont du canyon. Combis endossées, baudriers serrés, casques clipés, la descente de ce canyon peut débuter. On laisse les sacs en bas de la première cascade, on remonte par un petit chemin annexe et à nous le premier rappel.

L’encadrement a été parfait ! Nous nous sommes encadrés mutuellement. Passage des obstacles les uns après les autres sans encombres et avec un grand sourire. Entre mains courantes, et rappels de toutes sortes, ce canyon était superbe. Seul la pluie et le froid nous empêche de faire le dernier toboggan.

On retrouve rapidement le chemin de retour, toujours en combi, chacune à son rythme sous une pluie fine. Arrivées à la voiture, c’est non sans plaisir que nous réenfilons nos affaires sèches sous un abri improvisé.Haut de page

Direction le local des Topi pour déguster notre pique-nique et étendre le matériel !

Encore une bonne sortie !

Tau et Nau

 

 

Samedi 9 janvier 2016
Spéléo - Entrainement aux techniques de réchappe et de dégagement d’équipier
Mur d’escalade du Fango - Bastia


Participants

  • ITP : Antoine B., Marie Y., Silvain Y.


TPST : 0h00


Petite journée technique pour les candidats à l’initiateur spéléo. Il avait été initialement prévu d’aller travailler à Tozza, mais la journée a commencé par une panne de voiture pour Marie et Silvain et s’est poursuivie par une longue discussion au local sur le matériel et les techniques de réchappe. Etant donné l’heure tardive de mise en route, Anto a la brillante idée de proposer une solution plus pratique : aller travailler sur le mur d’escalade du Fango. Au moins comme ça on ne sera pas tentés de trainer près du feu en admirant le golfe de Saint-Florent.

Une fois sur place Anto grimpe installer trois cordes en haut du mur, et on se met au boulot. Première mis en situation : « Oups, j’ai perdu ma poignée (et ma pédale bien entendu) ». On attaque donc la remontée (ou la montée tout court en l’occurrence) au machard, avec une sangle en guise de pédale pour certains, ou juste le pantin pour d’autres. C’est impressionnant de facilité et d’efficacité. Une fois en haut on passe au deuxième cas de figure : « Mais quel mongolien ! J’ai aussi perdu mon descendeur ! ». C’est donc parti pour une descente sur ½ cab sur mousqueton. Il faudra un peu de temps pour retrouver (ou apprendre pour Marie et Silvain) la manip pour faire le nœud correctement, mais là encore, une fois que c’est rentré ça marche très bien. On décide alors de pousser le vice encore plus loin avec une remontée sans poignée et sans croll. Le croll est remplacé par la technique du nœud de cœur sur deux mousquetons accrochés au MAVC. Là par contre on ne peut pas dire que ce soit d’une efficacité extrême : le blocage de la corde par le système est assez aléatoire. Anto suggère que ce serait dû au fait que le nœud a été fait sur deux mousquetons à vis, et que les viroles empêchent les mousquetons de se rapprocher suffisamment pour coincer la corde. La manip fonctionnerait beaucoup mieux avec deux mousquetons parallèles sans vis. Dommage, ce n’est pas ce qu’on trouve le plus sur les baudriers.

Après un repas frugal (pas de figatelli, pas de Rustique, et surtout aucune bouteille de vin ! :-() l’après-midi est consacré au dégagement d’équipier par la technique dite du balancier espagnol (non, elle n’est pas décrite dans le Kamasutra). La manip est travaillée une première fois à proximité du sol avant d’être mise en application en haut du mur. Marie s’y attaque la première, avec Anto dans le rôle de la victime. La différence de poids ne joue pas en la faveur de Marie (qui est très légère) et Silvain doit lui prêter main forte pour faire jouer le balancier. AntoHaut de page rencontrera des problèmes similaires avec Silvain par la suite. Seule Marie pourra être remontée sans trop de problèmes.

La séance se termine par un dégagement d’équipier du bas vers le bas par Marie avec Anto dans le rôle de la victime, avant un retour vers le local à la tombée du jour. Il reste encore pas mal de marge de progression avant d’être complètement opérationnels, mais ce genre d’entraînement en petit comité est des plus bénéfiques.
 

 

Dimanche 10 janvier 2016

Spéléo interclubs - entrainement, visite technique

Grotta di A Sponda di u Agherognulu - Lano

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Mickaël D., Noémie G., Jean-Claude L., Marie et Silvain Y.

  • Initié : Alexandre D.

  • GCC : Jean-Yves C.

  • Accompagnatrice : Nathalie

 

Photos

 

Deux volets pour cette journée :

  • Poursuivre la préparation technique des postulants initiateurs spéléos

  • Accompagner l’entreprise retenue pour la mise en sécurité de la Grotta di A Sponda di u Agherognulu pour mieux définir le type de travaux à effectuer.

Rendez-vous 8h30 à Ceppe puis arrivée ¼ en avance au Carré d’As de Ponte Leccia, Jean-Yves est quand même déjà là.

La journée est ensoleillée, toujours pas de vent, le café est bien apprécié en terrasse.

JC laisse son Def sur le parking et monte à bord du tout nouveau de Marie et Silvain. C’est le même, en un peu mieux … ;-).

Piloté fièrement par Marie, le nouveau Def rejoint le reste de l’équipe en début de piste. Regroupement dans deux 4x4, qui se garent au parking habituel en bout de piste.

Il fait frais dans la vallée, changement rapide et direction la falaise. Anto, Mika et Alex font un détour par le bas de la falaise pour étudier la possibilité de monter le matériel depuis cet endroit.

Répartition des tâches, Marie équipera la voie d’accès à la cavité, Silvain et Anto termineront la voie itinéraire bis, entamée lors de l’installation de la tyrolienne. Le perfo est armé difficilement de sa mèche, il ne reste plus qu’à y enclencher une batterie. Au fait, mais elles sont où les batteries ? Les sacs sont fouillés, nada … Anto se dévoue pour un aller-retour express pour les récupérer dans le Def. Pour des raisons de délicatesse envers la gente féminine on ne dira pas qui les a oubliées ;-)

JC, Mika, Alex, Noémie, et JY suivent Marie et se regroupent devant la cavité pour déterminer quelle technique de fermeture serait la plus efficace, tout en étant la plus discrète et légère possible. La pose d’une vire artificielle de confort est également discutée.

Pendant ce temps, Marie termine l’équipement jusqu’en bas de la falaise. Anto a remplacé Silvain et pointe le bout de ses pieds dans l’embrasure du porche. Deux possibilités s’offrent à lui, continuer tout droit, ou, plus compliqué, rejoindre la vire des Monoxyles. Entrainement pour l’initiateur oblige, c’est cette dernière option qui est choisie. Anto envoie la corde à JC qui l’installe sur 2 spits de « tête de puits » existants. Ceux-ci étant décalés de quelques mètres par rapport à la verticale d’Anto, la progression nécessite une conversion descente-montée sur la boucle de corde. Marie, qui est remontée, suit Anto, récupère 2 mètres de corde dans la boucle, ce qui permet d’atteindre maintenant le bas de la falaise avec la corde de 62 m. JC s’empresse également de tester dans les 2 sens cette nouvelle et sympathique voie aérienne et technique. Celle-ci démarre du gros chêne d’où part la corde qui sécurise le frêne sortant de la cavité. Silvain a planté 2 spits de « tête de puits », vient ensuite le spit déjà en place, puis un autre spit planté par Silvain, puis celui planté par Anto. De là, possibilité de descendre directement en plein pot en bas de la paroi, ou, mais cela nécessite un gros pendule, rejoindre la vire de la Grotta di A Sponda di u Agherognulu.

Marie se charge de déséquiper la nouvelle voie, Anto la voie classique et tout le monde se retrouve au parking. Le maire de Lano est déjà là, une visite à l’entrée de la grotte de Carpinetto est effectuée afin d’étudier de quelle façon la fermeture actuelle pourrait être améliorée …Haut de page

Pendant ce temps, Silvain et JY démarrent le feu pour le pique-nique traditionnel. Celui-ci se termine à la tombée de la nuit en oubliant le Rustique …

Regroupement au local pour Anto, Marie, Mika, Noémie et Silvain pour ranger le matos.

 

 

Samedi 16 janvier 2016

Spéléo - Perfectionnement, brochage, topographie

Gouffre I Luminelli - Morosaglia

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Jean-Noël D., Jean-Claude L., Isabelle L., Antonia R., Noël R., Marie-Pierre R., Alexia S., Philippe V., Marie et Silvain Y.

  • GCC : Jean-Yves C.

 

TPST : 4h00

Photos

 

Pas de retard ce matin, les futurs initiateurs ont hâte d'en découdre. JC est récupéré à Ceppe, MP à Borgo et tout le monde retrouve JY au Carré d'As de Ponte Leccia. Café pris à l'intérieur cette fois-ci, il fait frais, voire froid dehors, la température dépasse à peine les 0°.

Nous serpentons maintenant sur la petite route sinueuse de Morosaglia, un vieux chasseur apparait avec son gilet fluorescent, assis en bord de route, le fusil en main. Plus loin, un chasseur debout, il est plus jeune, il n'a pas droit à la chaise. Encore plus loin un nouvel ancien assis sur sa chaise, suivi logiquement par un plus jeune debout. Il ne manquerait plus qu'il y ait une battue sur Querceta Tonda. Hélas, la vue du parking du pont sur le Quercioli confirme nos craintes, une dizaine de véhicules occupent toutes les places. Nous partons à la rencontre du dernier chasseur croisé, celui-ci monte d'ailleurs à la notre, il nous précise effectivement qu'une battue se déroule sur tout le versant qui mène à la cavité, impossible de monter. La fin de battue est prévue à midi.

Quelques minutes de réflexion suivent, change-t-on de cavité, les possibilités dans le secteur sont minces. La seule avec verticales est Razzu Biancu, mais il faut encore une bonne heure de route plus une demi-heure de marche d'approche. Un puits de mine est même envisagé mais il est finalement décidé d'aller prendre un café à Morosaglia en attendant la fin de la battue.

Le village est désert, un seul bar ouvert. L'arrivée d'une douzaine de clients en ce matin froid d'hiver surprend quelque peu le bistrotier et les 3 clients présents. Nous y sommes servis chaleureusement et avons même droit à la petite goutte ...

Le temps est ainsi vite passé et nous rejoignons le parking du pont peu avant midi. Les chasseurs ont déjà fini la battue aux sangliers. Une belle bête d'une soixante-dizaine de kilos git au sol. Celle-ci est vidée sur place et les chasseurs quittent les lieux satisfaits.

Contrairement à nos habitudes, nous commençons par les agapes. Nous nous installons sous une voute du pont, l'ancienne, celle qui a été fermée sur 3 côtés lors de sa modernisation. Nous sommes ainsi à l'abri du vent et des quelques flocons de neige qui tombent de temps en temps.

Un beau feu est rapidement allumé, la table installée, les agapes commencent. Figatellu, joue de porc, chipolata se suivent sur une grille improvisée. Les bouteilles se suivent aussi.

Un fois rassasiés, nous entamons la montée vers la cavité. Philippe, parti en avance, est rejoint en une trentaine de minutes. Il n'a pas eu de mal à trouver l'entrée, mais a préféré attendre le reste de l'équipe avant de continuer l'équipement. Il a ainsi déjà installé la corde sur les spits secours à quelques mètres de l'entrée.

Philippe continue l'équipement, JC le suit mais reste dans la première petite salle afin de préparer le brochage. il se fait doubler par toute l'équipe hormis Anto qui reste pour l'aider. Ils poseront ainsi 7 broches, 2 en haut du plan incliné, 2 en début de main courante, qui peuvent également servir de tête de puits pour une descente directe. Une broche intermédiaire et enfin 2 broches de fin de main courante/tête de puits. Anticipant la fin de la batterie, le trou de la dernière broche a été entamé au tamponnoir.

Marie, puis Silvain et JN ont suivi dès que Philippe eut fini d’installer la vire puis le P12. En haut du toboggan, Silvain et JN partent sur la gauche dans la trémie, court-circuitant ainsi le P8, afin d’aller enfin topographier la diaclase étroite terminale, toujours estimée mais jamais mesurée ; première visite connue, par JN le 6 avril 1996 (mais des spits étaient déjà en place), une vingtaine de mètres, mais arrêt à 5 m du fond par manque de corde, puis par JC le 6 mars 2010 qui confirmait une estimation à environ 20 m avec arrêt au fond sur trémie impénétrable.

Désescalade de la trémie, JN prend un chemin différent de Silvain et après quelques ressauts un peu exposés se retrouve dans un fond qui ne lui rappelle rien… on doit être dans la zone intermédiaire de la grande diaclase fracturée, mais cela mériterait une sortie des topomètres, une dizaine de mètres en plus ? Remontée des ressauts et nouvelle désescalade pour retrouver la zone inférieure qui mène à la diaclase finale.

Silvain est en train d’équiper sur les deux spits qui semblent être en bon état. Départ étroit en goulotte, puis une dèv sur AN est trouvée 4 m plus bas, cela s’élargit (60 cm de large), puis 6 m plus bas un bloc coincé qui oblige à dévier la corde et à chercher un AN pour un fractio. Puis une tirée de 10 m où les parois se resserrent (40 cm de large…), avec une morphologie de la diaclase en méandre qui oblige Silvain à s’y prendre à deux fois pour les mesures. Enfin le fond, devant (direction 45°), on peut progresser sur 6 m puis la diaclase oblique vers la droite avec une suite visible sur 2 m mais impénétrable (à peine 20 cm de large) puis semble reprendre la direction à 45°. À l’opposé, on peut progresser sur 4 m puis cela devient impénétrable.

JN est resté bien sagement prendre des notes en haut de la diaclase, place aux d’jeuns pour les explos… la sortie de Silvain est assez physique. Finalement on a bien un P20 et le fond de I Luminelli ne dépassera pas les - 61 m. Retour vers la Salle de la Glace au Café, où on retrouvera une partie de l’équipe, notamment nos deux brocheurs, l’autre étant descendue dans les bas-fonds de la cavité, le dernier P8 et le P6, pour fureter dans les dernières diaclases étroites. À l’aplomb de la Glace au Café, une descente entre blocs faisait partie des projets topos, JCL était descendu en 2010 d’une dizaine de mètres. Silvain part en explo, on mesurera ensuite ; il disparait derrière les blocs et quelques minutes plus tard, crie que la jonction est faite avec le groupe de fureteurs, apparemment dans le dernier P6. Il remonte bientôt suivi par la quasi-totalité de l’équipe, ce shunt permet d’éviter la remontée du P6 et du P8. Mais la motivation de la topo s’est envolée chez Silvain, on fera une estimation d’une dizaine de mètres et on mettra à jour le dessin.

C’est l’heure de la remontée, certains par la corde, d’autres en escalade. Philippe déséquipe les puits du fond. JN topographie le boyau partant à la base du P8 de la Salle de la Glace au Café, un prolongement de diaclase de 6 m qui se termine sur trémie. Puis remontée du P8, Silvain déséquipera derrière.

Il reste un dernier boyau partant à gauche 5 m avant d’arriver en haut du toboggan. « Abandonné de tous »… JN se lance dans une topo sommaire. Ce boyau, quasi rectiligne, se développe sous la Grande Diaclase et se termine sur une coulée de calcite, à l’aplomb de la base du P11. D’ailleurs on entend distinctement papoter ceux qui patientent en bas du puits. Au total presque une vingtaine de mètres, à signaler la présence de guano (mais JY était déjà passé à la remontée). Il faut retourner, assez vite avant que Silvain ne déséquipe… en fait il est en haut du P8.Haut de page

On retrouve Marie en bas du P11, elle déséquipera derrière Silvain. Embouteillage sur la vire en haut du P6 d’entrée, c’est un goulot d’étranglement. La sortie est plutôt frisquette, heureusement JY, sorti en premier, a allumé un feu qui atténue la transition entre la douce chaleur souterraine et la froidure de cette nuit hivernale étoilée.

Belle descente aux « flambeaux » vers le parking, puis retour chacun vers ses pénates.

 

 

Dimanche 17 janvier 2016

Spéléo - Entrainement à l’équipement
Falaise de Fuata - Soveria

 

Participants

  • ITP : Antoine B.,  Philippe V., Marie Y., Silvain Y.
     

Photos
 

Nouvelle journée d’entraînement pour les candidats initiateurs, avec une session « planté de spits » au programme cette fois-ci. Pour ce faire l’équipe a jeté son dévolu sur la falaise de Fuata à Soveria, un beau pointement calcaire découvert par les Topi en 2004 et redécouvert l’année dernière.

Comme lors de la dernière visite, la piste qui monte au-dessus du village est ouverte, ce qui permet d’approcher les 4x4 au plus près de la falaise. Malgré les prévisions météo assez optimistes de Marie, le petit groupe est accueilli par quelques flocons de neige qui virevoltent au gré d’une petite bise glaciale. Mais il en faut plus pour entamer la motivation de nos spiteurs du dimanche, et de toute façon les conditions ne seront peut-être pas meilleures en février sur le plateau d’Albion, alors autant s’y habituer. Mais le temps de s’habiller et d’atteindre le haut de la falaise et le soleil pointera à nouveau le bout de son nez.

Après une petite tournée de prospection, la partie sud du flanc ouest du massif fait l’unanimité pour l’installation de l’atelier : la hauteur est suffisante, le rocher est sain et régulier mais pas trop, et surtout l’endroit est ensoleillé. Chacun se lance dans l’équipement d’une voie avec, du Nord au Sud, Fifi, Anto, Marie et Silvain. Les premiers spits sont plantés au tamponnoir pour la beauté du geste, mais le joyeux tintement des marteaux laisse rapidement la place au ronronnement des quatre perfos. Bien que les quatre voies soient différentes – chaque équipeur ayant son propre style – elles présentent toutes des morphologies similaires : la première moitié de la descente est lisse et bombée (obligeant à multiplier les fractios), puis un beau surplomb à mi-hauteur permet une jolie fin en plein pot (moyennant un passage dans un chêne sur certaines voies). Tandis qu’Anto, Marie et Silvain restent fidèles à la vieille école, Philippe opte pour un équipement light. Il utilise également ses goujons plutôt que les traditionnels spits, ce sera à garder en mémoire pour un prochain rééquipement de la voie. Les cordes de 60 m qui ont été prévues « dans le doute » font plus que largement l’affaire. Des 40 m auraient surement été suffisantes.

Le temps de remonter chacun sur sa voie et il est déjà largement l’heure du casse-croûte. Retour aux voitures. La salle à manger pliante d’Anto permet au petit groupe de profiter d’un repas sur l’herbe verte et sous un beau soleil hivernal avec tout le confort qu’on puisse imaginer. Seul ombre au tableau : pas une seule bouteille et pas une seule grillade à se mettre sous la dent. Il va falloir travailler sérieusement ce point pour le stage initiateur !

De retour sur la falaise, nouvelle descente mais cette fois-ci pour tester (et critiquer !) les voies des autres. Ces tests sont l’occasion d’échanges de points de vue intéressants sur les façons d’équiper de chacun. Mais le soleilHaut de page disparaît rapidement derrière les montagnes et le froid commence à se faire sentir. Il est temps de déséquiper et de plier boutique.

Un dernier café au Carré d’As sera l’occasion de dire au revoir à Philippe qui remontera dans sa Castagniccia tandis que le reste du groupe filera sur Bastia pour s’attaquer à une autre réjouissance : les dossiers de demande de subvention.

 

 

Samedi 23 janvier 2016

Spéléo, « Opération Bacchus, le retour ! »

Cast. 1 - Oletta

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Michelle C., Wanda C., Michaël D., Jean-Noël D., Pierre-Henri F., Noémie G., Jean-Claude L., Isabelle L., Jean-Baptiste et Manon L., Véronique M., Stéphane P., Jean R., Jérôme R., Antonia R., Noël R., Marie-Pierre R., Jean-Philippe S., Alexia S., Philippe V., Marie et Silvain Y.

  • Domaine Aliso Rossi : Sophie, Dominique et Jean-Michel R.

 

TPST : 4h00

Photos

 

Le grand jour est arrivé, plus de 10 ans que les anciens attendaient ce moment. Les « jeunes » en ont suffisamment entendu parlé pour leur donner l’eau à la bouche, surtout après avoir regardé le film tourné à l’époque. C’est ainsi que plus de la moitié des membre du club ont répondu présents à l’appel œnologique !

 

Laissons la plume à HP (contraction du latin Henricus-Petrus) :

Bacchanales : fêtes que l’on célèbre en l’honneur de Bacchus, Dieu du vin.

Œnologie : science qui a pour objet l’étude et la conservation du vin

 

Rappel de l’épisode précédent : Samedi 2 juillet 2005

Spéléo, extra, expédition œnologico spéléologique, Cast.1 – Oletta -

Dume, Jean-Noël, François, Jean-Claude, Jean-Baptiste, Noël, Alice et Philippe, famille R et deux journalistes

 

Un évènement, une première dans le monde de la spéléo. Une expédition ayant pour but de stocker douze caisses de trois bouteilles de Patrimonio à 30 m sous terre pour une durée de 5 à 30 ans… Pour plus de détails allez visionner le film tourné par Dume « Opération Bacchus ».

L’opération avait été montée avec soin, scientifiquement.

Il fallait tout d’abord un grand vin de Garde. Un Patrimonio du Domaine Aliso Rossi, produit de cette terre bénie des Dieux qu’est la plaine de l’Aliso, récolté et vinifié avec amour par Dominique et son épouse Sophie.
Le vignoble y est exceptionnel, entre mer et montagne ; les coteaux pentus, parfaitement ensoleillés. 

Les Topi avait opté pour un rouge « Réserve du Domaine », Dominique Rossi pour la  « Cuvée des Seigneurs », plus orientée vin de garde.
Cast 1 avait été choisie car la cavité, proche du domaine, présentait des conditions optimales pour la conservation du vin : température constante : le vin doit être gardé à une température constante, idéalement entre 10°C et 12°C, avec des variations de température limitée, douce et progressive. Absence de lumière, humidité élevée (trop basse, les bouchons se dessèchent et ne jouent plus leur rôle d’étanchéité, entraînant un vieillissement accéléré du vin).

10 ans et 6 mois après revoilà donc la fine fleur de la spéléologie insulaire au bord de Cast 1. Bien décidée à remonter ces bouteilles conservées précieusement pendant tant d’années.

Le temps est couvert, il fait frais. Un bon feu n’est pas de trop pour réchauffer les participants.

Le thème de la journée c’est le vin. La fête du vin, c’est la Bacchanale. Les bacchanales étaient des fêtes religieuses célébrées dans l'Antiquité. Liées aux mystères dionysiaques, elles se tenaient en l'honneur de Bacchus, dieu du Vin, de l'Ivresse et des Débordements et de Silène son père adoptif et précepteur. Elles sont représentés sous la forme d’un cortège avec en tête Silène monté sur son âne accompagné des bacchantes et des satyres enivrés.Haut de page

Les Bacchanales ont été adaptée à la sauce spéléo : on a remplacé l’âne est par un 4x4.

Le cortège bachique arrive sur place: Silène (Albert) monté sur son âne (4x4) suivi et précédé des satyres.

« Silène est reconnaissable à son front chauve, il tient à la main une coupe que le cortège a soin de remplir de vin. On le reconnait à son air enjoué et railleur.

Des Bacchantes dans l’ivresse aux yeux hagards, à la chevelure éparse, pirouettent sur une jambe et prennent des attitudes lascives. »

Il est déjà 10h30 lorsque les 1er pénètrent de la cavité. Les futurs initiateurs se chargent de l’équipement, tâche pas trop difficile maintenant que le trou est broché.

Les ateliers se mettent en place, Anto et Silvain gèrent la remontée des kits. Il ne faudra pas moins de 5 kits pour remonter les 20 bouteilles, choisie presqu’à part égale entre la Cuvée des Seigneurs et la Réserve Aliso Rossi. JCL et Manon sont sur le front. Le 1er, un des plus ancien, transmet les bouteilles une par une à la plus jeune du club.

Celles-ci sont ensuite enkitées par Stéphane, JND et Philippe, après les avoir empaqueté dans du papier journal et du plastique à bulles. Deux kits seront nécessaires pour remonter les caisses en bois. Celui-ci a été noirci par les attaques fongiques et il est devenu friable.

Une chaine humaine permet de faire une remontée sans souci, aucune bouteille ne sera cassée lors de l’opération.

Il est déjà 14h30 et il reste encore quelques bacchusiens sous terre lorsque JB et le vigneron arrivent au sur place, un peu inquiets/énervés du retard pris. Le rendez-vous à la cave était prévu vers 13h00, la tartiflette était prête en temps et en heure, mais c’était sans compter avec les (le) traditionnels retardataires qui ont toujours quelques chose à faire sous terre, tient, ça rime !

Nous avons pris du retard. La chauvesouris n’est ni pressée ni ponctuelle. Nos hôtes s’impatientent à juste titre.

Nous redescendons au domaine vers 15 Heures. Dominique, l’Américanu, surnom donné car il a rapporté de Californie les techniques les plus modernes de vinification nous accueille et nous fait visiter sa cave.

Les mystères de Bacchus se célébraient dans un lieu clos et caché. Un grand prêtre prenait la place de la divinité et présidait à la réception des initiés. Le grand prêtre c’est ici Dominique.

 Il nous fait découvrir  les différentes techniques de vinification : Foulage, égrappage, macération longue, élevage en cuve inox, fût de chêne, pressurage direct, pressoir pneumatique sous vide, thermorégulation, tableau de commande contrôlant tout cela. Techniques mystérieuses d’élaboration du divin breuvage que les néophytes que nous sommes, un peu étourdis par un lever précoce, le froid d’une journée d’hiver, les  efforts déployées dans la cavité et les premières brume d’alcool découvrons ; émerveillés par cet art alliant traditions ancestrales et modernité, science et alchimie.

Nous goutons les vins de l’année 2015 : blanc Fleur d'Amandiers  exceptionnel à la robe soutenue par d'élégants reflets or, au nez vivant et expressif qui s'exprime sur des arômes d'aubépines, d'acacia, de chèvrefeuille, enrobés de discrètes touches de miel et d'amande, à la bouche tout en force et en beauté.

Rouge : Réserve du domaine celui des Topi Pinuti, typé Niellucciu, nez intense de menthe poivrée et de fruits rouges frais et sa rondeur veloutée.
Vin pour palais puissants (Anto et Jean Claude par exemple)

Viens enfin le grand moment celui de gouter les bouteilles sortis de Cast 1

 

Laissons la parole à la grande prêtresse Sophie Rossi, ingénieure œnologue du domaine :

« Opération Bacchus réussie !

Grâce à toute l'équipe des topi pinnuti nous avons démontré que le cépage niellucciu est un cépage de garde au même titre que le cabernet ou le pinot dans des conditions idéales où la température ne varie pas et s'approche de 11 degrés, le vin peut se conserver même au-delà de 10 ans.

Nous avons expérimenté cette durée de garde de 10 ans sur deux types de vin :

 

-  Le Réserve du domaine Aliso Rossi, composé de 80 % de vieilles vignes de plus de 20 ans et 20 % de jeunes vignes, uniquement issu du cépage endémique niellucciu. Il s'agit d'une vinification traditionnelle en cuve inox dont les grains ont macéré un mois au contact du jus.

Des remontages réguliers ont permis d'en extraire le maximum d'anthocyanes et de tanins.

Ces composants ainsi qu'une acidité suffisante ont permis de conserver ce vin.

De plus, les vins embouteillés et couchés ont été placés au fond de la grotte du site de Castiglione où la température ne varie pas et reste de 11 degrés.

Le vin a pu conserver son potentiel. Bien que recouvert de moisissure, le vin est resté intact à l'intérieur de la bouteille.Haut de page

Lorsque j'ai observé la couleur, il a l'aspect des vins évolués dont le pourpre apparait, mais sa robe est toujours profonde malgré une légère teinte violette. Des dépôts sont présents mais peu intenses, au nez une odeur de sous-bois et de musc, nous sommes plus vers les notes animales, la persistance aromatique en bouche est très appréciable, les tanins sont fondus, le bouquet est un mélange de petits fruits des bois et champignons, et aussi de notes épicées caractéristiques des grands vins de garde.

Ce vin de caractère est étonnant et de grande longueur en bouche.

Nous aurions dû conserver les mêmes bouteilles dans notre cave pour pouvoir comparer, ce qui est mon regret.

Cependant je suis ravie de constater ce que j'ai toujours pensé, le niellucciu vinifié en macération longue comme dans le bordelais peut se conserver plus de 10 ans.

 

-  Le second vin, de même millésime, il est composé de 100% vielles vignes, monocépage niellucciu, élevage également en cuve inox.

Sa particularité, passage en fut de chêne, barrique bordelaise grains fins et chauffe moyenne de la forêt de Tronçais dans l'Allier.

Il s'agit d'un assemblage judicieux de fût neuf et de fond de trois passages maximum.

Nous voulions conserver la typicité de niellucciu et un apport boisé suffisant mais non masquant.

Les tanins galliques sont alliés aux tanins du cépage.

Nous avons apposé l'étiquette de nos amis I topi pinnuti et conservé ce vin dans les mêmes conditions que la réserve du domaine, 10 ans au fond de la grotte.

Ce vin est notre Cuvée des Seigneurs Aliso Rossi bien connu de nos clients adeptes de vieux millésimes.

Ce vin couché est lui aussi habillé de moisissure.

L’hygrométrie est importante mais la qualité de nos bouchons de liège a permis de conserver ce vin, bouchon naturel long pas abimé lors du débouchage.

Ce vin a dévoilé son potentiel, un bouquet exceptionnel mais encore une grande capacité de garde.

Nous avons laissé des bouteilles au fond de la grotte car elles peuvent encore rester, même 10 ans.

Une robe profonde et légèrement violine, pas de trouble mais une belle matière qui vous enveloppe la bouche et une longueur expriment de belles caudalies qui n’ont rien à envier aux cabernets.

Le nez est plus « fruits à noyaux » et légèrement vanillé.

Le coté boisé est très agréable au nez mais aussi en bouche.

L'odeur du fût n'a pas été altérée et s’exprime à merveille.

 

Je remercie toute l'équipe de spéléologues de nous avoir protégé ces vins dans cette superbe grotte qui se situe au pied de notre domaine.

Le vin est une matière vivante qui s'exprime. Il est issu d'un cépage identitaire, le niellucciu, dont le potentiel de garde a été démontré.

Il représente le travail de la vigne, par le respect de technique culturale, mon mari vigneron privilégie les méthodes ancestrales, labour entre les rangs et piochage au pied. Haut de page

Nous cultivons naturellement les vignes en cave, je privilégie les traitements physiques du vin afin d'exprimer au mieux le potentiel de niellucciu.

Mais la conservation du vin a été parfaitement adaptée à nos vins. Ils ont pu conserver les qualités exceptionnelles du niellucciu.

Merci encore à toute l'équipe ! »

 

Après cette dégustation nous passons à table. Nous sommes dans la salle de réception du Domaine. Les murs sont couverts des prix reçus par les vins de Dominique dans les concours. Des bouteilles particulières sont exposées sur des étagères.

Jean Ba nous a préparé une tartiflette somptueuse.

Rappelons que ce plat n’est pas d’origine grecque mais s'inspire d'un plat traditionnel appelé « pela » qui consistait en un gratin de pommes de terre, oignons et fromage fait dans une poêle à manche très long appelée pela (pelle) en arpitan. Inventé dans les années 1980 par le Syndicat Interprofessionnel du Reblochon pour favoriser les ventes du reblochon, le nom « tartiflette » dérive du nom de la pomme de terre en patois savoyardtartiflâ, terme qu'on trouve aussi en provençal tartifle.

Jean Ba c’est le Dieu Hermés de notre bacchanale, patron des cuisiniers, il a 2 attributs : le Caducée (il travaille dans un bloc chirurgical) et le Pétase chapeau de feutre à large bord. Ses fonctions exigent de l'habileté oratoire et de l'imagination; il est le dieu de l'éloquence, de la ruse, et en vrai c’est une machine à parler et à faire des vannes. Ca n’est pas pour rien qu’il a été Président des Topi.

Tout le monde affamé se jette sur sa tartiflette.

Sophie Rossi continue à nous faire goûter les vins de son domaine.

Rosé : Perle de Rose, tout en dentelle et en finesse, arrondi autour de notes d'écorce d'orange, d'angélique et de rose.

Rouge : Cuvée des Seigneurs. Un des vins conservés à Cast 1.

Élevé en fût de chêne, Niellucciu très tanique et très coloré, généreux aux arômes puissants.

Puis c’est l’heure du dessert : Galettes des rois.

Il n’y a pas de hasard dans l’Olympe des dieux grecs, tout y est prédestiné, Marie tire la fève, c’est la reine incontestée des Topi. A la fois Aphrodite/Venus déesse de la beauté et de la séduction et Athéna déesse de la sagesse et de la stratégie. Elle choisira bien sûr Silvain, jeune Apollon, comme compagnon/prince qu’on sort.

Michelle nous a préparé également de délicieuses tartes aux fruits, Alexia une sublime croustade au pomme.

Le tout accompagné d’un muscat du Cap Corse Aliso Rossi, doux et onctueux, imposant par sa nature confite, sa finesse aromatique et sa persistance.

Après les Liqueurs de myrte et de clémentines Sophie nous fait un petit cours sur les vins corses, les différents domaines Corses et là j’avoue que je n’ai plus tout suivi, l’alcool vinique sans doute … non plus que Micka qui, sous les lazzis, honte à lui, s’est fait rappeler par Sophie que le Patrimonio avait un AOC.Haut de page

Tout finira en chanson… à boire comme il se doit : Compagnon de la table ronde goutons voir si le vin est bon. On a gouté et re-gouté, et pour sûr le vin était bon, très bon.

Mais les meilleurs moments ont une fin, après un café pour le trajet, nous prenons congé de nos hôtes, Sophie et Dominique, qui nous ont accueillis si gentiment et regagnons le local (doucement) pour ranger le matériel.

Cette journée « Bacchanales » fera sans doute date et aura constitué un « Grand Cru » de l’histoire du club.

 

 

Dimanche 24 janvier 2016

Spéléo, entrainement à l’équipement
Falaise du Bourreau - Bastia

 

Participants

  • ITP : Marie Y. et Silvain Y.
     

Photos
 

Encore une journée d’entrainement pour les (peut-être) futurs initiateurs. On pourra dire que ce début d’année 2016 est placé sous le signe de la falaise (ça c’était juste pour la rime). Histoire de varier les plaisirs on s’oriente aujourd’hui vers la falaise du Bourreau, au-dessus de Bastia. Accessoirement ce choix nous permet aussi de nous offrir une micro-grasse matinée, ce qui n’était plus arrivé depuis quelques semaines.

L’équipe est réduite aujourd’hui, et le départ plutôt tardif. Nous arrivons sur site sur les coups de 11h30. Un doux soleil d’hiver réchauffe le rocher, c’est le temps idéal pour travailler en falaise. On décide aujourd’hui de travailler l’équipement des mains courantes. Ça tombe bien, la falaise présente une belle vire qui contourne l’angle formé par le massif calcaire et permet d’atteindre de beaux départs de puits en face est. Marie commence l’équipement et Silvain prendra le relai par la suite. Pendant ce temps Marie jouera du perfo pour équiper une variante de la main courante qui passe un peu plus bas, sur une margelle plus confortable. Du départ de la main-courante existante, un petit puits de 2 m permet de rejoindre la margelle inférieure. De là une nouvelle main courante rejoint l’existante juste avant de passer l’angle de la falaise. Trois spits auront été plantés pour cette nouvelle main courante, plus un, resté dans les mains de Marie avec un morceau de falaise autour. Morceau qui rejoindra le local du club et finira sa vie comme accessoire pédagogique pour montrer comment fonctionne un spit et à quel point il est important de bien choisir son emplacement !Haut de page

Une fois l’équipement mis en place et testé on s’amuse à installer une poulie-bloqueur en tête de puits et à faire descendre et remonter un kit (oui, nous ça nous amuse de faire ça…). Mais les estomacs commencent à se rappeler bruyamment à notre bon souvenir et nous opérons un repli stratégique vers la terre ferme pour refaire le plein.

La fin de journée est consacrée à travailler les dégagements d’équipier. Il est environ 16h30 quand un petit vent frais nous incite à plier bagages rapidement et à retourner nous mettre au chaud.

 

 

Mercredi 27 janvier 2016

Spéléo, prospection

Secteur Bocca di San Guivanni -  Sisco

 

Participants

  • ITP : Albert D., Jean-Noël D., Véronique M., Jean R.

  • Gente canine : Oscar

 

TPAP : 3h00

Photos

 

Jean nous propose de nous associer à sa nouvelle campagne de recherche entomologique, des spécimens endémiques sont toujours recherchés sur le Cap Corse. Plusieurs projets sont débattus le mardi soir :

·  La vallée du Lissandru entre Luri et Meria, en partant de la route de Luri, rejoindre la chapelle San Salvadore et un sentier suit la ligne de crête ; prospectée le dimanche 6 septembre 1998, sans grand succès (pas de cavités, quelques paléokarsts).

·  Une zone au sud du village de Meria, au-dessus du ruisseau de Mortedda, dénommée E Grotte, et plus à l’ouest, entre Meria et Morsiglia, sur la gauche avant d’arriver au col de Notre Dame des Grâces, la Grotte Taberne.

·  Le secteur de la chapelle Saint Jean au niveau de Bocca San Giuvanni entre Sisco et Olcani, Grotta a l’Albucciu et la « Faille de Laïnosa ».

Finalement on optera pour l’option 3, rendez-vous chez Jeannot à Erbalunga, 9 h 15, l’heure du crème… On ne s’attarde pas, Marina, la veille sur Via Stella avait prédit des nuages bas sur les sommets, mais vu d’Erbalunga c’est le grand soleil. Mais dès la remontée de la vallée de Sisco, on voit les premiers bourgeonnements sur les sommets.

La piste de Bocca San Giuvanni est bien ravinée mais pas de quoi effrayer le Duster° et encore moins le Disco°. Vers 10 h 30 nous sommes au col et là juste au-dessus de nous c’est la purée de poix ! Concertation, Jean parle de redescendre en bord de mer et de filer vers Meria où la zone de prospection est moins haute. JN propose de monter sur le plateau car des trouées se dessinent dans le plafond nuageux. On opte pour cette proposition et on part en light, Albert emmenant quand même le sac à dos avec frontale, etc.

Du col part un sentier balisé en rouge se dirigeant, d’après la carte, vers Pietracorbara et Nonza. Les nuages se dispersent, le haut du plateau est dégagé, une fois franchie la première barre rocheuse, c’est une zone de maquis ras en légère pente ascendante.

On oblique à droite vers l’est, direction Pietracorbara, pensant trouver rapidement les fameuses fractures, visitées le 18 mars 2000 lors de la « recherche d’un disparu », mais un quart d’heure plus loin, toujours pas de fractures. L’objectif de la sortie étant la Grotta a l’Albucciu, située vers l’ouest, on revient sur nos pas — la visite de la zone des fractures étant prévue dans les sorties club. On retrouve des marques qui se dirigent vers le nord-ouest, vers Cime E Follice, le sommet du cap, par une variante dite alpine.

Les marques sont rares, quelques cairns, mais le GPS, calé sur la position supposée de la Grotta a l’Albucciu, nous conforte dans la direction. La pente n’est pas très accentuée, le plafond nuageux reste élevé. Après une aire de source et de tourbières, nous arrivons dans une zone très fracturée, au pied de grandes barres rocheuses. Albert trouve son premier trou, un peu d’air chaud, une profondeur estimée de 2 m, mais la zone est un fond de fracture d’effondrement avec de gros blocs. JN trouve quand même que certaines branches ne sont pas disposées naturellement et pourrait être une œuvre anthropique de quelques bergers désireux de protéger leurs chèvres. Il rappelle Albert et les branches sont rapidement enlevées, mais rien en dessous !

Pendant ce temps, Jean et Véronique avait commencé à contourner la barre rocheuse par la droite au nord de Pianu Tassu, mais Jean décide d’aller fureter au pied de ces barres, au cas où. On se retrouve dans une zone d’effondrement, prolongeant la première zone découverte par Albert. Et là ce ne sont que des départs… entre les blocs. Albert en explore au moins quatre, le plus profond atteignant les cinq bons mètres ! Tous se terminent sur des trémies. On gardera quand même deux points topos.

Jean poursuit sa prospection en pied de barre mais toujours les mêmes départs entre blocs. Rejoint par JN et Oscar, on arrive à proximité d’une grande fracture de décollement de la paroi avec un magnifique chêne, est-ce la « Faille de Laïnosa », un moins 80, longtemps considérée comme le trou le plus profond de Corse, avant la découverte de A Buga[1].  JN l’avait visitée le 30 janvier 1993 mais les souvenirs sont vraiment très flous…[2] On observera de loin notre fracture car la roche est glissante et on n’a pas 80 m de corde.

Les nuages recouvrent maintenant le sommet des barres rocheuses qu’il faudrait contourner par la droite pour éventuellement atteindre Grotta a l’Albucciu. On a laissé le pique-nique aux voitures, le vent d’ouest s’est intensifié et il fait plutôt frisquet. La prudence s’impose, on rentre au col. Albert cale son GPS sur la trace enregistrée à l’aller et Jean se fie à son instinct de vieux chasseur « olmicapellien » et devinez qui trouve le premier le chemin balisé…

Véronique, à la vue des voitures, décide de surfer sur les dalles de cipolins et termine sa course assise dans le maquis. La fin de la descente se fera à petits pas. Il était temps de rentrer, les nuages ont à nouveau envahi le plateau, ce n’aurait pas été simple de retrouver le chemin. L’arrière de la chapelle Saint Jean nous offre un espace de pique-nique à l’abri du vent de plus en plus froid. Le feu est vite allumé dans un coin et sera bien apprécié. Pas de grillades, du délicieux jabuco espagnol, du pâté breton, arrosé de cidre et de rosé.

Malgré le feu on est un peu frigorifiés et on ne s’éternisera pas. Retour sur la côte vers 16 h.

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[1] Toujours classée en 2004 en deuxième position sous le nom de Gouffre de Lainosa dans Spelunca Mémoires N°27, « Spéléométrie de la France, Cavités classées par département, par dénivellation et développement » de Jean-Yves Bigot http://librairie.ffspeleo.fr/achat/produit_details.php?id=98

[2] Après échanges avec Jean-Phi, co-équipier de cette ancestrale sortie, cette fameuse « Faille » se trouve plus en contrebas en courbe de niveau en partant d’un des virages de la piste, on la verrait de la piste.

 

 

Mercredi 27 janvier 2016

Descente de canyon, initiation

Ruisseau de Cippettu - Volpajola

 

Participants

  • ITP : Noémie G., Isabelle L., Stéphane P.

  • Initié : Greg D.

 

Temps approche :

50’

Météo et température de l’air :

Ensoleillé

Temps canyon :

2h50’

Débit estimé :

Faible

Temps retour :

2’

T° de l’eau :

Froide

 

Aujourd’hui, une petite équipe des Topi et un nouvel initié est partie faire le canyon du Cippettu. Arrivée sur l’aire de stationnement, c’est partie tout le monde se prépare : cordes enquitées, lycras enfilés, five ten aux pieds, nous sommes parés ! La marche d’approche a été agréable et bien tracée. Nous sommes enfin arrivés en amont du canyon. Combis endossées, baudriers serrés, casques clipés, la descente de ce canyon peut débuter.

L’encadrement a été parfait ! Sous l’œil bienveillant et alerte des nouveaux initiateurs, Stéphane et Noémie, Isabelle et Greg passe les obstacles les uns après les autres sans encombre et avec un grand sourire. Sous un grand soleil, nous enchaînons lesHaut de page toboggans, rappels. Ce canyon fut topi'ssime. Un dernier rappel et hop matériel dans le sac.

Tout le monde se retrouve aux voitures pour se changer. Ce fut une bonne journée (il ne manquait plus qu’une petite Pietra) !

 

 

Jeudi 28 janvier 2016

Descente de canton

Ruisseau de Poggiolo - Mandriale

 

Participants

  • ITP : Noémie G., Stéphane P., Antonia R.

 

Temps approche :

15’

Météo et température de l’air :

Très couvert

Temps canyon :

2h15

Débit estimé :

Moyen

Temps retour :

0’00’’

T° de l’eau :

Froide

 

Aujourd’hui, une toute petite équipe des Topi est partie faire le canyon de Mandriale. Arrivée sur l’aire de stationnement, c’est partie tout le monde se prépare : cordes enquitées, lycras enfilés, five ten aux pieds, nous sommes parés ! La marche d’approche a été rapide et est bien tracée . Nous arrivons près d’un captage d’eau pour débuter la dernière partie du canyon. Combis endossées, baudriers serrés, casques clipés, la descente de ce canyon peut débuter.

Après un premier rappel, nous enchaînons sur une marche en bloc de 10 minutes. Puis voilà les 3 derniers et plus beaux rappels du canyon. Cette sortie, proche de Bastia, nous a permis de nousHaut de page perfectionner dans les techniques d’équipement. Malgré le temps pluvieux, nous avons passés une belle journée.

Pas de marche retour, le bonheur !! On se change rapidement et on se retrouve au local pour ranger et rejoindre les irréductibles de l’apéro du jeudi soir !

 

 

Samedi 30 janvier 2016

Spéléo, entomologie

Grotte de Corte - Pietracorbara

 

Participants

  • ITP : Michèle C., Albert D., Jean-Noël D., Véronique M., Jean R.

  • Gent canine : Oscar

 

TPAP : 20 mn

 

Le projet pour JN et Véronique était de retrouver les « razzubianquistes » après leur sortie de trou pour aller explorer la nouvelle cavité découverte en bord de piste vers Santo Pietro di Venaco. Mais n’ayant pas de nouvelles vers 15 h, on se rallie au projet de Jean qui dans un premier temps voulait aller visiter Grotta Biancone sur la commune d’Olcani mais ayant appris que ce n’était qu’un simple abri sous roche (visité par ITP le 6 octobre 1990), a ensuite changé pour la pose de pièges à l’entrée de la grotte de Corte. C’est quand même plus proche de Bastia.

En plus la balade en bord de rivière et au milieu de la châtaigneraie est des plus agréable. Parking à Orneto et il faut ensuite une vingtaine de minutes pour rejoindre le vallon au pied de la grotte. On retrouve Jean & C° en bordure de ruisseau en train de forer les trous avec une tarière afin d’y introduire ensuite un tube perforé en PVC au fond duquel il déposera un récipient contenant son liquide magique alcoolisé, la technique est rôdée. Le tube est fermé ensuite à sa partie supérieure puis le tout est recouvert de terre et une grosse dalle est posée dessus. Un rubalise à proximité permettra de repérer ensuite le lieu, car la collecte se fera dans quelques mois.

16 h 30, nouvelles de Razzu Bianco, le pique-nique est terminé, ils filent au trou, il est trop tard… On monte vers la grotte que l’on mettra quelque temps à retrouver, le maquis reprend ses droits sur le sentier, il n’a pas l’air d’être très fréquenté par les chasseurs, prévoir de revenir avec de quoi démaquiser la prochaine fois. Finalement Jean retrouve la branche brûlée qui marque la descente vers la droite vers la cavité. Jean part relever des pièges posés dans le diverticule droit près de l’entrée, JN fait une rapide inspection de la cavité jusqu’au fond, un petit rhinolophe près de la grande racine et Michèle se fait une petite visite de la grotte toute seule. Oscar aimerait bien rentrerHaut de page mais la pente est trop raide.

On se retrouve dehors pour forer deux trous aux abords de la cavité où Jean aimerait bien retrouver le mâle d’une espèce d’insecte endémique découvert dans les années trente (?) mais jamais retrouvé ensuite. Le jour décline, il est temps de rentrer, le chemin de la rivière se fera à la frontale. On se retrouvera le soir autour d’un bon jarret de bœuf aux légumes anciens (rutabagas et panais).

 

 

Samedi 30 janvier 2016

Spéléo – entrainement à l’équipement, brochage, prospection

Aven de Razzu Biancu, Venaco

Trou de Torricella, Santo Pietro di Venaco

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Wanda C., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Manon L., Philippe V., Marie et Silvain Y.

 

TPABAJY (temps passé au bistrot avec Jean-Yves) : 15 min

TPST : 3h15 (Razzu Biancu) et 5 min (Trou de Torricella)

Photos

 

Le premier rendez-vous de la journée est au local, où les bastiais et les Rutaliens se retrouvent. A défaut de venir faire de la spéléo, Jean-Baptiste L. dépose Manon, qui assure très bien la relève, et prépare le café. Un fois celui-ci englouti, le convoi se met en branle pour le deuxième rendez-vous qui est à Ceppe, où l’on récupère Jean-Claude. Enfin, troisième rendez-vous est à Corte au Bar de la Plage (une fois n’est pas coutume, ce ne sera pas le Carré d’As !), où l’on retrouve Jean-Yves et ses petons à l’air. Philippe, en provenance de la Castagniccia, ne tarde pas à arriver.

Après moult tergiversations, le programme est finalement fixé : ce sera visite et brochage de l’aven de Razzu Biancu à Venaco puis exploration du trou de Silvain à Santo Pietro di Venaco. Jean-Yves se refusant à la visite de Razzu Biancu, il décide de partir de son côté visiter le trou de Silvain et de prospecter un peu aux alentours.

Les Topi poursuivent donc leur route vers Venaco. Après un petit strip-tease sur le bord de la nationale pour se mettre en tenue, on attaque la marche d’approche de l’aven par un joli sentier à flanc de versant. On croise les chasseurs qui nous indiquent chasser plus haut. On mettra 35 minutes pour attendre le four à chaux de l’ancienne carrière qui exploitait le calcaire où se situe la cavité. Cette petite écaille se remarque de loin dans le paysage, caractérisée par sa couleur blanche. Ce calcaire, qui présente les caractéristiques d’un marbre, date du Jurassique supérieur (environ 150 millions d’années). Il a été recristallisé à l’occasion du métamorphisme qu’ont subi les sédiments lors de la formation des Alpes, par enfouissement en profondeur.

On finit de s’équiper sur le chemin où l’on se permettra quelques commentaires sur le séant d’Henri-Pierre puis on fait la grimpette finale dans le calcaire pour accéder au trou. Avec 4 futurs initiateurs plus un vrai, l’encadrement des 3 débutants apparaît optimal. Anto se lance dans l’équipement du puits d’entrée pendant que Jean-Claude entame sa réflexion sur la localisation des broches à installer. Il est midi. Manon s’engouffre à son tour suivie de Wanda puis Marie puis Henri-Pierre et enfin Silvain, pendant que Jean-Claude attaque le brochage.

Tout le monde se retrouve à la base du puits d’entrée. On constate la présence d’un petit rhino puis on démarre la visite par la galerie menant à la fameuse boîte aux lettres. Le passage de tout le monde se fera comme une lettre à la poste. On poursuit en tournant à gauche dans une petite galerie concrétionnée qui mène à la base du P15 équipé en fixe. Il permet de monter vers la partie haute de la cavité. L’ascension se fait sans problème et on constatera l’usure de l’équipement par la rouille qui mériterait d’être remplacé. Dans cette optique, prévoir de remplacer les 2 plaquettes du P15, les 2 plaquettes du P5 qui suit ainsi que les cordes des deux puits qui datent de 2001 (en outre, la main courante du P5 a été rongée par les rongeurs).

Jean-Claude, qui a fini d’installer les 3 broches du puits d’entrée, nous rejoint là-haut. Après quelques photos de groupe, on attaque la redescente, toujours sous le schéma, un débutant suivi d’un stagiaire initiateur. De retour dans la galerie du fond, deux par deux on se dirige vers le colimaçon qui correspond à la partie de droite de la galerie. Ce passage est assez étroit et le baudrier frotte fort sur les concrétions en chou-fleur des parois. Moyennant quelques contorsions qui donnent chaud, tout le monde réussira à s’en extirper. Petit coup d’œil au chantier de désob où Jean-Claude a planté un spit pour pouvoir y installer une corde permettant de remonter plus facilement les déblais, puis on entame la remontée du P11 d’entrée. C’est Silvain qui ferme la marche en déséquipant. Il est dehors à 3h15.

On admire le travail de brochage de Jean-Claude au passage : 2 broches ont été plantées en début de main courante, à l’entrée de la cavité à gauche, puis une en tête de puits. Le schéma d’équipement sera le suivant : les 2 broches en début de main courante, puis plaquette en place intermédiaire puis tête de puits où le double amarrage se fera sur une autre plaquette en place et la troisième broche.

Le soleil est déjà caché par la montagne quand les ripailles sont sorties, mais le joli feu de bois de Philippe nous réchauffe. De nombreux migliacci, un pâté en croûte, une pizza, des noix de cajou, des olives… et deux rustiques ! Non pas qu’un seul n’ait pas suffi à nous rassasier, mais parce que le premier terminera sa course dans les braises… C’est grâce à l’intervention aguerrie de Manon que le deuxième aura été sauvé et dégusté.

17h on entame la marche retour. La vue vers la Castagniccia est superbe. Arrivés aux voitures, on ne se change pas. Comme on est des stakhanovistes[3], on ne s’arrête pas là et on file au deuxième trou du jour : celui de Silvain ! Il est situé à Santo Pietro di Venaco, au bord de la piste qui part du « Col de Belle Granaje », à environ 1,2 km de la route. C’est une fracture qui s’ouvre dans des calcschistes plissés dans tous les sens. La topographie n’a pas été faite mais l’entrée fait environ 40 cm de large sur 1,20 m de haut. La fracture est pénétrable vers le bas sur quelques mètres mais la progression est vite bloquée par des blocs éboulés. Ça semble continuer à descendre au moins sur quelques mètres encore (mesure faite au lancé de cailloux). La paroi gauche est recouverte de calcite, par contre la paroi droite est schisteuse et se débite très facilement (d’où les blocs qui obstruent le passage). La fracture se prolonge aussi vers le haut depuis l’entrée où dort un petit rhino, mais ça queute rapidement. La nature friable du terrain ne nous engage pas à poursuivre la désob.Haut de page

La nuit est tombée, la brise qui se lève est glaciale et nous invite à partir. Retour au local vers 20h30.

 


[3] Le stakhanovisme était une campagne de propagande soviétique en URSS faisant l'apologie d'un travailleur très productif et dévoué à son travail.

 

 

Samedi 6 février 2016

Spéléo - Entrainement à l'équipement, brochage

Buga di a Cutina - Ghisoni

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Noémie G., Jean-Claude L., Antonia R., Philippe V., Marie et Silvain Y.

 

TPST : 6h30

Photos

 

Point de grasse matinée pour les quelques Topi motivés ce matin, le programme de la journée est plutôt chargé. Il est en effet prévu de faire l’aller-retour à Ghisoni dans la journée, avec l’équipement intégral de la cavité, rien que ça !

Premier rendez-vous à Ceppe à 7h30, puis direction Aléria pour la pause-café. L’arrêt suivant sera au départ de la piste à Ghisoni, où on entassera matériel et spéléos dans le 4x4 de Philippe et le Def de Marie et Silvain. La montée de la piste est une première pour le Defender fraîchement débarqué sur l’île. Le trajet se passe sans encombre, excepté une petite inquiétude sur l’autonomie de la bête avec l’aiguille de la jauge de gasoil dans le rouge.

Les véhicules sont laissés au niveau des premières bergeries. Pendant que Marie, Silvain et Philippe commencent à monter vers l’entrée du trou, le reste de l’équipe va rapidement rendre visite à la casetta. Les sangliers s’en sont donnés à cœur joie pour labourer ses abords, personne ne s’est attaqué à la réfection du plancher depuis notre dernière visite (on peut toujours rêver…), mais à part ça il n’y a pas de dégâts particuliers à signaler.

Philippe s’élance en premier dans le gouffre alors que l’équipe se regroupe au bord du trou. Il est suivi par Silvain avec les deux kits permettant d’équiper le P51 et la vire. Anto suit avec le matériel pour l’équipement des puits classiques. Marie prend la suite en équipant en double. Les broches posées lors des dernières visites permettent maintenant (à quelques déviations près) d’équiper en double jusqu’au musée, un gros gain de temps ! Pendant ce temps, Jean-Claude, dit JC La Broche, joue du perfo avec frénésie. Il prépare deux trous pour poser des broches en départ de main courante à l’extérieur avant d’attaquer la descente. Il a pour objectif de finir le brochage jusqu’au fond en perçant tous les trous à la descente et en fixant toutes les broches à la remontée pour éviter que la résine n’ait le temps de sécher dans le pistolet. Noémie et Antonia lui emboîtent le pas. Elles sont chargées de l’acheminement du ravitaillement.

Au musée Silvain attaque l’équipement du P51, suivi par Marie qui partira ensuite sur la vire. De l’autre côté Philippe passe le relai à Anto pour l’équipement du cheminement classique, pendant qu’il s’offre un petit aller-retour vers la surface pour y récupérer son mini-kit (intercepté au passage par JC pour aller chercher le mini perfo Bosch, les grosses du Makita étant déjà vides). Les filles s’engagent derrière Anto, suivies de JC, qui continue le perçage des futurs amarrages. Ils rejoignent Silvain au fond avant d’emprunter la jonction avec le P51 pour attaquer la remontée. Au point bas de la cavité l’équipe tombe nez-à-nez avec une étrange créature, un peu léthargique et surtout surprise de voir tout ce monde débarquer et lui braquer ses lampes en pleine figure. La bête fait penser à un triton ou une salamandre. Après quelques recherches il pourrait s’agir d’un Euprocte de Corse mâle (Euproctus montanus pour les intimes). Cette espèce est censée hiberner à cette période, ce qui explique peut-être son air pas très réveillé. Ce qui est plus difficile à expliquer c’est la façon dont elle s’est retrouvée à 117 m sous terre : chute improbable depuis la surface ? Voyage clandestin dans un kit de spéléologue ? Existence d’un passage secret ? Toutes les hypothèses sont envisagées…

Une fois les échanges de courtoisie terminés, Silvain remonte le P51 pour rejoindre Marie qui termine l’équipement de la vire. Equipement qui s’est avéré assez physique. Elle poursuit par le puits et rejoint Anto et les filles en bas du P51 (on tourne en rond dans cette cavité !). Silvain la suit mais s’arrêtera au dernier fractio pour partir équiper le P9 étroit qui part sur le côté. Au bas du puits il franchit le dernier petit ressaut. Un léger courant d’air l’incite à poursuivre dans le boyau qui part à l’horizontale mais ça coincera rapidement. Même en enlevant le baudrier, quand ça ne passe pas ça ne passe pas. Cependant quelques coups de massette suffiraient peut-être à casser les quelques arrêtes qui barrent le passage.

Pendant ce temps le reste de l’équipe s’est regroupé au musée le temps d’un petit casse-croûte. Anto redescendra filer un coup de main à Silvain pour le déséquipement de la vire avant que tout le monde ne prenne le chemin de la sortie. Antonia et Noémie prennent la tête du convoi, suivies pas Marie puis Silvain. Jean-Claude suivra en finissant la fixation des broches. Anto et Philippe se chargeront du déséquipement des deux voies.

Arrivée à l’extérieur Marie s’installe à distance raisonnable du trou pour se déséquiper, mais c’est sans compter sur les velléités suicidaires de son pantin qui, profitant d’un moment d’inattention, prend son élan et se jette la tête la première dans le gouffre. Il ira rebondir sur Silvain avant de croiser le chemin de Jean-Claude quelques dizaines de mètres plus bas. Celui-ci n’a pas le temps de le voir passer mais, fort de sa grande expérience, reconnaît à l’oreille qu’il s’agit d’un pantin gauche, pas le dernier modèle mais celui d’avant. L’engin suicidaire finit sa course tout au fond du puits d’entrée…

Marie en est quitte pour un aller-retour au fond. Mais manque de bol, les deux cordes sont occupées et elle se retrouve bloquée dans sa descente. Mais Anto, qui a toujours le cœur sur la main, se fait un plaisir de rééquiper le puits jusqu’au fond pour aller secourir ce cher pantin.

Pendant ce temps JC atteint la surface en ayant explosé son record de vitesse à la remontée. La faute à la résine qui ne doit pas avoir le temps de sécher dans le pistolet entre deux plantés de broches. Il ressort shooté aux vapeurs de résine, on n’est pas passé loin d’un exercice dégagement d’équipier grandeur nature !

Bilan de l’opération brochage : 16 trous percés en vidant deux batteries du perfo Bosch et deux batteries d’un Makita, et 15 broches installées en vidant la moitié d’une seringue de résine. La cavité est maintenant brochée jusqu’au 1er fractio du P30 qui suit la galerie du musée. Il manque juste un passage à rééquiper au niveau des Puits Jumeaux. JC propose de passer d’un puits à l’autre via une lucarne plus haute, permettant ainsi une belle descente jusqu’au départ du toboggan.Haut de page

Les retours à la surface s’échelonnent sur une petite heure. L’équipe rejoint les véhicules sous une petite pluie glaciale. On prendra le temps de partager une boisson chaude accompagnée d’une petite crêpe maison apportée par Noémie avant d’entamer la descente et de reprendre la route de Bastia. Le chemin du retour est l’occasion de constater que la jauge du Defender à tendance à remonter dans les descentes, c’est bon à savoir.

Il n’est pas loin de 21h30 quand chacun rejoint ses pénates. Une journée fatigante mais efficace !

 

 

Samedi 20 février 2016

Spéléo, Désobstruction

Cast1, Oletta

 

Participants

  • ITP : Michèle C., Wanda C., Jean-Claude D., Albert D., Dominique D.,  Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Noël R., Rémi R., Alexia S.

  • ITP de passage : Pierre L., Véronique M.

  • Spectatrices : Marie-Jeanne, Sarah

 

TPST : 5h00

Photos

 

Projet du jour : élargir le passage qui relie la Salle de la Chèvre et la base du P13 du Grand Réseau de Cast 1. Celui-ci avait déjà fait l'objet d'une jonction visuelle dans les années 2000 et d'un début de désob en 2014.

On ne lésine pas sur les moyens : groupe électrogène, burineur électrique, éclateurs de roche chimiques et une douzaine de topi qui répondent présents à l'appel et à la pelle !

Le groupe est laissé près de l'entrée, les 2 JC équipent jusqu'à la Salle de la Chèvre en tirant également la rallonge électrique de 50 m. Ils ne tardent pas à faire chanter le burineur. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, celui-ci est plus efficace en travaillant perpendiculairement aux strates. Le passage est élargi centimètre par centimètre. Impatient quand il s’agit de faire de la première, JCL n’a pas besoin qu’on le motive pour se faufiler dans le passage, la jonction est faite ! Il reste à « calibrer » pour permettre un passage plus aisé et éventuellement rendre possible le franchissement par une civière.

Pendant ce temps, Alexia et Nono équipe le Grand Réseau et élargissent le passage par l’autre côté. Le reste de l’équipe s’active, Michèle fait une petite intrusion sous terre en descendant et remontant le puits d’entrée, encadrée par Albert ; Wanda et Rémi s’entrainent sur le balcon de la Chèvre. Un tir groupé de 3 crayons est décidé pour clore cette première partie de la journée. Résultat mitigé en raison de l’hétérogénéité de la roche.

Retour en surface pour le pique-nique avec les traditionnelles grillades. Rémi et JCL sortent en dernier, un pavé parallélépipédique d’une trentaine de kilos est purgé par Rémi dans le puits d’entrée …

La météo avait annoncé du vent, mais c’est un calme plat qui règne sur le maquis du massif de Castiglioni. Véro,Haut de page Marie-Jeanne et JN arrivent à point pour partager le repas. Visite éclair de Pierre et Sarah, il monte bien ce Duster !

Retour sous terre pour continuer la désob. Quelques centimètres gagnés encore mais pas encore assez pour un passage de civière. Déséquipement général, le câble électrique est laissé en place pour poursuivre le travail ...

Retour à la nuit au local et rangement du matos.

 

Une vision plus complète :

 

Cette sortie initialement prévue pour le dimanche 21 février, a été décalée au samedi 20.

Donc rendez-vous prévu samedi à 8 h 30 au local. Tout le monde est à l’heure (Hé oui depuis quelques temps Noël fait des progrès).

Au départ nous craignions de n’être que 4 ou 5 personnes. Mais comme dans le Cid nous prévîmes d’être 4 et par on ne sait quel miracle, nous nous retrouvâmes à 15 au bord du trou.

Le matériel de désobstruction ayant été préparé le jeudi avant, il ne manquait plus que celui de progression. Le seul problème majeur : 1 seul 4x4 (celui de Dumé ayant obstinément refusé de démarrer).

Après le traditionnel kawa, nous voici partis en convoi pour nous retrouver sur les bords du gué (et non gay) sur l’Aliso. Le matériel des participants est transféré à bord du Def de Jean-Claude. Ensuite il va faire quelques allers-retours marche avant/marche arrière d’une rive à l’autre pour permettre aux gens de ne pas se mouiller les pieds. Etant donné que tout le monde ne pourra monter à bord du Def la majorité d’entre nous montera à pied. Cela nous mettra en jambes et en plus il fait une belle journée très peu ventée.

Nous voici maintenant tous au bord du trou. La sortie prévue en désobstruction va finalement se transformer en sortie désob/initiation/perfectionnement.

Il est un peu plus de 11 h 00, JCL va équiper le premier puits et la salle de la Chèvre, il sera suivi de JCD, Wanda et Rémi qui vont l’aider à installer les rallonges électriques et descendre le matos. Au fur et à mesure que nos 2 JC régionaux s’installent sur le bord du trou et se préparent à descendre ; Wanda, Henri-Pierre et Michèle observent très attentivement leur mise en place du descendeur sur la corde. Noël descend ensuite suivi par Alexia qui va équiper le deuxième puits de 13 m.

Les 2 JC Rémi et Wanda sont au fond de la Chèvre (!). Le reste se retrouve en bas du premier puits. Dumé descend en dernier après avoir allumé le groupe électrogène.

Le but de la partie désobstruction est d’élargir la faille qui relie le bout de la salle de la chèvre avec le bas du P13. En effet, il y a de cela quelques temps pour ne pas dire quelques années, cette jonction avait été faite en visuel d’éclairage électrique. Puis, par la suite 2 ou 3 sorties avaient permis d’élargir le passage, JCL y avait pu se faufiler, mais cela restait encore étroit. Donc le but de ce jour est de donner un peu plus de confort en élargissant encore un peu. Cela permettra lors des sorties d’initiation de faire une petite boucle/traversée et d’éviter des temps d’attente à la remontée. Tout en prévoyant également si possible le passage éventuel de la civière.

Donc c’est à grands coups de burineur, de massette et de burin que les 2 JC attaquent le chantier. Pendant ce temps Dumé arrive en bas de la Chèvre. Etant donné qu’on ne peut pas travailler à plus de 3 sur la faille, il propose à Rémi et Wanda de se faire en autonomie assistée une montée/descente jusqu’au petit balcon suspendu de la salle de la Chèvre pour se perfectionner. Au rayon chantier, c’est petits bouts par petits bouts que nous enlevons les strates en places. Nous installons également 3 crayons sur la paroi de gauche afin d’élargir le passage. Il est un peu plus de 13 h 00 et certains estomacs commencent à crier famine. Avant de tirer, nous décidons de remonter pour casser la croûte. JCD et Dumé se positionnent en haut du puits, JCL et Rémi s’installent dans un coin de la salle pour photographier et filmer la pétarade.

Il est 14 h00 lorsque tout le monde se retrouve autour des traditionnelles dégustations des produits du terroir, barbecurades, et vidanges de quelques bons jus de raisins. Jean Noël nous rejoint en cours de repas avec Véronique et Marie-Jeanne. Nous avons également la visite éclair de Grand Pierre et Sarah, « qui passant par-là ont vu de la fumée et se sont arrêté ». Pour finir, nous testons un Mont D’or à la braise ; le résultat est très satisfaisant, mais apparemment l’unanimité est la suivante : « Rien ne vaut un bon Rustique ». Bon c’est pas tout, il est 15 h et des poussières et il faut y retourner. Après les ripailles, et avec beaucoup de courage, certains participants vont redescendre pour voir le résultat des crayons, les autres vont rester en surface. Dur ! Dur ! la redescente ; la digestion et les effets des sulfites font leur effet. A première vue, un des crayons n’a pas pété (la ligne a certainement été sectionnée par un caillou) mais celui-ci est toujours en place. Le second a fonctionné, la roche est fissurée mais elle aussi est toujours en place. Quant au troisième, il a détaché quelques jolis blocs. Le passage est un peu plus ample, et après quelques coups de pied de biche on passe !!!!!, mais cela mérite d’être encore un peu élargi. Nous reprenons notre chantier et c’est reparti pour un tour : burineur, pied de biche, massette...etc...

Nous rajoutons encore 2 crayons (donc 3 au total) ; et après avoir mis le + sur le + et le – sur le - le résultat n’est pas trop mal. Mais il faut encore agrandir un petit peu si nous prévoyons de faire passer la civière lors de l’exercice secours du mois de mai. JCL reprend le burineur et quelques minutes après brrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr !!!!!!!!!! plus de jus. Le groupe électrogène est à sec. Bon il est quand même 17 h et des brouettes. Il faut penser à sortir et à la remontée des kits de matériel. Pour la descente les kits ont été bien aidés par la gravité, mais pour la remontée nous nous installons à chaque fractionnement pour faire la noria et nos petits bras fatigués sont encore fortement sollicités. Nous laisserons la grosse rallonge en place car, au vu du travail réalisé et de ce qu’il reste à élargir nous pensons qu’une sortie désob supplémentaire nous permettra peut-être de finir l’aménagement de la jonction.

Nous voici dehors, il fait encore jour, tant mieux cela nous permettra de tout recharger dans le Def et de vérifier qu’on a rien oublié.

Pour retraverser l’Aliso, nous ferons l’opération inverse du matin, mais avec un seul passage, en effet nous nous entassons à l’intérieur et à l’extérieur du Def (vous voyez, comme dans les reportages dans certains pays).Haut de page

Retour au local vers 19 h 30 pour le rangement du matos et retour maison.

 

PS IMPORTANT : Il faut prévoir un morceau de câble avec à une extrémité une prise mâle avec ergots et à l’autre bout une prise femelle et le laisser en permanence pour pouvoir se brancher sur le groupe.

 

 

Samedi 27 février 2016

Etude technique

Lavasina

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Dominique D., Jean-Claude L., Jean-Philippe S.

  • Hôtes : Daniel B. and family

 

Samedi 27 en fin d’après midi et par un temps plus que maussade, nous avons rencontré monsieur Daniel Bertrand, retraité de la société POMA (installateur de remontées mécaniques). Notre objectif de cette rencontre étant de demander à monsieur Bertrand son avis sur notre projet d’installation d’une tyrolienne pour continuer l’évacuation des sédiments de la grotte des monoxyles. Cette tyrolienne serait montée en fixe. Nous présentons également un   montage d’un système « corde à linge » en parallèle qui compléterait l’installation. Cette corde à linge seraitPrésentation du treuil composée de 2 poulies. Une poulie amont au niveau de la grotte et une poulie aval coté piste. Nous présentons cette poulie qui est montée sur un châssis, elle a un diamètre d’environ 30 cm et est  équipée de 2 manivelles pour actionner une cordelette de type Dyneema de diamètre 5,5 mm. Notre présentation du projet est très écoutée par monsieur Bertrand qui avait déjà été contacté par Jean-Philippe. Monsieur Bertrand nous suggère fortement d’équiper la tyrolienne en câble acier qui aura la particularité de bien se tendre et de ne pas avoir de flèche. Pendant la séquence bière et tarte aux pommes, en présence de son épouse et de son fils Cyril, monsieur Bertrand nous fait part de son expérience spéléo sur le continent. Il a été à l’origine de la création de l'Association Spéléo-Vercors dans les années 70 et son acharnement pour ce sport lui a valu de faire partie des inventeurs de nombreux réseaux tel que le POT 2 *. A propos d’inventeur, sa connaissance des câbles acier et son côté Géo Trouvetout lui a permis également de mettre au point de nombreux dispositifs qu’il a breveté pour progresser et explorer des grandes verticales à une époque ou toutes les explorations se faisaient à l’échelle.

Quand nous quittons la famille Bertrand la tempête de vent et de pluie est toujours là. Nous sommes quelquesHaut de page peu perplexes sur la possibilité de revenir continuer la désob à Cast 1. En effet nous craignons que la traversée de l’Aliso soit quelque peu hasardeuse et que la sortie tombe à l’eau. A l’unanimité nous proposons à Jean-Philippe de squatter son atelier dimanche pour effectuer nos premiers essais du système corde à linge. Pas de problème, le rendez vous est transmis par mél pour le lendemain.

 

* Deux petites vidéos relatant une partie des exploits des frères Bertrand sont visibles ici et .

Présentation du ASV ici

 

 

Dimanche 28 février 2016

Spéléo, ateliers techniques  « indoor »

ZI Furiani

 

Participants

  • ITP toute la journée : Michèle C., Jean-Claude D., Albert D., Dominique D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Jean-Philippe S., Marie et Sylvain Y.

  • ITP l’après midi : Antoine B., Noémie G., Sophie M., Stéphane P.

 

Photos

 

Nous voilà dimanche, dame météo n’était toujours pas de  de notre côté. En effet la tempête de pluie et vent continue de s’abattre sur notre belle région. Jean-Philippe nous ouvre les portes de son atelier et nous voici à la recherche de points d’amarrages pour tendre une mini tyrolienne et installer également un mini système avec les poulies. Après quelques déplacements de tréteaux et transpalettes nous trouvons nos points d’encrage (charpente du toit et presse hydraulique). Nous installons également un atelier avec 2 cordes qui vont servir pour réviser les montées/descentes, conversions et dégagements d’équipiers. Nous n’avons pas trop de difficulté pour tendre la tyro. Par contre pour la poulie cela va être un peu plus compliqué car il faut arriver à tendre la Dynema tout en gardant la verticalité de la poulie. Après quelques tentatives et réglages nous arrivons à installer la cordelette autour de la poulie, cela sans faire de tour mort : conclusion, la cordelette patine autour de la poulie. Au deuxième essai nous effectuons un tour mort qui aura pour effet d’augmenter considérablement l’adhérence, nous y pendons un kit d’une dizaine de kilo, plus Jean-Claude qui freine, nous tournons les manivelles et la charge monte et descend sans problèmes. Apparemment nous sommes sur la bonne voie. Cependant une question se pose : si au cours de la descente ou de la montée et que pour X raisons les préposés au tournage lâchent les manivelles que se passera-t-il ? Il n’y a pas de doute, la charge va prendre de la vitesse. Gros dilemme, comment empêcher cela. Jean-Philippe propose d’installer sur une flasque de la poulie un système de crémaillère avec cliquet anti-retour. Nous cogitons encore et encore quand tout à coup Marie nous propose « pourquoi ne pas mettre un bloqueur sur la Dyneema (on voit qu’elle vient de faire le stage initiateur). Nous testons son idée qui s’avère bien fonctionner. En effet ça marche très bien dans un sens, par contre dans l’autre sens, le bloqueur doit être en position déverrouillée et il faut réagir très vite si on veut bloquer la cordelette. Cependant nous convenons que lors des fouilles, les personnes qui seront à la moulinette devront être très attentives à la manœuvre et être très rapides à déclencher le bloqueur en cas de problème. L’équipage de traction devra être constitué au minimum de 3 personnes et ceux qui seront aux manivelles ne devront les lâcher sous aucun prétexte. Quoi qu’il en soit, on est tous d’accord, il faudra faire des essais sur le terrain et le plus tôt possible car les 2 mois qui viennent vont être très chargés.

Dehors il pleut toujours, heureusement l’appenti devant l’atelier va permettre de préparer (vous avez deviné : le barbecue) Jean-Phi reçoit un coup de fil d’Anto qui lui signale qu’ils viennent (Anto, Noémie et Stéphane) de sortir d’un canyon du côté de Sisco et qu’ils nous rejoignent. Ils ne seront pas là avant 1 heure. Pendant ce temps de notre côté, nous commençons l’apéro et les grillades. Nous en sommes quasiment au fromage lorsque nos troisHaut de page canyonistes arrivent (Ah les fous, si on les payait pour faire çà, ils feraient grève) et se joignent à notre tablée. Au menu : cahouètes, côtes de porc et d’agneau, saucissettes, fromages, pommes de terre au four, désert, café. Ah, ! sans oublier les nectars provenant des divers coteaux de Corse et du continent.

Après les agapes, c’est la reprise des ateliers qui ont envahi l’atelier de Jean-Phi. Puis retour au local pour déposer le matériel et retour au bercail.

 

 

Samedi 5 mars 2016

Spéléo - démaquisage, désobstruction, initiation

Cast 1, Oletta

 

Participants

  • ITP : Jean-Claude D., Dominique D., Jean-Claude L., Stéphane P., Noël R., Alexia S., Marie et Silvain Y.

  • Initiée : Annie Y. (maman de Silvain)

 

TPST : 4h30

Photos

 

Nous revoici à Cast 1 pour la Enième fois (Hé oui quand on aime on compte pas)

Le but de la journée est de poursuivre le travail de sape dans le passage de la jonction. Et vu le nombre de participants un deuxième atelier « démaquisage » est prévu pour dégager un peu plus la piste.

La décision de continuer la désob à Cast 1 (car il était programmé du démaquisage sur la grotte de Butrone) a été prise jeudi soir en raison de la préparation du très proche exercice SSF (07/05/2016).

L’habituel rendez-vous au local est maintenu à 8 h 30. Puis c’est la préparation réflexe du matos de désob et d’équipement tout en buvant un bon café.

Puis départ avec un petit arrêt à la falaise de Tozza pour visualiser l’installation d’une tyrolienne d’environ 120 m avec une pente d’environ 15 %. Cette tyrolienne fera office de maquette et servira pour simuler et tester celle qui sera installée à l’occasion des fouilles des monoxyles en mai 2016. Le but de la manœuvre est donc de tendre la tyrolienne et d’installer le système de corde à linge et de procéder aux divers tests et réglages afin d’être au maximum opérationnel pour les fouilles.

Il est inutile de vous décrire la montée de la piste, l’arrivée au bord du trou, l’équipement du premier puits, du réseau de la chèvre, du second réseau..... En principe, au vu et à la lecture des divers comptes rendus tout le monde connaît.

Donc une équipe composée de JCL, JCD, Noël, Alexia et Dumé va continuer la désob ; la deuxième équipe composée de la famille Yard et de Stéphane va s’attaquer aux calycotomes, épineux etc.....

Comme d’habitude, la première descente sur corde s’effectue vers les 11 h 15. Le temps est légèrement couvert et il ne fait pas froid. Cependant, dès qu’on descend, on peut se rendre compte que les pluies du week-end  dernier ont bien pénétré dans les entrailles de la terre. En effet les parois du premier puits suintent et la gadoue argileuse du fond de la chèvre colle à nos basques.

Le doux ronronnement du perfo et les coups de massette résonnent dans la salle. Cette douce musique est de temps en temps interrompue par des bruits secs et pétants. Mais tout doucement l’élargissement gagne du terrain.

Pendant ce temps, à l’extérieur, l’équipe de démaquiseurs a repris le nettoyage des bords de la piste.

Il est bientôt 13 h et le rendez-vous frugal est prévu pour tout le monde dans la salle du Veau. L’équipe du fond remonte, l’équipe de surface descend (le fils et la belle fille vont s’occuper d’Annie et la descendre en douceur), bref tout le monde se rejoint à la salle du Veau. Nous installons une aire de repas très agréable, de belles pierres serviront pour poser nos postérieurs et la mini table de JCD servira pour poser quant à elle toutes les grillades et victuailles. Du côté sommellerie une belle panoplie de bouteilles allant crescendo de 12° à 14° sera mise à disposition des convives.

Mais cela a dû vous faire TILT : grillade dans la salle du veau = grillade sous terre = comment cela est-ce possible ???? Faire du feu sous terre ?????????????

Hé bien voici la réponse : ce sera des Grillades à la Plancha ; Hé oui. Jeudi soir après quelques verres on a eu l’idée d’innover quelque chose et pourquoi pas une grillade sous terre. Et de verre en verre on en est arrivé à l’idée de descendre une plancha sous terre. L’équipe de surface nous signale qu’en descendant, une odeur plus qu’alléchante leur a activé les papilles gustatives et olfactives.

Grâce au groupe électrogène la plancha va faire croustiller : merguez, steaks hachés, côte de porc, ventrèche, snakis. Malheureusement nous ne tenterons pas l’expérience avec le rustique, on ne sait jamais.

Après le kawa et le paraquaqua (késako ? Demandez à Alexia et Nono) chaque équipe reprend son dur labeur, Stéphane rejoint l’équipe des désobeurs et Alexia celle des démaquiseurs. L’élargissement s’agrandit encore un peu ; nous pensions qu’on terminerait aujourd’hui mais apparemment il faudra encore une grosse séance.

Lorsque nous sortons quelques gouttes éparses tombent encore.

L’équipe de surface nous signale qu’il a fait une belle averse mais que les éclaircies sont de retour. Cette équipe a fait de la belle ouvrage ; elle a dégagé une petite esplanade quasi plane juste au-dessus du coin pique-nique actuel. Nous estimons qu’après un petit nivellement et aménagement on pourra déplacer la salle à manger sur ladite zone. Cela permettra de gagner de la place autour de l’entrée.Haut de page

Une fois que tout le monde est sorti les 2 JC vont vérifier la résistance d’un morceau de dalle juste sous l’amarrage. Celle-ci est collée par une couche de calcite au reste du rocher. Avec la barre à mine on sent qu’elle bouge un peu. Pour éviter qu’un jour quelqu’un se la prenne sur la tête il est décidé d’employer 2 crayons. Ceux-ci vont décoller une partie de la dalle. Cependant il reste encore un morceau fissuré qu’il faudra faire tomber avant la prochaine descente. Nous rangeons les kits boueux dans le def de JC.

Et pour continuer dans nos habitudes, retour local, rangement partiel du matériel et retour maison.

 

 

Jeudi 10 mars 2016

Restitution stage équipier scientifique

Local, Montesoro

 

Participants

Une quinzaine de membres

 

Attendu et espéré depuis plusieurs années par JN et JCL, ce stage d'équipier scientifique a pu se concrétiser en 2015 en bénéficiant d'une bonne conjoncture budgétaire.

Le stage s’est ainsi déroulé du 27 avril au 2 mai 2015 dans l’aven de la Salamandre, près de Méjannes le Clap dans le Gard.

Presqu’un an déjà, il était temps d’en faire la restitution auprès des membres du club.

En une heure de temps, JN et JCL se sont succédés pour faire savourer à leurs collègues quelques délicieuses stalagmites translatées, accompagnées de dynamiques syngénétiques et paragénétiques !

Le compte-rendu complet est ICIHaut de page

Le PPT sur les stalagmites translatées LA

Le complément introductif sur le paragénétisme ICI

Repus après cet intermède culturo-scientifique, les membres ont pu reprendre le cours habituel des réunions du jeudi soir.

 

 

Samedi 12 mars 2016

Spéléo, exercice secours

Cast 1, Oletta

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Jean-Claude D., Dominique D., Jean-Noël D., Jean-Claude L, Isabelle L., Francis M., Noël R., Alexia S., Philippe V., Marie et Silvain Y.

 

TPST : 4h00

Photos

 

Partant du postulat « Un peu de théorie avec beaucoup d’exercices vaut mieux que l’inverse », un exercice spéléo-secours s’est déroulé dans Cast 1. Une douzaine de participants, de quoi faire au moins 3 ateliers.
La victime s’est bêtement blessée en bas du P13. En effet, elle s’est faite une fracture de côte suite à une grosse blague dumèsque que la décence n’autorise pas la relation.

JN et JCD la rejoigne en tant qu’ASV. Prévoyante, cette équipe a prévu d'office la civière !

Le 1er atelier est installé par Marie. L’un des 3 spits existant étant très fatigué, Marie en plante un autre. Elle jouera le rôle de régulateur, Isa fera le contrepoids et JCL l'accompagnateur.
La mise en place de la victime dans la civière n’est pas facilitée par l’étroitesse de la galerie mais la victime est très conciliante et JN et JCD arrivent tant bien que mal à la caser !

Sous le regard vigilent de Silvain, Francis met en place 3 spits en haut du P13 pour installer une mini tyrolienne qui amènera la civière en bas du puits d’entrée, elle sera ensuite reprise par un balancier translatif. En effet, ce dernier a été préalablement installé sur une tyrolienne posée entre le pylône et un des def.

Le parcours de la civière se sera bien passé, hormis la reprise sur la mini-tyrolienne du P13 où l’ajout d’unHaut de page mousqueton permettra à la poulie de fonctionner dans le bon axe. Anto sera contrepoids à la sortie, Dumè régulateur. Une partie des équipiers doubleront et aideront en surface à l'extraction de la civière.

La sortie du blessé aura pris ½ heure entre le décollage et la pose de la civière à côté du puits d’entrée.

Bon exercice dans l’ensemble, à renouveler en amplifiant l’autonomie de chaque participant.

 

 

Dimanche 13 mars 2016

Spéléo, prospection
Ravin du Raticcio, Poggio-d’Oletta

 

Participants

  • ITP : Marie et Silvain Y.

 

Photos

 

L’idée de cette promenade dominicale a germé dans notre esprit la semaine dernière quand, alors que nous roulions paisiblement sur la route qui relie Poggio-d’Oletta au col de Teghime, nous avons aperçu une belle faille… oups, une fracture, pardon, qui paraissait bien ouverte dans une barre rocheuse en contrebas de la route. Suterratta aurait-elle une deuxième petite sœur (la première étant Ducati) ? Il fallait en avoir le cœur net.

Nous voilà donc parti à la recherche de cette fameuse barre rocheuse et de son immense réseau karstique. Elle se situe sur la commune de Poggio-d’Oletta, en rive gauche du ruisseau de Raticcio en contrebas de la route. En venant de Teghime, il faut dépasser l’ancienne carrière et se garer dans le virage qui suit, avant que la route ne revienne vers le thalweg suivant. De là un petit sentier de chasseurs bien entretenu nous mène tout droit jusqu’au sommet de la falaise. Première déception, nous ne sommes pas dans du calcaire… Nos espoirs d’immense réseau s’éloignent petit à petit. Mais il en faut plus pour nous décourager.

L’accès au pied de la falaise est un peu plus acrobatique. Plus de chemin, il nous faudra nous frayer un passage à travers le maquis (dans lequel pousse une espèce endémique très courante, la carcasse de voiture). Nous atteignons assez rapidement la fameuse fracture. Nouvelle déconvenue : tel le château de la Belle au Bois Dormant, l’accès au trou est protégé par une muraille de ronces infranchissable. A tel point que nous n’arrivons pas à voir si trou il y a ou si nous ne faisons que l’imaginer.

Là encore, nous ne nous décourageons pas et, comme le fit en son temps le Prince Charmant pour aller réveiller sa Belle, nous dégainons notre petit sécateur (oui, un pour deux c’est peu mais c’est mieux que rien) et nous nous lançons à l’assaut du roncier.

Quelques heures plus tard, après avoir testé plusieurs passages, le roncier est toujours là mais le mot d’ordre reste le même : « Maintenant qu’on est là on ne va pas repartir sans savoir ce qu’il y a au fond de cette faille ! ». Nous nous relayons sur le chantier, ce qui permet à celui qui n’a pas de sécateur d’aller prospecter un peu les alentours. Un beau porche sera découvert un peu plus à l’ouest. Il est beaucoup plus accessible que la faille convoitée, mais il est aussi très peu profond et ne pourra malheureusement jamais prétendre à autre chose qu’au statut de porche.Haut de page

Après une lutte acharnée avec le roncier il devient enfin possible de se frayer un passage jusqu’à l’entrée de la faille… qui queute immédiatement après, il fallait s’y attendre. Seul un petit trou à sa base laisse entrevoir « du noir ». De là à dire que ça continue… avis aux amateurs.

Retour à la voiture en contournant la falaise par l’ouest, bien plus praticable que le chemin emprunté à l’aller. La journée aura au moins servi à une chose : nous avons acquis la certitude qu’il n’est plus nécessaire de revenir prospecter sur ce secteur.

 

 

Jeudi 17 mars 2016

Présentation Arkemine « Etudes des mines de cuivres du Centre Corse »

Local, Montesoro

 

ParticipantsArkemine

Une quinzaine de membres

 

Dans la série des soirées thématiques du jeudi, voici l’archéologie minière. C’est au tour d’Emilie et Florian de présenter les travaux qu’ils ont effectués dans le cadre de l’étude sur les mines de cuivre du Centre Corse.

Leur mission était la recherche en archives et le récolement des sources écrites. Une équipe pluridisciplinaire s’est attachée à caractériser les vestiges miniers durant 5 semaines de prospection, que ce soit dans les archives locales ou nationales, puis sur le terrain.Haut de page

Une quinzaine de membres intéressés ont assisté à cette présentation sur grand écran.

Le support de présentation est accessible ICI

Les travaux sont également consultables sur le site dédié aux mines corse. On peut notamment visiter virtuellement la mine de Castifao.

 

 

Dimanche 20 mars 2016

Spéléo - Prospection, exploration, topographie

Secteur Col San Giuvani, Grotte San Michele - Sisco

 

Participants

  • ITP : Wanda C., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Isabelle L., Véronique M., Marie-Pierre R., Marie et Silvain Y.

  • ITP de passage : Jean-Louis B. (+ Catherine), Rémi R. (+ ?)

  • Guest star : Nala

 

TPST : 0h30

Photos

Tracés

 

Une journée épique qui pique.

Le gouffre de Lainosa, -80 mètres. C'est en Corse ? A Olcani ? Non !!! Ce serait la 2ème plus profonde cavité de l'ile et on ne l'aurait jamais fait ! Ben non, on l'a jamais fait. Presque jamais fait. JN l'a visité en partie lors de sa 2ème sortie avec le club. Une heure de marche depuis un des lacets de la piste qui descend du col de San Giovani vers Olcani. Un des lacets certes, mais lequel ? La mémoire de JN s'est dissipée depuis ce début d'année 1993. Il se souvient vaguement du 2ème lacet en descendant, d'un amarrage sur un arbre, une descente d'une quinzaine de mètres puis demi-tour. Le fond se rétrécit et ne vaut pas la visite, dixit ceux qui le précède. Depuis plus rien, juste quelques allusions lors des accès au canyon de Viula, au temps ou il était nécessaire de faire une longue navette.

Compte-rendu du 30 janvier 1993 ICI

23 ans plus tard, on ne sait pas quelle mouche a piqué les topi, v'là ti pas qu'ils veulent retrouver cette arlésienne ! Faut vraiment qu'ils n'aient rien d'autre à faire ! Pourtant le programme du club est chargé dans les prochaines semaines. Préparation du barnum secours, du barnum Monoxyles, le plancher de la casetta de Ghisoni à faire, c'est pas le boulot qui manque ! Mais ce -80 m est maintenant dans les esprits et n'en sort plus.

C'est presque après une grasse matinée que les topi se retrouvent au local vers 9h00. Café, préparation du matos, on ne lésine pas et on prévoit ce qu'il faut pour équiper un trou de 80 m ! Trois cordes, de quoi spiter, les baudards, les casques, le matériel topo, on est paré !

Les 2 Def se dirigent maintenant vers Sisco. La route du Cap est peu fréquentée en ce dimanche matin, peu de cyclistes et les touristes ne sont pas encore là. La montée vers le col se fera plus lentement, les pluies ont quelques peu dégradé la piste, des ornières de près d'un mètre de profondeur la zèbre par endroit. La petite chapelle est enfin atteinte, JN et Véro arrivent peu de temps après.

Direction maintenant le 2ème lacet du versant ouest. Les 4x4 sont garés dans le virage. Il y a plus de touriste ici que sur les routes, un Def étranger passe rapidement en se dirigeant vers le col et plus tard dans la journée, d’autres 4x4 feront l’inverse, un raid ?

Une grande question se pose maintenant, on prend tout l’équipement ou on cherche d’abord le trou ? Expérience oblige, il est décidé de trouver le trou d’abord, quitte à revenir chercher le matos après. D’autant plus que contrairement à ce que narrait le compte-rendu de 1993, pas de faille évidente visible depuis la piste.

Qu’à cela ne tienne, nous partons à l’aventure dans le maquis. Les premiers mètres sont aisés, un incendie y a sévi quelques mois auparavant. S’en suit un passage un peu plus maquisesque mais on a connu pire, des sentes plus ou moins marquées permettent d’atteindre sans trop de mal un talweg relativement dégagé. Cette approche a quand même refroidi quelques ardeurs dans l’équipe, seuls Marie, Silvain et JC continuent la prospection en montant rive gauche pour les premiers, rive droite pour le 3ème. Quelques fractures sont découvertes, dont certaines de plusieurs mètres, mais rien qui ressemble à un gouffre de 80m de profondeur. Des « cavités » de quelques mètres sont également découvertes, celles-ci se développent à la faveur des amoncellement de blocs, ou même des tafoni, et permettent même des traversées ! Un petit rhino y est même aperçu.

Le 1er groupe a commencé la descente en se dirigeant vers une châtaigneraie en contrebas. Ils remonteront vers les véhicules en empruntant la piste et ils seront rejoint une heure plus tard par le trio téméraire.

Il est déjà plus de 14h00 et la faim se fait bien sentir. Direction le col pour un pique-nique à l’abri du vent à côté de la petite chapelle.

Que le monde est petit ! Jean-Louis B., un des plus anciens adhérents du club arrive en même temps que nous au col. Il est accompagné de sa femme Catherine, ils effectuent une randonnée et viennent de Pietracorbara. Ils nous accompagneront pour leur casse-croute. De notre côté c’est plus traditionnel, le feu est lancé, les bouteilles débouchées, les olives, pâtés, saucissons et migliacci avalés. JL et sa femme ne s’attardent pas et continuent leur randonnée en empruntant le chemin qui coupe plus ou moins bien la piste vers Sisco, où ils ont laissé leur véhicule.

De notre côté les grillades sont lancées, côtes de porc marinées au citron et à l’huile d’olive, suivies de chipolatas. Nala regarde les chipolatas, Nala aimerait bien une chipolata. Mais maman et papa Nala ne veulent pas que Nala avale une chipolata, ils craignent que la chipolata enlaidisse la ligne svelte de Nala. Pourtant, il reste une chipolata que personne ne veut mais que Nala voudrait bien. JC a bien compris que maman et papa Nala ne veulent pas que Nala s’empiffre avec la chipolata. Il lance au loin la chipolata convoitée par Nala. Mais Nala a de la ressource et de la volonté. D’un bond prodigieux, Nala s’élance et bat l’air de ses petites pattes. Nala vole, Nala plane, et Nala, tel un missile Exocet, attrape la chipolata en l’air après 50 mètres d’un vol audacieux. Maman et papa Nala sont dépités, Nala a gagné, Nala a mangé sa chipolata, Nala est repue. C'était l'histoire de Nala et la chipolata ;-)

Que le monde est petit ! Qui voit-on arriver maintenant, notre Rémi R., accompagné de sa copine ! Ils sont en randonnée eux aussi, mais en venant de Sisco.

Ils nous accompagneront pour déguster de bons gâteaux fait maison et ne tarderont pas à redescendre.

C’est pas tout, mais si on faisait un peu de spéléo aujourd’hui ? JC se souvient vaguement d’une grotte* située à côté d’une ancienne carrière de cipolin en bas de la piste. Des fouilles y avaient révélé des restes humains et quelque objets de l’âge du bronze. La cavité ne figure pas encore dans l’inventaire et n’est donc pas topographiée. L’endroit est rapidement retrouvé mais un mur de ronces nous sépare de la cavité. Une première tentative est effectuée en marchant sur les ronces. Celles-ci sont tellement denses que l’on parvient ainsi à marcher quelques dizaines de centimètres au-dessus du sol. Silvain a choisi une autre option, une vire d’une vingtaine de mètres permet de passer au-dessus des ronces et de s’approcher ainsi de la grotte. L’équipe des ronces change de direction et rejoint la vire découverte par Silvain, en continuant le passage au-dessus des ronces.Haut de page

L’entrée s’ouvre à 3 mètres au-dessus du sol, une escalade permet d’y prendre pieds. JC, Marie, JN et HP rejoignent rapidement Silvain. La cavité est petite, c’est une galerie de 2 à 3 mètres de haut sur 1 mètre de large en moyenne, longue d’une dizaine de mètres. Au fond, des traces de fouilles subsistent, les parois et le plafond sont un peu concrétionnés, un petit rhino qui gardait l’entrée se réfugie dans une anfractuosité. JN et Silvain se chargent de la topo. Celle-ci ne nécessite pas de nombreuses mesures et nous ne tardons pas à redescendre, après avoir installé une corde en rappel sur un tronc de houx bien placé.

Boom, la nuit est tombée. Retour au local pour ranger le matos après une journée épique et épineuse.

*La grotte San Michele

 

 

Dimanche 27 mars 2016

Spéléo, prospection, première, topo

Secteur de la Faille de Lainosa, Faille du Bouquetin, Olcani


Participants

  • ITP : Michèle C., Wanda C., Jean-Claude D., Albert D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Jean-Baptiste L., Manon L., Véronique M., Marie et Silvain Y.

  • Section canine : Filleta, Nala, Oscar, Zilia

 

TPST : 0h40

Photos

Tracés

 

Le mythe de la faille de Lainosa a la dent dure, mais nous ne nous avouons pas vaincus si facilement. Une semaine après notre dernière tentative infructueuse pour retrouver cette cavité réputée comme étant la deuxième plus profonde de l’île (-80 m), nous sommes de retour sur le versant ouest du col St Jean, bien décidé à en découdre.

Il faut dire que cette fois-ci nous avons quelque peu étayé nos sources d’informations pour l’accès à la cavité. En creusant un peu auprès des « anciens » il s’est avéré que le départ depuis le deuxième lacet sous le col n’était pas si sûr, et que, tout compte fait, le départ de la marche d’approche se faisait peut-être depuis un lacet situé plus bas vers le village d’Olcani. Cette hypothèse est renforcée par Jean-Yves, qui va même jusqu’à nous fournir les coordonnées de la cavité. La « faille » se situerait donc bien plus bas que la zone prospectée la semaine dernière, dans le massif situé juste au-dessus de Lainosa. L’étude de la carte IGN et des photos aériennes montre de belles saignées dans la roche, et l’une d’entre elles correspond à peu près à l’emplacement indiqué par JY. C’est sûr, cette fois ci c’est la bonne !

Après un trajet sur la piste qui relie Sisco à Olcani qui nous paraît interminable, nous laissons les quatre 4x4 dans un lacet près d’une citerne DFCI. Rapidement un sentier est repéré et nous nous y engageons tous les 16 (12 Topi + 4 chiens de Topi). Le sentier descend jusque dans la châtaigneraie où il traverse le ruisseau et nous permet de progresser facilement dans le maquis sur le versant d’en face. Mais le sentier ne s’élève pas assez à notre goût en direction des barres rocheuses convoitées et nous finissons par le quitter pour continuer la progression tant bien que mal dans une végétation hostile.

Le pied d’une première barre rocheuse est atteint. Une nette fracture s’y découpe. Elle semble s’élargir vers le haut. Une petite escalade est tentée et permet d’atteindre une large entrée pénétrable. Pendant que JCL, JCD, Marie et Silvain s’attaquent à l’explo et à la topo de leur découverte, le reste de l’équipe poursuit sa route en direction de l’ouest, vers le point indiqué par JY.

La partie praticable de la fracture s’enfonce d’une quinzaine de mètres vers l’intérieur du massif. Elle se prolonge vers le haut sur au moins une dizaine de mètres, voire plus, la morphologie de la cavité ne permettant pas de distinguer la suite. Un petit rhinolophe est entraperçu dans un recoin tout là-haut. Au pied d’un petit ressaut, quelques restes de ce que JCD identifiera comme un bouquetin jonchent le sol. Il n’en faut pas plus pour que la cavité se voit attribuer le nom de Faille du Bouquetin.

Pendant ce temps le reste de la troupe a continué sa progression jusque sur la crête malgré les difficultés rencontrées par la gent canine pour se frayer un chemin dans l’épais maquis. Au passage une nouvelle fracture a été repérée depuis le haut. Une mesure au jet de cailloux indique une profondeur d’au moins 20 à 30 m.

Tandis que Silvain tente de rejoindre le groupe de tête (en jetant au passage un œil à la fracture), les deux JC et Marie filent tout droit tels des sangliers en direction du point indiqué par JY. On apprendra plus tard que le groupe de tête avait également ce point en ligne de mire, mais les mystères de la géodésie ont voulu que les GPS des deux équipes ne soient pas tout à fait d’accord sur la localisation de cet objectif.

Quelques instants plus tard un tonitruant et triomphal  « Ça y est, on l’a trouvée ! » retentit dans la vallée (oui, encore une fois on a oublié les talkies). Le cri de victoire émane de l’équipe des 2 JC et de Marie. L’info est ensuite confirmée par téléphone : oui, ils l’ont trouvée ! Chacun se rue à travers le maquis en direction du lieu de la découverte.
Mais l’excitation est de courte durée. Certes la grande saignée dans le massif de prasinite qu’on avait repérée sur la carte a été atteinte, mais il n’y a toujours pas de trou de 80 m à l’horizon. Mais le lieu insolite mérite à lui seul la visite. C’est un grand couloir d’une trentaine de mètres de large, encadré d’imposantes falaises et envahi de végétation.

L’heure avance et les estomacs commencent à se manifester bruyamment. Pendant que JCL, Marie et Silvain retournent visiter la faille repérée plus à l’est, le reste de l’équipe entame le chemin du retour. La faille en question se prolonge vers le sud et montre plusieurs départs pénétrables assez prometteurs. Un peu plus à l’est sur le même massif une autre fracture béante est découverte. JC y lance frénétiquement une pierre… pfffffiiiiiiouuu (demandez à JC de vous imiter le bruit du caillou qui fend les airs, c’est très réaliste)… puis plus rien… puis PAF, et re-paf, et re-re-paf. JC arbore un grand sourire satisfait. Y’a du gaz !

Quelques spits seront nécessaires pour visiter tous ces trous, et la perspective de les planter à la main n’est pas très engageante. Il est donc décidé à l’unanimité de rejoindre les voitures et de revenir un autre jour avec un perfo.

Entre temps tous les autres coéquipiers ont rejoint la piste. Tous ? Non ! En effet, un petit groupe constitué d’Albert, Michèle et JCD chemine tranquillement dans le maquis… sur un sentier qui les mène tout droit vers le village d’Olcani. Ils s’aperçoivent rapidement de leur fausse route et retrouvent JCL, Marie et Silvain avec qui ils finiront le trajet jusqu’aux voitures.

Bientôt le feu crépite, les premiers bouchons sautent et les explorateurs relatent leurs aventures : « Un trou, au moins grand comme ça ! On entendait à peine les cailloux tomber au fond ! ». Deux éleveurs du village de passage, étonnés de notre campement, s’arrêtent discuter un moment. Ils sont accompagnés de leurs chiens et de leur marcassin de compagnie. Oscar est surpris par cet étrange congénère et s’amuserait bien un peu avec lui. Mais celui-ci n’a pas les mêmes centres d’intérêt, dommage. Les éleveurs connaissent bien la faille de Lainosa. Pour yHaut de page accéder il aurait fallu prendre le sentier qui part d’un peu plus haut dans le lacet de la piste, remonter le thalweg avant de le traverser et de poursuivre à flanc de versant vers l’ouest jusqu’à un gros chêne à côté duquel s’ouvre la fameuse faille. Rien de plus facile ! Dommage que nous n’ayons pas eu l’info avant.

Le repas s’éternise un peu et il est déjà plus de 17h quand le convoi se remet en branle. Le deuxième objectif de la journée, une zone calcaire du côté de Santo-Pietro-di-Tenda, est bien entendu abandonné. Une nouvelle journée d’explo est à prévoir rapidement, avant que les « failles de Lainosa » ne retombent à nouveau dans l’oubli.
 

 

Dimanche 3 avril 2016

Spéléo interclubs, exploration, topographie

Faille de Lainosa, Olcani

 

Participants

  • ITP : Wanda C., Jean-Claude D., Albert D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Jean-Baptiste L., Véronique M., Rémi R., Marie et Silvain Y.

  • GCC : Jean-Yves C.

  • Section canine : Filleta, Nala, Oscar

 

TPST : 4h30

Photos

Tracé

 

Troisième épisode de la saga Lainosa : cette fois-ci c’est la bonne, on va descendre !

La vision et l’écoute du bruit des cailloux jetés dans le vide le weekend précédent ont mis l’eau à la bouche des spéléos du club, une douzaine de membres ont répondu présents à l’appel du vide. Jean-Yves, alléché par la présence éventuelle de quelques milliers de chauves-souris attend déjà devant le local.

A propos de chauve-souris, permettons-nous une petite digression sur la nouvelle orthographe possible de ce mot. La dernière réforme de l'orthographe autorise maintenant la suppression du tiret. Chauve-souris devient donc chauvesouris. Certes, mais si on veut respecter les règles habituelles de prononciation ce mot devrait s’énoncer chauvezouris, puisque le s se trouve entre 2 voyelles. Nous voilà donc avec une exception supplémentaire générée par cette « simplification » de l’orthographe ! Sans parler du fait que ce mot devient invariable puisqu’au pluriel il s’écrira également chauvesouris

Revenons à nos moutons. Le matériel avait déjà été préparé le jeudi précédent, il est complété avec le matos individuel. S'en suit un petit café accompagné d’une panette et de quelques frappes pour bien commencer la journée, et c’est parti pour de nouvelles aventures spéléo-maquisesques.

L’option par Patrimonio est cette fois-ci préférée malgré les quelques kilomètres de route supplémentaires. Ce choix réduit sensiblement la partie piste à moins de 4 km au lieu de plus de 10 km en passant par Sisco. Ce n’est pas négligeable étant donné l’état peu carrossable de celle-ci.

Les chiffres sont sans appel, distance depuis le local :

  • Via Sisco : 36,2 km dont 10,5 km de piste

  • Via Patrimonio : 44,9 km dont 3,8 km de piste

Le jeu n'en vaut pas la chandelle sauf pour JN et Véro qui partent eux de Miomo.

Tout le monde se retrouve au virage du réservoir, il est déjà 10h00 !

Le weekend précédent, les chasseurs, qui connaissent le gouffre, avaient expliqué un itinéraire plus facile pour y accéder. Il faut remonter un peu la piste et prendre un chemin à gauche qui passe au-dessus de la châtaigneraie et se dirige vers la pente rocheuse en rive gauche du vallon.

Le chemin est trouvé, celui-ci se transforme comme annoncé en sente de vaches. Un gros rocher dans la rivière sert de repère pour la traverser. L'eau y coule modérément, quelques mètres en amont une vasque limpide au pied d'une petite cascade ponctue agréablement le parcours.

La suite s'effectue en suivant une vire rocheuse plus ou moins en courbe de niveau et plus ou moins dégagée, la faille est ainsi atteinte assez facilement en moins d'une heure de marche.

Il est décidé démocratiquement par 3 voix pour, contre 9 abstentions, de commencer par la faille découverte par Marie lors de la dernière prospection.

Une main courante est installée entre un arbrisseau et une branche de l'arbre qui domine le puits. La corde de 40 m est raboutée à ce qui reste de la 20 m précédente, elle est ensuite amarrée à une branche en U de l'arbre susmentionné. Le puits est maintenant équipé. Sans le faire exprès, JCL se retrouve déjà sur la margelle. Par politesse, il demande qui serait volontaire pour descendre en premier, mais aucune de réponse au bout du délai réglementaire de 2/10ème de seconde, pfuitt … le voilà sur la corde.

JC descend lentement en admirant le paysage qui s’offre à ses yeux. Les multiples ouvertures supérieures génèrent des effets d’ombre et lumière de toute beauté, qui rappellent, modestement, la remontée par les puits parallèles de l’aven du Mas Raynal. Quelques blocs rocheux posés sur des margelles sont balancés dans le vide. La corde de 40 m arrive tout juste en bas du puits. D'un côté la galerie remonte sur une quinzaine de mètres, de l'autre, le plan incliné descend sur une trentaine de mètres, entrecoupé par 2 petits ressauts. Par précaution une corde de 30 m est raboutée, elle se révèle finalement inutile. La galerie se termine dans une salle relativement vaste où JY, Silvain, Marie, JB et JN rejoignent JC. De là partent 2 branches, celle de droite est accessible après passage sous un plafond bas. Celle de gauche semble plus grande, une désescalade permet d’atteindre un puits. Silvain prend le relai pour l’équipement. Une sangle est posée autour d’un gros bloc. Deux spits sont en place rive gauche, trace du passage des anciens au début des années 90. Malheureusement ceux-ci sont rouillés et s’effritent. Silvain en plante un nouveau, s’élance et atterrit une huitaine de mètres plus bas. JC et JY suivent. Le trio parcourt encore quelques dizaines de mètres de galeries chaotiques, qui se divisent là encore en plusieurs branches. Cette partie de la cavité est plus humide et fraiche. En outre, de nombreux blocs instables ponctuent le parcours et les déplacements doivent se faire avec précaution. Quelques petits rhinos y sont observés.

Pendant ce temps, après mûres réflexions (;-), Marie et JB se chargent d’équiper le réseau de droite. Début de main courante sur 2 AN, puis protège-corde pour passer le bord du ressaut de 8 m. Ils démarrent la topo, avec JN au carnet en haut du ressaut. La communication des données et la compréhension des indications fournies posant problème, JN se résout à descendre rejoindre le binôme. Là aussi, le réseau se divise en plusieurs branches jalonnées de blocs rocheux plus ou moins stables.

Après une rapide visite de ce réseau droit, JC remonte pour rejoindre le reste de l'équipe et les inviter à descendre. Mais la fièvre de la découverte est passée et les descriptions dithyrambiques de la beauté du puits d'entrée ne suffisent pas. L'ardeur a peut-être été également refroidie par les 40 mètres de puits et la branche qui bouge quand on se pend dessus …

Phase négociations, JC propose d'ajouter une sangle en tête de puits et de fractionner le puits. Rien à faire, il fait tellement bon se prélasser au soleil, et pis c'est trop tard maintenant, na ! A défaut de se jeter dans le puits, il arrive malgré tout à convaincre Véro et Wanda d'y jeter un œil !

Dépité, JC ajoutera quand même une 2ème sangle en tête de puits et une déviation à une quinzaine de mètres du fond afin d'éviter un léger frottement sur la paroi, bien qu'elle soit lisse à cet endroit.

Le reste de l'équipe ne tarde pas à entamer la remontée en continuant la topo jusqu'à l'entrée. Les premières estimations donnent une profondeur de 85 m et un développement d'environ 180 m, et il reste le réseau de gauche à topographier ! Celui-ci permettra peut-être d'augmenter la profondeur de quelques mètres ...

Silvain se charge du déséquipement et sortira après plus de 4h00 d'exploration.

Une prospection dans le prolongement supérieur de la faille permet de trouver d'autres entrées souterraines nécessitant un équipement. L'exploration des failles de Lainosa n'est pas terminée ...

Une autre parenthèse à propos du terme faille. Les spéléos l’utilisent et l’usurpent souvent pour désigner une galerie rectiligne et haute. Au sens géologique du terme, une faille désigne le déplacement par glissement de masses rocheuses l'une par rapport à l'autre suite à un mouvement de terrain. Elle n’est pas forcément ouverte et donc pénétrable. Dans le cas des réseaux souterrains, les bons termes sont fracture, cassure, voire diaclase lorsque celle-ci a été élargie par l’érosion. Mais l’usage spéléologique en a étendu l’usage, au grand désespoir des géologues… Plus d’infos sur le portail de la géologie.

Le retour vers les véhicules se déroulera plus ou moins facilement. JY et les 2 JC ayant trouvé l'aller trop aisé iront se frotter âprement au maquis en contrebas de la vire. Une fois rassasiés, c'est en remontant vers le bon chemin qu'ils découvrent un grand rapace mort, peut-être un aigle ayant intercepté par négligence un vol migratoire de plombs.

Les retours s'échelonnent sur une bonne heure. JB, en manque de maquis, rejoint le reste de l'équipe à 2 bouteilles et demie, guidé au talkie-walkie par la présidente et Wanda.Haut de page

La réunion "Monoxyles" prévue à 18h00 au local est évidemment reportée, elle est remplacée par le traditionnel piquenique d'après-sortie !

Il est déjà envisagé un retour pour finir la topo et explorer les autres failles du secteur, par exemple en automne afin de profiter des châtaignes, ou avant si la tentation est trop forte ...

 

 

Dimanche 10 avril 2016

Démaquisage

Castiglioni, Oletta

 

Participants

  • ITP : Jean-Claude D., Jean-Noël D., Jean-Claude L., Véronique M., Noël R., Alexia S.

 

Photos

 

Le programme du club était pourtant alléchant pour ce beau dimanche printanier de mois d’avril : démaquisage à Castiglioni !

Pourtant, seulement 4 volontaires ont répondu présents à l’appel et prennent le café au local en attendant d'éventuels retardataires. Avec les 2 qui viendront en renfort à la mi-journée ça fait 6, et ces 6 là en valent 10, la sortie est confirmée !

Les raisons d'être motivé ne manquent pas, il nous faut préparer l’arrivée de l’équipe spéléo-secours héraultaise et puis si on veut continuer à faire des initiations spéléo dans le secteur, il faut en entretenir l’accès !

Les outils sont chargés dans le Def, débroussailleuse, tronçonneuse, coupe-branches, ça devrait suffire.

1ère opération : calibrer la piste

Alexia, Nono et les 2 JC commencent déjà par boucher la grosse ornière qui s’est formée suite aux dernières crues automnales juste après le gué. Puis les abords de la piste sont dégagés depuis la ferme jusqu’à la bifurcation vers Cast 2. C’est maintenant un boulevard qui s’offre aux 4x4 !

2ème opération : manger et se réhydrater

Le dernier figatellu de l’année est grillé, il sera accompagné de boulettes façon créole, accompagnées d’une sauce épicée à point, création Véro. Un méga œuf de Pâques terminera les agapes.

3ème opération : rouvrir le chemin d’accès à Cast 2. Nono et Alexia se chargent du boulot avec la nouvelle débroussailleuse du club.

4ème opération : dégager le parking terminal de Cast 1.

Véro, JN et les 2 JC démaquisent le pylône et le « rond-point ». Deux grands feux sont nécessaires pour brulerHaut de page tout ce qui a été coupé, ainsi que la majeure partie de ce qui avait été coupé lors de la dernière séance et qui n'était pas très esthétique. Quelques places de parking supplémentaires sont ainsi créées.

Après une journée bien remplie, où les vieilles articulations des vieux adhérents du club ont été durement mises à l’épreuve, présageant les traditionnelles tendinites d’après débroussaillage, les 6 valeureux topi rentrent sur Bastia avec le sentiment du devoir accompli.

 

 

Samedi 16 avril 2016

Spéléo interclubs, tyrolienne

Falaise A Tozza, Patrimonio

 

Participants

  • ITP : Wanda C., Jean-Claude D., Dominique D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Olivier G., Jean-Claude L., Pierre L., Isabelle L., Véronique M., Noël R., Marie-Pierre R., Alexia S., Marie et Silvain Y.

  • GCC : Jean-Yves C.

 

Photos

 

Le principal but de la journée est de tester le treuil avec la tyro.

Depuis longtemps JC avait repéré la possibilité de tendre une tyrolienne d’environ 140 mètres pour un dénivelé d’environ 20 m entre la falaise de Tozza et une ancienne carrière située en bord de route.

Petit retour historique en arrière (Samedi 28 janvier 2012), une première tyro plus courte avait été installée et testée sans trop de succès par quelques membres club.

Donc aujourd’hui le rêve de JCL va pouvoir enfin se réaliser. Une fois que tout le monde se retrouve au parking, JCL et Dumé vont tenter d’expliquer le trajet de la tyro et le but de celle-ci : en fait, pour faire simple, nous allons tester en taille réduite l’utilisation du treuil relié à la tyro. Nous allons passer une bonne demi-heure à voir, à scruter, à suggérer par où faire passer la corde à travers un maquis assez dense et peuplé de grands chênes. Il faut reconnaître que l’engouement du début commence à prendre l’eau et qu’un petit côté sceptique commence à s’installer. Bref après un petit passage à plat de notre moral nous reprenons nos esprits et décidons de former trois groupes.

Le premier composé de Marie, Silvain, JCL et HP vont monter sur le haut de la falaise avec le rouleau de cordelette dyneema qui servira à faire le système corde à linge.

Le deuxième groupe formé par JYC, Pierre, JCD, Marie-Pierre et Wanda vont s’attaquer à la traversée du maquis pour tendre la cordelette. Heureusement que ce frondeur de JYC a toujours son lance pierre avec lui, ce qui nous sera d’une très grande utilité (en effet celui-ci a fortement été reconnue d’utilité publique pour l’installation de la tyro de Lano).

Enfin, le binôme Silvain et Dumé vont s’occuper d’installer les amarrages du bas de la Tyro et de la corde à linge. Pendant que Dumé démaquise le pied de la paroi et aménage succinctement un semblant de passage dans les éboulis, le perceur fou (Silvain) plante les 5 spits nécessaires aux 2 têtes d’amarrages. Puis ils installent les répartiteurs et préparent le treuil et son support.

Bientôt ils sont rejoints par les homo-sangliers qui ont affronté l’épaisse végétation pour leur amener le bout de la cordelette. Jusque-là ça va. Grâce aux talkie-walkie nous pouvons communiquer et nous guider dans les prochaines manips. La cordelette est tendue. Puis, depuis le haut de la falaise JCL et Marie, qui ont également posé 3 spits pour le répartiteur de la tyro plus 2 pour celui de la cordelette, nous envoient sur le brin tendu le reste de la cordelette sur une poulie pour pouvoir réaliser la boucle complète du système corde à linge. A nouveaux les homo-sangliers doivent affronter le maquis, mais ils ont pris l’habitude et tout ce passe très bien. Le treuil est en place, la cordelette tendue avec un tour mort, il ne reste plus qu’à faire monter la corde tyro depuis le bas. Donc nous accrochons la tyro sur la dyneema et, tout en croisant les doigts, nous lançons tout doucement les premiers tours de manivelle et au grand soulagement de l’assistance cela a l’air de bien fonctionner. Cependant un petit doute nous titille ; en effet avec le poids de la corde celle-ci va frotter dans les arbres au risque de se coincer. Nous décidons de mettre un mousqueton environ tous les 15 m sur la cordelette pour éviter la flèche.

Nous sommes confiants de notre manip, la tête de la corde tyro arrive en haut de la falaise, JCL et Marie la récupère et commencent à sortir le premier mousqueton de soutien lorsqu’un GROS GROS doute s’installe dans nos esprits. En effet lorsque nous allons arriver à la fin de la corde du côté bas, on va se retrouver avec des mousquetons encore accrochés sur la dyneema et on ne pourra pas tendre la tyro. Gros dilemme, que faire ? Soit on rembobine en défaisant tous les mousquifs et on refait l’opération. Soit on continue en espérant avoir assez de corde de rabiot (elle fait 200m). Allez soyons fous : on opte pour la deuxième solution. Hélas, mauvais choix ! Lorsque nous arrivons en fin de corde il doit manquer environ un trentaine de mètres pour que les derniers mousqueton arrivent en tête de tyro. Nous sommes un peu dans la m----e*. Comme dirait Hercule Poirot, toutes nos petites cellules grises se mettent en ébullition à la recherche d’une solution ; eurêka : nous allons récupérer et rabouter tous les rataillons de corde, sangle, ficelou qui trainent au pied de la falaise de façon à pouvoir prolonger la tyro des 30 m manquants. Et par miracle lorsque le dernier mousqueton arrive dans les mains de JCL et Marie, Dumé se retrouve au bout du bout du dernier ficelou ; un grand OUF de soulagement se lit sur les visages de tous.

Maintenant il faut retirer tout ce mélimélo en arrière pour pouvoir récupérer le bout de la corde. Ce ne sera pas une mince affaire et la participation de plusieurs paires de bras sera nécessaire. Enfin ça y est !!! La tyro est tendue et la corde à linge en place, il ne reste plus qu’à tester. Cependant il est 14 h 00 et les estomacs crient famine. Tout le monde se retrouve autour du traditionnel bbq au pied de la tour de Tozza. Et comme d’habitude on ne va pas mourir de faim : merguez, saucisses, charcuterie, boulettes, poitrine fumée, fromage, chocolat, panette etc..... Côté œnologie il y aura aussi de quoi tenir tout le repas. 15 h 30, c’est l’heure cruciale (non pas celle de la sieste) mais du test in situ.

La tyro est tendue mais sans plus, on y accroche la civière avec un peu de matériel pour la lester et on lance l’opération. Etant donné que la tyro se trouve au-dessus de la corde à linge mais légèrement décalée, il faut accompagner l’enroulement de la cordelette dans la gorge de la poulie du treuil sur une dizaine de mètres. Il faut également ajuster manuellement l’axe du treuil avec celui de la tyro. Les manivelleurs ne forcent que très peu, et enfin la civière arrive là-haut. Super, tout le monde est soulagé. Il ne reste plus qu’à redescendre la cibière (dixit Albert). On retend tout d’abord la tyro et on fait redescendre, là aussi ça marche. L’essai est concluant à 80 %, cependant cela nous a permis de voir les 20 % ce qu’il faudra éviter lors de l’installation à Lano :

  • Ne pas mettre de mousqueton pour l’anti frottaison des arbres lors du montage de la corde tyro

  • Le test a été fait avec un tour mort sur la poulie du treuil : ce qui a pour conséquence de croiser la cordelette : donc il faudra essayer à Lano sans tour mort

  • La cadence des manivelles ne doit pas être trop rapide et il faudra avoir toujours un œil surHaut de page l’enroulement et l’axe du treuil

  • Il faudra également vérifier tous les jours les serrages de boulons du treuil : les mini vibrations peuvent entraîner leur dé-serrage ainsi que la tension de la tyro et du treuil

  • Il faudra essayer avec une 2ème poulie sur la cordelette en haut de façon à faire un grand triangle et éviter ainsi que la cordelette se croise et que la civière vienne se bloquer entre les 2 brins

* MOUISE

 

Dimanche 17 avril 2016

Spéléologie, initiation

Grotte de Carpinetto, Lano

 

Participants

  • ITP : Jérôme A., Antoine B., Sébastien C., Wanda C., Henri-Pierre F., Sophie M., Nicolas M., Stéphane P., Noël R., Alexia S., Marie et Silvain Y.

  • Initiés : Agnès, Audrey, Didier, Éric et son fils, Laetitia, Mathieu, Richard, sa fille et le copain de sa fille, Thibault, Yohan (désolé pour ceux dont on n'a pas retenu les prénoms)

 

TPST : 2h35

Photos

 

A l’occasion de la désormais traditionnelle Festa di l’Acqua, une sortie à Carpinetto était organisée pour les membres des clubs Flabelline, Acqua Viva et Corse Canyon désireux de se frotter aux joies de la spéléo.

Le rendez-vous est fixé en début d’après-midi pour le pique-nique au pont sur le Golo au départ de la route de San Lorenzo. Certains rentrent de sortie hyrdospeed, d’autres sortent de canyon, et d’autres encore sortent tout juste de leur lit (comme en atteste l’épi récalcitrant qui se dresse sur la tête de Noël). Ce ne sera finalement pas moins d’une vingtaine de personnes qui auront répondu à l’appel (selon les organisateurs, 3 selon la police). Une fois repu, et malgré une certaine inertie, le groupe se met en route en direction de Lano pour un nouveau rassemblement au départ de la piste.

Les affaires et quelques chanceux sont entassés pêle-mêle dans (et sur !) le Defender de Marie et Silvain tandis que les plus courageux attaquent la montée à pied. Quelle surprise, la piste a été rafraichie récemment sur une bonne moitié de sa longueur. La zone ravinée où le tuyau d’alimentation en eau potable affleurait a été complètement refaite, et le reste a été légèrement nivelé jusqu’à l’embranchement de l’ancienne piste qui monte jusqu’au captage de Funtana di Grotta. Il semble d’ailleurs que cette ancienne piste ait également eu le droit à un gros lifting et qu’elle soit redevenue praticable. Avec un peu de chance, d’ici la fin mai on accèdera en voiture à la grotta di a Sponda di l’Agheronulu di Laninca !

Derniers préparatifs sur le parking, il est temps de se mettre en route vers l’entrée de la cavité pour un petit briefing sécurité dispensé par Noël. Jérôme, membre du club depuis peu et adjoint au maire de Lano, connaît la cavité depuis longtemps. Il propose de faire une visite guidée « à sa sauce ».

Ça y est, on y est enfin ! Le passage bas d’entrée donne lieu à quelques inquiétudes chez certains initiés mais tout le monde rentrera finalement sans problème. Seuls Henri-Pierre et Sophie resteront dehors, Henri-Pierre se sacrifiant pour garder Nala et Sophie se proposant de surveiller Henri-Pierre.

Passée l’appréhension de l’entrée, les langues se délient un peu et c’est une joyeuse procession qui se met en route vers la salle de la Colonne où une première pause sera l’occasion pour Marie de dévoiler tous les secrets de l’équation de dissolution/précipitation de la calcite qui régit la formation des grottes et des concrétions. Noël, continuera l’exposé dans la salle Blanche (ou salle des Chauves-Souris).

Le groupe étant un peu gros, il est décidé de se séparer en trois équipes menées par Noël, Marie et Silvain. Au programme de la visite : Galerie Concrétionnée, Lac Suspendu, Galerie des Italiens pour les uns ; Salle Rhomboédrique pour les autres ; et Lacs Jumeaux et Laminoir pour les derniers. Et ensuite on inverse. Des « Aïe ! », des « C’est par là ? » et des « J’suis coincé ! » résonnent de tous les coins de la cavité. Les groupes se croisent sans se voir, c’est la magie de Carpinetto ! Trois ou quatre petits rhinos sont aperçus aux abords de la zone d'entrée et dans la galerie du Bloc Coincé.Haut de page

Après deux bonnes heures sous terre, c’est le corps endolori mais le sourire aux lèvres que chacun regagne la sortie. Les plus courageux attaquent directement la descente de la piste au pas de course. Une fois en bas ils sortiront les bières pour patienter en attendant les retardataires. Les discussions s'éterniseront jusqu'au crépuscule avant que chacun ne regagne ses pénates.

 

 

Jeudi 21 avril 2016

Spéléo, initiation

Grotte de Carpinetto, Lano

 

Participants

  • ITP : Dominique D., Pierre L., Francis M.

  • Initiés : terminales CAP APR et SBC

 

Les terminales CAP APR et SBC ont pratiqué la spéléologie dans une grotte située en Castagniccia, près du village de Lano et proche du site de la découverte récente (2015) d’une nécropole qui remonte à l’âge du bronze (- 3 100 ans),

La Corse recèle des trésors, des richesses bien cachées au cœur des quelques petits massifs calcaires dans lesquels se développent de nombreuses cavités souterraines.

 

Les ressentis :

« L’idée de rentrer dans une grotte, ça m’a fait un peu peur. Comment ça va se passer ? Vais-je savoir m’orienter. Au début, c’est impressionnant, puis ça va mieux. On a passé de bons moments et bien rigolé. » (Léa)

« Waouh ! C’était génial on s’est trop éclaté. » (Ikram)

« J’ai fêté mes 18 ans, dans un milieu inhabituel une superbe expérience » (Joana)

« Participer à cette sortie m’a apporté beaucoup. Un vrai défi personnel, je suis allé jusqu’au bout. » (Pierre-François)

« Nous avons appris de nombreuses choses, c’est vraiment super. J’adore le monde souterrain. » (Alexandre)

« Au programme : grimper, ramper, glisser ….un vrai régal, une forme de « challenge ». » (Antony)Haut de page

 

Merci à nos accompagnateurs Dominique, Francis et Pierre.

 

Compte-rendu complet en PDF

 

 

Samedi 23 avril 2016

Spéléo, formation aux techniques secours

Local du club et falaise A Tozza, Patrimonio

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Wanda C, Dominique D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Pierre L., Manon L., Marjorie M., Francis M., Véronique M., Stéphane P., Noël R., Marie-Pierre R., Alexia S., Philippe V., Marie et Silvain Y.

  • CDS 06 : Pascal Z.

 

Photos

 

Après le premier exercice secours organisé à Cast. 1 en mars, ce week-end marquait la dernière étape clé avant le grand exercice inter-départemental prévu avec le SSF 34 début mai. Pour l’occasion le CDS n’avait pas lésiné sur les moyens : il n’a pas hésité à affréter un avion (enfin, disons plutôt un siège dans un avion) pour faire traverser la mer Ligure à Monsieur Pascal Zaoui du CDS 06 afin qu’il nous dispense son savoir en matière de techniques de secours.

Pascal est accueilli le vendredi soir à sa descente de l’avion par une petite délégation. Il sera hébergé chez Anto pour le week-end. Le lendemain matin il retrouve l’équipe au complet (ou presque) au local. C’est là que les choses sérieuses commencent.

La météo n’étant pas au beau fixe, la journée commence au local par une petite présentation théorique du déroulement d’un secours, du matériel et des techniques de base. C’est l’occasion de faire un point sur les améliorations à apporter à notre matériel : répartiteurs à remplacer par de la corde 10 mm type A, kits civière à étoffer (poulies, bloqueur, mousqueton HMS, cordelette 7 mm). Place ensuite à la pratique avec quelques ateliers miniatures installés çà et là dans le local : répartiteur, palan, balancier. Chacun s’essaye sur les différents agrès, testés dans différentes configurations possibles : balancier avec reprise sur palan, balancier avec reprise sur balancier…

En début d’après-midi le soleil n’est toujours pas au rendez-vous, il est donc décidé de rester au local pour casser la croûte. Bien nous en prend car à peine les agapes terminées qu’un petit coin de ciel bleu commence à pointer le bout de son nez. Hop ! Ni une ni deux, le matos est chargé dans les véhicules et le convoi se met en branle en direction de la falaise A Tozza.

Deux ateliers contrepoids sont installés sur la voie de l’Olivier et quelques spits seront plantés pour équiper la partie haute de la voie de droite d’un répartiteur permettant l’installation d’un troisième contrepoids. Deux palans amarrés sur la ruine de la tour permettront d’acheminer les victimes depuis les deux voies jusque sur la plateforme au sommet de la falaise. Afin de gagner du temps les victimes ne seront pas mises en civière mais seront accrochées directement aux cordes de traction par leurs baudriers.

Deux exercices s’enchainent sur chaque voie : contrepoids avec reprise sur palan sur la voie de droite, et contrepoids avec reprise sur un second contrepoids puis sur un palan sur la voie de l’Olivier. Les premiers essais sont concluants (les victimes sont arrivées en vie au sommet) mais la marge de progression est importante. Les manips manquent en effet de fluidité. Il y a plusieurs raisons à cela : D’abord un problème de communication. Les régulateurs doivent donner des ordres clairs, précis et audibles. Les destinataires de ces ordres doivent accuser réception de l’ordre reçu. Les autres équipiers ne doivent éviter tant que possible de parler afin d’éviter les interférences dans les ordres. Autre point de blocage, les conversions qui ne sont pas encore maîtrisées de façon automatique par les contrepoids.Haut de page

Après un débriefing à chaud toute l’équipe reprend la route du local pour ranger le matériel et se retrouver autour d’un repas convivial. Au menu, un cottage pie mijoté par Marie et un fromage couleur locale apporté par Anto, le tout arrosé comme il se doit par une bouteille de myrte maison dont Nono et Alexia ont le secret. Et enfin dodo pas trop tard (la myrte aidant), la journée du lendemain promet d’être chargée.

 

 

Dimanche 24 avril 2016

Spéléo, formation aux techniques secours

Falaise A Tozza, Patrimonio

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Michèle C., Wanda C, Albert D., Dominique D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Pierre L., Manon L., Marjorie M., Francis M., Véronique M., Noël R., Marie-Pierre R., Alexia S., Marie et Silvain Y.

  • CDS 06 : Pascal Z.

 

Photos

 

Nouveau rendez-vous matinal au local avant la mise en route vers Tozza pour une deuxième journée de formation aux techniques secours.

L’équipe est divisée en deux groupes pour la matinée : pendant que les uns rééquipent les voies avec les mêmes ateliers que la veille, les autres vont s’exercer aux manips de base sur des cordes installées dans les arbres. Les conversions dans tous les sens n’auront plus de secret pour eux ! Pendant ce temps l’autre équipe refait les exercices de la veille sur les contrepoids, en intervertissant les postes à chaque fois de façon à ce que chacun puisse s’essayer à tous les rôles.

Les différents ateliers s’interrompent en début d’après-midi pour la pause déjeuner. Celle-ci est conclue comme il se doit par un Rustique à la braise cuit à point par Dumé, le docteur ès Rustique du club.

Les réjouissances terminées, il est temps d’entrer dans le vif du sujet et de mettre à profit les acquis du week-end dans le cadre d’un mini exercice avec une victime sur civière cette fois-ci. La victime, en l’occurrence Véro, se trouve en pied de falaise. Elle a fait une chute de quelques mètres et se plaint de douleurs au dos. Pour l’occasion tout le groupe endosse le rôle d’équipe ASV et installe la victime dans la civière après l’avoir équipée du KED. Il s’agit ensuite de faire remonter la civière en haut de la voie de l’Olivier par un contrepoids repris sur un deuxième contrepoids. De là, plutôt que de hisser la civière au somme de la falaise, l’exercice consiste à la transférer sur la voie de droite sur un balancier qui deviendra ensuite un frein de charge pour redescendre la victime jusqu’au plateau intermédiaire.

La manœuvre se déroule globalement bien mais, une fois encore, manque un peu de fluidité. En effet, la civière s’est retrouvée à l’arrêt plusieurs fois en raison de problèmes de communication, de manque d’anticipation de certaines difficultés, et de manips qui ne sont pas encore maîtrisées de façon « automatique ». Bref, un petit manque d’expérience.

Après s’être assuré que la victime était arrivée vivante à destination, Pascal nous quitte précipitamment : son avion pour Nice l’attend à Poretta.

Il nous enverra par la suite le débriefing que voici :

« Voilà un petit débriefing à chaud pendant que j’attends l’avion. Après je sais que je ne pourrai pas le faire.
A lire donc à haute voix à toute la petite équipe avant le fromage et la myrte !! Sinon à transmettre par écrit !

·         Equipement personnel :

o    Longes à avoir de façon personnelle et réglées à son gabarit. A mettre à chaque fois sur le baudrier du club.

o    Mousquetons de longes adaptés aux deux trous de la poignée.

o    Pédale indépendante

·         Autonomie sur corde :

o    Mise en place du descendeur

o    Descente en rappel

o    Passage de fractionnements à la descente et à la montée

o    Passage de nœuds à la descente et à la montée

o    Conversion descente/montée et montée/descente

o    Remontée sur corde

Toutes ces techniques doivent être automatisées et réalisées avec sécurité.

·         Equipement des puits :

o    Éviter les pousses à l’erreur… [deux nœuds de huit sur les amarrages doubles qui laissent la possibilité de se longer entre les deux amarrages] Préférer les nœuds à deux oreilles.

o    Doubler le dernier point

o    Penser au cône d’arrachement des spits. Diamètre de sécurité de 20 cm entre deux points.

o    Penser à installer un tire point sur main-courante lorsque la corde du puits a tendance à tirer et créer un frottement sur MC.

·         Côté sauveteur :

o    Savoir être

§  Contrepoids

§  Régulateur

§  Balancier

§  Déviation humaine

§  Accompagnateur civière

o    Savoir installer/faire fonctionner

§  Répartiteur

§  Frein de charge

§  Palan (sur poulie-bloqueur ou sur descendeur pour les tyros)

o    Savoir faire

§  Donner des ordres fort et clair

§  Accuser réception fort et clair

§  Gestes de premiers secours

Voili, un gros gros bisou à toute l’équipe, un grand merci pour votre accueil chaleureux et surtout une mention spéciale aux petits pois et à la descente de lit en peau de bête… !Haut de page

Pascal »

Bilan de ce week-end : deux jours très riches en instructions qui nous auront permis d’avoir une vision extérieure sur nos pratiques et de mettre le doigt sur les points particuliers à travailler. Maintenant il n’y a plus qu’à !

 

 

Samedi 30 avril 2016

Spéléo interclubs, équipement

Grotte des Monoxyles, Lano

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Wanda C., Dominique D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Pierre L., Marie-Pierre R., Marie et Silvain Y.

  • GCC : Jean-Yves C.

 

TPEF (Temps Passé En Falaise) : 6h00

TPDLA (Temps Passé Dans Les Arbres) : 3h00

 

Photos

 

Monoxyles Alias « Intempéri-pétie »

Le principal but de la journée est de tendre la tyro et la corde à linge.

Comme d’habitude : rendez-vous au local, récupération de Marie Pierre en route, regroupement au Kré d’As, café, et direction Lano.

 

La montée de la piste réaménagée en partie base se fait sans problème. Cependant pour la dernière partie, il  faudra prévoir une petite séance d’enlèvement de cailloux. Jusque-là la météo est des nôtres, mais au-dessus de la vallée quelques nuages menaçants commencent à se former.

Tout le matériel embarqué dans le Def de Jean-Claude est déchargé au pied de la plateforme de la tyro. Normalement trois équipes de travail vont être constituées. E1 : Jean-Claude, Marie et Anto vont monter à la grotte pour préparer les amarrages de la tyro et de la corde à linge. E2 : Sylvain  Henri-Pierre et Dumé vont faire la même chose au niveau de la plateforme. E3 : JYC, grand Pierre, Wanda et Marie-Pierre vont tenter de récupérer le ficelou laissé dans les arbres après les fouilles de 2015. L’E1 se retrouve au niveau de la galerie et tente de guider depuis le haut l’E3 qui a commencé sa galère de récupération dans le maquis. En effet elle doit grimper aux arbres pour décrocher le ficelou. L’E2 spite pour l’arrivée de la tyro et nivelle un replat pour le treuil. Pour l’instant pas de problème particulier mis à part un bourgeonnement inquiétant dans le ciel. L’E3 après avoir récupéré la ficelle rejoint la piste et commence la tension. Ça vient tout doucement, quand tout à coup : Splinnnnnnnnnnn.......... plus rien, plus de tension : apparemment le ficelou a cassé. P----n, il faut tout recommencer (hé oui comme le jour de la première installation en 2015). Heureusement que JYC a toujours sa redoutable fronde avec lui pour recommencer quasiment à zéro la mise en place du ficelou. Le voilà reparti avec Pierre vers le pied de la falaise. Anto redescend du trou également vers le pied de la paroi pour tenter de retrouver l’endroit où a eu lieu la rupture. Et pour agrémenter tout cela voilà que les premières gouttes font leur apparition. L’humidité se faisant ressentir Marie-Pierre et Wanda allument un petit feu. Sur la plateforme d’arrivée l’avancement du chantier est en bonne voie. Le répartiteur de la tyro est en place, les amarrages du treuil également. Pendant ce temps l’E2 doit encore une fois affronter la canopée (dixit JYC) et après quelques tirs frondaux et moultes montées descentes dans les arbres, agrémentées par les averses qui se sont invitées sans notre consentement, arrive enfin à amener le ficelou sur la piste. Yes !!!, il ne reste plus qu’à tendre celui-ci et procéder à la suite des opérations. Malgré la pluie Marie-Pierre et Wanda ont préparé les grillades et ouvert une bouteille pour remonter le moral des troupes. Jean-Claude et Marie sont installés sur leur balcon et attendent les instructions. Heureusement qu’ils ont prévu de quoi casser la croûte car l’heure tourne et il est un peu plus de 14 h 00. JYC doit nous quitter car un bateau à destination du continent l’attend. Pour protéger de la pluie les installations du bas, nous tendons un petite bâche au-dessus du treuil. Nous ferons également la même chose sur la piste pour nous protéger de la pluie.

Maintenant nous allons passer aux choses sérieuses. Tout d’abord faire monter 2 dyneema de 100 m raboutées par le ficelou qui sera tracté depuis le haut par Marie et Jean-Claude. Ensuite accrocher en double au bout de ces 2 dyneema la dyneema de 400 m. Ces 2 opérations se déroulent sans encombre majeur. La corde à linge est mise en place en haut avec 2 poulies.

Maintenant il faut faire monter la corde tyro. Pour cela nous mettons en place le treuil, nous installons la corde à linge sans tour mort sur le tambour d’enroulement, amarrons et alignons l’ensemble. Puis vient le moment de vérité : nous accrochons la tête de la tyro sur la dyneema, puis top départ : au fur et à mesure que les manivelleurs tournent, nous aidons la corde stockée dans une caisse plastique à se dévider. Grosso modo les 100 premiers mètres se déroulent sans problème. Et lorsque le bout de la tyro arrive au niveau du versant opposé, la flèche de la tyro prend de l’ampleur et on est obligé de la tendre légèrement pour qu’elle passe au-dessus des arbres. Le fait de tendre la tyro plus la pluie a pour effet de rendre celle-ci un peu plus lourde et on doit forcer sur le treuil. Étant donné que celui-ci n’est pas fixé définitivement, il a tendance à se décaler ce qui entraîne 3 déraillements que nous remettrons rapidement en place. L’extrémité de la tyro se retrouve dans nos mains, mais l’autre bout n’arrive pas encore à celles de Jean-Claude et Marie, que faire ??????????? Nous tractons dans un premier temps sur le treuil pour reprendre un peu de mou sur la flèche, mais malgré nos efforts on est trop court et là-haut ils estiment manquer encore une vingtaine de mètres (la corde de 200m ne ferait-elle pas 200 m ou la distance entre la grotte et la plateforme fait plus de 180 m comme estimé ??). Après réflexions et un peu de ras le bol nous allons rabouter une 20 mètres à la tyro pour que celle-ci atteignent la grotte immergée dans le brouillard. Voilà c’est chose faite. Le binôme d’en haut fixe la tyro sur un demi cab largable et garde 5 mètres de sécurité. En bas on retend vers le répartiteur, mais au bout d’un moment il faut se rendre à l’évidence ; il manque environ 15/20 mètres pour arriver aux amarrages. Malgré l’installation acrobatique d’un palan par Anto et notre meilleure volonté nous n’arrivons pas à récupérer le mou nécessaire. Nous sommes obligés d’abdiquer provisoirement : en effet la pluie froide nous a pénétré jusqu’aux os, le moral est en baisse et l’heure très avancée (19h05) ne nous laissera pas le temps de finir. D’autant plus que nous nous apercevons que nous aurons du mal à récupérer la civière. En effet avec la tension et la pente, la tyro va se retrouver à plus de 1,50 m au-dessus du treuil. Nous décidons d’arrêter là pour aujourd’hui. Nous demandons aux locataires du haut de redescendre. Nous démontons toute notre installation et nous laissons en place : la dyneema + la tyro + le répartiteur. Malgré nos péripéties, il y a un point positif : le fait que les cordes soient en place pour la prochaine séance c’est déjà beaucoup.

Donc pour la session du 14 mai voilà à peu près ce qui nous attend : (liste non exhaustive).

Refaire l’amarrage du bas de la tyrolienne –  Retendre la tyro - forte probabilité de déplacer le treuil – aménager unHaut de page sentier de confort pour permettre aux personnels de monter et descendre à la grotte pendant un dizaine de jours – enlever également les cailloux gênants sur le haut de la piste (10 jours d’aller-retour pour les 4x4).

Il faut également rajouter tout l’équipement interne du porche : vires + mains courantes+ margelle de confort + cordes d’accès et tous les imprévus de dernière minute.

Donc avis aux bonnes volontés pour le 14 mai …

 

 

Dimanche 1er mai 2016

Spéléologie, Secours, démaquisage 

Cast. 1, Oletta

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Jean-Claude D., Dominique D., Francis M., Stéphane P., Noël R., Alexia S., Marie et Silvain Y.

 

TPST : 4h

 

Derniers préparatifs avant l’exercice secours prévu avec le SSF 34 le week-end prochain. Pendant qu’une partie du groupe équipe la cavité, l’autre peaufine le repérage et le démaquisage de l’aire où sera installé le PC lors deHaut de page l’exercice. Tout le monde se retrouve ensuite sous terre pour réfléchir aux ateliers secours à mettre en place dans la partie basse de la cavité. Quelques spits seront plantés en prévision d’un répartiteur au niveau du Plateau aux Escargots ainsi que pour doubler le dernier amarrage en bas du P9.

Sortie du trou sous des trombes d’eau et un ciel zébré d’éclairs. On décide à l’unanimité de pique-niquer au local plutôt qu’au pied du pylône

 

 

Jeudi 5 mai 2016

Spéléo, entrainement secours

Falaise A Tozza, Patrimonio

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Wanda C., Jean-Claude D., Dominique D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Pierre L., Isabelle L., Manon L., Marjorie M., Francis M., Noël R., Marie-Pierre R., Jean-Philippe S., Alexia S., Philippe V., Marie et Silvain Y.

  • SSF 34 : Clément C. (SCM - 34), Delphine F. (GRES - 30), Aline et Gérard G. (GSL - 34), Didier G. (SCVV - 30), Suzanne J. (GSG - 34), Thierry L. (SGAL - 34), Georges L. (SCM - 34), Stéphane M. (GRES - 30), Benoit M. (GRES - 30), Franck M. (SCM - 34), Nicolas P. (SCM - 34), Jean-Michel et Laurence S. (SCM - 34), Camille S. (SCM - 34), Claudie S. (SCM - 34), André V. (GSL - 34)

 

Photos

 

Le SSF 34 est venu en force pour ce weekend à rallonge, un beau soleil les accueille en ce début d'après-midi. Les topi sont là depuis le matin pour équiper quelques voies et réviser quelques manips pour certains, ils finissent à peine les grillades ...

Les présentations se s'étalent pas et les ateliers sont rapidement installés par des équipes mixtes, au sens CDS du terme !

Pas de civière, les faux blessés sont simplement hissés par accrochage sur leur MAVC. Les rôles sont permutés entre contrepoids, régulateur, accompagnateur.Haut de page

La dernière manip consiste en une reprise en civière volante entre l'atelier de la voie de l'Olivier et celle d'initiation.

Une fois rassasiés, tous se retrouvent autour d'un verre à Patrimonio, histoire de se rincer le gosier.

Poil au nez.

 

 

Samedi 7 mai 2016

Spéléo, exercice secours inter-CDS

Cast 1, Oletta

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Jean-Claude D., Dominique D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Pierre L., Isabelle L., Jean-Baptiste et Manon L., Marjorie M., Francis M., Véronique M., Noël R., Marie-Pierre R., Jean-Philippe S., Alexia S., Philippe V., Marie et Silvain Y.

  • SAMU 2B : Jean-Louis B.

  • SSF 34 : Clément C. (SCM - 34), Delphine F. (GRES - 30), Aline et Gérard G. (GSL - 34), Didier G. (SCVV - 30), Suzanne J. (GSG - 34), Thierry L. (SGAL - 34), Georges L. (SCM - 34), Stéphane M. (GRES - 30), Benoit M. (GRES - 30), Franck M. (SCM - 34), Nicolas P. (SCM - 34), Jean-Michel et Laurence S. (SCM - 34), Camille S. (SCM - 34), Claudie S. (SCM - 34), André V. (GSL - 34)

  • GRIMP-ISS 34 : Gaspard G., Patrick G., Christelle R.

 

Photos

 

Compte-rendu réalisé par le SSF 34 et paru sur la lettre d'information n°34 du Spéléo Secours Français :

 

Un exercice conjoint du SSF en Corse
 

A la demande des cadres du SSF2B, le SSF34 a proposé à ses sauveteurs (dès janvier 2016) de venir en nombre, sur la base du volontariat, en Corse durant un week-end prolongé (du 5 au 9 mai 2016) pour procéder à un entraînement en commun avec les sauveteurs de ce département. Dans le même temps, il était également proposé à tous de participer à un barnum interdépartemental sur une cavité corse.

Après deux jours d’entraînement commun sur falaises et en canyon, le barnum est déclenché de bon matin avec un étagement effectif de la montée en puissance pour un accident avéré dans une cavité peu facile d’accès. Le site ne peut être atteint que par une piste très raide et défoncée où seul les 4x4 peuvent se mouvoir. Le site se trouve être une petite montagne pelée culminant à cent mètres d’altitude, où pas moins de dix-neuf cavités ont été ouvertes et où il reste encore du potentiel…

La cavité (Castiglione I (ou trou du pylône) sur la commune d’Oletta), facile d’après la topographie, s'est avérée être une succession de failles et d'étroitures difficiles techniquement (une heure et demi d'évacuation non-stop depuis la cote -37 m !). L’ensemble des participants a pu apprécier le balisage, la gestion du parking et la rotation des deux Defender des sauveteurs du SSF2B pour acheminer matériels et sauveteurs jusqu'à la cavité où se sont montés rapidement un PC de gestion et un stand matériel.Haut de page

L’utilisation de deux postes TPS a permis de rapidement faire remonter le bilan victime au PC. De fait, le SSF2B ne s'était jamais entraîné à une évacuation d’une victime depuis le fond de cette cavité car en sous-effectif pour cette opération. Avec le renfort de vingt sauveteurs supplémentaires, le SSF2B est ainsi parvenu à relever ce défi. D’après les effectifs présents sous terre pendant l'évacuation, il s’est avéré que l'effectif total de sauveteurs en place était juste suffisant pour cette cavité très technique sur une seule journée.

J-M Salmon

 

 

Samedi 14 mai 2016

Spéléo interclubs, équipement

Grotte des Monoxyles ou Grotte de Laninca ou Grotta di A Sponda di u Agherognulu, Lano

 

Participants

  • ITP : Jérôme A., Antoine B., Wanda C., Michael D., Dominique D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Franck L., Noël R., Jean-Philippe S., Alexia S.-B., Philippe V., Marie et Silvain Y.

  • GCC : Jean-Yves C.

 

TPEF (temps passé en falaise) : 6h00

Photos

 

Ce samedi c’était la deuxième journée de préparation de l’opération de fouilles de la grotte des Monoxyles.

Le rendez-vous était à 8h au local. Le matériel soigneusement préparé jeudi dernier par Dumé et Jean-Claude est de suite chargé dans le Def. Avant de partir, Dumé nous prépare un petit café accompagné des désormais traditionnelles viennoiseries achetées à Pietranera.

Le convoi se met ensuite en route pour une arrivée au compte-gouttes au Carré d’As où Jean-Yves et Franck sont déjà en terrasse. Fifi, qui patientait dans sa voiture, fait bientôt son apparition. On est tout content de pouvoir échanger avec Franck sur l’organisation de la semaine de fouilles, cela rend les choses encore plus concrètes.

Après ce dernier café, direction Lano. On se regroupe au départ de la piste où l’on retrouve Jérôme, son C15 et la clé du portail. Déchargement du matériel devant la plateforme de la tyrolienne. Le soleil est au rendez-vous. On est méfiant car la dernière fois ça s’est gâté dans la journée, mais on savoure.

Le programme de la journée est chargé :

  • Modifier l’amarrage du bas de la tyrolienne : en l’état il est trop haut. Le baisser devrait permettre de gagner quelques mètres et peut-être ainsi éviter le raboutage avec la corde de 20m et de faciliter le chargement ;

  • Du coup, modifier l’emplacement du treuil. Il faut également décroiser la cordelette ;

  • Aménager la plateforme ;

  • Installer les cordes de progression d’accès à la cavité ainsi que les 3 mains-courantes devant le trou ;

  • Baliser et démaquiser le chemin d’accès à la falaise ;

  • Arranger la partie haute de la piste.

Après quelques échanges sur les méthodes qui seront mises en œuvre, on se divise en plusieurs groupes :

  • Jean-Claude, Silvain, Marie montent à la cavité pour l’équipement. Franck les accompagne pour faire du repérage en pied de falaise pour voir si l’installation d’un poste de tri des sédiments est vraiment réalisable ;

  • Anto, Mika, Jérôme et Fifi s’attaquent à l’aménagement et au balisage du chemin. Fifi montera ensuite à la cavité pour aider à l’équipement ;

  • Dumé, Wanda, Henri-Pierre et Jean-Philippe restent sur la plateforme pour l’aménagement de la tyro ;

  • Jean-Yves le cantonnier s’attaque à la piste.

Nono et Alexia arriveront bientôt pour renforcer l’équipe plateforme du bas.

Pour l’équipe du bas le but de la journée va être de retendre la tyrolienne. En effet la dernière fois (30 avril) nous nous étions retrouvés avec l’amarrage trop haut et la corde trop courte. La principale difficulté de l’opération va être de trouver la bonne hauteur pour l’amarrage et en tenant compte également qu’il va falloir installer en dessous de la tyro le treuil de traction et sans que l’un gêne la manipulation de l’autre. Après plusieurs hypothèses et simulations nous arrivons à trouver le meilleur trajet et le meilleur endroit pour accrocher le répartiteur de la tyro. Nous allons utiliser 2 spits de la moulinette de la dernière fois + 1 spit que va planter Henry-Pierre. Le nouvel emplacement va cependant demander un assez important terrassement. En effet pour pouvoir récupérer la civière nous devons rallonger la plate-forme de réception d’environ 1 mètre. Ce qui demande la mise en  place d’un mur de soutènement et d’un nivellement pour un meilleur confort. Ce premier chantier terminé, nous allons procéder à la tension de la tyro. Pour cela nous allons mettre en place un bloqueur sur la corde porteuse. A ce bloqueur nous accrochons une corde reliée à un palan pour reprendre la tension. Tension, vous avez dit tension hé bien vous allez la faire cette satanée tension. En effet, nous allons utiliser nos petits bras musclés pour tirer dessus. Nous allons nous y mettre à trois et tirer de toutes nos forces. Mais comme cela a été dit dans le compte rendu du 30 avril, la tyro ne semble pas faire 200 m et nous avions été obligés de rajouter une corde de 20 mètres pour arriver à tendre la corde. Tout doucement mais alors tout doucement le raccordement se rapproche de l’amarrage. Plus que 5/6 mètres, mais on n’arrive plus à reprendre le mou. Nous demandons alors très poliment à l’équipe du haut de nous donner le peu de réserve (5 m) qu’ils ont là-haut. Avec leur meilleure volonté ils ne peuvent que nous attribuer 4 m. Nous allons redoubler d’efforts et enfin, enfin, enfin récupérer le bout du bout de la tyro. Par précaution nous gardons en réserve la corde de 20 m accrochée au cas ou.... Anto et Mika qui étaient partis avec Philippe pour tracer et aménager le sentier nous rejoignent. Mika étête 2 arbres pour fluidifier le passage de la tyro.   

PAUSE BBC (comme d’Habib)

Maintenant il va falloir installer le treuil. Nous présentons celui-ci sous la tyro de façon à l’aligner au mieux. Nous plantons 2 nouveaux spits pour l’amarrage des sangles sur le rocher. Nous mettons en place le support et nous haubanons l’ensemble. La dyneema est tendue, les boulons sont resserrés et contrôlés. Tout semble parfait et nous procédons à un premier essai sur une quinzaine de mètres. Cela a l’air de bien fonctionner. Maintenant le moment tant attendu arrive. En effet nous allons faire l’essai avec la civière. Pour la mettre en place sur la tyro il faudra jouer un peu les acrobates, mais tout doucement nous trouvons la combine et on y arrive. TOP départ pour la montée, c’est parti Franck et Jérôme sont à la manivelle et en un peu moins de 5 minutes la civière arrive dans les bras de Marie. Cependant l’accrochage de celle-ci vient se prendre dans la corde qui assure un arbre bancal. Jean-Claude nous demande de changer l’accroche sur l’autre brin de la dyneema. Nous redescendons la civière, effectuons le changement d’accroche et la renvoyons avec une petite surprise à l’intérieur. En effet jeudi dernier la présidente avait offert le muscat pétillant pour son anniversaire, donc du coup nous glissons un très beau gâteau d’anniv dans la civière et nous demandons à Marie de récupérer le « lest » qu’il y a l’intérieur. Avec le changement d’accroche la civière passe sans problème. La civière est décrochée et amarrée à l’intérieur du porche. Puis un énorme « MERCI » accompagné du traditionnel « joyeux anniversaire » résonne dans la vallée.Haut de page

Apparemment tout semble prêt pour les fouilles, il va falloir peaufiner quelques détails. Franck est satisfait du chantier. Anto, Mika ont prévu (coté professionnel) de revenir le lendemain pour  visualiser l’installation de la plate-forme de l’entrée de la grotte. Marie et Silvain vont se joindre à la sortie avec Marie Pierre et peut être Isa pour visiter la grotte aux monox. Et à signaler : pour une fois la météo a été des nôtres (mis à part quelques gouttes passagères).

L’équipe balisage se met rapidement à l’œuvre tandis que Jean-Claude et Franck rejoignent le pied de falaise pour discuter de l’éventuel atelier de tri. Silvain et Marie les retrouvent ensuite sur le plateau. Après enkitage du matériel, Silvain attaque l’équipement de la voie de progression classique de la cavité. Jean-Claude, Marie et Fifi suivent et le rejoignent dans le porche. On a pris soin d’amener avec nous quelques victuailles donc avant toute chose, on s’installe pour un pique-nique aérien.

C’est donc sur la digestion qu’on attaque les choses sérieuses : équipement de la suite de la voie d’accès qui mène au pied de falaise pour Silvain, mise en place de la main courante supérieure et de la deuxième voie d’accès au pied de falaise par Marie, équipement des mains-courantes intermédiaires et inférieures par Jean-Claude. On utilise autant que possible les plaquettes cœur inox ainsi que des maillons rapides plutôt que les mousquetons du club. Au final quelques mousquetons et plaquettes club seront malgré tout utilisés.

Bilan des cordes en place :

  • Une 40m pour l’équipement de la main courante du plateau + la descente jusqu’au porche de la cavité (ça tombe pile-poil nickel) ;

  • Une 28m pour l’équipement de la descente « classique » jusqu’au pied de falaise ;

  • Une 40m pour l’équipement de la main courante haute + la descente jusqu’au pied de falaise à l’extrémité droite du porche (ça tombe pile-poil nickel également) ;

  • Une 20m pour équiper la main courante en position intermédiaire + la petite main courante en position basse (la corde fait ainsi un aller-retour de la droite vers la gauche puis repart vers la droite pour la main courante basse).

Jean-Claude, Marie, Silvain et Fifi testeront la deuxième voie d’accès au pied de falaise pour le plaisir du plein-pot et de la vue. Une fois tout ceci installé, l’équipe est au chômage technique et propose donc aux clients du peuple d’en bas qui ne sont encore jamais venus voir la cavité d’en profiter pour nous rendre une petite visite. Wanda se porte volontaire et ne tarde pas à nous rejoindre, assistée de Fifi qui l’attendait sur le plateau. Après le carré de chocolat de bienvenue elle prend le temps de contempler les 3100 ans d’histoire qui s’ouvrent devant nous, parcourt les mains courantes, s’offre une petite descente au pied de falaise puis remontée au porche.

Pendant ce temps, Mika et Anto montent le groupe électrogène en pied de falaise. Ils en auront besoin la semaine prochaine pour installer la plateforme de confort dans le porche de la cavité.

L’atelier du bas de la tyro a terminé ses manips, un premier test de transit avec la civière peut être effectué. Le test est réussi, la civière (vide) monte sans problème. Cependant, le point de jonction des deux bouts de la cordelette sur lequel a été amarrée la civière est situé sur le brin de droite de la cordelette lorsque l’on regarde vers la falaise. Cette configuration ne permet pas à la civière de monter complètement en haut de la tyro car elle vient buter contre la corde de sécurisation de l’arbre qui passe entre le brin de cordelette de droite et la corde porteuse. La civière est donc redescendue et le peuple d’en bas effectue la manip pour faire passer le nœud de jonction de la cordelette à gauche (toujours en regardant vers la falaise). Un deuxième test est donc effectué dans cette nouvelle configuration et se révèle satisfaisant. Cependant, à l’arrivée de la civière en haut, le peuple d’en bas nous alerte sur son décrochage, nous devons être prudents et faire attention à la maintenir horizontale. Ah ? Et pourquoi donc ? Nous auraient-ils planqué quelques binouzes ? Une bouteille de vin mal fermée ? La civière est finalement décrochée, non sans mal car l’ouverture des mousquetons avait été placée vers le bas et qu’ils étaient reliés par une cordelette. Se souvenir donc qu’il est plus pratique de les placer avec l’ouverture vers le haut pour ne pas avoir à les faire tourner ou ne pas les relier par une cordelette. Une fois la civière décrochée et sécurisée, Marie farfouille un peu pour trouver ce qu’ils ont bien pu y cacher. Et quelle ne fut pas sa surprise et sa joie quand elle tomba sur un gros gâteau au chocolat annoté « Joyeux anniversaire Marie » ! Effectivement il aurait été dommage de trop incliner la civière, le gâteau aurait été ratatiné ! C’est donc avec délectation qu’un goûter aérien s’improvise là-haut. Comme tout a été parfaitement organisé par Mika et Anto, un deuxième gâteau a été prévu pour l’atelier du bas pour une dégustation simultanée ! Merci les copains ! 

Avant de quitter le porche, un test tyrolienne en libre est effectué avec un kit plein de cordes. Ce test est également concluant, le système de freinage mis en place en bas a parfaitement fonctionné et le kit arrive tranquillement en bas, sans gros fracas.

Une fois rassasiés et les tests effectués, toute l’équipe du peuple d’en haut évacue le porche. Silvain « mouline » Marie vers le bas qui tient son précieux gâteau d’anniversaire dans les bras. Jean-Claude descend également en pied de falaise. Wanda, Fifi et Silvain remontent vers le plateau.

Retour sur la piste par le sentier soigneusement balisé et nettoyé. Marie souffle ses bougies et ouvre une dernière bouteille de rouge, à défaut de pétillant, pour trinquer avec tout le monde. On n’a pas tous les jours 30 ans……..Haut de page

On quitte la piste sur les coups de 20h après cette grosse journée efficace. Tout est fin prêt pour recevoir les archéologues dans une semaine. Franck repart vers Ajaccio, Jean-Yves vers Altiani, Nono et Alexia partent en week-end sur la Balagne, Jérôme reste sur Lano et les autres repartent vers Bastia. Il est 22h quand le matériel est réintégré au local.

 

Dimanche 15 mai 2016

Spéléologie, équipement 

Grotte des Monoxyles (ou de Laninca), Lano

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Michael D., Isabelle L., Marie-Pierre R., Marie et Silvain Y.

 

Photos

 

Quoi de mieux pour une sortie éclair qu’un jour d’orage ? Cette virée à Lano restera surement comme la plus rapide de l’histoire du club. L’objectif de la journée était d’amener sur site le matériel nécessaire à la confection de la plateforme qui sera installée dans le porche pendant l’opération Monoxyles. Anto et Mika voulaient également faire un peu de repérage pour préparer le montage de la plateforme prévu la semaine prochaine. Isa et M.P. quant-à-elles désiraient rendre une dernière visite à nos ancêtres avant qu’ils ne quittent définitivement leur nid douillet.

Mais la météo en aura décidé autrement. Déjà à Bastia, le transfert de la grille et des 4 madriers du camion de Corsica Intervention sur la galerie du Def de Marie et Silvain se fait à la faveur d’une accalmie sous un cielHaut de page menaçant. Sur la route la pluie reprend de plus belle, de telle sorte que nous arrivons au pied de la tyro sous un crachin dru et continu.

Malgré la motivation de Marie-Pierre qui parie sur une amélioration des conditions météo, il est décidé à l’unanimité (-1) d’opérer un repli stratégique vers le Carré d’As où nous pourrons nous restaurer au chaud et au sec.

Le retour à Bastia se fera sur les coups de 16h.

 

Dimanche 5 juin 2016

Spéléo, initiation, topographie, prospection

Grotte de Carpinetto et alentours, Lano

 

Participants

  • ITP : Antoine B, Michael D., Dominique D., Jean-Claude L., Isabelle L., Noël R., Rémi R., Marie-Pierre R., Jean-Philippe S., Alexia S., Marie et Silvain Y.

  • Initiée : Marie-Josée

 

TPSP : 5h00

Photos

 

Lano 1 jour, Lano toujours !

 

Après un arrêt café au Carré d’As de Ponte Leccia, les lanophiles se retrouvent de nouveau au bout de la piste. Deux groupes se forment, Dumè et JC iront faire un petit repérage pour la future vire d’accès aux Monoxyles ; le reste de l’équipe opte pour donner un aperçu de la spéléo à Marie-Jo et pour une séance topo du nouveau réseau découvert par Silvain dans Carpinetto. Ce dernier groupe de divise à nouveau en 2 sous-groupes, les « initiés » avec Jean-Phi, MP, Isa, Mika et Marie-Jo qui visiteront l’essentiel de la cavité, et les « topographes » Silvain, Marie, Anto, qui poursuivront par quelques heures dans la boue pour topographier la nouvelle galerie. Ils recevront le renfort d'Alex et Nono arrivés plus tard.

Dumè et JC sont rapidement à pieds d'œuvre près d'un gros chêne situé à côté d'une petite plateforme qui donne une vision d'ensemble sur le parcourt de la future vire. Le départ de la main courante se situerait à 3 mètres en rive droite orographique du talweg, elle se prolongerait encore sur une dizaine de mètres avec de bons appuis naturels pour les pieds, puis pose des fers en U sur une vingtaine de mètres.

C’est pour avoir une vue plus précise de cette partie que JC installe une corde sur l’arbre qui avait été utilisé le jour de la découverte. Surprise sous un cassé de la paroi, JC passe devant un nid d’abeilles. Passage rapide et arrêt sur une margelle intermédiaire de la future vire. Nettoyage de celle-ci, elle économisera 2 ou 3 fers en U. Ça n’a pas dû plaire à une des abeilles qui s’acharne un moment sur JC mais sans arriver à le piquer. Celui-ci ne s’attarde pas et rejoint Dumè grâce à un pendule. La topo de la paroi est reportée à une autre sortie, le lasermètre étant en cours d’utilisation.

Les 2 comparses en profitent pour explorer une petite cavité repérée lors de la semaine archéo. Celle-ci s’ouvre à la faveur d’un décrochement de paroi au-dessus de la grotte du Bouc.

Amarrages sur arbrisseaux, fractio sur arbre au niveau d’un cassé et arrivée devant l’entrée. Il s’agit en fait d’une fracture inclinée d’environ cinq mètres de long avec 2 entrées principales. Celle du haut est bien concrétionnée, JC est obligé de casser une petite draperie pour pouvoir s’y engager. La suite est malheureusement rapidement obturée par la calcite au bout d’environ 2 mètres. L’entrée inférieure est encore moins pénétrable et semble également queuter au bout de 2 mètres.

Rejoint par Jean-Phi, MP et Isa, le groupe ne tarde pas et redescend vers la piste pour le pique-nique.

Mika, Rémi et Marie-Jo ont déjà allumé le feu, la table et les sièges sont dépliés, les 1ères  bouteilles débouchées. On aura même droit au champagne apporté par Marie-Jo pour fêter sa 1ère sortie spéléo !Haut de page

C’est plus de 2h00 plus tard que le groupe topo arrive. La description de la galerie concrétionnée met le vin à la bouche de tout le monde ! Ils ont topographié plus de 70 mètres de nouvelle galerie. Il devient quand même peu courant de topographier une telle longueur dans une cavité connue ! Deuxième service pour les topographes puis retour sur Bastia, avec une étape rinçage du matos au pont de San Lorenzo sur le Golo.

 

 


 

 

Pendant que l’équipe de surface prend la route des Monoxyles, l’équipe du fond se dirige vers l’entrée de Carpinetto. Elle s’y engouffre rapidement après les explications préliminaires d’usage pour Marie-Jo qui met les pieds sous terre pour la première fois, non sans une petite appréhension.

La visite suit l’itinéraire classique : salle de la colonne, galerie concrétionnée, lac suspendu… Un petit rhino est observé dans la salle de la Colonne ; ce sera le seul de la journée. Passée l’inquiétude du départ, Marie-Jo prend petit à petit de l’assurance et profite pleinement du spectacle qu’offre la cavité.

L’heure tourne et Anto, Noël, Alexia, Marie et Silvain décident d’abandonner lâchement le reste du groupe pour se consacrer à l’objectif premier de la sortie : réaliser la topo de la galerie découverte par Silvain le 2 janvier 2015. Ils filent vers le fond de la Salle Rhomboédrique et s’engouffrent dans l’étroiture désobée en bas du plan incliné. Silvain prend la tête de la procession en progressant à reculons avec le lasermètre. Il est suivi par Anto et la boussole. Marie est désignée volontaire pour la prise de note. Noël et Alexia suivent et ont en charge le soutien moral de l’équipe et la mise aux normes « personnes à mobilité réduite » des passages étroits.

La progression du groupe dans le boyau glaiseux qui fait suite à l’étroiture est émaillée de jurons. Mais ceux-ci laissent bientôt place à des expressions d’admiration au fur et à mesure que les équipiers s’extirpent du boyau pour prendre pied dans LA galerie. Celle-ci se développe sur une vingtaine de mètres le long de ce qui semble être deux failles se croisant au tiers de la longueur de la galerie. Ces accidents donnent une allure très rectiligne à la paroi sud-ouest de la galerie, tandis que la paroi nord-est et le plafond présentent un aspect plus chaotique. Ce dernier est orné de nombreuses fistuleuses descendant jusqu’à hauteur de tête (il faudra y faire attention). Le sol est tapissé d’un épais remplissage argileux peu courant dans les cavités corses. A l’extrémité est de la galerie, au débouché du boyau glaiseux, se trouve une petite cuvette dans laquelle viennent se perdre les eaux de la rivière de la salle Rhomboédrique lorsque celle-ci est en fonctionnement. Le reste de la galerie montre des traces d’infiltrations d’eau par le plafond mais pas de réels écoulements, ou en tout cas pas récents. Des traces de vie sont aussi observables : quelques crottes de chauves-souris au sol et des traces de griffures de petits animaux sur les murs. Par contre aucune trace d’acéto sur les plafonds, ce qui confirme que nos ancêtres n’avaient jamais mis les pieds ici.

La suite du cheminement redevient moins confortable puisqu’on retrouve un boyau aux dimensions assez réduites. Un recalibrage sera d’ailleurs nécessaire pour que toute l’équipe arrive à destination. Heureusement, le remplissage argileux se creuse sans trop de problème. A la moitié environ de la longueur du boyau, un imposant entonnoir de soutirage s’ouvre dans le sol, laissant apparaitre une épaisseur de remplissage de près de 2 m. Autant dire qu’il est bien difficile de remonter les pentes glaiseuses de cet entonnoir lorsqu’on a eu la bonne idée de s’aventurer au fond.

Quelques mètres plus loin, le boyau se divise en deux et devient impénétrable. Un départ remontant se trouve en partie haute, l’autre départ, horizontal, se trouve en partie basse. Un courant d’air frais se fait sentir dans les deux cas. La progression pourrait continuer au prix de quelques seaux d’argile et de sable à déplacer. Avis aux amateurs ! Les futurs désob’ devront se faire en période sèche, l’accès au chantier étant particulièrement humide et froid. Ça tombe bien, l’été est bientôt là !

Après que chacun ait mis tour à tour son nez dans les étroitures finales pour juger des perspectives de suite, la cohorte rebrousse chemin dans un concert d’ahanements et de jurons devenu désormais habituel.

C’est avec soulagement que les corps ankylosés se déploient à la sortie de la cavité et l’air chaud de cette fin de printemps est des plus apprécié après ces quelques heures passées dans le froid et l’humidité.

Il est 17h passées quand nous rejoignons le reste du groupe au parking. Les cadavres de bouteilles (deHaut de page champagne s’il vous plaît, on ne se refuse rien !) jonchent déjà le sol. Ne nous voyant pas ressortir de la cavité nos compères ont dû, de dépit, se résigner à ouvrir les bouteilles et à y noyer leur chagrin. Pas facile tous les jours la vie de spéléo !

Bilan de la journée : 72 m de développement ajoutés à Carpinetto (on se rapproche du km !) avec des perspectives de suite. Ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de faire des sorties comme ça en Corse !

 

 

Samedi 18 juin 2016

Journée Nationales de l’Archéologie

Espace Saint Jacques, Bonifacio

 

Participants

  • ITP : Wanda C., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Pierre L., Noël R., Marie et Silvain Y.

  • GCC : Jean-Yves C.

 

Photos

 

Les topi étaient invités aux JNA (Journées Nationales de l’Archéologie), celles-ci se sont déroulées les 17 et 18 juin 2016 à Bonifacio. En effet, les Monoxyles étaient au programme, une conférence à laquelle les topi pouvaient y relater les circonstances de la découverte et y donner quelques infos sur le contexte géologique.

Les topi ont donc répondu à l'appel du 18 juin et leurs arrivées s’échelonnent entre le vendredi et le samedi matin. Certains en profitent pour faire un peu de tourisme, visite du cimetière, de la porte verrouillée du puits Saint Barthélémy ..., et enfin des différents stands thématiques des JNA. La préparation et la dégustation de l'hypocras, boisson à base de vin du moyen âge, est bien appréciée des topi.

Un buffet froid bien fourni est prévu par l’organisation et permet de bien se restaurer. S’en suit une visite de la vielle ville qui est déjà très encombrée de touristes.

16h00, Franck lance la présentation de la découverte devant un public attentif d’une trentaine de personnes. Marie enchaine sur le contexte géologique du secteur, avec notamment quelques infos sur la grotte de Carpinetto. JC suit en évoquant les motivations de cette sous-espèce humaine qu’est l’homo-spelæus et précise les circonstances de la découverte. Franck continue en ajoutant les aspects archéologiques, les contraintes techniques d'intervention, et finit par les perspectives.

L’exposé est semble-t-il bien apprécié, surtout par 3 anciens spéléos figurants dans l’auditoire et par monsieur le maire de Lano accompagné par son épouse.Haut de page

L'un des spéléos n'est autre que Bernard Schneider qui fut le 1er homme à passer les -1000 m en descendant la fameuse cascade de l'Ouragan (nom qui veut tout dire !) dans le gouffre Berger. Il faisait partie du premier groupe d'explorateurs à atteindre la côte -1122 m dans ce nouveau plus profond gouffre de la planète. Extrait du livre « Histoire d'une équipe ».

Avant de se séparer, monsieur le maire invite les topi autour de quelques verres désaltérants.

Retour tardif à Bastia avec un arrêt méga-pizza à Favone.

 

 

Dimanche 3 juillet 2016

Spéléologie, désob 

Grotte de Carpinetto, Lano

 

Participants

  • ITP : Rémi R., Marie et Silvain Y.

 

TPST : 4h30

Photos

 

Presque un mois sans mettre les pieds à Lano, on n’y était plus habitués. Après l’excitation suscitée début juin par la topo de la Galerie des Fistuleuses et du boyau qui la prolonge, il fallait battre le fer tant qu’il était chaud pour essayer d’agrandir encore un peu Carpinetto.

Aux promesses de ciel bleu et de mer chaude que laissait imaginer la sortie canoë mise au programme ce week-end, un trio de dissidents cavernicoles a donc préféré la tonifiante atmosphère froide et humide de Carpinetto.

Démarrage en douceur, l’entrée sous terre ne se fait que sur les coups de 11h30. Il ne faudra pas moins d’une heure à l’équipe pour atteindre le chantier avec armes et bagages, en l’occurrence des bidons découpés et quelques cordes réformées pour évacuer les déblais, deux pelles américaines, plus le matos topo (au cas où on se fasse entraîner dans des km de première), à boire, à manger (au cas où une crue nous surprenne).

L’accès jusqu’au fond du boyau est déjà une épreuve en soit, mais le net courant d’air qu’on y retrouve aide à garder la motivation. Les désobeurs décident de s’attaquer au départ situé en partie basse de la galerie. D’une part le courant d’air y semble plus perceptible, d’autre part c’est le passage qui paraît le moins étroit pour la suite, et puis surtout intuitivement c’est par là qu’on imagine la suite.

Le chantier se met en route : Silvain au creusement la tête dans le trou, Marie juste derrière à l’expédition des bidons de déblais, et Rémi quelques mètres en arrière à la réception et au stockage des déblais. Le but du jeu est de stocker la terre évacuée dans une petite dépression ; une opération nécessitant une certaine finesse et un sens de l’organisation puisqu’il s’agit de faire ça intelligemment en évitant d’obstruer le passage vers la sortie, qui n’est déjà pas très large !

Les 2h30 de grattage sont ponctués par les bougonnements de Marie :

– J’aime pô la désob’ !

– T’aurais préféré faire du canoë ?

– Non, j’aime pô l’canoë.

– Alors tais-toi et creuse !

Bilan de l’opération : beaucoup de courbatures, quelques dizaines de bidons de glaise, de cailloux et de sable évacués… et quelques dizaines de centimètres à peine de progression. Mais le confort de la zone de travail a été nettement amélioré puisqu’on peut maintenant s’installer à plat ventre, sur le dos, et même sur le côté pour creuser, alors qu’avant on ne pouvait même pas tourner la tête. Par contre le creusement se fait toujours d’une seule main. Pas de place pour passer les deux bras en même temps. Le retour vers la sortie prendra également une petite heure, malgré que les encombrants bidons aient été abandonnés au fond.Haut de page

Il est pile 16h quand le trio retrouve l’air libre et la réconfortante chaleur estivale. Il est grand temps de passer au pique-nique. Celui-ci, relativement sobre pour une fois, se conclura par un excellent moelleux au chocolat préparé par Rémi. De quoi faire oublier à Marie le calvaire de la désob. Viendra ensuite l’heure de reprendre la route de Bastia, non sans prévoir une petite pause pour rincer le matériel dans le Golo.

 

Dimanche 3 juillet 2016

Spéléo, visite

Grotte de la Punta Vecchiaia, Patrimonio

 

Participants

  • ITP : Michelle C., Wanda C., Jean-Claude DB3, Albert D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Véronique M.

 

TPST : 1h00

TPAP (temps passé à pagayer) : 2h00

Photos

 

Rendez-vous ce matin-là à la plage de galets de Cadarelli à l’embouchure du Fium’Albino, commune de Patrimonio, vers 10 heures, pour une nouvelle visite de la grotte de la Vecchiaia dite aussi grotte des os.

La grotte a déjà été explorée en 2006 et ses 70 mètres ont été topographiés en Août 2013 par les ITP.

Le Fium’albinu constitue la limite septentrionale de la commune de Patrimonio. De l’autre côté c’est Farinole. Donc le petit bout sud de la plage de Cadarelli et son parking appartiennent à Patrimonio.

Nous sommes 7 pour 6 places dans les kayaks. Jean-Noël prendra le sentier des douaniers avec Oscar qui ne peut embarquer vu son poids et ses griffes dans un kayak.

On gonfle les 2 kayaks d’Albert et celui de Jean-Claude. Petits problèmes valvulaires, dégonfle, regonfle, installation du matériel spéléo dans des sacs étanches. Nous voilà prêts pour embarquer.

Le ciel est bleu mais la mer est agitée par une bonne brise d’Ouest, les kayaks peinent à avancer, secoués de tribord par une courte houle. Nous longeons les falaises en calcaire miocène, semblable à celle de Bonifacio.

Véronique a du mal à caser ses grandes jambes à l’avant du kayak de Jean-Claude et à trouver une position confortable pour pagayer, c’est donc JC qui force comme un fou pour faire avancer le kayak, heureusement que l’animal est costaud et a des bras d’acier.

Albert sert de guide, mais ne reconnait plus l’entrée de la grotte que nous dépassons largement. Soudain Jean-Noël apparait avec Oscar au sommet de la falaise à la Calanca di a Torre. Conciliabule, nous repartons en arrière et trouvons enfin la grotte de la Punta Vecchiaia.

La pointe de la Vecchiaia était autrefois surmontée d’une tour qui commandait avec celle de la Mortella l’accès au golfe de Saint Florent. Un feu à éclats groupés blancs et rouges la remplace.

Jean-Claude aborde avec Véronique une petite plage voisine mais leur kayak se fait renverser par Oscar qui veut absolument monter dessus et nos 2 spéléos se font drosser sur les rochers par une vague plus haute que les autres. Plus de peur que de mal, ils s’en tirent avec quelques plaies et contusions.

Poussés par la houle les 2 autres kayaks pénètrent la vaste grotte en porche sur la mer et gagnent des flots paisibles dans le fond. Albert dépose Michelle et repart chercher Jean-Noël.

Jean-Noël, Albert, Wanda et Michelle mettent les casques et s’enfoncent dans la grotte. HP qui a une élongation au mollet et marche difficilement reste avec Nala dans un kayak. En maillot de bain, sans combinaison ni genouillères, la première étroiture passée, les genoux et les coudes non protégés sont soumis à rude épreuve, nos explorateurs décident de s’en tenir là. On rembarque dans les kayaks. Véronique est déjà repartie à pied.

La mer agitée nous dissuade de poursuivre une éventuelle prospection.

Retour donc vers la plage de Cadarelli pour un pique-nique à l’ombre du parasol. Au menu morcilla, œufs durs, salades composées, Valréas et Nivernais, fromages, pastèque, brioche, café pris au camping voisin « U Solu Mare ».Haut de page

Puis chacun se sépare. JCDB3 est content de ses coups de soleil. Albert est préoccupé de rincer son casque qui a pris l’eau de mer malgré le sac étanche. HP et Wanda restent faire la sieste sur la plage. Le vent est tombé. Un peu d’herborisation à la recherche de Limonium Patrimoniensis endémique que l’on ne retrouve qu’ici, n’aboutit pas.

Retour au soleil couchant sur Bastia. A défaut d’exploit spéléologique on aura bien ri au cours de cette expédition marine.

 

 

Dimanche 10 juillet 2016

Spéléo, topographie

Grotte aux Pigeons, Patrimonio

 

Participants

  • ITP : Wanda C., Jean-Claude D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Isabelle L., Véronique M., Marie-Pierre R.

 

TPST : 1h00

Photos

 

Petit retour en arrière, première visite de la grotte aux Pigeons le Samedi 2 septembre 2006, elle avait permis de tracer un croquis d'exploration. Une autre tentative le Samedi 20 juillet 2013 s'était soldée par un échec, les spits n'ayant pas résisté aux attaques corrosives des embruns marins, et l'oubli d'une mèche n'avait pas permis d'en planter d'autres.

Troisième épisode de cette saga des Pigeons en cette belle et chaude journée de juillet. Rendez-vous au local à 9h00 pour prendre un petit café. Celui-ci s'est fait attendre car il a d'abord fallu faire la désob du filtre en enlevant le bloc compact de marc de café lié par la moisissure.

Albert ne pouvant venir suite à l'attaque pernicieuse d'un monstre marin et tentaculaire, seul le kayak de JCD est au rendez-vous. Après négociation, Albert est prêt à en prêter un, il sera récupéré par Henri-Pierre et Wanda en passant.

Tout le monde se retrouve finalement sur la plage de Cadarelli. Deux groupes se forment, les allumés qui iront profiter des douces joies du maquis par une belle et chaude journée de juillet, et les kayakistes qui auront l'idée farfelue de profiter de cette belle et chaude journée de juillet pour se balader sur l'eau et faire trempette.

C'est ainsi que les 2 JC et JN entament la montée par le chemin des douaniers. Que les passages à l'ombre sont agréables, heureusement ils sont plus nombreux que les passages au soleil !

Les allumés ne tardent pas à arriver au bord de la falaise. JC continue le chemin jusqu'à avoir une vue partielle sur la partie haute de la cavité, et essayer de repérer une variante d'accès.

Nouvel accès certes, mais celui-ci éloigne encore plus de la cavité. JC a quant même planté un spit et entamé une belle descente plein pot en fil d'araignée d'une trentaine de mètres de hauteur au dessus la mer, passant près d'un immense nid de rapace marin. Dommage !

Retour au chemin où le passage traditionnel est repéré. Le maquis a peu poussé depuis la visite de 2013, le tunnel de verdure nécessitera quand même l'emploi du sécateur pour couper quelques salsepareilles agressives.

Amarrage sur 2 arbrisseaux puis descente sur le plan incliné qui se verticalise rapidement. Les 2 spits de 2006 sont encore plus rouillés, JC en plante un nouveau en inox. Nouveau spit quelques mètres plus bas, puis la roche devient très hétérogène au niveau d'un cassé de la paroi. Un fractio est indispensable, il sera réalisé avec l'ajout dune sangle à frotter de 1,5 m accrochée sur un nouveau spit planté dans une partie de roche plus dure.

Encore quelques mètres, suit une déviation accrochée à une roche saillante et JCL arrive au bout de la C40 sur une petite margelle. Raboutage de la C30, encore quelques mètres de descente et arrivée sur une banquette à flanc de paroi permettant de rejoindre la cavité. Le bout de la corde est accroché sur un amarrage naturel presqu'au fond de la grotte.

Comme en 2006, un groupe de pigeons mécontents quitte bruyamment la grotte. Quelques sternes habitent également les lieux et piaillent en voyant les intrus.

JCD et JN ne tardent pas à rejoindre JCL et à commencer la topo. La cavité s'ouvre à une vingtaine de mètres au-dessus de la mer. La roche très friable rend délicate une éventuelle escalade depuis le bas. Un grand porche d'une bonne dizaine de mètres de hauteur sur plus de 5 mètres de large, puis le sol remonte sensiblement vers le fond de la cavité sur près de 20 mètres. Celui-ci est rocheux à gauche, agrémenté de quelques gours, il est terreux à droite sur une partie horizontal. Un ressaut final d'environ 3 mètres permet d'atteindre une zone bien concrétionnée avec 2 belles colonnes stalagmitiques. Le fond continue sous la forme d'un boyau impénétrable visible sur 2 mètres.

Pendant ce temps, les kayakistes kayakent. Ils sont d'abord partis vers la grotte triangulaire qui s'ouvre à raz de l'eau au sud-ouest de la petite plage du ruisseau de Campu Maggiore. Ne l'ayant pas trouvée, ils ont continué jusqu'à la plage de Farinole en regardant au passage la Grotta di u Banditu.

L'équipement de la grotte aux Pigeons ayant pris un certain temps, ils sont même venus aider moralement les farfelus.

En quelques mesures la topo est relevée, JCD entame la remontée, suivi par JCL, JN se charge du déséquipement.Haut de page Par précaution, en raison de l'instabilité de la paroi, les remontées se font une par une sur toute la hauteur.

Les farfelus rejoignent les kayakistes sur la plage, affamés et bien fourbus par cette expédition topographique, mais ravis par cette belle descente aérienne au-dessus de la mer.

Qu'il est agréable de manger et boire au bord de la mer en cette belle et chaude journée de juillet !

 

 

Dimanche 24 juillet 2016

Canyon, perfectionnement

La Luana, Zicavo

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Grégory D., Jean-Claude L., Manon L., Stéphane P., Marie Y.

 

Temps d'approche : 1h40

Temps de descente : 4h00

Temps de retour : 0h40

Photos

 

La vallée de la Luana présente une particularité géologique qui mérite une petite visite : des dykes doléritiques longitudinaux de plusieurs dizaines de mètres de long.

Alléchée par cette curiosité, une équipe de topi se constitue. Elle est également attirés par la très ancienne forêt qui peuple les rives de cette rivière.

Ainsi, un extrait d'un Rapport sur les forêts anciennes de Méditerranée précise :

« LA HÊTRAIE DE LA LUANA (ZICAVO)
La vallée de la Luana, située à la limite Est de la commune de Zicavo, est très isolée, le village le plus proche étant celui de Chisà, à plus de 4 heures de marche. La rivière est bordée sur sa rive gauche par une hêtraie dont certains faciès ne sont pas sans rappeler celle de la Massane en termes de structure (futaie irrégulière) et de maturité des peuplements. Le peuplement moyen de hêtre est âgé de plus de 150 ans, tandis que certains individus atteignent plus de 300 ans. Le volume de bois mort mesuré s’élève à plus de 50m3/ha. Quelques pins laricio bordent le vallon. Ce sont des arbres vénérables, ayant poussé extrêmement lentement et qui dépassent probablement les 1 000 ans pour 150 cm de diamètre. Les cours d’eau sont nombreux et offrent une faune riche (dont l’euprocte et la salamandre corse).
L’historique de la forêt de Zicavo est difficile à reconstituer car on manque d’archives sur cette vallée, aujourd’hui loin des hommes. Véritable lieu oublié, elle est fortement évocatrice en termes de sentiments.
Cette hêtraie méconnue des scientifiques gagnerait à être étudiée en détail.
»

 

Voilà donc les topi prêts dès 7h00 pour un départ à la fraiche, ce qui permet d'éviter les premiers flots de touristes. Ils arrivent ainsi au départ du chemin, non loin du pont de Bura, sans trop de croce à subir. Le sentier est en très bon état, l'équipe arrive en moins de 2h00 dans la belle forêt ancienne. Le beau chemin et les restes de divers aménagements laissent à penser que cette forêt était jadis exploitée. Probablement pour le charbon de bois ou alors pour les hêtres, voire les pins laricio, ou peut-être pour le tout.

Direction les dykes doléritiques maintenant. Ceux-ci se situent carrément dans le lit de la rivière. Les topi s'équipent en conséquence et entame la descente. Les beaux obstacles verticaux sont passés sans problème et Manon est souvent en tête de l'équipe !

Certains obstacles sont franchis par de sympathiques sauts. Les premiers dykes ne tardent pas à apparaitre. La dolérite grise foncée tranche avec la roche grise claire environnante. Les dykes suivent le lit de la rivière sur de grandes longueurs, ils se dédoublent parfois en plusieurs bandes parallèles du plus bel effet. Une courte pause permet à Marie de donner un petit cours de géologie in situ :

« La Luana coule sur la partie nord est du massif du plateau du Coscione. On retrouve la même géologie que sur le plateau à savoir des granodiorites (roche proche du granite, claire car notamment riche en quartz et feldspaths) dans lesquels il y a des filons (ou dykes) de dolérite (roche basique sombre). La vallée de la Luana est globalement orientée nord-est sud-ouest, en cohérence avec l'orientation principale des dykes qui correspondent à un axe principal de fracturation du massif. La vallée s'est donc développée selon cet axe de fracturation qui constitue une faiblesse et guide l'écoulement des eaux.

Les dykes sont des filons de roches magmatiques qui se sont infiltrées dans des fracturations verticales de la roche encaissante. Dans le cas présent, après que les granodiorites se sont refroidis, une nouvelle poussée de roche magmatique s’est produite, de la dolérite en l’occurrence, celle-ci s’est infiltrée dans les fracturations du granodiorites puis s’est refroidie à son tour. L’érosion terrestre a ensuite mis à jour ces roches et donné ces belles figures de style géologiques. »

Après cette séquence pédagogique, les topi continuent la descente en profitant au maximum de la fraicheur des belles vasques et de quelques sauts et toboggans.

Voilà déjà la confluence avec le Lama. Celui-ci est remonté sur environ 200 mètres afin de retrouver le chemin d'accès, qui devient maintenant le chemin de retour.Haut de page

Un petit détour par le pont de Bura permet d'admirer la douzaine de mètres qui séparent le parapet de la vasque profonde en aval, ça s'arrêtera là ...

Pique-nique au début de la route de Cuccuracciu et retour dans la région bastiaise.

 

Quelques infos sur Les roches ignées

JCL/Marie

 

 

Samedi 30 juillet 2016

Canyon, perfectionnement/équipement

Quercettu/Verghellu, Venaco

 

Participants

  • ITP : Sébastien C., Jean-Claude L., Noël R., Alexia S.

 

Navette : 2,5 km

Marche d'approche : 0h00

Descente du Quercettu : 1h15 / 600 m

Descente du Verghellu : 4h00 / 1700 m

Marche de retour : 0h07

Photos

 

Descendu en 2012, cette série de 2 canyons avait déjà donné l'envie d'y revenir à l'époque pour en compléter l'équipement. En effet, 2 petits rappels esthétiques n'étaient pas équipés, privant ainsi la descente de 2 ateliers sympathiques.

C'est aussi une occasion pour Alexia et Seb de se perfectionner sur les techniques d'équipement canyon.

Seb laisse son scooter à la sortie du canyon (il servira pour la navette), le Kuga est garé 2,5 km plus loin au petit pont qui enjambe le Quercettu.

Le quatuor est en train de se changer lorsque 2 têtes connues font leur apparition, Dany et André ont opté pour la même descente aujourd'hui. Ils déclinent l'invitation de se joindre au groupe et préfèrent effectuer la descente en amoureux, on ne les reverra plus jusqu'à la sortie.

Le Quercettu n'est pas connu pour son caractère aquatique en période estivale, néanmoins, le débit est suffisant pour alimenter les cascades et pouvoir se rafraichir dans les vasques d'eau claire.

Alexia est rapidement mise en condition d'équipeur avec l'installation d'une des techniques de base : le 8 en butée débrayable. Nono et Seb serviront de cobayes et seront débrayés par Alexia pour gérer un frottement dans la cascade de 20 m.

Les autres rappels permettront de mettre en place 2 autres techniques : le nœud en butée et la descente sur corde double avec le 8 en rapide.

Voilà enfin le Verghellu. Changement d'ambiance complet. Le filet d'eau devient rivière, l'horizontal remplace le vertical.

La descente reprend après une petite pause restauratrice.

Les sauts succèdent aux nages dans les belles vasques d'eaux limpides, entrecoupé de petites descentes en rappel. L'une d'elles permettra la mise en place d'une main courante rappelable.

Voilà justement le rideau, saut de 5 mètres non équipé. Le mini perfo est sorti et 2 broches sont posées, permettant ainsi un rappel de 6 mètres. Celui-ci est testé à la descente mais également à la remontée. Le saut est effectué plusieurs fois.

Un peu plus loin, la descente en rappel dans le trou qui s'ouvrait dans des blocs s'avère impossible, un gros rocher transporté par les crues bouche maintenant le passage. Une tentative de désobstruction ne permet pas d'agrandir suffisamment l'orifice. Un projet d'utilisation de moyens plus expéditifs est envisagé pour une prochaine sortie ... Le rappel s'effectuera en passant par dessus les blocs.

La descente continue jusqu'à un autre ressaut non équipé. Deux broches sont posées à l'entrée d'un passage sous les blocs, elles permettent ainsi une descente originale en suivant le lit d'une branche de la rivière.

Encore quelques sauts et vasques et l'aulne courbé signale la fin du canyon. Tradition oblige, plusieurs tentatives pour atteindre en équilibre les branches terminales seront essayées, une seule réussira. Forcément, elles finissent toutes par une chute dans la vasque.

La remontée vers la route se fait au pas de course pour Alexia et Seb, les vétérans n'arriveront que très légèrement en retard !Haut de page

Comme prévu, Seb emmène Nono sur son scooter pour récupérer le Kuga. Il est déjà 18h00, Seb qui a un rendez-vous à 20h00 à Ajaccio quitte le groupe. Le trio restant pique-nique à l'endroit habituel, André et Dany sont aperçus furtivement, ils rentreront directement eux aussi.

Retour vers la région bastiaise sous un soleil qui n'a pas failli de toute la journée.

 

 

Dimanche 31 juillet 2016

Spéléo interclubs, exploration, première 

Trous de Velone, Velone-Orneto

 

Participants :

  • ITP : Anne-Marie A., Michèle C., Albert D., Jean-Noël D., Véronique M.

  • GCC : Jean-Yves C.

  • Gent canine : Oscar

 

TPST : 3h00

Photos

 

On poursuit dans la série des grottes un peu oubliées. Les trous de Velone 1 et 2, situés sur la commune de Velone-Orneto en Castagniccia, au cœur de la Corse schisteuse, n’avaient rien pour nous faire rêver. Trous apparemment connus des anciens topis, mais sans compte rendu, et de l’ACS (visités d’après la mémoire de JY dans les années quatre-vingt), et première visite référencée par JCL le 17 juin 1995 au retour d’une visite aux fractures du Monte Emerini. Il faudra attendre le 19 août 2007, pour qu’une grosse équipe de 9 topis y retournent à l’occasion du Trail de Talasani. Mais cette dernière excursion n’avait pas donné lieu à une topo, manque de temps et manque de motivation du topographe de l’époque pour franchir l’étroiture donnant sur un boyau noirâtre. De plus le matériel topo venait d’être changé et les topographes en herbe s’étaient mélangés les pinceaux entre les grades et les degrés. Il y avait donc de quoi faire, reprendre la topo et poursuivre l’explo.

Petite équipe de vétérans spéléos de ITP à laquelle se joindra Jean-Yves, toujours désireux de vérifier la présence de chiro. Rendez-vous 9 h 30 à Casamozza pour le café puis route vers Velone-Orneto via Folelli. En partant un peu tard on a évité les arrivées de bateaux mais pas l’embouteillage de Folelli. Vingt minutes plus tard on est sur la route de Velone. On se gare un peu en retrait de l’entrée du village, qui est un bout du monde, pour ne pas gêner les manœuvres.

Heureusement en 2007, on avait noté des coordonnées GPS, étaient-elles vraies ou extrapolées, on avait un doute, on verra bien, le compte rendu de l’époque avait bien décrit l’itinéraire. On emprunte le sentier un peu raide qui mène vers Fiuminale et qui débouche sur le col où il faut obliquer à droite vers le nord-est. Il est 11 h 30, le soleil tape, premières suées. Le sentier est bien tracé et le GPS semble indiquer la bonne direction. Troupeau de vaches, génisses et veaux puis cochons nustrale et ses petits, Oscar un peu curieux aura droit à une charge défensive de madame la truie…

On quitte la sente principale pour grimper un peu et obliquer au nord, on retrouve les rochers plats en terrasses décrits dans la sortie 2007, puis au bout d’une petite demi-heure au total, arrivée sous-bois où le GPS indique 12 m à gauche. JN pose le sac, gravit la pente raide sur une vingtaine de mètres et le trou est là, sous le nez d’Oscar qui est arrivé en premier. Cela ressemble apparemment à Velone 2. Une petite cavité de 7 m de profondeur constituée aux dépens d’un décollement. On a déjà la topo dans les cartons mais en attendant de retrouver Velone 1, objet de notre sortie, on va rendre une visite à la cavité. JY part en premier, vérifier la présence de chiros ; rien, le reste de la troupe peut suivre. On se faufilera jusqu’au fond du laminoir terminal facile à la descente mais un peu galère à la remontée.

Il est presque 13 h, on part à la recherche de Velone 1 qui doit être un peu plus bas à quelques dizaines de mètres. Mais l’endroit est plutôt ronçu… JY cherche, suivi de JN puis Albert, Véronique et Anne-Marie fouillent sous les ronces, déplacent des dalles de schiste, au cas où ? et Michèle se décide à chercher et trouve en deux minutes, là où nous étions passé plusieurs fois… Situé à 12 m à l’est de Velone 2, au bord d’une sente de chèvre, il était bien planqué dans les ronces, poussées dans les branchages posées sur son entrée. JN reconnait immédiatement l’entrée et le départ du plan incliné. On installe une corde, sur une malheureuse branche de ciste, pour faciliter la remontée (mais c’est facultatif), mais JY est déjà au fond.

Un tube incliné, à 50-60°, de 1 m de large et 4-5 m de haut, qui descend sur une vingtaine de mètres. Un ressaut de 2 m à désescalader, le départ du boyau étroit à gauche et le plan incliné se poursuit sur quelques mètres, les parois tournent en méandre, des blocs qui se contournent par le haut et une étroiture qu’Anne-Marie franchit sans soucis et qui se termine dans une « salle ».

Retour à l’étroiture, franchie sans difficulté par Anne-Marie, JN reste en arrière attentif à sa progression, l’estimation du boyau ne lui laisse guère d’espoir de progression. Anne-Marie est enthousiaste, « Ça s’élargit, il y a un ressaut mais ça se désescalade sans problèmes, puis il y a un méandre, ça continue… ». Albert arrive avec marteau et burin et quelques coups de massette plus tard, JN franchit l’étroiture (le schiste est facile à désober…). Entre temps Albert est déjà devant avec Anne-Marie. Michèle qui ferme la marche décide de rester en haut du ressaut de 2 m, un peu anxieuse à l’idée de le remonter.

Après le ressaut de 3 m qui se franchit en oppo, on est dans un beau « méandre » d’une trentaine de mètres de long. Cela ressemble à une fracture tectonique dans du schiste mais il y a des traces d’écoulement au sol (lit de graviers) et les parois sont calcitées en de nombreux endroits avec spéléothèmes, stalagmites, draperies, fistuleuses et même aragonite.

La galerie continue de descendre, quelques ossements de chèvres, qui seraient venues mourir là ou bien apportés par l’eau, des passages un peu serrés dans des blocs. La largeur moyenne est de 50-80 cm et le plafond à 2-3 m. JN retrouve Anne-Marie et Albert au point bas où il s’échine sur une étroiture. Au-dessus, une autre étroiture plus humaine laisse la possibilité à Anne-Marie d’accéder à la partie supérieure de la galerie. Et ça continue ? JN force un peu et ça passe. On retrouve une galerie entièrement schisteuse avec de belles dalles lustrées. Pas de traces d’écoulement de ruisseau, ni de spéléothèmes. Anne-Marie bute sur une dernière étroiture, on décide de faire demi-tour, excités par ce qu’on pense être de la première.

Albert retourne à son chantier, JN remonte vers la surface. La sortie du boyau incliné étroit est un peu physique mais sans grande difficulté. Pas de Michèle, elle a du remonter. À tout hasard, on appelle et une voix surgit du fond du plan incliné après le virage terminal… Bizarre, JN file vers le fond pour découvrir Michèle coincée dans l’étroiture terminale en baïonnette, elle a tenté d’en sortir à plusieurs reprises mais ça coince… Vu son gabarit, elle doit être assez sévère ! Quelques bons conseils plus tard (tirés du Manuel du parfait accoucheur), elle arrive à s’extirper. Retour vers la sortie du tube d’entrée. La corde sera utile pour la remontée de Michèle.

Sortie au soleil, il est presque 14 h. On essaie d’appeler JCL pour lui faire part de notre « découverte » et lui proposer de revenir dans huit jours pour la topo. Car les estomacs de certain(e)s crient famine et les victuailles sont restées aux voitures. Et il en aura au moins pour deux heures. Mais le réseau ne passe pas… Pourvu qu’il ne pense pas qu’il y ait eu un pépin !

JY, curieux de voir cette « découverte » redescend avec JN (qui avait oublié de prendre les photos). On croise Anne-Marie et Albert qui remontent et on repart pour une balade dans les galeries schisteuses, en prenant pas mal de photos.

Retour à l’extérieur vers 14 h 30, bien trempés de sueur, la cavité n’est pas froide et impose pas mal de contorsions. Il est temps d’aller manger, on reviendra dans huit jours, il y aura bien des topis avides de nouvelles galeries. On recouvre bien les entrées de trous avec les branchages, on reprend les coordonnées GPS, qui étaient en fait valides. En une vingtaine de minutes on est de retour aux voitures.

JY décide de filer directement et le reste de l’équipe se retrouve à la fontaine à l’entrée du village de Talasani, endroit ombragé, très agréable pour se rincer des particules schisteuses et pour se restaurer. On reprendra la route vers 17 h en passant par Taglio Isolaccio.

Arrêt café au Pain chaud du Golo pour arroser notre « découverte ». JCL arrive à nous joindre mais la communication est hachée. JN le rassure sur le déroulement de la sortie et lui fait part de la « première ». Mais il neHaut de page comprend pas que JCL lui précise que l’étroiture avait été franchie et c’est en relisant en détail le compte rendu de 2007 (« Mais en bas du toboggan, J.-C. et Noël se sont déjà enfilés dans un boyau noirâtre, terreux qui donne sur un ressaut de 4 m où une corde est utile et la cavité poursuit son développement en deux branches superposées en dessous de la faille principale.») que l’on découvrira que ce n’était pas de la première mais cela nous a fait rêver toute la journée et il y a encore à faire dans cette cavité.

 

 

Samedi 6 août 2016

Canyon, perfectionnement, relevés fiche reflexe

La Ruda, Corscia

 

Participants

  • ITP : Jean-Claude L., Noël R., Alexia S., Silvain Y.

 

Marche d'approche : 1h00

Descente : 3h30

Marche de retour : 0h02

 

Parcourt GE

Photos

 

Deux façons de se mettre au frais en été, aller sous terre ou aller dans l'eau. C'est cette 2ème option qui a été choisie par une équipe restreinte des topi. Et pour joindre l'utile à l'agréable, ils profiteront de la descente de la Ruda pour en préparer la fiche reflexe.

Premier rendez-vous au Carré d'As de Ponte Leccia. Les topi s'attardent longuement devant le café et les viennoiseries, il fait bon en terrasse. Les touristes passent en un flot ininterrompu, le vent les a probablement éloignés des plages, ils peuvent ainsi profiter des beautés intérieures de l'ile.

Deuxième rendez-vous au Ponte di l'Accia. Pas de navette pour cette fois-ci, Stéphane P. a donné toutes les infos nécessaires pour emprunter le vieux chemin menant directement au Ponte Suttanu. Silvain l'avait d'ailleurs parcouru lors d'une randonnée.

La trace au GPS est lancée. L'équipe rejoint le chemin de la Scala, Silvain l’emprunte sur une centaine de mètres en direction de Corscia et trouve rapidement le départ du chemin d’approche. Les repères indiqués par Sté sont confirmés : un bouquet d’arbres se détachant côté gauche, un départ de chemin côté droit marqué par un cairn. Les topi s’y engagent donc sans hésitation. La sente est relativement bien marquée, repérée fréquemment par des cairns. Elle s'élève raidement en de multiples lacets jusqu'à environ 760 m d'altitude. Les passages à l'ombre sont rares et le vent qui souffle partout ailleurs est malicieusement absent durant toute la montée. La sente devient maintenant un vrai chemin qui continue en pente légère jusqu'à un changement de versant et finit par plonger vers la rivière à l’ombre d’une belle forêt.

Le groupe est surpris par le niveau d'eau. Le canyon a déjà été descendu au mois d'août mais c'est la première fois qu'il y a si peu d'eau. Heureusement celle-ci est claire et propre.

Premier essai d'appel au 112, aucun réseau. La descente commence, le premier contact avec l'eau est naturellement frais, mais celle-ci se réchauffe progressivement. Alexia continue son apprentissage, elle assurera tous les équipements jusqu’à l’arrivée. Un petit plus, l’installation d’un rappel guidé au niveau de la grande vasque de la C7.

Une anguille, piégée dans une vasque, attend patiemment les orages estivaux.

Aucune couverture des réseaux GSM dans le canyon hormis au pont génois. En raison du bas niveau de l’eau, le saut du pont ne sera pas tenté, les topi se contentent de sauter du pilier, ça passe tranquille.Haut de page

Poursuite de la descente pour profiter encore de la fraicheur de l’eau. Un rappel de 5 m est installé sur un bloc coincé peu après le pont. Encore quelques vasques, passage hypogée bien apprécié et retour au Ponte di l’Accia.

L’option sans navette peut être privilégiée maintenant malgré la rudesse de la première partie de la montée.

Pique-nique à l’ombre peu après Ponte Castirla.

 

 

Dimanche 7 août 2016

Spéléo, topo, exploration, désob’, première

Trous de Velone, Velone-Orneto

 

Participants

  • ITP : Anne-Marie A., Michèle C., Albert D., Jean-Noël D., Rémi R.

 

TPST : 4h30

Photos

 

Restés un peu sur notre faim dimanche dernier, par manque de temps pour se lancer dans la topo, on y retourne ce dimanche. Équipe plus light, mais pour la topo il suffit d’être trois ! Rémi rejoindra le noyau des vétérans des topis.

Rendez-vous même lieu à Casamozza mais un peu plus tôt, 9 h, ce qui nous permettra d’éviter à la fois les embouteillages de la sortie de Bastia et celui de l’entrée de Folelli. Le temps du café, puis celui de retrouver Rémi, qui attendait sagement à l’extérieur n’ayant pas vu le Disco…, on file vers Velone-Orneto.

10 h, on est au parking, et le site des cavités sera vite atteint, pas besoin de GPS, une vingtaine de minutes de marche. Deux équipes seront constituées, Albert ira casser du caillou au fond de Velone 1, accompagné de Michèle, et JN initiera Anne-Marie et Rémi aux joies de la topographie souterraine. Rappel des bases puis du maniement des appareils, le clino devient de plus en plus difficile à utiliser.

11 h 15, on débute par la reprise de la topo de Velone 2, petite cavité de 16 m de développement et une profondeur de 5 m, que Rémi ne connaissait pas. On a bien fait, le résultat est sensiblement différent des mesures de 2007.

Trente minutes plus tard, direction Velone 1, le gros morceau. Albert et Michèle sont dans la descente du plan incliné. L’équipement albertien est un peu surprenant, mais devrait tenir pour une aide à la descente… il y aura une C20 puis une C30, pour aller presque jusqu’au fond, en tout cas les deux ressauts se passent en sécurité (mais cela passe bien sans corde). Pour la première partie de la cavité, jusqu’en bas du plan incliné, Anne-Marie passera en tête (il y a une étroiture au fond) avec le laser suivie de Rémi au clino et JN au carnet. On laissera la première équipe partir vers le boyau. Progression sans soucis, le bloc du fond sera contourné par le haut, mais Rémi en gratouillant a pu dégager un passage en dessous. Par contre l’étroiture terminale résistera à Anne-Marie, en baïonnette elle semble continuer par un conduit en pente mais qui se dirige, d’après la topo actuelle vers le haut des galeries inférieures, peu d’intérêt à envisager une désob’.

On remonte ensuite jusqu’au boyau latéral où les rôles seront inversés, Rémi passant en premier au laser. On rejoint assez rapidement le point bas de la galerie inférieure où Albert s’échine au burin sur une étroiture de 10x30 cm avec un léger courant d’air et une suite apparente sur 2 m, qui semble s’élargir. Si l’on veut passer il faut utiliser des moyens plus percutants. On farfouille ensuite dans tous les diverticules, on est au point bas de la cavité, -22 m et cela devient étroit.

Retour arrière pour aller topographier la galerie intermédiaire. On ira de surprise en surprise, car les départs en hauteur se succèdent, en fait on est dans une grande fracture inclinée à environ 20° avec plusieurs étages qui se sont décalés et comblés avec formation de galeries horizontales plus ou moins contigües ; on a au moins trois étages. La plus belle étant la plus haute avec de belles tranches de schistes, plus ou moins lustrés.

On a apparemment exploré tous les recoins, il est plus de 15 h 30, on remonte. On entend un juron d’Albert, suivi d’un « cling, cling… », un burin a fini sa vie dans une fente de schiste… On retrouve Albert et Michèle qui sont en cours de sortie dans le plan incliné. Déséquipement et recouvrement des entrées avec les branchages.Haut de page

Direction la fontaine de Talasani pour une collation au frais, il est presque 17 h. Petit débriefing qui sera confirmé par l’ordinateur le soir, plus de 100 m de développement (112 m précisément) et point bas à -22 m, pas mal pour un petit trou dans une zone schisteuse.

Retour vers nos pénates respectifs, vers 19 h.

 

 

Dimanche 14 août 2016

Canyon, initiation

Purcaraccia, Quenza

 

Participants

  • ITP : Antoine B., Jean-Claude L., Sophie M., Jean-Philippe S.

  • Initié : Romain G.

  • Accompagnatrices hors canyon : Sandra D., Sarah et Maëlle G. + 2 toutounettes

 

Marche d'approche : 1h15

Descente : 2h30

Marche de retour : 1h00

 

Photos

 

Premier rendez-vous matinal, 7h00 à Ceppe ! Sophie, Anto et Jean-Phi récupèrent JC et c'est parti vers le sud. Les bateaux n'ont pas encore vomi leurs flots de touristes en quête de soleil, la circulation est fluide jusqu'à Migliacciari, où un petit café en terrasse permet de réveiller les derniers neurones encore endormis.

Le deuxième rendez-vous se situe au camping de Ponte Grossu, où le futur initié passe le weekend avec sa compagne, ses 2 filles et ses 2 toutous. Toute la famille fera également le chemin d'approche pour profiter des belles vasques purcaracciennes.

Quelques dizaines de véhicules aux abords du départ du chemin, ça promet ! Marche d'approche sans souci, bien que les 2 toutounettes, courtes sur pattes, aient quelques difficultés à franchir les passages accidentés.

La famille est abandonnée entre les 2 grandes cascades. Jean-Phi qui a pris un peu d'avance grimpe en rive droite, les autres en rive gauche, tous se retrouvent en haut du premier toboggan. Celui-ci est déjà bien apprécié par Romain.

Arrivée à la C45, les trois groupes de pro libèrent tout juste la cascade, l'équipement peut se faire tranquillement dans la goulotte. Aucun souci pour l'initié dans la descente.

La famille de Romain est rejointe au niveau du toboggan de 7 mètres. Une corde est installée afin de faciliter la remontée pour la compagne et les filles de celui-ci. Le toboggan sera fait et refait jusqu'à plus soif !

Après cette séquence ludique, la descente continue en parallèle, par la rivière pour les canyonistes, par le chemin pour la famille.

La descente de la C40 pourra se faire tranquillement par la vasque suspendue.

Nouveau regroupement au niveau du toboggan de la Mort. Trop téméraire, l'une des toutounettes glissera même dans celui-ci, heureusement sans bobo !Haut de page

Encore un toboggan et c'est déjà la fin. La descente se sera finalement effectuée sans gêne, les pro devant et un duo de canyonistes italiennes derrière.

Le groupe rejoint les véhicules, ce sera un peu plus dur qu'à l'aller pour les toutounettes, la chaleur amplifiant les fatigues de la journée. De nombreux vacanciers sont croisés sur le chemin, plus ou moins bien équipés pour la marche ...

Pas de piquenique aujourd'hui, un bon hamburger sera apprécié au camping de Ponte Grossu.

 

 

Samedi 20 et dimanche 21 août 2016

TUC, Travaux d’Utilité Collective

Casetta de Ghisoni

 

Participants

  • ITP : Anne-Marie A., Antoine B., Michèle C., Albert D., Dominique D., Jean-Noël D., Olivier G., Jean-Claude L., Jean-Philippe S., Silvain Y.

  • Invitée : Laurence S.

  • Gente canine : Zilia

 

Photos

 

Que ne ferait pas le club pour le perfectionnement technique de ses adhérents et entretenir leur condition physique !

Au programme de ce weekend :

  • Techniques de portage

  • Techniques de tractage

  • Techniques de coffrage

  • Techniques de bétonnage

  • Techniques d’éclairage

Objectifs ambitieux pour un weekend de 2 jours, sachant que l’aller-retour prend déjà quelques heures.

 

Rendez-vous au local à 8h00, café, chargement du matériel et direction le Briconaute pour charger les sacs de béton prêts à l’emploi. Après de savants calculs, 20 sacs de 35 kg paraissent nécessaires pour réaliser une chape de 3 m² à l’entrée de la casetta. Un sac de ciment sera ajouté pour les finitions. Les sacs sont répartis inégalement dans les 4 4x4 en fonction de la place disponible, celui de JC sera le plus gourmand et en avalera une bonne dizaine. Celui de Silvain était déjà chargé depuis la veille avec une quinzaine de lambourdes.

Les seize roues motrices parviennent ainsi vers 11h00 au rendez-vous de 10h00 au début de la piste, échec dans l’épreuve de ponctualité. C’est également raté pour Albert qui est arrivé une demi-heure en avance et devra ainsi attendre patiemment pendant 1h30 avec Michèle et Laurence. Les affaires du trio sont réparties dans les 4x4, elles en auraient rempli un à elles toutes seules !

La piste s’est encore dégradée, les ornières se sont creusées et quelques branches gisent çà et là. Surprise en arrivant au parking sous les châtaigniers, une énorme branche est tombée et empêche l’accès aux places habituelles. Il est même nécessaire de dégager l’entrée du chemin vers la casetta.

Il est déjà midi quand les premiers allers-retours sont effectués entre le parking et la casetta. Uniquement les affaires personnelles car les estomacs crient famine et le vacarme ainsi produit devient assourdissant.

L’eau est rapidement remise en service par Silvain - il faudra changer la crépine - Dumé, Anto et JC dégageront les branches et arbres tombés sur le tuyau.

Les choses sérieuses commencent après un pique-nique froid mais consistant.

La grosse branche du parking est arrachée de son arbre par le Def de Silvain et pendant qu’Anto et JN commencent le débitage de celle-ci, Albert, Dumè, Silvain et JC ouvrent le bal du portage des sacs.

Petit exercice de calcul : sachant qu’un sac de béton pèse 35 kg et qu’un sac de ciment pèse 25 kg, quel poids font 20 sacs de béton et un sac de ciment ? Faut pas être sorti de Saint Cricq pour trouver 725 kg. Ceux-ci seront portés à peu près équitablement par les mâles présents du groupe.

Les lambourdes, qui elles aussi font leur poids, seront portées en partie par le soi-disant « sexe faible ».

La grosse branche a été sciée en 2 gros tronçons et quelques moyens, ceux-ci seront tractés par le Def de JC jusqu’à des sections de piste où il est nécessaire d’en stabiliser les bords.

Côté casetta, Albert dirige les travaux de remise en état de l’aire de camping. En effet, celle-ci a été labourée par les sangliers et elle est devenue inutilisable. Le terrain est de nouveau nivelé et égalisé, 3 tentes sont rapidement plantées.

Les bucherons retournent à la casetta. Le sol devant la cheminée est mis au niveau du reste de la pièce et les chevrons de coffrage sont positionnés à leur place. Un hérisson est confectionné à l’aide de cailloux récupérés à la rivière et en forêt. Un grillage est posé et le tout sera bien arrosé afin de laver les cailloux et tasser la terre. Il ne reste plus qu’à couler le béton.

L’heure de l’apéro a sonné, le feu est allumé, les bouteilles débouchées et tout le monde se retrouve autour de la table extérieure. Olivier arrive juste à la tombée de la nuit, il est monté à pied depuis le bas de la piste.

Les grillades se suivent, les bouteilles aussi, jusqu’au changement de date. Nuit réparatrice pour les muscles courbaturés.

Le réveil de Dumè est déréglé, il n'attendra pas les 7h00 pétantes pour claironner. Il sera le premier levé et mettra en marche le grille-pain. Levé plus ou moins général avant 8h00 pour un petit déjeuner copieux avec pain grillé au feu de bois.

Les travaux ne tardent pas à reprendre. Un demi-tonneau servira de bétonnière et les sacs se vident rapidement avec Dumè au talochage. JC s'occupera de la pose des leds, du changement de tous les câbles électriques et de la pose du boitier de commande et du support de la batterie. Plusieurs couches de papier alu seront enroulées autours des planches supports afin de prévenir une éventuelle propagation d'incendie.

Le travail se poursuit sans relâche jusqu'au dernier sac de béton. La quantité a été bien estimée, il en restera même suffisamment pour réaliser une petite banquette de soutien devant la cheminée. Des réservations sont effectuées dans celle-ci en prévision des supports de tournebroche.

Les éclairages fonctionnent du premier coup et la batterie charge. Silvain finit de fixer les panneaux solaires sur le toit. Celui-ci est d'ailleurs réparé, une plaque de tôle emportée par le vent sera remise en place, ainsi que quelques clous de fixation.

Il est plus de 15h00 lorsque tout le monde se remet autour de la table pour le pique-nique terminal, avec le sentiment d'avoir bien travaillé.

Les préparatifs de retour ont déjà commencé lorsque Jean-Phi arrive. La stratégie de pose du plancher est ainsi affinée. La discussion dévie sur un aménagement plus rationnel de la surface. Plusieurs idées :

  • Installation d'une table ronde autour de l'étai central. Celle-ci serait réalisée en planches de coffrage rabotées. D'un diamètre de 2 mètres, elle permettrait à une douzaine de personnes de se restaurer de façon plus conviviale.

  • Déplacement de l'échelle vers le coin interne de la mezzanine en la transformant en échelle relevable.

  • Déplacement du coin cuisine à côté de la porte, ceci libèrerait un grand espace pour une grande table rectangulaire.

  • Reconstruction de la cheminée avec remplacement du tuyau en éverite par abaissement du tuyau en tôle.

Il est également envisagé le changement de 2 poutres de toit qui commencent à pourrir sérieusement. Ce neHaut de page sont pas les arbres et branches qui manquent aux alentours ! D'autant plus qu'il faudra songer à abattre quelques pins afin de sauvegarder la châtaigneraie et dégager le ciel au-dessus de la casetta.

C'est ainsi que les topi redescendent vers la plaine avec la tête pleine de projets ...

JC

 

Version Dumè :

 

Les 2 principaux objectifs du chantier sont :

Le bétonnage de la zone qui se situe entre la porte d’entrée et le devant de la cheminée. Cette surface représente environ +/- 3 mètres carrés.

La remise en conformité de l’éclairage de notre ERP (Etablissement Recevant du Public)

Comme d’hab le premier rendez-vous est prévu au local à 8 h 00 pour y charger le matériel de terrassement, débroussaillage, etc....

Puis deuxième arrêt chez les Briconautes pour y charger 20 sacs de béton qui seront dispatchés dans les Lands de JND, JCL et Silvain. Nous prendrons ensuite la route, mais cette fois-ci pas de pause-café à Aléria (l’heure tourne vite vite) et enfin rendez-vous au croisement de la piste où nous attendent depuis plus d’une heure Albert, Michèle et leur amie Laurence. Le transvasement de leurs affaires (bouffe, duvets, 3 tentes et pleins de bricoles va se faire également dans les Lands.

La montée de la piste se fait sans trop de problèmes, mis à part que celle-ci est bien plus ravinée qu’au mois de novembre. Le tronçon entre les bergeries et le parking terminal est sec, mais le devers est toujours aussi important (il faudra qu’on s’y mette un de ces jours pour essayer de le niveler. En effet si un jour pluvieux on glisse, on risque de bien se coincer. Rappelez-vous les quelques belles frayeurs que certains ont connues). Nous arrivons enfin au giratoju et quelle ne sera pas notre surprise de voir une énorme branche du châtaigner cassée au sol. Elle empêche pratiquement tout retournement et parcage des véhicules (Voir sur les photos). Il est tout de même 12 h 30 et nous décidons d’emmener à la cabane les affaires de victuailles pour reprendre des forces et de revenir ensuite pour transférer tout le matériel et s’occuper de la branche. Arrivés à la Casetta nous constatons également les dégâts suivants : la zone de camping a été remuée par nos amis porcins – apparemment une belle tempête de vent a fait décoller une tôle du toit au-dessus de la couche de notre Noël. Le vent a également renversé les matériaux stockés avant le dépôt de bois et celui-ci a également subi les attaques du dieu Eole puisque la tôle coté parking a été arrachée et la réserve de bois s’est à moitié effondrée. A part ça tout va bien madame la marquise.

Pendant que certains s’occupent de préparer la mezzanine d’autres vont faire un peu de ménage. Bon, on passe sur les détails du repas de midi qui encore une fois a respecté les us et coutumes traditionnelles du site.

Maintenant on va passer aux choses sérieuses : pendant qu’Anto, Jean-Noël et Silvain font faire parler la « ronchonneuse » (dixit Anto) pour dégager la grosse branche, d’autres vont faire les sherpas (pas chers) pour commencer le transfert des sacs de béton. En effet ceux-ci pèsent 35 kg (ce qui a l’air anodin) mais une fois sur le dos c’est une autre histoire, d’autant plus qu’il faut faire attention sur le sentier. 1, puis 2, puis 3 et ainsi de suite une bonne dizaine de sacs se retrouvent devant notre home. Pour se reposer un petit peu les porteurs vont assister les bucherons dans leur labeur. La branche est débitée en  sections de différents longueurs et diamètres. Parmi les tronçons nous allons en tracter 4 pour les positionner en bordure des dévers les plus délicats. Les bucherons ayant encore un peu de patate vont aider les sherpas. Et voilà tous les sacs sont à pied d’œuvre, les affaires et les divers matériels également. Il ne faut oublier que tout le monde a également participé au transport des 15 « lambourdes » en IPE (bois exotique très dense et lourd).

Et maintenant que va-t-on faire (sur un air de G Bécaud). Y’a plus qu’à, comme diraient certains. Nous vidons la casetta pour travailler à l’aise. Nous reprenons les niveaux de la dernière fois et on s’aperçoit qu’il y a encore un bon mètre carré à décaisser devant la cheminée. Allez on s’y met et ping et pang et reping et repang, la pioche fait son œuvre petit à petit. Enfin on atteint le niveau désiré. On reprend encore et encore les niveaux, on calcule et on recalcule pour enfin tout mettre de niveau (+/-). On mouille le sol  nivelé pour le tasser et il est demandé aux bonnes œuvres charitables d’aller chercher des cailloux pour préparer «  A riciatta » (hérisson). Nous allons en effet faire un lit de cailloux sur tout le sol à bétonner de façon à créer une bonne prise au sol et en même temps économiser un peu de béton. Retour sur la piste pour voir les aménagements à faire : l’idéal serait de creuser tout d’abord du coté amont du devers et de faire descendre les déblais vers le bas (entre le passage humide et le rocher qu’on avait tenté de casser il y a quelques années) en allant vers la casetta. Puis entre les bergeries et le passage humide là aussi il y aurait  2 endroits qui renvoient les roues vers le bas et qu’il faudrait décaisser. Si lorsqu’on remonte la prochaine fois et qu’il y ait assez de monde on pourrait faire une équipe de terrassiers. Il faut voir si on peut louer un marteau piqueur thermique avec des burins et des spatules.

Retour au bercail pour se débarbouiller et passer aux choses sérieuses ; oui vous avez deviné : apéro, (Ah  on allait oublier qu’Olivier qui passait par là a vu de la lumière et s’est arrêté) grillades, dégustation œnologique, et la pastèque d’Albert (non pas lui, mais celle qu’il a apportée) et avec en fin de repas une Polonaise (???) d’Anto. La température extérieure est très clémente et on peut s’attarder sur les délires ghisonesques. Il est environ 23 h 00 et c’est sous un ciel super étoilé que certains vont rejoindre la mezzanine et d’autres leurs huttes de toiles.

Le lendemain : d’habitude à 7 h 00 pétantes Dumé sonne du clairon mais apparemment il est un peu décalé et c’est un peu plus tôt qu’il va préparer la table du petit déj. Tout doucement les uns après les autres, les visages radieux ou moins radieux apparaissent. Rien ne vaut un bon petit déj pour vous mettre de bonne humeur toute la journée ; café, pain grillé, beurre et confiture casino, confiture de mûres de JYC, des œufs durs, du pain grillé, de la brioche, un bon rouge...etc.................

Bon maintenant il faut s’y remettre ; on va s’organiser : Albert, Oliver et Jean Noël à la bétonnière, Anto et Silvain à la brouette, Jean-Claude et Dumé à l’intérieur, les filles au nettoyage des abords.

En attendant le béton Jean-Claude commence la nouvelle installation électrique (coffret de commande général, leds à la place des néons 12 v, batterie de 12 v au-dessus du coffret, installation du câblage vers le toit et les panneaux solaires, divers tests ..........).

Ça y est, le premier seau de béton est versé sur le lit de cailloux grillagé. Puis c’est le deuxième seau, puis le troisième et ainsi de suite. Vu la surface que recouvre un sac nous avons une petite inquiétude : est-ce que nous en aurons assez ? On va attendre le gâchage du 10ème sac pour voir où on en est. Et voilà que le dixième sac vient d’être versé. Apparemment on en aura suffisamment et même qu’il peut en rester. 16 sacs c’est ce qu’il nous aura fallu pour réaliser la partie bétonnée. Etant donné qu’il nous reste encore 4 sacs Dumé propose de faire un renfort sous forme de banquette d’environ 20 cm pour renforcer les bases des murs. Nous allons poser un coffrage (mal calé) qui partira du mur de la porte, va passer devant la cheminée et fera un retour sur le mur du finestrou. C’est reparti au bétonnage pour l’instant tout va bien jusqu’au moment où « P----n ! » s’écrie Dumé : le coffrage a ripé sous le poids du béton  et on se retrouve avec un côté qui fait 24 cm et l’autre 19 cm « M---e » « M---e » « M---e » c’est ma faute reprend Dumé ; vite il faut faire quelque chose. Anto propose judicieusement de retirer un partie du béton de façon à pouvoir recaler correctement le coffrage et remettre le béton. Sitôt proposé, sitôt effectué et tant bien que mal on a pu rattraper la bonne largeur. Ouf ! Ca y est, c’est fini. On va attendre que le béton sèche un peu pour tenter un décoffrage. En attendant Jean-Claude, Olivier et Silvain procèdent à la finition de l’installation électrique. Jean-Noël et Anto au nettoyage des outils. Maintenant que le béton a  séché un petit peu on va pouvoir immortaliser et graver le millésime MMXVI, non pas dans le marbre mais sur le pas de la porte. On va enlever les renforts du coffrage et faire une finition de béton balayé. Pour plus de sécurité, nous laisserons quand même en place les chevrons et le coffrage de la banquette qui ne sont pas gênants pour rentrer dans la casetta. Pour l’instant ça reste pas trop mal, on verra lorsqu’on reviendra. Il est pratiquement 16 h 00 et voici que nous  avons la visite furtive de Jean-Phi qui va nous conseiller pour la pose des lambourdes et du plancher.Haut de page

Mais cela fera partie d’une autre aventure des Topi.

Départ vers 17 h 15, arrivée à Montesoro vers 20 h 30, déchargement du matos. Un petit bonjour à Dany et André qui rentraient également de canyon et retour maison. Encore un weekend bien chargé.

 

 

Samedi 27 août 2016

Spéléologie, initiation

Grotte de Carpinetto, Lano

 

Participants

  • ITP : Anne-Marie A., Albert D., Jean-Claude D., Jean-Noël D., Marie G., Jean-Claude L., Véronique M., Noël R., Marie-Pierre R.

  • ITP soutiens : Michèle C., Alexia S.

  • Initiés : Cécile A., Cécile A., Renaud B., Pierre L., Dany O., Gérard O., Pierre O., Pierre-Jean O., Lionel P., Michel P., Jean-Marie V., Diégo, Euan

  • Gente canine : Oscar, Zilia

 

TPST : 2h30

Photos

 

A la demande de monsieur le maire de Lano, une petite visite de la grotte de Carpinetto est organisée pour ses administrés en cette chaude journée estivale. Cette visite a été élargie à quelques habitants des villages voisins.

Premier regroupement à Ceppe, puis à Borgo, puis à Ponte Leccia, et enfin au début de la piste, une véritable course d'orientation !

Seulement trois 4x4 disponibles, certains monteront à pieds.

Distribution et explication du fonctionnement des casques, et pendant que Marie donne quelques info sur le contexte géologique du massif, les 2 JC partent installer quelques cordes pour faciliter la progression.
Ceux-ci sont rapidement (déjà !) rattrapés par les initiés qui ont semble-t-il hâte d'en découdre puisqu'ils ont apparemment lâché ceux qui étaient censés les guider !

Les initiés se retrouvent au bout de la grande galerie pour une première explication sur la genèse des galeries souterraines et la formation des concrétions.

Sur le retour Marie et Nono accompagnent certains faire un petit détour par la galerie concrétionnée. JCL profite de l'absence d'eau pour s'engager au plus loin raisonnable dans le boyau boueux. Une couche de glaise marque la fin de cette incursion dans une zone peu visitée de la cavité, le boyau continue encore sur quelques mètres. Une autre visite s'impose pour profiter de cet étiage rare ...

JCL et Albert descendent également dans le puits du chien où le niveau d'eau est un mètre sous la normale. Au fond on peut maintenant y voir une petite galerie qui part vers le sud. La visite nécessiterait quand même de faire trempette.

Retour dans la galerie principal, JN mène le groupe vers les lacs jumeaux mais le passage par le laminoir ne tentera que Lionel, qui sera accompagné par JCL dans ce passage générateur d'adrénaline. Le reste du groupe continuera le circuit en passant par la galerie de la chèvre.

Petite visite de la salle blanche, où le thermomètre indique 9°, avant une regroupement général devant l'entrée de la cavité pour les traditionnelles photos de groupe.

Retour en file indienne à la piste où un agréable spuntinu, concocté par notre maire préféré Pierre Leschi, attend les spéléos du jour. Salcicciu, coppa, casgiu, accompagnés de ce qu'il faut pour se réhydrater, permettent de rassasier agréablement toute l'équipe.Haut de page

Avant de redescendre la piste, un coup d'œil est jeté à la station basse de la tyro des monoxyles. En effet le ficélou laissé en place lors de la dernière campagne de fouilles n'est plus en l'air, il est maintenant posé sur la cime des arbres. Il s'est apparemment décroché, ou coupé, vers le point d'attache inférieur ...

Les topi laissent les initiés et rejoignent leurs pénates après une petite halte rafraichissante au pont du Golo.

 

 

Mardi 30 août 2016

 

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Samedi 3 septembre 2016

Spéléologie, entrainement à l’équipement

Falaise A Tozza, Barbaggio

 

Participants

  • ITP : Marie G., Pierre L., Manon L.

  • Initiée : Sara G.

 

TPEF (temps passé en falaise) : 4h00

Photos

 

L’appel aux motivés envoyé par SMS à tous les membres du club vendredi a permis de constituer une équipe restreinte, mais déterminée, pour une session falaise à Barbaggio.

Pas de rendez-vous matinal par ce beau samedi de septembre, on se donne rendez-vous peu avant 14h au local. Marie et sa sœur Sara sont bientôt rejointes par Manon qui arrive du train et Pierre qui sort de sa grass’mat’.

On se fixe quelques objectifs : s’initier à la progression sur corde en technique spéléo pour Sara, s’initier à l’équipement pour Manon, s’entrainer à l’encadrement pour Marie et s’entrainer à l’équipement pour Pierre.

On prend quelques cordes, mouskifs, plaquettes, sangles et autres protèges-corde et direction Barbaggio sous un soleil de plomb. On a visé juste sur les horaires, la voie de l’Olivier et sa voisine sont à l’ombre.

On commence par une petite révision de la montée / conversion / descente dans les arbres derrière la falaise. Manon révise les 2 nœuds dont elle aura besoin pour équiper la voie de l’Olivier : le double huit et le nœud de mickey. On prépare le kit, recommandations de rigueur sur le nœud en bout de corde, l’enkitage de la corde, la répartition du matériel et du kit sur le baudrier… Puis on s’attaque à la voie. C’est donc Manon qui gère l’équipement avec les conseils de Marie. Sara et Pierre surveillent l’opération. Pierre équipera ensuite la voie voisine jusqu’à la margelle. Manon s’entraîne au réglage des oreilles des mickeys, au réglage du mou pour les pédales aux fractios. Après la pose de la déviation sur l’arbre, Manon touche le sol où Sara l’attend, bientôt rejointes par Marie. Manon et Marie remontent par les airs tandis que Sara remonte par la terre. La voie étant installée, Sara est invitée à la descendre. Manon descend en premier pour se positionner sur la margelle et ainsi assurer Sara par le bas sur la grande tirée. Sara descend ensuite, guidée par Marie. La progression se fait aisément. On ne tente pas le passage de la dév’, ça sera pour la prochaine fois. Marie rejoint Sara et Manon sur la Margelle. Après quelques échanges de circonstance, Marie remonte et se positionne au-dessus du fractio pour guider Sara au passage du fractio. Sara attaque la remontée et sans problème aucun passe les deux fractios sous le regard fier de sa grande sœur. Manon remonte ensuite. Puis Manon redescend jusqu’à la dév’ pour entamer le déséquipement de sa voie. Pendant ce temps Pierre déséquipe la sienne. Il est déjà 19h donc pas d’entrainement au dégagement d’équipier pour Marie qui se faisait pourtant une joie de dégager la toute légère Manon ! Ce sera pour la prochaine session.Haut de page

A prévoir pour Manon pour la suite : continuer à se familiariser avec la réalisation des nœuds de base, leur réglage, pour ensuite se concentrer aussi sur l’anticipation des amarrages et la gestion des frottements.

Retour au local vers 19h30, Marie et Sara filent lâchement pour aller accueillir leurs invités tandis que Pierre et Manon réintègrent le matériel.

 

 

Dimanche 11 septembre 2016

Fête du sport

Place Saint Nicolas, BastiaHaut de page

 

Les topi ont tenu un stand à la traditionnelle fête du sport de Bastia. Cette année, elle se déroulait sur une seule journée, le dimanche, et une quinzaine de membres se sont relayés pour l'animation.

Carton plein pour la réservation des 30 places disponibles pour l'initiation spéléo des prochaines JNSC à Oletta.

 

 

Samedi 17 septembre 2016

Spéléo, équipement, initiation

Cast 1, Oletta

 

Participants

  • ITP : Dominique D., Noël R., Rémi R., Alexia S.

  • Initiés : Michèle et Yves

 

TPST : 4h00

 

Le but de la journée est multicartes :

- Faire l’initiation de Michèle et Élie

- Voir la possibilité de tendre une tyrolienne dans la salle de la chèvre pour les prochaines JNSC

- Divers

 

Donc petit retour en arrière. Jeudi 15 septembre 2 personnes passent au local pour rencontrer Noël (en fait ces 2 personnes et Noël ont une connaissance commune, laquelle leur a recommandé de prendre contact avec Noël). Pour info elles ont déjà pratiqué la spéléo sur le continent. Mais plus particulièrement des traversées connues de divers massifs de l’hexagone (La Verna, la Dent de Crolles...). Donc pour ainsi dire que de la descente.

Le matériel est préparé jeudi soir, il est chargé dans la voiture d’Alexia et le rendez-vous est prévu à 8h30/8h45 au Col d’Amphore. Diantre direz-vous, ça fait de bonne heure !! Hé oui. Et en plus tout le monde est à l’heure. Donc après un petit café en terrasse, direction le gué de l’Aliso. Nous y laisserons les voitures des initiés et d’Alexia et entassons le matériel dans celle de Dumé. Mais qu’elle ne sera pas notre surprise de voir l’Aliso A SEC de chez SEC. En effet il n’y a plus une goutte d’eau dans le lit du ruisseau. Personnellement c’est la première fois que je vois l’Aliso comme ça. C’est une rivière de galets qui se trouve devant nous. Quelques mètres en dessous le gué, un semblant de vasque retient un peu d’eau très appréciée des vaches.

Nous allons donc traverser à sec et sans déchausser. Dumé et Michèle montent en 4X4, le reste de l’équipe à pied. Ce qui va permettre d’évaluer le temps nécessaire pour monter jusqu’au bord du trou. Donc du gué au Pylône il faut compter grosso modo 20 minutes sans sac. Ce qui veut dire que pour les JNSC il faudra dire à ceux qui monteront à pied, qu’il leur faudra environ 30 minutes.

Nous voici au pied du pylône. Il fait très beau et chaud, il n’y a presque pas de vent. Le temps de se préparer et de papoter, il est quasiment 11 h 00 quand Alexia équipe le puits d’entrée. Pendant ce temps Noël réexplique la mise en place du baudrier et des divers ustensiles. Nous attaquons la descente et envoyons dans la salle du veau les différents kits d’équipement + celui des repas pour le mettre à l’ombre. Alexia, assisté de Dumé, continue l’équipement du P15. Noël équipe la descente de la chèvre, il sera suivi par les initiés et Rémi. Dumé va rester dans la salle du veau, d’une part pour conseiller les initiés, puis une fois qu’Alexia est en bas du P15, il va fermer la marche derrière les initiés. Depuis la biroute, Dumé et Noël, qui est monté sur le balcon, vont voir s’il est possible de tendre un tyrolienne. Il semblerait que depuis la biroute la tyro irait s’enquiller très haut et frotterait sur les draperies au risque de les endommager. L’amarrage serait plus pratique 1,50 à 2 m en dessous de la biroute juste au départ du petit plan incliné. Tout le monde se retrouve dans la chèvre puis Noël attaque la remontée jusqu’au départ de la vire. Michèle et Yves suivent à leur tour, eux-mêmes suivis par Alexia et Rémi. Dumé remonte par le puits de la barre pour voir s’il est possible de créer éventuellement une vire entre le départ du dernier puits de la chèvre pour arriver sous la barre. Entre temps le groupe visite le haut de la salle par la vire du câble. Alexia est la première à redescendre. Noël assiste les initiés au départ du puits. Puis avant de redescendre il s’engage à l’horizontale après l’amarrage du câble et éclaire droit devant. Du bas de la chèvre Dumé aperçoit le faisceau lumineux pratiquement à l’horizontale de la biroute. Selon Noël la jonction semble possible entre sa position et le départ de la coulée blanche. Il s’y engage avec la corde d’assistance qui est en place au bout du câble et sort sa tête pratiquement au niveau de la coulée blanche et à la verticale de l’amarrage du dernier puits de la chèvre. Il faudrait peut-être équiper ce passage dans le cas où l’installation de la tyro deviendrait trop compliquée. La remontée vers la salle du veau se fera, d’une part pour les initiés et Alexia par le P 15, et pour les 3 autres par la chèvre. Nous laisserons en place les équipements ainsi que le kit avec le matériel d’équipement du fond. Noël propose de réfléchir à l’équipement du passage qu’il a  repéré ce qui permettrait de faire l’option suivante pour les JNSC :

Entrée – Salle du Veau – P 15 (avec dev ou fractio) – Salle de la chèvre – montée balcon par échelle spéléo – vire du câble – NOUVEAU PASSAGE- DESCENTE en parallèle de la coulée blanche jusqu’au niveau de l’amarrage du dernier puits – Remontée vers la biroute jusqu’à la salle du Veau et sortie.

Il est quasiment 15 h 00 quand nous ressortons. Le coin pique-nique est inauguré par de bonnes rasades de divers crus et les traditionnelles victuailles, tout cela sous un ciel partiellement voilé (par précaution ce coup-ci l’option grillade est abandonnée).

Puis entre une chose et l’autre nous serons de retour sur Bastia vers 18 h 00.

 

Petit bilan : Nous étions 6 personnes (4 ITP + 2 initiés). Même si nous avons pris notre temps, nous avons quand même passé pratiquement 4 h 00 sous terre. Nous avons emprunté le « circuit traditionnel ». Cependant, il faudra bien réfléchir le WE du 24/25 septembre lorsque nous monterons pour préparer les JNSC quel circuit sera adopté : soit le circuit normal ; soit  l’installation d’une tyro ;  soit le nouveau passage ou tout autre suggestion.Haut de page

 

PS : Pour la préparation des JNSC il faudra penser au :

Matériel de démaquisage – terrassement- panneaux d’indication – brochage ou spitage du nouveau passage – Perfo batterie + broches et colle etc. – sangles – Matériel tension Tyro – Matériel divers et tutti quanti............

 

 

Lundi 19 septembre 2016

Travaux…, merendella

Casetta, Ghisoni

 

Participants

  • ITP : Albert D., Jean-Noël D., Véronique M.

  • Invités : Anita et Alain M.

  • Gente canine : Oscar

 

TPAM : 2h00

Photos

 

Les cousins sont en vacances en Corse, ce n’est pas le premier séjour et ils commencent à bien connaître le bord de mer. Par contre le cœur de la montagne corse ne leur est pas familier, la cousine n’est pas très sportive… et les randonnées en 4x4 sur pistes chaotiques ne sont pas non plus leur quotidien, ils viennent du blésois, à la limite de la Beauce et de la Sologne. Donc direction la casetta de Ghisoni pour un pique-nique et on en profitera pour décoffrer et voir les résultats de l’œuvre des maçons.

Ouf, après un weekend arrosé, le soleil brille à nouveau. On doit récupérer Albert au passage mais les bouchons traditionnels de la sortie de Bastia retarderont tout le monde et on se retrouvera au parking de Moriani (lieu de villégiature des cousins). Un café, puis direction le sud. La circulation est plus fluide et vers 11 h on est en bas de la piste. Albert, qui a embarqué les cousins, laissera sa voiture après le pont et tout le monde s’entasse dans le Disco.

Les cousins seront comblés, la promesse de Rando Orangina est tenue, la piste secoue toujours autant. Par prudence on laissera le Disco aux bergeries, déjà entre les premières ruines sur le replat et l’accès au trou, ça patinait de temps en temps, suite aux pluies de la veille et aux nombreuses aiguilles de pin qui tapissaient la piste. Pas question de glisser avec un seul 4x4 ! On a bien fait car la piste qui mène au parking sous le châtaignier est à nouveau tapissée d’aiguille et cela aurait été bien risqué de partir en crabe. Et la marche d’approche (sans sac de 35 kg sur le dos) est fort agréable.

Midi trente, on est à la casetta, pas de dégâts depuis notre dernier passage, les sangliers ont épargné le terrain de camping d’Albert. L’eau ne coule pas mais en quelques minutes, Albert et Alain ont rebranché le circuit, une branche avait désamorcé le tuyau. Le panneau solaire a bien chargé la batterie, 13V au compteur, le grand luxe. Étalement des victuailles sur la table, allumage du feu, la suite est traditionnelle, apéro, grillades, Rustique°, gâteaux… et quelques rasades de Sauvignon et Bourgueil.Haut de page

Avant de repartir il faut quand même bosser un peu, c’est lundi ! quelques coups de massette et les coffrages sont enlevés. Ça tient, heureusement… il ne reste plus qu’à poser les lambourdes et les planches, et… y’a du boulot !

17 h, on plie bagages, toujours à regrets. Les mûres sont à point, on ramasse de quoi faire une belle tarte, puis petite grimpette pour voir l’entrée de A Buga. Une halte Pietra à Moriani et retour à Bastia pour 20 h.

 

 

Vendredi 23 septembre 2016

Spéléo, rando, explo, topo

Grotte de Murcella, Asco

 

Participants

  • ITP : Anne-Marie A., Albert D., Jean-Noël D.

  • Invités : Hélène et Daniel A., Catherine

  • Gente canine : Zilia

 

TPST : 0h15

Photos

 

Sur les recommandations d’Albert, on est partis pour une rando en vallée d’Asco, la vallée du ruisseau de Pinara, qui part du pont génois d’Asco pour emprunter le chemin de transhumance Ile-Rousse/Corte, passant par Corscia dans le Niulu. Balade décrite dans Les 25 plus belles balades faciles de la Haute-Corse de G.-P. Quilici. La description de la rando précisait qu’au bout de deux heures de marche on devait faire demi-tour au niveau d’une cascade et d’une grotte, sans plus de précisions. On retrouvait la mention de grotte sur la carte IGN. La fibre spéléo a repris le dessus, la géologie n’est nullement propice à une cavité mais qui sait, on embarquera donc le matos topo et un éclairage, mais pas la corde de 60 m, ni le baudard…

RDV trad’ au Carré d’As, on retrouve la famille d’Anne-Marie pour un café sous un soleil magnifique. Avec plaisir nous découvrons son conjoint, homme très sympathique et sa fille Hélène, qui nous avait accompagnés dans la Vacca… Direction Asco, il faut laisser les véhicules en haut de la route qui descend au pont, celle-ci est fermée par arrêté municipal depuis juillet 2016. Pas de soucis pour la descente mais on songe à la remontée…

La rando est vraiment très agréable, beau sentier dallé, sans grande déclivité, quelques montées un peu raides mais assez courtes. La beauté du paysage est à la hauteur, on traverse des enclos d’anciennes bergeries avec leurs paghjaddu aux toits recouverts de terre. Une heure trente plus tard on traverse à gué le ruisseau de Pinara pour se retrouver dans une ancienne châtaigneraie plantée en terrasses, un travail de titan. À peine quinze minutes plus loin, on retraverse le ruisseau et on découvre la cascade, en fait un pissadou de 3 m de hauteur entre deux énormes blocs et en dessous du bloc de la rive gauche orographique, la Grotte !

Albert et Anne-Marie partent illico explorer l’inconnu pendant que JN sort le matos topo… Six mètres plus loin c’est le fond ! mais sur la gauche Albert parvient à se glisser dans une poche entre blocs avec un développement de 3 m, il y fait bien noir. On décide que c’est une cavité et en avant pour la topo, au total 13 m de développement pour un dénivelé de +2 m, on est à 955 m d’altitude. Ce sera la Grotte de Murcella, qui s’ouvre dans des alluvions indifférenciés d’origine fluviale entourés d’un socle métamorphique antébatholite (du volcanisme).

Il est 13 h, retour sous les châtaigniers pour le pique-nique. JN se fera une frayeur, ne retrouvant plus son portable, demi-tour il était tombé au milieu de la sente, ouf ! Après une heure de pause, il faut entamer la descente, d’autant plus que le soleil se voile, ça bourgeonne sur les hauteurs. Une heure trente plus tard, on est au pont génois, le ciel est couvert. Il ne reste plus qu’à remonter les lacets de la route…Haut de page

Arrivés en haut, Zilia manque à l’appel ! Albert et Anne-Marie redescendent mais pas de chienne. Puis JN, resté en haut du belvédère, aperçoit notre trois pattes qui sort du maquis pour suivre Albert qui était arrivé presqu’au pont ; il devra la remonter sur ses épaules, elle n’en pouvait plus. Et la pluie avait commencé à tomber, il était temps (sauf pour Albert et Anne-Marie…).

Il se fait tard, chacun retourne à ses pénates.

 

 

Dimanche 25 septembre 2016

Spéléo, équipement

Cast 1, Oletta

 

Participants

  • Première palanquée : Antoine B., Wanda C., Jean-Claude D., Dominique D., Marie G., Pierre L., Manon L., Noël R., Marie-Pierre R., Jean-Philippe S., Alexia S.

  • Deuxième binôme : Noémie G. et sa maman

  • De passage : Michèle C., Albert D., Jean-Noël D., Véronique M.

  • Nos amis canins : Ella, Oscar, Zilia

 

TPST : 3h30

Photos

 

Suite à la sortie du samedi précédent nous allons continuer les préparatifs pour les JNSC du 1 et 2 octobre.

En fait, nous allons constituer 3 ateliers :

1) Equipement du nouveau passage

2) Nettoyage de l’aire autour de l’entrée

3) Aménagement de la partie ardue de la piste

 

Concernant le premier atelier il s’agit de faire les aménagements suivants : prolongation de la vire de la chèvre par le passage qu’a trouvé Noël. En effet après moult discussions sur les avantages et inconvénients, d’une part de la tyrolienne, ou du nouveau passage, c’est celui-ci qui sera retenu.

Donc l’équipe composée de Marie, Noël, Alexia, JCD, Wanda, Marie-Pierre, Manon et Jean-Philippe va descendre aux alentours de 10 h 30. JCD équipe le puits d’entrée puis récupère les kits d’équipement et les sacs de pique-nique pour les stocker dans la salle du veau. En effet, dehors il fait très très chaud.

Donc voilà ce qui est prévu : Noël et Alexia vont attaquer l’équipement du  nouveau tronçon ; il faut mettre en place la corde qui va partir de la fin du câble, elle va passer entre la paroi et des grosses concrétions pour descendre rejoindre le palier du départ du dernier puits de la chèvre (au niveau de l’amarrage en Y). Wanda, Marie-Pierre et Jean-Philippe vont faire la visite traditionnelle et observer le circuit proposé pour le JNSC. JCD qui est en « manque » de poudre a prévu d’élargir un peu plus le passage de la jonction. Alexia va mettre en place l’échelle spéléo pour accéder au balcon de la chèvre (ça fera un atelier découverte de plus pour les initiés). Quand à Marie, elle va réaliser un double amarrage avec une sangle en plantant un spit et 1 AN à côté de la Dev au-dessus du balcon de façon à ce qu’un encadrant puisse se longer en sécurité pour surveiller le passage de la Dev.

A l’extérieur, Antoine et Pierre, aidés par ceux qui n’ont pas encore entamé leur descente, commencent le nettoyage de l’esplanade autour de l’entrée. Il est prévu de nettoyer une zone assez plate d’environ 4 X 4 m à côté du Pylône. On pourra y installer une tente barnum et l’exposition Chiroptères du GCC. Une zone à l’intérieur des pieds du pylône va également être nettoyée afin de pouvoir installer 2 ateliers cordes pour les initiés. Pendant qu’Antoine et Pierre continuent le nettoyage et le dessouchage de quelques lentisques et calycotomes, Dumé va tenter d’arranger un peu la partie raide de la piste. Le but est de nettoyer le bord du coté Aliso sur environ 30 centimètres de façon à ce que les 4X4 puissent passer à cheval entre les ornières de façon à ne pas trop arracher de cailloux et de monter sans trop patiner. Donc c’est à grands coups de pioche et de masse que Dumé, tel un forçat de la route, va tout doucement et sous un soleil de plomb tracer le passage. La soif et la fatigue se faisant sentir il revient au bord du trou pour se réhydrater. Une petite pause avec Anto et Pierre est la bienvenue. A ce moment nous voyons arriver Noémie et sa maman, accompagnées de leur chienne Ella. Elles sont venues pour découvrir notre jardin d’enfants et donner un coup de main pour le nettoyage du terrain. Dumé repart direction le bagne de Cast  pour finir l’aménagement. Puis de retour au pylône il donnera un coup de main aux débroussailleurs. Quand tout à coup nous voyons arriver Michèle et Zilia qui sont montées à pied depuis la ruine. Elles sont toutes seules car Albert attend Jean-Noël pour charger leur matériel dans le 4X4. Puis une demi-heure plus tard arrivent aux environs de 12 h 30 Jean-Noël, Véronique, Albert et Oscar. Ils nous ont rejoints pour le pique-nique. Jean-Philippe est ressorti depuis peu, il est suivi par Wanda et Marie-Pierre. Wanda nous signale que Noël recherche du matériel (burin) qu’il ne trouve pas et demande à ce qu’on descende pour l’aider. Du coup Dumé et Antoine qui auraient préféré rester dehors se dévouent pour aller le rejoindre. Antoine descend par le P 15. Pendant ce temps Dumé qui a farfouillé dans les kits de la salle du veau trouve le burin qui était resté au fond du kit des pétards. Il le descend à Jean-Claude qui est suspendu au tronçon sous la biroute pour le faire passer à Noël, puis il remonte à la salle du veau pour permettre à Jean-Claude et Manon de ressortir. Puis Dumé redescend sous la biroute. Anto a rejoint Alexia et Noël par le puits de la barre, il va remplacer Noël au brochage. Noël fait passer la trousse à spit à Dumé pour faire un double amarrage sur la paroi du plan incliné, ce qui permettra de se longer lorsqu’on descendra par le nouveau passage et de pouvoir récupérer la corde de la biroute. Dumé commence à tamponner et au bout de quelques instants se retrouve pris de crampes aux doigts dans les mains et commence à sentir un petit coup de fatigue. En effet, le travail de bagnard sous le soleil de plomb l’a complètement déshydraté et les allers-retours entre la biroute et la salle du Veau n’ont rien arrangé. Il va demander à Marie de venir le remplacer. Puis, après avoir récupéré quelques forces, Dumé remonte dans la salle du veau et ressort. Dehors ça sent bon la grillade (Marie-Pierre est aux fourneaux), il y a du monde attablé et les premières bouteilles ont été victimes des assoiffés. Vers 14 h 00 et des brouettes tout le monde est ressorti et le traditionnel festin Castiglionesque va continuer jusqu’aux environs de 16 h 00. Entre temps, Albert aide Michèle à s’équiper pour qu’elle fasse une montée/descente sur le pylône. La suite vous connaissez : chargement matos – arrêt au gué pour transfert du matériel et retour Bastia vers 18 h 00.

 

Pour le week-end des JNSC :Haut de page

Prendre les panneaux « parking » pour le bord de route – du rubalise pour signaler l’accès le long de la piste – les talkie-walkie – une pharmacie – les banderoles + fil de fer – une grande bâche pour faire de l’ombrage (ou protéger de la pluie) sous le pylône – une bâche pour poser le matériel de initiés (explication des baudriers et différents appareils) - prévoir 2 panneaux « refermer le portail après votre passage » pour les personnes qui arriveront par leurs propres moyens - des bougies pour éclairer quelques endroits stratégiques et créer ainsi une  ambiance des premiers pionniers de la Spéléo – Les flèches fluo + 1 gros feutre  – et tout autre matériel que vous pensez nécessaire........................... 

 

 

Mercredi 28 septembre 2016

Spéléo, visite, initiation

Cast.1, Oletta

 

Participants

  • ITP : Michelle C., Albert D., Jean-Noël D., Véronique M.

  • Gente canine : Zilia

 

TPST : 4h00

 

En projet, une sortie montagne avec la famille Anne-Marie, mais le début de la matinée étant finalement pris par d’autres obligations, Albert et Véronique proposent une visite de Cast.1 pour se remettre en jambes avant les JNSC, d’autant plus que la cavité est équipée.

Départ donc tardif de Bastia, on sera au pied du pylône vers 11 h. Le soleil est là avec un petit vent qui rafraichit agréablement. On décide de faire le trou avant le pique-nique traditionnel, on devrait sortir vers 13 h 30. Équipement du P7 d’entrée, seule corde à mettre en place. JN part en premier pour assurer Véronique puis Michelle, Albert fermera la palanquée. Bien coachée par Albert, Michelle effectuera sa première descente sans souci. Ensuite direction le P13 du Puits de la Chèvre, avec le projet du Balcon puis de la Vire. On n’avait pas retenu que la sortie JNSC emprunterait d’abord le P13 du Grand Réseau.

JN part en tête, et attend d’abord Véronique puis Michelle sous la Biroute. Premier gag, elle descend, descend sans voir la Biroute… il faudra l’aider à remonter, ce n’est pas grave mais un peu épuisant pour elle. Seconde étape, le fractio-mickey, Véronique assurera d’en bas. Petites jambes, inexpérience, matos mal réglé, le passage de fractio demandera un certain temps.

Enfin, nous voilà au fond de la Salle de la Chèvre, une heure est passée. JN comprend vite que le circuit Balcon/Vire n’est pas à la portée de Michelle. On décide quand même de monter au Balcon en utilisant la corde puis ensuite de redescendre. Finalement la montée se passera bien. Cela a permis de jeter un coup d’œil de loin aux concrétions de la Vire, ce qui a enchanté Michelle. Demi-tour et descente dans souci.

Déjà deux heures que nous sommes dans la cavité ; au choix, soit remonter le P13 du Puits de la Chèvre mais le passage du mickey risque d’être coton, soit passer par la Jonction et remonter le P13 du Grand Réseau, a priori moins compliqué, il n’y a qu’une dèv’.

En avant pour l’option 2. Véronique part en première, un peu tenaillée par la faim. Deux minutes plus tard, on l’entend pester au niveau de la dèv’, impossible de débloquer la corde coincée dans la queue de cochon. Finalement elle réussira au bout de plusieurs essais. JN aura la même mésaventure, car le diamètre de la queue de cochon est légèrement plus petit que le diamètre de la corde de progression ; sous l’effet du poids, ça coince et il faut vraiment se mettre en oppo pour soulager tout poids sur la corde. Cela risque d’être compliqué pour Michelle, ainsi d’ailleurs que pour les initiés des JNSC à venir.

JN tente de mettre en place un mousquif sur la queue de cochon mais le montage n’est pas concluant. On laisse en l’état. C’est au tour de Michelle, qui passera la fameuse dèv’ sans problème… la corde s’est bien débloquée. Mais juste après, sa progression s’arrête, sa poignée ne veut plus monter ! JN en haut, Albert en bas, lui procurent plein de bons conseils. On comprend que la poignée coulisse bien, mais que la fatigue aidant, la coordination bras/jambes ne se fait plus. Il faut prendre une décision.

Albert monte vers la dèv’ et JN demande à Véronique, en surface, de lui envoyer une corde, qu’il installera sur le mickey du P13 pour descendre au niveau de Michelle. Nous voilà bientôt tous les trois à sa hauteur. Finalement, JN vérifie que tout coulisse et bien encouragée, Michelle reprend très lentement sa remontée, par brassées de quelques centimètres… La sortie du P13 ne posera pas de difficultés. Pendant ce temps, Albert s’aperçoit que l’axe de la queue de cochon a cédé, quelqu’un a-t-il mis le pied dessus ? non, en fait dans son passage un peu brouillon, Michelle a emmêlé la corde autour de l’axe et quand Albert est monté, il a cédé sous son poids. Il remontera l’objet pour expertise… et remettra la corde dans un mousquif un peu plus haut.Haut de page

Il ne reste plus que le P7 de sortie. Montée lente de Michelle qui sera attendue par Véronique à la sortie, et une fois longée en haut, montée d’Albert pour l’aider. Deux personnes pour la conseiller, ce sera un peu trop… une conseille à droite, l’autre à gauche, enfin elle est sur le plancher des vaches ! Il est 15 h 30, on aura passé quatre heures sous terre.

Sortie de JN, déséquipement du P7, il est l’heure de casser la croûte.

 

 

Samedi 1er et dimanche 2 octobre 2016

Journées Nationale de la Spéléologie et du Canyonisme

Cast 1, Oletta

 

Participants

 

Samedi

  • ITP : Antoine B., Michelle C., Philippe C., Wanda C., Jean-Claude D., Albert D., Dominique D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Marie G., Jean-Claude L., Manon L., Sophie M., Francis M., Véronique M., Noël R., Rémi R., Marie-Pierre R., Alexia S.

  • GCC : Jean-Yves C.

  • Initiés :

    • Matin : Christophe C., Anne D., Alexis E., Pascal G., Sabine G., Céline M., Carole P., Céline P., Viveka

    • Après-midi : Linda D., Patrick F., Eric G., Marie M., Sébastien M., Florence P., Anne-Laure T.

Dimanche

  • ITP : Antoine B., Michelle C., Philippe C., Wanda C., Jean-Claude D., Albert D., Dominique D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Marie G., Jean-Claude L., Marjorie M., Francis M., Véronique M., Nicolas M., Stéphane P., Noël R., Rémi R., Marie-Pierre R., Jean-Philippe S., Alexia S.

  • Initiés : Thierry B., Jean-Michel C., Théo C., Jonathan H., Danielle L., Béatrice M., Isam O., Leila O., Alexandre, Laetitia.

 

TPST samedi : 5h00

TPST dimanche : 2h30

Photos

 

A l'occasion des 15èmes Journées Nationales de la Spéléologie et du Canyon le CDS 2B a défini une nouvelle mouture. En effet, dès les premières JNSC, la tradition était de les programmer tous les 2 ans à la Grotte de Brando. En effet cette cavité est idéale pour la découverte du milieu souterrain. Cependant, l’organisation demandait une logistique très lourde en terme de préparation (démaquisage, installation électrique, accès à sécuriser, etc.). Ce qui a eu pour effet de déclencher une certaine réflexion quant à la pérennité de cette manifestation.

Donc, pour changer les habitudes, quelques membres du club ont suggéré une nouvelle formule : pourquoi pas ne pas proposer une vraie initiation à la spéléologie alpine. Après quelques discussions sur les avantages et inconvénients, soit de la découverte, soit de l’initiation, l’idée de l’initiation a été retenue. Elle se fera à Cast 1 qui est déjà la grotte d’initiation par excellence.

Les 2 sorties qui ont précédé les JNSC (17 et 25 septembre) ont été bénéfiques à la préparation des JNSC et de la cavité. En effet, un nouveau passage a été équipé pour agrémenter la vue sur la salle de la chèvre et shunter le dernier puits de celle-ci.

Nous avons également eu assez de chance avec la météo. Le samedi matin, le temps mitigé a permis de présenter le matériel aux initiés avant la première descente. L’après-midi 2 averses sporadiques se sont invitées pour jouer les perturbateurs. Dimanche ce fut une très belle journée.

Voici à peu près le déroulement du samedi 1er octobre :

Un premier rendez-vous est fixé à 7 h 30 au local pour charger le matériel. Après le kawa matinal, toute la troupe se dirige vers le parking en bord de route au départ de la piste, où un rassemblement général est prévu à 9 h 00 pour les participants et initiés. Tout le monde est à l’heure. Les spéléos sont très décontractés alors que des signes de petites angoisses commencent à apparaître sur les visages de certains futurs initiés. Après avoir réparti le matériel et le maximum de participants dans les 4x4 disponibles, un long convoi se dirige vers le pylône. Quelques personnes monteront à pied pour profiter du paysage. La traversée de l’Aliso ne présente aucune difficulté car celui-ci est toujours à sec.Haut de page

Tel un campement des gens du voyage nous garons les véhicules sur le parking aménagé le week-end précédent. Un parc matériel est installé au pied du pylône. Pendant que nous nous attelons aux préparatifs, les initiés observent d’un œil inquiet le départ du puits d’entrée.

Notre présidente adorée va inaugurer les débuts des festivités en souhaitant la bienvenue à tous. Puis JCL va prendre en compte le 1er groupe. Dans un premier temps il faut expliquer le matériel qui va être utilisé avec les noms et l’usage de chaque élément : baudrier, casque, croll, poignée, longes, descendeur, mousquetons, torse, tire-bouchon. Une fois que tout le monde a plus ou moins enregistré et mis l'équipement sur soi, JCL va procéder aux démonstrations de montée et descente sur corde en utilisant les 2 ateliers installés sur le pylône. Les initiés vont à tour de rôle manipuler le matériel.

Et maintenant !!!!! c’est l’heure de vérité. Il va falloir y aller !!!!!

Dans chaque palanquée 3 cobayes seront équipés par JN d’un cardiofréquencemètre afin de poursuivre l’étude de la charge cardiaque induite par l’activité spéléologique. Ils seront suivis de prés par JN, Albert et Véro afin d'horodater tous leurs faits et gestes !

Les encadrants sont descendus juste un peu avant pour se positionner sur les divers ateliers de façon à veiller à ce que tout se passe bien. Et c’est à la queue leu leu que le circuit ci-après va être parcouru : Puits d’entrée – P 13 – Passage de la jonction – Salle de la Chèvre – Montée sur le balcon par l’échelle spéléo (technique utilisée jusqu’au début des années 80 où est arrivée la technique des jumars) – Montée vers l’alcôve avec la dév – Départ main courante sur câble – Arrivée main courante câble/descente vers la deuxième vire – 2ème vire – Descente pour rejoindre le bas du plan incliné sous la biroute – Remontée à la biroute – Remontée à la Salle du Veau et Puits d’entrée pour regagner enfin la surface. Sacré programme !!! Eh oui !

L’accès au départ du premier puits, bien qu’étant très aisé, est une épreuve pour certains. En effet c’est la première fois qu’ils vont franchir le niveau du sol vers les profondeurs et entrailles de la terre. La pression est là (comme diraient certains, il vaut mieux la boire). En effet tout le monde se regarde. Ça y est on est délongé et tout doucement on laisse timidement glisser la corde dans la main droite, la lumière du jour faiblit et on se retrouve 7 mètres plus bas dans la première salle dite « Salle du Veau ». Francis et Marie-Pierre sont à la réception et guident les nouveaux vers une nouvelle aventure.

Tout le monde a bien appris et retenu les leçons délivrées par maître JCL. La mise en place de la corde dans les descendeurs ne présente pratiquement pas de souci, celle des longes non plus.

Et au fur et à mesure de leur progression les initiés prennent davantage confiance en eux. Les encadrants sont là pour les surveiller, les encourager, leur parler de la formation des cavités et des concrétions, ainsi que pour répondre éventuellement à toute autre question. Les franchissements de divers ateliers ne présentent pratiquement pas de difficultés. Les initiés prennent le temps de regarder, d’admirer, de contempler les diverses beautés qui s’ouvrent à leurs yeux. Puis environ 2 h 30 plus tard la lumière du jour se rapproche et enfin on rejoint le plancher des vaches. Quel bonheur d’avoir survécu à une telle expérience, d’avoir vaincu certaines appréhensions et surtout d’avoir pu admirer ce qui se cache sous nos pieds.

La première palanquée se déséquipe et reprend des forces autour d’un bon pique-nique. Déjà les initiés du second groupe sont là et JCL répète la leçon du matin. Les encadrants mangent également un morceau avant de redescendre pour prendre en compte la deuxième équipe. Là aussi tout se passe bien mis à part que 2 averses sont venues rafraîchir l’atmosphère. Tout le monde est content et satisfait d’avoir mis les pieds dans un monde mystérieux.

La première journée est terminée, nous rentrons au local à la nuit tombée pour mettre à charger les piles des casques pour le lendemain.

Voici à peu près le déroulement du dimanche 2 octobre :

C’est pratiquement un copié-collé du samedi. RdV local 7 h 45 (récupération des piles + le café). Retrouvailles au parking général. Regroupement dans les véhicules, montée au pied du pylône. La météo prévue est très favorable. Pour JCL qui est maintenant bien rodé c’est bis repetita pour la présentation du matos. Aujourd’hui il n’y aura qu’un seul groupe. En effet la fin de l’après-midi est prévue pour le désèquipement de la cavité et le rangement du matériel.

L’ambiance au bord du trou est très bonne, telle une fourmilière il y a du monde partout. Démonstrations sur le pylône, main courante dans les arbres, etc.

Le groupe est très dynamique. Parmi les participants certains pratiquent l’escalade, ont déjà fait de l’accro branche ou du macramé.

Sous terre, c’est devenu une habitude ; les encadrants tels des robots répètent : longes-toi – mets ton descendeur – mets ton mousqueton de freinage – ravale le mou – mets-toi en tension – vas-y. Mets ton croll, ta poignée, ta grande longe, ta pédale - L’atmosphère est totalement détendue quand les derniers encadrants pointent le bout de leur nez (et non se ne sont pas les 2 JC). Les agapes vont bon train ; maîtres Jean-Phi et Marie-Pierre s’occupent du BBQ. Le coin pique-nique est plus grouillant que la cour d’une école maternelle. Ça mange, ça boit, ça papote, ça crie, ça pristi ….

Etant donné qu’il n’y a pas de groupe prévu l’après-midi on va prendre son temps pour manger.

Puis Marie prend la parole pour remercier tous les participants, encadrants et initiés qui sont encore là, d’avoir répondu présents et apporté leur aide à l’organisation des JNSC.Haut de page

Dans un premier ressenti général, il semblerait que tous les initiés aient beaucoup apprécié cette façon de découvrir le monde souterrain : il y a eu des moments plus ou moins intenses, des petites frayeurs, la découverte des beautés spéléotesques, beaucoup de transpiration, de la bonne humeur, de la confiance envers les encadrants, le côté convivial, le côté salissant ...........

Egalement des drôles de pensées ont effleuré leur esprit (mais qu’est-ce que je fous là ! Si j’avais su j’aurais peut-être pas venu ...).

 

Puis un débriefing à chaud (très chauds le punch et le jus de raisin !!!) entre les encadrants va donner lieu à quelques constatations (liste non exhaustive) :

 

Les points négatifs :

  • L’expo chiro est trop proche des ateliers (brouhaha trop important)

  • Infos karsto « diluée »

  • Les ateliers sur le pylône sont trop difficiles pour les initiés

  • Temps de préparation des initiés un peu long

  • Décalage par rapport aux horaires prévus

  • Position statique des encadrants (c’est un – et un + en même temps)

  • Impact sur le grand public moins important qu’à Brando

Les points positifs :

  • Chaque encadrant a pu voir chacun des initiés

  • Chaque initié a vu chaque encadrant

  • Chaque encadrant s’est senti utile et a joué un rôle

  • Les initiés étaient encadrés au plus près

  • La formule « vraie initiation spéléo »

  • Circuit souterrain réalisé rapidement

  • Beaucoup moins de logistique qu’à Brando

Points d’amélioration :

  • L’atelier démonstration pourrait être déplacé vers Cast 3. Des barres rocheuses permettraient un apprentissage plus aisé des techniques. L’entrée de Cast 3 peut éventuellement être équipée de voies d’initiation

  • Le timingHaut de page

  • Inviter Corse Matin sur place pour photos et article

  • Stand Chiros distinct vers Cast 3

  • Faire un chapitre spéléo et un chapitre chiros sur la communication avant les JNSC

  • Prévoir triptyques club et plaquettes de présentation de la fédé à distribuer

 

 

Samedi 8 octobre 2016

Spéléologie, prospection, exploration

Monte Secco, Barbaggio

 

Participants

  • ITP : Jean-Claude D., Jean-Noël D., Marie G., Jean-Claude L., Rémi R.

 

TPAP (temps passé à prospecter) : 3h00

TPST : 1h00

Photos

Trace

 

Suterratta épisode 26

 

Après les quelques épisodes pluvieux des dernières semaines, il semble opportun d’aller trainer nos bottes sur le secteur qui a brulé fin août autour de la route d’Oletta, au sud-ouest de Teghime, pour prospecter à la recherche de cavités encore inconnues.

Rendez-vous au local à 9h, une heure décente pour une fois. Pas de café, pas de matos à préparer, la petite équipe constituée de Jean-Claude L., Rémi et Marie se met rapidement en route pour retrouver Jean-Claude D. chez lui. Il offrira gentiment le café et le thé, puis vers 10h on se met définitivement en route pour Teghime.

Arrivés sur le secteur de Suterratta, le spectacle est désolant. Ce sont 550 hectares qui ont brulé, soit tout le pan de la montagne, du bas jusqu’en haut. Seuls quelques ilots de verdure ont résisté. Le spectacle de cette nature décimée est triste, mais on se concentrera sur l’aspect « positif » : avec le maquis en moins, les trous seront plus faciles à repérer ! Depuis la route on identifie une barre calcaire située en contrebas, en direction du nord-ouest. Ce sera notre objectif dans un premier temps, on prospectera au-dessus de la route ensuite.

On se change donc rapidement au bord de la route, on descend les victuailles à Suterratta puis on commence la prospection divisé en 2 groupes de 2, armés de talkie-walkie, d’un GPS, d’un pied de biche et de quelques vivres. Il est convenu que Marie et Rémi rejoignent la falaise par le haut et les deux JC par le bas.

Le trajet jusque là-bas n’est évidemment pas direct, et même si le feu a fait son œuvre, les quelques ilots de maquis épargnés rendent la progression ponctuellement délicate. Aucune cavité n’est identifiée jusqu’à la barre calcaire, mis à part un petit trou non pénétrable identifié par les 2 JC. Les 2 équipes se rejoignent finalement sur le haut de la falaise. Un ancien chemin muletier est repéré dans le prolongement de la falaise vers le nord, avec de beaux restes de murs en pierres sèches, la végétation a cependant repris le dessus et il n’est plus trop praticable. Après voir prospecté sur le dessus de la falaise, on la contourne par le nord pour accéder au pied. Au niveau d’un petit thalweg où s’est attardé Rémi, une petite cavité est trouvée. L’orifice d’entrée fait environ 30cm x 30cm mais un coup de frontale dedans laisse apercevoir une galerie de quelques mètres de développement. La terre et les blocs qui entravent l’entrée sont dégagés à l’aide du pied de biche. Marie, qui s’est empressée de s’équiper de son casque, y pénètre la première, rapidement rejointe par Jean-Claude L., puis Jean-Claude D.. Rémi fait la visite ensuite. La galerie pénétrable se développe sur environ 5m de long pour une hauteur d’1m et une largeur de 50 à 60cm. Elle se poursuit ensuite sur environ 4m par une fracture non pénétrable. Quelques concrétions « dents de requin » sont visibles au plafond et des choux-fleurs sont visibles en paroi au fond. Quelques mini-gours sont également observés sur la paroi de gauche (côté nord). La cavité s’est formée le long d’une fracture et a semble-t-il été agrandie par la dissolution de la roche. L’orientation de la galerie, mesurée au pifomètre, est environ Nord-ouest sud-est, soit une direction similaire à celle de Suterratta. Cette direction coïncide également à celle des failles indiquées sur la carte géologique. Cette cavité est située à environ130m à vol d’oiseau au nord-ouest de Suterratta. Aucun courant d’air n’est perçu, pas d’espoir d’un réseau plus grand mais une jolie petite cavité à rajouter à notre inventaire. On l’appellera la Grotte des Gueules Noires (cf. les photos de la sortie, très évocatrices !).

On poursuit ensuite la prospection en pied de falaise et on rejoint bientôt la source de Fontanetto. Le bâtiment de captage de la source a été bien dégagé et le figuier qui le recouvrait pratiquement entièrement a été complètement taillé. L’incendie a également aidé à « nettoyer » le site. La source, qui draine le massif de cipolins et qui sourd au contact des métagabbros peu perméables sous-jacents, présente un beau débit en ce début d’octobre avec 40 l/s estimés.

On attaque ensuite la remontée en longeant toujours la barre calcaire qui oblique vers le sud-est. Pas d’autre cavité trouvée, mais après 3h de crapahutage la faim se fait sentir et on est content de retourner à Suterratta pour attaquer le festin en compagnie de Jean-Noël qui nous a rejoint. 1 bouteille de bière et 2 bouteilles de vin plus tard on se paye le luxe d’une visite touristique de Suterratta pour un 26ème épisode. Une chauve-souris pendue au plafond nous accueille juste avant la salle d’attente. Elle gigote un peu quand on l’aperçoit, elle a le ventre clair (un euryale ??). La dernière visite de la cavité remonte à novembre 2013, on aurait presque oublié que la cavité était si profonde. La descente le long de la fracture étroite désobée est relativement impressionnante et se fait dans les effluvesHaut de page d’alcool. La remontée se fera cependant sans souci. On notera que l’échelle laissée en place a un peu souffert, les barreaux se détachent sous le poids des spéléos et glissent le long du câble. L’escalade est cependant faisable.

Retour au bord de la route pour se changer, puis au local puis chacun chez soi… ce fut une belle journée de prospection ! Reste la partie haute de la route…

 

 

Dimanche 9 octobre 2016

Spéléo, visite

Cast.3, la Traversée, Oletta

 

Participants

  • ITP : Michelle C., Wanda C., Albert D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Rémi R.

  • Gente canine : Nala, Zilia

 

TPST : 4h00

TPAM : 2h00

Photos

 

Tout d’abord, un préambule de l’organisateur, à destination du GCC : conscient que la visite de Cast.3, site de mise bas et de transit de chiroptères, allait se dérouler à la fin de la période dite sensible (du 15 avril au 15 novembre) mais avec des effectifs faibles et irréguliers en cette fin de période, des précautions ont été prises avant d’engager les spéléos dans la traversée de la cavité, conforté en cela par une visite d’un éminent membre du GCC le weekend précédent. Quelles précautions : une visite rapide en solitaire à la Mezzanine avant d’entamer la visite a permis de constater l’absence totale de chiros et par la suite une montée en solitaire au Balcon, en approche de la Salle Concrétionnée a confirmé également leur absence dans la cavité. Renseignements recueillis : T° Mezzanine 19°C, T° Salle Concrétionnée 15°C.

Il y a encore des nouveaux qui ne connaissent pas les grottes de Castiglione, alors après avoir parcouru Cast.1 en long et en large, on élargit à Cast.3. Rendez-vous au Col d’Amphore à 9 h 30 sous un agréable soleil automnal, la cité florentine a retrouvé son calme et ses terrasses de turfistes. Deux 4x4 pour 6 on sera à l’aise pour grimper au parking du pylône. L’Aliso s’est remis en eau mais se passe sans difficultés. Tiens sous le pylône une présence humaine coiffée d’une casquette orangée, un chasseur accompagné de son fils et de son chien ! Serait-on en pleine battue, c’est inhabituel sur le site. On se présente, pas de soucis, la battue est en contrebas sur les bords de l’Aliso et en face, il n’est monté ici que pour accompagner son chien, d’ailleurs il s’apprête à redescendre, on l’invite quand même à partager le verre de l’amitié à la sortie du trou, mais il ne sera plus là.

Équipement et à 11 h direction Cast.3. Le porche d’entrée impressionne toujours ceux qui viennent pour la première fois. Descente précautionneuse de l’escalier en pierres qui devient de plus en plus branlant. Visite éclair de JN à la Mezzanine, pas de chiros, en avant vers le P17. Il n’y a plus de corde ! Heureusement c’était envisagé, on a le matos ! Occasion de tester le brochage mis en place avec JCL. Sangle, MC et mickey sur les deux broches. Albert part en premier pour assurer ensuite la descente de Michelle. Les broches tiennent… mais malgré un réglage du mickey la corde frotte sur la paroi de droite quand on regarde l’amarrage, ce n’est pas grave à la descente et vraisemblablement pas non plus à la remontée, car cette paroi est bombée et bien lisse mais il faudrait envisager de mettre une dèv’ quelques mètres en contrebas sur la paroi de gauche. À tester. Albert met la dèv’ inférieure en place (il n’y a plus qu’une sangle sans mousquif) et c’est à Michelle. Beaucoup d’hésitations à se lancer dans le vide, puis grosse difficulté à enlever et tenter de remettre la dèv’ ; ce n’est pas grave, Rémi le suivant, la remettra en place. De toute façon, JN qui ferme la marche récupèrera le mousquif car on ne remontera pas le P17.

Direction la Salle des Fouilles, pour une descente de 4 m puis une explication sur les fouilles paléontologiques qui nous ont bien occupés dans les années quatre-vingt-dix. Rémi est heureux de découvrir des ossements de prolagus. À ce sujet, une controverse s’installe entre JN et HP à propos de l’extinction de notre lapin-rat emblématique. Rendons raison à HP, si le déclin a débuté au Néolithique, son extinction date de l’époque romaine. Nous laissons alors Michelle remonter tranquillement le R4, avec les conseils attentionnés d’Albert, en le shuntant en escalade par la droite pour aller visiter la Salle Concrétionnée.

Montée donc en premier de JN qui vérifie l’absence de chiros dans la salle puis regroupement traditionnel pour la photo souvenir, on continue ensuite jusqu’au point haut site de la future jonction avec Cast.1 ? En attendant pour la traversée, il faut passer par la vire… La vue de ce couloir étroit avec une main courante plein vide effraie un peu Michelle… JN passe en premier, il lui facilitera le passage des fractios, et Albert la soutiendra derrière, il est vrai que les petits gabarits sont défavorisés pour les oppos, Wanda souffrira également un peu. Finalement, toute surprise par son exploit, Michelle arrivera en bout de vire avec un grand sourire.

Remontée du R3, puis la Jonction du Tunnel et les deux ressauts à escalader, ce qui permet de déboucher dans la Mezzanine. Là-aussi quelques difficultés pour les petites jambes, la corde en place est indispensable, mais quand on pense qu’il y a quelques années tout se faisait en escalade, y compris le R3… et la vire…Haut de page

Toujours personne dans la Mezzanine, visite de la Salle Jumelle pour un petit cours de karsto et sortie sous un ciel nuageux, il est 15 h, quatre heures pour cette traversée… On retrouve l’aire de pique-nique pour partager nos victuailles et une bouteille !

Les nouveaux sont heureux de leur sortie et réservent pour Cast.2 et 5.

 

 

Samedi 29 octobre 2016

Spéléo interclubs, prospection, exploration

Failles de Vadaccia, Sisco

 

Participants

  • ITP : Wanda C., Dominique D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Rémi R., Marie-Pierre R.

  • GCC : Jean-Yves C.

  • Gente canine : Nala

 

TPST : 1h00

TPAP : 2h00

Photos

Traces

 

Plusieurs fois envisagée mais à chaque fois reportée, l'exploration des failles repérées par Dumè sur le versant Est de la Cima di e Folice est cette fois-ci programmée.

Ces failles avaient néanmoins fait l'objet d'une visite en comité restreint lors de la recherche d'une personne disparue le Samedi 18 mars 2000.

Rendez-vous à 8h30 au local pour les topi et le gécécétiste. Café, chargement du matos et direction Miomo où Dumè est récupéré.

La piste du col Saint Jean est flambant neuve, les ornières du printemps ont été bouchées ou arasées, même pas besoin de boite courte !

Le col est ainsi rapidement atteint. Préparation rapide, Dumè nous guide sur le chemin de crête puis sur le chemin qui se dirige vers des zones herbeuses où se situent les failles. Le ciel est dégagé, transparent, la vue est magnifique. Les iles de Gorgona Scalo, Capraia, Elbe, Monte Christo se détachent parfaitement sur la mer. En arrière plan, les côtes italiennes sont bien visibles avec les carrières de Carrare, les Alpes Apuanes, les Apennins, un régal pour les yeux.

Une 1/2 heure plus tard, le groupe sonde du regard la 1ère faille. Une cinquantaine de mètres de longueur, une dizaine de profondeur. Une désescalade est possible par chaque extrémité, celle côté ouest semble plus facile. MP ne tarde pas à s'y engager, tous le monde suit. La végétation est présente jusque là où la lumière trouve son chemin, ambiance tropicale.

Pleine d'entrain, MP s'engage dans un trou de souris, mais elle avait manifestement les yeux plus gros que le passage ! La remontée sera un peu accrocheuse. Peu d'espoir de continuation intéressante, c'est un passage entre des blocs plus ou moins stables. C'est le lot des failles tectoniques en zone non karstique. La faille peut être profonde mais les blocs rocheux issus des parois comblent le fond et ceux-ci ne sont même pas collés par la calcite du fait de l'absence de dissolution.

L'exploration continue, une faille perpendiculaire s'ouvre côté Est. Cette fois-ci l'obscurité est là et la lumière des casques devient indispensable. Une dizaine de mètres de long et autant en hauteur, sur 1 à 2 mètres de large. Quelques ossements de vache sont présents, mais la majorité de ceux-ci sont absents, y compris la tête. Ils se sont peut-être insinués entre les blocs rocheux. Aucune chauve-souris n'est visible à la grande déception de JY.

Tous le monde ressort par le côté Est après une petite escalade de quelques mètres. Nala retrouve frénétiquement ses maitres.

Quatre autres failles sont repérées. Une se trouve à la verticale de la faille secondaire précédemment visitée. Sur les 3 autres, une seule est pénétrable sur quelques mètres.

La prospection continue par la petite falaise en contrebas de Presa di a Vadaccia*, aucune nouvelle découverte.

Retour aux véhicules en empruntant un autre parcours qu'à l'aller.

Le feu est allumé côté Ouest de la chapelle, à l'abri du petit vent frisquet. Grillades habituelles, Nala n'aura pas droit à sa chipolata, mais à une banale saucisse de Strasbourg, c'est pas tous les jours fête !

Jean-Michel et Théo C., initiés des dernières JNSC, nous rendent une petite visite amicale.Haut de page

Retour sur Bastia après une petite pause chez Jeannot à Erbalunga. Les générations se succèdent derrière le comptoir ...

 

*Presa di a Vadaccia

 

 

Jeudi 10 au dimanche 14 novembre 2016

RENCONTRES MÉDICALES CoMed (COMMISSION MÉDICALE DE LA FFS) - Hauteville-Lompdes (Ain)

 

Participants

  •  ITP : Michèle C., Albert D., Jean-Noël D., Zilia

 

Pour rappel, la CoMed est la Commission médicale de la FFS, seule commission obligatoire exigée par le ministère. Elle a été créée en 1979 par le Dr France Rocourt entourée d’une dizaine de médecins. Depuis, elle s’est développée et ce sont environ 200 médecins, paramédicaux et correspondants qui reçoivent actuellement la feuille de liaison CoMed. Elle est composée de bénévoles, médecins et non médecins.

La réunion nationale se déroulait cette année dans un lieu spéléologique inédit pour nous, le département de l’Ain. Y participaient donc Jean-Noël D. comme membre du Comité technique et représentant du CA de la FFS au titre de responsable du pôle Santé-Secours ; ainsi qu’Albert D. missionné pour la réalisation de travaux sur les risques biologiques en spéléologie et canyonisme, accompagné de Michèle C., membre ITP et de la mascotte à trois pattes Zilia.

Le compte rendu qui suit reprend le programme de ces rencontres médicales 2016, en insistant sur les points qui nous semblent importants pour notre communauté spéléo et canyon locale (le compte rendu intégral sera consultable prochainement sur le site de la CoMed)

 

Vendredi 10 novembre 2016

Départ de Bastia, le jeudi soir à 21 h. Arrivée à Toulon pour 7 h du matin. Devant moi 500 km d’autoroute pour atteindre l’auberge-gîte de La Praille où se tiennent les rencontres médicales. Peu avant midi c’est la fin de l’autoroute à Ambérieu-en-Bugey, on oblique vers l’est vers les monts du Bugey, contreforts sud du Jura. Le ciel est sombre, les rivières en crue, il a énormément plu ces derniers jours. La traversée des villages bordant l’Albarine est assez déprimante, maisons aux murs sombres et fenêtres closes, toits d’ardoise ruisselants de pluie, tout semble désert, la crise économique est passée par là.

La route prend de l’altitude, le paysage devient plus coloré, les feuillus ont leur couleur d’automne. La pluie a cessé de tomber et est bientôt remplacée par une petite neige tourbillonnante. Traversée du village de Hauteville-Lompnes, ville natale de Roger Pingeon (vainqueur du Tour de France 1967), située à 850 m d’altitude. La ville compterait 4 000 habitants mais pas un chat dans les rues… La route poursuit son ascension au milieu d’une forêt de grands sapins, la neige tient sur le bas côté et le ruban de bitume est recouvert d’une fine couche de poudreuse.

La forêt s’éclaircit, on débouche sur le plateau d’Hauteville à 1 100 m d’altitude. L’auberge-gîte est là au milieu d’un magnifique champ de neige, où dévalent quelques enfants sur leurs luges ; aux alentours les sapins ont revêtu leur tenue hivernale et la température tourne autour du 0°C… Direction l’auberge pour retrouver une bonne partie de la CoMed, les arrivées se sont échelonnées dans la matinée. Albert et Michèle pour leur part sont là depuis la veille. Retrouvailles sympathiques pour ce premier repas en commun.

Puis visite des dortoirs, les réunions CoMed ne sont pas toujours 4*… et installation de la salle de réunion en sous-sol de l’auberge, suffisamment grande pour accueillir les douze participants avec chauffage, machine à café et Wi-Fi. Tout est prêt pour débuter nos travaux en cette fin d’après-midi.

 

Réunion de travail du vendredi 11 après-midi au dimanche 13 au matin

Les travaux se sont donc déroulés du vendredi fin d’après-midi au dimanche midi, y compris en soirée avec une pause le samedi après-midi pour la traditionnelle « sortie spéléo » (voir compte rendu plus loin) ; Heureusement qu’il y avait canistrelli et haribo pour stimuler les cerveaux… On n’a cependant pas oublié de sortir l’apéro et les spécialités locales apportées par chacun, le vendredi soir et le samedi soir, pour nous ce sera vin de Patrimonio, Calvi et salciccia… Il fallait bien cela pour lutter contre l’hypothermie ambiante, le samedi matin sous un magnifique soleil, la température flirtait avec les -7°C, la neige crissait sous les pieds et le chemin d’accès à la salle de réunion s’est transformée en patinoire.

Nouvelles fédérales : Le tandem J.-P. Buch comme président de la CoMed et M.-F. André-Hautavoine comme présidente adjointe a été élu au CA fédéral de septembre. F. Rocourt a été élue au poste de présidente adjointe du SSF. Auparavant, lors de l’assemblée générale fédérale de Mâcon (mai 2016), ont été élus au conseil d’administration de la FFS, J.-N. Dubois au poste réservé de médecin et M.-F. André-Hautavoine au poste d’administratrice. Enfin, J.-N. Dubois est le nouveau responsable du pôle « Santé-secours ». Le nouveau président de la FFS, Gaël Kaneko, n’est autre que le fils de notre confrère et ami Yves Kaneko, ancien de la CoMed et du conseil d’administration.

La prochaine assemblée générale de la FFS aura lieu les 4-5-6 juin 2017 à Nantua (Ain).

Certificat médical : Les travaux 2016 de la COMED devaient traiter de la problématique du CMNCI (certificat médical annuel attestant l’absence de contre-indication á la pratique des sports) dits à risque : alpinisme, spéléologie...

Aucune contre-indication formelle et définitive n’est retenue mais des recommandations, en particulier de la réalisation d’un ECG à partir de 35 ans, comme recommandé par la Fédération des Cardiologues du Sport, ont été retenues. Si un spéléologue est confronté à des difficultés pour obtenir son certificat par son médecin traitant, il est invité à s’adresser à un médecin du sport, à un spécialiste tel qu’un cardiologue et à défaut, à un médecin spéléologue de la région.

Cardiofréquencemétrie : Les travaux de cardiofréquencemétrie sont poursuivis et il est prévu de solliciter le CHU de Grenoble Sud afin de faire évoluer les analyses sur les données déjà acquises et les nouveaux recueils envisagés. Des campagnes de mesures de cardiofréquencemétrie lors des plongées sont en cours d’élaboration. Les plongeurs corses et savoyards seront sollicités.

Microbiologie : A. Demichelis vient de terminer la deuxième partie de son colossal travail (plus de 300 pages en deux tomes), et J.-N. Dubois a rédigé une conclusion. En l’état il est publiable dans un nouveau numéro thématique de Comed-Infos. Il est prévu de faire un tableau récapitulatif par germe pathogène (bactérie, virus, parasite) pouvant être rencontré concrètement en spéléo et canyon, avec les pathologies entraînées, ainsi qu’un tableau d’entrée par pathologie et germe possible.

Plusieurs cas de bilharziose (parasitose responsable d’atteintes vésicales avec hématurie) ont été rapportés en Corse (canyon du Cavu). Ils feront l’objet d’une publication dans Spelunca.

« Psychospéléo » : l’enquête a été publiée et un article de présentation a paru dans Spelunca. Plusieurs personnes ont déclaré leur intérêt vis à vis de ce travail, il n’y a pas eu de retour polémique.

Étude sur les porteurs de prothèses articulaires chez les licenciés de la FFS : une enquête anonyme concernant la pratique de la spéléologie, du canyonisme et de la plongée, par des personnes porteuses de prothèses articulaires, va être lancée. Toute personne concernée sera invitée à remplir l’enquête afin de connaître ce qu’il est possible de faire après une chirurgie ayant consisté en la mise en place d’une prothèse articulaire.

Plaquettes synthétiques de prévention : plusieurs fiches sur les pathologies et complications liées à la pratique de la spéléologie et le canyonisme ont été validées et devraient être accessibles sur le site de la CoMed et de la FFS (syndrome du harnais, hypothermie, hypoglycémie,...).

Relance de la dynamique des médecins fédéraux régionaux : le problème du certificat médical a remis en avant la carence de médecins dans les structures fédérales, CDS et surtout CSR. Ces médecins sont prévus dans le règlement intérieur de la CoMed et des structures fédérales, mais il n’y en a quasiment aucun. Ils font le relais entre le CT-CoMed et les régions, pour que l’information et les échanges circulent dans les deux sens. Il faut faire un message aux présidents de région afin qu’ils mettent à l’ordre du jour l’élection d’un médecin fédéral régional (MFR) et d’un médecin au poste réservé au CA du CSR lors de leur prochaine assemblée générale.

Calendrier des prochaines réunions : du 2 au 5 novembre 2017, réunion plénière du CT, envisagée sur l’Ardèche, avec la traversée Despeysse-St Marcel au programme.

Élections Comité technique[1]

Questions diverses 

- travail sur Femmes et spéléo : Bernard Chirol, délégué UIS (Union Internationale de spéléologie) fait un travail en cours sur les femmes et la spéléo, sous l’aspect sociologique. Il nous a contactés pour une éventuelle collaboration, ce qui est bien sûr possible pour les aspects médicaux, en sachant que ce travail a déjà été fait par le CSR Midi-Pyrénées en 2004.

- RCP, dernier texte ; le dernier avenant du contrat d’assurance FFS stipule dans son article 4.4 que les médecins et infirmiers sont garantis en RCP lors d’une réquisition pour un secours.Haut de page

 

Sortie « spéléo », Samedi 12 novembre 2016

Comme pour toutes les Journées Nationales CoMed, le samedi est en principe consacré à une sortie spéléo où chaque médecin organisateur essaie de faire découvrir le joyau de sa région, ceci dans les limites de praticabilité des participants, plutôt de l’horizontale, pas de grands puits, compte tenu de l’âge et surtout du manque de pratique de certains…

Cette année, le programme étant très chargé et les journées de travail limitées à deux jours, la sortie avait été laissée en suspend. On avait tous amené notre matos au cas où, car Brigitte avait envisagé de nous emmener dans une cavité équipée, nécessitant deux heures de visite mais au moins autant pour s’y rendre (voiture et marche d’approche). Dès le vendredi soir, vu la densité de débats, il a fallu se résigner à l’annulation de ce moment de convivialité.

La neige étant au rendez-vous, il a été quand même envisagé une petite sortie postprandiale le samedi après-midi, une petite balade de deux heures en raquettes — pour ceux qui les avaient emmenées —, avant de reprendre les travaux en fin d’après-midi. Le programme va changer au dernier moment, on ira voir la cascade de Charabotte sous le village de Hauteville-Lompnes.

Pour ce, on s’entasse dans les véhicules (sauf Raoul qui préférera travailler sur le site internet, à moins que la mésaventure de 2014 n’ait laissé des traces…) et une vingtaine de minutes après nous voilà sur un belvédère en rive gauche de l’Albarine pour admirer la magnifique cascade de Charabotte.

Brigitte ensuite nous propose de se rendre au sommet de la chute de la cascade par un sentier partant du hameau de Nantuy. Ce sentier, serpentant en forêt en rive droite de l’Albarine, permet également de découvrir l’ancien tracé du Train fantôme du Bugey, pas moins de 18 tunnels creusés dans la falaise, et jamais exploités…

Regroupement au hameau de Nantuy et la palanquée de la CoMed se met en marche. Terrain facile, quelques légères montées, à portée de nos cœurs vieillissants, un temps très agréable  beau soleil et un peu frisquet. Le chemin est gras et parfois un peu glissant, sur la droite des éléments de falaise, Brigitte nous signale d’ailleurs que des grottes existent et qu’on pourrait ensuite aller y jeter un coup d’œil.

Nous voilà bientôt au sommet de la cascade, des vestiges de piliers de pont bordent l’Albarine, et au milieu le vide ! En-dessous un premier jet de 40 m de vide, on ne s’approchera pas, la roche a l’air plutôt glissante. Sur la droite, le chemin s’enfonce dans un trou noir, une grotte… non le premier tunnel. Téméraires, mais surtout équipés de téléphone portable pour s’éclairer (personne n’a amené de casque spéléo…), ils s’enfoncent dans le noir. Noir rapidement total, car ce premier tunnel de 557 m de long est en courbe, on ne voit donc pas la lumière de l’autre côté. La progression est assez facile, sol plat, un peu caillouteux, environ 6 m de large pour 4 m de haut. La palanquée CoMed suivra, plus ou moins à tâtons, mais ce n’est pas le noir qui peut nous effrayer.

Enfin un trait de lumière, on débouche en bord de falaise, sur la gauche la pente est raide, voire verticale, sur la droite la paroi est presque verticale. Nouveau tunnel, plus court, nouvelle traversée à l’air libre, nouveau tunnel qui semble barré par un merlon de terre, mais ça continue. On voit même arriver un groupe de randonneurs en sens inverse, qui nous confirme que la succession de tunnels se poursuit et qu’ensuite le sentier permet de rejoindre la route qui descend au hameau de Charabotte.

On continue, au milieu et sur la gauche, une belle coulée de calcite arrosée avec à son pied, des débuts de gours. À gauche également, une fracture qui donne sur le vide, un équipement en fixe avec plus bas une trappe. Il semble que ce soit l’arrivée ou le départ d’une via ferrata. Les tunnels sont moins longs, on devine à chaque fois la lumière du jour aux extrémités.

Nous voilà sortis d’un tunnel, pas de nouveau trou noir devant nous, le sentier continue en serpentant le long de la falaise. Albert et Jean-Noël pressent un peu le pas pour aller jusqu’à la route, tandis que le reste de l’équipe poursuit son pas tranquille. Quelques centaines de mètres plus loin, on surplombe la route goudronnée qui doit donc descendre au hameau de Charabotte. Demi-tour.

On retrouvera Michèle entre deux tunnels qui nous demande si on a vu Zilia, la chienne corsinu. Albert et Jean-Noël qui ont été jusqu’au bout n’ont rien vu, on pense qu’elle a fait demi-tour vers les véhicules. Albert file devant avec Patrick et Guy, tandis que Thomas et Jean-Noël retournent jusqu’à la route goudronnée (enfin surtout Thomas…). Rien ! on rentre bredouille pour prévenir une partie du groupe restée au milieu entre deux tunnels et là on apprend que la chienne a été retrouvée au hameau de Charabotte ! ! Michèle avait laissé son numéro de téléphone à des nouveaux randonneurs croisés au retour et de plus elle avait le numéro sur le collier.

Comment a-t-elle pu passer entre nos jambes sans qu’on la voit ? Mystère… Aussitôt prévenus, Guy et Albert prennent la voiture et partent récupérer Zilia à Charabotte. Tout se termine bien, on y aura passé au moins quatre heures au lieu des deux de prévues.

2014, on a failli perdre Raoul, en 2016 ce fut Zilia, soyons prudents en 2019 si on fait une traversée de la Dent de Crolles…

Dimanche 13 novembre 2016

Un dernier bon déjeuner, on libère les chambres et on charge les voitures, il est 15 h, c’est l’heure de prendre congé. Les départs vont s’échelonner. Pas mal de régionaux qui auront moins d’une heure de route pour regagner leurs pénates. Albert et Michèle resteront quelques jours dans la région pour faire du tourisme. JN prendra son temps pour rentrer en Corse, une halte en Avignon le dimanche soir et le ferry à Toulon le lundi soir à 20 h.

La mer sera tranquille, le ferry débarquera tôt à Bastia, à 6 h, ce qui permettra d’admirer la gigantesque pleine lune au-dessus du col de Teghime, à quand la première dans les grottes de la Mer de Tranquillité…

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LA CASCADE DE CHARABOTTE

« Chara » signifierait cascade et « Abioth » signifierait blanc. Cette cascade chute en quatre marches totalisant plus de 130 mètres de hauteur.

L’Albarine prend sa source à 950 m d’altitude dans le département de l’Ain, sur la commune de Brénod. Après s’être écoulée sur un plateau du massif du Bugey, elle plonge dans des gorges par une chute au niveau de la cascade de Charabotte. Elle traverse alors le canton de Saint-Rambert-en-Bugey avant de rejoindre la rivière d’Ain à 40 km au nord-est de Lyon, à Châtillon-la-Palud à 222 m d’altitude. La rivière se perd totalement par infiltration, tous les étés, sur le plateau à l’amont du fait des infiltrations dans le massif karstique. De plus, elle s’assèche aussi sur sa partie aval car elle s’enfonce dans sa nappe et disparaît alors totalement de la surface.

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TRAIN FANTOME DU BUGEY

Une randonnée vraiment insolite qui se situe dans le Bugey, proche de Hauteville-Lompnes dont le départ est sur la route menant à Lacoux.

Ce qui classe cette randonnée dans le domaine de l’insolite est que le chemin a la particularité d’être une ancienne ligne de chemin de fer, dont le projet n’a pas abouti, traversant plusieurs tunnels taillés dans la falaise.

Le site comporte 18 tunnels cumulant 2 665 m dont le plus long se situe sur le haut, à proximité de la cascade de la Charabotte et mesure 557 m.

 

Historique du Train fantôme :

Le projet date des années 1880, la construction est décidée en 1900 par le Conseil Général de l’Ain et les travaux commencent en 1909. Le projet est contesté par de nombreux bugistes qui auraient préféré une ligne partant d’Ambérieu et desservant Brénod et Hauteville.

Les travaux vont bon train pendant un an (1910) puis ils ralentissent ou s’arrêtent par moments, pour reprendre correctement en 1913, si bien qu’en 1914, il ne reste plus qu’à poser 7 à 8 km de voie à partir d’Hauteville. En effet, l’approvisionnement du chantier et donc son cheminement s’effectue par le plateau. En cette même année, les travaux s’arrêtent de nouveau, alors que les tunnels sont presque tous percés et qu’il ne manque que les tabliers des ponts.

Cependant, en 1916, les rails stockés sont réquisitionnés par l’armée. En 1919, le projet est relancé. Le dernier tunnel est alors percé. De 1920 à 1932, le percement connaît de nombreux problèmes d’infiltration et d’éboulement. Les trajectoires des galeries doivent être modifiées à deux reprises. Trois galeries sont donc creusées.

La surcharge en déblai oblige les entrepreneurs à acheter d’autres terrains pour y stocker les matériaux. À cette occasion, ils s’aperçoivent que tous les terrains sur lesquels le tram a été construit n’ont pas été payés, d’autres en revanche l’ont été deux fois et d’autres encore l’ont été mais sans aucune utilité pour le chantier.Haut de page

En 1933, la voie est achevée et inaugurée par le passage, sur une partie du tronçon seulement, d’une locomotive et un ou deux wagons occupés par les autorités locales. Par la suite, il est décidé d’électrifier la voie et de mettre des rails plus lourds. Les anciens rails sont démontés, mais le financement pour l’électrification n’a jamais été débloqué.

En 1936, le Conseil Général décide l’abandon de la ligne et son déclassement, qui ne sera effectif qu’en 1951.

Cette voie n’aura jamais vu passer un train chargé de passagers et elle n’aura jamais servi.

 

 

Vendredi 11 au dimanche 13 novembre 2016

Spéléo visite, travaux casetta

Buga di a Cutina, Ghisoni

 

Participants

  • ITP : Antoine B. (V+S+D), Jean-Claude D. (V+S), Dominique D. (V+S+D), Marie G. (V+S+D), Noémie G. (S+D), Jean-Claude L. (V+S), Nicolas M. (V+S+D), Noël R. (S+D), Marie-Pierre R. (V+S+D), Jean-Philippe S. (V+S), Alexia S. (S+D), Silvain Y. (V+S+D)

 

TPST : 4h00

Photos

Notice « TopiSol »

 

L’Objectif de ce gros chantier est la mise en place du parquet de la Casetta + la mise en place d’une banquette béton pour renforcer la base des murs suite au décaissement de 2015 et au coulage du sol de propreté de 2016.

 

Lundi 7 novembre

A) Achat des planches de pin Laricio chez SPAC et chargement sur le petit camion de Jean-Phi + achat de 10 sacs de béton prêt à l’emploi et chargement dans le Land de JCL.

 

Mardi 8 au soir

B) Traitement par produit IFH des planches.

 

Jeudi 10

C) Chargement d’une grande partie du matériel dans le Land de JCL.

 

Vendredi 11

D) Rendez-vous 8 h 00 au local pour charger le reste du matos dans le Pajero de Dumé et le Kangoo de Marie. Puis direction la menuiserie Verdier pour retrouver Jean-Phi et charger les planches sur le toit de sa camionnette.

Après moult échanges téléphoniques pour savoir où en est l’opération, on se donne rendez-vous à Aléria pour boire le café et faire les emplettes de dernière minute.

Au départ de Bastia la météo est des nôtres, mais au fur et à mesure que nous approchons d’Aléria nous devinons une couche nuageuse pour ne pas dire pluvieuse qui se situe en direction de Ghisoni. Les premières gouttes nous rattrapent lorsque nous nous attablons pour boire le kawa. Noémie qui passait par là (elle descend sur Bonifacio) s’est arrêté pour nous dire bonjour et nous confirmer qu’elle montera samedi. Nous l’informons également que Noël et Alexia vont monter également samedi, du coup on appelle Noël et lui laissons un message pour qu’il prenne contact avec Noémie.

Reprise de nos aventures sur la route qui mène à Ghisoni. La pluie est de plus en plus présente et lorsque nous arrivons au point de transfert du matériel nous sommes obligés de couvrir les planches en attendant Nicolas. Celui-ci arrive environ 10 minutes après nous. Heureusement que son pick-up a une grande benne qui va accueillir une grande partie du matériel des uns et des autres, et surtout les planches. En effet, celles-ci font 4 m de longueur et ce ne sera pas une mince affaire de les positionner idéalement sur le 4x4. Un bâchage est même nécessaire pour les protéger.

La piste est à peu près dans le même état qu’au mois d’août. La dernière partie entre les premières bergeries et le parking terminal est assez grasse et les véhicules avancent en crabe. Enfin nous y sommes, il est pratiquement 13h00. Les vestes de pluies seront nécessaires pour effectuer les diverses norias entre les voitures et la Casetta. Puis c’est toujours le même cérémonial : vider la Casetta, mettre les sacs sous la véranda, nettoyer la mezzanine pour y stocker tout le matériel de couchage. Certains estomacs commencent à crier famine et un petit casse-croûte est nécessaire pour redonner du moral à la troupe. Après le repas nous reprenons nos activités de transport du matériel technique et des planches qui seront stockées au fur et à mesure sur la table extérieure puis recouvertes par des bâches.

E) Jean-Phi en maître de cérémonie va organiser la pose des lambourdes. Son œil professionnel et aguerri va ainsi permettre de gagner beaucoup de temps. En effet tout doucement les lambourdes du périmètre vont être posées, nivelées, calées et renforcées par des plots de béton. Ensuite les lambourdes intermédiaires vont être alignées à leur tour. Un grand OUF se fait ressentir lorsque la dernière lambourde est posée.

F) Toujours sous la houlette du maître charpentier, la mesure de la première planche est prise avec le plus grand soin. On trace enfin l’angle de découpe, on vérifie encore une fois qu’il est bon. Puis Anto, armé de sa circulaire, entame délicatement la coupe de la planche. Puis celle-ci est présentée sous les regards inquiets. Nickel, elle tombe pile poil comme il faut. Le sourire envahie les participants. Marie-Pierre est chargée de passer un couche de protection sur la partie qui sera en dessous. Les vis Torx de fixation seront insérées délicatement et le résultat nous convient très bien. Nous continuons avec la seconde planche, et même scénario. Ainsi de suite, planche après planche le plancher commence à prendre de la gueule. Nous faisons même très attention à bien balayer à chaque passage. Le premier tiers, le plus délicat à cause des découpes est fini. Le moral est au beau fixe. Il fait pratiquement nuit, il pleut, mais on décide quand même de continuer pour essayer de finir. Un dernier aller-retour jusqu’aux voitures est décidé afin de ramener toutes les planches. Avant de poser les dernières lames JCL propose de laisser un souvenir pour les prochaines générations qui effectueront l’entretien de la Casetta. Dans une bouteille de vin (vide), nous allons y glisser la liste des participants aux différentes journées des travaux préparatoires.

G) 22 h 30 fin de la pose. Ça s’arrose !!! Ben voyons !!!!

Un rangement succinct du matériel est réalisé sous la véranda. Un balayage du plancher est fait pour apprécier notre travail. On est content de nous !!

H) Maintenant c’est l’heure de l’apéro et de manger. Nous descendons la table qui était stockée sur la mezzanine. Cela nous fait tout drôle de manger sur une surface plane. Les bouteilles et cubi sont ouverts, les cahouètes et autres amuses gueules sont les bienvenus.

Au menu plat principal : Fondue Bourguignonne Bœuf/Poulet. Jean-Phi et Anto ont amené leur caquelon, mais aucun des 2 ne sera fonctionnel par oubli du récipient à alcool ! Donc on va s’adapter (voir photos). Nous allons faire chauffer l’huile dans une marmite que l’on posera sur la table. On devra effectuer 3 chauffes pour arriver à tout cuire. L’ambiance est chaude malgré une certaine fraîcheur extérieure. Comme d’hab on ne va pas mourir de faim (charcuterie, terrine, fromage, sauces, agapes diverse, etc. etc.). Enfin pour digérer on va goutter à la très bonne et fruitée poire qu’a apporté Silvain. Et pour finir en douceur le médicament de Dumé avant de s’endormir dans les bras de Morphée vers 01 h 30 du mat.

 

Samedi 12 matin

I) Il est 7 h et des poussières lorsque les lèves tôt de service (Dumé et Jean-Phi) ont ravivé le feu et commencé à préparer le petit dej. Sur la mezzanine le reste de la troupe a du mal à ouvrir les yeux (eh oui les ravages liquides ont fait leurs effets). Sur le coup de 8 h 00 Jean-Phi, sur un style de Corsica Ferries, annonce à plusieurs reprises « Bonjorno, so la oto di a matina » de façon à mobiliser les vaillants ouvriers. L’odeur du café et du pain grillé attire à tour de rôle : Marie-Pierre, JCL et ainsi de suite.

J) Le programme de la matinée est le suivant : coffrer et couler du béton le long des pieds du mur de la petite fenêtre et du mur suivant. En effet, il est prévu de réaliser une banquette d’environ 20 x 20 cm de façon à renforcer la base des pierres murales qui se trouvent à la limite de décaissement. Nicolas connaissant bien la maçonnerie nous propose de réaliser un coffrage + la mise en place de ferrailles pour renforcer le béton. A l’extérieur Dumé et Marie s’occupent des premières gâchées tandis que JCD et Silvain tels des forçats vont aller chercher les sacs de béton aux véhicules. Nous travaillons de bon cœur car dans la nuit la météo s’est mise au beau temps et un timide soleil apparaît à travers les châtaigniers. Du béton + des cailloux + des bras + le reste contribuent à la réalisation de la banquette. De son côté JCL effectue quelques améliorations sur l’installation électrique avec la pose de connecteurs de raccordement sur les câbles panneaux solaires et batterie afin de faciliter une éventuelle intervention. Sur le coup de 11 h 00 Noémie, Noël et Alexia nous rejoignent. Cependant, nous devons procéder au changement de la roue AV gauche victime d’un clou. Heureusement que l’équipe d’assistance mécanique est là (Anto, Silvain, JCD, Noël et JCL qui fournira le compresseur pour regonfler la roue de secours qui était presqu’à plat !). Nono est vite mis à contribution, il se chargera avec l’aide de Poulpy de faire une découpe dans l’énorme pin tombé en travers du chemin il y a quelques année. Si celui-ci est en grande partie pourri, attaqué par les termites, il reste néanmoins une cinquantaine de cm encore bien durs. La petite élagueuse arrive toutefois à ouvrir un passage dans le tronc et à redonner enfin au chemin son tracé ancestral. De son côté, le chantier avance bien et avant midi la banquette du 1er mur est terminée. Il reste encore 2 sacs de béton pour reprendre la suite sur le 2ème mur après le repas de midi. Concernant le déroulé de celui-ci c’est bis repetita comme d’hab.

K) L’après-midi est bien entamée et nous reprenons le chantier. Ce coup-ci c’est Alexia qui tient la truelle. JCD, Nono, Poulpy et JCL continuent leurs travaux de coupe en sciant un arbre tombé sur le tuyau d’eau. Là encore la petite élagueuse maniée par JCD sera vaillante et viendra à bout de ce tronc de plus d’un demi-mètre de diamètre !

Nicolas qui n’était jamais venu à la Casetta aimerait bien faire le Trou, si quelqu’un peut l’accompagner. En effet se serait dommage de venir à la Casetta et de ne pas pouvoir descendre. Étant donné qu’il y a assez de monde, Nicolas encadré par Marie et Silvain va descendre le plus profond gouffre (pour l’instant) de Corse.

Il est presque 16 h 00 quand les 2 JC et Jean-Phi redescendent sur Bastia.

Du côté Casetta tout va bien et on entame la 2ème banquette sur une longueur d’environ 1 m. Nous estimons qu’il faudra encore une bonne douzaine de sacs pour terminer le reste. Dehors, la luminosité commence à faiblir lorsque nous nous attaquons au nivelage de la piste. En effet, par temps sec, le devers n’est pas trop délicat à négocier, mais lorsqu’il pleut et que le terrain devient gras, les véhicules ont tendance à partir en crabe au risque de se mettre en travers. La nuit tombant nous oblige à arrêter le chantier.

L) De retour à la Casetta, Anto, Noémie, Noël, Alexia, Marie-Pierre et Dumé commencent à ranger le matériel. Puis armés du mètre, du crayon et d’une feuille de papier Anto et Noël s’attaquent au plan de la future cuisine qui sera installée juste derrière et à droite de la porte.

L’heure de l’apéro approche, puis celle de manger. En attendant le trio du trou, nos 6 acolytes commencent les grillades de magret de canard. Anto a également installé la nouvelle sono du club qui diffuse une bonne musique entraînante. L’heure avance (un peu plus de 21 h 30) et une petite inquiétude commence à s’installer sur l’heure de retour de nos 3 compères. Anto propose d’aller jeter un coup d’œil à la fin du repas si on ne voit personne. Et voici qu’environ une demi-heure plus tard Marie, Silvain et Nico sont de retour au grand soulagement de tout le monde. Pendant qu’ils se restaurent à leur tour, Silvain nous signale qu’ils ont attaqué la descente vers 16 h 30 et en sont ressorti vers 21 h 00. Nico a bien apprécié l’aller-retour qui l’a bien fait transpirer.

 

La visite vue par Silvain :

« En fin d’après-midi, alors que les uns s’acharnent encore et toujours sur le chantier de la casetta, et que certains autres fuient la rudesse de la vie montagnarde pour regagner la douce chaleur de leurs foyers respectifs, trois tire-au-flanc décident de faire une petite incursion dans Buga di a Cutina. Ce serait quand même dommage d’avoir monté le matos pour rien.

Silvain se lance dans l’équipement du trou pendant que Marie harnache et briefe Nico-Poulpy. L’équipement de la cavité nouvellement brochée est un vrai bonheur, et « libre ! » résonnent à un rythme effréné. Marie et Poulpy suivent rapidement, et Marie se paiera même le luxe de remonter le puits d’entrée pour aller chercher une bouteille d’eau oubliée à l’entrée du trou.

Une petite pause au musée permet de reconstituer le trio et de récupérer le deuxième kit pour l’équipement de la suite. En l’occurrence il s’agira du trajet « classique » par les puits jumeaux. Le brochage s’arrête au premier fractio après la galerie du musée, il faudra donc visser encore quelques plaquettes pour atteindre le fond. C’est qu’on s’y habitue vite à n’avoir rien à faire !

Nouveau regroupement au fond de la cavité. Poulpy propose de baptiser l’endroit « la plage ».

  • Bon, ça y’est on est au fond. Qu’est-ce qu’on fait maintenant ?

  • Bah on remonte pardi !

  • Non mais vraiment, il faut avoir un grain pour faire de la spéléo. Peut-être même plus que pour le canyon !

Silvain reprend la tête du convoi, suivi de Poulpy puis de Marie qui s’attèle au déséquipement. La remontée est aussi rondement menée que la descente. C’est sous un beau clair de lune (presque pleine) et accompagnés de quelques chauves-souris en goguette que l’entrée du trou est regagnée. »

 

Ce soir on ne fera pas de vieux os comme la veille. La fatigue se fait ressentir et nous rejoignons nos couches plus tôt que la veille.

Projet d'aménagement de la casetta :

 

Dimanche 13 matin

M) 7 h 00 pétante, personne ne se lève mis à part Dumé. 7 h 30 pétante encore personne. 8h00 toujours personne. Les premières émergences se situent aux alentours de 9 h 00/ 9 h 30. Pour une grasse matinée c’est une grasse matinée ! Le temps de se réveiller, de boire le café et de se mettre en marche il est 10h30. Apparemment aujourd’hui nous ne serons pas productifs. D’autant plus qu’un impératif horaire pour Silvain nous oblige à partir vers 14 h 00 dernier carat. Les 2 jours de bricolage ont usé nos forces. Il était prévu de continuer le nivelage de la piste, mais vu l’heure et l’engouement général on n’attaquera que très partiellement le chantier. Nous profitons pour ranger la Casetta, faire un peu de ménage et rapatrier nos affaires aux voitures. Nous pique-niquons avec les derniers restes. L’heure tourne, le temps de revenir aux 4x4 il est un peu plus de 14 h 30. Pour gagner du temps Noémie, Silvain et Marie-Pierre commencent à descendre. Pendant ce temps on recharge le matériel dans les véhicules, puis il faut amarrer les 4 lambourdes que nous rapatrierons chez Jean-Phi. Tout cela prendra un certain temps et nous quittons les lieux vers 15 h 00. La descente de la piste se fait avec beaucoup de précaution pour Nico car son pick-up équipé d’un crochet d’attelage frotte dans certains virages en épingle. Enfin retourHaut de page sur le point de transfert. Il faudra une bonne demi-heure pour tout transférer dans la camionnette de Jean-Phi. Il est environ 19h00 quand nous arrivons au local. Marjorie est également là pour nous aider à décharger.

 

Il y a encore du boulot en perspective pour les prochaines sorties à la Casetta (liste non exhaustive) :

Coulage de la banquette, cuisine, cheminée, chemin, table intérieure, évier et évacuation à refaire etc. etc.

 

 

Samedi 19 novembre 2016

Assemblées Générales ordinaire et extraordinaire de la LISC

Local de Montesoro, Bastia

 

Participants

  • ITP :

    Présents : Antoine B., Dominique D., Jean-Noël D., Marie G., Jean-Claude L., Pierre L., Noël R. (58,34 %)

    Par procuration : Jean-Claude D., Valérie D., Véronique M. (25 %)

    Absent : Philippe C. (8,33 %)

  • GCC : Jean-Yves C. (8,33 %)

  • Non représentant club : Albert D., Henri-Pierre F., Francis M.

 

TPAG : 6h00

 

Promotion de fin d’année à la LISC : 2 AG pour le prix d’une !

L’objectif était de ne consacrer qu’une demi-journée à ces obligations associatives. Les adhérents en ont décidé autrement puisqu’une autre session élective devra se tenir avant la fin de l'année. Quand on aime on compte pas !

 

La 1ère AG était extraordinaire. Elle consistait en l’approbation des nouveaux statuts de la LISC. Ceux-ci sont mis en conformité avec le nouveau code du sport et notamment son article L131-8. La LISC en profite pour prendre un peu d'avance sur la réforme territoriale qui fera disparaitre les départements corses en 2018. Ainsi, la LISC sera à partir de 2017 le seul organe déconcentré de la FFS puisque le CDS 2B disparait à la fin de l'année.

Un autre point important des nouveaux statuts, la LISC abandonne la représentativité indirecte qui était basée sur un représentant par tranche de 5 adhérents. Dorénavant, la règle sera de 1 représentant par tranche de 1 adhérent. Ceci aura pour conséquence de donner le droit de vote à tous les adhérents insulaires.

C'est ainsi que cette AGE aura duré plus de 3 heures suite aux quelques modifications de dernière minute ayant nécessité d'âpres discussions.

Nouveaux statuts de la LISC

 

La 2ème AG était ordinaire, mais elle devait aboutir, année olympique oblige, à l’élection d’un nouveau ConseilHaut de page d’Administration pour les 4 prochaines années. Malheureusement, les candidats ne se sont pas bousculés au portillon de la gloire et en vain cette AG élective a accouché de … rien.

Une nouvelle AG sera convoquée prochainement, avec l'espoir que la concomitance avec l’AG des topi fera naitre des vocations …

 

 

Samedi 3 décembre 2016

Inventaire et contrôle matériel

Local, Bastia

 

Participants

  • ITP :  Antoine B., Wanda C., Dominique D., Grégory D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Manon L., Béatrice M., Stéphane P., Jean-Marie P., Noël R., Rémi R., Marie-Pierre R.

 

Qu’est-ce qu’on l’aime notre matos. Surtout quand on y est pendu dessus d’ailleurs. Et cet amour est proportionnel au vide qu’on a sous les fesses !Haut de page

Alors, une fois par an, on va le bichonner ce matos. Vérification, nettoyage, comptage, c’est le but de cette journée d’inventaire. Il faut au moins ça pour recenser les 1533 articles répartis en 329 références, dont 441 articles EPI vérifiés, 14 réformés, mais 37 égarés.

Un bon casse-croûte topinesque a permis de recharger les batteries en milieu de journée.

Le résultat est disponible sur un tableur téléchargeable sur le site du club.

 

 

Samedi 10 décembre 2016

Assemblée Générale ordinaire de l'association

Assemblée Générale élective de la LISC

Restaurant « Cinderella », Santa Maria Poghju

 

En ce qui concerne le club, on ne change pas une équipe qui gagne, le nouveau Comité Directeur ressemble beaucoup au précédent et respecte à minima la composition statutaire :

Présidente : Marie GENEVIER

Président-adjoint : Stéphane PERRON

Secrétaire : Noémie GIL

Trésorier : Antoine BOSCHI

Responsable matériel : Alexia SIMIAN-BUISSONET

 

Plus compliqué pour la LISC où la majeure partie des anciens ont déclaré forfait. C'est aux forceps qu'un nouveau Conseil d'Administration est élu. Marie assurera seule la représentation féminine :

Président : Pierre-Jean MICAELLI

Président-adjoint : Jean-Noël DUBOIS

Secrétaire : Albert DEMICHELIS

Trésorier : Antoine BOSCHI

Trésorière-adjointe : Marie GENEVIERHaut de page

Membre CA : Jean-Yves COURTOIS

Membre CA : Alain GAULME

 

Bravo et félicitations aux anciens et nouveaux élus, c'est grâce à eux que nous pourrons continuer à pratiquer nos activités dans les meilleurs conditions !

 

 

Samedi 17 décembre 2016

Spéléo interclubs, initiation, perfectionnement, équipement

Falaise A Tozza, Patrimonio

 

Participants

  • ITP : Sébastien C., Wanda C., Grégory D., Dominique D., Jean-Noël D., Marie G., Jean-Claude L., Marjorie M., Béatrice M., Noël R., Marie-Pierre R., Alexia S.

  • Initiés externes : Fabrice, François D.

  • GCC : Jean-Yves C.

 

Photos

 

Au programme de cette journée falaise :

- Initiation aux techniques spéléo alpine

- Perfectionnement à ces mêmes techniques

- Equipement

 

La journée s'annonce belle, le ciel est bleu et le soleil brille, bien que timide en ce début de matinée car caché par les crêtes.

Les initiés sont repérés, Wanda, Béatrice, Greg et François sont ainsi pris en main par Sébastien qui met en pratique les enseignements de sa formation au DE spéléo, il sera assisté par Nono.

Alexia assurera l’équipement de la voie de l’Olivier, sous la supervision de Marie, qui elle-même équipera la voie « Canyon ». Jean-Noël et Jean-Yves équiperont de leur côté 2 voies d’initiation, dont la vire Albert. Marie-Pierre et Marjo butineront sur les différents ateliers. Quant à Dumè et JC, on peut se demander s'ils n'ont pas pété un câble. Ils zigzaguent dans le maquis, grattant et tapant sur les rochers avec un marteau, coupant des branches de ci delà, c'est dur de vieillir ! En fait, ils ne sont pas devenus séniles, pas encore, ils se chargent tout simplement d’ajouter des équipements supplémentaires en vue de diversifier les exercices spéléo secours. Ils aménagent ainsi une aire d’arrivée pour 2 tyroliennes en démaquisant une zone rocheuse et en y plantant 6 spits pour 2 répartiteurs indépendants. Démaquisage contrôlé, une touffe de fougère Osmonde est épargnée ! (NDLR : après vérification sur le Net, ce n'était qu'une banale fougère Polypode, mais dans le doute ...)

Marjo a droit à une révision de quelques nœuds avant les traditionnelles grillades, celles-ci se terminent par le non moins traditionnel Rustique à la braise.Haut de page

Reprise des équipements, Alexia ajoute la voie de la déviation « Tozza », permettant ainsi aux initiés de goûter aux joies du plein pot aérien. Marie ajoute 3 spits pour une des extrémité des tyro à côté de la voie de l’Olivier, JC fait de même pour l’autre tyro, sous les 3 spits plantés lors du test du treuil Dumè.

Déséquipement à la nuit tombante et retour au local.

 

 

Dimanche 18 décembre 2016

Spéléo, visite

Buga di a Cutina, Ghisoni

 

Participants

  • ITP : Sébastien C., Marie G.

 

TPST : 3h30

 

Sébastien rêvait depuis des mois de pouvoir découvrir THE cavité la plus profonde de Corse… Pour chacune des dernières visites il n’était pas disponible. Mais aujourd’hui les dieux sont avec lui, enfin quelqu’un de disponible pour faire la visite ! C’est aussi cette cavité qu’il a choisi pour l’un de ses mémoires de DE spéléo donc il a besoin de la connaître, quitte à revenir seul si besoin.

Seb venant d’Ajaccio, on se retrouve au démarrage de la piste à 10h, au bord du Fium’Orbu.

Après répartition équitable du matos (les deux kits de matos sur le dos de Seb + son propre matos et juste mon matos perso sur mon dos), on attaque la montée à pied. 1h20 plus tard nous voilà au bord du trou. Petit encas rapide et on se prépare. C’est Seb qui se lance à l’assaut de la cavité et qui équipe. On décide qu’il équipe jusqu’au fond le réseau de droite, et j’équiperai ensuite le réseau de gauche, quand on sera remonté au musée. On n’a pas la topo, mais Seb s’en réjouit, ça l’entrainera à la lecture de cavité et ça met un peu de piment.

Arrivé au niveau du passage de la lucarne, il hésite.

Seb : T’es sûre que c’est par là ?

Moi : bah oui, tu passes la lucarne, tu verras t’as un puits derrière.

Seb : C’est galère pour aller là dedans. Je vais mettre la main courante.

Moi : meuh non, pas besoin ! Tu pendules et hop tu t’amarres à l’entrée, sur la droite. C’est fastoche, c’est comme ça qu’on fait tout le temps.

Seb : t’es sûre ?! en plus c’est plein de boue, c’est dégueu, je vais en avoir partout.

Moi : plein de boue ? t’exagère pas un peu… ! petit chou va !

Seb : (grognement septique)

Quelques minutes plus tard, quand Seb commence à descendre dans le puits, derrière la lucarne :

Seb : Aaaaaaah mais c’était pas la bonne lucarne !

Deux secondes après, quand j’arrive sur la lucarne que Seb a équipée :

Moi : ooooh mais c’est pas la bonne lucarne ! Ah ouais elle est dégueu celle là ! et le pendule est pas simple… tu m’étonnes que t’as ronchonné !

Bref, on a testé une lucarne dont je n’avais jamais remarqué l’existence ! Et effectivement, la main courante n’aurait pas été du luxe. Quelques traces d’acéto au plafond mais pas grand-chose par rapport à l’autre lucarne, cette option a dû être vite oubliée par les anciens explorateurs…

La suite du parcours se fait sans évènement particulier. Arrivés au fond, bah on remonte… Seb en premier et moi qui déséquipe. Je remonte en enkitant le bazar sans défaire les nœuds… Je réalise que ce n’est pas très malin et que ça va être chiant pour équiper l’autre réseau. Arrivée au musée on en discute avec Seb. Lui trouve cette première visite satisfaisante, moi je connais l’autre réseau, on décide donc que l’on n’a qu’à s’arrêter là et poursuivre la remontée ! Seb récupère donc le premier kit plein et je poursuis le déséquipement, histoire d’avoir l’impression d’avoir bossé un peu !

Dans le méandre qui suit le musée on s’étonne de voir une pointe plantée sous une des broches. Que fait-elle ici ? A-t-elle été mise par JCL lors du brochage ? A quoi sert-elle ? (NDLR : lorsque la broche n'est pas à l'horizontal, elle peut avoir tendance à ressortir du forage avant la prise de la résine, d'où la pose d'une pointe pour coincer la broche. Cette pointe est à enlever dés le durcissement de la résine. Cela arrive aussi lorsqu'une bulle d'air coincée au fond du forage dans la résine fait ressort et pousse la broche vers l'extérieur.).Haut de page

Cette visite rapide nous fait sortir de jour, sous le ciel bleu. Ce n’est pas très fréquent donc intéressant de le noter ! J’en profite pour m’entraîner à utiliser ma micro-traxion pour remonter le kit d’équipement.

Pour le retour, la répartition des charges est la même, c’est important d’être équitable ! 45 minutes plus tard on est à la voiture. On prend le temps de trier et ranger le matos ensemble (merci Seb !) puis retour chacun sur son côté de l’île.

 

I Topi Pinnuti - Bât. A8 - Les Logis de Montesoro - 20600 BASTIA

Association affiliée à la Fédération Française de Spéléologie sous le N° V20-005-000

Téléphone : 04 95 32 68 16 (répondeur) - http://topi.pinnuti.ffspeleo.fr/ - topipinnuti@orange.fr