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Une des ambitions de notre association est le partage de nos passions avec le plus grand nombre. Nos activités nous amènent souvent en des lieux difficiles d’accès pour le commun des mortels. Les récits ci-dessous permettent modestement ce partage, avec l’espoir de faire vivre, par quelques lignes et quelques photos, les sensations parfois intenses que procurent nos activités.

Ces comptes-rendus ne représentent pas l’exhaustivité de nos aventures (certains étant un peu réticents à s'épancher sur un clavier ;-), ils permettent néanmoins de donner un aperçu de nos pérégrinations souterraines et canyonistiques, et pourquoi pas de faire rêver.

Bonnes lectures, et si l’envie prend le dessus sur la simple curiosité, rendez-vous au local un jeudi soir …

Les comptes-rendus sont agrémentés de quelques photos, si vous souhaitez que certaines ne soient pas diffusées, n'hésitez pas à nous écrire sur topipinnuti@orange.fr

 

Sommaire

 

Dimanche 6 janvier 2013

Spéléo - Sortie interclubs, visite, désob’ - Grotta Suterratta, grotta Ducati - Barbaggio

 

Dimanche 13 janvier 2013

Inventaire matériel - Local, Bastia

 

Samedi 19 janvier 2013

Assemblée Générale - « La Grotte » - Bastia

 

Jeudi 30 janvier 2013

Spéléo - Canyon, soirée thématique CDS 2B - La topo - local de Montesoro, Bastia

 

Dimanche 3 février 2013

Spéléo - Perfectionnement, visite - Cast.3, la Traversée - Oletta

 

Dimanche 17 février 2013

Spéléo - Perfectionnement équipement, entomologie, visite - Cast.5 - Oletta

 

Samedi 23 février 2013

Assemblée générale ordinaire, CDS 2B, local de Montesoro - Bastia

 

Dimanche 3 mars 2013

Spéléo - Interclubs, prospection, première, visite - Grottes ITP, Gudrone, de Vezzi - Sorio, Santo Pietro di Tenda

 

Dimanche 17 mars 2013

Spéléo - Démaquisage chemin d’accès - Grotte de Butrone - Sisco

 

Samedi 30 et dimanche 31 mars 2013

Spéléo - Entraînement - Buga di a Cutina, Ghisoni

 

Dimanche 7 avril 2013

Spéléo - Découverte du monde souterrain - Grotte de Carpinetto, Lano

 

Dimanche 14 avril 2013

Spéléo - Rando-prospection - Punta di Querceta Tonda – Punta Pedani

 

Samedi 20 avril 2013

Spéléo - Perfectionnement - Falaise "A Tozza", Patrimonio

 

Dimanche 28 avril 2013

Spéléo - Interclubs, prospection, exploration, topographie - Aven-grotte de Cuticci, Corte

 

Dimanche 5 mai 2013

Spéléo - Perfectionnement - Falaise "A Tozza", Patrimonio

 

Mercredi 8 mai 2013

Spéléo - Visite - Carrière de Beauregard - Rochecorbon (37)

 

Mercredi 15 au Dimanche 19 mai 2013

Spéléo - Congrès FFS du Cinquantenaire à Millau en Aveyron

 

Dimanche 12 au dimanche 19 mai 2013

Camp « MILLAU 2013 » - Congrès et AG FFS - Aveyron, Gard

 

Samedi 25 mai 2013

Spéléo - Visite - Grotte de Brando

 

Vendredi 31 mai 2013

Spéléo - Visite - Grotte de Santa Catalina - Sisco

 

Samedi 1er juin 2013

Spéléo - Visite - Grotte de Brando

 

Dimanche 2 juin 2013

Spéléo - Visite - Gouffre I Luminelli, Morosaglia

 

Dimanche 16 juin 2013

Rando pour Mathis - Sentier du littoral - Saint Florent

 

Samedi 22 juin 2013

Spéléo - Visite, entomologie - Grottes de Trulana - Corte

 

Dimanche 23 juin 2013

Spéléo - Prospection, exploration, topographie - Grotta Porcili - Patrimonio

 

Dimanche 7 juillet 2013

Spéléo - Exploration, topographie - Aven des 34, grottes de Porcili - Patrimonio

 

Samedi 13 juillet 2013

Canyon - Initiation - Viola, Olcani

 

Samedi 20 juillet 2013

Spéléo - Exploration, topographie - Grottes marines de Patrimonio

 

Samedi 3 août 2013

Spéléo - Exploration, première, topographie - Grottes marines de Patrimonio

 

Dimanche 4 août 2013

Canyon - Ruisseau de Matra - Matra

 

Lundi 12 août 2013

Spéléo - Repérage - Grottes marines de Patrimonio

 

Vendredi 16 - Samedi 17 août 2013

Spéléo - Exploration, topographie - Grotte de Carpinetto - Lano

 

Dimanche 25 août 2013

Spéléo - Exploration, prospection - Mine de fer de Farinole « A Ferrera », Grottes de Farinole - Feringule

 

Dimanche 1er septembre 2013

Spéléo - Exploration, topographie - Grotte de Carpinetto - Lano

 

Samedi 7 septembre 2013

Spéléo - Initiation, perfectionnement, prospection - Falaise de Pietralba

 

Dimanche 8 septembre 2013

Spéléo - exploration, topographie - Grotte de Carpinetto - Lano

 

Samedi 14 et dimanche 15 septembre 2013

Fête du sport - Place Saint-Nicolas - Bastia

 

Samedi 21 septembre 2013

Spéléo, découverte du milieu souterrain - Grotte de Carpinetto, Lano

 

Dimanche 22 septembre 2013

Spéléo interclub - Exploration, topographie, relevé entomologique, suivi chiroptères - Grotte de Carpinetto - Lano

 

Samedi 28 septembre 2013

Spéléo, interclub - Prospection, exploration, suivi chiroptères - Grottes marines de Patrimonio

 

Dimanche 6 octobre 2013

Spéléo, initiation - Gouffre de Cast 1 – Oletta

 

Samedi 12 octobre 2013
Spéléo – Démaquisage chemin d’accès - Grotte de Butrone – Sisco

 

Dimanche 13 octobre 2013

Spéléo interclub -  Exploration, topographie - Grotte des Sarrasins - Poggio di Nazza

 

Samedi 19 octobre 2013

Spéléo - Démaquisage chemin d’accès, visite - Grotte de Butrone - Sisco

 

Dimanche 20 octobre 2013

Spéléo interclub -  Exploration, topographie - Grotte de Rumendella - Caporalino

 

Dimanche 27 octobre 2013

Spéléo - Prospection, exploration - Trou de Tomino - Tomino - Grotte Oubliée - Sisco

 

Vendredi 1er et samedi 2 novembre 2013

Spéléo - Désobstruction, entraînement - Ghisoni 4, Buga di a Cutina - Ghisoni

 

Jeudi 7 au lundi 11 novembre 2013

Spéléo - Visite de cavités dans le Minervois et participation aux Journées médicales de la CoMed

 

Dimanche 17 novembre 2013

Spéléo - Désob’ - Grotta Suterratta - Barbaggio

 

Dimanche 24 novembre 2013

Spéléo, interclub - Investigations hydrogéologiques, suivi chiroptères - Grotte de Carpinetto - Lano

 

Jeudi 5 décembre 2013

Soirée thématique CDS 2B / GCC  - Les chauves-souris - local de Montesoro, Bastia

 

Dimanche 8 décembre 2013

Inventaire matériel - Local, Bastia

 

Lundi 9 décembre 2013

Découverte de la grotte au 8 000 bouddhas - Myanmar, Birmanie

 

Samedi 14 décembre 2013

Assemblée Générale - « L'Albaddu » - Corte

 

 

Dimanche 6 janvier 2013

Spéléo - Sortie interclubs, visite, désob’

Grotta Suterratta, grotta Ducati - Barbaggio

 

Participants

ITP : Jean-Claude D., Jean-Noël D., Océane G., Véronique M.

GCC : Jean-Yves C.
 

TPST : 2h30
TPAM : 1h00

Photos


Suterratta épisode 24 : désob’ suite

Un an sans retourner à Suterratta et à Ducati, le temps passe si vite, la dernière visite remonte au 29 janvier 2012 ! État des lieux : pour Suterratta, on bloque à -28 sur une fracture de plus en plus étroite avec pas mal de cailloux à sortir ; pour Ducati, les crayons mis en place pour élargir l’étroiture d’entrée avaient refusé de partir, donc le président du CDS n’avait toujours pas mis son nez dedans.

Ce fut une sortie efficace sans perte de temps. RDV au club à 8 h 30, JCD et Océane sont les premiers arrivés, suivis de peu par JN et Véronique. Préparation du matos, mise en route du café et à 8 h 50 JY est là (on devait se retrouver sur site). À peine passés 9 h, on quitte le local. À 9 h 45, on dépose le matos à l’entrée de Suterratta. Ciel bleu mais frisquet, on est exposé nord et on ne verra pas le soleil de la journée.

On décide de commencer par Ducati pour se réchauffer par une petite marche dans le maquis. Descente un peu glissante et on retrouve facilement l’étroiture d’entrée. À tout hasard, on alimente la ligne de tir mais rien, les crayons sont bien foirés. Il va falloir percer. JY décide de forcer le passage. Avec obstination et en quelques minutes, il se retrouve à l’intérieur. Aucun rhino, on peut tirer… Océane, pour qui c’est la première sortie spéléo de sa vie (cette grotte n’est pas forcément le meilleur choix…), s’approche de l’entrée, refuse de tenter le passage puis en précisant bien que « c’est une c……rie », disparaît à l’intérieur comme une lettre à la poste, son gabarit assez filiforme, lui a facilité le passage. Véronique, qui était pourtant bien passée la dernière fois, rechignera, le taux de sucre étant un peu bas.

JC se met au turbin, un beau trou sur la paroi de gauche. On conseille à nos cavernicoles encore à l’intérieur et on appuie sur les fils… rien ! Pas possible, vérification de la ligne de tir, c’est bon et si c’était la batterie ? On utilise celle du perfo et là, un fracas très sec, les tympans en trembleront. Un coup d’œil rapide, le morceau est parti. Pas de gaz, JN impatient est déjà dans l’étroiture, et ça passe comme pour Océane, comme une lettre à la poste. Ducati est maintenant accessible à tous (peut-être que certains gabarits un peu forts auront encore du mal car cela frotte).

Visite rapide de la cavité, intérêt spéléo limité, mais la topo pourra être affinée. Une vingtaine de minutes après on ressort. La sortie par contre est assez physique surtout pour JN qui sera le dernier car peu de prises pour pousser avec les pieds, mais ça passe. Remontée bien suante vers Suterratta, il est 10 h 45.

On laisse JY partir en premier, d’une part il était venu dans la cavité il y a une vingtaine d’années et ne connaissait donc pas le réseau récent et d’autre part cela lui permet de repérer les éventuels chiros avant le passage des bruyants spéléos. On emmène deux kits et le perfo jusqu’en haut du puits au cas où. Océane aura du mal à entrer dans la Salle d’Attente, une énorme Meta a décidé de la narguer. Fermant les yeux elle plonge et franchit la zone « dangereuse ». Descente du puits, on retrouve JY en bas de l’échelle (un des derniers barreaux avant le fond est cassé). Il est impressionné par le travail réalisé par les topis, la désob’ de la diaclase, l’équipement du puits avec les fers en U, on aura droit aux compliments.

JC est déjà au fond, Océane restera prudemment en haut du puits terminal, pour une première sortie la suite n’est pas très facile… JN suit JC pour évaluer le travail à entreprendre. Pas mal de cailloux au fond en zone étroite, il faut faire des tirs de confort et remonter le maximum de déblais avec seau, corde et huile de coude. Aujourd’hui on manque un peu de main d’œuvre, on décide de faire un tir de confort et on reviendra en groupe pour les cailloux.

JN remonte en haut du P20 pour descendre les sacs, qui seront repris par Véronique, Océane puis JC. JY est ressorti en urgence, en hyponicotinémie. Il trouvera le moyen de rater la sortie après le ressaut de l’échelle, remontant droit dans la diaclase, belle première mais c’est étroit et ça queute ! JC perce son trou pendant que JN assure le matos avec la corde. Puis vient le moment de remonter les sacs, on fera à nouveau la chaîne jusqu’en bas de l’échelle. Océane procèdera à son premier tir, un son assez sourd mais les effluves de poudre nous confirment que le tir a marché. Pas question de redescendre, c’est l’heure du barbecue. Nouvelle chaîne pour remonter les sacs, Véronique en haut du P20, JN en intermédiaire et Océane et JC qui ferment la marche, JY est ressorti allumer le feu. On sortira pour 13 h.

Pas de flamme, le bois a refusé de s’embraser, il faudra le savoir-faire de JC pour lancer les agapes. Premier bouchon un Cahors, puis un Coteaux du Tricastin, arrosant lonzu et lardo de Colonnata au parmeggiano (uneHaut de page spécialité toscane). Puis grillades, panzetta et tranches de gigot, on termine sur une succulente galette des rois au chocolat faite par Océane, JC sera le roi de la sortie.

Il est 14 h et le soleil refuse toujours de se montrer, on ne s’éternise pas. Pas de volontaires pour redescendre voir le résultat du tir. Remontée aux voitures, JY file sur Corte et on rentre au local ranger le matos. Incident de fin, la porte du local ne veut plus se réouvrir, mais c’est arrivé en le quittant, le matos était rangé…

Pour Ducati, le travail est fait mais il reste encore du boulot à Suterratta si on garde un espoir de suite.

 

 

Dimanche 13 janvier 2013

Inventaire matériel

Local, Bastia

 

Participants

André B., Antoine B., Jean-Claude D., Jean-Noël D., Océane G., Marie G., Jean-Claude L., Isabelle L., Marjorie M., Véronique M., Frédéric M., Noël R., Marie-Pierre R., Jean S., Silvain Y.

 

TPAL : 1 à 10h00

Photos

 

Haut de page

Par une belle journée de janvier, une douzaine de vaillants topi ont passé la journée à inventorier tout notre beau matériel d'exploration. La convivialité des journées d'inventaire nous fait un peu oublier une éventuelle sortie.

Du mousqueton au frigo, de la corde à la pile rechargeable, en passant par les livres, les kits, les spits, les écrous, les ... etc., ce sont pas moins de 334 références, représentant 1455 articles qui ont été inventoriés.

La journée a bien sûr été coupée par un bon graillou.

 

 

Samedi 19 janvier 2013

Assemblée Générale

« La Grotte » - Bastia

 

Photos

 

Quoi de mieux qu'un restaurant dénommé « La Grotte » pour accueillir L'Assemblée Générale d'un club spéléo !

Dans une ambiance cosy un nouveau Conseil d'Administration a été élu :

Noël RICOVERI, Président

Jean-Claude DEL BASSO, Vice-président

Valérie DESHAYES, Secrétaire

Marie GENEVIER, Secrétaire-adjointe

Isabelle LASCROUX, Trésorière

Marjorie MANSIER, Trésorière-adjointeHaut de page

Antoine BOSCHI, Responsable technique

 

Bravo et félicitations aux nouveaux élus !

Un repas dans une ambiance celtique a joyeusement terminé la soirée.

 

 

Jeudi 30 janvier 2013

Spéléo - Canyon, soirée thématique CDS 2B

La topo - local de Montesoro, Bastia


Participants : Antoine B., Philippe C., Jean-Claude D., Jean-Noël D., Marie G., Isabelle L., Francis M., Véronique M., Fred M., Noël R., Jean-Philippe S.


Une première, le CDS 2B a décidé de se lancer dans des soirées thématiques détaillant de nombreux sujets concernant la spéléo et le canyon : topographie, géologie, hydrologie, entomologie, chiroptères, toponymie,
Haut de page secours… Les sujets ne manquent pas… Rendez-vous le jeudi soir de 20 h 30 à 21 h 30, à raison d’une présentation par mois.

Ce soir on débutait par la topographie en spéléo et en canyon. Jean-Noël s’est lancé et a tenté de captiver l’assistance sur ce sujet un peu technique et pas toujours très ludique. Le public a paru très intéressé et de nombreuses questions ont prolongé la soirée jusqu’à 22 h 30.

Prochain rendez-vous, l’hydrogéologie par Marie le jeudi 28 février. On compte sur vous.

 

 

Dimanche 3 février 2013

Spéléo - Perfectionnement, visite

Cast.3, la Traversée - Oletta

 

Participants : Jean-Claude D., Albert D., Jean-Noël D., Isabelle L., Véronique M., Fred M., Noël R., Marie-Pierre R.


TPAM : 1h00 ...
TPST : 3h30

Photos


Au programme officiel, une sortie « Découverte du monde souterrain », la visite de la grotte de Valetto, petite cavité horizontale du cortenais. Mais l’organisatrice de la soirée n’étant pas en état de gambader sous terre, il a fallu annuler. Jeudi on se décide pour le gouffre I Luminelli situé sur la commune de Morosaglia, -61 m et quelques puits, un bon perfectionnement pour le camp Millau et en plus un peu de topo à terminer.

Mais la météo ne sera pas avec nous, dès samedi ce sera pluie toute la soirée avec prévision de neige à 400 m sur les villages de l’intérieur. 7 h 30, on se concerte avec Nono au téléphone, Morosaglia est compromis, rdv au local on décidera. On avait prévu large pour se retrouver, pas trop tôt… disons 9 h, mais on ne sera au complet que vers 10 h ! Le ciel est encore chargé et la météo ne prévoie une amélioration que pour l’après-midi, on décide d’annuler définitivement et se rabattre sur notre massif de Castiglione. Il est tard, va pour Cast.3, la Traversée, le trou est équipé et Fred ne la connaît pas.

Préparation de l’équipement assez rapide (trop rapide, on oubliera le casque de JCD), il faut simplement emporter les équipements perso. Regroupement au gué de l’Aliso, pas trop chargé malgré les pluies de la veille. Une première, on est entouré par une troupe de chevaux magnifiques qui viennent quémander quelques victuailles.

On n’a qu’un seul 4x4, il faut donc se serrer et deux volontaires, se sacrifient pour le marche-pied. Passage du gué sans encombre. Installation et équipement au pied du pylône. On hésite un peu sur la marche à suivre. Il est à peine midi, on mange de suite ou on fait le trou ? L’hésitation ne va pas durer longtemps, JCD est déjà parti allumer le feu et le premier bouchon saute. Il n’y a que Fred qui nous met un peu la pression pour aller sous terre. Empressé de goûter aux joies de la progression souterraine ou plutôt anxieux à l’idée ce qui l’attend…

Une autre épreuve lui sera imposée, il va servir de cobaye aux expériences de JN. On l’équipe du capteur cardiaque pour l’enregistrement de la sortie. Intéressant de calculer le coût cardiaque chez une personne d’âge « mûr », 41 ans, qui a peu pratiqué de spéléo, avec un entraînement physique assez faible et dans une cavité assez sportive.
Pour le feu, JCD et Nono feront des miracles, car tout est mouillé mais on a heureusement prévu le carbure et les quelques réserves de branches coupées permettront d’avoir une bonne braise. Une petite heure d’agapes, sans excès, tout juste une bouteille et demi. Et pour finir, quelques bonnes crêpes réchauffées au grill, c’est la Chandeleur.

Avant de partir pour le trou, JN s’acharne sur Fred, il le confie à Nono pour un mini-test d’effort, le Ruffier-Dickson. Mesure du pouls au repos, puis 30 flexions en 45" et mesure du pouls une minute plus tard, on ne vous donnera pas les résultats, secret médical oblige.

Il est 13 h, le soleil commence à percer, direction l’entrée par le nouveau sentier ouvert pour Cast.19. Isabelle part en premier pour rééquiper la dèv du P17, coachée par Nono. Derrière la palanquée suit. Regroupement dans la Salle des Fouilles. À la suite d’Albert, toujours aussi impétueux à mettre son nez dans les étroitures, quasiment tout le monde s’enfile dans le trou situé en hauteur en fond de salle. Fred remonte se reposer dans la diaclase principale et JN reste pour faire la jonction sonore avec la Faille aux Chiens. Une fois le trou suspendu franchi, un laminoir entre les blocs à gauche puis encore à gauche, une fracture qui se désescalade et la jonction sonore et lumineuse est faite avec JN en bas du ressaut. Albert arrivera à descendre de 2 m dans une fente étroite sans suite.

Puis c’est la montée au Balcon, JCD à l’échelle, il assurera l’arrivée de Fred, puis le groupe suivra. Visite de la trémie supérieure, Cast.19 n’est à qu’à quelques mètres. Puis les Salles concrétionnées, deux petits rhino que l’on laissera dormir. Retour à la diaclase principale et direction le retour via la vire de la Faille aux Chiens. Fred sera bien encadré par JN et JCD, mais la sortie sera physique et le compte-tour montera jusqu’à 171 ! Remontée ensuite par Cast.3 sup’, un autre petit rhino en dormance juste à gauche au niveau de l’entrée de la Salle de l’Obsidienne. Puis direction la Mezzanine par la remontée des deux ressauts, bien équipés maintenant mais plus simple à escalader avec simplement le croll en assurance. Albert n’est toujours pas là, Nono l’entend vaguement, il doit fureter dans une fente étroite. Il fait demi-tour pour évaluer la galère…

Regroupement dans la Mezzanine, pas une chauve-souris à l’horizon ! Le thermomètre est à 15°C. Nono n’est toujours pas là, on se décide à sortir. Sortie au soleil à 16 h 30. JN attend les deux derniers explorateurs qui mettront un bon quart d’heure pour sortir. Albert a trouvé le moyen de s’égarer entre Cast.3 sup‘ et les deuxHaut de page ressauts.

Dehors c’est le soleil, le timing est parfait. Fred récupère sur son banc, l’épreuve a été assez dure, il se reconnaît assez fatigué, on analysera la courbe ce soir. Le retour se fera sans problème, franchissement de l’Aliso aisé, les chevaux sont toujours là et profiteront de nos restes de pain. Fred nous quitte pour filer sur Corte, direction le local, rangement du matos, il est à peine 18 h, puis les pénates.

 

 

Dimanche 17 février 2013

Spéléo - Perfectionnement équipement, entomologie, visite

Cast.5 - Oletta

 

Participants : Albert D., Jean-Noël D., Marie G., Véronique M., Fred M., Jean R., Silvain Y.

TPAM : 3/4 h …

TPST : 4h00

Photos

 

Un petit aperçu de la préparation de la sortie par les échanges épistolaires avec Fred :

« Oh misère, quand on atteint le fond du trou, il faut encore y retourner ! Et il faut même répondre aux mails. Enfin, s’il faut y aller, faut y aller. Et si on pouvait en revenir à 16 h, ça serait encore mieux. Bonne soirée à vous. Préparez-vous bien psychologiquement. » Frédéric M.

« Pas de souci pour 16 h, on fera le maximum. Comme la dernière fois viens avec ta voiture jusqu’au gué. Programme : 9 h au local, on part vers 10 h… sur place à 11 h, on mange, on boit… non on part faire le trou, sortie 14 h 30 puis on mange et on boit, là pour de vrai ! puis retour au gué. En espérant que tu ne restes pas coincé dans l’étroiture… » @mitiés JN

« Argh ! Les étroitures et moi, on est fâchés. Fluctuat nec mergitur. À demain ... Inch’Allah. » Fred

Donc en projet pour cette sortie :

• Faire équiper Marie et Silvain.

• Amener Jean au fond du trou pour poser ses pièges à insectes.

• Faire franchir l’étroiture à Fred et à Véronique (qui avait rebroussé chemin la dernière fois).

RDV local 8 h 45, on est en avance… Rapidement arrive Fred, qui évoque de suite l’étroiture, pensant qu’on le magagnait, mais non c’est pour de vrai et l’on devine soudain l’inquiétude sur son visage…, puis Albert et Jean et enfin Marie et Silvain. On les plonge dans le bain rapidement, à eux de prendre en mains l’organisation de la sortie : sortir la fiche topo, préparer le matériel collectif, vérifier que chacun a bien son matériel perso, enkiter et charger. 9 h 30, tout est prêt, on a de l’avance sur l’horaire.

On sera au gué vers 10 h 10, le Duster de Jean passe sans difficulté. Il est 10 h 30 quand est au pylône, on va faire le trou de suite. Cette fois ce sera Jean qui servira de cobaye pour le test de cardiofréquencemétrie, spéléo averti, 74 balais. On commence par le Ruffier-Dickson, résultat « moyen », c’est bon pour son âge. Pendant ce temps, Marie et Silvain partent à la recherche du trou, comme pour une première, avec les indications de la fiche topo. Ils trouveront sans difficulté.

À 11 h, regroupement au départ de Cast.5. Silvain équipe sur les conseils de Marie, les spits commencent à être fatigués, difficile de visser à fond, cela inquiète Silvain. Le temps est superbe et l’attente au soleil des plus agréables. Une bonne heure d’attente, JN qui ferme la marche, débutera sa descente à 12 h 20, mais il faut prendre son temps pour apprendre. Arrivée en bas du R6, Marie et Silvain ont déjà disparu dans l’étroiture de la Faille Égyptienne, Véronique a fait demi-tour renonçant encore au même endroit, quand il faut passer à l’horizontal sur la vire, Albert passe à son tour, Jean essaie de forcer mais le thorax est trop puissant… JN passe ensuite et attend Fred sur la vire. La partie horizontale a failli le bloquer, un dernier effort et cela passe, il arrive à se redresser mais impossible de sortir de la cheminée pour accéder à la vire, un stress énorme. Il est prudent de renoncer, Véronique le décriera essoufflé et marqué par sa tentative, mais bien décidé à retenter une prochaine fois.

JN file devant, rattrape Albert ― tiens les rats ont bouffé la sangle à la fin de la vire ―, et on rejoint Marie et Silvain débutant l’équipement du R4. C’est Marie qui s’y colle mais descendra trop bas pour installer la dèv. Silvain s’en chargera. Descente jusqu’à la Salle Blanche. Séquences photos au Temple Hindou, Albert tente de s’enfiler dans la fente du fond et parle encore de désob’, on verra… Une bonne heure que nous avons quitté le groupe, demi-tour. Albert devant, suivi de JN puis Silvain et Marie qui déséquipera. Le retour est toujours plus facile. Quelques photos sur la vire, Marie en laissera choir la sangle de remplacement au fond du P22, on reviendra…
Franchissement de l’étroiture sans problème, nos coéquipiers commençaient à s’inquiéter… ils appelaient, pas de réponse et ne connaissant pas la cavité ils pensaient que la visite ne durerait pas plus de 30 mn, ils ont failli appeler Jean-Claude à Ajaccio !

Jean désirant manger un peu de corde était ressorti entre temps pour aller chercher une corde dans sa voiture ― alors qu’il aurait suffi de reprendre la corde d’entrée, un C30 assez longue pour le P13 suivant… ― et avait mis en place les amarrages. On ne sera pas délateur (et on a évité de prendre une photo) car les recommandations de l’EFS étaient loin d’être suivies, cela aurait tenu certes, mais entre le nœud de vache et les mousquetons sans vis ou non vissés, le montage était assez hérétique… À des fins tout à fait pédagogiques, pour Marie et Silvain, JN reprend l’équipement avec la corde du R6, tricotée dans celle de Jean et des mousquetons bien fermés.
La descente se fera donc en double mais pas tout à fait en sécurité, car impossible de retrouver la dèv… il faudrait spiter en haut. Mais les frottements sont tolérables (et l’EFS dans tout çà…). Regroupement de l’équipe au grand complet en bas du P13 pour la photo. La cavité est trop sèche, aucun espoir pour Jean de trouver des insectes, il ne posera pas de pièges.
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Remontée en double en s’éloignant de la paroi et en évitant de croiser les cordes. Procédure quand même à éviter car les cailloux sont instables (pour rappel, la cavité s’appelle Trou Rollingstone). 15 h 30, Marie enlève la dernière plaquette et direction les voitures pour un piquenique rapide, sans grillades, car Silvain prend son avion. Le temps quand même de déboucher deux bonnes bouteilles et quelques bonnes agapes.
Nos jeunes partiront devant à pied, un peu mouillés pour traverser l’Aliso, on les suivra de peu, on se retrouve de l’autre côté du gué. Un arrêt au club pour déposer le matos, un retour encore pas trop tardif.

 

 

Samedi 23 février 2013

Assemblée générale ordinaire, CDS 2B, local de Montesoro - Bastia

TPAD (temps passé à discuter) : 4h30

TPAM : 3h30

Photos

 

Quel bon choix que ce samedi 23 pour faire une AG, il fait un temps de chien, pluie, vent et neige à basse altitude. Sont-ce ces conditions météo qui ont incité les aventuriers de notre comité départemental à se rabattre au chaud dans notre caverne de Montesoro ? Le fait est que presque le tiers des membres était présent, 15 personnes ont assisté à cette AG et le repas qui a suivi a regroupé également une quinzaine de joyeux convives.

Une AG sans grand enjeu électoral, un simple vote en fin de réunion pour désigner un représentant auprès de la LISC ― bienvenue à Marie ―, mais qui aura permis de salutaires débats. La preuve, quatre heures et demie de palabres…

Que retenir ? Vous aurez bientôt le compte rendu in extenso dans votre boîte de courriel, adressé par votre président de club, mais quelques points forts :

• En spéléo, en un an plus de 270 m de premières et en 10 ans, il y eut plus de 3 000 m de topographiés… ;

La campagne de brochage va pouvoir être lancée ;

On va enfin retourner à Butrone.

• En canyon, l’organisation d’un stage local initiateur puis moniteur va se mettre en place ;

On est arrivés à une définition consensuelle de l’ « aide » aux camps, il s’agit bien de poursuivre la « continuité territoriale », de « gommer notre insularité », que le chemin a été long pour trouver cette définition…Haut de page

• Mais tout n’est pas rose, certes les finances sont équilibrées grâce au sérieux et à la rigueur de notre trésorier, mais les possibilités de formation sont très faibles, pas plus de deux membres, et cette fameuse aide aux camps sera encore nulle pour 2013. Et les temps de restrictions qui s’annoncent pour les subventions ne présagent rien de bon.

Tout cela n’a pas coupé l’appétit au quinze affamés qui se sont délectés de la salade de secci, du sanglier en sauce de Ghisoni et autres agapes. À plus de minuit, on sortait de table, les ventres gonflés.

 

 

Dimanche 3 mars 2013

Spéléo - Interclubs, prospection, première, visite

Grottes ITP, Gudrone, de Vezzi - Sorio, Santo Pietro di Tenda


Participants

ITP : Albert D., Jean-Noël D., Jean-Claude L., Isabelle L., Véronique M., Fred M., Noël R.

GCC : Jean-Yves C.

TPAP (temps passé à prospecter) : 2h00

TPAM : 2h00

TPST : 2h00

Photos


La désob’ de Cast.17, le trou de Dumè, a été annulée, Dumè n’étant pas dispo et surtout faute de bras vigoureux pour sortir les cailloux. Dans les cartons, il y avait une proposition d’Albert d’aller explorer une profonde fracture découverte avec Jean R à proximité de la grotte I Topi Pinnuti à Sorio. JCL fait suivre et propose de retourner également à Santo Pietro di Tenda pour retrouver la grotte de Vezzi, une petite cavité tectonique visitée le 16 mars 2002 mais non topographiée. Et si nous avons le temps, JN propose d'ajouter aux réjouissances la visite d'ITP et Gudrone. Riche programme.

RDV entre 8 h 30 et 9 h au local, préparation rapide du matériel, Fred a entendu parler d’étroiture pour Gudrone et commence à hésiter… Regroupement dans deux véhicules et direction Sorio, JCL par la route d’Ortale et JN par le Lancone. JY que l’on devait rejoindre à Sorio nous attend au Col de San Stephano pour une pause-café, on fera attendre le Vitara car ils sont déjà passés. Quelques pains au chocolat et café plus tard on stationne face à la grotte ITP, il est 10 h 30.

JCL et Albert sont déjà au bord de la fracture à explorer. On part les retrouver, l’accès est un peu chaud, le parcours chaotique avec des gros blocs un peu glissants. L’explo est rapidement menée, profondeur 8 m, longueur rectiligne sur 25 m (une partie couverte d'une grande dalle sur environ 5 m, le reste à l’air libre) et à l’aplomb de l’extrémité la plus haute, une galerie rectiligne horizontale de 5 m et 1,50x1 m de section. Vu les quelques détritus du fond, ce sera la Faille aux Pneus ou ITP 3. Il faudra installer la corde pour la sortie car la roche est bien glissante. On fera quand même un relevé topo, 5 m de développement !

Il n’est que 11 h 30, on part vers Santo Pietro, quelques kilomètres plus loin, plus précisément vers le hameau de Vezzi situé en contrebas. Arrêt au bar du village où des habitants sont déjà installés au soleil avec le Casa, cela sent le printemps. JCL leur demande s’ils connaissent la grotte recherchée, ce qui est le cas de certains qui nous décrivent l’accès comme étant assez facile à trouver. On apprend entre autres que le coq a été lâché dans la grotte I Topi Pinnuti pour être retrouvé plus tard dans la vallée comme la chèvre de A Sapara retrouvée à Calvi…

Fort de ces renseignements, on emprunte la route du hameau de Vezzi, quelques virages et c’est un cul-de-sac, demi-tour pour bien garer les véhicules. JCL entame la conversation avec un local qui lui confirme que la grotte est juste en dessous et qui, une fois que nous sommes en tenue pour aller prospecter, nous accompagne jusqu’à la sortie du hameau et nous explique en détails le chemin d’accès : « Il suffit de descendre le champ, jusqu’au gros chêne, tourner à droite sur un sentier bien marqué qu’il faut suivre en courbe de niveau, franchir un mur, on arrive dans une oliveraie, passer un paghjaddu, un nouveau mur, et c’est en contrebas 20 à 30 m plus bas, ce sera un peu sale (ronces…) ». Cela semble clair, on lui propose de nous accompagner mais c’est l’heure du repas et il décline gentiment l’invitation.

Descente du champ, le chêne, le sentier, les oliviers, le mur, le paghaddu (enfin quatre murs en ruine, plutôt une casetta pour Noël), un nouveau mur et JCL prend la décision de le suivre sur la gauche, en face c’est bien touffu. Là commence une errance de presque deux heures dans un maquis assez clair, où de terrasses en terrasses en friche, on se retrouve bientôt à l’aplomb de la falaise bordant la rivière. On saute par-dessus plusieurs murs, on retrouve au moins trois paghjaddu, des parcelles d’oliviers, chacun furète dans le moindre fourré de salsepareilles, Albert réussit à trouver un trou noir recouvert de ronces mais ce n’est pas le bon. Un peu las et dépités, il faut se résigner à remonter, le plus fort est qu’on n’ait perdu personne, même A… est là ! On retrouve le sentier qui mène au hameau et retour aux véhicules. Le hameau est désert, et le bar aussi, on rêvait tant du Casa en terrasse !

On file vers la grotte ITP, pour un piquenique au soleil, il est plus de 14 h. La nappe est dépliée sur le gazon verdoyant, le barbecue installé par Nono, JCL s’installe aux fourneaux et JY débouche la première bouteille.
Deux heures plus tard, le soleil déclinant, on reprend le chemin du monde souterrain. JY file inspecter ITP, où il découvrira 28 grands rhinos en léthargie hivernale. C’est une belle découverte puisqu’il s’agit du 3ème site d’hibernation de grands rhinos de Corse. Le reste de l’équipe grimpe vers Gudrone, cavité inconnue pour Véronique, Isabelle, Fred et aussi JY qui n’a jamais fait la traversée. Au milieu de l’ascension, un cri, une voix de castrat s’élève vers les cieux, Nono vient de glisser, un bon choc du dos contre les prasinites, il en a eu le souffle coupé et la voix toute transformée… Quelques minutes de repos pour récupérer, on reprend l’ascension mais il craint un peu pour les étroitures… Fred aussi d’ailleurs.

Absorbé par notre effort, on monte un peu trop haut et on se retrouve face au propriétaire des lieux, qui entre autre est le maire de San Gavino ou de Santo Pietro (à préciser car il a sollicité Albert pour avoir une topo de la cavité de Gudrone), qui gentiment nous conseille de faire demi-tour et nous accompagne sur le bon chemin (filer tout droit aux ruches, on arrive à la sortie de la traversée).

L’entrée est vite retrouvée et la palanquée s’enfile dans la porte d’entrée maçonnée. Progression sans difficulté, l’étroiture est avalée sans problème (même pour Nono), sauf pour… F…, il préfère faire demi-tour, on le retrouvera aux voitures. Descente dans la salle du fond où Albert arrive à pénétrer sur 2 m dans un nouveau boyau mais tout est broyé et obstrué. 4 petits rhinos sont vus, dont 3 dans la dernière salle avant le plan incliné de la sortie inférieure. Une heure après tout le monde est dehors.Haut de page

Pour finir la sortie et afin que Fred ne reste pas sur un échec, on l’emmène dans ITP (JN, Véronique et Isabelle). Un coup d’œil lointain et des plus discrets sur le groupe de rhinos en plein sommeil, et visite des Cavernes Jumelées, vers la Trappe et le Boyau en S. Fred surmonte son angoisse et franchit les étroitures, il y a du progrès. Sortie un peu plus de 30 mn plus tard, il fait toujours clair, JY nous quitte pour Corte et direction le local pour déposer le matos, on sera à Bastia vers 19 h 30.

 

 

Dimanche 17 mars 2013

Spéléo - Démaquisage chemin d’accès

Grotte de Butrone - Sisco


Participants

ITP : Jean-Claude D., Albert D., Jean-Noël D., Marie G., Jean-Claude L., Véronique M., Silvain Y.
Initié : Frédéric F.


TPAD (temps passé à démaquiser) : 2h00

TPAM : 2:00

Photos


Le voilà arrivé le jour du démaquisage de Butrone, il y a plus de deux mois qu’on en parlait, suite aux rencontres avec le maire de Sisco : un long rappel lors de l’AG du CDS, détaillé dans son compte rendu distribué aux clubs ; deux appels à mobilisation des petites mains et des gros biceps ces deux dernières semaines sur la liste CDS 2B et vlan ! la météo n’est pas au rendez-vous, après un samedi inondé de soleil mais avec un fond de l’air frisquet, la pluie s’est invitée sur la Corse. La prévision donnait « frais, nuageux, humide avec risque d’averses », ce n’est pas cela qui va nous décourager. En tout cas la foule n’était pas au rendez-vous ce dimanche matin au local à 8 h 30, huit courageux et un peu téméraires prêts à affronter les ronces et les salsepareilles !

Les nuages sont là mais pas de pluie, direction Sisco après le temps du café et des viennoiseries. On doit récupérer la clé de la barrière chez M. C… au hameau de Moline. Accueil très chaleureux, il nous invite tous à prendre café et canistrelli chez lui. On passera une bonne demi-heure à discuter de la vie locale. Pour cette fois le portail ne sera pas fermé, il suffira de bien le refermer. Il nous souhaite beaucoup de courage pour notre projet… Dehors la pluie tombe fine par intermittence.

La piste est bien boueuse, quelques ruisseaux la traversent, beaucoup de flaques, il va y avoir de l’eau dans la grotte… On stationne un peu plus loin que l’aplomb de la grotte, on la devine depuis le bas, mais le maquis a déjà bien repoussé depuis octobre 2011. Équipement sous un vent plutôt frisquet mais la pluie a cessé. Après hésitation on décide de laisser le piquenique aux voitures, on redescendra. Répartition des outils, croissant, serpettes, coupe-branches et sécateurs. On laissera la tronçonneuse en cours de route, au cas où.

Top départ 10 h 30, on choisit une zone un peu claire pour retrouver le démaquisage de 2011. Mais là cela commence à partir dans tous les sens, la tête de la colonne part vers la gauche en suivant une vague sente mais la grotte est vers la droite. JCD et JN obliquent et retrouvent une zone démaquisée qui remonte bien vers la crête, un sentier bien dégagé s’offre à eux et finalement on rejoint un poste de chasse, quelques palettes aménagées en abri. Derrière, plus personne, on appelle à gorges déployées, pas de réponse, le maquis a avalé les spéléos. Enfin des casques sortent des arbousiers, Marie, Silvain puis Fred puis JCL et Véronique, il manque… A… ! Pas d’inquiétude, il est parti vers la mer.

Regroupés au poste, on continue à monter pour retrouver un sentier bien dégagé qui part vers la gauche à plat. Pour aller vers la grotte, il faut se diriger à droite, puis on devine un mur sur la gauche, qui se perd dans une montagne de ronces, au boulot ! Silvain prend la tête, armé de son croissant, suivi de JN à la serpette, puis JCD au coupe-branches ainsi qu’Albert qui nous a retrouvés et JCL qui coordonne l’armée de petites mains armées de sécateurs. Malgré l’énergie de Silvain, la progression est lente, surtout des ronces, beaucoup d’arbustes couchés, quelques arbousiers emprisonnés dans le treillis végétal. Un coup d’œil au GPS de temps en temps, on est à 200 m au départ, une heure après il reste 160 m… Régulièrement on entend la phrase « Après ça s’éclaircit », JCL monte sur le muret et confirme que l’on voit bien la falaise de la grotte mais au loin…

Quelques ventres affamés crient famine à l’arrière mais il est à peine 13 h, on continue. Silvain décide d’obliquer à droite où cela semble réellement s’éclaircir, on perd notre mur, mais 5 m plus loin une montagne de ronces et le terrain devient plus pentu, on en arrive à monter sur un tapis de ronces, on essaie de remonter à gauche pour retrouver le mur mais c’est bien plus pénible de démaquiser en remontant et au sol plein d’arbustes rendent la progression quasi impossible. L’équipe de pointe est lasse, les tendinites pointent leur nez et les coups de croissant et serpette se font moins vigoureux, derrière un coupe-branche a rendu l’âme et l’autre est mal en point. 10 m plus loin on peut observer un bosquet émerger du roncier, on devrait approcher de la rivière. Il faut se résoudre à aller manger et se reposer. Pour la suite, il faudra au moins retrouver le mur et continuer à le longer. Un point GPS et retour aux voitures.

L’équipe de tête est épatée par le travail réalisé par les petites mains qui suivaient, sans être un boulevard c’est un vrai sentier de plus d’un mètre cinquante de large qui s’ouvre devant nous, le maquis ne devrait pas repousser de sitôt. Descente rapide aux voitures, en ramassant des branchages au passage pour le feu. La pluie reprend par intermittence, le vent glacial souffle par bourrasques. En moins de deux, nos 2 JC nous confectionnent un barbecue et le feu est rapidement allumé, on en a bien besoin. Les agapes peuvent commencer, on a pas mal de calories à récupérer. Pâtés, rillettes, les toujours fabuleuses patates à l’ail de JCD, puis grillades de poulet et andouillettes tourangelles. Tout cela arrosé de bonnes bouteilles de Sartène et de Chinon. Et pour finir le premier Rustique° de Marie, elle vient de rentrer dans la Confrérie. Puis c’est l’heure du café, et on reçoit la visite de M. C…, parti nourrir ses bêtes. Regroupés autour du feu pour se protéger des bourrasques glaciales et de la pluie qui devient plus intense, la motivation de retourner affronter les ronces s’est envolée. La très grande majorité du groupe opte pour un repli stratégique et bénéfique pour nos articulations. En plus notre Stakanov, Silvain, doit prendre son avion.
15 h 30, on remballe les outils sous la pluie, le ciel devient de plus en plus noir et retour vers le local.

De retour sur l’ordi et la projection des points GPS, on a comme première impression que l’on a bossé pour rien… Apparemment on est monté trop haut et on a récupéré le sentier qui vient du terminus 4x4 où le chasseur nous avait emmenés en 2011 en passant par le plateau à châtaigniers. On a apparemment démaquisé aujourd’hui 70 m dans le prolongement ouest. Si on continue, il en reste 130… En 2011 on était parti plus bas et jusqu’à la grotte il restait … 140 m.

Alors deux options pour la prochaine séance :

• Poursuivre le sentier que l’on a ouvert aujourd’hui, il reste 130 m à vol d’oiseau et 80 m d’ici la rivière. On sera en courbe de niveau et on peut espérer qu’au niveau de la rivière et après cela soit plus boisé et moins ronceux…Haut de page

• Reprendre la partie démaquisée en 2011, sûrement un peu envahie mais qui empruntait le sentier habituel d’accès à la grotte, distance équivalente mais en pente ascendante et sûrement très ronceux à l’approche de la rivière…

Dommage, si le soleil avait été de la partie, on aurait pu arriver au moins jusqu’à la rivière. Mais on a quand même passé une bonne journée et le premier Rustique de Marie était délicieux.

 

 

Samedi 30 et dimanche 31 mars 2013

Spéléo - Entraînement

Buga di a Cutina, Ghisoni


Participants : Albert D., Marie G., Jean-Claude L., Isabelle L., Noël R., Marie-Pierre R., Silvain Y.


TPST

Samedi : 7h00 à 8h00

Dimanche : 4h00 à 5h00

 

Photos


Samedi 30

Rendez-vous à 8h30 au local parait-il, les arrivées s'étalent sur ¾ d'heure ...

En attendant, le matériel préparé depuis jeudi est complété d'une corde d'assistance, d'une corde pour équiper en double le puits d'entrée, d'un peu de matériel de désob (on sait jamais !), du matériel de réchappe et de la tronçonneuse (pour se fendre la gueule !). Il manque toujours du monde, Marie et Silvain transfèrent la corde de 95m d'un kit de portage vers un kit normal. Les batteries du perfo sont chargées, il ne reste plus qu'à prendre les broches inox et les ampoules de résine, là haut dans les malles ...

Le matériel est entassé dans le Def et le convoi s'ébranle.

Entre Casatorra et le rond-point d'Ortale un farfelu a pris la 4 voies à contre-sens, il roule tranquillement sur sa voie de droite, la gauche pour les autres, sans se préoccuper des nombreux appels de phares. Il a peut-être appelé la gendarmerie en se plaignant des nombreux automobilistes roulant à contre-sens !

Marie-Pierre est récupérée à Borgo, elle nous y attend depuis 8h30, la patience est la 1ère qualité d'un spéléo !
Seconde anecdote du jour, une autre farfelue prend le rond-point de la Ruche Foncière à contre-sens, décidément va falloir être méfiant !

Un nouvel arrêt à Aléria pour prendre un petit café et compléter les provisions pour le weekend.

Et voilà enfin le regroupement en bas de la piste. Tout le monde s’entasse dans le Def, il est plein à raz bord. Suite aux dernières pluies, la piste est bien humide, quelques patinages plus tard (JC craint déjà un problème de transmission), c’est l’arrivée dans la châtaigneraie. Un seul voyage suffira pour transporter le matos dans la casetta. Celle-ci n’a pas souffert de l’hiver. L’installation dans les lieux est bien rodée, certains s’occupent du nettoyage, du feu et du déjeuner (il est déjà plus de 13h00), une autre équipe s’occupe de la réalimentation en eau. Comme d’habitude le tuyau a été emporté par une crue, comme d’habitude nous avons quelques difficultés pour le réamorcer et comme d’habitude nous envisageons une prise d’eau bétonnée …

Il ne fait vraiment pas chaud, il bruine de temps en temps, le repas est pris dans la casetta.

Il est plus de 15h00 lorsque Marie, Silvain, Albert et JC prennent la direction du trou. Les jeunes (Marie, Silvain et Albert) ont la délicatesse de porter les kits, ce qui permet pour une fois à JC de monter allègrement comme un cabri !

Marie commence l’équipement de la première section. Pendant ce temps, JC met en place la 2ème corde du puits d’entrée. Marie équipe jusqu’au musée où la jonction est faite avec le reste de l’équipe. Silvain prend le relai et équipe jusqu’au fond, en passant par les puits jumeaux. Quelques minutes de pause et c’est la remontée. Dans l’ordre, JC, MP, Nono, Isa (qui essaie de changer de spit la dernière déviation, car la corde frotte sur le pont rocheux), Albert (qui termine le changement de spit), Silvain, et Marie qui déséquipe jusqu’au musée. Le kit est laissé là pour l’équipement du P51 le lendemain. Utilisation de la corde d’assistance dans le puits d’entrée pour MP, c’est dur sans bloqueur de pieds !

Il est bientôt minuit lorsque JC sort du trou, la nuit est froide, une forte bise glacée souffle en rafales. Le matos individuel est laissé au bord du gouffre, ce sera toujours ça de moins à remonter demain ... en fait tout à l’heure !
Retour à la casetta pour l’apéro et savourer le délicieux sauté de veau aux olives préparé par Marie. Une tentative de Rustique a failli échouer, l’emballage a pris feu et le fromage a commencé à couler à travers la grille en formant de petites stalactites !

La fatigue se fait sentir, pas de fiesta ce soir, vers 3h00 tout le monde dort.

Dimanche 31

7h30, faux réveil. Nono est debout (non, y’a pas erreur, l’acéto lui a donné un gros mal de tête !). Heureusement, le docteur Isa s’occupe de lui. Re-dodo pour eux mais pas pour Albert qui attendra plus d’une heure avant que le reste de l’équipe mette pieds à terre, hormis Nono qui récupérera encore une heure de plus.

Comme la veille, Marie, Silvain, Albert et JC partent en premier vers le trou. Début de la descente vers midi, quand même. Le musée est vite atteint, Marie et Silvain reconditionnent la C90 qui a servi la veille à équiper la descente par les puits jumeaux, puis Marie se charge d’équiper le P51. Isa et Nono arrivent au musée lorsque Marie finit d’équiper le puits sans avoir oublié un seul spit !

Visite des 2 extrémités de la galerie. D’un coté, la base du puits de la nouvelle vire, de l’autre, jonction visuelle pour Marie, Silvain et JC avec le terminus de la veille. Toute l’équipe est au complet maintenant. Visite du boyau perpendiculaire par Marie, Sylvain, Albert et JC. Après franchissement de 2 chatières, on peut se redresser et descendre une galerie inclinée d’environ 4 mètres, dont le sol est recouvert par quelques centimètres de sable fin. JC y fait l’escalade du boyau remontant qui démarre à l’extrémité de la galerie à 3 m de hauteur. Y’a peu d’espoir de ce coté là, ça queute au bout de 5/6 mètres en plan incliné, suivi d’environ 3 mètres en vertical.

Rassemblement à la base du P51. Un paquet de BN est goulument ingurgité. Il faut remonter maintenant ! Il était prévu le brochage du P51, mais sans les broches c’est dur ! Nono se lance en 1er, suivi par Isa (très concentrée), puis JC, Albert, Marie et enfin Silvain qui ferme la marche et déséquipe le P51. JC laisse passer tout le monde au musée et déséquipe le reste du trou.Haut de page

Sortie sous le soleil vers 17h00 et descente à la cabane pour un déjeuner/goûter réconfortant. MP a passé l’après-midi à récupérer et surtout à nous préparer de délicieux filets mignons en sauce, flambés au whisky ! Un régal après la flamenkuch de MF et la pancetta d’Albert. Un Rustique termine le repas (pratiquement réussi cette fois).

C’est maintenant le branlebas de combat pour le retour vers la civilisation. Départ de jour du parking, arrivée de nuit en bas de la piste.

MP est laissée à Borgo, le matos est jeté au local, retour au bercail à plus de 22h00 !

Inventaire

 

 

Dimanche 7 avril 2013

Spéléo - Découverte du monde souterrain

Grotte de Carpinetto, Lano

 

Participants

Encadrants ITP : Albert D., Jean-Noël D., Jean-Claude L., Marjorie M., Véronique M.

Initiés : Corentin B. (10 ans), Faustine B. (11 ans), Hélio C. (8 ans), Lionel C., Badra G., Ylian G. (8 ans), Fabienne G., William L., Sabrina R., Antoine R. (13 ans), Vincent R. (9 ans), Marilyne S., Jérôme S. (17 ans), Myriam T.

Accompagnants (qui resteront à l’extérieur de la cavité) : Eric B., Christine C., Christophe R.

TPST : 2h30

Chauves-souris : 4 Petits Rhinolophes, 1 à l'entrée, 1 près de la grande salle, 2 dans la grande galerie.

Photos

 

Albert a fait le plein pour la journée découverte du milieu souterrain, 14 initiés sont ainsi enregistrés, dont 7 enfants et ados.

Malgré une météo mitigée et faute d’une grotte de Butrone accessible, la visite de la grotte de Carpinetto est maintenue. Préparation du matos, on prendra les 10 baudriers spéléo, seulement équipés de leurs longes, et 4 baudriers canyon. Les 7 casques du club et les 6 casques du CDS ne suffisent pas, un casque perso complètera l’équipement.

Jérôme est récupéré à Cazamozza (il vient de Prunete en moto), puis direction le Carré d’As à Ponte-Leccia pour le rendez-vous café avec JN et Véro à 10h00. Le rendez-vous est pour ainsi dire raté, puisque nous y serons 20 mn avant !

Le convoi prend  ensuite la direction de Lano, les 5 véhicules légers sont laissés en début de piste, on entasse les sacs dans le Disco et le Vitara, qui reprend du service suite à la défection du Def. Les 4x4 n’embarqueront que 4 passagers, un groupe de 18 marcheurs s’élancent gaiement sur la piste. Celle-ci est en bon état malgré les rus qui dégoulinent encore suite aux dernières pluies. Tout le monde se retrouve 35 mn plus tard au terminus de la piste.

Une petite pluie fine s’invite pendant quelques minutes. Démonstration des cailloux qui brulent avec de l’eau, pendant que chaque initié est équipé d’un baudrier et d’un casque. Certains « bénéficient » de l’éclairage traditionnel du spéléo, l’acéto. Une petite appréhension s’installe à la vue du baudrier, celle-ci est vite dissipée après information que celui-ci ne servira qu’à sécuriser certains passages délicats et ne sera pas utiliser pour évoluer sur corde.

Une joyeuse troupe s’élance en file indienne sur le chemin de la grotte. La rivière est à sec, JN installe une main courante pour sécuriser le chemin au niveau de l’éboulement. C’est l’occasion d’expliquer les principes d’utilisation des longes. Ceux qui ont déjà pratiqué de l’accro-branche ou de la via ferrata ne sont pas surpris.

Un petit rhinolophe nous attend juste à l’entrée de la grotte. Pendant que JN fait une dernière vérification avant d’entrer dans la cavité, JC ouvre la grille et équipe la vire au-dessus du canyon. Celle-ci est passée sans problème par tous les initiés. Regroupement dans la grande salle de la colonne et explications sur la formation des cavités et des concrétions. Sensibilisation sur la nécessité de les protéger. Jérôme en a assez vu et préfère retourner à l’air libre, ce n’est pas évident de vaincre ses appréhensions, il est raccompagné par Albert. Pendant ce temps, les volontaires pour une visite du laminoir suivent JN. Celui-ci assure le passage au-dessus de l’eau, que les gamins sont tout heureux de franchir. Les adultes sont un peu plus inquiets, surtout à la vue du laminoir ! Finalement, tout le monde se retrouve dans la grande salle, ravi d’avoir bravé l’obstacle et surpassé leurs craintes.

Nous continuons vers la galerie concrétionnée, on entend déjà le bruit de la rivière souterraine. Le groupe a de la chance, il est rare de voir la rivière couler ainsi. Visite du lac suspendu, qui est bien rempli ; poursuite vers le fond de la galerie, les ressauts sont très glissants et la corde en place trouve toute son utilité. Evènement rare, le bout de la galerie est plein d’eau, une voute mouillante termine la visite. La faim, et le froid pour certains, commencent à se faire sentir, c’est le retour. Celui-ci sera plus rapide que l’aller, JN et Albert furètent un peu et déséquipent la vire. Photos souvenirs devant l’entrée et retour à la piste.

Ceux qui sont restés à l’extérieur ont déjà allumé le feu. Les grillades sont lancées, les sandwichs déballés, les bouteilles débouchées. Un Rustique à la braise termine le pique-nique.

Pour conclure, un gentil compliment à froid d'une participante :Haut de page

« Bonjour Albert,
Un petit coucou pour te remercier pour cette journée spéléo et remerciements également aux "animateurs", qui ont fait preuve de patience et ont su nous faire partager leur passion.
Les enfants sont ravis.... les adultes aussi mais surtout contents d'avoir dépassé pour les uns leur crainte des endroits confinés et pour les autres la phobie des petites bébêtes.... Au retour, nous étions tous crevés et avons apprécié avec bonheur la douche ! »

 

 

Dimanche 14 avril 2013

Spéléo - Rando-prospection

Punta di Querceta Tonda – Punta Pedani

Participants : Albert D., Jean-Noël D., Jean-Claude L.


TPAP : 5h45

Photos
 

Voyage dans les temps géologiques …

Suite à la défection des ffmistes pour le weekend d'initiation spéléo, un trio composé des ancêtres du club (moyenne d'âge vénérable de 62 ans) décident de profiter de cette belle journée pour faire un peu de prospection. Le temps annoncé est en effet idéal pour crapahuter dans les massifs calcaires, soleil mais température clémente.

Rendez-vous chez Vulco vers 9h00 et direction le Carré d'AS à Ponte Leccia pour un petit café.

Le but de la journée est de prospecter les différentes zones calcaires qui débutent au niveau du parking du pont sur le Quercioli, passent par I Luminelli, montent jusqu’à la Punta di Querceta Tonda, continuent jusqu’à Punta Pedani et redescendent vers le parking.

Il est 10h30 lorsque nous quittons le parking et marchons sur des Dolomies litées de l’Hettangien. Nous sommes au début du Jurassique, il y a près de 200 millions d’années. La période de grands bouleversements géologiques et biologiques qui a débuté à la fin du Trias se poursuit. Supercontinent au milieu du super-océan la Panthalassa, la Pangée se divise en blocs qui deviendront bien plus tard nos continents actuels. Les modifications de l’atmosphère provoquent une terrible sélection naturelle, plus de la moitié des espèces biologiques disparaissent. Les plus forts résistent et occupent les nombreuses niches écologiques ainsi libérées. Ce sont les dinosaures qui en profitent le mieux, ils deviendront ainsi les espèces dominantes de la planète pendant quelques dizaines de millions d’années. Les oiseaux font également leur apparition, ainsi que de petits animaux craintifs qui attendront dans l’ombre le moment venu pour prendre la place des dinosaures, les mammifères …

Les 3 Homo sapiens que nous sommes montons en direction de la crête de I Luminelli en nous étalant et zigzagant sur la pente. Nous redécouvrons ainsi la doline de Hans, puis celle de Moro 5, découverte en septembre 2003 (CR). Une petite tentative de désobstruction avait été effectuée sur celle-ci le jour de sa découverte, mais sans succès. Le temps, ou une équipe de désobeurs clandestins ont œuvré et un trou s’ouvre maintenant au fond de la petite dépression. Albert s’y engage, un ressaut de 2 mètres, puis un plan incliné d’environ 4 mètres et fin sur une trémie terreuse. Nous ne sommes pas les premiers, 2 chèvres nous ont précédé, il ne reste que leurs ossements. Ne voulant pas subir le même sort nous en sortons rapidement, après que JN en ait fait le croquis « d’exploration ».

Nous continuons à monter sur la crête vers la Punta di Querceta Tonda en laissant de coté les Pléiades. Le sommet porte mal son nom, les chênes se font rares et beaucoup sont secs.

Paradoxalement nous y faisons un recul géologique, nous sommes maintenant dans des calcaires du Trias supérieur (Rhétien), quelques millions d’années plus anciens que le précédent. Le calcaire a viré au blanc laiteux. Nous n’y trouvons pas de nouveau trou, mais une découverte botanique intéressante nous attend. Quelques pieds de Paeonia Morisii embellissent le sommet. C’est le nom scientifique d'une pivoine proche de la Paeonia Corsica, un hellébore rare et rigoureusement protégé. Leurs magnifiques fleurs couleur fuchsia sont inhabituelles dans le maquis.

Nous continuons par la crête en direction de Punta Pedani et foulons maintenant les calcaires dolomitiques du Trias supérieur, Norien pour les intimes. Là encore nous faisons un bond en arrière de quelques millions d’années. C’est à cette époque qu’apparaissent en France les premiers dinosaures. Ceux des topi prospectent les alentours sans succès, hormis un abri sous roche découvert par JC et formé à la faveur d’un foisonnement entre blocs rocheux. Pourtant, de belles crêtes calcaires litées verticalement descendent vers la vallée de San Lorenzo. On devine une fracture dans l’une d’elle, mais trop éloignée pour l’atteindre aujourd’hui. Cependant, elle mériterait une visite en partant de la vallée.

Nous atteignons Punta Pedani et de nouveau le Rhétien vers 13h00, il est temps de se restaurer. Le feu est allumé pour réchauffer 2 migliacci apportés par Albert. JC ouvre la seule bouteille disponible, un petit vin du Béarn édité par le vélo-club nayais, ce sera tout juste suffisant. Albert et JC tentent de franchir une roche trouée, un peu trop optimistes …Haut de page

La chaleur du soleil est tempérée par une petite brise rafraichissante, une courte sieste plus tard et c’est la descente vers le parking en passant par la crête nord-est de Punta Pedani. Nous retrouvons le Norien, prospectons de nouveau en zigzagant sur la belle roche calcaire, mais pas de trou. Ça ne veut pas dire qu’il n’y en pas …

La voiture est atteinte après une journée de prospection et de voyage dans les temps géologiques, aux temps où la Corse était encore au fond d'un océan primitif.

 

 

Samedi 20 avril 2013

Spéléo - Perfectionnement

Falaise "A Tozza", Patrimonio

 

Participants : Josiane C., Jean-Claude L., Marjorie M., Francis M., Noël R.

Soutien gastronomique : Isabelle L. (accompagnée par sa sœur, son beau-frère et Joss)

 

Photos

Il était initialement prévu un exercice spéléo-secours, projet revu à la baisse en entrainement spéléo-secours. Finalement, compte-tenu de l'effectif présent en ce samedi matin, ce sera un simple perfectionnement spéléo.

Rendez-vous à 8h30 au local, même JC arrive un quart d'heure en retard. Antoine a fait l'ouverture pour Marjo qui était à l'heure, elle. Il nous quitte pour une descente de cañon.

En attendant le café, Marjo révise les nœuds, simple, simple-huit, double-huit, mickey, de sangle ... elle en aura besoin plus tard en falaise ...

Nono arrive tranquillement, dur le réveil ... Dumè viendra peut-être, Isabelle quand elle pourra, Francis après avoir fait ses courses pour le weekend chez le fournisseur en graviers et sables. On n'attend plus personne et il est près de 10h00 lorsque nous partons pour Tozza.

Le temps annoncé pour la journée n'est pas terrible mais le soleil nous accueille gentiment à la falaise. Nous nous répartissons les 3 cordes, sangles et amarrages puis nous montons en haut afin de pouvoir descendre en bas par les cordes puis remonter en haut, puis redescendre en bas puis remonter ... ;-)

Marjo a droit à un cours particulier sur l'équipement des voies. Quelles plaquettes utiliser, différences entre les mouskifs parallèles et les trapézoïdales etc.

Elle se lance dans l'équipement de la première voie, installe la main courante, mais préfère laisser sa place au bord du vide. JC prend le relais et Nono installe une deuxième voie. JC n'arrête pas de râler « Quel est le mongolien qui a enfilé tous les mousquetons à l'envers sur les plaquettes ? ». :-))

Francis arrive et, en manque de planté de spit suite à son long séjour à Tahiti, se met rapidement à en ajouter un à la fin de la première main courante, afin de doubler l'amarrage naturel.

Il s'occupe ensuite d'allumer le feu et le moment est venu de casser la croûte. C'est à ce moment qu'arrivent Isa, sa sœur, son beau-frère et Joss. Le vent est lui aussi arrivé et nous partageons ainsi les tranches de lard, merguez et figatellu, accompagnés par seulement 2 bouteilles de Buzet et Saint Mont ! Malgré le soleil encore présent, nous nous collons contre la ruine afin de nous protéger de la bise. Nous terminons les agapes par une bonne tarte aux pommes apportée par Isa.Haut de page

Après ce bon pique-nique nous nous élançons de nouveau dans le vide. Francis, Isa and Co nous laissent, Josiane arrive. Marjo lui prête le baudard. Cette reprise de contact avec la technique spéléo de descente sur corde se fait sans problème. Elle ne pourra pas tester la remontée, les premières gouttes tombent, nous déséquipons en vitesse les deux voies et descendons nous mettre à l'abri dans les voitures.

Retour au local, il est à peine 17h00 !

 

 

Dimanche 28 avril 2013

Spéléo - Interclubs, prospection, exploration, topographie

Aven-grotte de Cuticci, Corte

 

Participants

ITP : Jean-Claude D., Jean-Noël D., Jean-Claude L., Véronique M.

GCC : Jean-Yves C.

 

TPST : 1h00

Photos

 

Dans le cadre de la recherche des grottes oubliées voici Cuticci 1. Une recherche dans les comptes-rendus papiers du club permet d'en retracer l'historique. Elle avait fait l'objet dune première recherche infructueuse le 29 septembre 1990, puis découverte et exploration le 9 février 1991. Ces comptes-rendus sont scannés et consultables sur le site du club. Depuis, elle a même fait l'objet de séances de désobstruction par les anciens (dont Jean-Yves ;-), et puis plus rien ...

JN propose donc de la retrouver et d'en faire la topo.

Le temps est plus que mitigé en ce dimanche matin, le plafond est bas, on ne voit même pas le Monte Zuccarellu !

Un premier rendez-vous avec les 2 JC à Ceppe, puis un deuxième à Corte avec JY. Celui-ci nous attend déjà devant le bar ... au soleil ! La météo semble plus clémente sur le cortenais.

Un café plus tard direction le parking da la chapelle San Pancrazio. Nous nous équipons léger, une seule corde de 20 m, 2 baudriers allégés, sangles, mousquetons, piochon et machette.

Départ vers le nord en suivant le chemin balisé, nous quittons celui-ci 700 m plus loin et nous remontons alors le long de la rivière Cuticci en rive droite. Encore 400 m et nous décidons d'attaquer la pente, croyant reconnaitre les indications notées sur le vieux compte-rendu. Nous atteignons effectivement des barres rocheuses calcaires que nous prospectons en tous sens, mais en vain, pas de grotte. Nous décidons alors de continuer vers le nord en suivant plus ou moins les courbes de niveau mais en nous étalant sur la pente.

Il est bientôt 13h00, il commence à tomber quelques gouttes, les 2 JC repèrent un abri sous roche qui permettrait de nous abriter et de manger. JCD commence déjà à préparer le barbecue, JCL continue encore un peu pour voir ... Une trentaine de mètres plus loin il découvre un immense abri sous roche, le toit est en schiste, le sol est en calcaire. En bas de la paroi sud un tas de pierre, curieux. Il enlève quelques cailloux, dessous c'est noir et c'est vide ! Un coup de projecteur et le sol apparait une douzaine de mètres plus bas, Cuticci 1 est là ! Deux spits au-dessus de l'entrée attestent que c'est le bon.

Regroupement général, JCD refait le coin barbecue, le feu est allumé, la première bouteille débouchée, on peut enfin se restaurer. La découverte du trou et de son porche tombe à point, une grosse averse s'abat sur le massif.

Il est 2 bouteilles et demi lorsque nous nous équipons pour descendre. JCL ouvre la voie, descente plein pot sur 1/2 cab, le puits devient plus large sous l'entrée. Quelques coulée de calcite sur les parois lisses, deux petits rhino encore en hibernation, une lucarne donne sur un plan incliné remontant qui queute rapidement, arrivée sur une trémie caillouteuse 12 m plus bas. JCL accroche son baudard à la corde, JCD le récupère et descend à son tour, suivi par JND et enfin Véro qui a récupéré le baudard de JND mais pas son casque ! JY préfère rester là-haut, pas assez de chauves-souris ;-)

L'exploration du fond est rapide, environ 5 m par 3 m. Les tentatives de désob entreprises par les anciens ont laissé des traces. Un boyau part à une extrémité, des pierres ont été empilées dans les anfractuosités des parois. Quelques ossements sont éparpillés sur les cailloux. Un bourdon à moitié endormi échappe de peu à nos piétinements, ce sera donc le puits du Bourdon !

JCD démarre la remontée, suivi par Véro, JCL puis JND. Nous sommes tous ravis par la beauté du puits et par la redécouverte de cette cavité. Un toit est de nouveau posé sur le puits afin d'éviter d'éventuelles chutes d'animaux.

La météo s'est calmée, nous rejoignons les véhicules en coupant à travers un maquis pas très dense, mais bien mouillé.Haut de page

Débriefing au Café de France devant cafés et pressions, puis retour sur Bastia.

JCL

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Les dinosaures sont à nouveau de sortie, la moyenne d’âge n’est pas aussi élevée qu’il y a quinze jours mais on frôle bien les 60 années. De toute façon c’est une sortie rétro, on part à découverte des traces de la génération spéléo 80-90.

Lors de la sortie du 25 novembre 2012, où l’on avait redécouvert les grottes de Trulana, il restait dans les archives de la sortie du 9 février 1991 qui nous avait servi de road-book, la grotte de Cuticci, située dans un vallon plus au nord. Philippe B., à l’époque avait établi un vague croquis de situation et un repérage en Lambert IV, on ne devrait pas avoir trop de difficultés pour la retrouver.

Les quatre topis et le président du GCC se retrouvent pour le café à côté des bureaux de l’ONF. Après avoir passé en revue les sujets d’actualité et notamment ce qui nous attend à l’AG de la FFS à Millau, on file vers le parking de la chapelle San Pancrazio.

Comme pour Trulana nous prenons la piste qui part vers le nord. Première traversée de ruisseau, qui doit être celui de Lozza, puis second ruisseau, ce doit être Cuticci, le GPS de Jean-Yves nous le confirme. On décide d’obliquer vers l’ouest, de franchir une clôture et de quitter la rive pour atteindre un replat d’où part un sentier se dirigeant vers le nord au milieu des asphodèles.

JC2 découvre la première bergerie, abandonnée depuis fort longtemps mais confiée aux bons soins de Saint Antoine, qui veille devant la porte dans son alcôve. Il faut maintenant trouver la seconde et l’aire de battage. On poursuit vers le nord, le terrain devient plus escarpé, ce n’est pas un endroit pour installer une aire de battage. On décide de revenir à la bergerie.

Là deux groupes se forment. JN et Véronique repartent vers le sud en courbe de niveau pour découvrir la bergerie, le reste de l’équipe continue à prospecter vers l’ouest. Une vingtaine de minutes plus tard, on se retrouve tous au pied de petites barres rocheuses surplombant un sentier menant au ruisseau de Lozza. On s’égaille au milieu des blocs pour tenter de découvrir les fameux châtaigniers situées près du porche. Mais qui dit châtaignier dit terrain acide et non calcaire, point de schistes à l’horizon, que du vieux calcaire du trias. Une demie heure plus tard l’équipe est complètement disloquée… heureusement le portable passe, les deux JC sont repartis en courbe de niveau vers le nord et ont découvert un petit abri sous roche où l’on pourra piqueniquer car le ciel menace.

JN qui a retrouvé le sentier horizontal aperçoit les deux acolytes une centaine de mètres au-dessus et entend JC1 crier qu’il a trouvé le trou et qu’il y a deux spits. Toute l’équipe se retrouve sous un superbe abri sous roche de 3 m de haut et 20x6 m de surface, bien orienté au nord et en son bord sud un amas de blocs qui cachent l’entrée du TROU ! On est à la jonction d’une zone de schistes lustrés (avec des châtaigniers) et du calcaire à gros blocs. Un coup d’œil entre les pierres, cela descend bien. Au-dessus en paroi, deux spits bien bouchés et un peu rouillés (plantés en 1991 ?).

Il est l’heure de se restaurer. Pendant que JN débouche les spits et arrive à bien visser les plaquettes et à mettre en place la C20, JC2 nous allume son feu ; JY débouche la première bouteille (puis la deuxième, puis la troisième), salades, charcuterie, viande froide pimentée, fromages et gâteau. On a bien le café mais pas l’eau chaude… Par contre dehors la pluie s’est invitée, cela n’a pas arrêté de tomber durant deux heures, cet abri sous roche a été trouvé au bon moment…

Bien repus on s’attaque à ouvrir l’entrée. Il faut s’organiser, on a deux baudards et un attirail complet pour quatre (il fallait s’alléger pour la prospection). JC1 part en premier avec un demi-cabestan, « Ça descend toujours, le puits est magnifique ! », puis « Arrivé, mais ça queute apparemment… ». On remonte le baudard avec la corde et JC2 part à son tour, avec la même technique mais un peu inquiet pour la remontée. JN suivra, équipé correctement et se lancera dans la topo (quatre mesures ! !). Arrivé en bas son matos sera remonté pour Véronique, qui dans sa précipitation en oubliera son casque…

 

Il y a largement de la place pour quatre, un beau puits elliptique de 12 m de profondeur et de dimensions 4x3 m. Au milieu de la descente, un départ de boyau remontant obstrué par une trémie, deux petits, tout petits rhinolophes et de belles coulées de calcite. Le fond est un pierrier en légère déclivité aux deux extrémités. Des empilements de cailloux marquent les travaux de désobstruction qui auraient été apparemment tentés par l’ACS (la mémoire est ensuite revenue à Jean-Yves, il pensait même y retrouver un seau, mais nulle trace d’outil). On est au contact du schiste et du calcaire et on peut rêver à une suite sous un colmatage de cailloux, mais il y a du boulot et la zone doit être aménagée. La future génération ?

Photo souvenir, le tour est vite fait, vient l’heure de la remontée. JC1, puis JC2 après récupération du matériel (il y avait quand même croll et poignée), puis Véronique et JN. Il est trois heures, on a passé une bonne heure sous terre. On remet les blocs en place, la pluie s’est arrêtée et on descend la pente pour retrouver le sentierHaut de page horizontal, belles glissades sur les herbes grasses et les dalles de schiste. Le chemin de retour est évident, au total à peine 40 mn jusqu’au parking.

Mousse et café au Café de France et retour aux pénates. Au bilan, une cavité retrouvée ― il y en encore dans les archives... ―, certes un faible développement mais un beau puits et un potentiel éventuel, avis aux courageux !

JND

 

 

Dimanche 5 mai 2013

Spéléo - Perfectionnement

Falaise "A Tozza", Patrimonio

 

Participants

ITP : Antoine B., Jean-Claude D., Albert D., Marie G., Jean-Claude L., Isabelle L., Aurélien P., Noël R., Marie-Pierre R.

Initiés : Julie ?, Fabien W.

Petite séance d'entrainement en vue du camp « MILLAU 2013 ».Haut de page

Equipement de 2 voies par Nono.

Quelques techniques pouvant être utiles dans les grands rassemblements ont été abordés, conversions descente/montée et montée/descente, passage de nœud.

Séance d'initiation aux techniques spéléos pour Julie et Fabien.

Déséquipement des voies par MP et Marie.

 

 

Mercredi 8 mai 2013

Spéléo - Visite

Carrière de Beauregard - Rochecorbon (37)

 

ITP : Jean-Noël D., Véronique M.

SPÉLÉO CLUB DE TOURAINE : François et Sylvie G.
 

TPST : 2h00

Photos


À l’occasion d’un séjour tourangeau, contact a été repris avec François du SCT et président du CDS37. En Touraine il est d’usage de se retrouver autour d’une bonne bouteille (dans bien d’autres régions aussi d’ailleurs…). Ce mercredi 8 mai, se déroulait sur la commune de Vouvray à 10 km de Tours, une Journée Portes Ouvertes dans la cave Le Capitaine (http://www.domainelecapitaine.com/index4.html, cliquez sur « La visite des spéléos »). François connaissait bien cette cave se développant sous le plateau calcaire des bords de Loire, car les propriétaires avaient contacté le CDS37 pour explorer les vestiges d’un aqueduc gallo-romain découvert en fond de cave et de plus elle communiquait avec une carrière proche, la carrière de Beauregard.

Rendez-vous en début d’après-midi à la cave où nous sommes accueillis très chaleureusement par les vignerons (nous sommes aussi des clients potentiels…). Visite des chais, de la cave, une des plus grandes de Vouvray. Au fond de la première galerie, on découvre le fameux aqueduc gallo-romain. À environ 1 m de hauteur par rapport au niveau de la cave, on a vue sur un conduit de 50 cm de large et 1-1,50 m de haut se développant à droite et à gauche sur une quinzaine de mètres. Du conduit droit, coule un beau filet d’eau se déversant dans la cave par une cascade de calcite, cette eau est en effet très chargée en composants carbonatés. Cet aqueduc vraisemblablement long de plusieurs kilomètres permettait d’amener l’eau de nappes situées sous le coteau jusqu’aux villages du bord de Loire, voire à Tours. Vu l’exiguïté, on imagine les conditions pour creuser cette galerie… Actuellement on ne le retrouve que par courts tronçons, celui de la cave du Capitaine ne dépasse pas 30 m, au-delà de chaque côté, il y a eu des effondrements.

Ensuite vint le temps de la dégustation, on commence par le sec, puis le demi-sec, puis le moelleux, puis le liquoreux, puis les mousseux, brut et demi-sec… accompagnés de diverses charcuteries avec du pain élaboré sur place dans le four de la cave, puis on achète ! Le vigneron crachait dans son bassinet à chaque fois, nous on l’a bien gardé en bouche !

Pour se dégourdir les jambes et éliminer un peu, François nous propose d’aller visiter la carrière de Beauregard, située à quelques centaines de mètres. L’entrée est située à mi-hauteur du coteau dans une cabane en bois servant d’entrepôt de matériel à un club sportif. Sur la gauche, s’écoule un ruisseau venant de la carrière et qui servait à alimenter des bassins en contrebas (servant plus ou moins de piscine). Les galeries d’entrées sont assez vastes et servent de lieux festifs (restes de bouteilles, bougies…), puis on entre dans la partie anciennement exploitée.

Cette carrière, qui avait comme toutes celles de Touraine servi à l’exploitation du tuffeau pour la réalisation en pierres de taille des châteaux, édifices religieux et maisons bourgeoises, développe 3 543 m sous le coteau de Rochecorbon. Elle a la particularité de posséder des affleurements importants de la nappe phréatique constituant un ruisseau souterrain. Ces affleurements se manifestent par des sources ponctuelles riches en composés carbonatés qui se déposent au fond du lit du ruisseau sous forme de « volcans ». Les galeries au départ d’une hauteur de 2 m, sont actuellement ramenées à environ 1,30 m suite au dépôt sur place par les carriers des déblais de taille.

Rapidement la progression devient assez inconfortable pour le dos, on est toujours courbé en deux. Visite jusqu’au front de taille, un peu de guano au sol mais pas de chiro. Excursion jusqu’à un lac recouvert de calcite. Sur lesHaut de page murs des inscriptions d’époque, signature des carriers et des flèches qui leur permettait de se repérer. On ne fera pas la traversée jusqu’à la cave du Capitaine, car des sections de galeries se sont partie effondrées et il y a du ramping et le temps nous était un peu compté.

TPST deux heures (une heure de cave et une heure de carrière).

On prend congé de François et Sylvie en se disant rendez-vous à Millau dans huit jours.

 

 

Mercredi 15 au Dimanche 19 mai 2013

Spéléo - Congrès FFS du Cinquantenaire à Millau en Aveyron

 

Participants : Jean-Noël D., Véronique M.

 

Différents aléas… ne nous ayant pas permis de participer au Camp Millau 2013 organisé par ITP, nous avons réduit notre participation aux festivités du cinquantenaire à quatre jours de spéléo dans les cavités caussenardes.

 

Photos

 

MERCREDI 15 MAI

Arrivée à la chambre d’hôte

Participants : Jean-Noël D., Véronique M.

 

Ayant choisi d’éviter l’autoroute, pour se rendre d’Orange à Millau, le GPS nous a amené à découvrir les causses via Florac, kilométrage identique mais au moins deux heures en plus. Mais quel paysage ! Montée en lacets sur le Causse Méjean depuis Florac, digne d’une étape du Tour de France, un petit Alpe d’Huez. Le Causse est dans le brouillard, collines pelées ondoyantes, parsemées de parcelles de sapins et la température qui ne dépasse pas les 6°C à trois heures de l’après-midi. On passe non loin de Hures-la-Parade, où se trouvait le gîte occupé par ITP lors du camp Causses 93, et puis c’est la descente dans les Gorges du Tarn, là encore avec des vues époustouflantes. Murailles de calcaire, truffées de porches obscurs, recouvertes de végétation rabougrie partie à l’assaut du Causse.
Installation dans la chambre d’hôte à Rivière-sur-Tarn. Confortable, spacieuse et surtout de plain-pied. Accueil très chaleureux des propriétaires Francis et Jeannine. Le temps est toujours maussade, il est un peu tard pour aller tester la tyrolienne à Millau. On reprend contact avec nos amis de la CoMed pour choisir la cavité du lendemain. Ce sera l’Aven de Goussoune, une classique du Causse Noir avec une salle très concrétionnée à -90, d’ailleurs visitée en 93 et 97 lors des camps ITP. Jean-Marie amène quelques longueurs de corde, car le trou n’est pas équipé.
Le soir, repas pantagruélique à la chambre d’hôte, que des bons produits du jardin.

 

JEUDI 16 MAI
Aven de Goussoune - La Cresse, Causse Noir

 

Participants ITP : Jean-Noël D., Véronique M.

Spéléo Club de l’Aude : Jean-Marie B., Claire F.

 

TPST : 4h00

 

Le rendez-vous est à 10 h à Longuiers, sur le Causse noir. Nos amis arrivent peu après nous. On prend rapidement la direction de l’aven car le temps est un peu frisquet. L’accès se fait par des chemins tout juste carrossables et surtout entrecoupés de grandes laisses d’eau où il est un peu inquiétant d’engager nos véhicules bas de caisse.
Nous suivons à la lettre les indications du roadbook, car les souvenirs de 93 et 97 se sont évaporés… Après une descente un peu scabreuse, il semble que le départ soit à gauche, une petite pancarte indique un sentier. JM et JN partent en reconnaissance mais rapidement on comprend qu’on est loin de la centaine de mètres indiquée sur la fiche. Retour aux véhicules où l’on croise un indigène qui nous précise qu’il faut largement revenir sur nos pas. On trouve enfin le parking ; équipement — ouf, il ne pleut pas — et après un petit quart d’heure de marche, l’entrée de l’aven est découverte, bien cachée dans les fourrés au fond d’une doline.

Jean-Marie se lance dans l’équipement, AN sur arbres, R4 et P23 pas trop large en diaclase. JN suit derrière avec le kit puis nos compagnes. Malgré deux visites les souvenirs remontent diffusément à la surface. Les puits sont petits (P8, P7 et P10), la roche très humide et noirâtre, ambiance très sombre. Pas de difficultés aux fractios, la progression est rapide.

Un dernier puits de 18 m débouche dans une vaste salle d'effondrement et un petit pendule à -15 permet d'atteindre directement la salle dans sa partie haute. Et là on retrouve les merveilles de Goussoune… une forêt de concrétions d’une densité rarement rencontrée. On constatera que dans un passé lointain des dégradations et salissures ont causé des dégâts irréparables, quelques tas de concrétions brisées sont là pour le prouver.
On passera une bonne heure à déambuler dans cet univers minéral jusqu’au fond de la salle. Le point bas de l'aven peut être atteint en poursuivant la descente jusqu’à -120 par un cheminement complexe entre blocs et parois, mais on s’arrêtera là. Retour un peu hésitant dans ce labyrinthe de stalagmites, on finira par retrouver la terrasse d’arrivée. C’est l’heure du pique-nique.

Pour la remontée, on laisse Claire et Véronique partir devant, JM suivra et JN déséquipera. Arrivé en haut du P18, JN s’aperçoit que l’écrou est trop gros pour sa clé de 13, normal c’est un goujon ! Et de découvrir sous l’œil surpris de JM que la cavité était en fait équipée en fixe, JM n’avait fait que d’installer les mousquifs et les MR, voilà pourquoi il avait été si rapide... D’ailleurs certaines MC auraient besoin d’être doublées, mais on n’allait pas replanter des spits. JN un peu feignasse, ne redescendra pas réinstaller les deux plaquettes du P18 (fractio et pendule) et les laissera bien évidence au niveau de la tête de puits, on laissera également un petit mot papier en haut du P23.

Sortie sans difficultés, le temps est frisquet et sombre mais il ne pleut pas. Il est 15 h 30, on abandonne le projet de visiter l’aven des Tendelles tout proche, car JM et Claire doivent aller s’installer dans leur gîte du côté de Montredon et nous retournons à Rivière-sur-Tarn pour une bonne douche.

On s’est fixé rendez-vous sur Millau en début de soirée, alors on fait d’abord une halte sur le site du Congrès. Les stands sont en cours d’installation, pas de tête connue, alors on remonte vite en voiture et là, au moment de sortir du parc… la grille est fermée ! par un gros cadenas, plus personne sur le site, on est partis pour passer la nuit dans le parc ! On recherche un éventuel concierge et par hasard on découvre une autre sortie bien cachée derrière l’école, ouf !

Retrouvailles de Claire et JM à la Maison du Peuple où se tiennent les conférences. Un resto rapide ― mais de très bonne qualité car on mange très bien à Millau ― et on passe la soirée à écouter plusieurs conférences sur l’Art Pariétal et notamment la grotte Chauvet, passionnant. Cerise sur le gâteau : lors de cette soirée, une tombola était organisée et Véronique a remporté trois bonnes bouteilles de Vin des Gorges du Tarn, de quoi faire passer le pique-nique du lendemain. À l’entracte on aura le plaisir de discuter avec Donald et Hélène, nos compagnons d’aventure lors du Camp Goudou 2006. La soirée se terminera vers 1 h.

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VENDREDI 17 MAI

Traversée de l’Aven-grotte de Suèges, Rivière-sur-Tarn, Causse Rouge

 

Participants ITP : Jean-Noël D., Véronique M.

Spéléo Club de l’Aude : Jean-Marie B., Claire F.

 

TPST : 4h00

 

Hier soir, nous n’avions pas encore choisi la cavité, entre temps Jean-Marie a appris que pas mal de cavités équipées étaient bien humides, il nous propose la traversée de Suèges. Pourquoi pas, c’est en plus à 10 mn de Rivière-sur-Tarn. Un quart d’heure en passant par la route en principe barrée par un glissement de terrain datant de quelques années, mais d’après les locaux cela passe. En fait on passe sur une centaine de mètres au pied du glissement, bien stabilisé depuis.

Regroupement sur place au hangar agricole vers 10 h 30. On entame la discussion avec un groupe de trois anglais, bien costauds (si ils passent l’étroiture sélective signalée dans la topo, alors pas de souci…) dont un restera en carafe car il a oublié son casque ! JN entame également une discussion sympathique avec le propriétaire des lieux, charmant homme, très avide d’échanges, on en apprendra beaucoup sur le climat de la région, les pluies trop fréquentes, l’état des brebis, l’historique du glissement de terrain et les aléas préfectoraux, la géologie du site, notre homme a failli être géologue avant de choisir la voie de l’élevage ovin, si bien que l’équipe était fin prête avant que JN ait enfilé le moindre attirail. À contre cœur et en évitant de le froisser, il a fallu mettre un terme à la conversation.

On profitera de la sortie pour équiper Jean-Marie du cardiofréquencemètre dans le cadre de l’étude CoMed. Le test de Ruffier-Dickson effectué avant la mise en place nous confirme que le collègue est en super forme. Une petite demi-heure pour accéder au départ de l’aven au pied de la falaise (belle grimpette), le temps est agréable, le soleil est même présent.

Beau puits d’entrée, un plan incliné d’une dizaine de mètres, un fractio plein pot au-dessus du P18, qui embêtera un peu Véronique (Je n'ai pas eu le temps de me délonger « quelqu’un » anticipa pour moi). Puis une belle descente le long de colonnes de calcite. Un couloir et on se retrouve rapidement face à la fameuse étroiture « sélective ». Ovale vertical de 60 cm dans son grand axe mais guère plus de 25-30 cm dans son petit axe et surtout, ce qui en fait la difficulté, située à environ 1,50 m de haut. On n’a pas revu les anglais, ils ont dû passer… JM tente un premier passage, cela bloque, JN se lance à son tour, que nenni ! Après que chacun ait évalué en fonction de sa propre corpulence la taille du passage, Claire s’engage et passe, puis JM sans matos, puis Véronique (un peu tirée et poussée), puis JN sans le matos.

Sans matos, cela passe bien en effet, il y a eu pire. La difficulté vient du fait qu’il faut passer à l’horizontale et que les prises de pied ne sont pas évidentes. Derrière nous un groupe de quatre spéléos du Maine et Loire se lancent également dans l’épreuve ; l’un d’eux, rugbyman par ailleurs, devra renoncer et faire marche-arrière ou plutôt dans ce cas marche-en-haut.

Derrière l’endroit est très humide, une vasque bien remplie, un beau pissedou des colonnes qui surplombent et on remonte un beau P10 contre paroi mais avec un surplomb au départ où Véronique n’arrivera pas à se freiner, bilan sûrement une petite « fêlure » de côte. (Pendule nécessaire pour ne pas se mouiller les pieds, mais il faut aussi faire attention de ne pas se prendre les aspérités de la roche...).

En haut, une MC de 2 m et après un boyau descendant on débouche en haut d’un joli P10 avec une énorme concrétion brisée. Par un passage bas on peut revenir en arrière pour visiter la Salle des Auvergnats, où se trouve un joli lac. Ensuite un passage étroit puis une courte galerie avec une escalade de 5 m (barreaux métalliques) mènent à un P8 qui débouche dans la galerie principale.

À gauche, on progresse dans une galerie de belle section sur de gros blocs qui jonchent le sol jusqu'à des passages étroits où l’on fera demi-tour. Revenons sur nos pas, on découvre les lacs de boue équipés de barreaux métalliques et de mains courantes (câbles). Après le premier lac, la section se resserre et JN ne voie pas les premiers barreaux, et se retrouve dans une boue collante — ce n’est pas très profond, juste au-dessus de la cheville mais que ça colle ! chaque pas émet des bruits de succion…—, après 5 m remontée sur le barreau et le câble. Mais derrièreHaut de page Véronique qui avait cru que JN avait parlé de thalassothérapie en Aveyron décide de tester les effets bénéfiques de l’argile du Causse rouge (J’ai voulu traverser la rivière de boue à pied, cela me paraissait a priori plus confortable que de forcer sur les bras après l’anecdote du trauma sur la côte, mais le problème c’est que mes chaussures s’enlisaient et que les pieds me paraissaient peser 300 kilo chacun. C’est alors que j’ai pensé qu’à quatre pattes cela aurait dû être plus facile, petite erreur de calcul, et bien non cela n’était pas divisé sinon multiplié, j’en ai même perdu le pantin, ce sera une découverte en or pour les futurs archéologues des années 3 000. Bon ça n'est pas grave, c'est bon pour la peau.).

Le second lac est bien plus grand, immense salle aux parois verticales le long desquelles on progresse sur les câbles et pour finir une traversée en pont de singe, super sympa. Avant d’arriver au pied de la dernière escalade, on remarque sur la droite une énorme ammonite fossilisée de 60 cm de diamètre qui était là comme pour nous narguer de sa longévité..

On arrive ensuite au bas de la dernière escalade de 10 m. JN laissera galamment son pantin à Véronique, la remontée est assez physique, car la corde est bien grasse et polie par tous les passages précédents. Puis une galerie basse qui débouche sur la verticale de 17 m en pleine falaise. Superbe vue, car on surplombe la vallée, ce qui paradoxalement stressera un peu JM, c’est là que son cœur est monté au plus haut… La dèv’ a un peu inquiété Véronique (J’arrive à la dèv, j'ai voulu m’aider de la branche de l’arbre sur laquelle elle était fixe, et très vite, en constatant sa fragilité ainsi que celle de l’arbre lui-même, j’ai changé d’avis... je ne sais d’ailleurs pas si l’arbre est encore debout...).

Retour en suivant une sente un peu glissante qui longe le bas des falaises puis on retrouve rapidement le champ par lequel on a accédé à la cavité. Le soleil joue un peu à cache-cache avec les nuages, on aura même quelques gouttes de pluie aux voitures, mais surtout le vent est glacial. Il est 15 h 30, pour se réchauffer et accompagner le pique-nique on ouvre une bouteille de vin de Marcillac gagnée la veille, pas mauvais les Gorges du Tarn !
Retour à Rivière-sur-Tarn pour que nos amis puissent prendre une bonne douche avant de filer sur le Congrès. Le problème va être le nettoyage du matos, la boue est super collante et s’est infiltrée partout, il faudra au moins deux jours pour en venir à bout et encore il en restera au retour à Bastia !
Direction ensuite le Congrès où les allées du parc se sont remplies. Retrouvailles des amis CoMed sur le stand dédié, où les prises de sang pour le dépistage de la leptospirose ont débuté. On se sacrifie pour gonfler les effectifs, même pas peur… Ensuite on joue les rabatteurs pour convaincre les participants, mais peu de refus, très bonne acceptation. On convainc sans difficulté nos 2JC de ITP, ainsi qu’Albert puis Silvain et Marie de passer à la piquouse. Tours de stands, puis achat de matériel, il faut remplacer le pantin.
Le soir ce sera une bonne bouffe avec le groupe de la CoMed. On finira trop tard pour assister aux conférences.

 

SAMEDI 18 MAI

Congrès du Cinquantenaire FFS

Réunion CoMed

 

Petite grasse matinée puis direction Millau, la pluie est malheureusement au rendez-vous, et pour toute la journée, et la température ne dépassera pas les 10°C ! On reprend le rôle de rabatteurs pour les prélèvements, cela marche fort, puis repas sur place, bon couscous. L’après-midi sera consacré en grande partie à une réunion CoMed de 14 h 30 à 18 h. Nous serons une bonne dizaine.

Retour, sous la pluie, aux stands, on retrouve nos 2JC et Albert autour de quelques bons verres. Après un apéro sympa où l’on retrouve François, notre ami président du CDS37, le repas du soir sera pris au milieu des stands des producteurs locaux : aligot, truffade, confit de canard, fromages de chèvres, gâteau à la broche, tartes aux noix… on a envie de goûter à tout !

Un coup d’œil au gâteau du Cinquantenaire — empilement de gâteaux à la broche, qui évoque une énorme stalagmite — où on assistera à l’extinction de la bougie par la présidente, puis retour à Rivière-sur-Tarn.

 

DIMANCHE 19 MAI

Grotte du Coutal - Les Vignes, Causse du Sauveterre

 

Participants ITP : Jean-Noël D., Véronique M.Haut de page

Spéléo Club de l’Aude : Jean-Marie B., Claire F. et 12 membres du Spéléo Club de l’Aude

 

TPST : 7h00

 

Pour aujourd’hui rien n’était encore décidé. On avait évoqué Bramabiau (mais déconseillé par les locaux vu le niveau d’eau), Puech Nègre (mais avec le risque de pas mal d’attente), la traversée de la Bise (mais beaucoup d’eau au fond et des problèmes d’équipement — nœud en milieu de corde) et d’autres cavités qui présentaient le risque de montée des eaux ou de surfréquentation pour celles qui ne l’étaient pas. Peut-être le Mas Raynald ou les Patates. Finalement JM choisira avec d’autres membres de son club de faire la Grotte du Coutal. Une cavité majeure du Causse de Sauveterre avec un regard sur une des plus grosses rivières des Grands Causses (proche du m3/s à l’étiage). 7 500 m de développement et un point bas à -100.

Préparation du matériel, rangement de la voiture, on prend congé de nos charmants propriétaires direction Les Vignes. Le ciel est clément, on peut même s’installer en terrasse pour le café, mais il faut rester bien couvert… Le Tarn est haut, des rafteurs s’en donnent à cœur joie. Nos amis arrivent vers 10 h 30. Nouveau café et échanges sympas. Une équipe de 9 du SCA est déjà partie pour la grotte et nous serons 5. Véronique préfère ne pas se lancer dans la visite compte tenu de sa « fêlure » costale de l’avant-veille. Elle ira faire du tourisme vers Sainte Enimie. JN hésite un peu car il s’est réveillé avec une pointe de lumbago mais l’occasion est trop tentante.
Équipement rapide, il est passé 11 h, on part pour une visite de 3-4 heures, quelques provisions succinctes (elles le seront un peu trop). Un sentier pentu amène en 20 mn à une entrée qui ressemble plus à une porte de cave : en fait il y avait eu un projet, avorté, de l’aménager pour des visites.

Un premier ressaut évité par une vire puis un R10 très glissant avec deux dèv’ mal placées, qui débouche dans une galerie. On s’enfile dans des boyaux très glaiseux pour s’arrêter rapidement au bout d’une vingtaine de mètres, deux membres du SCA ressortent avec une amie qui a chuté, choc sur la tête, malaise vagal et en plus pas d’expérience de remontée sur corde. On l’accompagne jusqu’en bas du R10 et il est décidé de mettre en place un balancier pour la remonter à la sortie. Cela se passe bien mais prendra une bonne heure.

Reprise de la descente dans ces boyaux glaiseux, étroits avec un sol recouvert de « chailles » cassantes sur lesquelles il ne faut éviter de s’appuyer ; la couleur claire du calcaire sain permettant de le distinguer des chailles noirâtres ; rapidement il faut s’accroupir sinon ramper pendant un bon moment : passages un peu étroits et pas mal de glissades. Quelques bifurcations nous font perdre pas mal de temps, cela devient rapidement labyrinthique. Les galeries s’agrandissent, deviennent chaotiques, des oppos, des remontées, puis des désescalades; quelques bassins nous obligent à des immersions partielles.

Enfin nous débouchons dans la Grande Galerie, une dernière escalade pour accéder sur une grande dalle, et le pied droit ripe de la paroi, la chute est inévitable, bonne réception, deux-trois pas mais le sol n’est qu’un amoncellement de blocs et on ne peut éviter de piquer du nez ! Le casque entre en contact en premier avec la roche mais aussi un peu le front. Apparemment pas trop de mal, on se remet rapidement sur pied, mais une sensation d’écoulement chaud le long du nez évoque tout de suite la plaie, serait-ce l’arcade ? A priori non, cela vient de plus haut. Réescalade pour retrouver le groupe et Jean-Marie qui confirme que ce n’est pas l’arcade. Un peu de Sopalin pour nettoyer et il faut s’installer pour casser la croûte, il est déjà 14 h.

Quelques tranches de pain de mie et un morceau de chocolat plus loin (on avait bien dit succinct), on repart. Mes amis du SCA sont surpris ne pas retrouver leurs collègues de club, ils ont peu de pratique pour certains et sont surpris qu’ils soient allés si loin. On croise un groupe de croates, un peu perdus dans le labyrinthe, à la recherche de la rivière, sans équipement… ils ont fait le puits en libre !

Encore quelques passage humides et on accède aux grandes galeries fossiles. Vraiment impressionnantes. Comme a dit Jean-Michel du SCA en les découvrant : « Préparer votre short et vos baskets, on peut courir… ». Plusieurs dizaines de mètres de long, deux à trois mètres de large et plus de 10-15 m de haut avec de superbes strates de calcaires blanc et noir. Cela détend les jambes et l’esprit après tous ces boyaux rastègs.

On bute sur un grand puits de soutirage. Une partie de l’équipe part l’explorer, il pourrait accéder à la fameuse rivière, en fait il faut revenir un peu en arrière, escalader et plus loin retrouver la grande galerie. Plus loin, il faudra la quitter et emprunter sur la gauche un shunt fossile, rempli de chailles, très cassantes, pire que notre Méandre Casse-Noisette de Begood. Une désescalade un peu exposée, mais heureusement équipée et on débouche dans une grande salle au sol sablonneux où il est l’heure de faire la pause et un petit casse-croûte. On retrouve les sacs du SCA et rapidement le groupe parti en avant nous rejoint. Ils arrivent de la rivière qui est à environ une demi-heure de là. Impressionnant pour eux, un mugissement, des embruns, une puissance qui disparaît dans les blocs, pas question de glisser. La remontée des cascades serait sûrement problématique, ils s’en sont tenus là.

Après le casse-croûte qui ne pouvait être qu’encore plus succinct et merci à Jean-Marie d’avoir été plus prévoyant que moi, je prends la sage décision de rentrer avec le groupe du SCA qui est sur le retour. Pas de vivres, pas de piles de rechange (après 4-5 heures, la lumière baisse) et un manque d’assurance dans les progressions sur blocs (c’est idiot, quand on a chuté une fois, on perd de l’assurance…), je ne voulais pas ralentir le groupe au retour et en plus Véronique attendait la sortie pour 16 h, il est d’ailleurs 16 h !). Le premier groupe continuera vers la Salle Blanche puis la Rivière. À contre cœur, mais raisonnablement, je prends le chemin inverse (on reviendra ? ?). Le retour se fera sans précipitation, les remontées sont glissantes et les chailles toujours cassantes. Mais le groupe est sympa et progresse régulièrement.

Deux heures plus tard, nous sommes en bas du puits d’entrée et derrière nous arrive le groupe que j’ai quitté. Ils ont vu la rivière et ont bien tourné pour le retour. Pas mal d’attente en bas du puits, nous sommes plus d’une dizaine à remonter. Dehors la pluie a cessé mais la journée a été très pluvieuse. Véronique a pu faire du tourisme jusqu’à Sainte Enimie et ne s’est pas trop inquiétée.Haut de page

TPST, plus de sept heures, trou assez physique avec multiples contorsions, montées, descentes… et plus de deux kilomètres de crapahutage.

Le matos est enfermé dans les sacs poubelles puis vient l’heure de quitter les amis et de prendre la route d’Orange. Un arrêt au parc du Congrès pour acheter du matos, mais il est plus de 19 h et les stands de matériel sont fermés. On prend cette fois l’autoroute et à 22 h 30, arrivée sur Orange.

 

 

Dimanche 12 au dimanche 19 mai 2013

Camp « MILLAU 2013 »

Congrès et AG FFS

Aveyron, Gard - France

 

Participants : Jean-Claude D., Albert D., Marie G., Jean-Claude L., Isabelle L., Aurélien P., Noël R., Marie-Pierre R., Silvain Y.Haut de page

 

Le compte-rendu sous forme de blog est ici : http://millau2013.canalblog.com/

Le compte-rendu PDF est

Une vidéo sur la TGT, la très grande tyrolienne, ici

 

 

Samedi 25 mai 2013

Spéléo - Visite

Aven du sémaphore - Sisco

 

Participants : Anne-Marie A., Marjorie M., Albert D.,  Noël R.

 

Rendez-vous au local comme d’habitude. Ce matin, nous faisons la connaissance d’Anne-Marie qui sera la nouvelle adhérente du club. Elle nous vient du Vaucluse et a déjà une bonne expérience de la spéléologie. Certes, nos cavités insulaires n’ont pas grand-chose à voir avec les cavités vauclusiennes, mais enfin, il faut faire avec ce que l’on a.

La météo est incertaine quand nous prenons la route du cap. À peine les voitures stationnées, qu’une ondée généreuse nous oblige à rester un long moment à l’abri. Enfin, l’averse cesse, nous nous dirigeons vers l’aven, le chemin d’accès encombré de nombreux blocs nous oblige à faire des détours. Un terrassement récent nous laisse envisager la probable construction d’une villa sur ce lieu.

À l’avenir, il va falloir rechercher un nouveau chemin.

Nous sommes à présent au bord du trou. Pendant que nous nous équipons la pluie de remet à tomber. Il est temps de rentrer sous terre. Visite classique, la brèche aux os, le passage de la moumoute….. Anne marie en profite pour se faufiler dans les étroitures habituellement inaccessibles aux spéléologues « un peu enrobés ».

Nous sortons, un superbe soleil brille dans le ciel, la mer moutonne, le vent s’est mis à souffler. Tandis qu’Anne-Marie, Marjorie et Albert se dirigent vers la grotte de Brando, Noël se rend à une réunion à Miomo pour l’organisation de la course « A via Mulaterra ».

 

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Spéléo - Visite

Grotte de Brando

 

Participants : Anne-Marie A., Albert D., Marjorie M.

 

TPST : 1h00

 

Suite à la visite de la grotte du Sémaphore, Anne Marie, Marjorie et moi-même, nous avons décidé d’aller visiter la grotte de Brando, dans le peu de temps qui nous restait…

Arrivés sur les lieux en haut des escaliers qui mènent à la grotte (après être entré dans la propriété), nous avons pu constater que le mur de la première terrasse était en partie tombé. Mais que nous avions une place suffisante sur la terrasse pour le passage. Ce passage doit quand même être sécurisé et balisé pour les réunions publiques…
A l’intérieur de la grotte, j’ai constaté quelques petites modifications, ouverture d’une fissure importante (environ 10 cm) à la fin de la partie basse du couloir adjacent aux escaliers.

Puis Anne-Marie et moi-même nous nous sommes introduits dans l’étroiture de l’entrée. Chose qu’elle a passé sans aucune difficulté, vu sa taille et sa souplesse. Là nous avons pu observer que de nombreuses fractures d’environ 1 à 2 cm de largeur étaient présentes dans différentes orientations à la partie correspondante au passage entre laHaut de page première salle et les salles du fond.

Nous avons signalé ces quelques points à Jean Claude L et Jean Noël D … qui ont décidé en commun de revenir le samedi 1er juin, pour venir constater et dans l’éventualité de mettre des témoins pour analyser l’évolution de ces fracturations.

 

 

Vendredi 31 mai 2013

Spéléo - Visite

Grotte de Santa Catalina - Sisco

 

Participants : Anne-Marie A., Albert D.

 

TPST : 3h00

Photos

 

Afin de faire connaître une grotte semi-marine à Anne-Marie, le vendredi 31 mai 2013, j’ai mené Anne-Marie à la crotte de "Santa Catalina" prés de Sisco… Nous sommes arrivés au environ de 17 heures.
La grotte était sèche contrairement à ce que l’on aurait pu croire… Nous avions porte arrive à la partie supérieure nous avons installé une corde sur la main courante qui nous a permis d’attendre la partie haute de cette cavité.
Dans la partie haute, nous pouvons voir que la salle principale est constituée d’un éboulis, qui comprend de gros blocs schisteux… Il serait intéressant de savoir ce qu’il y a sous ces blocs ? Mais vu que cela tient par on ne sait quelle miracle ?, il faut mieux rien déplacer…
La suite de la visite, à la descente j’ai mieux positionné la corde pour éviter les frottements, et on avait une meilleure vue sur les prises naturelles possibles pour faire la descente sans utiliser la corde, après que Anne soit descendue, en utilisant la corde, je l’ai suivie en utilisant les prises et le filin.
Haut de page
Nous sommes passés dans la grande salle après l’étroiture, là il y avait une colonie de chauves-souris, encore endormies au centre de la grande salle…
Anne-Marie s’est très bien débrouillée seule pour s’équiper, pour la montée et la descente. Elle a apprécié le volume de cette cavité et la présence de la mer proche de la cavité.
Nous sommes sorties de la grotte vers 20 heures…

 

 

Samedi 1er juin 2013

Spéléo - Visite

Grotte de Brando

 

Participants : Anne-Marie A., Albert D., Jean-Noël D., Jean-Claude L., Véronique M.

 

TPST : 1h00

Photos

 

Quand Brando s'ébranle !

Suite à une précédente visite, Albert soupçonnait un élargissement de certaines fractures dans la grotte. Une visite de contrôle est décidée et nous voilà sur place équipés d'un sac de plâtre pour poser des témoins et assisté d'un des derniers outils technologiques, une tablette, afin de comparer avec les archives photos.

JCL, dont c'est la 1ère visite depuis les éboulements, constate que le chemin d'accès est bien amoché et que l'organisation des JNSC devient problématique dans cette grotte si le chemin n'est pas remanié. Gros chantier en perspective ...

Nous effectuons une visite minutieuse des lieux mais après comparaison avec les photos d'archive, aucune modification constatée.

Nous notons la présence de 3 petits rhinolophes (peu après l'entrée au niveau de la chatière, en face de diaclase vers le réseau supérieur et dans la dernière salle). Un grand rhino (?) s'est également envolé de la diaclase.

Anne-Marie et Albert iront prendre quelques photos derrière la chatière, mais rien de changer là non plus.

Nous nous apprêtons à quitter les lieux lorsqu'un trio de promeneurs arrivent. La mamie, la maman et le fiston cherchent un endroit où l'on peut agréablement piqueniquer. La maman connait le club et notre site, nous leur proposons une petite visite de la grotte. Celle-ci est appréciée et une invitation au club pour un jeudi soir est lancée ...

Après cette éprouvante sortie d'au moins une heure, le besoin d'une bonne mousse se fait sentir et c'est chez Jeannot à Erbalunga que nous nous désaltérerons.

JCL

 

Véronique et moi-même, nous avions pris le matériel de topo et un peu de plâtre dans l’éventualité de faire des témoins pour voir s’il y a des modifications dans l’ouverture des fentes.

Suite à cette visite, il a été fait de nombreuses photos des fentes et des cassures dans la partie habituelle et derrière le passage de l’étroiture.

Après examen des fissures, nous avons déduit que ces fractures ne sont pas actuelles par le fait que leurs couleurs au niveau de la zone fracturée étaient altérées par l’air ambiant.

Nous n’avons pas placé de témoin comme prévu…

De nombreuses photos nous permettront de voir l’évolution de cette grotte…Haut de page

Je pense qu’il faut qu’une observation régulière tous les ans, ou même les mois, serait une bonne chose. Vu que l’extérieur de la grotte semble avoir des modifications importantes.

La visite s’est finie par la visite du jardin du haut, la maison en ruine, les sanitaires de l’époque avec Anne-Marie et Jean-Noël, nous avons profité d’un temps ensoleillé…

Albert

 

 

Dimanche 2 juin 2013

Spéléo - Visite

Gouffre I Luminelli, Morosaglia

 

Participants : Anne-Marie A., Jean-Claude D., Albert D., Noël R., Marie-Pierre R.

 

RV devant le Carré d'As d'AM avec Noël et JCD qui rejoignent Albert et MP à l'épingle à cheveux. Et là, on attaque la montée sous un soleil déjà bien chaud. Ah, on râlait de ne pas voir venir le printemps mais là on déguste ... Suant, soufflant nous arrivons enfin, nous nous affalons à l'ombre près de l'aven qui Coïnce ; les mouches nous attendaient avec délice, Albert apprécie sa bouteille d'Orezza... payée 4 euros à la boulangerie .

Vers 13 h, Noël et Jean-Claude descendent équiper, Albert part à la recherche de l'entrée des Pléïades, MP et AM ronflent (mm ce petit verre de Cahors...) puis papotent, Albert revient bredouille et Noël finit par venir chercher son monde car s'égosillait vainement depuis un moment. Bref, ça y est, on descend.
Le mode de passage de la 1ère dév par AM restera strictement confidentiel... Après tout va bien, nous sommes arrivés au point le plus bas. En remontant à gauche AM s'engouffre dans la faille où elle était la seule à pouvoir passer d'après Noël mais, réalisant que si elle glissait personne ne pourrait venir la ramasser, elle a fait demi-tour à contrecœur.

Noël l'a faite déséquiper (première), merci Albert pour ta clé. Pas de souci jusqu'en haut du dernier puits avant le puits final et là m...e ... les kits sont coincés tout en bas. En plus cling cling, un objet scintillant dégringole.Haut de page Rapide tour d'horizon inquiet, rien d'évident ; la clé d'Albert est toujours là. AM rééquipe les amarrages, met le descendeur et, ciel, plus de frein, c'était donc çà ! Noël lui en prête un, une fois en bas AM dégage les sacs, les accroche à son baudrier, cherche en vain le frein et remonte lentement lentement s'épuisant à avaler le mou. Sortie à 19h30, M-Pierre, J-Claude et Albert ont attendu ... 1h30 !
Noël et Albert partent repérer et photographier l'entrée des Pléïades et redescente dans le maquis aux cistes baveux. Voilà, belle longue journée ! Merci le club .

 

 

Dimanche 16 juin 2013

Rando pour Mathis

Sentier du littoral - Saint Florent

 

Participants : la quasi-totalité des adhérents de notre association et de nombreux randonneurs venus d’horizons divers.

 

Organisée par I TOPI PINNUTI, cette randonnée ouverte au plus grand nombre avait pour objectif de collecter des fonds afin de venir en aide au petit Mathis, (le fils de Valérie, notre secrétaire) qui suit toujours des soins, dans un centre spécialisé à Hyères. 

Une équipe, chargée de l’organisation de cette manifestation a été constituée à cet effet. Des contacts ont été pris et de nombreux entretiens ont eu lieu auprès des mairies, offices, commerçants, artisans mais aussi les proches et les particuliers. Un événement a été créé sur facebook et un blog spécial, Tous avec Mathis, a été réalisé.

400 affiches ont été imprimées et placardées dans les commerces de la région.

Après 15 jours de battage médiatique (presse écrite, radio, télévision, campagne d’affichage), le jour de la rando est enfin arrivé.

C’est sous un soleil brulant, qu’une soixantaine de randonneurs se sont retrouvés dimanche dernier à l’extrémité de la plage de La Roya pour parcourir ensemble, sur le sentier du littoral, les 8 kms qui les conduiront au pied de la tour de la Mortella. Sur place, tous partageront un spuntinu en commun. Chacun à rempli son rôle avec application. David et son bateau ont grandement contribué à la réussite de cet événement en transportant sur place les victuailles, le charbon et une grande quantité d’eau. Les préposés aux barbecues ont été très efficaces, et tout le monde a pu profiter des grillades, pizzas et migliacci.

Sur le chemin du retour, nous en avons profité pour prendre un bain bienfaisant et rafraichissant au niveau de la plage du Fiume Santu, devant nous, de nombreux bateaux sont aumouillage. La peau rougie par les rayons du soleil, des participants terminent la rando vers 18 heures.

Cette action aura permis de collecter une belle somme qui sera remise à Valérie. Nous attendons le versement d’autres dons, il faudra probablement compter un mois supplémentaire pour clore définitivement cette opération.

Valérie et l’équipe d’organisation remercient chaleureusement l’ensemble des personnes présentes, mais également toutes celles et ceux qui n’ont pu se déplacer, qui nous ont adressé de nombreux dons.

L’association I TOPI PINNUTI tient à remercier plus particulièrement la mairie et l’office du tourisme de St Florent,Haut de page le conservatoire du littoral du Nebbio, l’Imprimerie Bastiaise pour la réalisation des affiches, Publi 2B pour la confection des tee-shirts, les pizzas Mathieu pour leur don, mais aussi les nombreux commerçants et artisans qui nous ont aidés à la réalisation de cette opération.

L’initiative se poursuit, si vous souhaitez faire parvenir des dons, vous pouvez encore le faire ...

 

 

Samedi 22 juin 2013

Spéléo - Visite, entomologie

Grottes de Trulana - Corte

 

Participants : Anne-Marie A., Albert D., Jean-Noël D., Véronique M., Jean R.

TPST : 3h00

Photos


RDV traditionnel au Carré d’As pour 9 h 30. Briefing rapide (route d’accès, topo, projets) et en route vers Corte. Demi-tour route de San Pancrazio, on a perdu Albert… Heureusement il y a le portable, il était parti vers Pont de Castirle, vers Cuticci Suttana. Lors de la redécouverte des grottes le 25 novembre 2012, on avait un peu galéré à l’aller ainsi qu’au retour mais on se souvenait qu’après le pont sur le ruisseau de Trulana, un beau sentier menait à un portillon puis se dirigeait vers Corte. Sur la carte IGN, le sentier semblait mener vers un réservoir accessible par la route.

On emprunte cette route — première à gauche après avoir emprunté la route de San Pancrace —, on traverse un lotissement et tout en haut, on arrive au réservoir où l’on peut stationner facilement. Un coup d’œil rapide aux alentours nous permet de découvrir un beau sentier qui part juste derrière le réservoir.

Préparatifs, chargement des sacs, matos (corde de 20 m, sangle, mousquifs et plaquette), pique-nique (solide et liquide — une seule bouteille suffira). Le sentier continue en courbe de niveau sur environ 200 m, surplombant un muret, on passe un premier portillon et au second, bingo ! c’est celui où nous avions bifurqué en 2012. La suite est connue. On oblique légèrement à gauche en direction du vallon de Trulana et l’on retrouve le pont qui traverse le ruisseau de Trulana. Le sentier passe ensuite sous un auvent calcaire au pied duquel gisait un cadavre de chèvre — il n’en reste plus grand-chose — puis Albert décide de partir à l’assaut des barres rocheuses, entraînant Anne-Marie dans son sillage. Il semble plus sage de tenter de les contourner par la droite et nous débouchons sur le plateau, siège d’une antique activité pastorale — bergerie en ruines, enclos en pierres, abris sous roche. Repos mérité et réconfortant à l’ombre des chênes. On a oublié de vous dire que c’était une sortie de vétérans : 63,2 ans de moyenne d’âge ! (56+60+61+66+73).

Regroupement effectué, direction le vallon de Trulana, le GPS donne 60 m mais JN montera un peu haut, il faut descendre de suite quand on est en vue du ruisseau. La cavité est finalement retrouvée dans son bosquet d’arbustes. Au total une bonne heure de grimpette.

On approche midi, mais il est plus raisonnable de visiter Trulana 1 puis 2 avant de se lancer dans les agapes. On reviendra sur nos pas pour le repas, car Véronique n’ayant pas prévu d’aller sous terre, nous attendra à Trulana 1.
Équipement, et la fraîcheur de la grotte est la bienvenue. Installation de la C10 pour le R4. Jean pose quelques pièges au point bas à -15 m. Puis visite du reste de la cavité. On attendra Jean au pied du puits remontant mais il était ressorti pour tenir compagnie à Véronique. Une petite heure de visite.

Il est à peine 13 h, on garde les combis et montée vers Trulana 2. Un quart d’heure de grimpette mais il fait bien chaud ! Équipement du P10, la sangle est dans le kit d’Albert, non dans celui de Jean, non chez Albert… finalement elle est restée à Trulana 1 ! Deux nœuds de huit tricotés et c’est parti, un protège-corde au bord du trou et c’est le fond. Ensoleillé et frais, beaucoup de végétation, très agréable. Descentes sans soucis. Jean pense que la galerie remontante de l’entrée est un endroit propice pour la pose des pièges, il y laissera quelques bouteilles, ce sera une occasion pour monter jusqu’à son point le plus haut.

Puis direction le fameux laminoir, s’est-il rebouché après les intempéries hivernales ? À l’entrée une surprise : du sol pierreux sort un tapis de tiges blanchâtres surmontées de graines. On est largement dans la pénombre, les graines ont quand même germé. JN s’engage en premier et devant, au bout d’un mètre, les cailloux arrivent presque au plafond, il faut se décaler à gauche où cela semble plus large et en forçant cela passe. Que va faire Jeannot ? Derrière Anne-Marie suit sans difficulté, vu son gabarit, puis Albert qui utilise sa méthode infaillible pour passer les étroitures, « le tire-bouchon », on part sur le dos et on se retourne au milieu pour sortir sur le ventre… Et on attend Jean. Quelques ahanements plus tard, le voilà hilare, heureux d’être passé.

On retrouve ensuite la partie canyon encaissée et ses belles veines de calcaire bleuté. Le ressaut de 2 m est facilement franchi et on arrive ensuite au fond de la cavité. Et là à moins 35 m, un nouveau tapis de plantes en germination ! Aucune lumière, pas un photon ne peut arriver jusqu’ici, elles ne peuvent vivre que sur leur stock de chlorophylle. Il serait intéressant de savoir le temps qu’elles mettent à germer et leur durée possible de survie dans ces conditions de noir absolu.

Le sol est bien raviné et sur la droite du point bas observé en 2012, s’ouvre une nouvelle dépression qui semble descendre sur environ 1 m, on y retrouve même une belle branche. Albert et Anne-Marie arrivent à s’y enfiler… mais cela queute sur du remplissage de graviers. Un espoir de désobe ? La mise en charge hivernale a dû être impressionnante car les concrétions situées à 1,50 m du sol sont recouvertes de terre !
Retour vers la surface avec arrêt pour aller poser un piège dans la Galerie suspendue. JN réussira à se tenir en équilibre en haut du toboggan mais derrière ce ne sera qu’après de multiples glissades, sources de fous rires, que Anne-Marie et Albert arriveront à lui passer la bouteille…

Retour en bas du puits, la remontée du ressaut et le passage du laminoir ne sont que des formalités. Avant de remonter le puits, JN jette un coup d’œil vers l’entrée secondaire. Il semble que l’on pourrait accéder dans la cavité par cette voie qui se ferait essentiellement en désescalade mais certains passages semblent bien glissants et nécessiteraient une corde d’assurance. À essayer si besoin. Remontée du puits et attente sur le plan incliné pour remettre le protège corde après chaque remontée.

Tout le monde est dehors à 15 h 30. Retour à Trulana 1 pour retrouver Véronique et manger ! Véronique est heureuse de nous annoncer qu’elle a découvert un trou à quelques mètres de Trulana 1, on peut y entrer mais elle n’a pas osé. Déception, c’est l’entrée secondaire…

Où est la bouteille, dans le sac d’Albert ? non JN devait prendre la sienne, non puisqu’Albert a dit au départ qu’une suffirait, mais elle est restée au parking… On restera à l’eau pétillante.

Retour vers 16 h 30. Deux groupes, les traditionnels, JN et Véronique qui reprendront le chemin de l’aller par laHaut de page bergerie, et les aventuriers (les autres emmenés par Jean) qui descendront direct par la rive gauche du Trulana. Ce sera un peu plus épique, Albert a failli sortir le GPS, mais on se retrouvera au niveau du sentier horizontal après le portillon.

Bilan aux voitures, satisfaction générale, chemin d’accès sans grande difficulté, et surtout deux cavités qui valent le déplacement de par leur intérêt géologique et le léger espoir de continuité à Trulana 2. À suivre.
 

 

Dimanche 23 juin 2013

Spéléo - Prospection, exploration, topographie

Grotta Porcili - Patrimonio

 

Participants : Anne-Marie A., Jean-Claude D., Albert D., Jean-Noël D., Jean-Claude L., Véronique M., Jean R.

 

TPST : 1h00

Photos

 

Dans la série des trous oubliés, au programme de ce dimanche enfin printanier :

- La Grotta di Porcili, découverte le 3 juin 1995.

- L’hypothétique grotte de Farinole, indiquée par un collègue de JCL et qui correspondrait au compte-rendu du 24 février 1991.


Les 2 JC passent au local prendre un peu de matériel et se rendent directement au point de rendez-vous, le pont du Fiume Albino. L’équipe est au complet, un peu de papotage et c’est parti pour l’aventure. Véro ne nous accompagne pas et préfère ménager ses yeux.

Début de rando tranquille, nous suivons la piste sur un ½ km, puis nous empruntons un chemin plus ou moins bien tracé en montant sur la rive gauche orographique du fiume. Le vent annoncé par la météo n’est pas au rendez-vous et la chaleur est déjà bien sensible.

Nous arrivons ainsi sur une épaule côte 333 et surprise, une piste non marquée sur la carte et non visible sur Google Earth apparait. Si on avait su …

Cette piste permet l’accès à un pagliaghju. Un petit lac artificiel alimenté par un beau jet d’eau nous donne déjà des idées de baignade. Nous empruntons la piste jusqu’au bout et c’est de nouveau le maquis que l’on traverse en suivant des sentes plus ou moins bien marquées. Nous devons à présent traverser le Ruisseau de Porcilelli. De l’autre coté, le maquis semble dense, Jean préfère s’arrêter là et nous attendre tranquillement à l’ombre. La rivière passée, nous nous dirigeons au jugé vers la Punta di Porcili. JCD regrette de ne pas avoir pris son pantalon long et ses jambes aussi …

Nous suivons ensuite la crête en direction de la Cima di Gratera, nous y découvrons un déchet de dernière guerre, un culot d'obus italien daté de 1939 ! Encore un passage délicat dans les arbousiers et nous voici enfin sur la zone du trou. La prospection commence.

Albert et Anne-Marie découvrent un trou qui souffle en bas de la pente après la traversée des arbousiers.

Peu après, JN découvre une autre cavité, qui cette fois-ci ressemble à celle de 1995. JCL est un peu dubitatif, l'endroit ne correspond pas tout à fait à ses souvenirs, faut dire que ça remonte à 18 ans et que certains neurones se sont fait la malle !

Pendant que JN fait une rapide visite de la cavité, JCL prospecte la pente au dessus, en espérant retrouver des indices correspondants à ses souvenirs. Tiens, un passage entre des blocs rocheux. Il s’engage dans l'anfractuosité, pensant à un simple foisonnement, mais ça continue. Une courte désescalade permet d’atteindre une petite salle. Une chatière coté EST mène à une alcôve. Un passage bas coté OUEST permet d’atteindre une autre petite salle. Celle-ci est également éclairée par des ouvertures vers l’extérieur. Au bout, un puits d’une section de 1 m sur 2 part verticalement. Une chauve-souris volète dans l’ouverture. JCL lance un caillou pour voir, sans trop d’espoir. Et là, il n’en croit pas ses oreilles, le caillou rebondit longuement pendant 7 ou 8 secondes. C’est énorme !!! Nouveau caillou, même résultat. A vue d'oreilles, le puits ferait entre 30 et 40 mètres de profondeur et il n’a pas l’air de se rétrécir. Il est là le fameux trou indiqué par le berger en 1995, le trou où les cailloux rebondissaient longtemps, longtemps …

JCD, puis JN, puis Anne-Marie goûtent à leur tour aux doux bruits des cailloux qui ricochent longuement entre les parois. Nous enrageons de ne pas avoir pris de matériel de descente. On reviendra à l’automne, quand il fera un peu plus frais … mais ça va être dur d'attendre !

Retour à Porcili 1 dont nous faisons rapidement la topo. Anne-Marie et Albert en pointe, JN et JCL aux instruments, pendant que JCD surveille l'entrée de la cavité ;-). C’est une cavité non négligeable, environ 40 m de développement pour une dizaine de mètres de profondeur. Décidément, la physionomie ressemble de plus en plus à la cavité découverte en 1995, mais JCL est toujours sceptique ... *

Il est temps de redescendre maintenant. Vu d’en haut, le chemin du retour est plus facile à repérer. Une seule bouteille d’eau par personne est insuffisante et c’est complètement assoiffé que nous rejoignons Jean, qui nous hèle depuis le pagliaghju. En nous attendant, il a fait connaissance avec le propriétaire de celui-ci et des terrains environnants. Il projette de planter un verger de figuiers, abricotiers, châtaigniers etc. Faut dire que l'eau est abondante dans le coin, d'où la piste ... Le proprio n'est pas seul, il monte souvent passer la journée à entretenir les lieux avec sa femme et leur petite fille. Ceux-ci ont la gentillesse de proposer des rafraichissements, du café, du thé, des canistrelli que nous acceptons avec grand plaisir. Surprise, le propriétaire est tout simplement le neveu du berger qui avait indiqué à JCL le trou découvert en 1995 ! Il nous propose également de nous ouvrir la piste pour notre prochaine venue, idée excellente qui nous permettra de gagner environ 200 m de dénivelé !

Après cette sympathique étape, nous rejoignons les véhicules en passant cette fois-ci par la piste inattendue. Celle-ci rejoint la route de Farinole 800 m après notre parking et permet d’éviter quelques passages maquisesques. Véro nous attend au véhicules et nous entamons le pique-nique par quelques bières bien fraiches et bien appréciées. S’en suit pancetta, pâtés, gâteau et melon d’Espagne, le tout accompagné par une bouteille de vin du congrès fédéral et une bouteille de Chinon. Dose nécessaire pour récupérer en partie les sels minéraux perdus !

C’est ainsi qu’une fois requinqués, nous terminons cette belle journée riche en découvertes. La recherche de la grotte de Farinole est reportée à une date ultérieure ...Haut de page
 

* De retour devant son ordinateur, JN compare les photos de 1995 avec celles du jour et ... c'est bien la cavité de 1995 qui a été redécouverte et topographiée (39 m de développement et 12 m de profondeur). Et Porcili 2 correspondrait peut-être au départ noté par JCL sur son croquis de 1995 ...).

 

 

Dimanche 7 juillet 2013

Spéléo - Exploration, topographie

Aven des 34, grottes de Porcili - Patrimonio

 

Participants : Anne-Marie A., Jean-Claude D., Albert D., Jean-Noël D., Jean-Claude L.

 

TPST : 5h00

Photos

 

Porcili suite …

Le 23 juin dernier, nous étions restés sur notre faim en laissant vierge un puits où les cailloux tombaient, tombaient, tombaient …

Nous avions décidé d’y revenir avec le matériel adéquat lorsque les journées seraient plus fraiches. Depuis ce jour, l’imagination aidant, il devenait impossible d’attendre aussi longtemps.

Jeudi 4 juillet, une expédition est décidée pour le dimanche qui suit. Le propriétaire de la piste est contacté le vendredi, il montera le samedi et enlèvera le cadenas qui verrouille la chaine en travers de la piste. Cette solution nous permet de gagner 250 m de dénivelé dans le maquis, appréciable en ces temps de chaleur. Et pour minimiser celle-ci, le rendez-vous est fixé à 7h30 au début de la piste.

Anne-Marie et Albert sont déjà sur place lorsque les 2 JC arrivent, suivis peu de temps après par JN. Anne-Marie prend ses précautions et finit un petit déjeuner copieux et plein d’énergie. Le Disco et le Quasqai sont réquisitionnés, chargement du matériel et c’est plein d’entrain que les véhicules s’engagent sur la piste. Enfin presque, le Quasqai patine un peu en début de piste (ce n’est qu’un 2x4), il nécessitera un peu de poussette. Le reste du parcours est gravi sans souci jusqu'à 300 m du terminus où le Qashqai sera finalement abandonné, la piste devenant trop accidentée et les ronces plus agressives. La piste se termine devant une mare servant de prise d’eau, le chemin démarre de cet endroit.

Le matériel collectif est réparti et c’est parti pour la section pédestre, il est à peine 8h20. Ce nouveau parcours est plus lisible que celui emprunté lors de la dernière montée, un petit vent sympathique est même de la partie et nous accompagne tout au long du chemin. En 20 mn nous sommes déjà sur la crête de Porcili, un cairn est monté afin d’assurer notre retour. Encore 20 mn et nous voilà déjà dans le secteur des cavités de Porcili. JCL ne tarde pas à s’équiper et à entamer l’équipement de la cavité, il est 9h30 lorsqu’il pénètre sous terre. C’est aussi l’occasion d’inaugurer le nouveau perfo ultraléger financé par la LISC et le CDS 2B. Les amarrages naturels sont néanmoins utilisés en priorité. C’est ainsi que des sangles sont posées pour la main courante et la tête de puits. La chauve-souris aperçue 15 jours auparavant est toujours là et volète à l’entrée du puits. JCL s’élance dans le vide, l'Aven des 34 est né. Il se pose 6 à 7 m plus bas sur un énorme bloc rocheux coincé entre les 2 parois d’une grande galerie. Celle-ci est orientée SSO/NNE et mesure 2 à 3 mètres de large. Une purge conséquente est nécessaire et les blocs sont balancés dans le vide, générant un fracas assourdissant. JCL choisit l’option SSO et, faute d’amarrage naturel disponible, plante le 1er spit du nouveau perfo. Celui-ci, malgré son poids plume, remplit son office à merveille. Le forage est accompagné d’une aspersion d’eau à l'aide d'un pulvérisateur, serpentinite oblige …

Encore quelques mètres de descente et c’est la fin de la … corde de 24 m. Un petit ressaut suit et la galerie continue en plan très incliné. Par précaution, JCL raboute une corde et continue la descente. JCD suit de près et ils arrivent ainsi en bas de l'éboulis. Pendant ce temps, Anne-Marie, Albert et JN descendent en faisant la topo de la nouvelle cavité. Les 2 JC finissent l’exploration de la galerie, celle-ci tourne à gauche, remonte légèrement avant de redescendre et se terminer sur une trémie. Les cailloux lancés dans une petite ouverture de celle-ci tombent encore sur quelques mètres. Un squelette de chèvre git sous un surplomb rocheux, comment a-t-elle pu arriver jusqu’ici ?

En attendant les topographes, la paroi sud est escaladée afin de vérifier la continuité d’une lucarne s'ouvrant à 6 m du sol, ça queute au bout de 4 m. Regroupement général au bout de la galerie, Anne-Marie et Albert tentent bien d’élargir la petite ouverture de la trémie, mais peu d’espoir de ce coté-là. Il est 11h10, l’exploration et la topo de la galerie SSO est terminée, retour vers la base du puits d’entrée.

Il n’est pas nécessaire de remonter le puits, le passage sous le bloc coincé est possible et permet d’atteindre le haut de la galerie NNE. C’est un grand et fort plan incliné pierreux, la même corde servira d’assurance. Il est encore nécessaire de purger et de gros blocs dégringolent bruyamment la pente. En bas de celle-ci, le plafond atteint 16 m de hauteur ! Un ressaut haut d’environ 3 m barre la galerie. Celle-ci est bien plus humide que la galerie opposée, les parois suintent. Le ressaut est franchi par la droite, il est équipé de sangles afin d’en faciliter l’escalade. Albert passera par le bas après avoir dégagé un passage en enlevant quelques cailloux. La galerie remonte maintenant, encore un ressaut de 4 m qui s’escalade à gauche et c’est l’arrivée dans la salle terminale. Au bout, une faille étroite au fond de laquelle les cailloux rebondissent encore. Anne-Marie ne peut y résister et se laisse aspirer dans l’étroiture, elle atterrit 3 m plus bas dans une salle de quelques m² au plafond (très) bas. Y’a bien encore ce petit trou où les cailloux continuent leur chute, mais ça queute rapidement. JCL n’a pu s’empêcher de descendre et suit difficilement Anne-Marie. Y’a pas idée de garder le baudard ! La remontée sera plus facile sans …

Il est 13h30 quand crépite le flash pour la traditionnelle photo de groupe, l’exploration et la topo sont finies, retour vers la surface. Tout le monde est ravi par la découverte, bien que les fantasmes générés après la découverte n’aient pas été concrétisés.

En revenant, Albert et JCL poseront quelques pièges à insectes dans la grande galerie NNE. La qualité du Martini sera vérifiée avant chaque mise en place …

La remontée s’effectuera en gérant au mieux les frottements résiduels, JCL s’occupe du déséquipement, sortie à 14h30, après 5h00 d’exploration et de topographie, quand même !

Les explorations ne sont pas terminées, JN redescend dans Grotta Porcili pour quelques vérifications topographiques. Albert pose un piège à insectes dans Porcili 2, tandis qu’Anne-Marie va faire un peu de désob dans la cavité qu’elle a découverte 15 jours avant. Baptisée Porcili 4 dans un 1er temps, elle devient Trou de la Bouteille après qu’une bouteille a chu dans une anfractuosité. Un fort courant d’air souffle de cette cavité qui s’ouvre au bord d’une petite dépression, caractéristique d’un effondrement sous-jacent. Le report des positions relatives des 4 cavités laissera apparaitre un alignement NNO-SSE probablement révélateur d’une grande cassure dans la montagne.

Il est 15h15, il fait faim et soif, le retour vers les véhicules est décidé. Ceux-ci sont atteints une ½ heure plus tard, le chemin est tracé dans le GPS pour une éventuelle utilisation ultérieure ...Haut de page

La descente vers la route s’effectue sans problème, encore ½ heure et le parking du pont sur le Fiume Albino est atteint. Une jolie aire de piquenique sous les arbres est découverte à une trentaine de mètres de la précédente merendella ! Tables et chaises sont squattées, il y a même l’eau courante !

Bières et rosé permettent une réhydratation agréable et, pour terminer en fête cette mémorable journée, Anne-Marie ouvre une boite de caviar ...

 

 

Samedi 13 juillet 2013

Canyon - Initiation

Viola, Olcani

Participants : Anne-Marie A., Albert D., Jean-Claude L., Marie et Silvain Y.


TPEC : 4h30

Photos

Montée sous un chaud soleil en 1h00. La 1ère partie du chemin est impeccable, la 2ème demanderait un peu de nettoyage mais ça passe bien. La bifurcation est bien visible et cairnée.

Niveau d'eau très correct pour une mi-juillet, toujours aussi froide au départ. Un protège-corde a été installé au 1er rappel (par les pro ?), au niveau du surplomb. Premier canyon pour Anne-Marie qui se débrouille très bien. L'embâcle datant des grosses chutes de neige de 2010 n'est pas encore entièrement résorbé, mais il se franchit aisément par la rive droite. Dernière vasque propre et saut de 6 m possible.

Un bon anniversaire à Albert, toujours vert et qui rajeunit au fil des ans.

Pique-nique sur le Ponte Novu et retour au local.

 

 

Samedi 20 juillet 2013

Spéléo - Exploration, topographie

Grottes marines de Patrimonio


Participants : Anne-Marie A., Albert D., Jean-Claude L., Marie-Pierre R., Marie Y.

 

TPST : 2h00

Photos


Spéléo, mer et kayak, tel est le programme de la journée. Et pour compléter le menu, plage de galets et soleil, de quoi mettre une bonne bière à la bouche !

Rendez-vous 9h30 au local, un GO de l’association récupère le matériel au local. Marie est ensuite happée au passage et tout le monde se retrouve sur le parking de la plage de Cadarelli. La rive gauche du Fium’Albino est une des seules plages du territoire de Patrimonio. Peu connue, elle a pourtant de nombreux attraits comme ... sa plage de galets, pas de problème de sable qui se colle partout.

Il est 10h00, il fait déjà chaud et il est décidé de commencer par le plus sec, la Grotte aux Pigeons, appelée également Grotte de Fornellaccio par le GCC. Les passages à l’ombre dans la montée sont très appréciés. La partie horizontale de ce sentier des Douaniers a été bien réaménagé et le départ vers la cavité est vite retrouvé. La petite sente qui quitte le sentier démarre bien, mais elle se transforme rapidement en sente de sanglier et quelques mètres en forme de tunnel sont dégager afin de s’amarrer sur un 1er olivier. Un 2ème olivier servira de départ de la descente. JCL s’élance mais il a un mal fou à retrouver les 2 spits plantés en 2006. Heureusement que le nouveau perfo est là, avec les spits, le tamponnoir, le marteau, la mèche, m…. où est la mèche ? Mais au local bien sûr …

Finalement JC retrouve les spits, ils sont bien fatigués, l’air marin ne leur a pas réussi. Ils sont quand même équipés en Y, JCL continue la descente, ça parpine sévère. Il cherche le 3ème spit, ne le trouve pas, installe un amarrage naturel, descend encore un peu mais décide finalement de renoncer à continuer. Il y a trop de cailloux qui se détachent et encore trop de frottements pour un groupe de 5. Une tentative d’accès par le bas sera essayée plus tard …

Retour vers plage, après une discussion avec Pierre P., le grimpeur bien connu des topi, souvent rencontré en bas ou en haut des falaises.

Pendant que JCL gonfle et essaie de monter le kayak de JCD, les autres topi ne peuvent résister à l’appel de la mer et plongent se rafraichir dans la mer.

Une séquence touriste suit. Installation de la table pliante de pique-nique bleue, il ne manque plus que les gosses qui braillent et les parasols « Girard », les topi se fondent dans le paysage.

Après cette pause reconstructrice, l’expédition « Grotte aux Os » démarre.

Les 2 kayaks 2 places sont mis à l’eau. Problème, les topi sont 5. Albert fait les équipes, les 3 légers d'un coté, les 2 lourds de l'autre, ou bien les jeunes d’un coté, les anciens de l’autre :-). La mer est plus agitée que le matin. En passant devant l'anse de Fornellaccio, un coucou est lancé à Pierre P., accroché à sa falaise, au dessus de la mer.

La cavité est atteinte au bout de quelques minutes de navigation ballotante. Tout le monde passe le grand porche d'entrée et se retrouve tant bien que mal sur la plage du lobe gauche de la cavité, c’est la salle présentant le plus grand volume de la grotte. Belle ambiance !

JCL sort le matériel topo, c’est en partie l’objet de la visite. Il teste le compas pour prendre la direction générale, le cadran se bloque sans arrêt et il est difficile de déterminer si la mesure est bonne, la topo est remise à une prochaine visite, dans 7 ans … (Finalement, le croquis d'exploration de 2006 se révèlera assez précis).

L’œil de géologue de Marie ne tarde pas à repérer une curiosité, des galets granitiques incrustés dans le calcaire. Il n’y a pas de massif granitique à proximité, comment sont-ils arrivés là ? Une explication envisagée : ils auraient été transportés par une rivière à l’époque de la sédimentation du calcaire ...

Un échantillon est prélevé au sol pour une étude plus précise de la nature de la roche.

La visite continue par le fameux boyau en croix. En 2006, il avait été exploré en maillot de bain ! Mais même avec une combi, il est très agressif. Certains passages sont très étroits (16), ils semblent même avoir rétréci, dixit JCL … Celui-ci ne se souvenait pas de la qualité du concrétionnement, la galerie est magnifique, elle vaut les efforts. La fin est encore plus étroite et seuls Marie et JCL parviennent au bout, jusqu’au au croisement. Un ressaut de 2 m à monter, puis la galerie se divise en 3 branches. En face, ça queute. À droite, ça queute. À gauche ça queute pas, mais ça passe pas, faut élargir. Il y a ce léger courant d’air en bas du ressaut, avis aux amateurs …

Retour en file indienne vers la sortie, de toute façon, les zones de dépassement sont très limitées !Haut de page

Les kayaks sont remis à l’eau et retour à la plage. Albert ira chercher des cupules d'oursins vers la Grotta di u Banditu mais reviendra bredouille.

Une dernière baignade et c’est le retour.

 

 

Samedi 3 août 2013

Spéléo - Exploration, première, topographie

Grottes marines de Patrimonio (Grotte aux Pigeons 2, Grotta di Punta Vecchiaia, Grotta di Calanca di a Torra)

 

Participants : Anne-Marie A., Albert D., Jean-Noël D., Jean-Claude L., Véronique M.

 

TPST : 3h30

Photos

 

Le matos topo n’étant pas opérationnel lors de la dernière sortie, on a remis ça pour profiter de ces belles journées d’été et d’une mer calme.

Rendez-vous à 9 h 30 sur le parking de la plage de Cadarelli, les lieux sont calmes, les aoûtistes n’ont pas encore envahi les galets. Gonflage des deux kayaks, JC et JN embarquent ensemble et partent en premier pour prospecter les criques. Derrière Albert emmènera sa palanquée féminine, Anne-Marie et Véronique. La mer est d’huile et le kayak file bien. Juste avant la Punta di Saeta, en fond de crique, on file voir un trou noir, mais fin au bout de 2 m. Passés la Punta di Saeta, à gauche un superbe pont rocheux, un côté Vallon Pont d’Arc ou Trou de la Bombe, au choix. Traversée de l’anse de Fornellaccio, et arrivée dans la crique de la Grotte des Pigeons, où la descente en rappel n’avait pu se faire il y a quinze jours. L’escalade par le bas semble à la portée d’un bon grimpeur, une dizaine de mètres, mais à savoir l’état de la roche. Sur la gauche on accoste pour que JC aille fureter dans un porche noir qui s’ouvre à 2 m au-dessus du rivage. Profondeur d’environ 3 m et 1 m de large, au fond une petite salle de 1,50 m de hauteur, ce sera la Grotte des Pigeons 2.

On reprend la mer, après avoir salué Pierre P., toujours suspendu sur sa falaise (il a du en descendre depuis le 20 juillet…), au passage, on entend un bruit métallique suivi d’un plouf, un mousquif, une dégaine ? ?, on a beau scruter le fond marin, on ne voit rien. Le deuxième kayak n’est toujours pas en vue, on reprend la route pour la Grotte des Os, située juste derrière la pointe suivante. En fait ils sont déjà sur place, ils sont passés pendant notre explo.

Mise au sec des kayaks dans le lobe droit de la cavité et équipement au départ du boyau principal. Cette fois le matos est opérationnel. JC part devant avec le laser et le clino, suivi de Anne-Marie au compas et JN au carnet. Les deux premières étroitures se passent assez bien pour les larges du thorax mais une dizaine de mètres avant le ressaut final, un becquet bloque la poitrine de JN, en reculant de quelques mètres, il laisse passer Albert qui arrive à se faufiler et servira de relais vocal pour les mesures. Derrière Véronique a préféré nous attendre dans la seconde salle. En bout de boyau, le trio explore les trois branches partant au-dessus du ressaut de 2 m. Devant le boyau se pince, la branche droite se termine sur des concrétions et à gauche, là où JC avait bloqué la dernière fois, Anne-Marie et son petit gabarit arrive à avancer dans une fracture très étroite ― on annonce 26 cm de large… ― qui s’élargit ensuite un peu, JC suivra, mais une dizaine de mètres plus loin, cela devient impénétrable. Fin de la topo, un premier calcul donne environ 70 m !

Retour au départ et topo des lobes gauche et droit, on a un peu plus d’espace. Le lobe gauche, hors d’eau, se développe sur une quarantaine de mètres et son extrémité semble correspondre avec un boyau partant de la seconde salle et obstrué par de la roche érodée en trous de gruyère. Le fond est envahi par de nombreux détritus amenés par les tempêtes. Le lobe droit est topographié en longeant le rivage gauche, car la mer y pénètre plus profondément. Il développe une trentaine de mètres. À son extrémité, un beau pilier et une plage de galets. Au-dessus, Véronique aperçoit un départ en partie obstrué par des posidonies. Elle aide Anne-Marie à y pénétrer, car c’est en surplomb, puis JC, puis Albert. La progression y est assez pénible, surtout pour celui qui a enlevé sa cotte, mais les bains d’« algues » sont bons pour la peau. La hauteur ne dépasse pas les 50 cm, et au bout de 7 m après un coude vers la gauche, c’est la fin, impénétrable.

Trois bonnes heures que l’on crapahute, les estomacs crient un peu famine, mais avant de regagner la place, on part faire un tour vers le sud-ouest au-delà du feu de la Punta Vecchiaia. Albert nous fait visiter une petite cavité accessible en kayak. Une galerie d'entrée de 4 m de long sur 2 m de large permet d'atteindre une salle circulaire d'environ 8 m de diamètre. Sur le retour, nous visitons la crique Calanca di a Torra. Une crique de 50 m de long et une vingtaine de mètres de large avec une plage de sable fin et un plan incliné pour les bateaux, au-dessus il y a un sentier et une habitation. Sur la gauche, un beau porche vertical s’ouvre à quelques mètres de hauteur au fond d’une petite crique de 2x5 m. L’abordage est vite réalisé et en moins de deux, JC disparaît dans le noir en maillot de bain. Quelques minutes plus tard, il revient, ça continue, on sort le matos topo ! Une fois équipés, on s’élance dans la découverte de cette nouvelle cavité ignorée (mais peut-être pas par le GCC, on l’apprendra plus tard). Un plan incliné, une belle entrée rectangulaire de 5x7 m, puis une fracture verticale de 1 à 3 m de large qui se divise en une galerie supérieure, se terminant 7 m plus loin à +7 m sur des concrétions, et une galerie inférieure de 13 m de long, quasi horizontale, avec une étroiture, se terminant à +5 m et joliment concrétionnée. Au total, 38 m de développement à ajouter à notre inventaire.

Retour vers la plage de Cadarelli, une vingtaine de minutes de pagayage, la mer est un peu plus agitée. Les touristes sont arrivés, on se fraie un chemin au milieu des serviettes de bain, le nettoyage des combis viendra un peu troubler les flots azuréens ! Mais c’est surtout l’arrivée de la palanquée Albert qui fera son effet, ils ont gardéHaut de page la cotte et le casque spéléo !

Puis le rituel « Bidochon » : la table, le parasol et la bière bien fraîche ! Après une bonne heure et demie d’agapes, on rejoint nos pénates avec presque 200 m de nouvelle topo. Il reste encore des découvertes à faire dans le secteur. Topographier la Grotta di u Banditu et retrouver une cavité plus au sud-ouest de Calanca di a Torra. On reviendra avec le GCC.

 

 

Dimanche 4 août 2013

Canyon

Ruisseau de Matra - Matra

 

Participants

ITP : Antoine B., Jean-Philippe S., Marie et Silvain Y.

CAF 2B : Antonia, Clément, Flore, Jean-Marie, Jessica, Raphaël.

 

TPEC (Temps passé en canyon) : 4h30

TPAR (Temps passé à remonter) : 1h15

Photos

 

Les uns ont du mal à se réveiller, les autres se perdent, finalement tout le monde se retrouvera au pont de Matra, non sans avoir souhaité un joyeux anniversaire à Jean-Phi.

L’objectif de la journée était de descendre le canyon de Matra, mais également de visiter l’ancienne mine d’arsenic située au-dessus du village. C’est Marie qui guidera la petite troupe et présentera la géologie et l’hydrogéologie du site.

La chaleur se faisant pesante, tout le monde se met rapidement à l’eau, sur les coups de midi. Le débit n’est pas au rendez-vous, mais la fraicheur du ruisseau fait descendre un peu la température. Après une marche de quelques dizaines de minutes, on arrive sur la première cascade de 5 m. Anto équipe et tout le monde s’enfile, Jean-Phi fermant la marche. La progression dans le canyon se fait bien, les passages de désescalade s’enchainent avec les cascades pour arriver vers 16h à la dernière cascade de 17 m.

D’après le topo, il est possible de rejoindre un sentier de crête en rive gauche de la Presa en prenant une sente environ 150 m après la cascade. Après une rapide analyse de la configuration de la rive sur les 150 m qui suivent la cascade, un passage est identifié environ 100 m après la cascade. C’est par-là que la troupe s’engouffrera. La montée se fera toute droite sur le versant vers la crête et nécessitera un petit pas d’escalade très bien géré par tous. Une fois sur la crête, une sente semble se dessiner, mais la progression se fera au travers d’un maquis redevenu dense avec le temps, sur environ 300 m. Plusieurs aires de battage du blé seront identifiées sur le parcours, ainsi qu’un paghjaddu encore en bon état. Le sentier fini par s’ouvrir un peu plus et la fin de la remontée sera plus aisée. On rejoint le hameau de Pietrera où tout le monde se lavera à la fontaine après 1h15 de marche.

Les ablutions finies et après un passage remarqué sur la place du village, nous regagnons les voitures pour seHaut de page changer. Décision est prise de pique-niquer à la chapelle Notre dame des Grâces située sur le piton à la sortie du village de Tox, en redescendant sur la Plaine orientale. Sur la route, nous ferons quelques arrêts, guidés par Jean-Phi pour chercher les trous de mygales sur les talus. Anto en repérera un occupé. Le déjeuner / goûter / dîner se fera au coucher du soleil avant de regagner Bastia à la nuit tombante.

 

 

Lundi 12 août 2013

Spéléo - Repérage

Grottes marines de Patrimonio

 

Participants

ITP : Jean-Claude L.

Invitée : Marie-Françoise L.

 

Haut de page

TPST : 1h00

 

Petite ballade en kayak pour un pointage complémentaire des grottes à la mode en ce moment chez les topi.

 

 

Vendredi 16 - Samedi 17 août 2013

Spéléo - Exploration, topographie

Grotte de Carpinetto - Lano

 

Participants : Anne-Marie A., Albert D., Jean-Noël D., Jean-Claude L., Véronique M., Marie et Silvain Y.

 

TPST le 16 : 7h00

TPST le 17 : 6h00

Nombre de mots chèvre dans le texte : 20

Photos

 

Il est des projets qui mettent un certain temps à se réaliser, cela se compte parfois en mois, voire années, mais peu attendent des dizaines d’années avant de se réaliser. Il en est ainsi de la topographie de la grotte de Carpinetto, dite aussi grotte de Carpinella ou grotte de Lano. Le club disposait d’une vielle topo incomplète réalisée par un groupe de spéléos italiens du GSI (Gruppo Spelelologico Imperiese-Club Alpino Italiano ) en 1983. Résumé de leur compte-rendu : « In primavera una mini spedizione in Corsica: 10 partecipanti, 15 nuove cavità, rilevata la Grotta di Carpineto, la più estesa dell'isola ( 550 m) ».

La complexité labyrinthique de cette grotte et sa situation faisait que la topographie était toujours reportée à une date ultérieure …

Jean-Noël arrivant à mobiliser une petite équipe, un mini-camp de 2 jours s’est ainsi concrétisé durant le viaduc de l’Assomption.

Rendez-vous 9h00 chez Vulco, la première vague ITP est là, JCL et son Def, JND et son Disco, Marie et son Silvain … et sa Sandero.

Les 3 véhicules se retrouvent ensuite au Carré d’As de Ponte Leccia pour un bon petit café. La Sandero est ensuite laissée au village de Lano, le matériel est réparti dans les deux 4x4 et tout le monde se retrouve au bout de la piste. Nous ne serons pas seuls, un 4x4 bien connu est là. C’est celui de Laurent V. de l'association Alba di Vallerustie, il fait visiter la cavité à des jeunes vacanciers.

Préparation rapide, la matinée est déjà bien entamée, et c’est parti pour la grotte. Répartition des tâches, Silvain au laser-clinomètre, Marie au compas et JN au carnet. JCL sera en soutien et en électron libre. C’est ainsi qu’en empruntant la galerie de la Chèvre, un accès bis vers le laminoir, il découvre à mi-pente une chatière qu’il ne connaissait pas, appelée illico chatière de la Chèvre. En continuant à ramper, il arrive à l’étroiture de la Chèvre, appelée ainsi car là aussi, un tas d’os de chèvre barre le passage. Un fort courant d’air l’incite à continuer, d’autant plus qu’un bruit de rivière s’entend. Après avoir dégagé ces funestes vestiges, la chatière continue et au niveau d’un coude à gauche, arrive sur un petit lac, le lac de la Chèvre, alimenté par la résurgence de la ... Chèvre. Les choses sérieuses commencent, il faut se mouiller. Peu après le lac l’eau vive coule, c’est la rivière de la Chèvre. Il préfère s’arrêter là, l’exploration de ce réseau de la Chèvre sera poursuivie lors de la topo. Il marque ce lieu par un cairn surmonté d’un os de … chèvre.

JC rejoint le reste de l’équipe qui en est encore à topographier les galeries du secteur d’entrée. Les ventres crient famine, il est alors décidé de sortir se restaurer.

Les nuages sont arrivés, la douche solaire posée sur le toit du Def est toujours froide, elle le restera pendant les 2 jours du camp !

Malgré ce temps, il fait soif et des bières bien fraiches permettent de se réhydrater. La table de pique-nique est dépliée, chacun y pose de quoi casser une bonne croûte.

Le travail topographique reprend ensuite et tout le secteur de l’entrée est topographié, hormis le réseau de la Chèvre. Celui-ci est reporté au lendemain, car l'exploration sera très humide …

La Salle de la Colonne est parcourue à plusieurs reprises, elle est en quelque sorte le « nœud » du réseau. En fin d’après-midi, alors que l’équipe topo termine la Galerie suspendue qui aboutit dans la Galerie principale après la Colonne (reportez-vous à la future topo…), les voix d’Anne-Marie et Albert nous parviennent, ils sont 4 m au-dessus de nous (dans le prolongement de l’entrée avant de descendre la vire exposée), la marche est haute ! demi-tour puis par un pertuis situé quelques mètres plus loin sur la gauche, on les entend à nouveau, Anne-Marie vient de découvrir une jonction ignorée entre la Vire exposée et la Galerie suspendue, ce sera le Laminoir Anne-Marie, que l’on topographiera au retour, ce n’est pas haut (il y a une étroiture à 29 cm !).

Il est bientôt 20h00 lorsque le campement est rejoint, le jour décline. Véronique nous y retrouve peu de temps après. La nuit va bientôt tomber, les tentes sont rapidement montées, JC dormira dans le dur, le Def !

Albert ajoute sa table made in Gifi à côté de celle de JC, les agapes commencent par un petit apéro, bière ou vin, accompagné d’olives, chips etc.

Boom ! La nuit est tombée. Le diner continue à la lueur d’une lampagaz et des lampes frontales. Plop, les bouteilles se débouchent, mais raisonnablement. Des crêpes au sucre et/ou confitures terminent le repas.

Chacun rejoint sa couche, la nuit sera calme, à une crevaison de matelas près. Heureusement Véro avait son matelas de secours, on n’est jamais assez prudent !

Les réveils s’échelonnent tranquillement entre 8h00 et 8h30. Petit-déjeuner, rangement du campement et c’est reparti pour la topo.

Changement d’équipe, Véro et Anne-Marie aux instruments, JN toujours au carnet, Albert farfouille. JC accompagne Marie et Silvain à la Grotta di Grotta, cavité découverte en aval de la grotte de Lano le 1er octobre 1995, suite à de grosses crues qui avaient curé le lit de la rivière. Depuis, la végétation a repris ses droits temporaires. La descente s'effectue en zigzagant sur les blocs et en évitant les ronces. La résurgence est toujours là, mais l’endroit est difficilement reconnaissable en raison de l’abondante végétation. A l’intérieur peu de changement, le passage bas qui cheminait sous le lit principal de la rivière extérieure est comblé de graviers. Le reste de la cavité est toujours aussi propre et découpé, elle se termine encore sur la trémie instable de Grotta.

Retour dans la cavité où Marie et Silvain reprennent les instruments au niveau de la rivière. Celle-ci est asséchée en cette période, ce qui permet pour la 1ère fois de la visiter en totalité et de faire donc un peu de première aux 2 extrémités.

Albert a trouvé un petit passage entre des blocs au niveau de la salle de la Civière, mais il s’agit d’un foisonnement. D’autres diverticules seront découverts suivant le même principe, il y a maintenant 4 passages entre les 2 grandes galeries, dont un nécessitant une escalade et une désescalade d'environ 4 m.

La topo de cette partie se termine par la galerie suspendue concrétionnée, la salle Rhomboédrique se fera lors d'une prochaine visite. Voulant être le plus exhaustif possible dans ce relevé de topo, il faut franchir l’Étroiture dite du Bébé, située à gauche du bouchon de calcite obturant le boyau terminal de la Galerie supérieure concrétionnée. Pour l’étymologie, rapportez-vous à la sortie du 25 octobre 1997, où seul JCL avait pu la franchir au prix d’une sortie épique (on avait sorti les forceps…). Silvain, malgré son profil filiforme est obligé de renoncer, la tête passe mais le corps ne suit pas. JN n’y pense même pas. Reste Anne-Marie, qui jusqu’à présent a pu se faufiler partout, mais là il faut forcer, il faut dire que la largueur est de 25 cm ! Derrière, elle est obligée de s’arrêter quelques mètres plus loin au bord d’une laisse d’eau et un plafond bien bas, cela continue visible sur 8 m, mais en 1997, le boyau étant entièrement sec, JCL avait pu continuer sur une quinzaine de mètres pour buter sur un bouchon de calcite. La sortie sera plus facile, sans forceps !

Retour à la salle de la Colonne, Véronique sort sous les derniers rayons de soleil avant l’orage et le reste de l’équipe décide de profiter de cette période de sècheresse estivale pour topographier le réseau de la Chèvre. Le point de repère laissé la veille dans la galerie de la Chèvre à l’entrée de la chatière de la Chèvre est retrouvé. Silvain, Marie, Anne-Marie, Albert et JC passent l’étroiture de la Chèvre, arrivent au niveau du lac de la Chèvre (alimenté par la résurgence de la Chèvre), suivent la rivière de la Chèvre, et découvrent enfin le cairn de la Chèvre, terminus de la veille. Les mesures sont criées et relayées afin de parvenir aux oreilles de JN, resté prudemment à l'entrée de la chatière. Le débit de la rivière est estimé à 1 ou 2 l/s. Encore un peu de ramping dans l’eau et la chatière se transforme en méandre de la Chèvre, on peut maintenant se tenir debout ! L’eau s’engouffre malheureusement quelques mètres plus loin dans la perte de la Chèvre, en empruntant un petit pertuis impénétrable qui s’ouvre dans un conglomérat de terre et de graviers, c’est la déception des ... caprins ;-)

Il est plus de 16h00, il est temps de rentrer. Il restera encore une bonne demi-journée de topo pour la salle Rhomboédrique.

Dehors le ciel est sombre, quelques coups de tonnerre et des gouttes de pluie, mais cela ne durera pas, on terminera nos agapes tranquilles. Les restes ne manquent pas, il faut tout finir, il ne faudra pas le dire à deux fois pour le Cake au citron…Haut de page

Albert qui avait réussi à monter avec son Suzuki 2x4, certes en faisant un peu chauffer son embrayage, redescend sans problème. Marie et Silvain récupèrent leur Sandero entière à Lano et tout le monde retourne sur Bastia.

Reste à mettre en forme tous les relevés, JN en aura encore pour quelques heures, voire jours de travail ...

 

 

Dimanche 25 août 2013

Spéléo - Exploration, prospection

Mine de fer de Farinole « A Ferrera », Grottes de Farinole - Feringule (Farinole)

 

Participants : Anne-Marie A., Jean-Claude D., Albert D., Jean-Noël D., Jean-Claude L., Véronique M.

 

TPST : 0h45

Photos

 

Au programme de ce dimanche, d’une part se rendre à la mine de fer de Feringule, A Ferrera, où Albert a comme mission de réaliser quelques photos pour la Commission Régionale du Patrimoine Géologique de Corse, où il représente le CDS 2B, et d’autre part reprendre le projet du dimanche 23 juin dernier, où dans la série des trous oubliés, il était prévu de retrouver les grottes de Farinole, prospectées en 1991 par ITP et dont l’existence avait été confirmée depuis par un collègue de JCL.

La mine A Ferrera fait l’objet d’une documentation détaillée sur le net, on n’aura aucun mal à la trouver.

http://enostregirandulate.over-blog.com/pages/Les_mines_de_Farinole_Ferringule-5754423.html

http://mineraux-de-corse.over-blog.com/article-26793548.html

http://locations.i-stantelli.fr/articles/682/mine-de-fer-de-farinole/

http://geek-boxer.blogspot.fr/2013/02/les-promenades-du-reveur-solitaire-la.html

La zone de Farinole avait fait l’objet de deux prospections et visites par ITP début 1991 et deux comptes rendus avaient été retrouvés dans les archives. Pour résumer (le détail des sorties est sur le site de ITP dans les CR de 1991) :

• 24 février 1991

- Premier trou : « (…) entre Bracolaccia et Sparagaggio, juste après le pont de l’Ernaiolo, monter sur 50 m vers la barre rocheuse puis la longer sur 50 m vers la droite, une galerie descendante d’une quinzaine de mètres se développe dans des strates calcaires. (…) »

- Deuxième trou : « (…) dans le hameau de Sparagaggia, monter au plus haut dans les ruelles du village, 20 m au-dessus de la dernière maison, on aperçoit sur la droite un creux ronceux où se trouve un petit proche de 1 m de haut (le fond du trou est obturé par une murette en pierre). Étroiture à l’entrée, puis galerie descendante sur 2 m sur un petit éboulis, nouveau passage étroit donnant sur une petite salle où arrivent plusieurs conduits dont l’un est pénétrable sur 2 m et fin de la grotte. (…) »

- Troisième trou : « (…) indiquée au-dessus du village mais recherchée sans succès. »

• 10 mars 1991

Recherche de la troisième cavité, non trouvée le 24 février précédent. « Cette cavité se situerait sous une barre rocheuse au-dessus du village. Cette prospection est très difficile car le maquis est dense et épineux. Nous arrivons à la barre (déjà prospectée lors de la dernière sortie) mais malgré nos recherches, nous ne trouvons rien. Dans le maquis il est très difficile d’apercevoir quelque chose. »

On devine déjà ce qui nous attend. Laissons la plume, ou plutôt le clavier à Véronique pour nous raconter la sortie :

Il était convenu de « faire » en cette journée déjà un peu moins chaude d’une part la mine de fer A Ferrera et plusieurs petites grottes oubliées de la commune de Feringule. Le rendez-vous avait lieu sur place ou presque, au lavoir du hameau de Bracculacciu à 9 h 45.

Un peu de retard pour Jean-Noël et Véronique. Étaient déjà présents le « couple » des deux Jean-Claude et le « couple » Albert/Anne-Marie. Marie, jointe par téléphone, viendra peut-être plus tard que prévu pour le pique-nique.
Nous commençons l’ascension vers 10 h 30 et arrivons là-haut 30 (ou voire 35 mn pour moi) plus tard. Nous enfilons, pour qui ne l’avait déjà fait, la salopette, et casques mis (que d’ailleurs Anne-Marie et moi ne quitterons pas de la journée) nous découvrons la galerie G1 d’une hauteur de 2 m pour 2,50 m de large. Au sol des restants de traverses d’un petit chemin de fer qui servait après extraction à sortir le minerai de la mine.

À son extrémité, sur la droite, une suite murée et à gauche, une galerie perpendiculaire (le travers-banc) permet de rejoindre la partie basse de la Galerie G2. Une salle un peu plus large avec les restes d’un ancien treuil à bras en bois, servant à remonter le minerai. Sur la droite part une galerie remplie d’eau (profondeur environ 50 cm) où Albert hésite à s’aventurer, n’étant pourvu que de bottes et non pas de cuissardes, la suite est complètement ennoyée. En face une courte galerie où l’on devine encore les stigmates des forages. Et sur la gauche, le départ de la galerie G2, fermé par un appareillage en pierres sèches, qu’il est possible de franchir par le haut. On prend pied dans le bas d’une pente sur éboulis d’environ 30°. Quelques mètres de large au départ, elle s’élargit ensuite amplement et laisse apercevoir en haut deux vastes ouvertures qui, vues d’en bas, pourraient ressembler à d’énormes verres de lunettes de soleil.

Avant de sortir par le haut du mur, nous entendons derrière nous les voix d’autres visiteurs. Quelques hululements de fantômes les effraient et ils feront demi-tour… Nous les retrouverons à la sortie à l’air libre. Une famille de toulousains, qui n’ont pas eu peur des fantômes !, mais étaient équipés comme lumière que de téléphones portables… Ils continueront la visite par la descente de G1 pour ressortir par G2. JCD et JND les éclaireront jusqu’en haut du muret. On continue à visiter les alentours, le panorama est splendide de la maison des mineurs (l’entrée de la G2). Le groupe ressort de G1 et nous emmèneront les trois enfants (dix/douze ans) pour notre retour G2/G1. Ils ont l’air passionnés et feront peut-être de futurs spéléologues... qui sait ? L’un d’entr’eux a d’ailleurs emmené avec lui et après vérification avec l’aimant un morceau de ferrite. 11 h 40 : nous redescendons en 20 minutes... le repas attendait.

On s’installe au lavoir (ample et frais) avec bien de la place pour s’étaler. Un couple d’anciens patients d’Anne-Marie et que je connaissais également, nous rejoint. Ils sont accompagnés de deux chiens, dont l’un, un berger italien dénommé Desiu. Anne-Marie, n’ayant pas très faim (elle avait déjà mangé avant de partir) se met à papoter pendant que nous commençons à déguster quelques olives avec des mousses bien fraîches. Se joignent à eux les 2 JC... pour un petit problème d’ADSL, à régler peut-être…

Les « empanadas » plurent à tous et se laissèrent déguster ainsi que la tarte salée aux crevettes d’Albert. Suivirent jambon cru, fromage et le cake au citron de Jean-Noël. Définitivement absentes les patates à l’ail…

On reprend les voitures pour quelques centaines de mètres pour partir à la recherche de la première grotte oubliée. Après une petite demi-heure d’escalade un peu vertigineuse, pour accéder à la falaise bordant le lit du ruisseau d’Ernaiolo, ce fut une déception pour la grotte-fantôme que nous n’avons pas trouvée, mais non pour les biceps. Paysage envoûtant d’arbres morts, parois abruptes, tapis de feuilles mortes, terre sèche, racines émergentes, mais pas l’ombre d’une grotte. Nous redescendons par un accès plus accessible. Un petit doute en bas : les rochers du lit de la rivière ou non. Les deux furent usités.

Nous nous garons ensuite au hameau de Sparagaggio. Après avoir repapoté avec deux messieurs que connaissait JCD, et malgré les bons conseils d’une dame qui m’avertit de gros risques d’incendie, nous partons vers le haut du village sur un petit chemin caillouteux à la recherche de la grotte, juste à côté d’un paghjaddu. On se disperse sur le flanc de la colline pour ne rien trouver du tout, juste un vague abri sous roche ayant servi de poulailler dont le fond avait été apparemment soigneusement rebouché, mais aucune suite.

Quant enfin JCD aperçoit du chemin caillouteux un petit trou noir sous la végétation, au milieu d’un roncier. Nous entamons la conversation avec un villageois, qui débroussaillant non loin de là, nous confirme l’existence de la cavité et nous informe qu’il avait muré le trou qui aurait quelques mètres de profondeur par mesure de précaution pour les enfants. Il semble fort réticent à ce que l’on ouvre à nouveau la cavité. Désirant en savoir plus, Jean-Noël passe non sans dommages le grillage prévu pour les sangliers et va recueillir auprès du propriétaire des indications sur la cavité, qui se révèleront assez précises pour en faire un croquis d’exploration « virtuelle ». JCL tente de prendre les mesures GPS, mais le couvert végétal limite la précision. Anne-Marie se faufile dans les ronces pour prendre au moins l’entrée murée en photo. La détermination de notre interlocuteur semble fléchir un peu, en insistant on sent que l’on pourrait visiter sous réserves de bien remettre le mur en place, mais le matos topo est resté dans la voiture ; pour une grotte de 10 m de long, on en restera au croquis virtuel, peu frustrés de n’y être pas rentrés.

Nous retournons aux voitures pour cette fois aller chercher le fameux P440 de Farinole. À la sortie du village, on rejoint le col situé après l’ancien couvent. Une sente légèrement ascendante sur du beau calcaire, nous amène très facilement en dix minutes de marche au bord du trou, 45 cm de large et 4 ou 5 m de profondeur (440 cm précisément). Occupés de voir qui va se démêler avec les toiles d’araignée, de moi ou d’Anne-Marie (mais cette fois-ci ce n’était pas mon tour), la discussion fut interrompue grâce une nécessité urgente de Jean-Noël qui nous fit abandonner les lieux précipitamment à cause d’un départ d’incendie sur le versant opposé sur la commune de Farinole. JCL prit le temps de recouvrir le trou.

Sur la route déjà des curieux ou simples observateurs du feu, celui-ci file vite vers la montagne attisé par un ventHaut de page d’ouest (en direction de la piste de Porcili…), et dans les huit minutes qui suivirent trois trackers déversèrent l’eau colorée destinée à en retarder la progression. Nous restâmes au moins trente minutes sinon plus à observer et surtout à se rassurer de la bonne évolution des manœuvres.

Conclusion de la journée : rien de mieux que le réconfort d’un petit pot d’adieu à Patrimonio offert par Anne-Marie, et qui apparemment frustrée de ne rien avoir découvert allait « visiter » les caves en bonne compagnie.

 

 

Dimanche 1er septembre 2013

Spéléo - Exploration, topographie

Grotte de Carpinetto - Lano

 

Participants : Albert D., Jean-Noël D., Véronique M.

TPST : 3h00

Photos

 

La Sortie des 10 000

Après de nombreuses heures passées sur le papier et devant l’écran, il restait pas mal d’incohérences dans la topo de Lano, surtout au niveau des réseaux de l’entrée qui sont un sacré labyrinthe. Il fallait absolument revenir sur le terrain pour comparer croquis et réalité. Petite équipe constituée au dernier moment. RDV avec Albert à 8 h 15, on prend un peu de matos pour explorer une cheminée remontante si on a le temps et direction Lano.

10 h 20, on entre dans la grotte. Albert part en tête pour fureter dans tous les diverticules possibles, Véronique tente de s’y retrouver dans le labyrinthe, tandis que JN redessine ses topos. Chacun croit découvrir un nouveau départ mais tout semble avoir été relevé lors des dernières séances topos. Salle de la Colonne, Salle des Chauves-souris, Méandres inférieur et supérieur, Laminoir Anne-Marie, Galerie du Bloc coincé, Galerie d’accès au Laminoir, on commence à s’y retrouver.

Au passage, quelques mètres de topo en plus : à l’entrée, juste après la grille, un boyau horizontal de 7 m rejoint le porche d’entrée et au niveau des lacs avant le laminoir traditionnel, un laminoir de 8 m ― noté la dernière fois mais non topographié et qu’Albert a pu franchir ― débouche juste avant le départ de la Galerie de la Chèvre (que nous avons délaissé…). Au total 15 m de topo en plus. Ce dernier laminoir semble être le prolongement du laminoir traditionnel que nous parcourons donc dans le sens aval-amont.

Une observation peut-être très prometteuse a été faite par Albert dans la Galerie supérieure dite du Bloc coincé. D’une part en son point bas, elle rejoint la Galerie inférieure d’accès au lac, ce n’est donc qu’une énorme trémie d’effondrement, et en son point haut, en direction de la Salle de la Colonne, on peut visualiser un balcon, d’où sort des coulées concrétionnées et un peu plus loin des coups de gouge au plafond de la galerie. Cela peut signifier qu’une arrivée d’eau a existé dans cette zone. Ce point haut est au même niveau (+12 m) que le Réseau supérieur de la Galerie concrétionnée (+14 m) et distant d’une dizaine de mètres, de là à rêver à un réseau fossile supérieur… Mais pour y accéder il y a quelques pas d’escalade un peu chaud, ce sera pour la prochaine fois.

En réserve également, la cheminée remontante à droite du bloc coincé, que l’on n’a pas eu le temps d’explorer, les amarrages et la corde sont indispensables, et un départ de boyau sur la paroi opposée à la vire exposée. Lano a toujours été la sortie d’initiation par excellence et on ne s’est jamais donné le temps d’en explorer tous les recoins, il y a peut-être encore de la première.

Sortie vers 13 h 30 et pique-nique express au soleil. On a encore rêvé devant les porches de la falaise, AlbertHaut de page voit déjà la jonction…

Pour finir cette journée, séance plage et baignade à Malfalcu. La piste a été refaite en partie à partir du col jusqu’aux paghiaddi mais cela secoue encore pas mal, 40 mn au minimum.

Au fait pourquoi la Sortie des 10 000 ? Au 31 août 2013, le développement total des cavités topographiées en Corse était de 9 002 m et aujourd’hui nous sommes à 10 014 m !
 

 

Samedi 7 septembre 2013

Spéléo - Initiation, perfectionnement, prospection

Falaise de Pietralba

 

Participants

ITP : Antoine B., Dominique D., Jean-Claude L., Isabelle L., Aurélien P., Noël R.

Initiée : Jessica T.
 

Photos

 

Rendez-vous 8h00 au local, une demi-heure de retard pour vous savez qui, et c'est parti pour récupérer JC à Ceppe. Anto rejoindra la troupe plus tard. Un arrêt café à Ponte Novu, la matinée est bien entamée lorsque tout le monde se retrouve au pied de la falaise. L'accès en est assez épineux, les champs sont parsemés de hauts chardons complètement secs.

Nono s’occupe de montrer à Jessica comment fonctionne tout le barda nécessaire pour évoluer sur corde. Dumè et JC accompagnent Aurélien et Isa dans l’équipement de l'aérienne vire permettant d'atteindre le haut de la falaise. Le soleil est bien présent, trop présent, fait chaud ! Un certain temps plus tard, tout le monde est sur le plateau. Isa se lance maintenant dans l’équipement d’une voie simple, Nono supervise. Anto arrive entre temps et accompagnera Aurélien dans l’équipement de la voie passant par la grotte en falaise. Dumè part à la recherche d’un départ découvert une dizaine d’années auparavant. Aurélien finit l’équipement de la main courante et tout le monde se retrouvent sous le grand porche pour le pique-nique.

Pas de grillade, interdiction de faire du feu jusqu’à fin septembre. Les sardines, jambons et pâtés sont partagés, agrémentés par le raisin et les figues cueillis au pied de la falaise.

Retour en haut de la falaise, Anto prend le relai d’Aurélien et termine l’équipement de la voie de la grotte. Pendant ce temps Dumè et JC partent voir le fameux départ. Celui-ci s’ouvre au pied d’une belle zone de calcaire en jurassique de qualité supérieure. Le départ n’est pas large, il faudra y revenir un peu mieux outillé et surtout attendre une période moins chaude. Ils continuent à prospecter la zone, encore quelques petits départs, une petite doline obturée sur la crête, mais là aussi il faudra y revenir lorsque le temps sera plus clément …

Retour à la falaise, les voies sont maintenant équipées. JC, qui avait laissé son baudard en haut, descend par la grotte. Encore une occasion d’y revenir, il faudra ajouter un spit au départ de la verticale et un autre à la sortie de la grotte inférieure. Ce sera une bonne occasion pour essayer le mini perfo.Haut de page

Aurélien accompagne Jessica pour tester la descente par la grotte. Pour une première descente, elle s’en sort plus que bien …

Il est près de 18h00 lorsque Dumè et JC repartent vers Bastia, laissant les autres falaisistes profiter encore un peu des lieux.

Isa déséquipe la grande voie et Aurélien la vire (la corde, pas Isa ;-).

 

 

Dimanche 8 septembre 2013

Spéléo - Exploration, topographie

Grotte de Carpinetto - Lano

 

Participants : Albert D., Jean-Noël D., Véronique M. 

 

TPST : 4h30

Photos

 

Première ou redécouverte ?

Nous ne sommes pas au bout de nos peines et de nos espoirs avec la grotte de Carpinetto. Plusieurs projets pour cette sortie : tout d’abord l’escalade dans la Galerie du Bloc Coincé (Galerie BC) pour accéder à un balcon entrevu dimanche dernier, l’explo de la cheminée dans le haut de la même Galerie BC au niveau du bloc coincé, reprise de la topo des galeries BC et AL (Galerie d’accès aux lacs jumeaux) car il y avait des incohérences de superposition (les relevés n’avaient pas été réalisés dans la même direction et un peu arrondis…), et pour Albert une plongée dans les lacs jumeaux du laminoir et l’élargissement de l’Étroiture du Bébé, vaste chantier pour trois.

RDV Ceppe 9 h et à 10 h 20 nous sommes sur le parking de la grotte. Quelques gouttes de pluie en cours de route, mais un temps simplement légèrement couvert sur place. Pour ne pas se compliquer à spiter pour l’escalade, on a emporté une échelle double en alu, en prenant quand même la trousse à spit et sangles et corde, au cas où... Le transport jusqu’à la cavité et le passage de la grille se feront sans peine. La suite sera simple car l’accès à la Galerie BC se fera en direct sans passer par la vire, JN ira simplement réceptionner l’échelle. Une descente de 3 m et nous sommes bientôt à l’œuvre.

Le balcon est repéré, l’échelle déployée, bien calée dans une gouttière et JN s’élance vers l’inconnu. En haut, un plan incliné en fracture resserrée et 2 m plus loin, la fin ! Pas tout à fait, au milieu des concrétions on devine un boyau très étroit d’où devait couler l’eau (coulées de calcite) mais peu d’espoir, ni courant d’air. Albert monte à son tour, on explore un peu au-dessus car il y a d’autres surplombs accessibles, un décollement très concrétionné et au plus haut où l’on puisse monter, un petit balcon concrétionné que l’on se contentera de photographier car le fond est sans suite. Mais au retour devant l’ordi, quelle surprise de taille, on croit deviner des initiales gravées sur la roche, phénomène naturel ou trace de passages de nos anciens… il faudrait retourner pour détailler la marque…

On redescend un peu déçus, ce ne sera pas la première historique ! JN et Véronique entreprennent de reprendre la topo des galeries superposées BC et AL, qui correspondent par un puits de 4 m en leur milieu. Le calage sera plus précis. Pendant ce temps Albert part explorer un des deux lacs jumeaux avant le laminoir. Équipé d’une souris néoprène et d’un masque il s’avancera jusqu’à avoir de l’eau au thorax mais la visibilité devient rapidement nulle, l’argile envahit tout. Le lac semble continuer largement sous la paroi rocheuse et la profondeur dépasse les deux mètres, on pourrait envisager une plongée…

On se retrouve dans la Salle de la Colonne, JN et Véronique partent vers la Galerie concrétionnée pour vérifier des points topos et Albert disparaît… On le croit parti devant, vers l’Étroiture du Bébé. JN redessine les passages des étroitures et part explorer le boyau parallèle au boyau de l’Étroiture de la Civière, qu’Albert et JCL avaient mis au jour à travers une trémie. Le passage est étroit et râpeux au milieu des blocs, il faut se contorsionner, au bout cela queute, à gauche par un pertuis on peut voir le Boyau de la Civière et à droite, en déplaçant des blocs, on découvre un laminoir bas, étroit et caillouteux, qui doit être le passage de l’eau en période de crue. Il doit rejoindre le laminoir amont de la rivière, on pourrait tenter d’enlever d’autres blocs ?

On accède ensuite à la Galerie concrétionnée, toujours quelques modifs de dessin, on peut accéder au départ du Balcon de la Galerie concrétionnée en remontant à droite une coulée de calcite avant le dernier ressaut qui précède l’arrivée au lac, une étroiture pas trop sévère dans les concrétions. Le niveau du lac a baissé mais malgré l’absence de pluie il est encore bien rempli.

Toujours pas d’Albert malgré nos appels tonitruants, aurait-il franchi l’étroiture ? L’heure des agapes approche, demi-tour pour accompagner Véronique et passer la dernière étroiture, on entend la voie lointaine d’Albert, il s’était enfilé dans le boyau amont de la rivière mais sans atteindre le plan d’eau. Il faudrait un petit gabarit équipé en néoprène pour aller plus loin…

Regroupement traditionnel à la Salle de la Colonne. JN part explorer, en marche arrière…, le laminoir car les exploratrices du 15 août avaient cru voir un départ sur la gauche (qui aurait pu être l’aval du méandre actif de la rivière), mais absolument rien, par contre franchir les lacs jumeaux dans ce sens n’est pas des plus facile, heureusement qu’on peut se retourner mais accéder au pont est physique et les grands gabarits sont avantagés.

On se retrouve au niveau du trou d’eau au départ de la Galerie AL, Albert en sort, cela continue en-dessous, JN descend à son tour et prend quelques photos, un beau lac de 1,50 m de long et au fond un boyau… il y a trois mètres de profondeur ! Encore une plongée à envisager… Belle découverte pour nous mais était-ce peut-être connu ?

On repart dans la Galerie BC récupérer échelle et sacs et remontée directe par l’échelle. Une dernière explo, la cheminée remontante en plafond de la Galerie BC, JN place l’échelle entre les deux parois de la galerie, et s’avance à quatre pattes, le tout est assuré par Albert et Véronique. De l’autre côté, il est possible de se redresser mais désenchantement, la cheminée est obstruée par des blocs et sédiments à hauteur de 3 m, aucun espoir de suite.Haut de page

Retour prudent et direction la sortie. Retour à l’air libre à 15 h 30, il est temps d’installer la nappe et de déboucher le Chinon.

Encore de belles surprises à Lano et il reste encore à faire, topo de la Salle rhomboédrique et qui sait d’autres départs et peut-être plongées ?

 

 

Samedi 14 et dimanche 15 septembre 2013

Fête du sport

Place Saint-Nicolas - Bastia

 

Participants : André B., Antoine B., Dominique D., Jean-Claude D., Olivier G., Jean-Claude L., Isabelle L., Valérie L., Marjorie M., Marie-Pierre R., Noël R., Marie Y., Silvain Y.

 

Photos 

 

Comme chaque année, les Topi étaient présents à la fête du sport de Bastia sur la place Saint-Nicolas. C’est l’occasion de faire découvrir les passions qui nous animent : la spéléologie et le canyonisme.

Mais pour attirer les gens et leur donner envie de nous rejoindre, il faut être un peu démonstratif et donner un aperçu de nos activités. Après avoir récupéré du matériel au local, sans oublier le mannequin, les premiers de permanence se retrouvent sur la place samedi vers 14h. La CAB et la mairie de Bastia ont été un peu avares en informations sur l’organisation de la manifestation, engendrant quelques difficultés de compréhension au sein du club. Mais le stand est finalement installé dans la tente n°10 qui arbore fièrement la nouvelle banderole du club.

Les badauds déambulent tout l’après-midi, quelques personnes intéressées viennent à notre rencontre pour échanger. Ils seront invités à nous retrouver au local le jeudi suivant pour programmer une sortie découverte du milieu souterrain.

En fin de journée, sous l’impulsion des Topi, les membres du CAF, de Piu’Altu et les spéléos affluent sous la tente n°10 : ce sera apéro et grillades jusqu’à 1h du matin.

Dimanche matin, Anto et André sont au rendez-vous, tout comme la grisaille. Le reste de la troupe du jour arrive petit à petit. Pendant que certains iront faire un don du sang… interminable ! D’autres tueront le temps en faisant quelques exercices sous la tente…

11h, une grosse averse nous tombe dessus, dissipant les promeneurs et refroidissant le maire. A midi ce dernierHaut de page décidera d’arrêter les festivités. Tout le monde est prié de remballer, la fête est finie ! C’est donc un peu frustrés que nous chargerons les voitures, non sans avoir tout de même profité un peu du pot des associations.

Retour dans la foulée au local pour tout décharger. Jean-Claude D., Anto, Noël et Isa se verront pousser des ailes et passeront 7 heures à poser le parquet dans le bureau du local jusqu’à 23h.

 

 

Samedi 21 septembre 2013

Spéléo, découverte du milieu souterrain
Grotte de Carpinetto, Lano

 

Participants
ITP : Jean-Claude D., Isabelle L., Noël R., Marie et Silvain Y.
Initiés : Christine, Fabrice, Louise, Martial, Virginie (+ 2 chiens)

 

TPST : 4h00

Photos

 

Comme à l’accoutumée, une sortie « découverte du milieu souterrain » était organisée à la suite de la fête du sport de Bastia. Cette année sept initiés (dont deux chiens, une première !)  ont répondu à l’appel.

Après un rapide passage au local on récupère les différents participants le long du trajet. Il est déjà près de 11h quand toute l’équipe se retrouve au départ de la piste à Lano. Matériel, chiens et spéléos s’entassent pêle-mêle dans la benne du pick-up de Martial pour la dernière partie du trajet. Une fois sur place, le temps que tout le monde s’équipe, Noël fait une petite démonstration pédagogique sur le fonctionnement de la lampe à carbure. L’heure est déjà bien avancée et les estomacs commencent à se manifester, il est donc décidé de pique-niquer à l’entrée de la grotte avant d’y entrer.

C’est rassasié que le petit groupe pénètre sous terre peu après 13h. Les chiens se demandent un peu ce qu’ils font là et il faudra faire preuve de beaucoup de persuasion pour qu’ils ne fassent pas demi-tour. Premiers arrêts dans la salle de la colonne puis dans la salle du thermomètre pour un petit cours sur la géologie et la formation des grottes dispensé conjointement par Noël et Marie. Nous prenons ensuite la direction des lacs jumeaux et de l’entrée du laminoir tant redouté. Silvain s’y engouffre le premier, suivi de près par le reste de l’équipe. La visite se poursuit par le circuit classique : étroiture de la civière, galerie concrétionnée et lac suspendu. Isabelle, Noël, Fabrice et Silvain font un petit détour par le balcon qui surplombe le lac pour redescendre derrière celui-ci. Nous poussons ensuite jusqu’à l’étroiture du bébé avant de rebrousser chemin. Au retour les plus motivés feront un petit détour par la salle rhomboédrique tandis que les autres regagneront tranquillement la sortie.

Après la visite de la salle rhomboédrique le groupe prend la direction de la sortie. Peu avant d’arriver à la salle de la colonne un « Plouf » sourd se fait entendre. On pense immédiatement aux chiens. Où sont-ils ? Il en manque un ! On le retrouve rapidement, immobile dans un petit puits ennoyé où il a heureusement réussi à prendre pied sur une petite margelle. Plus de peur que de mal : l’animal est juste un peu sonné par sa chute de deux mètres. Il ressortira en pleine forme aidé par JCD et Silvain et gardera probablement un souvenir mémorable de sa première sortie spéléo ! Une fois remis de nos émotions, nous retrouvons l’entrée de la grotte sur les coups de 17h15.Haut de page

Au moment de reprendre la route vers Bastia nous croisons Jean-Yves du GCC qui vient s’installer pour la nuit à l’entrée de la grotte en espérant y observer un phénomène de « swarming », genre de grosse fiesta de chiroptères. La grotte de Carpinetto fait décidément l’objet d’une fréquentation record ces derniers temps !

 

 

Dimanche 22 septembre 2013

Spéléo, interclub - Exploration, topographie, relevé entomologique, suivi chiroptères

Grotte de Carpinetto - Lano

 

Participants

ITP : Albert D., Jean-Noël D., Jean-Claude L., Véronique M., Jean R.

GCC : Jean-Yves C.

 

TPST : 4h15

Photos

 

La topo de la grotte de Lano a été entamée le 16 août dernier et voilà, en principe, le dernier jour de relevés.

La terrasse du Carré d'As de Ponte Leccia est inondée par un premier et beau soleil automnal. Les 5 topi sont attablés devant un petit café matinal, JN montre la feuille A3 où est déjà imprimée le fruit des précédents relevés... ça jette ! Les différentes galeries sont colorées en fonction de la profondeur, permettant ainsi de mieux se retrouver dans le dédale. Une vue éclatée améliore encore la compréhension de la cavité.

Les topi ne s'attardent pas et il est à peine 10h00 lorsqu'ils retrouvent JY au bout de la piste. Déjà sur place depuis la veille, il avait prévu une pose de filets pour révéler un éventuel site de swarming de chauves-souris. Pas de swarming, mais 6 espèces différentes ont été recensées.

Quelques papotages plus tard, tout le monde se retrouve dans la cavité. JN a encore apporté l’échelle 2 plans, il faut en avoir le cœur net avec les « inscriptions » photographiées de loin lors de la précédente visite. L’échelle est directement envoyée dans la Galerie du Balcon par Albert, JN n’a pas le temps de faire le tour pour la réceptionner…

L’échelle est posée, JC, JY et JN accèdent ainsi à une 1ère margelle. Une petite escalade depuis une vire aérienne permet d’atteindre les « inscriptions ». En fait, celles-ci sont des cassures de la paroi qui donnaient, l’imagination aidant, une impression de lettres gravées. Néanmoins, une galerie continue par une chatière que JC franchit non sans mal, c’est taillé pour Anne-Marie, du XS :-). Une galerie horizontale suit mais se termine quelques mètres plus loin, une fracture impénétrable continue à la verticale.

Retour dans la Salle de la Colonne où Jean a déjà entamé sa récolte de bébêtes. Chilopodes et Parabathyscia nagent dans l'éthylène glycol. Ils feront un voyage en Espagne pour la détermination.

Visite de la salle du thermomètre, celui-ci indique toujours 9°. JY sort le sien et confirme la température. Cette faible valeur interpelle. Celle-ci devrait avoisiner les 14° comme dans les autres cavités corses. 9° c'est très frais, surtout pour août-septembre !

JY, JN et JC laissent Véro et Jean aux bébêtes et Albert qui désobe dans les galeries amont et aval de la rivière. Ils se dirigent vers la Salle Rhomboédrique, dont la topo est le but principal de la journée. Rarement visitée, celle salle vaut le détour avec ses fistuleuses et coulées blanches qui contrastent avec le schiste vert foncé. Près de quarante mesures sont nécessaires pour faire le relevé de la salle. Sur le retour, ils topographient un diverticule qui shunte par le haut l’Etroiture de la Civière.

Albert sort de la galerie de la rivière, il est couvert de boue après sa tentative d'élargissement du terminus amont, faudra revenir...

Le relevé topo de Lano est terminé. Toutes les grandes cavités corses sont maintenant topographiées, fruit d’une vingtaine d’années de recollements. Celle-ci était la plus importante, celle qui avait été repoussée plusieurs fois en raison de son caractère labyrinthique. Il aura fallu 5 sorties sur le terrain qui, multipliées par le nombre de participants, représentent une vingtaine de journées de travail. Il restera encore quelques départs à élargir et explorer...

Regroupement général sur la piste pour le pique-nique. JC a oublié la table de camping, une caisse la remplacera. Deux bouteilles plus tard, c’est la descente vers Altiani pour JY et Ponte Leccia pour les bastiais qui y savourent un bon café ou une bonne mousse.

Plus tard dans la soirée, devant son ordinateur, JN fait le bilan de ces 5 jours de relevés topo :

  • 247 visées

  • 1733 prises de mesures (azimut, distance, pente, gauche, droite, haut, bas)

  • 747 m de développement

  • Un point haut à +14 mètres

  • Un point bas à -10 mètres

La topo définitive est attendue avec impatience, mais au bout de ces quelques jours d'exploration et de topographie, de nouvelles questions se posent :

  • La température de la cavité est bien plus faible que la température habituellement rencontrée dans les cavités corses. D'où provient cette source de froid ? Des liaisons avec des cavités dans les hauteurs du massif karstique ? Avec des puits à neige inconnus ?

  • L'origine de la rivière de la Salle Rhomboédrique est-elle indépendante de la rivière principale ?

  • Où va l'eau, d'où vient-elle ?Haut de page

Des colorations bien préparées répondront peut-être à ces dernières interrogations.

Au final, cette opération de topographie a entrouvert une porte vers d'autres investigations potentiellement intéressantes …

 

 

Samedi 28 septembre 2013

Spéléo, interclub - Prospection, exploration, suivi chiroptères

Grottes marines de Patrimonio

 

Participants

ITP : Jean-Claude D., Albert D., Jean-Claude L., Isabelle L., Francis M., Aurélien P., Noël R., Marie-Pierre R.

GCC : Jean-Yves C.

Invitée : Jessica T.

 

TPST : 2h00

Photos

 

C'est la 4ème visite de Grotta di Punta Vecchiaia, elle fait ainsi partie des cavités les plus visitées cette année par les topi, juste derrière Lano qui en totalise déjà 6 (et c'est pas fini pour cette dernière ...).

Aurélien, alléché par les précédents comptes-rendus avait proposé d'y revenir avec les bouteilles de plongée pour voir s'il y avait le pendant sous-marin des galeries connues. Il propose également d'y ajouter un volet baptême de plongée pour les membres du club. Francis est également intéressé par le projet et propose même d'étoffer la logistique avec son bateau.

Le rendez-vous est fixé à 10h30 au rond-point de Patrimonio. Pour « rentabiliser » le déplacement, JCL propose à Albert de s'y retrouver à 9h30 afin de vérifier sur le terrain la présence d'une faille repérée sur le secteur par une vue satellite. Cette faille est dans le prolongement de Grotta di a Calanca di a Torre et d'une autre faille repérée de l'autre côté de l'anse du même nom. Elle se situe à une soixantaine de mètres d'une boucle de la piste de Chioso di a Casa. Malheureusement, au bout d'environ 2 km, le Def se retrouve bloqué par une barrière électrique et codée. La dernière fois que JCL avait parcouru cette piste celle-ci était libre d'accès, les temps changent ... Ce n'est pas grave, la faille sera recherchée plus tard en longeant le rivage.

Albert et JCL sont maintenant en avance. Quelques coups de fils plus tard Francis informe qu'il viendra finalement sans bateau. Ca va moins le faire pour rendre visite à la grotte marine ! Intuition ou expérience, les 2 anciens avaient prévu des roues de secours, les kayaks. Ceux-ci sont gonflés et prêts à la mise à l'eau lorsque tout le monde rejoint la plage.

Le nombre de places est malgré tout réduit et impose une nouvelle organisation. JCL et Albert partent sur le kayak de ce dernier, Isa, MP et un équipement de plongée sur celui de JCD, JY par le sentier du littoral, et le reste de l'équipe ... à la nage !

Une fois dans la grotte, Albert jette JCL et part ensuite récupérer JY à l'endroit où le sentier se rapproche du littoral. Il le largue lui aussi dans la grotte, et s'en va de nouveau faire 2 aller-retour vers la plage pour récupérer Jes, Aurélien et 2 autres équipements de plongée ! Les voyages forment la jeunesse et c'est pour ça que notre Albert est toujours aussi jeune !

JCD est déjà arrivé, il a nagé comme un hors-bord ! Il rejoint JY et JCL et le trio visite la cavité en commençant par le lobe gauche. Un petit rhino est accroché en plafond au fond de la salle. JY explore ensuite la galerie centrale, pendant que les 2 JC visitent le lobe droit. Rapidement, 5 ou 6 chauves-souris viennent les rejoindre, certainement « dérangées » par JY lors de sa reptation.

Tout le monde se regroupe dans la grotte, hormis Nono et Francis qui doivent encore nager. Aurélien part à leur recherche mais revient bredouille. Ils sont peut-être déjà en prospection ?

JCL s'est mis à l'eau avec masque et tuba pour explorer les parois maritimes internes de la cavité. Isa termine l’exploration en plongée avec bouteille. La faille aperçue lors de la topo queute au bout de quelques mètres. 2 autres départs côté gauche et 1 côté droit sont explorés mais ils queutent également rapidement. L’exploration sous-marine de la cavité est maintenant terminée.

JY, Albert et JCL décident de partir à la recherche de la faille initialement prévu le matin. En longeant la côte en kayak pour Albert et JCL, par le sentier du littoral pour JY. Arrivés au niveau de la Calanca di a Torre, ils croisent deux individus nageant vers le nord, c’est Nono et Francis, ils sont passés devant la grotte sans la voir et ont failli se retrouver à St Florent !!!

Albert et JCL accostent au fond de la Calanca di a Torre et y retrouve JY. Ils empruntent alors le chemin du littoral sur environ 100 m et découvre la faille repérée sur la vue satellite. Il s’agit en fait d’un décollement d’une trentaine de mètres de long sur 2 à 3 mètres de large et profond d’environ 6 mètres. Aucune difficulté pour la visiter puisqu’elle s’ouvre au niveau de la mer. Retour au kayak puis visite de la Grotta di a Calanca di a Torre. JY n’y compte qu’un seul petit rhino.

Le trio rejoint le reste de l'équipe à l'extérieur de la Grotta di Punta Vecchiaia où Isa, Nono et Francis plongent le long de la falaise. Quelques départs sous-marins sont repérés mais ceux-ci queutent également au bout de quelques mètres.Haut de page

Retour général vers la plage de Patrimonio, non sans mal car le vent souffle plus fort maintenant, et de face !

Installation de la table et pique-nique au soleil.

Une fois rassasiés, Albert, JY et les 2 JC rejoignent leurs pénates, Francis et Aurélien continuent l'initiation à la plongée de MP et Nono.

 

 

Dimanche 6 octobre 2013

Spéléo, initiation

Gouffre de Cast 1 – Oletta

 

Participants

ITP : Jean-Claude D., Albert D., Jean-Noël D., Jean-Claude L., Noël R., Marie Y., Silvain Y.

Initiés : Alexandre B., Allan P.

 

TPST : 5h00

Photos

 

Reprise de l’initiation du 29 septembre, celle-ci avait été interrompue en raison des « intempéries ». Un initié de plus s’est joint à la sortie, Allan 15 ans.

Rendez-vous à 9h00 au local, 9h15 le matériel est prêt, 9h30 le café est bu et c’est le départ vers Oletta.

Le site de Castiglioni a été délaissé cette année, une seule visite à Cast 3, une seule à Cast 5 et c’est la 1ère de l’année pour Cast 1 !

Pendant que Marie et les 2 JC expliquent aux initiés le b.a.-ba des techniques spéléo et du matériel, Silvain se charge de l’équipement du réseau de la Chèvre et Nono, accompagné par Albert, s’occupe du Grand Réseau.

Les initiés sont ensuite accompagnés par les 2 JC et Silvain dans le classique circuit de la Chèvre.

Regroupement général en surface pour le pique-nique. Le feu est déjà allumé, il ne reste plus qu’à déboucher les bouteilles et lancer les grillades. Chacun pose ses denrées (plus ou moins fraiches ;-) sur les tables en pierres plates de l’auberge espagnol. JN a dû sentir les effluves et arrive à 2 bouteilles moins le quart. Il est exactement 3 bouteilles lorsque les activités spéléo reprennent.

Silvain et Alex filent vers le Grand Réseau, JCD fait faire à Allan quelques descentes et montées dans le puits d’entrée, Marie (qui, côte cassée oblige, ne peut aller sous terre) et JN refont la topo de surface entre Cast 1, 19 et 3.

JCL invite Nono et JN à une petite discussion. Après quelques mises aux point, ces derniers se jettent dans les bras l’un de l’autre, les yeux humidifiés par l’émotion, mettant ainsi de côté toutes les divergences et regardant maintenant ensemble vers l’avenir … Euh, c’est peut-être un délire du rédacteur tout ça, mais l’espoir fait vivre …

Silvain et Alex sont descendus jusque dans la faille aux Fossiles, point le plus bas de la cavité, -43 m. Auparavant, ils ont fait une petite visite de contrôle de la cave viticole. Ils sont rejoints par JCL au niveau de laHaut de page faille au Chien, puis par JCD sur le plateau à Escargots et enfin par JN qui ira à son tour dans la cave et dans la faille au Chien pour une vérification topographique. Retour général en surface, JN déséquipe le Grand Réseau et JCD le réseau de la Chèvre.

Les jours ont bien raccourci et il fait déjà nuit lorsque le matériel est rangé au local.

 

 

Samedi 12 octobre 2013
Spéléo – Démaquisage chemin d’accès

Grotte de Butrone – Sisco


Participants : Albert D., Dominique D., Stéphane P., Noël R., Marie Y., Silvain Y.

 

Photos

Il est 8h30 pétantes quand Noël arrive au local avant tout le monde (!!!), certainement tiré du lit par la perspective excitante d'enfin pouvoir accéder à nouveau à la grotte de Butrone ! Il est rapidement rejoint par Albert, Stéphane, Marie et Silvain. On avale un café, on affûte les machettes, serpes et autres cisailles, on charge la débroussailleuse et la tronçonneuse dans les voitures, puis direction Sisco.

La matinée est déjà bien entamée quand l'équipe retrouve Dumè au hameau de Sant'Antone. On n'a pas réussi à récupérer la clé du portail qui ferme la piste, la suite du trajet se fera donc à pied. Une fois sur place, l'idée un moment envisagée de tenter une montée vers la grotte en suivant le thalweg depuis la piste est rapidement abandonnée. Il reste deux options : poursuivre le démaquisage du chemin ouvert en 2011 (cf compte-rendu du 14 octobre 2011) ou alors poursuivre celui ouvert en début d'année (cf compte-rendu du 17 mars 2013). Ce sera finalement le chemin de 2011 qui sera choisi.

Dumè part en tête, suivi par Albert, tandis que le reste de l'équipe peaufine le travaille à l'arrière. La partie démaquisée deux ans auparavant est rapidement nettoyée. La suite est un peu plus corsée. Quelques dizaines de mètres après la fin de la zone nettoyée en 2011 le muret que le chemin suivait depuis le début disparaît et on aboutit dans une zone envahie par un roncier inextricable. L'équipement n'est pas adapté pour venir à bout du roncier, la progression continue donc en piétinant les ronces. Mais la faim commence à se faire sentir et la motivation à s'amenuiser. Le groupe opère donc un repli en direction de la piste. Il reste encore plus d'une centaine de mètres de maquis à ouvrir avant d'atteindre la grotte.

Une bouteille de rouge et demi et quelques grillades plus tard l'équipe est de nouveau d'attaque. On décide de changer de stratégie : on abandonne le chantier de 2011 pour repartir de la piste et essayer de retrouver l'ancien chemin qui permettait d'accéder à la grotte. Noël et Dumè sont allés faire du repérage pendant le repas et pensent avoir repéré ce chemin. On se remet donc au travail, dans un ordre pour le moins dispersé : « Ah il me semble que c'est par ici, je reconnais le chemin ! » ; « Et de ton côté ça donne quoi ? » ; « On dirait que ça continue par làHaut de page aussi. » ; « Ah non ça s'arrête là en fait. » ; « Quelqu'un a vu Albert ? » ; « Je suis là ! J'ouvre un raccourci ! » ; « Oh ! Il y a quelque chose qui bouge là ! » ; « Oui, c'est moi ! » ; « C'est bizarre, on dirait que quelqu'un a coupé des branches ici » ; « J’ai l’impression de reconnaître cet endroit. C'est pas là qu'on était ce matin ? ».

A défaut de retrouver le chemin de la grotte on aura donc réussi à retrouver le tronçon nettoyé le matin même. On abandonne pour aujourd'hui, ce ne sera encore pas cette fois qu'on redécouvrira Butrone.

 

 

Dimanche 13 octobre 2013

Spéléo interclub -  Exploration, topographie

Grotte des Sarrasins - Poggio di Nazza

 

Participants

ITP : Albert D., Jean-Noël D., Jean-Claude L.

GCC : Jean-Yves C.

 

TPST : 0h30

Photos

 

Rendez-vous 9h30 au bar qui fait angle avec la RN 200 à Aléria … JY nous attend à Ghisonaccia ! Décidément les rendez-vous à Aléria posent problème (CR du 12/06/2011) !

Pas de 2ème café, direction Poggio di Nazza pour la 1ère cavité, la grotte des Sarrasins, 3ème du nom ! Celle-ci avait déjà été signalée début des années 2000 par Sophie M., ancienne topi. Elle était restée en attente (la cavité), jusqu'à ce qu'un collègue de JCL, originaire de la commune, donne la même indication, ce qui a eu pour effet de réactiver les neurones et de déclencher cette expédition dans le Fium Orbo profond.

Le repère, un petit commutateur d’Orange, est vite repéré. La cavité est à environ 5 m de l'autre côté de la route, cachée par la végétation. Pendant que les topographes se préparent, JY est déjà en train d’explorer la grotte, espérant qu’elle soit occupée par des chauves-souris. Malheureusement celle-ci est déserte, hormis quelques dolichopodes. Les topographes sont enfin à pieds d’œuvre, un porche d’environ un mètre de large sur deux mètres de haut. Un gros bloc rocheux barre le passage mais le franchissement est facile par le haut. Un ressaut de cinq mètres suit, désescalade aisée. La galerie qui suit se termine trois mètres plus loin sur une trémie qui a fait l’objet de tentatives de désobstruction, en témoigne des restes de pelle et de massette. Au fond, à droite, une diaclase d’environ trois mètres revient en angle serré. En bas du ressaut, à droite, une chatière mène vers une petite galerie d’environ trois mètres dans laquelle la station debout est possible. La topo prend peu de temps, une dizaine de points donnent 20 m de développement pour un dénivelé de 5 m. Pendant ce temps, JY prospecte les environs, mais sans résultat.

Un chasseur signale des trous de l’autre côté de la route. Le chemin balisé de plaquettes rouges menant au pylône télécom permet d’atteindre un méga amoncellement de blocs rocheux de quelques dizaines de mètres de hauteur. De nombreux passages entre les blocs sont découverts, certains mesurent entre dix et vingt mètres de développement, ils pourraient être qualifiés de grottes … Ceux-ci sont abandonnés, l’équipe se dirige maintenant vers le haut du village, au bout du cimetière, pour la deuxième cavité au programme, signalée par le collègue à JC.

« Prendre le chemin qui descend vers le ruisseau Sambuchi, le parcourir vers l’aval sur environ 300 m, la cavité se situe en rive gauche. Une salle d’une vingtaine de m² avec au fond un passage non visité ». Ça a l’air simple comme explication mais sur le terrain il en va autrement …

Pas de soucis pour atteindre le ruisseau qui est encore à sec. Par contre, le lit est complètement envahi par les ronces et autres végétations impénétrables. Un chemin rive droite permet de longer le ruisseau, mais celui-ci s'élève inexorablement jusqu'à un poste de chasse. Celui-ci domine le ruisseau de Poletrella et la route de Lugo, mais le ruisseau de Sambucci est inaccessible. Abandon de la recherche, celle-ci est reportée après d'hypothétiques fortes crues ...

Retour au parking pour le pique-nique. JN débouche une bonne bouteille de Vouvray pétillant pour fêter son anniversaire (âge non dévoilé afin de ne pas choquer les âmes sensibles ;-). Les voisins ne sont même pas réveillés par le plop qui résonne dans la vallée. Des toasts accompagnent agréablement ce sympathique apéro. Re-plop, fromage, café ...

JY quitte le groupe pour un contrôle chiro dans l'Inzecca. Albert, JN et JC partent vers le hameau d'Altana, puisHaut de page empruntent une piste recoupant le ruisseau de Poletrella. La carte géologique y montre une zone calcaire à proximité. Le brouillard accueille le groupe mais point de calcaire. Demi-tour, le Disco crie famine et le projet de retrouver l'autre grotte des Sarrazins qui se situerait prés des crêtes est abandonné.

Retour sur Bastia en fin d'après-midi.

 

 

Samedi 19 octobre 2013

Spéléo - Démaquisage chemin d’accès, visite

Grotte de Butrone - Sisco


Participants : Antoine B., Jean-Claude D., Dominique D., Jean-Claude L., Noël R., Marie Y.


TPAD (temps passé à démaquiser) : 6h00
TPST : 0h30

Photos


Nouvelle tentative de réouverture de l'accès à la grotte de Butrone. La dernière visite de la cavité remonte au 7 mars 2009. Depuis, la grotte a été délaissée par les topi, mais pas par les ronces qui en protègent efficacement l'accès !

Une tentative infructueuse le 14 octobre 2011, une autre le 13 mars 2013, et enfin la dernière, en date du 12 octobre dernier, elle avait continué la trace de 2011, celle de mars 2013 étant trop haute.

La journée s'annonce bien, il fait beau et presque tout le monde est à l'heure ...

Café, chargement du matos dans le Def et direction Sisco. Un arrêt chez notre St Pierre de chasseur pour récupérer la clé du cadenas et retrouvailles avec Dumè au départ de la piste.

Pas moins de 2 débroussailleuses, accompagnées de serpette, machette, croissant et faucille (mais pas de marteau), sont acheminés sur le front. Les hostilités commencent, un à la débrousailleuse, les autres enlèvent les coupes et nettoient le terrain. Impossible d'utiliser les 2 débroussailleuses de front, une option serait de prendre le maquis à revers. JCL s'aventure dans l'une des ouvertures réalisées le précédent weekend en espérant trouver la fontaine découverte après les incendies de 2000. Il ne tarde pas à se trouver confronté au mur de ronces. L'avancée se fait par petits pas en « marchant » sur le méga roncier, qui ne se laisse pas faire. Un mur est atteint, de pierres cette fois-ci, mais pas facile de le suivre intégralement, les arbres obligent à s'en éloigner, éloignant ainsi les chances de retrouver la fontaine. JCL est rejoint peu après par Marie, qui pousse moralement celui-ci vers la grotte ! La rivière est atteinte, une tentative de remontée de celle-ci échoue, en plus des ronces, il faut en remonter les ressauts !

C'est par la rive gauche que mètre après mètre le binôme avance et, après un passage en « green-varappe », ils atteignent enfin une zone où les fougères l'emportent sur les ronces, et peu après l'entrée de la cavité est à vue. Des cris « à table ! » les rappellent à l'ordre, retour au camp de base où le feu est déjà allumé.

Quelques grillades et bouteilles plus tard, Dumè, Nono et Anto repartent à l'attaque du maquis, pendant que Marie et les 2 JC vont à la grotte avec la 2ème débroussailleuse. Marie et JCD ne connaissent pas la cavité, une visite partielle s'impose ! Seulement 2 rhinos (1 grand et 1 petit), à l'endroit habituel au niveau du ressaut. Petit tour dans le réseau fossile jusqu'en haut de la coulée de calcite, puis visite du réseau actif jusqu'à la salle de la pluie. Un groupe de 14 petits rhinos accrochés au plafond + 1 autre à l'écart à quelques mètres. Quelques niphargus sont également aperçus. Fin de la visite (le reste nécessite de se mouiller), et retour à l'air libre.

JCD fait parler la débroussailleuse et tente de dégager l'ancien chemin. Pendant ce temps, JCL repart en éclaireur pour essayer de repérer le chemin et Marie dégage les alentours de l'entrée de la grotte, le pique-nique redevient possible. Le débroussaillage s'arrête quelques mètres avant la rivière, les lames n'ayant pas apprécié un contactHaut de page un peu rude avec les rochers. Retour vers le binôme du front (Dumè est parti entre temps), quarante à cinquante mètres de maquis ont été nettoyés, le beau chemin de 2 mètres de large n'est plus qu'à une bonne centaine de mètres de la grotte !

Épuisés par cette épique et épineuse journée, les démaquiseurs dépités rangent leurs armes.

Retour à la nuit tombante vers Bastia, avec un petit arrêt mousse à Erbalunga.

 

 

Dimanche 20 octobre 2013

Spéléo interclub -  Prospection, exploration, topographie

Grotta di Rumendella et Grottes de Caporalino A et B - Omessa

 

Participants

ITP : Albert D., Jean-Noël D.

GCC : Jean-Yves C.

 

TPST : 2h00

Photos

 

Poursuivant l’objectif de topographier toutes nos cavités connues, JN a proposé aux compagnons de sortie de la semaine passée, d’aller fureter sur le site de la carrière de Caporalino. Quatre cavités sont connues sur ce site, en dehors du Monte A Supietra et de ses fractures aux alentours : Caporalino A et B sur le front de taille, la grotte de Rumendella et une cavité proche, anonyme.

Caporalino A avait été topographiée lors d’une sortie du 16 mai 2010 par JN ; la grotte de Rumendella, indiquée dans le Rémy, mais non visitée par le professeur, l’avait été par Philippe S. et Alain T. lors d’une sortie mémorable (voir le compte rendu du 7 août 1999), Alain l’avait d’ailleurs revisitée il y a un an ou deux et en avait ramené une belle dermatose suite au contact d’un cadavre de chèvre à l’entrée…, JN n’avait pu la retrouver en 2010 mais le GCC la connaissait bien comme gîte d’euryales ; Caporalino B est d’un accès acrobatique, située à mi-hauteur du front de taille et nécessitant une descente en rappel ou une escalade a priori un peu « chaude » qui avait fait renoncer JN lors de sa visite, un croquis d’explo avait été dressé par Pascal T. dans les années quatre-vingt.

JY et Albert sont partants pour ces visites. RDV traditionnel à Ceppe puis à 9 h 30 au Carré d’As. Après le café et le briefing traditionnel, en route pour la carrière. On dépose le matos d’escalade à l’entrée de Capo A pour ne pas se charger et direction par la gauche pour monter au-dessus du front de taille. JY ouvre la marche en prévenant les « anciens », « Je monte tranquille, si vous êtes pressés, filez devant ! », les « anciens » ont de suite adhéré à son rythme de berger tranquille… Arrivés en haut du front de taille après avoir essayé de convertir les coordonnées Lambert 93 en WGS84, sans succès, le groupe s’éparpille sur le lapiaz. Albert disparaît vers les fractures qui mènent à Monte A Supietra, JN cherche un gros lentisque sur la gauche du front de taille, JY qui a réussi à caler son GPS, file vers le bord droit et tombera pile sur l’entrée. JN aperçoit ses signes et part le retrouver.

Beau porche d’entrée de 50 cm de haut pour 2 m de large avec un squelette de chèvre entièrement décharné en plein passage (celui qui avait filé les boutons à Alain ?). JY part explorer la cavité pour vérifier la présence de chiros avant l’arrivée des spéléos… JN attend Albert, la combinaison rouge sera visible de loin mais notre Albert mettra vingt bonnes minutes pour nous apercevoir et nous rejoindre. Pendant ce temps JY est ressorti, bien glaiseux et bredouille de chiro.

JN et Albert pénètrent à leur tour pour se lancer dans la topo, pendant que JY part prospecter les alentours, chercher notamment la cavité anonyme, où il y aurait des morceaux de poteries. Une fois le passage bas du proche franchi, on débouche dans une belle salle semi-circulaire de 2x5 m, avec un plafond à 1 m. La suite est à gauche, un boyau ascendant d’une quinzaine de mètres de long avec des passages à moins de 30 cm de haut, à tel point qu’Albert a eu des doutes sur la possibilité de JN à continuer, lui aussi d’ailleurs, mais le sol est argileux et en forçant un peu cela passe bien. La topo était par contre assez inconfortable, le boyau obliquant sur la droite et nécessitant pas mal de mesures, mais Albert s’en est bien sorti pour sa première topo in extenso.

En haut du boyau, on débouche dans la salle terminale, couloir d’une dizaine de mètres de long où l’on peut se tenir confortablement accroupi. L’extrémité est fermée par une zone bien concrétionnée. Juste avant l’extrémité de la salle qui est en fait un plancher stalagmitique, on peut descendre sous ce sol dans un boyau étroit se pinçant par une fracture impénétrable. Au milieu du couloir, on retrouve le thermomètre du GCC, qui indique 18°C, chaude température pour le milieu souterrain, cela change des 9°C de Lano. La cavité remonte et on est proche de la surface (on en aura la preuve peu de temps après par JY revenu nous retrouver avec son téléphone et celui-ci passait très bien).

Retour avec recueil de photos, la descente du boyau, en avant ou en arrière, et bien plus facile que son ascension. Bilan une heure passée sous terre, un développement de 40 m pour un dénivelé positif de +6 m. On redescend au pied du front de taille par la voie nord, un peu exposée en certains endroits, le chemin de crête n’est pas large.

Au pied de Capo B, on tergiverse un peu, remonter et descendre en rappel ou escalader… JY se lance, emportant corde, sangle et mousquif. En fait un seul passage délicat à mi-hauteur, avec des rochers instables, une bonne purge et ensuite un dièdre rassurant. Arrivé en haut, il installe la corde avec sangle sur bloc et découvre une plaquette (vestige des explos des années quatre-vingt ?). JN monte en moulinette, Albert préfère s’équiper avec toute sa quincaillerie. Il s’apercevra simplement à mi-hauteur qu’il a oublié le matos topo… révision de la conversion.

Pendant ce temps, JY a déjà fait le tour de la cavité. Albert et JN se lancent après dans la topo. Une fracture de 10 m de long pour 2 m de haut, obturé à mi-hauteur par de nombreux blocs (séquelles d’exploitation de la carrière). On progresse en fond de diaclase au milieu de blocs anguleux, c’est là-aussi un peu rastèg, 60 cm de large. Au fond on se redresse, un coude à gauche, une remontée à droite et fin sur une zone de draperies qui pince inexorablement.

Sur les parois et au plafond, des traces de vagues d’érosion et de marmites, une rivière a dû couler, peut-être la même que l’on retrouve en face de l’autre côté de la carrière, l’exploitation a peut-être emporté la jonction entre les deux cavités ? Bilan, trois quart d’heure d’explo et de topo, un développement de 12 m et un dénivelé de 3 m (+2/-1).

JY est déjà en bas, Albert se rééquipe et part sur le descendeur. JN n’a pas le choix, on laisse une sangle dans la plaquette et on y glisse la corde, Albert l’assurera du bas avec son descendeur. Descente lente pour ne pas chauffer la sangle…

Visite rapide à Capo A., cavité d’une vingtaine de mètres avec gours et marmite de plafond. Observation de quatre grands rhinos en léthargie, JY ne reviendra pas bredouille. Au fond, JY se souvenait d’une étroiture ayant fait l’objet d’une désob’ et qu’il avait franchie avec Claire L., il y a plus de vingt-cinq ans… mais la morphologie a évolué, le thorax ne passe pas, le casque non plus, il faut l’enlever… JN échouera et Albert aussi… Derrière une petite salle circulaire qui est apparemment un terminus ?

Bientôt 3 h, l’heure de passer à table et d’ouvrir les bouteilles de Côtes du Rhône et de disserter sur les vertus du lactosérum et des Omégas 3-6-9… et de bien d’autres sujets, entre autres de la nécessité de laver sonHaut de page matos quand on visite un milieu pollué ou quand on rentre du continent ― pas pour préserver le spéléo mais nos hôtes souterrains, plus vulnérables au bactéries et virus exogènes ― on en reparlera, Albert et JN planchent sur le sujet.

Retour Bastia à une heure correcte.

 

 

Dimanche 27 octobre 2013

Spéléo - Prospection, exploration

Trou de Tomino - Tomino

Grotte Oubliée - Sisco


Participants : Jean-Claude D., Albert D., Dominique D., Jean-Claude L., Noël R., Marie-Pierre R., Marie Y., Silvain Y.


TPST : 0h30

Photos


Les derniers feux de maquis du Cap Corse ont dégagé le bord de la route sous la statue de Santa Catalina à Sisco. Nono y a vu une faille depuis la route, le programme est donc modifié et direction le Cap.

Dumè est déjà sur place depuis un certain temps. La faille est en fait connue depuis une quinzaine d'années et ne présente pas d'intérêt, sauf pour un désobeur très optimiste. Prospection des alentours et de la piste, là aussi quelques départs pour courageux.

Direction Tomino pour vérifier une info recueillie il y a plusieurs mois par Alain T., celle-ci concerne un trou qui s'est ouvert dans un champ ...

Nono contacte l'indicateur, celui-ci est au village, il l'accompagne sur place. Petite marche d'approche de 5 mn depuis le bout du village, le trou s'ouvre en bordure d'un champ, anciennement planté de vignes. Un trou circulaire d'un diamètre de 1,70 m et d'une profondeur moyenne de 2 m. Au fond, un plan incliné mène vers une « galerie » de 1 m de long. Aucune roche, aucune paroi, tout est en terre. Les risques d'éboulements sont trop importants pour tenter une désob du fond. Les questions sur l'origine de la « cavité » se posent. Soutirage ? Sondage ? Empreinte d'un vaisseau extraterrestre ? Le mystère demeure ... . Tentative de communication avec les autochtones, mais les rues sont désertes à cette heure méridienne.

A propos de méridien, il est temps de casser la croûte. Direction le parcours de santé de Luri. Confection d'un barbecue sommaire prés de la passerelle qui franchit la rivière à sec et début des agapes traditionnelles. Un Rustique à la braise clos le piquenique. Dumè et JCD rentrent sur Bastia, le reste de l'équipe entame une promenade digestive sur le parcours sportif, en essayant avec plus ou moins de réussite les différents agrès.

Retour vers Bastia avec un arrêt à Sisco pour rendre une petite visite à la Grotte Steph'. Les neurones des anciens sont un peu fatigués, est-elle au nord, au sud ? L'option nord est finalement choisie. Descente abrupte de laHaut de page falaise et visite d'une grotte qui s'avère finalement ne pas être Steph'. C'est une grotte sans nom, une grotte oubliée, découverte par Alain T. en 2001 en même temps que Steph'. Il faudra en prévoir une séance topo.

Retour dispersé sur Bastia, MP, Marie, Silvain et Nono rentreront au local tandis que JCL ira se contorsionner chez Albert pour réparer l'ADSL.

 

 

Vendredi 1er et samedi 2 novembre 2013

Spéléo - Désobstruction, entraînement

Ghisoni 4, Buga di a Cutina - Ghisoni


Participants

ITP : Alexandre B., Albert D., Jean-Claude D., Jean-Claude L., Noël R., Marie-Pierre R., Marie et Silvain Y.

Invités : Christine et Fabrice

 

TPST

Vendredi : 3h30

Samedi : 4h00

Photos

 

Inventaire casetta


Vendredi

Midi : grillades poulet-saucisses

Après-midi : boom-boom-boom-boom-boom-boom-boom-boom-boom pour les 2 JC, Albert et Alex. Equipement du trou jusqu'au musée par Marie et Silvain. Un des spit après la lucarne est foiré et la plaquette ne tient plus.

Soir : fondue savoyarde

Nuit : prout-prout-prout ...

 

Samedi

Matin : prout-boom-prout-boom-boom-prout-boom-boom pour les 2 JC et Albert. Visite de la cavité jusqu'au musée pour Alex, Marie-Pierre et Nono. Equipement jusqu'au toboggan puis déséquipement par Marie et Silvain.

Midi : grillades côtes de porc

Après-midi : boom-pschitt-boom-pschitt-boom-prout-boom pour les 2 JC et Albert.

 

Bilan : la galerie est maintenant pénétrable sur 3 mètres, elle aboutit au-dessus d'un puits d'environ 4 mètres qui reste à élargir. Un léger courant d'air y est perceptible ...

Brochage de la cavité à programmer lors d'une prochaine visite.

JCL

 

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En ce week end de Toussaint avait lieu le traditionnel pèlerinage des Topi à la casetta de Ghisoni. Au programme cette fois-ci : travaux de désob’ sur Ghisoni 4 pour les uns, entraînement à l’équipement pour les autres, et champignons, châtaignes et apéro pour tous. Le brochage de Buga di a Cutina est reporté à une date ultérieure, on préfère s’entraîner sur quelque chose de plus petit avant de se lancer dans un tel chantier.

Rendez-vous matinal à Ceppe, arrêt café en chemin, puis direction Ghisoni. Nous sommes six et le def de JCL est déjà plein à craquer de matos et victuailles en tout genre. Seuls quelques privilégié(e)s réussiront à s’y entasser pour la montée vers la casetta, les autres finiront le chemin à pied. A la casetta les choses vont bon train : l’eau courante est rapidement remise en route, le ménage fait, le barbecue allumé (malgré le bois humide)… Puis les bouchons sautent, le Rustique fond, il est temps de passer à table !

Après le repas deux équipes se forment : Alexandre, Albert et les deux JC constituent l’équipe dite « des zobs » et s’attaquent au chantier Ghisoni 4 situé à une cinquantaine de mètres au-dessus de l’entrée de Buga di a Cutina. Pendant ce temps Marie et Silvain se lancent tranquillement dans l’équipement de la cavité. Au cours de la descente ils entendent les « boums » sourds des crayons qui pètent un peu plus haut et s’attendent presque à voir apparaître leurs collègues. Mais ce ne sera pas le cas, la jonction entre les deux trous n’est pas encore d’actualité. La cavité sera équipée jusqu’au musée seulement, l’heure de l’apéro arrivant à grand pas ! Petite frayeur pour Silvain au cours de la remontée : dans le puits de la lucarne un « clong » se fait entendre au-dessus de lui. Le mickey en tête de puits a une oreille qui pend dans le vide. Une fois parvenu à la lucarne le verdict tombe : un des deux spits est mort, la plaquette n’accroche plus dedans. On décide de laisser l’équipement en l’état, on rééquipera mieux demain.

Les deux équipes se retrouvent à la casetta où Christine, Fabrice, Marie-Pierre et Noël sont arrivés entre temps. Le feu apporte une chaleur toute relative mais l’apéro aidera vite à réchauffer les corps et les esprits. Au menu ce soir, une fondue savoyarde amoureusement préparée par JCL, suivie de châtaignes grillées, le tout arrosé comme il se doit. La soirée se termine au son de la guitare et des passages de Cinquante nuances de Grey lus par Marie-Pierre.

Le samedi matin les deux JC et Albert partent aux aurores continuer la désob’. Marie et Silvain vont poursuivre l’équipement de Buga di a Cutina. Ils seront rejoints plus tard par Marie-Pierre, Alexandre et Noël. Au passage l’équipement de la lucarne est adapté pour pallier au spit défectueux. L’équipement de la partie basse de la cavité se fait doucement (mais sûrement) et encore une fois l’heure tourne. En haut du toboggan la décision est prise d’attaquer la remonter, on descendra au fond une prochaine fois. Au cours de la remontée Marie-Pierre a maille-à-partir avec un fractio récalcitrant. Elle en viendra à bout après quelques dizaines de minutes d’une lutte acharnée et un petit coup de pouce de Noël.

Pendant ce temps le chantier de désob’ a pas mal avancé : la galerie est maintenant pénétrable sur trois mètres. Elle aboutit au-dessus d'un puits d'environ quatre mètres qui reste à élargir. Un léger courant d'air y est perceptible... Avant de partir on prend soin de malencontreusement laisser tomber un burin dans le puits afinHaut de page d’être sûr d’avoir une bonne raison de revenir poursuivre le chantier prochainement !

Retour à la casetta, repas et rangement se font en ordre dispersé avant de prendre le chemin du retour vers Bastia à la tombée de la nuit.

Silvain

 

 

Jeudi 7 au Lundi 11 novembre 2013

Spéléo - Visite de cavités dans le Minervois et participation aux Journées médicales de la CoMed (Commission médicale de la FFS)[1]

 

Participants : Anne-Marie A., Albert D., Jean-Noël D., Véronique M.

 

TPST total : 12h00

Photos

 

Mercredi 6

Départ précipité, des dossiers à finaliser avant le grand week-end, puis remplir le coffre, récupérer Véronique et Albert, et toujours les embouteillages de fin d’après-midi à Bastia. Le ferry Piana part à 19 h, on y sera quand même avant 18 h. Le vent souffle fort et la mer est saupoudrée d’écume, la nuit ne sera pas tranquille.

Installation dans des couchettes confortables, la dernière génération de ferry est très agréable. Peu de passagers, aucune attente au bar puis au self. Le coucher sera précoce, avant 21 h ! La nuit sera bruyante, bruits de paquets de vagues contre la coque mais le roulis nous bercera.

 

Jeudi 7

Débarquement à Marseille vers 6 h 30 puis route vers Carcassonne via Montpellier. On retrouvera Anne-Marie au péage de Carcassonne où Albert quittera sa place exiguë à l’arrière de la Laguna pour enfin prendre ses aises dans le grand break d’Anne-Marie.

Direction le Château de Villatade[2], lieu où se dérouleront les Journées médicales de la CoMed et où on doit retrouver Jean-Marie et Claire du Spéléo Club de l’Aude[3] qui nous piloterons pour les visites de cavités pré-réunion. Ce gîte se trouve sur la commune de Sallèles-Cabardès à une vingtaine de kilomètres au nord de Carcassonne. Il s’agit en fait non d’un château (dénomination liée à l’exploitation vinicole) mais plutôt d’une ancienne ferme fortifiée avec des bâtiments entourant une cour carrée,

Nous sommes accueillis par Jean-Marie, Claire et Brigitte, déjà sur place puis par les propriétaires, un couple de quadragénaires. Le proprio nous emmène à notre hébergement, une petite maison à la limite des vignes, l’ancienne forge aménagée en chambre d’hôte. Albert et Anne-Marie, eux ont trouvé un hébergement à une dizaine de kilomètres de là.

Installation rapide, retour au gîte où l’on décide de casser la croûte sous la pergola avant de partir sous terre. La table est vite recouverte de toutes sortes de victuailles et le premier bouchon ne tarde pas à sauter.

12 h 30, fin des agapes et départ pour la première cavité où doit-nous attendre Jean-Claude, un copain de Jean-Marie, également du SCA. Le parcours est rapide, moins de 15 mn, quelques kilomètres. La cavité s’ouvre sur les hauteurs de Sallèles-Cabardès, le village proche du gîte, en rive droite de la rivière Gaubeille située à l’ouest du village. Les coordonnées sont secrètes, l’entrée est fermée par une porte en fer cadenassée car la cavité recèle des trésors d’aragonite et fait toujours l’objet d’exploration.

Pas de Jean-Claude au parking, il arrivera quelques minutes plus tard, ayant oublié du matos chez lui… Équipement sous un chaud soleil d’automne, descente à droite dans le thalweg, petite remontée sur le versant opposé et l’entrée est là. Cadre de 1x0.60 m et de suite un conduit vertical tortueux de quelques mètres équipé en main-courante, vestige des premières désobs. Jean-Claude et Jean-Marie mènent l’équipe.

Arrivée en haut d’un beau volume, un P15 fractionné plein vide où notre gente féminine, à longues ou petites jambes, souffriront un peu pour se délonger. Puis une chatière en U qui parfois se remplit d’eau, mais là était à sec, ouf ! Nouveau P15 sans difficulté, puis une remontée sur corde de 10 m avec une sympathique étroiture inclinée au sommet, qui a été heureusement bien élargie. On commence à découvrir les premières aragonites, fistuleuses et coulées blanches.

On progresse facilement, descente d’un plan incliné sur coulée bien glissante d’une dizaine de mètres, passage en vire au-dessus d’un petit lac et début de la grande galerie des aragonites, festival de scintillement, les superlatifs vont manquer, regardez les photos !

Regroupement en fond de galerie, casse-croûte, on s’arrêtera là, on est au tiers de la cavité. Plusieurs obstacles pour la suite sans grande difficulté, hormis une étroiture verticale qui a empêché certains spéléos d’aller au fond (à la vue des vidéos projetées plus tard par Jean-Marie), mais il paraît qu’elle a été un peu élargie… Et au fond du fond, mais peu en dénivelé, derrière un siphon de boue… il y a un beau siphon d’eau verdâtre[4] qui laisse deviner une galerie de plus de 2 m de large… la plongée était prévue huit jours plus tard, mais aux dernières nouvelles, les intempéries qui se sont abattues récemment sur l’Aude ont noyé le premier passage bas et l’exploration semble repoussée au printemps prochain (à suivre sur leur blog).

Visite ensuite de deux alcôves remplies de concrétions plus époustouflantes les unes que les autres, des aragonites en fil d’araignée, en racines, en coraux, les médecins évoquent des artériographies. Sur un fond de cristallisation en « mousse de chocolat ». Quelle féérie !

Retour sans grande difficulté, la chatière est une boîte aux lettres, Anne-Marie pédalera un peu dans le plan incliné et sera sauvée par Jean-Claude. Véronique perdra sa poignée en cours de route, récupérée par Jean-Claude, qui la perdra à son tour et Jean-Noël la récupèrera. Le dernier puits au fractio plein pot sera franchi plus facilement qu’à l’aller.

Sortie à la nuit, la température est encore agréable. TPST cinq heures.

JM et Claire rentrent chez eux du côté de Castres, Brigitte et les corses partent vers leurs pénates respectifs. Albert et Anne-Marie, en pleine forme partent faire du tourisme nocturne à Carcassonne et déguster un cassoulet au curry (sic), Véronique et JN se contenteront d’une cassolette montagnarde dans la seule pizzeria restée ouverte à Caunes-Minervois, il est 20 h 30…

 Haut de page

Vendredi 8 - Grotte de Cybelle

RDV 9 h 30 au gîte pour la même équipe que la veille. Jean-Marie a modifié son programme. Il était prévu de faire une traversée dans Cabrespine, c’est-à-dire entrer par l’entrée naturelle, puis par une succession de puits, rejoindre la rivière, visiter les réseaux les plus concrétionnés puis ressortir par l’entrée touristique. TPST à prévoir au moins 10 heures, et l’entrée touristique ferme son rideau métallique à 17 h, après il faut dormir dans le magasin de souvenirs et ressortir le lendemain, ce qui est arrivé à une équipe de Jean-Marie ! Il aurait donc fallu partir avant 7 h du matin en croisant les doigts pour que la progression ne rencontre pas de problèmes… Vue l’équipe, il faut être raisonnable, ce sera pour une autre fois, une équipe de topis peut-être… On scindera la journée en deux, le matin la grotte de Cybelle, une horizontale à faire en une heure et l’après-midi, la rivière de Cabrespine par l’entrée touristique.

Direction la grotte de Cybelle, située à la sortie de Villeneuve-Minervois à 10 km du gîte. La cavité est horizontale et se parcourt sans agrès, elle sert d’ailleurs de site de découverte du monde souterrain pour les JNSC. Elle a été découverte grâce à un chien de chasse qui poursuivait une belette, un trou qui souffle, une désob’ rapide et derrière la caverne d’Ali Baba et le Trésor des Aragonites !

Sortie nord du village, on emprunte une piste en terre praticable sur un ou deux kilomètres, stationnement en bord de piste puis prendre un sentier vers l’ouest à travers le bartas. Une centaine de mètres plus loin, on domine les gorges de La Clamoux. Une descente un peu raide et la porte de la cavité est là. Bien fermée par un cadenas qui nécessitera les fines mains d’Anne-Marie pour accepter de s’ouvrir. Il faut se baisser sur 50 cm pour entrer et ensuite une grande salle un peu terreuse, à droite quelques bouteilles de vin local sont gardées au frais, un plan incliné d’une dizaine de mètres avec une main-courante pour rendre la remontée plus facile pour les JNSC puis la galerie. Longue d’une centaine de mètres, quasiment horizontale, une largeur de 5 à 10 m pour une hauteur de 4 à 6 m. Partout autour de nous des aragonites scintillent, là aussi difficile de trouver les superlatifs pour décrire ces merveilles, regardez les photos. Au fond la galerie se divise en deux branches qui se colmatent rapidement. Murs et plafond sont tapissés d’écouvillons d’aragonites, sortes de géodes cristallines.

Il faut quitter à regret cet environnement fabuleux et revenir, rapidement à l’air libre, c’est vraiment une superbe cavité pour la découverte du monde souterrain lors des JNSC. TPAST une heure.

 

Rivière souterraine de Cabrespine[5]

Direction le gouffre de Cabrespine situé à une vingtaine de minutes, sur l’autre versant des gorges de la Clamoux. Il est presque midi et la préposée aux entrées ferme le rideau entre 12 h 30 et 13 h 30, on prendra donc le temps de manger et entrer dans la cavité après 13 h 30. Véronique, devant s’absenter, ne sera pas des nôtres.

Albert va prendre le clavier pour relater notre visite de l’après-midi :

« Le vendredi après-midi, nous nous sommes dirigés sur les conseils de Jean-Marie sur les lieux de “La grotte commerciale de Cabrespine”, décrite sur ses affiches commerciales comme “ la plus fréquentée des grottes ”, une affirmation que l’on ne pouvait point contrôler n’ayant pas les références de base. N’ayant point signalé de quel pays ou endroit  “il était le plus fréquenté”, une telle affirmation montrait toute sa relativité dans l’exactitude qu’on pouvait lui donner.

Le groupe constitué de Jean-Marie, Claire, Brigitte, Anne-Marie, Jean-Noël, Véronique et moi-même s’installe sur des tables bâties dans le granite du pays (affirmation relative ?). Après une frugale collation, où le vin fit partie de l’opération, nous décidâmes de rentrer par la grande porte qui était offerte aux touristes et autres curieux qui voulaient de leurs yeux admirer les concrétions que la visite aller mettre en exposition...

Nous sommes reçus par une charmante hôtesse, qui nous sert un bon café, qui fut fort apprécié par le groupe tout entier... Suite à cette collation, Jean-Marie qui a l’air de connaître cette cavité, comme s’il l’avait lui-même créée, nous montra la partie touristique, qui bien que belle n’avait rien de fantastique comme le laissait croire les affiches...

Puis nous nous sommes engagés dans une trappe étroite, mais assez grande pour que l’on puisse tous passer... Qui donnait par malheur, sur un échafaudage bien “branleur” (sic) pour éprouver la peur, qui par sa hauteur (environ 100 m) ne pouvait point nous donner l’assurance d’être en toute sécurité de notre être... Mais les fils de fer qui retenaient les échelles qui grinçaient sous nos pieds, au moindre pas que l’on faisait, ne pouvaient que nous assurer que les échelles étaient bien attachées... Le grillage de poulailler ou de clapier nous donnait une seconde assurance, qui permettait aux individus déprimés de ne point s’y jeter en toute inconscience...

Après une descente en tourniquet, car les échelles étaient alternées, échelles d’environ dix barreaux, je dis cela, car je n’avais pas l’idée de les compter trop occupé où je mettais les pieds... Nous sommes arrivés sur une descente bien glissante où les bottes les plus stables avaient du mal à être à la hauteur des flatteries des vendeurs de ce matériel professionnel... Mais les cordes de sécurité semblent bien mises pour nous protéger d’une chute improvisée...

Au bas de cette descente nous voyons une rivière calme dans la nuit pesante, qui coule en peu de bruit et serpente dans le seul but de nous montrer qu’elle n’avait rien à faire de notre logique et de nos considérations physiques... Nous suivons le cours d’eau de ce joyau et nos yeux s’ouvrent devant des merveilles de concrétions, qui étaient plus grandes que des maisons. Des draperies en forme de fanons qui ornent la bouche des mammifères géants de nos océans.

Puis nous voyons des champignons géants plus gros qu’une maison où Anne-Marie veut prendre habitation... Des concrétions magnifiques où la cristallisation longue et pacifique a donné des reflets brillants aux cristaux gros et transparents...

Ensuite, Jean-Marie nous conduit dans des endroits magnifiques où nous pouvons observer des gours plus grands que des mares, qui sont suspendus par on ne sait quelle action ― surprenant de voir des gours dans de telles positions où seul une “rubalise” attachée au gour en suspension, nous donnait une explication...

À la fin de cette expédition aquatique, c’est-à-dire là où Jean Marie a estimé que la visite serait trop longue pour continuer, nous retournons par la rivière et nous remontons jusqu’à mi-hauteur (40 m au-dessus de la rivière) avant les escaliers vers l’échafaudage, puis nous partons à gauche vers une galerie horizontale concrétionnée.

Nous entrons alors dans une zone de concrétions où ce n’est plus une ou deux colonnes, que nos yeux nous donnent. Mais une forêt de concrétions dignes d’un temple indou où les dieux et déesses sont priés dans des pays loin d’ici... Il ne manquait que les singes pour rendre les lieux véritables à nos yeux...

Puis après avoir vu de telles beautés, nous nous sommes revenus sur les lieux de la montée, c’est-à-dire l’échafaudage branlant, qui nous a montré qu’il tenait malgré les vibrations et sa voix bruyante, bien solide dans sa construction.

Puis une dernière photo dans le local touristique où quelques touristes nous regardaient d’un air étonné, que l’on soit si sales de boue et bien mouillés, eux qui avaient fait la visite sans rien changer de leurs vêtements de vacancier...

Un remerciement à cette hôtesse charmante, qui nous a pris en photo sans nous faire des réflexions sur notre tenue qui pouvait faire fuir le touriste, demandeur de visite...

Albert »

TPST trois heures, il était à peine 16 h 30, on a échappé à la nuit derrière le rideau de fer ! JM et Claire retournent chez eux, Brigitte rentre à son gîte et le reste de l’équipe corse prend le chemin de Villatade puis de Caunes-Minervois pour terminer la soirée autour d’un succulent cassoulet (sans curry, un authentique !).

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Samedi 9 et Dimanche 10 – Journées médicales de la CoMed

Entre 9 h et 10 h, arrivent les participants aux Journées 2013, cette année nous serons 13. Un compte rendu détaillé sera mis en ligne prochainement par le président Jean-Pierre Buch et transmis au CDS 2B et à la LISC. Pour résumer les sujets suivants ont été traités :

  • Interventions en stage 

  • Interventions en secours

  • Leptospirose 

  • Nouveau certificat médical 2013 et le prochain à venir…

  • Projets CoMed

    • articles de prévention : prévention générale, hygiène de vie et nutrition. Dopage et addictions. Vaccinations. Pathologies infectieuses : rage, maladie de Lyme, histoplasmose, leptospirose, hépatite A, typhoïde, salmonellose, tétanos, poliomyélite, pathologie tropicale. Pathologies chroniques : cardiovasculaire, ostéo-articulaire, métabolique, neuro-sensorielle. Femmes. Enfants. Vieillissement. Risques objectifs en spéléo, canyon et plongée.

    • livret « Premiers secours à victime »

    • neurologie 

    • cardiofréquencemétrie

    • protocoles médicaux secours

    • écobiologie souterraine

    • sauts en canyon

    • psychospéléo

    • livret « spéléo et canyon pour tous »

    • analyse thèse accidents plongée, travail avec la Co-plongée

    • analyse données du SSF

    • livret ASV, diaporamas

  • Spéléo & canyon pour tous, livret médical.

  • Assurance RCP des médecins

Dimanche 10 – Gouffre de Trassanel[6]

Le dimanche après-midi sera consacré à la traditionnelle sortie commune de tous les participants. Jean-Marie a choisi le gouffre de Trassanel, un -177 m, qui se décompose en quatre niveaux[7], sachant qu’il est possible de faire une traversée par le niveau 2. L’accès aux niveaux 3 et 4 nécessite la descente d’un P93, ce sera pour un camp…

Trassanel est situé également à quelques kilomètres du gîte, en direction de Cabrespine. La météo a bien changé, depuis le samedi après-midi, il fait un temps de chien, pluie sans arrêt et vent froid du nord. On stationne à côté d’une ancienne base spéléo mais on ne peut y entrer. Chacun cherche un coin un peu abrité du vent pour pouvoir se changer sans trop grelotter. Heureusement la marche d’approche sera d’une dizaine de minutes. On se serre à l’entrée et tels des parachutistes, la palanquée est vite envoyée dans le premier P15 plein pot.

La suite est un beau méandre confortable qui amène à l’épreuve de la journée, qui a un peu perturbée le sommeil du président Jean-Pierre, l’Étroiture ! Il faut dire que Jean-Marie, la veille au soir a eu la bonne idée de nous projeter quelques vidéos de passages d’étroitures dans Gaubeille et Trassanel, on a entendu pas mal de ahanements… JM passe comme une fleur, JP préfère enlever son matos et s’en tirera très bien, JN fera de même par sécurité, mais finalement il y a pire ! Le reste de l’équipe passera avec tout son matos. Suite du méandre puis descente dans une diaclase un peu étroite et érodée, un P10 et on prend pied dans le niveau 2.

Visite au chandelier, concrétion constituée d’une stalagmite et d’un reste de plancher de calcite en son milieu. On la retrouve souvent dans de nombreux ouvrages anciens sur la spéléo, l’effet est saisissant. Compte tenu de la fréquentation de la cavité, le site est protégé par une grille en fer. Puis direction le haut du P93, le puits Ribéro, fractionné en six tronçons et contre paroi, très facile d’après Jean-Marie. À son sommet on peut voir le treuil qui avait servi aux premières explorations avant l’ère des jumars.

Ensuite balade dans des grands volumes bien concrétionnés. On arrive à l’étroiture sévère qui mène à la petite salle du crâne d’ours. Mais c’est optionnel, Jean-Marie n’a jamais pu passer, donc pas question d’y penser pour JP et JN… Albert téméraire se lance… mais malgré son absence de fesses et son bassin étroit ça coince, il faut dire que le casque ne passe pas et la tête non plus… Notre Anne-Marie s’y lance à son tour et passera ! ! mais en force, c’est tout dire. Mais elle ne verra pas le crâne…[8]

Poursuite de la visite dans les grandes salles et on approche de la sortie. Un dernier plan incliné remontant de quelques dizaines de mètres au milieu de concrétions. Au pied de cette remontée, on peut observer les ossements d’un bouquetin pris dans la calcite. La sortie est artificielle, maçonnée et fermée par une porte métallique.Haut de page

La pluie s’est arrêtée de tomber et le vent s’est calmé. Il est environ 16 h. TPST trois heures. Retour de tous au gîte pour un apéro et un repas chaud. Puis poursuite des travaux de la CoMed, Véronique nous rejoindra en fin de soirée.

 

Lundi 11 – Journées médicales de la CoMed (suite)

Matinée consacrée aux questions de fonctionnement, élections, trésorerie et projets 2014. Raoul Duroc nous invite à organiser les Journées 2014 chez lui dans le Dévoluy, au-dessus de Gap (Hautes-Alpes). Notre ami Guy Valentin, grand amoureux de la Corse, propose que les Journées 2015 se déroulent en Corse, la période est propice, le jour férié tombant un mercredi, le pont est un viaduc. Le projet enchante bien sûr tout le monde mais le président et la trésorière mettent en avant le coût important que cela peut entraîner pour les finances fédérales. Ce sera quand même présenté au CA fédéral qui sait ?

Albert nous présente une brillante analyse d’une thèse sur la microbiologie souterraine et la CoMed le charge de mettre à jour les données sur le sujet, les éventuels risques en termes de pathologie humaine et des protocoles de prélèvements. Il faut trouver les fonds…

Midi, fin de ces journées, rangement des hébergements, on prend congé des propriétaires et comme le repas de midi n’était pas prévu, direction le parking de Cabrespine pour se retrouver autour d’une bonne table et déguster les produits identitaires amenés par l’équipe. Vin, fromage et charcuterie corses auront beaucoup de succès. Puis chacun reprend la route pour retrouver ses pénates. Nous quitterons les lieux en dernier, avec un peu de nostalgie, tant les images de ces cavités tapissées d’aragonites impressionnaient encore nos rétines.

On craignait un peu les embouteillages de Marseille mais finalement on sera au port à 17 h 30 pour un départ à 19 h. Arrivée prévue le lendemain matin à 7 h 30.

 

Mardi 12 – Le Retour…

La nuit a été aussi agitée qu’à l’aller, grincement de tôles, paquets de mer et un bon roulis. Et ce qui devait arriver… arriva, à 7 h  le commandant nous annonce que compte tenu du vent fort, on ne pouvait entrer dans le port de Bastia. L’amélioration météo est prévue dans la matinée. La mer est recouverte d’écume et les vagues font au moins 2 à 3 m !

Il faudra attendre la fin de la matinée pour que le vent tombe et à 13 h 30 on débarque.

 

Dimanche 17 novembre 2013

Spéléo - Désob’

Grotta Suterratta - Barbaggio

 

Participants : Jean-Claude D., Albert D., Jean-Noël D., Jean-Claude L., Véronique M.
 

TPST : 4h00

Photos


Suterratta épisode 25 : désob’ suite
 

La cavité n'attire plus les foules, aucune visite depuis le mois de janvier 2013, et depuis janvier 2012 pour JCL ! Faut dire que les mètres de première sont de plus en plus durs à gagner. Qu'importe, le temps prévu pour le weekend impose peu de marche d'approche et une séance de désob est décidée la veille.

Les 2 JC sont rejoints par Albert au local, les batteries sont aussitôt mises en charge. Mauvaise surprise, il n'en reste plus que 5, dont 3 HS, ce qui permettra tout au plus 5 ou 6 percements. C'est mieux que rien.

Le café est bu, le matos chargé dans le Def, direction la route d'Oletta.

Les 3 individus suspects qui se changent en bord de route sont pratiquement prêts lorsqu'ils sont rejoints par JN. Le chemin qui mène à la grotte n'a pas changé, aucune difficulté pour y descendre.

Regroupement dans la première salle, un grand rhino y est accroché en plafond. Le quatuor de la pétarade ne s'attarde pas et se dirige rapidement vers le fond. La cavité est encore bien sèche. Quelques rhinos (Euryales ?) sont dérangés au passage dans la galerie intermédiaire, ils s'envolent vers des recoins plus tranquilles.

JCL descend jusqu'au front de taille, JCD reste sur le palier juste au-dessus, JND et Albert patienteront dans la partie un peu plus large et « confortable ». Au fond, la paroi nord est lisse et recouverte de calcite, sur la sud sont visibles les strates calcaires plissées, dont certaines dépassent de plusieurs centimètres. JCL commence par casser celles-ci à la massette, ce qui permet de travailler plus confortablement. Le fond est ensuite dégagé en entassant les blocs dans les étroitures latérales. JCD prend le relais pour dégager le fond, puis Albert. Celui-ci a besoin du burin, JCL le lance à ses côtés, le burin tombe au sol, glisse et passe par une petite ouverture inaccessible. 1 chance sur 100 pour que cela arrive, c'est arrivé ! Le burin est visible mais impossible de l'attraper.

Midi est déjà passé, il commence à faire faim, JCL remplace Albert et pose 4 crayons. Remontée jusqu'à la salle de l'échelle, allumage, 2 gros buoms remuant les tripes retentissent, ils surprennent JN déjà sur l'échelle ! Interrogations habituelles, les 4 crayons ont-ils tous fonctionnés, à confirmer plus tard ...

Retour vers la surface et retrouvaille avec Véro qui attendait dans la salle d’entrée.

Le feu est allumé, la table extérieure a été envahie par les ronces et les pariétaires, un nettoyage s’impose. Le pique-nique est interrompu par la pluie, tout le monde se retrouve autour de la table intérieure pour plonger les mouillettes dans un Président campagnard cuisiné façon Rustique, mais qui ne vaut pas l’original.Haut de page

Les 4 pétaradeurs retournent vers le fond pour constater l’efficacité des tris, mais le CO-mètre indique encore 125 ppm en haut du dernier puits, la prudence impose la retraite.

Un retour s’impose, la faille est obturée par une trémie de cailloux mais elle ne se rétrécit pas, laissant encore l’espoir d’une suite vers le collecteur imaginaire de Funtanetta …

 

 

Dimanche 24 novembre 2013

Spéléo, interclub - Investigations hydrogéologiques, suivi chiroptères

Grotte de Carpinetto - Lano

 

Participants

ITP : Anne-Marie A., Albert D., Jean-Noël D., Jean-Claude L., Véronique M., Marie et Silvain Y.

GCC : Jean-Yves C.

 

TPST : 4h00

Photos

 

Les pluies intenses de ces deniers jours ont incité les hydrogéologues professionnels et en herbe à prendre quelques mesures dans les rivières souterraines de Carpinetto.

Bonne intuition car ce n'est pas une, di deux, ni trois rivières, mais quatre cours d'eau souterrains qui attendent les spéléos !

JY du GCC s'est joint au groupe pour rendre une petite visite à ses chères bébêtes.Haut de page

Marie a pu disposer d'un conductivimètre polyvalent permettant de mesurer la température et le pH de l'eau, en plus de la conductivité. Neuf points « stratégiques » font ainsi l'objet de mesures et de prélèvements.

Journée intéressante également pour le chiroptérologue, une trentaine de grands rhino sont dénombrés dans les zones fossiles de la cavité.

 

 

Jeudi 5 décembre 2013

Soirée thématique CDS 2B / GCC - Les chauves-souris

Local de Montesoro, Bastia

 

Photos

 

Une vingtaine d'adhérents et invités ont assisté à cette soirée thématique du CDS ayant pour thème « Les chauves-souris ».

C'est Delphine R., du GGC, qui a assuré cette présentation en s'appuyant sur un diaporama projeté sur le grandHaut de page écran du local. Régimes alimentaires, morphologies et modes de vie de ces mammifères, les seuls à pouvoir voler, ont été expliqués. L'utilité des ces petits animaux a également été mise en avant, c'est ainsi qu'environ mille moustiques peuvent être gobés par ces insectivores en une nuit ! 22 espèces ont été recensées en Corse.

Deux plaques de pizza, offert par ITP, ont été dévorées par les participants en clôture de cette sympathique soirée.

 

 

Dimanche 8 décembre 2013

Inventaire matériel

Local, Bastia

 

Participants : Anto, JCL, Léa, Dumé, Marie, JCD, Noël, Fred, André, Anne-Marie, Stéphane, Albert, Isabelle, Marie-Pierre.

 

Photos

TPAL : 1 à 9h00

 

Par une belle journée de décembre, une quinzaine de vaillants topi ont passé la journée à inventorier tout notreHaut de page beau matériel d'exploration. La convivialité des journées d'inventaire nous fait un peu oublier une éventuelle sortie.

Du mousqueton au frigo, de la corde à la pile rechargeable, en passant par les livres, les kits, les spits, les écrous, les ... etc., ce sont pas moins de 336 références, représentant 1582 articles qui ont été inventoriés.

La journée a bien sûr été entrecoupée par un bon graillou.

 

 

Lundi 9 décembre 2013

Découverte de la grotte au 8 000 bouddhas

Myanmar, Birmanie

 

Participants : Jean-Noël D., Véronique M.

 

Photos

 

Pindaya : cette ville située dans l’état Shan, au nord-est du Myanmar (Birmanie) – limite ouest du fameux Triangle d’Or – est à 1 100 m d’altitude.  Elle est célèbre pour sa grotte aux 8 000 bouddhas, la grotte de Schwe Oo Min, une des plus belles de l’Asie du Sud-Est. La ville s’étale au bord du petit lac Pone Taloke et au fond d’une vallée verdoyante encadrée par des montagnes boisées et de grandes falaises calcaires où s’ouvre la fameuse grotte. La région est habitée par le peuple des Danu, une minorité ethnique qui descend de guerriers archers, valeureux au combat. Aujourd’hui dans cette région de hauts-plateaux fertiles, les paysans cultivent des pommes de terre, du maïs, du blé, des potirons et des choux. Plantations de choux à perte de vue, cultivateurs penchés sur leur charrue d’un autre âge, carrioles tirées par des buffles, gamins perchés sur des zébus, on se croit un peu hors du temps.

Son nom de Pindaya signifie « J’ai tué l’araignée », en référence à une légende locale : le site de la grotte de Pindaya est en effet gardé par une énorme araignée. Une légende raconte qu’un valeureux prince a combattu un méchant nat (esprit) qui avait pris la forme d’une araignée géante maléfique et qui séquestrait les sept filles du roi (qui étaient également des fées). Après s’être réfugiées dans la grotte suite à un orage, elles se virent barrer la sortie par la toile de l’araignée géante dans la grotte ; le prince (du nom facile à retenir : Khummabhaya de Nyaungschwe) qui passait par là, entendant leurs plaintes, les aurait délivrées et aurait épousé la sœur cadette (ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants… cela rappelle bien nos Contes de Perrault ; qui a vu le symbole phallique de l’archer ?). En l’honneur de ce prince qui fut ensuite appelé à régner (sic…) et depuis des années les birmans y déposèrent des bouddhas en offrande et Pindaya est devenu un sanctuaire bouddhiste.

Les bouddhas, de toutes les tailles, sont placés dans des niches et sur des aspérités de la roche parmi les stalactites et les stalagmites. C’est tout simplement fabuleux. Ces statues sont, en bois doré à la feuille, en marbre, en bronze, en albâtre ou en laque. Les plus anciennes datent du 17e siècle, les plus récentes sont contemporaines puisque leur nombre s’accroît à chaque pèlerinage. Les statues les plus vénérées sont deux statues noires en laque.

Après avoir atteint l’entrée de la cavité, par un escalier ou un ascenseur et s’être déchaussé, comme dans tout sanctuaire bouddhiste, on pénètre dans une espèce de labyrinthe chargé de bouddhas puis on s’enfonce dans le reste de la cavité. Il y a des bouddhas dans tous les coins et les recoins. Bien cachée en surplomb par rapport à l’entrée – mais on y accède par un escalier –, on peut franchir l’« étroiture », 60 cm de haut, qui débouche dans la Meditation Cave, alcôve de 3 m2 remplie de… bouddhas.

Poursuite de la visite dans la grande grotte, très belle voûte avec de grosses stalactites. Auparavant les visiteurs avaient l’habitude de faire résonner la plus grosse d’entre elles avec des bambous, cela est maintenant interdit et on se contente de la toucher – cela porte bonheur. Au fond, les pèlerins ont l’habitude de ramener une poignée deHaut de page terre chez eux, cela protègerait du feu. Bonne technique pour la désob, à condition qu’il y ait des visites… Au-delà du terminus, difficile à voir si il y a une suite.

Grotte superbe mise en valeur par des éclairages adaptés. Des bouddhas partout, plus de 8 800 ! Et on ne cesse d’en rajouter ! Cavité encore active vue l’humidité, sol un peu glissant,. Compte tenu de l’ampleur du massif calcaire on peut imaginer qu’il y ait de nombreuses cavités. Un peu loin pour un camp d’explos.

 

 

Samedi 14 et dimanche 15 décembre 2013

Assemblée Générale

« L'Albaddu » - Corte

 

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Assemblée Générale des TOPI PINNUTI

Le 14 décembre 2013 au centre l’Albaddu à Corte.

Notre A.G., cette année, s’est déplacée à Corte, les 47 adhérents de l’association avaient rendez-vous au gîte équestre l’Albaddu à partir de 15 heures ce samedi.

La grande salle du gîte est suffisamment vaste pour accueillir l’organisation de l’Assemblée Générale.

À 15 heures 30 le quorum est atteint et l’A.G. peut débuter. Comme d’habitude le comité directeur présente le bilan moral, le bilan financier de l’année écoulée, fait voter les modifications des  tarifs d’adhésion pour l’année à venir, propose les budgets futurs. Viennent ensuite le bilan matériel et le bilan d’activités. Un moment est accordé pour rendre compte de la suite et des résultats de l’organisation de la « Rando pour Mathis ».

Les projets pour l’année à venir sont également abordés. (30 ans du club, JNSC…)

Cette année le Comité Directeur a décidé de moderniser notre ancien logo, qui commençait à vieillir. Un nouveau modèle plus moderne est présenté aux adhérents. Après quelques questions et discutions, une légère modification est demandée par 6 membres* qui s’engagent à faire des propositions. Le bureau consent ; ces propositions devront être adressées d’ici la fin janvier à Silvain qui pilote ce projet. Au-delà, le logo présenté à l’A.G sera adopté.

Une nouvelle mouture de notre site Internet, en cours de construction, est également présentée à l’assemblée.

 

Composition du Comite Directeur pour l’année 2014 :

Président : RICOVERI Noël

Vice-Président : DEL BASSO Jean-Claude

Secrétaire : ROZE Marie-Pierre

Secrétaire-adjoint : MANSIER Marjorie

Trésorière : YART Marie

Trésorier-adjoint : BOSCHI Antoine

Responsable technique : BAUER André

Responsable technique-adjoint : BOSCHI Antoine

 

*(5 abstentions et un refus) 

 

Il est 19 heures, dans un joyeux brouhaha l’A.G. se termine. Les préposés à la musique se mettent à faire tourner les platines et l’apéro peut commencer. Accompagné de beignets au fromage, le planteur, (boisson traitresse….) coule abondamment dans les gosiers…….

Il est temps de passer à table. La soupe est délicieuse, suivent le sauté de veau, le fromage et une délicieuse tarte aux pommes.

À 22 heures nous ferons une pause musicale, tous sont invités à sortir à l’extérieur pour assister au tir d’un feu d’artifice. (Pour le fun) Entre temps, Jean-Yves qui avait terminé son A.G. du GCC à Omessa, nous rend visite.  De retour à l’intérieur la musique reprend, la bonne ambiance aussi. Plus tard, quelques uns décident de terminer la nuit dans les bars cortenais. Les autres plus sages, rejoignent leurs couches dans le dortoir ou dans les chambres doubles réservées par les couples.

 

Dimanche 15 décembre

San Petrone - Saliceto

 

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7 h 30 pétantes ! Dumè sonne le rassemblement pour le petit-déj. Les mines défaites, les troupeaux de bisons qui courent encore dans les têtes, les yeux gonflés de sommeil et les paupières en capote de fiacre, les uns et les autres, nonchalamment, se retrouvent petit à petit devant un bol de café.

9 h, les uns préfèrent rentrer chez eux, d’autres iront se baigner dans les eaux fraiches de la Richiusa, enfin, 20 randonneurs se mettent en route pour le San Petrone.

Le soleil est bien présent et l’air est frais. À mi-parcours, nous trouvons une bonne couche de neige sur le chemin. Elle sera présente jusqu’au sommet. La vue est bienHaut de page dégagée malgré quelques nuages par ci par là. Le casse-croute sera avalé devant la nouvelle statue de St Pierre réinstallée récemment sous la table d’orientation. La précédente avait été dérobée l’an dernier. 

Un petit vent frais nous indique qu’il est temps de reprendre le chemin en sens inverse. Nous repartons en direction du col de Prato. Avant de nous séparer nous irons à Ponte Leccia pour prendre un dernier chocolat chaud.

 

I Topi Pinnuti - Bât. A8 - Les Logis de Montesoro - 20600 BASTIA

Association affiliée à la Fédération Française de Spéléologie sous le N° V20-005-000

Téléphone : 04 95 32 68 16 (répondeur) - http://topi.pinnuti.ffspeleo.fr/ - topipinnuti@orange.fr