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2007

 

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Une des ambitions de notre association est le partage de nos passions avec le plus grand nombre. Nos activités nous amènent souvent en des lieux difficiles d’accès pour le commun des mortels. Les récits ci-dessous permettent modestement ce partage, avec l’espoir de faire vivre, par quelques lignes et quelques photos, les sensations parfois intenses que procurent nos activités.

Ces comptes-rendus ne représentent pas l’exhaustivité de nos aventures (certains étant un peu réticents à s'épancher sur un clavier ;-), ils permettent néanmoins de donner un aperçu de nos pérégrinations souterraines et canyonistiques, et pourquoi pas de faire rêver.

Bonnes lectures, et si l’envie prend le dessus sur la simple curiosité, rendez-vous au local un jeudi soir …

 

Sommaire

 

Dimanche 7 janvier 2007
Spéléo, visite - Citerne San Angelo, Bastia

Samedi 12 janvier 2007
Spéléo, séance photos - Butrone, Sisco

Samedi 27 janvier 2007
Spéléo, première, explo, topo - Grottes de Valetto, Casanova

Samedi 3 février 2007
Spéléo, visite, topo - Grotte Tra Li Monti, Lento

Dimanche 4 février 2007
Spéléo, prospection - Canarinco, Bastia

Samedi 10 février 2007
Spéléo, nettoyage - Grottes de Brando, Erbalunga

Samedi 17 février 2007
Spéléo, désobstruction - L'Avaloir et trou du Niçois, Barbaggio

Mardi 20 février 2007
Spéléo - Grotte de Butrone, Sisco

Samedi 24 février 2007
TUC, Travaux d'Utilité Collective - Local, Bastia

Mercredi 28 février 2007
Spéléo, aménagement du local

Vendredi 2 mars 2007
Spéléo, aménagement du local

Samedi 3 mars 2007
Initiation aux techniques de spéléologie alpine - Falaise de Francardo

Dimanche 4 mars 2007
Initiation aux techniques de spéléologie alpine - Castiglioni 1, Oletta

Juillet 2007
Spéléo à Lano par le GSA, Groupe Spéléo d'Alsace

Jeudi 9 août 2007
Via Ferrata - Chisa

Samedi 11 août 2007
Initiation canyon - La Vacca

Samedi 11 au Lundi 13 août 2007
Spéléo, week-end à Ghisoni - Journées environnement, Ghisoni

Mardi 14 août 2007
Spéléo, découverte du monde souterrain - Cast.3, la traversée, Oletta

 

Dimanche 19 août 2007

Spéléo, prospection, explo, première, topo - Trous de Velone, Velone-Orneto


Samedi 25 août 2007

Initiation canyon - La Richiusa

Dimanche 2 septembre 2007
Initiation canyon - La Vacca

Dimanche 16 septembre 2007
Spéléo, découverte du milieu souterrain - Butrone, Sisco

Samedi 22 et dimanche 23 septembre 2007
Spéléo, découverte spéléo - Ghisoni

Samedi 29 septembre 2007
Spéléo, préparation des Journées Nationales de la Spéléologie et du Canyon - Grotte de Brando, Brando

Samedi 6 et Dimanche 7 octobre 2007
Spéléo, Canyon - Journées Nationales de la Spéléologie et du Canyon, Santa Maria di Lota et Brando

Samedi 27 octobre 2007
Spéléo, exploration et reprise topo - Nouveau réseau Cast.2, Oletta

Samedi 3 au Dimanche 4 novembre 2007
Spéléo, week-end à Ghisoni - Visite du réseau des Bosons, Ghisoni

Samedi 17 au Dimanche 18 novembre 2007
Spéléo, week-end découverte du milieu souterrain - Grotte de Carpinetto, Lano

Samedi 25 novembre 2007
Inventaire du matériel ITP et CDS - Aménagement du local, Bastia

Samedi 1er décembre 2007
Assemblée Générale du club

Samedi 15 décembre 2007
Spéléo, visite et poursuite topo - Cast.2, Oletta
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Dimanche 16 décembre 2007
Spéléo, découverte du monde souterrain - Grotte de Santa Catalina, Sisco

Samedi 29 décembre 2007
Spéléo, échange spéléologique corso-belge - Visite de Cast.1 et 3, Oletta

 

 

Dimanche 7 janvier 2007

Spéléo, visite citerne San Angelo, Bastia

Alain T, Philippe B, Jean-Claude L

 

Le cadavre dans la cave des évadés

 

En ce gris matin, le 07 janvier 2007, à l’heure dite, 10h00, les trois compères, Alain T, Jean Claude L et Philippe B, se retrouvèrent devant la grille étonnamment ouverte du chemin d’accès.

Fi de l’interdiction en lettres de sang qui invitait le manant à se tenir éloigné de l’ouvrage de pierre, l’équipée s’engagea en portant quelques sacs de matériels et une longue corde au jaune fluorescent, indécent en ces lieux. En effet, le forfait fut accompli le long du couvent San Angelo à proximité de l’imposante sérénité du palais de justice de la ville de Bastia.

Une fois la grille d’accès franchie, un sentier de terre, parsemé de galets ronds et de plantes bien vertes, conduit à une étrange construction ronde comme une tour génoise en pierres de taille. Face à eux s’ouvrit, comme la gueule muselée de quelque gigantesque monstre, un tunnel d’accès barré par une grille cette fois bien scellée. Le repérage effectué quelques jours auparavant avait permis de constater qu’il existait un passage en partie supérieure, au dessus de la grille.

 

Philippe et surtout ses 1,95 m effectuèrent des acrobaties de grandes qualités pour se retrouver dans l’autre monde, celui de l’aventure de l’autre côté de la grille. Alain et Jean Claude, plus concentrés, moins de 1,73 mètres, roulèrent en vrac mais avec un peu plus de facilité du côté obscur.

 

Armés de lampes à l’éclairage bleuté donné par les « leds » dernière génération, les trois évadés du quotidien s’avancèrent lentement, le plaisir n’est bon que s’il dure quelque peu, dans le court couloir qui s’offrait maintenant à eux.

Au bout de 4 mètres, après avoir gravi moins d’une dizaine de marches, le sol se découpait, présentant un puits au bord bien rond. Dans le reflet des lampes une échelle, pardon de la rouille en forme d’échelle, conduisait 10 mètres plus bas vers le fond d’un énorme réservoir en forme de demi sphère. Là en bas une vingtaine de centimètres d’eau très claire attendait les premiers pas des explorateurs.

 

La descente fut très délicate, accompagnée des petits ploufs que faisaient les morceaux de rouille de l’échelle qui, en se décrochant, tombaient à l’eau.

 

Quelques rochers permirent de laisser les pieds au sec, quand dans le faisceau blafard d’une des lampes, là dans l’eau, un peu enseveli dans une vase marron, les ossements bien blancs d’un cadavre replié sur lui-même arracha à nos petits aventuriers une clameur de stupeur et il faut bien l’avouer d’excitation.

 

La découverte n’engendrera pas les gros titres des journaux, enfin de Corse-matin, des canines bien trop pointues et une longueur de mâchoire bien trop inhumaine indiqua aux intrépides qu’il ne s’agissait seulement que d’un gros chien.

 

Par sa forme et son diamètre d’une dizaine de mètres, le réservoir offrait une acoustique extraordinaire qui transformait le moindre son en cascade vibrante, l’air doit encore en résonner. Un chiroptère (petit rhinolophe) a été observé, lui la tête vers le bas et eux les leurs vers le haut. Le système de puisage totalement détruit par la corrosion pendait du plafond.

 

La sortie fût comme l’entrée, acrobatique, nos trois compères, un instant, ressemblèrent au chiroptère.

 

Alain

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Samedi 12 janvier 2007

Spéléo, séance photos, Butrone, Sisco.

Valérie L, Olivier G, David M, Albert D, Max D, Noël R, Laurent V, Jean-Claude L, Mouskif.

Première sortie spéléo pour André O et Philippe V.

 

Il était prévu une journée désobstruction pour redonner vie à l'Avaloir, dont quelques grosses pluies ont bouché l'entrée, mais finalement nous sommes allés à Butrone, suite à la demande d'André O pour illustrer un chapitre de son prochain livre sur l'eau vive en Corse.

Tout le monde se retrouve au local pour la préparation du matériel et prendre le café, sauf P Max qu'on prendra au passage et ... Noël qui, ayant oublié son casque, nous rejoindra sur place.

Et sur place, nous transvasons tout le matos dans le Vitara qui, pris par surprise et par derrière, ne s'y attendait pas. C'est vrai que la piste est un peu sérieuse pour le tous-chemin d'Olivier, il préfère le laisser en bas. Après la jonction avec Noël, nous entamons la montée, la clef du cadenas du portail est bien sous la pierre plate, les chasseurs sont là aussi pour le dernier jour d'ouverture de la chasse au sanglier. Nous discutons avec l'un d'entre eux, posté sur la piste, il nous donne une indication sur un trou qui souffle toute l'année vers le haut de la piste, direction la carrière, à voir ...

Depuis notre dernier passage en septembre dernier, la végétation n'a pas trop envahie le chemin d'accès à la grotte. Olivier ouvre le bal des machettes, suivi de prés par JC. La cavité est rapidement atteinte, nous projetons encore une fois de refaire le chemin par un itinéraire plus direct qui passerait également par une belle source appareillée de pierres taillées. Cette fois-ci, c'est promis, on consacrera une journée de printemps à ce digne projet.

Sur l'esplanade devant la grotte, les automatismes se mettent en branle, nettoyage, allumage du barbecue, grillades (excellents les figatelli d'André), débouchages successifs des bouteilles, nous garderons la galette pour le goûter de sortie. TPAM (Temps Passé A Manger) 1h30 !

La visite de la cavité commence enfin, une quinzaine de petits rhinolophes sont regroupés au plafond juste après le 1er ressaut, comme d'habitude. Nous nous dirigeons directement vers le réseau actif, le fossile étant moins intéressant à photographier. L'eau vive, thème de la sortie n'est pas très présente, conséquence de la sécheresse inhabituelle en cette saison. Les séances photos se succèdent quand même en suivant le petit ru jusque pratiquement sa disparition dans les entrailles de la terre. Le 24 mm du Nikon est tout à fait indiqué pour donner de la perspective dans les modestes cavités insulaires. Albert et Valérie, qui commencent à se refroidir, regagnent la sortie, accompagnés par Olivier. Lors de cette visite, nous rencontrons également un peu de faune, triton, niphargus et bien sûr quelques dolicopodes. Sur le retour, quelques prises de vues s'imposent à coté des gours. Nous épargnons la chatière pour les nouveaux et revenons par le même circuit qu'à l'aller. TPST 2h45. A l'extérieur, Albert et Olivier se réchauffent en démaquisant les alentours et Valérie auprès du feu de bois. Une petite faim se faisant sentir (ben oui), nous faisons tiédir la galette et la goûtons accompagnée de quelques clémentines. Le résultat du démaquisage est ensuite embrasé et une épaisse colonne de fumée s'élève vers le ciel qui s'obscurcit peu à peu. Que c'est beau !

 

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Samedi 27 janvier 2007

Spéléo, première, explo, topo, grottes de Valetto — Casanova —

Jean-Yves C (ACS), Maxime D, Albert D, Jean-Noël D, Olivier G, Jean-Claude L, David M, Philippe S, Laurent et Philippe V.

Et la participation de Michelle S. 

 

Début 2006, Michelle nous avait informé de la redécouverte d’une cavité dans la région de grotte de Valetto. Sur les indications de Jean-Baptiste C, berger de la zone, elle avait visité avec Christophe, une cavité horizontale d’une trentaine de mètres (sic), composée de trois salles contiguës. A noter lors de cette première visite la présence de près de 55 rhinolophes. Jean-Yves, prévenu en premier, n’avait plus en dénombrer qu’une trentaine puis lors d’une seconde visite, les chiroptères avait déserté la grotte… les spéléos pouvaient entrer en action…

 

Après une succession de rendez-vous où chacun a accumulé un peu de retard — le local, le parking du Casino, Vulco, et enfin le parking de Valetto —, il était presque 11 h lorsque la colonne de neuf spéléos emmenée par Michelle s’ébranlait vers la première ! Prendre le sentier qui mène à la grotte de Valetto, emprunter une piste, laisser le sentier de la grotte de Valetto et poursuivre sur la piste vers qui mène à la Tour ruinée. Au niveau de ce col, emprunter un sentier en courbe de niveau qui remonte la rive droite du ruisseau de Felce, 400 m plus loin — environ une dizaine de minutes de marche —, descendre vers le lit du ruisseau que l’on traverse facilement sur des rochers et remonter en face en direction d’une barre rocheuse. La cavité s’ouvre au pied de cette barre rocheuse. Malgré quelques restes de neige fondue, la progression n’a présenté aucune difficulté, environ une demi-heure de marche en partant du parking.

 

La zone d’entrée est un peu inconfortable et surtout à l’ombre, ce qui nous amène à remonter quelques dizaines de mètres au-dessus pour s’installer sur un replat ensoleillé, il est presque l’heure des agapes. Retour à la cavité. En moins de 2 mn, nos spéléos avides de nouveauté se sont engouffrés dans l’étroiture d’entrée. Plus sages, Jean-Noël et Laurent débutent la topo (un peu inconfortable, vu la vétusté du matériel qui nous reste — déca ruban, compas obscure et clino récalcitrant —, il est le loin le temps du lasermètre !). A peine deux mesures de réalisées que la colonne est de retour… ils sont vite arrivés au terme de la progression, les trente mètres ne sont sûrement pas au rendez-vous. On poursuit la topo, secondés par David et Olivier. En fait une cavité horizontale de 14,90 m de long de 2 à 4 m de large et un plafond entre 1 et 3 m, avec trois élargissements (« salles »), la dernière étant atteinte après franchissement d’un passage bas de 60 cm de haut.

Sur la paroi, une belle araignée Méta qui veille sur un cocon contenant son garde-manger, un dolichopode desséché et au pied de la paroi opposé, on remarque parmi les pierres, un autre cocon de 5 cm de diamètre tout blanc et recouvert de minuscules têtes d’épingles qui s’agitent, les bébés Méta viennent de naître. Cela donnera de faire quelques photos très intéressantes. Sur les parois notre attention est également attirée par les tâches jaune vert, on hésite entre les affleurements de minerai aurifère (pourquoi pas ?), du soufre ou plus sûrement des lichens (on est à une dizaine de mètres de l’entrée mais la lumière doit pouvoir arriver jusqu’à cette paroi).

 

Une bonne heure de visite et on laisse les Méta tranquilles. On regagne le replat ensoleillé pour entamer les agapes auprès d’un bon feu. Michelle doit nous quitter et peu de temps après on voit arriver Jean-Yves. Grillades diverses, notamment succulentes côtes plates de nos amis Laurent et Philippe. On a failli goûter aux saucisses bastiaises d’Albert mais on se saura jamais ce qu’elles contenaient — nos ventres n’en pouvaient plus ! Fromages, cuvée du Douanier. Le temps rafraîchit, l’ombre grimpe à l’assaut de la barre rocheuse. On songe à poursuivre la ballade.

David, Jean-Noël et Philippe décident d’aller retrouver le Trou du seau et les Porches de San Gavina visités en 2003 mais sans relevés topos et sans photos. Ces cavités se trouvent en rive droite du ruisseau de San Gavina (prolongement du ruisseau de Felce vers le nord). Plutôt que revenir vers la Tour, on grimpe au-dessus de la barre rocheuse pour redescendre vers le ruisseau dans la grande bande de calcaire. Pas de difficulté notable, le ruisseau est facilement traversé et après quelques hésitations le Trou du seau est là, au pied de la falaise calcaire, à droite du sentier au milieu de quelques ronces. Philippe retrouve le seau ainsi que des fers à béton qui ont du servir d’amarrages pour des remontées à l’échelle et un petit sac de ciment. Cela l’amène à conclure que la désob doit dater des années soixante (par les ajacciens de Zafrilla ?). David s’enfile jusqu’au fond à presque – 10 m, mais il y a un sacré boulot pour espérer poursuivre.

 

Ensuite on poursuit à l’horizontal vers le nord sur environ 350 m pour retrouver les trois porches qui s’ouvrent dans une petite barre de calcaire (50 m sur la droite après avoir franchi une clôture au milieu de petits chênes verts). Trois porches distants d’environ une dizaine de mètres, entrées elliptiques de 1 à 3 m de diamètre, se développant à l’horizontale de 4 à 11 m, la suite devenant impénétrable. Il s’agit vraisemblablement d’anciennes résurgences, on retrouve des concrétions de choux-fleurs érodées, évoquant une formation en régime d’ennoiement. Topo, photos et retour au Trou du seau. Puis remontée vers le col de la Tour ruinée où l’on emprunte à gauche la bande calcaire et l’ancienne carrière (où s’ouvre une petite cavité verticale de - 6 m). Et l’on arrive directement à la deuxième entrée (ou sortie ?) de la grotte de Valetto, juste à temps pour enlever la pierre qui en bouche l’orifice et « libérer » l’équipe qui vient de faire la traversée. Quelques photos des trous de Valetto 2-3-4. Une nouvelle équipe se constitue pour retraverser Valetto en sens inverse — Jean-Claude, Maxime, David, Jean-Noël, Philippe et Laurent. J.-C. et Maxime vont fureter dans quelques diverticules qui mériteraient d’être plus explorés et topographiés. J.-N. retrouve dans la grande salle d’entrée, un graffiti de Zafrilla de 1965 (sûrement gravé lors des « explos » des années soixante dont on a retrouvé récemment les comptes rendus dans le Corse Matin de l’époque).

 

Retour aux voitures, il est 16 h 30, la fraîcheur tombe, un petit café au Bar de la Plage à Corte.

 

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Samedi 3 février 2007

Spéléo, visite, topo, grotte Tra Li Monti — Lento —

Christian D, Maryline D, Maxime D, Jean-Noël D, David M, Noël R, Philippe S et Mousquif 

 

Le soleil devrait briller en altitude et devant la vacance prévue du samedi suivant, il est décidé le jeudi soir de poursuivre les visites de nos anciennes cavités oubliées. La grotte de Lento, connue du club dans les années quatre-vingt — une fiche topo succincte avait été retrouvée dans les archives, mais sans aucune topo —, avait été redécouverte dans un premier temps en 1997 par Noël qui avait effectué une reconnaissance des lieux en solitaire. Puis une équipe de joyeux topis s’était lancé peu de temps après dans une topographie qui, en l’absence ce jour-là du « topographe » du club, avait eu pour résultat d’accoucher d’un plan bizarre qui avait fait bouillir les méninges du « topographe » quand il a fallu mettre au propre la somme des relevés obtenus... Les photos manquaient également.

Le projet avait été mis en sommeil et cet après-midi de libre suffirait bien. Ce n’était pas très loin de Bastia et la marche d’approche était limitée. Rendez-vous au local avec Philippe vers 13 h 15 et direction le point de rencontre à Ponte Novo, au départ de la route de Lento. Noël doit nous y attendre car c’est le seul à connaître son emplacement. En cours de route, il nous prévient que pour de sombres histoires de cheval, il sera en retard… 14 h, David est là, un coup de fil aux Darphin, ils seront un peu en retard… Pour une fois on n’attendra pas trop ! 14 h 20, on monte vers Lento, on cherchera la grotte par nous-mêmes et Noël nous retrouvera. On était quand même en possession d’un repérage des lieux relevés par les premiers explorateurs. On trouve assez facilement le virage, le replat, puis la chapelle San Cipriano, c’est bien là.

Habillage très agréable sous le soleil de février, et l’équipe se met en marche – huit fiers spéléos, les D. sont venus accompagnés d’un couple d’amis qui feront leur première virée sous terre en Corse, ils seront un peu déçus… En moins d’une demi-heure, David atteint les escarpements granitiques où doit se trouver le départ puis Jean-Noël trouve rapidement le porche d’entrée. On est bien dans une faille constituée de blocs effondrés qui forme des espaces que l’on peut appeler grotte car l’ambiance souterraine est nette.

Objectif, la visite, les photos et la vérification des mesures topos — on ne va pas tout remesurer, ils s’étaient vraiment bien appliqués en 1997, mais se rendre compte sur le terrain des incohérences relevées. Dès les premiers mètres du couloir d’entrée, on observe ce qui fait l’originalité de la cavité, un mur de taffoni à l’intérieur. Ce type de formation géologique, lié à l’érosion du vent, de la pluie et du gel est souvent observé en Corse sur de nombreuses parois rocheuses mais dans une cavité, c’est la première fois. Seule explication, la formation de ces taffoni s’est faite en extérieure et est antérieure à l’effondrement de la faille. Au bout d’un couloir d’une quinzaine de mètres de long, un passage plus resserré — l’« Etroiture » de la Passoire  — donne accès à une salle basse, 0,40 à 1 m de hauteur de plafond, de forme rectangulaire de 10 m de côté environ et en légère déclivité, la Salle des Vents. De nombreux blocs rocheux sont restés coincés entre les deux dalles. Dans un coin on peut observer deux chiros ce qui fait la joie de nos invités. Séquence photos, on refait le dessin de la topo, des petites salles annexes ont disparues… il s’agissait de recoins derrière des blocs. On perdra une dizaine de mètres par rapport à la topo de 97.

Pendant ce temps Noël nous a rejoint, accompagné de Mousquif qui furète dans tous les diverticules. Puis vient le moment de découvrir le réseau supérieur, le Réseau des Relents ; pas vraiment difficile à trouver mais heureusement que Noël était là, on a gagné du temps. En fait, dix mètres après l’entrée escalader les blocs à droite et un passage assez large entre des blocs permet de prendre pied dans une grande faille orientée au nord-est, de vingt mètres de long pour 1 à 2 m de large avec un plafond à 10 m. Son extrémité obturée par des éboulis se trouve dix mètres plus bas que le point d’accès. Cette faille se retrouve en surface sous forme de dépression rectiligne ; on pourrait d’ailler accéder directement au Réseau des Relents en désobstruant un pertuis de quelques dizaine de centimètres, ce serait un beau P10. Exploration d’une salle basse sur la gauche, puis d’un petit réseau de quelques mètres en fond de faille, on y trouve deux beaux crânes de chèvres. Même en furetant un peu, le réseau est vite exploré, à 16 h tout le monde est dehors. Les D. et leurs amis sont déjà partis depuis longtemps. Le reste de l’équipe prend le temps de prospecter un peu les alentours. J.-N. trouve une galerie de 8 m de long juste en dessous de l’entrée principale — Noël ne s’en souvenait plus —, il s’agit de la partie inférieure de la faille d’entrée de Tra li monti située sous le couloir principal. Le fond est bouché par une trémie. En remontant vers les voitures et à gauche de la bergerie en ruines, Noël cherche désespérément l’entrée du Trou qui souffle, au pied d’un gros chêne, un peu juste comme info, vu le nombre de chênes… on trouve bien une vague dépression près d’un gros bloc, complètement bouché par de la terre et des feuilles ; l’explo date de dix ans, c’est peut-être là… De toute façon ce n’était que des contorsions entre des gros blocs.

On a failli aller prendre un café à Lento mais il se fait tard et il faut songer à rentrer à Bastia.

On revient donc avec une topo plus réaliste, quelques photos sympas, des témoignages de taffoni souterrains. Cavité sans grand intérêt spéléologique, d’origine purement tectonique constituée à partir de deux failles orientées E/O et SO/NE dont le croisement a donné lieu à des effondrements. La Faille des Relents et les Taffoni valent le déplacement.

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Dimanche 4 février 2007

Spéléo, prospection Canarinco, Bastia.

Marie-Françoise et Jean-Claude L.

 

Profitant d'un bel après-midi de printemps, heu ... d'hiver, J-C invite sa M-F à faire une petite ballade du coté de Canarinco pour profiter du soleil et repérer un petit départ découvert lors d'une journée désob/topo en mars 2004. Le maquis a bien poussé, J-C trouve un trou, mais sans être certain que ce soit le bon. La large entrée fait environ 20 cm de diamètre et les cailloux tombent, tombent, tombent sur facilement 100 ... cm, et pas le moindre souffle d'air. Le trou est repéré avec un piquet en bois. Une séance de désob est envisageable pour les optimistes.

 

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Samedi 10 février 2007

Spéléo, nettoyage grottes de Brando, Erbalunga.

Jean-François B, Christian D, Maxime D, Albert D, Dominique D, Jean-Noël D, Olivier G, Pierre L, Maxime L, Marie Pierre R, Noël R, Philippe S, Philippe V, Laurent V + son épouse et fils.

 

Tout d'abord, bravo et merci !

 

Cette journée fut un succès tant sur la météo, le nombre des participants, leur enthousiasme, la qualité et la quantité du travail fourni, ... et le barbecue !
En effet, la météo nous a accordé une très agréable trêve avec du soleil, entre une veille pluvieuse et un lendemain venteux. Plus de quinze personnes se sont retrouvés sur les différents chantiers avec une multitude d'outils et une volonté d'en mettre un bon coup.
L'ampleur des tâches était bien trop grande pour une seule journée de travail, mais quand le bilan fut effectué en fin d'après midi, il fallut se rendre à l'évidence qu'on avait laissé derrière nous une sacré bonne trace de notre passage et qu'il nous en resterait guère pour une prochaine opération d'entretien.
Certes nos mains ou autres parties du corps en ont encore les stigmates, mais nous pouvons tous être fier du travail accompli.
Bien évidement, cet enthousiasme au travail s'est retrouvé autour d'un barbecue particulièrement bien fourni et arrosé, et nous a permis de repartir à la tâche gonflés à bloc.


Je tiens donc à remercier tous ceux qui se sont investis pour cette journée, ou qui ont contribué avec leurs outils, leur volonté et leur bonne humeur à redonner une nouvelle touche d'éclat à ce site exceptionnel qui nous demande régulièrement des "opérations" comme cette dernière et nous offre en retour ... ce que chacun de nous y vient chercher et y trouve à coup sûr.

 

Pierre
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Samedi 17 février 2007

Spéléo, désobstruction l'Avaloir et trou du Niçois, Barbaggio.

Jean R, Christian D, Max D, Laurent V et Jean-Claude L.

 

L'Avaloir est un petit trou qui présente quelques particularités. Il est près de Bastia ; l'entrée se trouve dans le caniveau d'une route et a été aménagée en avaloir naturel, d'où son nom ; il recèle une salle qui possède parmi les plus belles concrétions de Corse, bouquets d'aragonite, excentriques ... et pour accéder à cette salle, il faut franchir un boyau sévère de quelques mètres, "la râpe à bois", qui a pour l'instant rebuter la majorité des spéléo. L'origine du nom de ce boyau tient au fait qu'une coulée de calcite rétrécissait le boyau sur son parcours. Pour l'élargir, JC et JB avaient utilisé une grosse râpe à bois et, couchés sur le flan, la râpe en bout de bras, ils avaient passé un bon moment à râper la calcite pour supprimer le bombé qui gênait le passage. Pour corser le tout, un bloc de calcaire, du jurassique de qualité supérieur, oblige à un contorsionnement dés le début du boyau et la sortie débouche directement sur un puits de 5 m. Depuis quelques mois, une particularité supplémentaire est apparue, l'entrée du trou s'est bouchée.

 

Le but de la sortie de cette belle journée était de redonner vie à ce trou. Nous laissons au local quelques topi bricoleurs continuer l'aménagement du bar et retrouvons Jean, arrivé la veille de son pays niçois d'adoption, et qui en nous attendant était parti prospecter les environs de l'avaloir. Il nous annonce une bonne nouvelle, il a trouvé un départ ! Dans un champ en contrebas de la route, une petite dépression avec au fond un petit trou. Nous sommes plus ou moins dans le prolongements des states de calcaires/calcschistes de l'Avaloir. Jean a déjà commencé à gratter, mais le passage est bloqué par un bloc rocheux. Nous avons donc 2 chantiers pour la journée. Nous débutons par l'Avaloir, l'entrée est complètement obstruée. Après avoir retirer du sable, du gravier, quelques blocs rocheux, nous découvrons la raison du bouchon, un piquet de signalisation K5b et une large planche de bois sont coincés en travers. Ils ont certainement été posés par des ouvriers lors de la réfection du revêtement de la petite route, peut-être par souci de protection des rares usagers. L'eau de ruissellement a ensuite fait le reste en apportant sable et cailloux. En 5 mn le trou a retrouvé sa "liberté" et les chauves-souris pourront de nouveau le coloniser. Nous décidons maintenant de casser, non pas la roche, mais la croûte ! Jean, qui commence à bien connaître la pratique spéléo insulaire, nous magagne quelque peu. Nous voilà au pied d'une petite falaise, dans un enclos à chèvre et surtout à l'abri du vent violent et glacial qui souffle sur les contreforts du Pigno. Un feu est vite allumé, chacun sort ses victuailles et bien sûr ... ses bouteilles !

Après ce moment de détente, deux équipent sont constituées. Jean, Christian et Max continueront la désob du Trou du Niçois pendant que Laurent et JC descendent dans l'Avaloir. Laurent va tenter l'initiateur cette année et il doit "bouffer" du trou. Aucun problème pour celui-ci, l'équipement est simple, départ sur 2 spits plantés sur la paroi rocheuse qui longe la route, 1 spit en relais à l'entrée du trou, une déviation et descente plein pot sur une dizaine de mètres. La visite se prolonge jusqu'à l'entrée du boyau de la râpe à bois et nous décidons de rejoindre l'équipe désob de surface.

 

Le chantier a bien avancé, on peut maintenant entrer complètement dans le trou, deux tirs ont été tentés mais sans résultat, le gros bloc qui barrait le passage a finalement été extrait après l'avoir cassé en 2. La faille se poursuit de chaque coté, mais c'est pas encore très large !

 

Maxime était venu pour faire péter, JC propose donc de redescendre dans l'avaloir et de régler son compte au bloc qui gène l'entrée du boyau de la râpe à bois. Le trou est percé, le crayon est inséré, la bourre est bourrée, la ligne est tirée. Nous nous mettons à l'abri en bas du puits d'entrée, sous un plafond bas. C'est Max, casque antibruit sur les oreilles, qui se charge de la mise à feu. "ATTENTION AU TIR", "3", "2", JC se bouche les oreilles, "1", "FEU !". Une détonation sourde, la flamme du casque s'éteint, c'est bon signe. Nous attendons l'évacuation des fumées. Poussées par le courant d'air, celles-ci nous rejoignent quelques secondes plus tard. Encore quelques minutes et nous voilà devant le boyau. Le tir a été efficace, quelques blocs sont éparpillés et il ne reste plus qu'un morceau du rocher qui gène encore le passage. Qu'à cela ne tienne, on refait un tir. Même scénario que le précédent, "ATTENTION AU TIR", "3", "2", JC se bouche les oreilles, "1", "FEU !". Une détonation qui secoue les tripes, la flamme qui s'éteint, c'est encore bon signe. Après l'attente réglementaire, nous allons constater le résultat. Un peu moins de blocs cassés mais le tir a encore été efficace, il reste un bloc à dégager au piochon. C'est pas un boulevard ensuite, mais maintenant on a la vue sur la totalité du boyau depuis son entrée. Encore une bonne chose de faite.

 

En surface, le reste de l'équipe nous attend pour plier bagage. Quelques pierres plates récupérées aux alentours sont disposées en couvercle sur le trou. Le piquet de signalisation K5b est également planté devant pour prévenir de l'obstacle. Nous quittons ainsi le "chantier" et le changement de vêtements sous le vent sibérien n'est pas des plus agréable. Direction le local où Noël et Olivier finissent le plancher du bar. Consciencieusement, nous l'essayons sitôt le matos rangé.

 

C'est ainsi que finit cette journée bien sympathique !

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Mardi 20 février 2007

Spéléo, Grotte de Butrone, Sisco.

Jean R, Christian D, Max D, Albert D.

 

Contrôle des pièges à bébêtes.

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Samedi 24 février 2007

TUC, Travaux d'Utilité Collective, local, Bastia.

Noël R, Albert D, Christian D, Pierre-Jean M, David M et son père Jean, Jean-Claude L.

 

Pose et branchement de l'évier, pose du revêtement de sol et des étagères derrière le comptoir, ajout d'une robinet de puisage + divers aménagements.

Y'a encore du boulot !

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Mercredi 28 février 2007

Spéléo, aménagement du local

Christian D, Jean-Noël D, Philippe E, Noël R

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Etagères du bar à droite de l’évier avec leur revêtement marbré…

 

Vendredi 2 mars 2007

Spéléo, aménagement du local

Christian D, Jean-Noël D, Philippe E, Noël R

 

C’est le tour des étagères du local matos.

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Samedi 3 mars 2007

Initiation aux techniques de spéléologie alpine, falaise de Francardo.

Initiés : Jean-Luc S, Nicolas B, Paulo M, Victor M, Jean-Claude D, Philippe E.

En perfectionnement : Laurent et Philippe V, Maxime D.

Encadrants : Dumé D, Noël R, Olivier G, Philipe S, Jean-Noël D, Jean-Claude L.

 

Le temps passe, déjà 2 ans et demi depuis notre dernière visite à cette falaise et c'était pour un entraînement spéléo secours. La précédente initiation spéléo remonte au 24 mai 2003, nous nous promettons de revenir au moins une fois par an. Après un petit café au sympathique Rex Bar, les 3 4x4 permettent au groupe de s'approcher de la falaise.

Nous avons fait le plein d'initiés, tous les baudriers sont de service. Noël, Dumé, Olivier et Philippe S se chargent des explications matériel et technique pour le groupe initiés pendant que J-C s'occupe de Laurent et Philippe qui se perfectionneront à l'équipement. Toutes les voies habituelles sont équipées et chacun aura au moins fait une descente et une remontée avant ... les grillades. Après celles-ci, agrémentées de jus de raisin, les exercices reprennent sous un beau soleil de fin d'hiver et une température printanière. Laurent, Philippe S et JC s'éclatent au dégagement d'équipier, sous quelques regards dubitatifs. Quelques descentes et remontées plus tard, les voies sont déséquipées et chacun regagnes ses pénates après avoir ramener le matériel au local.

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Dimanche 4 mars 2007

Initiation aux techniques de spéléologie alpine, Castiglioni 1, Oletta.

Initiés : Jean-Luc S, Nicolas B, Paulo M, Victor M, Jean-Claude D, Maxime L.

En perfectionnement : Laurent et Philippe V.

Encadrants : Dumé D, Noël R, Olivier G, Jean-Noël D, Jean-Claude L.

 

Une seule défection pour la mise en pratique des apprentissages de la veille. Deux groupes sont formés, Jean-Luc, Paulo et Victor avec Noël et J-N vers le fond, Nicolas, J-C D et Max L avec Olivier, Dumé et JC vers la salle de la Chèvre. Contrairement aux précédentes visites, les rongeurs n'ont pas goûté à la corde canyon réformée mise en place sur la vire, peut-être parce qu'il ne s'agit pas de corde spéléo ? Il faudra quand même la remplacer par une câblette acier.

Tout le monde se retrouve en surface pour les grillades, que nous dégustons, comme la veille, sous un beau soleil. Laurent et Philippe V arrivent à ce moment là. Quelques "plops" plus tard, les deux équipes redescendent en inversant les parcours. Laurent déséquipera le réseau du fond et J-N celui de la Chèvre. Nous ressortons sous les crépitements de la ligne HT, l'air est maintenant plus humide. Une cérémonie se déroulera ensuite pour la remise officielle des certificats de baptême, manque plus que les journalistes.

 

Bilan de ces 2 belles journées : 6 initiés aux techniques spéléo + 2 perfectionnements.

 

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Juillet 2007

Spéléo à Lano  par le GSA, Groupe Spéléo d'Alsace - http://groupespeleoalsace.free.fr/

 

C’était mon 3ème séjour en Corse et j’étais fortement décidé à me faire plaisir cette fois. D’autant que j’étais avec un ami spéléo, il nous fallait marquer le coup et faire une « classique » sur l’île de Beauté. Un clic sur Internet et me voilà sur le site « I Tupi Pinnuti ». Après un premier contact par mail, rendez-vous fût pris lors de leur permanence au local à Bastia. Un moment convivial et chaleureux d’où nous repartons avec quelques topos de cavités et des invitations pour des sorties Canyon (malheureusement mon collègue ne pratique pas cette activité… il va falloir que je remette ça lors de prochaines vacances !).

De retour à Vix où nous séjournons, nous décidons de notre sortie spéléo. Nous sommes deux adultes avec mon fils de 11 ans qui a déjà pratiqué et mon neveu de 12 ans pour qui se sera une première. Nous optons donc pour la Grotte de Carpinella à Lano.

 

 

Après un réveil bien matinal pour des vacances (8h00), direction Corte où nos femmes et mon petit dernier resterons avec une voiture, puis … en route vers l’aventure. Des paysages magnifiques, des petites routes de montagne et des rencontres plutôt inattendues avec la faune de la région … meuuuh ! Grâce aux explications de Jean-Claude La Milza, nous trouvons assez rapidement la piste qui mène à l’entrée de la cavité. Il nous faut remonter le cours de la rivière pour trouver l’entrée. Une fois sur place, vite on s’équipe, dernier contrôle des kits (boissons, grignottes, couvertures de survie), c’est OK, tout y est !

Il nous faut ramper jusqu’à la grille d’entrée cadenassée. No problémo, nous avons le code. Nous l’entrons : rien ! Deux fois : rien ! Trois fois : toujours rien ! Nous n’arrivons pas à ouvrir le fameux cadenas. C’est la déception totale « on n’a quand même pas fait tout ça pour rien ! ». Aussi nous décidons de tenter « l’étroiture » à tour de rôle. Un exploit pour mon neveu et « une première » comme on dit : découverte de la spéléo par un passage étroit !

 

Cavités labyrinthiques, escalade, rampage en bonne et due forme, découverte de concrétions, drapés et autres stalactites, etc. Un pur bonheur pendant près de 2 heures !

 

Nous quittons la cavité et sa fraîcheur pour reprendre le chemin menant à la voiture sous  la chaleur de l’été, il faisait plus de 34° ce jour là !!

 

Cette sortie restera un très beau souvenir pour nous tous.

A vous tous du club « I Tupi Pinnuti » un grand merci pour votre accueil et pour nous avoir permis de réaliser « notre  première » en Corse !

Les 3 Alsaciens et le Grassois,

Michel, Jeff, Maxime et Julien

 

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Jeudi 9 août 2007

Via Ferrata — Chisa —

Josiane C, Albert D, Christian et Maxime D, Jean-Noël D, Georges et Noël R, Adrien B, son fils Thomas et sa fille Allisone, Franck F

 

Lors de la course à pied dans le cap, la Capicorsina, où une partie des topis étaient engagés à des postes de contrôle, des amis de Noël nous avaient sollicités pour organiser une sortie en Via Ferrata. On aime bien celle de Chisa, ses passages en surplomb, sa toile d’araignée face au vide, ses longues tyroliennes… La date du 9 août avait été retenue depuis plusieurs jours, mais trois jours avant un coup de tabac est annoncée sur la Corse et en particulier dans le Fium’orbo ! Consultations des sites de Météo France, appel à la Mairie de Chisa, appel à des proches de certains, habitants sur Chisa, le soir du 8 on était toujours hésitants, surtout que des trombes d’eau accompagnées de violents orages, s’étaient abattues tout l’après-midi sur Bastia… La secrétaire de mairie avait bien confirmé qu’en principe ils ouvraient le lendemain à 9 h, mais il fallait voir ce que serait le temps le lendemain en ouvrant la fenêtre…

Pas d’autre date possible pour réunir l’équipe, on confirme les rendez-vous. Départ de Bastia vers 7 h sous un ciel dégagé et peu de vent ; en arrivant sur Ghisonaccia, le ciel devient tout noir sur la vallée du Travo… Direction Chisa, 15 km où l’on guettait sans arrêt les nuages au-dessus de l’Incudine. Finalement à 8 h 45, arrivée au gîte d’étape Boca Bé, le ciel est limpide, par contre le vent souffle en rafales… Maguy, la secrétaire de mairie n’est pas encore arrivée, certains en profitent pour prendre un petit dèj’ au gîte. 9 h, ouverture de la guérite et on négocie avec Maguy car elle n’est pas très favorable à ce que l’on s’aventure au sommet du Calancone, les arbres bougeaient pas mal. Mais les habitués de la Via prennent la responsabilité d’y aller, en sachant que les échappatoires permettraient d’éviter les passages trop exposés.

Essayage du matériel, démonstration des techniques de progression et il est 10 h 30 quand la colonne s’ébranle. J.-N. en tête veillant sur Albert et Josiane qui font leurs premiers pas sur ces fils de fer… Noël et Georges veilleront sur le reste de l’équipe. Albert, sans lunettes et les yeux fermés traversera toutes les épreuves en ronchonnant un peu mais on a évité la tétanisation sur le pont de singe… Il est vrai qu’avec les rafales de vent certaines traversées de ponts de singe et de ponts himalayens étaient un peu « chaudes »… Un nouveau pont en rondins a été installé au sommet du Calancone, ça bouge pas mal ; et un nouveau parcours a été mis en place pour rejoindre la dernière grande tyro de 230 m, descente verticale sur barreaux et pont himalayen très détendu…

15 h, regroupement et descente vers le village, toute l’équipe est enchantée. Le temps est resté au beau fixe. La quasi-totalité du groupe ira pique-niquer et prendre un bain dans le Travo après le Pont de Gineparu. J.-N. les rejoindra après être passé faire quelques salutations à la mairie et au village.

Retour sur Bastia vers 19 h, on a eu chaud…

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Samedi 11 août 2007

Initiation canyon, La Vacca.

Maxime et Grégory L, Olivier G, Philippe E, Jean-Claude D, Jonathan E, Jean-Claude L.


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Samedi 11 au Lundi 13 août 2007

Spéléo, week-end à Ghisoni, journées environnement — Ghisoni —

Marilyne, Christian et Maxime D, Jean-Noël D, Marie-Pierre et Noël R, Philo N, Dorota L et Alain T (amis de Christian) 

Samedi : Départ prévu vers 14 h 30, en fait on ne quittera pas la région bastiaise avant 15 h 30, les équipes Dubois et Darphin ayant accumulé chacune des retards. Arrêt à Moriani pour le pain pour une équipe et à Campoloro pour l’autre pour saluer des amis. Des bouchons à Biguglia, Borgo, Casamozza, Folelli, Moriani, Aléria… la totale. On a enfin retrouvé la tranquillité sur la route de Casa Pierragi. Il est plus de 17 h 30 quand les deux équipes se retrouvent au bas de la piste, presque une heure de plus que d’habitude. Le Scénic restera en bas, et on s’entasse dans le Disco et la Jeep. La piste est correcte.

18 h 30, après deux aller et retour à la casetta, au milieu des ronces et des fougères (la végétation est luxuriante en montagne), les hommes vont tenter de remettre l’eau en marche car pas une goutte ne s’écoule du tuyau. On abandonne nos compagnes à l’entrée de la casetta, pour les tâches ancillaires habituelles (ménage, couchage, cuisine… !). Pour l’eau, ce fut un peu la galère, la crépine était à moitié sortie de la petite vasque et même en l’enlevant impossible de réamorcer le tuyau. Après de multiples essais et aspirations, Alain prend la bonne décision, on coupe le tuyau au niveau du barrage en ciment (impossible de le sortir) et on le plonge dans la vasque inférieure bien plus profonde. Finalement cela marche, réamorçage du circuit et l’eau arrive enfin à la casetta avec un sacré débit, il était temps, 20 h 30, la nuit commence à tomber, on est rentré à la frontale.

Qu’a fait la gente féminine pendant ce temps ? fi ! des tâches ancillaires… elles se réchauffaient autour du barbecue d’été. Elles ont eu un coup de blues en voyant l’intérieur de la casetta, pas question de dormir là (sic), il faut reconnaître que devant la mezzanine parsemée de déjections de surmulots (il y avait même un nid entre la caisse en bois et la bâche en plastique noire), la place avait de quoi en repousser plus d’une.  Mais pas les hommes habitués à la rudesse de la vie campagnarde… Alain et J.-N. s’attellent au nettoyage, on installe les couvertures  et ces dames acceptent de s’installer. Une fois la batterie branchée, le couchage mis en place, enfin l’heure de l’apéro et de la bouffe. Salade, grillade… Au fait Noël et Marie-Pierre ne sont toujours pas là… pas d’inquiétude, on a un peu l’habitude des retards de la famille Ricoveri. Alors qu’on y croyait plus, vers 22 h 30 passées, Christian passe un coup de fil à tout hasard, ils arrivent en haut de la piste ! Des problèmes de « canassons », d’après Noël… Re-apéro et poursuite des agapes, on ne se couchera pas avant minuit.

La nuit sera éprouvante, la cheminée avait été allumée et Noël se réveillera avec un mal de tronche dû à la fumée, il fera une chaleur étouffante sur la mezzanine et surtout la casetta tremblera des ronflements darphinesques auxquels s’ajouteront ceux d’Alain, grand spécialiste en la matière, de quoi faire fuir toutes les araignées et les mulots du coin… 

Dimanche : Réveil tranquille et progressif, on profite du soleil et de la bonne température de la montagne en prenant le petit déjeuner sur la terrasse. Puis les travaux peuvent débuter. Christian, Maxime et J.-N. nettoient le chemin d’accès du parking à la casetta, beaucoup de ronces ; taille des houx envahissants. Noël et Alain se lancent dans la réfection du barbecue d’été puis dans le prolongement de la terrasse, là où Albert avait failli choir et s’empaler par une nuit de nouvelle lune. Pendant ce temps le dames iront se balader jusqu’au départ du trou A Buga. Le sommet est un peu embrumé.

Il est presque 14 h, préparation du punch au citron vert pour le soir puis apéro, salade, grillades… Ensuite l’énergie faiblit un peu. Quelques siestes plus tard, Noël raccompagne Marie-Pierre jusqu’aux bergeries, elle redescendra avec le 4x4, pour cause de travail le lendemain. Christian, Maxime et Alain récupéreront des tôles pour le futur appentis à bois. Pendant ce temps, J.-N. démontera le mur de la terrasse et au retour de Noël, ils se lanceront dans sa réfection. Une fois remonté, pour finir l’environnement, on « clôturera » la terrasse par une superbe rambarde en pin local, ambiance ranch assurée. Cela évitera surtout de couper au plus court pour accéder à la terrasse et de démolir le muret à chaque fois. Dans la foulée, on prolongera au-delà du barbecue. En fin d’après-midi, Christian et Alain nettoieront la véranda et rangeront le bois sur les tôles en contrebas de la casetta, l’appentis sera pour plus tard. Enfin l’heure de manger, apéro ― le fameux punch ―, sardines grillées, poulet… On se couchera plus tôt, la nuit sera moins pénible ― car on n’a pas fait de feu dans la cheminée d’où absence de fumée ―, mais pas plus tranquille car les ronflements seront aussi terrifiants pour la faune locale ! 

Lundi : Christian dormira peu ― réveillé par les ronflements de… ? -, il prendra même le temps de descendre lire auprès de la cheminée ! Et à 7 h il est debout en train de faire la vaisselle. Les réveils s’étaleront jusqu’ 9 h. Petit dèj’ au soleil, on se sent bien sur cette nouvelle terrasse. Pendant que les dames feront quelques ablutions, l’équipe masculine ira consolider la prise d’eau avec quelques cailloux, mais il faudra revenir avec du ciment pour réaliser un barrage en aval de la grande vasque profonde. Au-dessus de la petite vasque actuelle, pas une goutte d’eau, Noël a fureté partout… N’ayant pas épuisé toute notre énergie, on se décide à construire ce fameux appentis à bois. Direction les bergeries pour récupérer des poteaux fourchus en châtaignier, des piquets en fer puis Noël assemblera le tout avec force fil de fer, secondé par toute l’équipe et surtout bien aidé par la grande taille de Christian pour pointer les tôles. Deux heures plus tard et une tonne de bois déplacée, on a enfin notre appentis pour l’hiver, à fignoler encore un peu, surtout sur les côtés. Espérant qu’il résiste aux bourrasques automnales !

La lassitude s’installe, on a assez bossé pour ce week-end et dire que certains étaient en vacances et venus pour se reposer (merci Dorota et Alain). Repas au soleil, sardines, filet de porc grillé, salade… les cubis de Cahors et de Patrimonio rosé sont presque vides. Ensuite vient le temps du rangement, vaisselle, inventaire de la casetta ― il faut surtout penser à ramener trois tubes fluos 12V. 16 h, le moment nostalgique du départ, Noël essuie une larme, il serait bien resté jusqu’à demain… Ne pleure pas, dans deux mois ce sont les châtaignes !

On profite de la Jeep de Christian pour descendre à la poubelle tout un tas de vieilleries (tuyaux…). On sera un peu serré dans le Disco, un de plus. 17 h passé en bas de la piste, on sera à Bastia vers 20 h, avec un arrêt au local pour préparer le matos de la sortie du lendemain.

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Mardi 14 août 2007
Spéléo, découverte du monde souterrain, Cast.3, la traversée Oletta —

Initiés : Sylvie et Christian M, Jean-Sébastien S (journaliste Corse Matin)

Encadrants : Albert D, Jean-Noël D, Noël R

 

Lors d’une soirée d’été chez Roger, nous avions fait la rencontre de Sylvie et Christian, médecins généralistes de Bastia et montagnards, qui avaient envie de découvrir le monde souterrain. Roger, toujours excellent entremetteur en tous genres, n’avait pas manqué de nous les adresser. Ghisoni s’étant terminé le lundi au lieu du mardi, ce mardi étant libre également pour nous initiés montagnards, la date fut rapidement retenue le vendredi précédent. De son côté, Noël ― président du CDS ― avait été contacté depuis quelques semaines par un journaliste stagiaire de Corse Matin chargé de rédiger durant l’été des articles sur les sports nature. La spéléo manquait à son registre. De coup de fil en coup de fil tout le monde s’est retrouvé libre pour ce mardi. A cette équipe de deux initiés et un « reporter », s’est joint Louis Vignaroli ― photographe à Corse Matin. Pas question pour lui de descendre dans le trou mais il se chargera des photos en extérieur.

 

RDV des trois encadrants au local vers 8 h 15 et direction St Florent. La station balnéaire est pleine à craquer, difficile de trouver un stationnement. Un café au Col d’Amphore, où on chacun se présente, on décrit la cavité et le programme de la traversée. On passera par le réseau gauche et après on verra suivant le niveau de progression technique des initiés, soit faire demi tour, soit remonter par le P17. L’ambiance est sympa, on s’éternise un peu autour du café, Louis nous rappelle ses impératifs professionnels et direction la piste. Les initiés ayant un 4x4, pas de soucis pour eux, la Smart de J.-S. (le journaliste) s’arrêtera à la bergerie en ruines de Castiglione, ce qui n’est déjà pas si mal, ainsi que le scooter de notre ami Louis le photographe. Habillage rapide, séquence photos dans le porche de Cast.3. J.-N. redescendra Louis à la bergerie et vers 11 h 30, on peut s’élancer pour la traversée. J.-N. ouvrira la marche, suivi des initiés, pendant que Noël et Albert iront descendre un bidon d’eau au bout de la corde du P17, au cas où pour le retour.

Visite de la Salle Jumelle pour expliquer le mode de formation de la cavité, puis du Boyau Borgne, avec sa grosse coulée de calcite. Les initiés sont déjà enchantés de ce qu’ils découvrent. C’est également une zone que Noël et Albert soit redécouvre, soit visite pour la première fois. Regroupement à l’entrée de la Mezzanine, la température est de 19°C (minimum observé 14°C). Et là dans la salle avant la descente dans les blocs, on reste émerveillé devant les vols de dizaines de chiroptères, au plus grand plaisir des initiés. Désescalade, passage de l’Etroiture de la Jonction et on débouche dans Cast. sup’. Initiation au maniement du descendeur spéléo pour le franchissement du R2 précédent la Faille aux Chiens puis la faille étroite et la vire. Nos montagnards habitués au rappel et au descendeur en huit s’en sortiront sans soucis ainsi que notre journaliste. Le passage de la faille se fera sans problèmes. Il faudra penser à la rééquiper car la corde est trop basse. Visite à la zone de fouilles paléontologiques. Puis direction le Balcon et l’escalade de 10 m. Occasion de leur montrer le maniement du croll et du jumar. Les trois impétrants vont vite acquérir la technique de progression en montée, certes en souffrant un peu pour les bras mais il n’y avait que 10 m et pas de fractio, J.-N. les attendaient en haut pour la M-C inclinée.

Regroupement pour une pause au croisement des failles tout en haut. Noël, comme à son habitude, va fureter à l’extrémité droite et redécouvre que cela souffle encore très fort (phénomène noté à plusieurs reprises l’été). Il faut absolument tenter de passer cette trémie, la faille doit se poursuivre derrière. Visite de la Salle Concrétionnée, émerveillement des initiés. Température observée 14-17°C, pas de chiros. Noël pense découvrir un départ de galerie, mais on est en dans le prolongement de la grande faille, à reprendre ?

 

Puis c’est le moment de redescendre, sans soucis, la technique est déjà assimilée. On décide de remonter par le P17. Pour une deuxième remontée au jumar, nos initiés souffriront encore un peu, surtout que la sortie du P17 n’est pas très confortable, heureusement qu’il y a l’échelle. Par contre il faut impérativement changer la sangle et le mousquif’ de la dèv (elle a cédé lors de la remontée de J.-N.). Albert sortira en dernier et manquera de se perdre dans le boyau de sortie du P17, comment ? mystère… Sortie 15 h 30, TPST 4 heures.

Notre journaliste était un peu pressé de rejoindre le journal mais devant la perspective des agapes et sur la pression du groupe, après avoir prévenu son chef d’un retard imprévu, il restera avec nous. Jambons, fin du cubi de Cahors, fromage, les bonnes habitudes. Les initiés apprécieront ce côté convivial des sorties spéléos. Une bonne heure après on ressort dans la fournaise estivale et direction Bastia pour ranger le matos. Nos montagnards ont bien envie de revenir lors du prochain stage en falaise, et d’ici deux à trois jours on devrait avoir un bel article dans Corse Matin.

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Dimanche 19 août 2007

Spéléo, prospection, explo, première, topo

Trous de Velone, Velone-Orneto

Christian et Maxime D., Albert D., Jean-Noël D., Jean-Claude L., Paulo M., Noël R., Philippe S. et Sébastien ?

 

À la demande de Bati G. — un ancien collègue de Jean-Claude qui nous avait indiqué les Failles du Monte Emerini —, les topis avaient été sollicités pour participer à l’encadrement de la course Trail de Talasani, qui partait de Talasani en passant par le Mont Emerini, sur une boucle de 14 km. L’idée était fort sympathique, et en plus on pouvait conjuguer cette tâche avec une exploration spéléo. En effet, le même Bati avait emmené J.-C. sur le site de deux cavités s’ouvrant dans le schiste au-dessus du village de Velone-Orneto[1]. De plus la tâche confiée aux topis consistait en l’ouverture et la fermeture d’une barrière à vaches située à quelques kilomètres du départ de la course, on devait la refermer une fois le dernier suiveur passé, on estimait que vers 10 h, on serait libéré.

Il fallait être à 9 h sur place, heure de départ de la course au village de Talasani mais en 10 mn les premiers coureurs seraient sur place. On range vite les voitures à l’entrée de Velone-Orneto, 5 mn de grimpette rapide pour accéder à un petit col et le sentier se poursuit à l’horizontal, une descente en lacets et nous sommes à la fameuse barrière. Installation à peine terminée, les deux premiers cabris sont déjà là. On applaudira bien fort au passage de Georges, le frère de Noël. À 9 h 45, le serre-fil passé, on referme bien la barrière et on part à la recherche de Grotta Burosa, toponymie repérée sur la carte IGN et nommant sûrement une cavité, vraisemblablement un abri sous roche comme c’est le cas pour la majorité des Grotta en Corse. On reprend la progression sur le chemin après la barrière pour déboucher sur un replat traversé par un ruisseau. À droite, un appareillage de pierres au milieu des ronces — est-ce que cela cache une entrée de grotte —, Noël s’enfile, rien du tout. Puis on poursuit jusqu’à la Fontaine de Conchiglie. Pas d’abri en vue, on décide de faire demi-tour en se promettant de revenir faire en balade le parcours de la course qui semble très sympa, une belle boucle de 14 km.

Au retour, au niveau du replat, Noël, toujours aussi fureteur, descend le lit du ruisseau et tombe sur un abri sous roche fermé par des murs en pierres. On est persuadé d’avoir enfin mis la main sur Grotta Burosa, cf. la carte IGN. C’est à ce moment-là qu’arrivent Paulo et Philippe. On remonte jusqu’au col, pour rechercher les trous de Velone que J.-C. avait visités. Un sympathique chasseur, rentrant de battue, se propose de nous emmener voir des trous qui s’ouvrent vers le nord en partant de ce col. J.-C. a du mal à se rappeler, mais c’est possible que ce soit par là. On se dirige direction N-NE, au milieu des chênes verts sur 250 m. Sur la gauche des terrasses et de nombreux rochers témoins de l’effondrement d’une faille. On poursuit ensuite sur environ 50 m, deux cavités s’ouvrent sur la gauche dans la pente. À ce moment les souvenirs de J.-C. remontent à la surface. Albert, J.-N. et Christian repartent chercher le matériel spéléo, laissé aux voitures le matin dans la précipitation des préparatifs. Bonne suée pour la remontée au col.

Le chasseur qui nous avait abandonné au niveau des terrasses, nous avait précisé que Grotta Burosa existait bien — rien à voir avec notre abri sous dalles de pierre — mais qu’elle se trouvait plus quelques dizaines de mètres plus au-dessus, perdue dans le maquis et les ronces. Actuellement il est quasiment impossible d’y accéder, le sentier n’est plus praticable. Il s’agit bien d’un abri sous roche de quelques mètres de développement que les chasseurs utilisaient pour s’abriter. Mais la position sur la carte IGN est erronée.

La cavité située la plus haute — Velone 2 — se développe sur 19 m, plan incliné de 3 m, décollement de faille avec laminoir descendant à –6 m La topo est réalisée par Phil, Maxime et J.-N. Néophyte du nouveau matériel laser et clinomètre intégrés, Phil se mélangera un peu les pinceaux entre les degrés et les pourcentages. Le topographe aura du mal à s’y retrouver…

La seconde cavité — Velone 1 —, explorée par J.-C. en 1995, présente un développement plus important, un toboggan de 7 m, un réseau incliné entre deux murs de faille et on bute sur une étroiture en baïonnette, entre des rochers ; elle résistera aux assauts d’Albert et Phil. Mais en bas du toboggan, J.-C. et Noël se sont déjà enfilés dans un boyau noirâtre, terreux qui donne sur un ressaut de 4 m où une corde est utile et la cavité poursuit son développement en deux branches superposées en dessous de la faille principale. Noël butera également sur une étroiture de même nature. Le temps passe, il fait faim, on reviendra avec du matériel plus adapté, désob’ entre autre et on reprendra la topo. Provisoirement le fond est à –11 m pour 25 m de développement mais on peut espérer un point bas à –20 m, à suivre…

Retour au soleil et direction les voitures puis le village de Talasani où les coureurs doivent être arrivés, le premier aura mis autour de deux heures… Arrêt à la fontaine du village pour un brin de lessive, le schiste avait laissé des traces sur le visage. On arrive lors de la remise des coupes, le repas est terminé, mais très gentiment, les organisateurs nous apporteront pâtes, viandes, légumes, fromages, fiadone et vins… on sera vite rassasiés. Vers 15 h 30, on reprend la route de Bastia, en faisant une halte au Ponte a il Inferno (le Pont de l’Enfer) dont Noël avait entendu parler durant sa jeunesse, sa mère étant originaire de Talasani, mais il ne l’avait jamais vu ! ! Un vieux monsieur et ses enfants nourrissent leurs porcs qui sont parqués en contrebas du pont. Noël discute un bon moment, ce monsieur a connu sa mère, puis retour vers Bastia via Moriani.


[1] « Toboggan de 7 m, faille schisteuse, grotte en deux étages. Une vingtaine de mètres de profondeur, en plan très incliné impose une corde. Le trou présente la particularité d’avoir une paroi recouverte de calcite alors qu’il se situe dans une zone schisteuse. Un petit boyau part au fond et demande à être exploré. » Putaghji Topinni n°1, Bulletin du CDS de Haute-Corse, p.29, juin 1995, compte-rendu de sortie du Samedi 17 juin 1995.

 

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Samedi 25 août 2007

Initiation canyon, La Richiusa

Aline D, Marie-Pierre R, Noël R, Jean-Noël D, Josiane C, Jonathan E, Albert D, + X + X + X,  Jean-Claude L

 

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Dimanche 2 septembre 2007

Initiation canyon, La Vacca

Josiane C, Albert D, Jonathan E, Noël R, Jean-Noël D, Philippe E, Jean-Claude L

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Dimanche 16 septembre 2007

Spéléo, découverte du milieu souterrain, Butrone, Sisco

Albert D, Aline D, Maxime D, Maryline D, Christian D, Roccu, Joseph P, Laurent N, Lafina S, François C, Jean-Claude L

 

Rendez-vous pour les jeunes et moins jeunes initiés au local, petit café rapide pris avec les parents et direction Sisco.

Nous retrouvons la famille de Christian au parking traditionnel en bas du rapaillon de la barrière. Après une petite réparation d'une fuite de gasoil sur le filtre du Rocky, nous empruntons la piste. La clé du cadenas est bien cachée à l'endroit indiqué par les chasseurs et nous voilà partis, le Vitara plein à raz-bord de matériel, certains monteront à pieds.

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Samedi 22 et dimanche 23 septembre 2007

Spéléo, découverte spéléo, Ghisoni

Guy T, Francis M, Georges M, Paul F, Patrick S, Antoine B, Jean R, Jean-Michel L, Laurent V, Olivier G, Jean-Claude L

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Samedi 29 septembre 2007

Spéléo, préparation des Journées Nationales de la Spéléologie et du Canyon, grotte de Brando — Brando —

 

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Samedi 6 et Dimanche 7 octobre 2007

Spéléo, Canyon, Journées Nationales de la Spéléologie et du Canyon — Santa Maria di Lota et Brando —

 

Organisées par le Comité Départemental de Spéléologie de Haute-Corse, (CDS 2B) les Journées Nationales de la Spéléologie et du Canyon se sont déroulées les 6 et 7 octobre dernier. Le village de Figarella a été retenu pour accueillir l’activité canyon. Pour la spéléologie il fallait se rendre dans la grotte de Brando.

Cette manifestation a connu un vif succès. En effet, une foule nombreuse s’est rendue sur le site réservé à la descente de canyon pour découvrir cette activité. La partie inférieure du ruisseau de Mandriale était entièrement équipée de cordes. Les membres bénévoles du CDS2B ont encadré une soixantaine de personnes, qui ont pu être ainsi initiées, en glissant le long des cordes de rappels et de tyroliennes.

A Brando, un flot ininterrompu de curieux, emmené par des guides, s’est introduit dans les entrailles de la grotte. La cavité entièrement éclairée pour l’occasion a permis à 360 personnes de découvrir un monde minéral habituellement peu accessible. L’inlassable œuvre des gouttes d’eau, associée à l’horloge du temps qui passe, façonne et cisèle les paysages délicats, fragiles et enchanteurs du monde souterrain. Le public nombreux a été comblé.

A l’extérieur, les expositions sur la préhistoire, les chiroptères, la paléontologie et bien sûr la spéléologie, ont permis aux nombreux visiteurs de se familiariser avec ces disciplines.

Le CDS 2B tient à remercier les municipalités de Santa Maria di Lota et de Brando pour leurs accueils ainsi que pour l’assistance technique et logistique qui ont permis le bon déroulement de cette manifestation.

Le CDS 2B remercie tout particulièrement les nombreux participants qui se sont investis pleinement sans compter leur temps et leur énergie pour que ces journées soient une réussite.

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Samedi 27 octobre 2007

Spéléo, exploration et reprise topo, nouveau réseau Cast.2 — Oletta —

Jean-Noël D, Jean-Claude L, Noël R

 

Retrouvailles des trois compères autour d’un barbecue d’automne à l’entrée de Cast.2. Il est 13 h, le soleil est de retour et ses rayons sont bien agréables. La spéléo corse se résume aujourd’hui au président de la LISC, au président du CDS2B et au secrétaire des deux instances citées plus haut, le noyau du noyau… Cela alimente notre discussion autour des tranches de panzetta qui grillent, arrosées de Madiran. Comment renouveler la génération de spéléologues ? Point aux prochains CA du CDS et de la LISC.

14 h 30, il est temps de partir sous terre. Arrivés vers midi, J.-C. et Noël ont eu le temps d’équiper le puits d’entrée et de descendre le matériel, notamment un touret de 200 m de corde pour équiper le ressaut vertical de 3 m et la MC… Pendant que Noël installe l’équipement, AN et spits qui permettront d’assurer la descente au cas où les paléontos seraient intéressées pour des fouilles, J.-C. et J.-N. reprennent la topo relevée le 31 mars dernier mais qui présentait des incertitudes et ne permettait pas de situer l’extrémité de la faille par rapport au trou de Dume — Cast.17 —, situé à environ 100 m de Cast.2. On manque de ne pas retrouver le fond de la faille où se trouvent les os, il faut bien descendre dans l’étroiture et se faufiler sur quelques mètres, les choux-fleurs accrochent bien…

Noël nous rejoint avant que nous entamions la topo de la « galerie » supérieure, en fait le haut de la faille qui nous permettrait peut-être de shunter l’Etroiture des os. En fait on remonte d’une quinzaine de mètres et en développement linéaire on gagne presque 30 m mais il manque encore une vingtaine de mètres pour être à la verticale de Cast.17… On progresse dans une trémie, pataugeant dans le guano, quelques belles concrétions, fistuleuses, coulées de calcite bien blanche.

16 h 20, on entame le retour et à 18 h, toute l’équipe est en surface. Bilan, on verra avec la topo mais la jonction est peu probable…

Mais après avoir tout rentré dans la « bécane » (le programme topo, et en reprenant les anciennes mesures de Cast.2), le développement en horizontal approche les 100 m, on est très près de Cast.17, mais on reste quand même à 20 m de la surface… Projets : tenter l’escalade dans le guano et le mondmilch…, balancer de l’eau (colorée ?) dans le trou de Dume…, jonction sonore…

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Samedi 3 au Dimanche 4 novembre 2007

Spéléo, week-end à Ghisoni, visite du réseau des Bosons — Ghisoni —

Josyane C, Maryline, Christian et Maxime D, Jean-Noël D, Antoine K, Jean-Claude L, David M, Noël R, Philippe S

 

Samedi : On ne s’attardera pas sur le retard de Christian… RDV au local à 8 h, on le verra arriver finalement vers 9 h ! Heureusement tout le matos était préparé de la veille, il n’y avait plus qu’à charger. Si on veut avoir un peu de soleil sur la terrasse de la casetta, il ne faut pas chômer. De cet empressement, le sanglier mijoté par Josyane, va en subir les conséquences ; quelques dos d’âne pris un peu rapidement et la sauce se répand au fond du sac, le 4x4 sera parfumé pour la route ! Les trois 4x4 bien chargés, il faut récupérer Jean-Claude, puis David puis Noël qui doit nous attendre à Casamozza pour le café. Retard supplémentaire, on se trompe entre les cafés Angeli et Angelini… Il est plus de 10 h quand on reprend la route de Ghisoni.

La piste ne posera pas de difficultés malgré les intempéries de la semaine passée. On sera sur la terrasse juste avant midi. Comme d’habitude, commence le ballet des petites mains pour la remise en état de marche de la casetta. Installation de la batterie, branchement de l’eau (ce sera assez rapide pour cette fois), nettoyage de la mezzanine, changement des tubes fluos, allumage de la cheminée et du barbecue extérieur d’été, préparation du repas de midi et enfin c’est l’heure de l’apéro. Le soleil est déjà derrière les arbres mais la température reste agréable. Les agapes peuvent suivre. Amuse-gueules, salade, côtes de porc et magret de canard au miel grillés, saucisses de Toulouse… Il est passé trois heures quand on sort de table. Jean-Noël lance le projet d’équiper le trou jusqu’à la lucarne pour s’avancer pour le lendemain. Maxime est partant, Noël hésite longuement puis une grande lassitude l’envahira. Le reste de l’équipe décline immédiatement l’invitation. Ce sera donc pour demain. On fera la topo de l’alimentation en eau de la prise d’eau du ruisseau à la casetta, afin de calculer la longueur de tuyau et le dénivelé, pour obtenir le débit et la pression. J.-C. a dans l’idée de mettre en place une turbine avec un alternateur pour nous produire de l’électricité. Josyane et Philippe iront randonner jusqu’à la Punta Cuntina.

Vers 16 h 30, on décide quand même d’aller installer les cordes du puits d’entrée, la C95 et la C40 en double. Cours de nœud et d’amarrage pour Maxime et Christian. Antoine regarde le P29 qui l’attend avec un peu d’appréhension. Josyane nous rejoint puis nous regagnons la casetta à la lueur des frontales, il est plus de 18 h. L’heure de l’apéro et des agapes. Au menu sanglier en sauce à la corse et polenta de maïs. On s’en lèchera les babines. Suivi de Rustique° à la braise, presque aussi bon que celui de Dume (tu nous manques…). La soirée se terminera assez tard, David toujours mis en verve par l’ambiance de la casetta, se lançant dans un répertoire effréné de chansons populaires, accompagné par le chœur des percussions des topis. Certains pour se délasser tenteront une partie de tarot mais parallèlement le jeu diabolique de « La vache sans taches numéro… » se met en place et tout le monde terminera la soirée avec le visage constellé de taches noires…

Il faut aller se coucher, certaines appréhendent les loirs et souris, les araignées, les dolichopodes et surtout les ronflements darphinesques… (on en a tellement parlé ! et ils seront bien au rendez-vous). A dix sur la mezzanine, on n’est pas trop serrés et la nuit ne sera pas froide.

 

Dimanche : Le premier levé sera Antoine, qui aura la gentillesse de se farcir toute la vaisselle grasse de la veille, bonne recrue. Pas de réveil au son des trompettes tonitruantes (Dume, tu nous manques vraiment beaucoup !). Petit dèj et cahin-caha on se dirige vers les voitures pour s’équiper pour le trou. Maryline et Josyane resteront à la maison pour les taches habituelles dévolues aux femmes… On projette de rentrer vers 14 h, pour se mettre les pieds sous la table… Christian, un peu faible (?), nous accompagnera pour les photos de départ.

Fin de l’équipement d’entrée et plongée dans le noir pour Noël qui part équiper, il est midi. David suivra l’accompagner dans l’équipement de la Vire des Bosons, puis Maxime, Jean-Noël qui équiperont le fond du puits d’entrée après la Lucarne, comme cela on pourra faire la boucle. Derrière Jean-Claude gardera un œil attentionné sur Antoine qui débute la spéléologie alpine par le trou le plus profond de Corse… Philippe reste en surface pour l’instant, bataillant avec sa lampe à carbure au pointeau bloqué. Les deux équipes se retrouvent au croisement de la vire et du puits de remontée. Le Réseau des Bosons est bien arrosé et concrétionné, on se croirait vraiment dans un trou karstique continental. On poursuit l’escalade jusqu’à l’alcôve, les sapins d’argile ne résisteront pas au passage de la meute de spéléos. La vasque à l’eau claire sera également vite troublée. On enverra Maxime pour tenter de forcer la branche concrétionnée remontante gauche, mais il bloquera, pourtant il y a un léger courant d’air, on se promet de revenir avec la caméra et tirer si il le faut. Au-dessus de l’alcôve, la corde disparaît dans le noir… on sait que la progression s’arrête une dizaine de mètres plus haut sur pincement infranchissable.

Les équipes vont se croiser sur le replat au-dessus de la vire. David part seul par le fond du puits d’entrée, on ne l’entendra plus, il a du remonter (on apprendra au retour qu’il se sentait fatigué — sortant d’une hépatite et les apports exogènes de la veille n’ont rien arrangés — et a préféré remonter pendant qu’il avait encore quelques forces, mais le remontée du P29 ne fut pas une sinécure — 5 m avant la sortie, il a eu des vertiges — et est arrivé à la ramasse à la casetta, sauvé par les pâtes au sanglier de Josyane). A la descente, Noël — toujours aussi perfectionniste — tentera de modifier l’équipement en place, mais les maillons rapides opposeront de la résistance. Malgré l’aide de J.-C., ils y passeront une heure et au total on conclut, qu’il faut revenir avec clé ad hoc, dégrippant, couteau et on rééquipera le tout (à prévoir dans le cadre du brochage de Ghisoni). Pendant ce temps, ceux qui patientaient en dessous et au-dessous commencent à se geler les m… Ambiance froide et parois humides obligent. Noël se décide à repartir par le bas, tandis que J.-N. suivi d’Antoine, filent par la vire. Ce dernier souffrira un peu malgré ses grandes jambes, pour une première les oppos ne sont pas faciles. Pourtant lors de la première c’est notre ami Francis aux jambes deux fois plus courtes que celles d’Antoine, qui avait ouvert la voie. Ils retrouvent Noël à la Lucarne en train de déséquiper le fond ; appel alors au secours de J.-C. et Maxime qui, arrivés en bas du puits, ne voient plus de corde… Noël doit redescendre rééquiper ! A noter au fond de ce puits pierreux, un serpent verdâtre, genre orvet qui se baladait sur la paroi.

Pendant ce temps, Philippe « jubilait » en déséquipant la vire, un peu chaud paraît-il… En bas du P29, on voyait encore le ciel bleu et à la sortie, le soleil chauffait bien, enfin pour J.-N. et Antoine car un quart d’heure plus tard pour la sortie de Maxime, le froid se faisait sentir. Ensuite suivirent Noël et J.-C. puis Philippe qui faillit jouer au cochon pendu, s’étant longé au kit de la C95 accroché à l’extrémité de la C40, et en haut ils tiraient comme des malades… Retour aux véhicules et à la casetta, il est plus de 15 h 30.

On retrouve la table prête, les figatelli grillés, la pizza, la quiche et les pâtes au sanglier puis un petit Rustique°, on rattrape largement les calories dépensées dans le remontée. David a l’air un peu éteint, moins fringant que la veille ; on apprend alors sa sortie à l’arrachée. Antoine, aussi pour une première semble un peu las ! Puis vient l’heure de ranger la casetta et après un dernier tour de clé, il est 18 h quand on quittera le parking, le 4x4 de Christian descendra le fameux frigo des chasseurs qui était tombé dans le ruisseau. Retour sur Bastia vers 20 h 30 après avoir déposé David, J.-C. puis le matériel au local.

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Samedi 17 au Dimanche 18 novembre 2007

Spéléo, week-end découverte du milieu souterrain, grotte de Carpinetto — Lano —

Josyane C, Jean-Yves C, Maryline, Christian et Maxime D, Albert D, Jean-Noël D, Olivier G, Antoine K, Maxime L, Paulo M, Noël R, Laurent V, Claire et X. L, Valérie, Nicolas, Mathieu, Rocco, Chantal, Victoria, Anghjou, Florian

 

Depuis quelque temps nous avions envisagé d’organiser un repas dans un gîte suivi d’une journée consacrée à la découverte du milieu souterrain. La grotte de Carpinetto a été retenue et Laurent V nous a accueillis pour la soirée de samedi dans son gîte du pont de Lano. De nombreuses personnes se sont inscrites pour cette aventure et nous avons certainement battu un record de participation pour une activité souterraine, en effet, le lendemain, 26 personnes se sont rendues dans la grotte.

Le samedi, Olivier en premier puis Jean-Noël passent au local pour récupérer le matériel nécessaire à l’équipement de la cavité. Dume qui rentre d’une randonnée en montagne récupère Noël et Roccu Andria à Ponte Leccia, ensemble, ils se dirigent vers le gîte de Lano. La route est glissante à cause des fortes chutes de neige de vendredi.

Arrivés au gîte, ils prennent place ; à l’intérieur du bâtiment règne un froid de canard, tout est ouvert. Un rapide tour d’horizon est effectué pour fermer portes et fenêtres et mettre en route les chauffages. Petit à petit le gîte se remplit et s’anime, les uns et les autres arrivent à intervalles réguliers, tous prennent place.

Plus tard, on retrouve Dume et Noël, affairés dans la cuisine devant une énorme marmite, un parfum sucré de cannelle et de rhum caresse les narines. Ils sont en train de préparer un savoureux planteur pour une trentaine de personnes. Face aux fourneaux, une équipe de gros bras se remplacent avec énergie, pour faire tourner le pulendaghjiu.

C’est l’heure de l’apéritif, le traître planteur, doux comme du miel, coule à flots les conversations s’animent, la pulenda maintenant cuite, est retournée sur son torchon, les figatelli peuvent suivre. Toute l’assemblée passe à table quand arrive une escouade d’ouvriers espagnols venus chez Laurent pour la cueillette des châtaignes, ils compléteront les tablées. Plus tard les chansons s’enchaînent accompagnées à la guitare par Jean-Noël et aux «percussions » par Nicolas et Noël. (En fait nos deux lascars, se sont emparés dans la cuisine d’énormes marmites qu’ils utilisent, comme djimbés)Pendant le repas et devant l’excellent fromage fermier, l’ambiance se met tout doucement en sommeil… … Pour repartir de plus belle… … Successions de chants, de sons de guitare, de tam-tam. Les doigts du guitariste souffrent, ceux des percussionnistes enflent, les cordes vocales des ténors ne sont pas ménagées non plus. Il a même fallu retourner en cuisine pour re-préparer du planteur afin de réhydrater les gosiers secs. Plus tard, la source de rhum s’étant de nouveau tarie et il a fallu faire appel à un sourcier chevronné, qui n’a pu découvrir que du vin…

Tout doucement les uns et les autres s’éclipsent puis se lovent dans leurs sacs de couchage pour une douce nuit … Enfin… Elle sera quand même perturbée par les ronflements dantesques des scieurs de bois… (Comme diraient les sardes : « Lui russa molto forte »)

Dimanche, petit déjeuner, rangement des affaires, Claire nous rejoint. La météo est avec nous, il fait beau, l’air frais, nous embarquons dans les voitures en direction de la grotte de Lano. Le vallon enneigé est féerique. La piste sera-t-elle praticable ?

Quelques glissades plus loin les 4x4 grimpent tranquillement jusqu’au terminus marqué par la rivière. On s’équipe dans la neige et nous repartons à pied pour l’entrée de la cavité. Par petits groupes nous nous engageons. Les uns tenterons le passage par le laminoir, beaucoup d’autres refuserons. Il règne à l’intérieur une bruyante cacophonie, nous avons parfois du mal à communiquer. Le regroupement aura lieu dans la Salle Concrétionnée. Certains poursuivrons jusqu’au passage bas de la galerie, accessible par un passage glissant équipé d’une corde. Nous décidons de rebrousser chemin et plus tard nous nous retrouvons à l’extérieur devant un copieux pique-nique. Comme d’habitude, grillades, terrines, gâteaux et bon vin. L’air commence à fraîchir, le soleil s’est caché derrière la chapelle de Lano, il est temps de retourner au gîte. Le matériel est chargé dans les voitures, nous prenons le chemin du retour.

Nous sommes tous d’accord il faudra renouveler cette initiative.

Alors, à bientôt…

Victoria nous raconte cette journée, ses peurs et ses joies : « Je suis venue faire cette journée de découverte avec mes deux fils. Que du bonheur ! De jolis paysages, une ambiance sympathique, des spéléos compétents. Des peurs et des angoisses surmontées grâce à la patience de “ceux qui ont déjà fait“. Au sortir de la grotte un pique-nique dans la neige. Des rencontres… une expérience formidable. Pas si facile que ça, mais de toute façon, on reviendra. »

Récit de la sortie : « Une jolie journée de découverte pour la spéléo. Il fait beau, il a neigé dans la semaine et les premiers villages sont tout blancs. Le rendez-vous a lieu au gîte de Lano chez les frères V. On échange quelques paroles, on s’habille, on monte en voiture jusqu’au chemin qui mène à la grotte. Encore quelques kilomètres, à pied ou en voiture et nous voici dans la montagne, les pieds dans la neige. C’est amusant les casques et c’est quand même un peu lourd. On s’achemine les uns derrière les autres, avec le sac à dos qui contient le pull, les gants, le repas, le casse-croûte, le café, les fruits secs… Le petit chemin qui est étroit qui glisse on s’accroche aux petits arbres qui le bordent c’est joli toute cette neige.

Elle est jolie la grotte à l’extérieur. On allume la lampe on se brûle le bout des doigts si on ne fait pas attention. Je me brûle c’est l’apprentissage. Aïe ! il faut se mettre à quatre pattes, à plat ventre, glisser… Panique je ne passerai jamais je vais rester coincée et mourir là ! je recule non, je n’irai pas. Évidemment, j’y suis allée… Si les autres l’ont fait, je peux le faire aussi ! Après tout, vaincre sa peur est aussi une victoire sur soi-même !

C’est joli à l’intérieur, un peu gluant un peu humide jaune et blanc silencieux. La grotte aurait plu à Jules Verne. Attention à ne pas réveiller les chauves-souris ! On est ensemble, on bavarde, on grimpe, on descend, on rampe sur les coudes, sur les genoux, on se cogne la tête. Les soucis de la semaine sont bien loin, on est ailleurs, vraiment dans un autre monde.

Et là !... un goulet ce qu’on appelle une châtière on y passe de biais, la tête avec le casque ou les pieds en premier, on pousse avec les bras pour glisser… Cinq minutes avant de pouvoir m’allonger sur le sol, je ne peux pas je recule encore on me montre la manœuvre se mettre en biais, ne pas paniquer, respirer lentement, glisser, pousser. Cinq minutes d’angoisse, de honte comment font-ils pour faire ce que je n’ose pas faire ; cinq minutes, je passe.

Et je repasserai au retour, par le même chemin, avec les mêmes peurs… dominées. C’est bon de se retrouver à l’air libre. Évidemment on est un peu sale très sale même et dehors il fait nettement plus froid. Le feu de bois a du mal à prendre, la neige a bien détrempé les branchages, mais il y a le saucisson et le vin, les tomates fraîches, le fromage et le café, les amis… Il y a surtout de beaux moments, des sensations fortes, du plaisir.

Alors ! Quand la prochaine sortie ?

Victoria

 

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Samedi 25 novembre 2007

Inventaire du matériel ITP et CDS, aménagement du local — Bastia —

Antoine B, Maxime D, Dume D, Jean-Noël D, Philippe E, Olivier G, Maxime L, Antoine K, Jean-Claude L, Noël R

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Samedi 1er décembre 2007

Assemblée Générale du club

Présents : Alain B, Jean-François B, Antoine B, Josyane C, Aline, Christian et Maxime D, Jean-Claude D, Albert D, Jean-Noël D, Dominique D, Philippe E, Laurence G, Olivier G, Cécile G, Guy G, Jean-Claude L, Maxime L, Pierre L, Valérie L, Jean-Baptiste L, Pierre-Jean M, Noël R, Jean-Philippe S, Philippe S, Alain T, Laurent V, Nicolas

Représentés :

Présents invités : Marie-Line D, Mme V

 

Représentants élus du club auprès du CDS2B

Antoine BOSCHI, Cécile GERMANETTO, Corine BONNAL, Albert DEMICHELIS, Jean-Noël DUBOIS, Maxime LE GUILLOU, Jean-Claude LA MILZA, Jean-Baptiste LUCIANI, Alain TOUZET

 

Nouveau Conseil d'Administration et bureau

Président : Jean-Baptiste LUCIANI

Secrétaire : Corine BONNAL

Trésorier : Albert DEMICHELIS

Commission spéléo : Aline DARPHIN

Commission canyon : Alain TOUZET

Responsable matériel : Antoine BOSCHI

 

NB : Maxime DARPHIN de part son âge ne peut se présenter aux élections mais il a manifesté la volonté de participer. Il secondera donc la responsable de la commission spéléo dans son activité.

 

L’Assemblée Générale s’est clôturée dans la bonne humeur par un superbe et copieux buffet.

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Samedi 15 décembre 2007

Spéléo, visite et poursuite topo, Cast.2 — Oletta —

Jean-Claude D, Jean-Noël D, Noël R, Sébastien B, Isabelle M

 

Noël tenant tellement à initier Sébastien aux joies de la corde souterraine, décision est prise le jeudi soir de faire une excursion incognito à Castiglione (la convention d’accès est toujours en gestation). Une autre initiée est de la partie, Isabelle, qui avait découvert le monde souterrain à Lano. 11 h, rendez-vous au Col d’Amphore, un café et direction Cast.2. Le soleil est voilé mais le fond de l’air est bien rafraîchi par le vent de nord-est. Mise en place de l’équipement et allumage du foyer. Jean-Noël arrive au moment de l’apéro. Après le figatelli et quelques rasades de bon vin rouge, l’atmosphère se réchauffe (du moins à l’intérieur des tripes, car dehors le vent est toujours aussi froid).

Descente sans encombres de nos initiés, Isabelle enfile le ressaut et l’étroiture sans s’en rendre compte et Noël arrive juste à temps pour la freiner avant le P3 vertical et étroit, elle avait déjà les pieds dans le vide… Noël installe la main courante et sous la direction de Jean-Claude, les initiés partent vers le fond. Pendant ce temps, J.-N. et Noël terminent la topo d’une « galerie » concrétionnée en haut de la grande faille. En fait il s’agit du haut de la faille, son extrémité, fortement concrétionnée correspond en plan incliné abrupt avec la faille.

On retrouve les visiteurs sur le retour ; pas trop téméraires, ils n’ont pas osé forcer les rétrécissements en bout de faille pour aller jusqu’au site des os. Noël se fait un plaisir de les y emmener.

Retour vers la base du P8 d’entrée ; ayant un peu de temps devant nous, on visite la grande faille principale jusqu’à la base de E9. Pas de traces de chiroptères au plafond. Le projet de reprendre le topo de la Faille du Chien est abandonné, mais Noël a trouvé que l’entrée est bien étroite. Mais il faudra revenir pour vérifier si le point bas est bien du côté du nouveau réseau, mais on ne devrait pas atteindre les -45 m.

Retour et sortie sans difficulté. Jean-Claude aura déséquipé les deux réseaux, bravo ! On quittera Castiglione vers 16 h 30 et direction le local. TPST : trois heures.

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Dimanche 16 décembre 2007

Spéléo, découverte du monde souterrain, grotte de Santa Catalina — Sisco —

Antoine B, Josyane C, Aline, Christian, Maryline et Maxime D, Jean-Claude D, Jean-Noël D, Philippe E, Christian et Sylvie M, Thierry B, Gabrielle O

 

La neige est annoncée à 400 m, elle tombe même à Ponte Leccia, on ne va pas s’aventurer à Lano qui se trouve à plus de 700 m. Et en plus la météo annonce pluie et vent en bord de mer. On se rabat alors sur la visite de Santa Catalina que ne connaissent pas encore les nouveaux spéléos des Topi et cela permettra de faire découvrir le milieu souterrain à des initiés.

Rendez-vous à 11 h sur le parking sous la statue de Sainte Catherine, le ciel est sombre, il pleut par averses entre Bastia et Sisco, le vent qui vient du nord-est est bien froid. Equipement de chacun, il y aura des casques à acéto pour tout le monde, chargement des lampes et la colonne s’ébranle vers 11 h 45. Un dilemme, va-t-on manger avant ou après avoir visité la grotte, Christian — le ventre encore plein de son petit déjeuner — préfèrerait après, d’autres font remarquer qu’en général après les agapes, les jambes sont molles… On choisit donc de filer directement sous terre.

La colonne de lucioles serpente dans la montée rocheuse de la cavité, les nouveaux s’extasient devant les volumes. Regroupement dans la Salle des Ebats, séance photos. Antoine, Max et Jean-Claude tentent le pari de la vire pour accéder aux Salles Sup’ mais c’est vraiment « chaud » et ils renoncent. On poursuit par le passage « étroit » qui donnera quelques angoisses à des initiées puis descente vers le pont et c’est déjà la fin de la galerie. Le sol est bien lessivé, plus de terre, l’eau a bien coulé. Certains furètent dans les moindres recoins, coup d’œil au conduit désobé, à la cheminée en plafond de faille. On va pouvoir rassurer Jean-Yves — inquiet le jeudi de nous voir partir à Santa Catalina en pleine période de repos pour les chiroptères —, on a vu un seul spécimen, de belle taille au ventre gris dans la galerie après l’étroiture mais pas mal de guano au sol.

Séance photos au Pont et c’est le retour. TPST : presque deux heures. Tout le monde est satisfait de la visite, les confirmés sont heureux d’avoir mis une cavité de plus à leur connaissance et les initiés sont émerveillés d’avoir découvert un aperçu des merveilles du monde souterrain et pour certaines d’avoir vaincu leur appréhension. C’est enfin l’heure des agapes, on s’installe sous le porche d’entrée, bien abrité du vent qui fait déferler les vagues et nous asperge de quelques embruns. Jean-Claude et Maxime, entre autres, se démènent comme des chefs pour allumer un feu qui nous permettra de déguster figatelli et côtes plates, le tout arrosé modérément de deux bouteilles. Jean-Claude était aux anges, en entrée succulent cake aux aubergines et feta de Josyane…

15 h 30, fin des festivités.

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Samedi 29 décembre 2007
Spéléo, échange spéléologique corso-belge, visite de Cast.1 et 3 — Oletta — Antoine B, Maxime D, Jean-Claude D, Albert D, Jean-Noël D, Guy G, Jean-Claude L, David M et Nicolas H notre ami belge en invité. Pour le pique-nique et la découverte de l’entrée de Cast.3 : Christian et Maryline D, Sabrina et Clément G

Jean-Claude L ... ayant été contacté le 9 décembre dernier par un spéléo belge en séjour à Luri — Nicolas H. (Union Belge de Spéléologie, Commission Plongée Souterraine) — qui cherchait à faire une approche du monde souterrain corse, nous l’accueillons le jeudi soir au local pour un pot de l’amitié. Un projet se dessine autour de Cast.3 et 1. On sera neuf.

Rendez-vous à 9 h au local, café puis départ pour Cast. dans le Disco et le 4x4 de Nico. On récupère J.-C. D… avant le gué de l’Aliso. Le débit est assez important mais cela reste en dessous des caisses des 4x4. Nico passant un peu vite, y laissera la plaque avant de son immatriculation.

10 h 15 au bord de Cast.1, soleil hivernal mais très frais — il y avait de la glace sur la route. Equipement et direction Cast.3. On commencera par la descente du P. 17

Un petit rhino en dessous du premier fractio. Notre initié du jour, Guy s’en sortira très bien. Montée au balcon et regroupement dans la faille en T. J.-C. D… faillit nous intoxiquer avec de puissantes émanations d’acéto, un geyser sortait de sa dudule… Visite des salles concrétionnées. Aucun chiro, température 13°C (max 15°C). Descente vers la faille des fouilles et J.-N. un peu pervers conseille à Maxime et autres volontaires de grimper dans la lucarne du fond en précisant que l’on peut réaliser un circuit (mensonge !). Maxime et Antoine s’enfile dans l’opercule mais coincent dans la trémie qui suit. Les deux J.-C. et Nico viendront à leur secours et on fera une jonction sonore et visuelle avec le début de la faille des fouilles, mais ça ne passe pas !
Puis vient la faille étroite, à l’égyptienne avec la vire. Guy forcera mais passera sans souffrances. Regroupement à la Mezzanine — pas de rhinos, température 14°C (max 20°C). Puis sortie au soleil, il est 14 h 30. TPST : trois heures et demi…
Pas de fumée, que fait la logistique ! En effet, devaient arriver vers 14 h, David et Albert ainsi que Christian et Maryline, Sabrine et Clément. On découvre David en train de préparer le foyer mais Albert n’était pas au rendez-vous. Il arrivera dans la benne de la Jeep de Christian, un quart d’heure plus tard avec le reste de l’équipe. Et c’est parti pour un plantureux pique-nique à la spéléo, les bouchons n’arrêtent pas de sauter. On est un peu surpris par les mœurs de notre ami spéléo belge, il ne boit pas de vin ! ! Espérons au moins avoir un peu de Leffe° ou de Gueuze° si on va leur rendre visite… Quelques bouteilles, figatelli, merguez et autres agapes plus tard, il faut penser à repartir sous terre, David et Albert ne sont pas venus que pour manger.
Il est 17 h, David, suivi de J.-C. L …, part équiper la Salle de la Chèvre, suivi de Nico, Albert, puis J.-C. D… et J.-N.. Visite de la Chèvre, pas trop de dégâts par les rats mais on a vu la bête ! Assez mastoque paraît-il ! Elle se baladait en haut de la vire et est vite rentrée dans un trou (de rat…) en voyant David. Quelques jurons d’Albert plus tard, on ressort sous les étoiles et les lueurs de Vénus ou Mars (polémique…). Le feu est entretenu par le reste des pique-niqueurs qui ont été visité le début du Réseau gauche de Cast.3. Il est presque 19 h quand David finira de déséquiper. Retour au local pour ranger le matos. Notre ami Nico est super content et dire que ses potes belges lui avaient dit qu’il n’y avait pas de grottes en Corse…

 

La sortie vue par Nico :

 

Rencontre spéléologique Corso-Belge

 

Début Décembre 2007, je prends contact avec Jean-Claude LM du club spéléo I Topi Pinnuti de Bastia en vue d’un séjour dans le Cap Corse.

Le contact est établi et je les rencontre ensuite lors de leur réunion hebdomadaire du jeudi soir. 

J’y suis accueilli très chaleureusement d’abord  par mon contact et ensuite par les autres membres du club présents ce soir là. Nous faisons connaissance autour d’un verre, discutons et finalement mettons au point une sortie sous terre le samedi suivant dans la région d’Oletta. 

Nous nous retrouvons donc ce samedi 29/12 au local pour préparer et répartir vivres et matériel dans les 4x4.

En route pour St Florent et de là, direction Oletta. Ses petites routes, un gué pour traverser l’Aliso et une piste fort caillouteuse nous conduisent dans les collines ou se trouvent les 17 trous du massif de Cast.

Nous parquons les 2 véhicules à coté d’un grand couvercle en acier sur le sol, c’est Cast 1. A peine ouvert, un souffle tiède nous atteint, faut dire qu’il fait très froid ce matin : 0°. 

Après nous êtres équipés, nous reprenons le maquis, à pied cette fois, pour atteindre l’entrée de Cast 3.

C’est la première descente sous terre pour Guy, félicitations !

Je suis agréablement surpris par ce que je découvre, on constate directement que le milieu est très préservé, les traces de dégradations minimes, les concrétions sont assez nombreuses, mais à part quelques exceptions, elles sont fossiles et sèches.

La sècheresse, je n’avais pas prévu ça avec ma combi imperméable et mes gros gants, ça me change des trous boueux et humides habituels en Belgique.

Après 3h30 de crapahut, nous rejoignons l’air libre, à regret. Comme d’habitude, ayant constaté la présence d’une petite lucarne de 30 sur 40, je m’y faufile pour sortir, évitant ainsi le passage vertigineux de 2 mètres sur 2 menant au même endroit. « Y sont fous les Belges ! » déclare l’un de mes compagnons, hi hi J 

Nous rejoignons l’autre partie du groupe occupée à rassembler du bois mort pour le barbecue de la mi-temps.

Il est temps de restaurer et c’est la que je pense sans oser le dire « Y sont fous les Corses ! » : quelques charcuteries, fromages, figatelles et autre grillades se préparent, mais surtout les cinq bouteilles de vin auxquelles je refuse poliment de goûter au grand étonnement de mes compagnons. Hé oui, nous retournons sous terre après, et je sais que ça n’arrangera pas (ou arrangera de trop !) ma crainte du vide. 

Après ce copieux festin, quelques uns d’entre nous descendent dans Cast 1. Encore une grotte fort verticale, elle est relativement large également mais un peu moins sèche (un tout petit peu de boue dans le fond). Une remontée Jumar nous permet d’arriver sur un balcon de l’autre coté de la salle inférieure, de magnifique concrétions bien blanches nous dévoilent leur beauté. Superbe !

Nous croisons un rat avant de reprendre la vire qui nous assure jusqu’à la tète du P10. Apparemment ce rat utilise aussi cette corde… en en arrachant des morceaux pour faire son nid ! Sale bête !

Il est temps maintenant de remonter, l’heure avance.  

Ce n’est que vers 19h30, dans la nuit, que nous reprenons la route de Bastia pour aller ranger le matos. 

En guise de conclusion, je remercie les Topi Pinnuti pour leur accueil et leur sens de l’hospitalité, et plus particulièrement Jean-Claude pour son invitation et Jean-Noël D pour les chouettes photos qui sont visible dans l’album (< ici >). Cette journée restera longtemps gravée dans ma mémoire !

Je me réjouis déjà, non seulement de revenir vous voire, mais aussi d’accueillir aussi chaleureusement les Topi qui voudraient venir voire à quoi ressemble le sous-sol froid, boueux et détrempé de la Belgique.

Bien entendu il y aura dégustation de bonne Trappistes Belges, mais après la sortie, pour se réchauffer.

 

A bientôt les Topi Pinnuti ;-)                       Nico


Le site du club de Nico :

www.ess-speleo.be

 

 

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