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Une des ambitions de notre association est le partage de nos passions avec le plus grand nombre. Nos activités nous amènent souvent en des lieux difficiles d’accès pour le commun des mortels. Les récits ci-dessous permettent modestement ce partage, avec l’espoir de faire vivre, par quelques lignes et quelques photos, les sensations parfois intenses que procurent nos activités.

Ces comptes-rendus ne représentent pas l’exhaustivité de nos aventures (certains étant un peu réticents à s'épancher sur un clavier ;-), ils permettent néanmoins de donner un aperçu de nos pérégrinations souterraines et canyonistiques, et pourquoi pas de faire rêver.

Bonnes lectures, et si l’envie prend le dessus sur la simple curiosité, rendez-vous au local un jeudi soir …

 

Sommaire

 

Samedi 10 janvier 2004
Spéléo, première, visite, topo - Failles et grotte de Stundarone, Sisco

Samedi 17 janvier 2004
Spéléo, désobstruction - Cast.17, Oletta

Dimanche 18 janvier 2004
Spéléo, prospection, première, topo - Carrière de Caporalino, Omessa, et village de Pietralba

Samedi 24 janvier 2004
Spéléo, topographie, découverte du milieu souterrain - Grotte de Brando, Brando

Mardi 27 janvier 2004
Spéléo, topographie - Grotte de Brando, Brando

Samedi 31 janvier 2004
Spéléo, topographie, visite - Grotte de Pietralbello, Moltifao

Samedi 7 février 2004
Spéléo, désobstruction - Cast.17, Oletta

Samedi 14 février 2004
Spéléo, AG du CDS - Sisco

Samedi 21 février 2004
Spéléo, découverte du milieu souterrain - Grotte de Carpinella et grotta di grotta, Lano

Mardi 24 février 2004
Spéléo, désobstruction - Cast.17, Oletta

Jeudi 26 février 2004
Spéléo, désobstruction - Cast.17, Oletta

Dimanche 29 février 2004
Spéléo, recueils iconographiques - Etroiture de Canarinco et faille de Monte Fesso, Barbaggio

Samedi 6 mars 2004
Spéléo, désobstruction, visite, topo - Etroiture de Canarinco, Barbaggio

Samedi 13 mars 2004
Spéléo, initiation aux techniques de spéléologie alpine - Falaise U Boia, Bastia

Samedi 13 mars 2004
Spéléo, relevés GPS - Etroiture de Canarinco, Barbaggio

Dimanche 14 mars 2004
Spéléo, mise en pratique en gouffre - Cast.1 Oletta

Samedi 20 mars 2004
Spéléo, désobstruction - Cast.17, Oletta

Samedi 27 mars 2004
Spéléo, désobstruction - Cast.17, Oletta

Dimanche 28 mars 2004
Extraspéléo, initiation VTT en collaboration avec l’Etoile Cycliste de Bastia

Samedi 3 avril 2004
Spéléo, désobstruction, essai pyrotechnique - Trou de l’Epingle, Barbaggio

Vendredi 9 au Lundi 12 avril 2004
Spéléo, mini-camp explo, travaux - A Buga di a Cuntina, Ghisoni

Samedi 24 avril 2004
Spéléo, désobstruction - Cast.17, Oletta

Samedi 1er mai 2004
Spéléo, perfectionnement aux techniques de spéléologie alpine - Falaise de Pietralba, Pietralba

Samedi 8 mai 2004
Assemblée Générale élective de la Ligue Insulaire Spéléologique Corse - Corte

Samedi 8 mai 2004, l’après-midi
Spéléo, prospection - A Supietra, Caporalino

Samedi 15 mai 2004
Canyon (faute de sortie spéléo) - Piscia di l’Onda, Carcheto (en Castagnicia)

Samedi 5 juin 2004
Spéléo, démonstration de tir

Mercredi 8 juin 2004
Spéléo, visite - Grottes de Parternu, Furiani

Jeudi 9 juin 2004
Spéléo, essai TopiCam - Fontaine de Ficajola, Bastia

Dimanche 13 juin 2004
Spéléo, explo, grotte de Castirla

Samedi 19 juin 2004
Spéléo, nettoyage et vérification des cordes - Mulino Alle Noce, Olmeta di Tuda

Dimanche 8 août 2004
Via Ferrata – Chisa

Samedi 11 et Dimanche 12 septembre 2004
Accueil spéléo du Spéléo Club de Figeac

Dimanche 12 septembre 2004
Spéléo, désobstruction - Cast.17, Oletta

Dimanche 19 septembre 2004
Fête du Sport - Bastia

Samedi 25 septembre 2004
Spéléo, première, désob - Grotte de Santa Catalina, Sisco

Samedi 2 octobre 2004
Spéléo, initiation aux techniques de spéléologie alpine - Falaise U Boia, Bastia

Dimanche 3 octobre 2004
Spéléo, mise en pratique en gouffre - Cast.1, Oletta

Lundi 11 octobre 2004
« Spéléo », rencontre de M. Rossi, viticulteur à Oletta

Samedi 16 octobre 2004
Spéléo, remise à niveau de l’équipe Spéléo-Secours - Falaise de Francardo, Omessa

Mardi 26 octobre 2004
Spéléo, opération déminage - Site de Castiglione, Oletta

Samedi 30 octobre au Lundi 1er novembre 2004
Spéléo, mini-camp désob’, explo, travaux - A Buga di a Cuntina, Ghisoni

Vendredi 12 novembre 2004
Spéléo ; désob - Grotte de Brando, Brando

Samedi 13 novembre 2004
Spéléo ; photos - Grotte de Santa Catalina, Sisco
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Samedi 20 novembre 2004
MEGA TEUF, Anniversaire du club : hé oui 20 ans !

Samedi 15 décembre 2004
AG des clubs, I Topi Pinnuti et ACS à Valle de Rustino

 

 

Samedi 10 janvier 2004

Spéléo, première, visite, topo, failles et grotte de Stundarone – Sisco -

Dume, Jean-Noël, Philippe

 

Premier rendez-vous de l’année chez Jeannot. Dume et Jean-Noël tentent de réparer le téléphone portable de celui-ci – il a pris l’eau sous la douche quand Dume a appelé pour fixer le rencart… -, quand Philippe arrive. Il est 13 h 30, un café et direction la piste de la carrière Petre Scritte. On se gare en bordure de route côté mer. Le soleil est de la partie, après tous ces jours de pluie ! On file dans ce qui reste de maquis après les incendies d’août 2003 en coupant à droite du portail. Cent mètres plus loin, on arrive au niveau d’un petit front de taille d’où partent deux failles. Dume et Phil pénètrent dans la première, 0,40 cm de large et 2 m de haut qui donne au bout de 3 m sur une faille perpendiculaire, de dimensions similaires, elle correspond à droite vers l’extérieur 6 m plus loin, mais la sortie est infranchissable et à gauche, après s’être dédoublée, elle pince inexorablement au bout de 6 m. Pendant ce temps Jean-Noël visite la seconde, un boyau de 8 m de long et 0,60x0,80 m de diamètre, recoupé par d’autres failles impénétrables. Fin sur pincement et comblement. Développement total de 35 m, dénivelé nul. À noter des racines d’arbustes venant de la surface et entièrement calcinées sur tout leur parcours souterrain, ce qui témoigne de la violence des incendies d’août 2003.

On poursuit ensuite vers l’ouest vers un ancien front de taille plus important où Phil avait découvert et visité une belle cavité. À l’aplomb du front de taille s’ouvre une entrée de 0,60 cm de large par 2 m. On décide de topographier en progressant dans la visite. Par une descente inclinée à 40° et un petit ressaut, on arrive rapidement dans une grande salle de 15x3 m, avec une hauteur sous plafond au point bas de 4 m. Sur la gauche la roche aux formes érodées témoignent du passage de l’eau. Au point bas de la salle, un plancher stalagmitique suspendu (à la forme caractéristique de comptoir, vite repérée par la gent spéléo habituée à ce style de lieu où Dume et Jean-Noël se livreront à quelques simulacres de soirées arrosées…) témoigne encore de l’action de l’eau. Sous ce plancher la galerie se poursuit sur quelques mètres avec un plafond recouvert de fistuleuses et devient rapidement impénétrable. À droite un premier boyau, un boyau quasi horizontal et rectiligne, de 0,50 m de diamètre, où Dume se précipite et disparaît en un clin d’œil du regard de Phil. 9 m plus loin, il débouche dans une faille parallèle à l’axe de la grande salle. Faille de 1,20 m en son point le plus large et 10 m de long, le haut de la faille, à 4,40 m laisse pénétrer la lumière du jour – on retrouvera en surface le pertuis qui correspond. À droite le sol remonte sur 4 m et se termine sur pincement et comblement. À gauche on franchit un pont de comblement puis par une désescalade de 2 m on retrouve le fond de la faille ; au point le plus bas Phil tente encore de descendre sur 3 m mais cela devient vite serré, les cailloux semblent continuer sur plusieurs mètres… À l’extrémité, la faille se pince au bout de 6 m. Au niveau du pont de comblement, départ à angle droit d’un boyau borgne de 3 m de long et 0,30 m de diamètre. Retour dans le fond de la salle, à droite du comptoir, un boyau incliné à 30° est pénétrable sur 3 m. Séances de photos au retour et en escaladant les blocs en bas du couloir d’entrée, on aperçoit dans l’axe de celle-ci, le départ d’une galerie de 1 m de diamètre bordé de concrétions (une exploration est à prévoir). Soit on équipe en vire, soit on amène une échelle.

On ressort au soleil et on file jusqu’à Siscu pour aller réserver le restaurant pour l’AG du CDS du 14 février. Le menu du Stalla Sischese semble très alléchant mais il n’y a personne. Dume reviendra.

 

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Samedi 17 janvier 2004

Spéléo, désobstruction, Cast.17 – Oletta -

Dume, Jean-Noël

 

On a bien avancé de 50 cm mais qu’est-ce qu’on s’est pelé, un sacré mistral à glacer un macchabée. Surtout Jean-Noël resté à l’extérieur et alimentant Dume bien à l’abri au fond de son petit trou. Heureusement qu’en fin d’après-midi Magali et Lionel ont apporté le café. On devine toujours une suite en plan incliné mais la hauteur n’excède pas 10 cm. Le Bazola° a bien tourné.

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Dimanche 18 janvier 2004

Spéléo, prospection, première, topo, carrière de Caporalino – Omessa -, et village de Pietralba

Albert, Dume, Jean-Claude, Noël

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Samedi 24 janvier 2004

Spéléo, topographie, découverte du milieu souterrain, grotte de Brando – Brando -

Dume, Jean-Noël DUBOIS, Delphine, Rose-Marie et Noël

 

Il faisait frisquet ce jour là ! Les sommets du cap corse étaient recouverts d'une épaisse couche de neige.  Quand Delphine, Rose-Marie et Noël sont arrivés devant la grotte de Brando, Dume était déjà là et avait entrepris de désobstruer une faille située à environ une vingtaine de mètres à droite de l’entrée principale. Pendant que les filles babillaient, Noël en profitait pour aider Dume à extraire quelques « brouettées » de cailloux. La faille paraît être prometteuse mais il reste encore du boulot. Il faudra y retourner.

Midi, nous nous dirigeons sur l’aire de pique-nique de la « Favorita », c’est là que Jean-Noël nous rejoint, ainsi qu’un sympathique Braque allemand, sorti d’on ne sait où.

Le feu réchauffe l’atmosphère, les migliacci, ainsi que l’excellent figatellu fourni par Delphine réchauffe les estomacs, le tout arrosé comme d’habitude d’un généreux breuvage à la robe rouge. Le braque certainement affamé, la truffe en alerte, est rapidement devenu familier et s’est attablé de façon très impertinente.

L’après midi a été consacré pour les unes à la découverte et à l’exploration de la grotte, pour les autres, plus appliqués, à topographier de long en large la cavité.

Une grande halte à été observée au niveau de la faille et après de nombreuses réflexions, nous avons convenu qu’il serait judicieux de tenter d’élargir cette dernière. (à grands renforts de Bazola° bien entendu !). Le chien, toujours lui, très enthousiaste, nous a accompagné tout au long de notre périple souterrain et a incontestablement été le seul à faire de la première cet après-midi là.

Sortie vers 17 h 30, il fait toujours aussi frais.

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Mardi 27 janvier 2004

Spéléo, topographie, grotte de Brando – Brando -

Jean-Noël

 

Il restait à topographier la salle annexe, mais la chatière s’était un peu refermée depuis l’an passé et Jean-Noël n’avait pu passer le samedi précédent. 18 h, quelques coups de perfo, puis de pointerolle et de massette et le becquet qui gênait a sauté. En frottant un peu, ça passe. Une petite heure pour faire la dizaine de mesures qui manquait et retour vers 20 h pour entrer tout ça dans l’ordinateur. La topo des italiens était optimiste sur le point le plus haut de la cavité, 10 m au lieu de 18 ! Mais avec la faille sup’ on va passer à +30 m.


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Samedi 31 janvier 2004

Spéléo, topographie, visite, grotte de Pietralbello – Moltifao -

Gisèle, Jean-Noël, Jean-Claude, Noël, Jacques

 

Une sortie absolument incognito, car tout spéléo corse responsable sait que cette cavité est protégée par un Arrêté Préfectoral de Protection de Biotope (visite interdite, sauf de juin à septembre.) ! À part Noël, personne ne la connaissait mais tous en avait entendu parler, et avaient pu lire dans les Annales des cavités souterraines de la Corse comme d’« un réseau immense où une équipe de valeureux explorateurs du début du siècle avaient failli se perdre, où l’on raconte encore l’histoire de la chèvre qui ressort à Calvi, etc. ». On décide de braver l’interdit et on s’excuse par avance auprès du GCC.

Grillades au bord du chemin d’accès et à 14 h on se décide à commettre l’irréparable, on escalade les grilles de 2 m de haut (non pas celles de la préfecture…) mais celles qui entourent l’entrée de la cavité. La visite nous prendra près de quatre heures. Car on fait œuvre utile, on rentrera avec la topo. Grandes salles d’effondrement, quasiment 20 m de haut sous plafond et autant de diamètre,  boyau glaiseux avec quelques concrétions, tout le monde furète dans la moindre trémie, mais il faut se rendre à l‘évidence, on ne sortira pas à Calvi et personne n’a entendu le bruit du ressac. Au total 286 m de développement pour un dénivelé de 38 m.

Lors du retour vers la sortie, notre attention sera attirée vers une lampe à la lumière pâlotte en bas du plan incliné d’entrée, puis plusieurs bougies jalonnant le plan incliné d’entrée. On se perd en conjonctures… Le temps d’arriver aux voitures et la nuit est déjà là. Tous occupés à se changer on voit à peine arriver une estafette de gendarmerie. Panique ! On a été dénoncé et le Groupement d’Intervention Rapide pour la Protection des Chiroptères a été prévenu ! Phrase traditionnelle « Vos papiers ! ». Ces braves pandores nous demanderons en effet de décliner notre identité, et surtout des explications à notre présence sur place, mais sans aucune allusion à l’APPB. En fait la lampe appartenait à deux jeunes ados (qui se tenaient derrière les représentants de la Force Publique et que nous n’avions pas vu de suite) qui avaient vu les sacs à l’entrée, avaient franchi également les grilles et s’étaient arrêtés dans leur visite en bas du plan incliné en perdant leur lampe. N’ayant vu ni entendu personne, ils avaient appelé, ils se sont inquiétés – saine réaction – et ont prévenu la gendarmerie… La tension est vite retombée, Gisèle notre juge, n’a pas eu à décliner son identité – infraction à un arrêté préfectoral, cela la fiche mal pour un membre de notre intègre justice française. On a pas mal discuté, les jeunes ont laissé leurs coordonnées pour qu’on leur propose une sortie découverte ou initiation dans de meilleures conditions.

Et les chiros dans tout çà ! Pas de quoi en faire un fromage, on a du croiser deux petits rhinolophes dans le couloir d’entrée.

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Samedi 7 février 2004

Spéléo, désobstruction, Cast.17 – Oletta -

Dume, Jean-Noël, Philippe

 

Faute de CTDA, absent le jeudi pour galvaniser les troupes, l’équipe du spéléo secours s’est sentie peu motivée. On a parlé d’aller topographier la deuxième cavité de Corse en dénivelé, la faille de Lainosa à Olcani - -80 m -, connue par quelques anciens mais où personne n’a du mettre une corde depuis plus de dix ans… L’équipe se trouvant réduite à trois, on s’est rabattu, à la satisfaction de Dume, sur la poursuite de la désob de C17. Un super pique-nique au pied du pylône, de bonnes côtes plates, bon fromage, bonnes bouteilles… et puis trois heures à taper sur la massette, la pointerolle, la barre à mine, la masse et quelques tirs au Bazola°. L’entrée est bien élargie, on tient presque à deux dedans et en profondeur on est descendu d’au moins 50 cm. Gardons espoir, Dume y croit dur comme fer et maintenant on peut s’attaquer à l’étroiture…

 

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Samedi 14 février 2004

Spéléo, AG du CDS – Sisco –

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Samedi 21 février 2004

Spéléo, découverte du milieu souterrain, grotte de Carpinella et grotta di grotta – Lano -

Gisèle, Léa, Théo et Jean-François, Dume, Jean-Noël, Maxime et Jean-Claude, Alice et Philippe, Jacques

 

Un premier rendez-vous au local à 8 h 15 puis à 9 h 30 au Carré d’As à Ponte Leccia. Les deux jeunes rencontrés trois semaines auparavant sur la commune de Moltifao nous font faux bond, ils auraient fait la fête la veille… Ce sera quand même une sortie découverte pour sept participants. Le ciel est couvert mais nous épargne de ses gouttes de pluie. Le sentier d’accès est bien balisé de marques orange, les visites organisées doivent se poursuivre. Pendant que Dume se lance dans la réalisation du foyer, une partie du groupe sous la conduite de Jean-Noël redescend le lit asséché de la rivière pour aller visiter et photographier Grotta di grotta – un boyau d’une vingtaine de mètres découvert et exploré en 1995. La progression sur les blocs est hésitante car la pluie les a rendus glissants. En fait, on le découvrira au retour, un vague sentier existe en rive gauche à travers la végétation. Ce boyau est intéressant car il s’agit d’un réseau actif temporaire, se mettant en charge régulièrement. Sa direction n’est pas celle de la grotte de Carpinella, il remonte vers la montagne pour rejoindre le lit supérieur d’un ruisseau qui passe au-dessus. Diamètre moyen de 50-60 cm, plancher rocheux propre et lames d’érosion. Au bout de 20 m, une petite salle puis un éboulis qui bloque toute progression, la position est très inconfortable pour tenter une désobstruction. À 2 m de l’entrée en contrebas, l’eau sort à travers des blocs et le lit du ruisseau qui était asséché en amont est à nouveau rempli. Il faudrait envisager une coloration à partir des deux écoulements pérennes retrouvés dans la grotte de Carpinella pour déterminer une éventuelle jonction. Seuls Jean-Noël et Alice se faufilent dans le boyau sur une dizaine de mètres pour quelques photos.

Retour au camp de base… où Dume a réussi, malgré l’humidité ambiante, à nous faire un feu d’enfer. Migliacci, tartes aux herbes, pizze, panzetta… comme d’habitude on fait bombance. Pendant que tous les néophytes piaffent d’impatience devant le porche d’entrée, Dume et Jean-Claude se lancent dans la réfection de l’escalier d’accès. Et puis c’est le départ pour les ténèbres. Visite traditionnelle : la vire ; la salle des chiros à gauche (une quinzaine de rhinos suspendus à de fines stalactites, une température de 8,5°C avec un minima à 7,5°C) ; la grande salle à la colonne, le laminoir, la rivière – à sec mais à l’extrémité de la galerie droite, un écoulement de quelques l/s se dirigeant vers une voûte mouillante) ; la grande galerie concrétionnée (où la corde en place aurait bien besoin d’être remplacée par un équipement sécurisé) ; le « lac », bien rempli ; et la grande salle aux éboulis et sa stalactite rhomboédrique (enfin approximativement…) pour finir. Tout en contrebas de cette salle des éboulis et sur la gauche, on entend le bruit de l’eau, mais c’est trop étroit pour y accéder, même Jean-Claude doit renoncer.

Entrée sous terre 13 h 30, sortie 16 h 30. Il commence à bien pleuvoir. On se dirige rapidement vers les 4x4, pour se changer sous la pluie fine.

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Mardi 24 février 2004

Spéléo, désobstruction, Cast.17 – Oletta -

Dume, Jean-Baptiste

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Jeudi 26 février 2004

Spéléo, désobstruction, Cast.17 – Oletta -

Dume, Jean-Noël

 

Départ de Bastia vers 10 h 30, temps couvert, météo pessimiste, mais il ne pleut pas… on tente. Après un peu d’attente pour acheter des côtes plates chez le boucher de Saint-Florent, il est presque midi quand on arrive au pied du pylône. Dume, toujours très pragmatique, propose de casser la croûte avant d’aller creuser. Les braises sont rapidement chaudes, migliacca, côtes plates (délicieuses, on a bien fait de s’arrêter), fromage, un p’tit rouge et voilà que les premières gouttes arrivent. Espacées, intermittentes mais bientôt de plus en plus régulières et à l’horizon, ce ne sont que nuages sombres et denses. Il faut se rendre à la raison, on range le matériel et on part prendre le café – et se changer -, chez Lionel à Patrimonio. Dommage, mais ce fut un pique-nique sympa…

 

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Dimanche 29 février 2004

Spéléo, recueils iconographiques, étroiture de Canarinco et faille de Monte Fesso – Barbaggio -

Jean-Noël

 

Une météo maussade le samedi, à ne pas mettre un spéléo dehors. Le dimanche après-midi, le soleil jouait à cache-cache avec les nuages, une petite balade à Teghime était possible. Pas de difficulté pour retrouver l’étroiture de Canarinco où Jean-Claude et Jean-Baptiste avaient tant bataillé en 95 pour franchir cette « étroiture sévère ». Le film tourné par J-B. nous avaient permis de découvrir les merveilles de la Salle impudicus mais la topo n’avait pas été levé. Vu la sévérité de l’étroiture d’entrée, le topographe attitré du club n’avait nulle envie de s’y enfiler… il faudra demander à J-C. de plonger dans ses souvenirs et à J-B. de sortir quelques images du film pour faire la fiche topo.

Second projet de repérage, la faille de Monte Fesso, elle fait partie de l’inventaire mais est-ce bien une cavité ? Elle se trouverait en contrebas avant d’arriver à la carrière de Teghime. On gare la voiture à l’entrée de la carrière puis descente à pied de la piste jusqu’au virage où l’on croise le ruisseau mais aucune faille de visible en contre bas. En remontant la piste, décision est prise de plonger à droite dans le maquis pour espérer tomber dessus (et non dedans…). On repère une zone un peu dégagée de rochers plats puis après avoir erré dans le maquis pendant une heure et être arrivé au niveau de la voiture il faut se rendre à l’évidence, introuvable, on demandera à Dume qui l’avait visité avec J-C. et Olivier.

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Samedi 6 mars 2004

Spéléo, désobstruction, visite, topo, étroiture de Canarinco – Barbaggio -

Dume (le matin), Jean-Noël (l’après-midi), Jean-Claude, Philippe

 

Suite à des échanges de courriel et après discussion jeudi soir, Jean-Claude ne se souvient pas assez de la cavité pour faire la topo et Jean-Baptiste ne peut extraire d’images de son film. Et puis ils parlaient d’y retourner pour élargir l’étroiture. Les prévisions météo pour le samedi sont pessimistes, le stage est déplacé au week-end suivant et on ira à Canarinco entre les gouttes.

 

Matin : sitôt arrivés, Dumé et Philippe s‘attaquent à l’élargissement de l’entrée. Bien que JB et JC soit déjà passés en 1995, il est nécessaire d’agrandir le passage, surtout pour le topographe ;-). Pendant ce temps, JC rassemble les déblais des premières désobstructions et monte un muret de protection autour de l’entrée. Il en profite également pour prospecter aux alentours et découvre un petit orifice qui souffle à une vingtaine de mètres à l’ouest du trou. Les cartouches pètent difficilement dans la calcite malgré l’utilisation des jaunes longues. Il reste encore une grosse stalactite qui gêne le passage. Un forage est fait, 3 cartouches sont introduites, Dumé tir, ça pète, mais la concrétion est toujours là. On va tenter de planter une pointerolle. JC prend le relais et tente d’élargir le 1er forage avec la mèche de 34. Méfiant, JC se recroqueville sur ses genoux, bien lui en a pris, une cartouche explose en projetant quelques éclats en tous sens. Est-ce la 2ème ou la 3ème cartouche ? JC continue en prenant la précaution de s’équiper du casque et des lunettes de protection. La 3ème cartouche pète en suivant ! Conclusion : ne jamais re-percer un trou, même si l’on pense que les cartouches ont explosé !

 

Après-midi : JN Arrive sur les lieux vers 12 h 30, l’heure des grillades approche, Jean-Claude s’active au feu, le premier bouchon a sauté. Un coup d’œil à l’étroiture, suite à quelques coups de Bazola°, l’extrémité de la stalactite qui rendait l’étroiture sévère a sauté, cela devrait être plus humain à franchir et surtout à ressortir… Mais cela reste encore bien étroit. On verra après les agapes. Il ne pleut pas et à l’abri de la ruine on ne ressent pas trop le vent du nord. Vers la fin du repas, une visite surprise, Thierry qui a vu les voitures en passant, vient nous saluer. 14 h, Dume nous quitte pour monter sur Asco. Jean-Claude et Jean-Noël vont affronter l’étroiture. Mise en place de la C10 sur AN et fractio sur barre à mine et J-C. s’enfile dans les profondeurs, descendeur en bout de longe. En 30 s, il disparaît, rien à voir avec la longue pénétration de 95, le plus dur c’est la première fois. Mais J-N. s’approchant de plus près reste dubitatif sur la facilité de l’opération, connaissant ses mensurations il imagine avec une certaine anxiété les efforts à produire à la remontée pour s’extraire, les pieds dans le vide. Surtout qu’il suffit de casser un peu plus cette méchante concrétion pour que l’entrée devienne un boulevard. J-C. remonte pour tenter de casser de l’intérieur, aux premiers coups de massette, la roche tremble, mais aussi tout le bloc et J-C. se voit vite recevoir un ou deux mètres cube sur le pied, voire sur la corde, etc. Stop, on reprend les opérations de l’extérieur. J-N. plonge la tête la première et tente à bout de bras de taper sur cette concrétion mais on manque de recul, rien ne bouge. Phil arrive à la rescousse et passe le matos pour 2 tirs de Bazola°. Cela ébranlera la bitouille mais elle ne veut pas céder. À son tour il plonge dans la faille d’entrée et réussit à faire tomber un bout de concrétion. C’est bon - dit-il -, J-N. n’est pas encore convaincu. Phil installe l’échelle – il n’a pas son baudard -, et en quelques secondes disparaît dans le noir. Du bas il rassure J-N. Il faut y aller. On ne met pas de baudard, cela fera moins large et c’est parti. Le thorax coince un peu, on essaie de remonter pour avoir un peu plus d’aisance et là ce qui était prévisible arrive, on pédale dans le vide et ça coince encore plus et l’adrénaline gicle… Après quelques reptations et pas mal de sueurs, on peut se retourner pour dire aux copains qu’il est pas question de descendre, qu’il fasse la topo eux-mêmes… Du bas fusent des encouragements, des incitations à venir voir les merveilles de Canarinco, qu’au retour il y a la possibilité du palan, il faut insister…  Un regard appuyé vers cette étroiture et on y va, en passant bien sur le côté, le passage est serré mais assez facile en fait, un peu trop d’ailleurs, il ne faut pas oublier qu’on est sur échelle sans assurance… on se retrouve vite dans le vide suspendu aux barreaux de l’échelle, mais les copains sont là pour guider les pieds, le fond est à peine à 4 m.

Un peu fébrile à l’idée de refranchir cette étroiture J-N. se lance frénétiquement dans la topo. Heureusement que ses petits camarades le calment et lui conseillent de jeter un coup d’œil autour de lui. Certes la cavité n’est pas grande, une salle de 12 m2 avec un plafond en cloche à 4 m. Le sol est encombré de concrétions brisées, il y a eu du remaniement tectonique et la désob de 95 a laissé des traces. En paroi latérale, un bel ensemble de concrétions laiteuses, aux extrémités boursouflées et comme déviées par un courant d’air, quelques fistuleuses. À l’opposé de la base du puits d’entrée, la faille semble se poursuivre sur environ 2 m mais elle est barrée par un pilier et de nombreuses concrétions. Dans une extension latérale, au plancher encombré de blocs et de concrétions cassées, pendent au plafond de superbes draperies ocres, fines et au travers desquelles se dessinent un maillage délicat, on imagine des rideaux de dentelle. Les flashs des numériques fusent de partout. La topo est rapidement levée, il faut penser au retour. J-C. ouvre la marche et pourra installer le palan au cas où, J-N. suivra et Phil fermera la marche pour pousser au cas où… J-C. sort bien sûr sans encombres et J-N. se présente à son tour. Equipé du bloqueur de pied pour prendre appui sur la corde, la sortie se fera assez facilement, Phil suivra sans problème. Reviendra-t-on, en tout cas on peut enlever l’adjectif « sévère » accolé à l’étroiture de Canarinco.

Il n’est pas trop tard pour aller visiter cette faille de Monte Fesso tant cherchée le week-end précédent. En fait on la voit bien depuis Canarinco, elle se trouve en contre bas à la sortie de la carrière au niveau des rochers plats où J-N. avait commencé ses recherches dans le maquis, il a du passer à quelques mètres… J-C. la retrouvera sans difficultés, il s’agit d’une faille de 68 m de long, d’une largeur moyenne de 4 m et de 10 m en son point le plus profond. Sol en pente douce, humidité importante, un écoulement d’eau en paroi, des fougères. À l’extrémité nord, un passage sous blocs de 6 m de long fait illusion de cavité, mais la décision de l’équipe de topographes est de ne pas la classer dans l’inventaire des cavités souterraines de la Corse.

Retour au local et un petit café chez Antoine. La fuite du local est réparée, le siphon de la douche de la voisine s’était cassé…

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Samedi 13 mars 2004

Spéléo, initiation aux techniques de spéléologie alpine, falaise U Boia – Bastia -

Initiés : Marie, Cécile, Biba, Marine, Laurent, Christian, Maxime(10ans) et deux récidivistes, Samia et Damien

Encadrement : Dume, Olivier, Jean-Claude, Pierre, Francis

 

La météo s’est encore plantée, ça devient une habitude ! Il était prévu une journée ensoleillée avec quelques passages nuageux, nous avons du vent, du brouillard et du froid. Malgré ces vicissitudes météorologiques, nous équipons quelques voies d’initiation et chacun pourra faire au moins une descente et une montée. Après une bonne grillade réconfortante, nous démontons tous et c’est la fuite vers Bastia !

 

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Samedi 13 mars 2004

Spéléo, relevés GPS, étroiture de Canarinco – Barbaggio - 

Jean-Noël

 

Il fallait bien le GPS pour se retrouver dans un brouillard à couper au couteau, un vent glacial et une bruine qui vous pénétrait jusqu’à l’os…

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Dimanche 14 mars 2004

Spéléo, mise en pratique en gouffre, Cast.1 – Oletta –

Initiés : Marie, Cécile, Biba, Laurent, Samia, Damien

Encadrement : Dume, Olivier, Jean-Claude, Noël

 

Rendez-vous au club, café sur la place puis direction Oletta. Une surprise nous attend au gué de l’Aliso, un tronc d’arbre barre le passage sur la rive opposée. Jean-Claude s’installe sur le capot du Pajero de Dume qui le place au milieu de la rivière. J-C. accroche une corde au tronc et retour en arrière en tirant l’arbre hors du passage. C’était l’épisode Camel Trophy ! Nous n’étions déjà pas en avance et c’est aux alentours de 11 h 30 que nous nous engageons dans le trou où nous retrouvons Olivier dans la Salle du Veau qui a équipé le Réseau de la Chèvre (c’est Olivier qui a équipé pas le veau). Puis J-C. ouvre la marche suivi par Cécile. Petite frayeur pour Cécile qui lâche la corde en haut du second puits. Heureusement, J-C. - le héros -, assurait depuis le bas J. Certainement une conséquence du manque de pratique de la journée en falaise, la corde passe d’abord dans le descendeur puis dans le mousqueton de freinage et non l’inverse ! La visite se poursuit par le circuit classique, mezzanine, vire, puits de la Bitouille et remontée à l’air libre vers 16 h 30. Le déjeuner se passe donc à l’heure du goûter avec figatelli, migliacci, pizze et ce qui va avec.

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Samedi 20 mars 2004

Spéléo, désobstruction, Cast.17 – Oletta -

Dume, Jean-Noël

 

Volontaires pour la sortie du samedi : deux ; on s’est rabattu, à la satisfaction de Dume, sur la poursuite de la désob de C17. Une voiture 06 à la bergerie de Castiglione, est-ce notre ami Raffalli, grand spécialiste de Duvalius, qui serait à la recherche de ces petites bêtes ? En effet, au pied du pylône, la famille Raffalli - père, fils et bru - termine son pique-nique. Ils ont « nettoyé » Cast.1 des pièges à Duvalius (canettes de bière, coquilles St Jacques). Les braises sont encore chaudes, quelques brindilles et une nouvelle tournée de migliacce, côtes d’agneau, fromage, bonne bouteille de St Paul de Fenouillet. La famille Raffalli nous quitte pour aller poser ses pièges à insectes au fond de Cast.2. On reprend le 4X4 et direction Cast.17 où Dume va s’acharner pendant trois heures à taper sur la massette, la pointerolle, et effectuer une dizaine de tirs au Bazola°, Jean-Noël assurant à l’extérieur pour fournir le matériel. La profondeur est d’au moins 2 m. Dume y croit toujours dur comme fer et commence à s’attaquer à l’étroiture… mais pas d’élargissement visible, un léger courant d’air nous permet de garder l’espoir…

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Samedi 27 mars 2004

Spéléo, désobstruction, Cast.17 – Oletta -

Dume, Noël

 

Temps couvert, météo pessimiste, mais il ne pleut pas… on tente, pour la suite relire la sortie du jeudi 26 février. La pluie nous prend à la montée de Teghime. Dume retrouvera ses chaussures oubliées le samedi précédent, mais Noël ne verra même pas le trou, c’est trop mouillé !

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Dimanche 28 mars 2004

Extraspéléo, initiation VTT en collaboration avec l’Etoile Cycliste de Bastia

Dume, Jean-Noël, Noël

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Samedi 3 avril 2004

Spéléo, désobstruction, essai pyrotechnique, Trou de l’Epingle – Barbaggio -

Dume, Jean-Noël, Jean-Claude

 

Pour un coup d’essai, quel boucan ! Toute la vallée de Barbaggio en a tremblé.

 

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Vendredi 9 au Lundi 12 avril 2004

Spéléo, mini-camp explo, travaux, A Buga di a Cuntina – Ghisoni -

Dume, Albert, Jean-Claude, Marie-Pierre, Noël, Rose-Marie et Christelle, Georges, le frère de Noël et ses enfants, les parents de Noël

 

Vendredi : Dans l’après-midi, Dume après avoir chargé le matos, aidé par Jean-Noël, peu enclin à aller affronter le ciel maussade de Ghisoni – la météo est vraiment pessimiste -, récupère Noël à Ponte Leccia et voici bientôt nos deux lascars partis pour l’aventure.

La piste a quelque peu souffert par endroits et certains passages doivent être négociés avec attention. Il est 19 h quand nous atteignons le terminus, OUF ! ! Le temps est couvert mais il ne pleut pas. Trois allers et retours seront nécessaires pour transporter les affaires à la casetta. À l’intérieur, la température est on ne peut plus fraîche (8°C). Malgré notre savoir-faire, le feu a du mal à démarrer en raison de l’humidité qui règne dans les lieux. Nous décidons de faire un chouia de ménage avant de déballer les victuailles. Quelle ne sera pas notre surprise lorsque nous voudrons étaler les couvertures sur la mezzanine. Nos amis rongeurs ont réussi à pénétrer dans la caisse par un petit trou qu’ils ont agrandi (eux aussi ont une âme spéléo). Les couvertures et autres ont été transformées en un véritable gruyère. En effet les souris ont creusé de véritables galeries dans l’épaisseur des tissus pour y passer chaudement l’hiver. Nous aimons bien les bêtes, mais là s’en est de trop, et il faudra choisir : les souris ou les quelques couvertures qui ont survécu ! ! La décision est prise on appellera ceux qui monteront le lendemain pour qu’ils apportent un remède. La température est montée de deux degrés quand nous passons à table. Pour fêter le début de la Pâques nous entamons un petit cubi de vin de l’Aude. Nous serons sages et nous coucherons tout de même à 23 h et des poussières.

 

Samedi : Le lendemain, le ciel est d’un bleu turquoise, mais la température fortement basse (6°C), dehors les tôles de la véranda sont givrées. Après le petit déj’, c’est la corvée de la remise en état du réseau d’eau avec la pose de quelques colliers et de remise en place du tuyau. Avec Noël nous recherchons la source que nous avaient indiquée deux personnes rencontrées au mois de novembre dernier. En effet ces personnes ont passé plusieurs étés de leur enfance sur place, et se souvenaient d’une source quelques mètres au-dessus du gué de l’arbre en travers.  En novembre elle nous avait montré l’endroit approximatif, mais nous n’avions pas de quoi débroussailler. Donc après une bonne demi-heure de débroussaillage nous trouvons deux endroits qui pourraient correspondre à l’emplacement qui nous avait été décrit. Cependant nous ne sommes pas certains que ce soit la bonne source, et si on dégage par-ci par-là et que ce n’est pas le bon endroit ce serait bête (nous attendrons d’avoir plus d’informations pour dégager). Nous entendons un bruit de 4x4 et voilà qu’arrive Jean-Claude - normalement il devait monter avec Albert, mais celui ayant prévenu qu’il aurait beaucoup de retard montera à pied et nous rejoindra l’après midi.

Après le repas de midi nous décidons d’aller creuser le nouveau départ découvert en 2003. Nous allons expérimenter une nouvelle technique de désob : la détaupyroc ; de la poudre industrielle et un détaupeur. Après avoir percé un trou de diamètre 12 mm et 15 cm de profond nous insérons notre hybride et procédons au tir. Le résultat est satisfaisant, mais on s’aperçoit que si l’on pouvait percer plus profond, le résultat serait plus rentable. La technique manuelle et la poudre nous permettent de bien avancer dans notre labeur. Nous allons retirer environ 1m3 de blocs. La nuit tombe et nous devons arrêter. Nous reviendrons demain matin. Les quatre mousquetaires (Albert, Jean-Claude, Noël et Dume) attablés devant une pasta party diluée par une collection de jus de raisin papotent et font des plans pour le lendemain : désob, trou, etc.)

 

Dimanche : Donc nous voici le lendemain, Noël doit aller à la rencontre de Marie-Pierre, Rose-Marie et Christelle qui doivent monter en 4x4. Jean-Claude s’occupe de la modification du circuit électrique (installation de nouveaux néons et déplacement des anciens), Dume et Albert vont couper du bois. La famille Ricoveri arrive à son tour. Avant le repas nous retournons au trou pour faire encore quelques essais de tir (c’est Rose-Marie qui va mettre en contact le fil bleu sur le bouton bleu et le fil rouge sur le bouton rouge) Pâtes et viandes grillées vont composer le menu de ce jour. Après le kawa nous nous décidons quand même à faire le trou.

L’objectif est le suivant : Equiper le puits d’entrée jusqu’au fond, remonter le puits jonctionnant la vire des Bozons en le déséquipant jusqu’au premier amarrage de l’escalade. Ensuite faire tomber une écaille instable et progresser dans la vire jusqu’à une coulée de calcite qui avait été repérée la dernière fois. À 16 h Jean-Claude équipe le puits d’entrée suivi par Noël et Dume qui déséquipera le puits de la vire. Nous nous retrouvons au niveau de l’amarrage. Noël et Dume se positionnent dans la cloche du lac suspendu (il faut faire très attention car la roche est très  friable et instable). Une fois que la corde est mise en sécurité, Jean-Claude va procéder au décrochage de la fameuse écaille qui dégringole dans un fracas épouvantable. Ensuite il plante un spit intermédiaire et parvient à atteindre la coulée de calcite. Celle-ci est très belle et joliment concrétionnée, mais malheureusement il n’y a pas de continuation à ce niveau là. La faille remonte encore, mais semble se resserrer vers le haut (ce qui est souvent le cas dans cette partie de la cavité).

Nous faisons demi tour, rééquipons le puits des Bozons et remontons. Il fait encore jour, 19 h, lorsque Dume qui déséquipe, émerge du puits d’entrée. Retour aux voitures, rangement du matériel et direction la casetta.  Rebouffe et dodo. Dans la nuit, la pluie s’est mise à tomber et il ne fait pas très beau, mais que fait la météo !

 

Lundi : Noël redescend la piste pour aller récupérer ses parents qui viennent faire la merendella avec nous. À leur retour, Noël leur montre l’emplacement du trou et les remblais de la nouvelle désob. Notre petite maison dans les châtaigniers leur plait bien et nous félicitent pour l’aménagement intérieur. La maman de Noël prépare in situ la pâte pour confectionner les mighiachelli. Pour les faire cuire, Jean-Claude a amené deux fers spéciaux : ceux-ci ressemblent à des raquettes de ping-pong avec un long manche. En fait, deux tôles de 25 cm de diamètre avec un manche de 50 cm. Marie-Pierre les enterre dans la braise afin de la faire chauffer, puis maman Ricoveri les badigeonne avec un bout de gras pour empêcher que la pâte accroche. Puis cela se passe comme suit : on prend un fer graissé, on y verse une louche de pâte, on pose le second fer par-dessus et on remet sur le feu, il faut surveiller la cuisson, hum ! ! ! ! comme ça sent bon. Tout le monde en aura sa part, puis viennent les gambas grillées, là aussi on s’en lèche les doigts. Pour finir Dume prépare un Rustique° à la braise à consommer avec des mouillettes. Pour terminer et comme le veut la tradition pascale, il faut casser et grignoter les œufs en chocolat. Après le rangement de la cabane nous quittons les lieux en ayant eu soin de demander à chacun de laisser ses impressions sur le cahier. Puis retour pour chacun son chez soi…

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Samedi 24 avril 2004

Spéléo, désobstruction, Cast.17 – Oletta -

Dume, Jean-Noël, Jean-Claude

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Samedi 1er mai 2004

Spéléo, perfectionnement aux techniques de spéléologie alpine, falaise de Pietralba – Pietralba -

Nathalie, Dume, Jean-Noël, Jean-Claude, Pierre, Francis, Noël, Laurent

 

La dernière visite à cette falaise remonte au 9 mars 1996, ça fait un bail !

Le soleil, bien présent le matin, s’est fait de plus en plus discret. Laurent bénéficie d’un cours particulier d’apprentissage des nœuds de huit simple, double et du mickey. Ensuite, préparation d’un kit avec explication de l’importance du nœud en bout de corde puis remplissage du kit avec la corde et la quincaillerie nécessaire pour équiper un puits simple de 5 m. Laurent effectue donc son premier équipement et, confiant en lui, le descend !

Noël et Dume en profitent pour prospecter le dessus de la falaise et découvrent une faille avec de la désob’ en perspective.

Quelques techniques de réchappe sont ensuite expliquées et essayées avec la confection des nœuds de Prussik et Machard pour remplacer une perte de bloqueur et le demi-cabestan pour remplacer un descendeur.

Noël et Francis équipent une main courante sur la vire qui permet de rejoindre le haut de la falaise et, avant la pause, une voie d’initiation est équipée par Pierre sous les coups de tonnerre qui deviennent de plus en plus menaçants. Vers 13 h, l’orage passe au-dessus de nous et nous sommes obligés de nous réfugier dans un grand renfoncement de la falaise aménagé en abris par les bergers. Nous en profitons pour faire notre pique-nique traditionnel, bien arrosé à l’extérieur et à… l’intérieur !

L’après-midi, Noël équipe la plus belle voie du site, départ du bord de la falaise, puits de 4 m, pendule pour entrer dans celle-ci par la petite lucarne supérieure, parcours souterrain avec un puits de quelques mètres et sortie aérienne par la grande lucarne inférieure suivie d’un puits d’une dizaine de mètres.

Cette falaise, rarement visitée, mérite un retour pour continuer son équipement avec notamment, la possibilité d’une belle vire aérienne.


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Samedi 8 mai 2004

Assemblée Générale élective de la Ligue Insulaire Spéléologique Corse – Corte -

ITP : Dume, Jean-Noël DUBOIS, Jean-Claude, Pierre, Francis, Noël, Philippe STELLA (procuration)

ACS : Jean-Yves, Anita, Sylvie

 

Peu de monde pour cette AG, 3 membres de l’ACS et 7 des Topi dont 1 représenté ! Manque de motivation ou manque d’information, on ne peut pas dire que ce soit un succès. Le quorum est tout juste atteint et l’accouchement du Conseil d’Administration est difficile, notamment pour le Président qui arrive par le siège et aux forceps !

Président : Jean-Claude LA MILZA

Vice-président : Dominique DESCALZO

Secrétaire : Jean-Noël DUBOIS

Trésorier : Francis MARAVAL

Membres du Conseil d’Administration : Sylvie FLIGITTER, Anita HERVE, Noël RICOVERI

 

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Samedi 8 mai 2004, l’après-midi

Spéléo, prospection

Jean-Claude, Noël

 

De retour de l’AG, les deux Présidents - CDS et LISC -, décident de prospecter pour mieux finir la journée. C’est d’abord la falaise de Fuata à l’ouest de Soveria qui est explorée. Un abri sous roche d’où ruisselle un peu d’eau est visité sur le flanc sud-est, nous continuons dans le sens anti-horaire, montons sur le plateau et faisons le bas de falaise sud-ouest. C’est sur cette partie qu’un trou est repéré en paroi, il faudra y revenir équipé du matériel nécessaire.

Nous allons ensuite vers Caporalino et laissons la voiture près de la carrière. Nous suivons la voie de chemin de fer vers le S-SO et remontons le ravin de Bianconaccio que l’on peut voir depuis la RN193, J-C. y espérait découvrir quelques départs de faille mais rien de tel n’est trouvé. Sur notre lancée nous montons jusqu’à l’entrée de la grotte A Supietra que Noël ne connaissait pas. Retour par le flanc est vers la voiture.

 

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Samedi 15 mai 2004

Canyon (faute de sortie spéléo), Piscia di l’Onda – Carcheto (en Castagnicia) -

Jean-Claude, Jean-Baptiste

 

J-B. et J-C. décident de faire leur premier canyon de l’année en descendant une cascade repérée en hiver par J-C.

Descendre dans le village de Carcheto et après le virage de la belle église, suivre la piste indiquant la cascade et qui mène à la fontaine di l’Onda. Laisser la voiture et monter à flanc de coteau vers la D71 en 5 mn. Suivre celle-ci jusqu’au pont du Rustaggio. La descente commence au niveau d’une petite piscine en amont du pont. Une marche en rivière, entrecoupée de quelques petits toboggans et de quelques ressauts métriques évitables, mène au bout d’environ 250 m dans un resserrement des parois qui précède la cascade. Nous sommes obligés d’équiper en fixe car la soi-disant corde de 60 m en fait réellement 44, décidément le marquage des cordes canyon pose problème !

J-C. installe un amarrage sur l’avant dernier gros chêne rive droite pendant que J-B. descend à pied en bas de la cascade pour vérifier si la corde est assez longue. L’arbre est à 4 m au-dessus de la gorge et le départ est un peu acrobatique. Le courant est intense et J-C. est un peu impressionné par le débit de l’eau. La douche peut être évitée en calant la corde dans une goulotte rive droite. L’arrivée se fait 15 m plus bas sur une margelle précédant une grande vasque. J-B. remonte à son tour pour faire la descente. Puis J-C. se tape une deuxième descente avant que J-B. déséquipe.

La cascade peut se faire plusieurs fois en remontant rive droite par le chemin en partie aménagé. La remontée vers la voiture se fait en moins de 5 mn.

Matériel nécessaire : corde de 60 m si départ depuis amarrage naturel. Possibilité de planter deux spits en rive gauche juste avant la cascade mais une main courante est nécessaire.

 

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Samedi 5 juin 2004

Spéléo, démonstration de tir

Dume, Jean-Claude, Jean R

 

Les échanges entre Corse et continent ont du bon. Notre ami Jean, membre du club et résidant dans les Alpes-Maritimes nous a fait une démonstration de cartouche de tir. La technique est simple : on fabrique un cylindre en papier alu épais d’environ 20 cm de long et de 9 mm de diamètre. On le remplit de poudre de chasse BA10, une résistance de 10 ohms raccordée à un bout de jarretière et enfoncée dans la poudre fait office d’allumeur, les extrémités sont fermées au ruban adhésif. Un trou de 30 cm de profondeur avec une mèche de 10 est foré dans la roche compacte. Une ligne de tir est installée à l’abri, puis raccordée à une batterie de 12v et … boom !

Un bloc de 2 m de long sur 1 m de large et 80 cm de hauteur est fendu en deux à un demi mètre du bord.

Conclusions : simple, efficace et pas cher.

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Mercredi 8 juin 2004

Spéléo, visite, grottes de Parternu – Furiani -

Dume, Jean-Claude, Jean R

 

À la demande de Jean, nous rendons visite à la grotte de Paternu pour poser des pièges à insectes avec l’espoir de recueillir des Carabidae Duvalius, petits coléoptères découverts en Sardaigne et pas encore en Corse. Nous prenons la piste qui part de Canarinco et en cours de route nous faisons un peu de prospection le long d’une strate calcaire présentant quelques effondrements et décrochements. Sous l’un d’eux, J-C. découvre un départ de faille verticale de quelques mètres et d’une section d’entrée de 30x40 cm. Celui-ci est repéré par un cairn. Nous continuons en 4x4 jusqu’au pylône EDF et nous ferons le reste à pied. Visitée il y a une dizaine d’années par J-C., la cavité est retrouvée sans trop de mal. C’est une grotte qui rend les spéléo humbles puisqu’il faut toujours rester accroupi ou couché pour la visiter. Une dizaine de pièges sont posés dans une zone humide, légèrement enterrés et le goulot à raz du sol. Ceux-ci sont réalisés à l’aide d’une bibine de bière remplie en partie d’un mélange alcoolique savamment dosé par Jean. Dans un tas de guano, trois insectes sont prélevés et mis en flacon pour étude ultérieure. L’entrée de la seconde grotte est un beau porche bien sympathique mais la visite est bien courte en raison du faible développement de la cavité.

La remontée en 4x4 se transforme vite en édition spéciale du Camel Trophée. Le Pajero se retrouve plusieurs fois posé sur la caisse et nous oblige à quelques opérations de poussage, de soulèvement du véhicule avec le cric et d’empierrement des ornières.

Il faudra procéder à la topo des cavités lors de la relève des pièges.

 

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Jeudi 9 juin 2004

Spéléo, essai TopiCam

Alain, Dume, Olivier, Jean-Claude, Pierre, Isabelle, Philippe, Alain

 

Après une présentation au local, la caméra est illico essayée dans une faille repérée par Alain T. derrière la fontaine de Ficajola à Bastia. Cette faille, murée, attire forcément l’attention d’un spéléo. Un passage latéral permet d’accéder derrière le mur et la caméra est envoyée dans quelques petites anfractuosités mais le tuyau guide câble n’est pas encore assez long. Quelques améliorations sont à envisager, remplacement de la vitre en plastique transparent par du vrai verre et recul des LED blanches pour éviter un phénomène de halo lumineux, achat d’une petite télé noir et blanc pour servir de moniteur.

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Dimanche 13 juin 2004

Spéléo, explo, grotte de Castirla

Dume, Jean-Claude, Noël

 

Indiquée par Jean Raffaldi, et inconnue de notre part, cette cavité a été révélée lors de travaux d’élargissement routier peu avant le village de Castirla. Une entrée de 80 cm de haut par 50 cm de large permet de pénétrer dans une petite faille. En face, une coulée de calcite avec un conduit impénétrable se dirigeant vers le haut et une petite mare suspendue. À l’opposée de l’entrée, la faille, encombrée de blocs, se poursuit sous la route sous forme de boyau. Au-dessus un autre boyau s’oriente vers une lucarne visible de l’extérieur à environ 10 m en haut et à droite de l’entrée. Nous décidons de faire un peu de ménage, l’entrée est élargie et l’intérieur est vidé d’un maximum de blocs et de terre. La proximité de la route nous oblige à monter un mur de soutènement nous permettant d’entasser les excavations. Nos travaux ne tardent pas à semer le trouble parmi les habitants des environs. Conseils de prudence, interrogations sur l’intérieur de la grotte, nous recueillons aussi une information intéressante concernant une source sortant d’une grotte en contrebas de la route. J-C. s’engage dans la faille allant sous la chaussée mais le boyau est encore trop étroit et bifurque vers la gauche. Il faudra encore quelques séances de désobstruction. Après le barbecue en bord de la départementale, nous allons voir la grotte sus indiquée. C’est un abri sous roche, de l’eau suinte des parois et forme un bourbier devant l’entrée. Des traces d’aménagements subsistent, la pierre de recueillement de l’eau a disparue et la végétation a repris ses droits. Deux petites statuettes de la Vierge et de Saint Antoine sont encore en place mais ce n’est plus un lieu de prière depuis longtemps.

En partant, nous faisons un détour par la grotte de Cuticci 2, que Noël ne connaît pas.

 

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Samedi 19 juin 2004

Spéléo, nettoyage et vérification des cordes, Mulino Alle Noce - Olmeta di Tuda –

Dume, Jean-Claude, Jean-Baptiste & famille, Noël

 

Le programme de la journée était tentant : nettoyage et vérification des cordes avec comme seule corvée un pique-nique en bord de rivière, mais apparemment le programme n’est pas très consulté. La prochaine fois, on amènera les cordes en canyon, il y aura peut-être plus de volontaires !

Nous consacrons la matinée à examiner les quelques centaines de mètres de cordes en les faisant coulisser dans nos mains « expertes » puis, le temps de prendre l’apéro, nous les mettons à tremper dans le Bevinco, prés du moulin. Quelques verres après, elles seront étalées sur la verte prairie pour séchage. Bilan : toutes les cordes sont bonnes pour le service et tout le monde pourra s’y pendre dessus sans risque.

 

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Dimanche 8 août 2004

Via Ferrata – Chisa -

Michèle, Dume, Jean-Noël, François, Georges, son fils de 15 ans et Noël, Jean-Philippe

 

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Samedi 11 et Dimanche 12 septembre 2004

Nous devions amener nos collègues du Spéléo Club de Figeac dans LE trou corse, mais des impondérables socio-syndicaux ont en décidé autrement. Ils devaient arriver samedi matin à Ajaccio par la SNCM, ils sont finalement arrivés le samedi soir par la Corsica Ferries ... à Bastia !

Nous nous devions de préparer leur hébergement imprévu dans la région bastiaise. C'est ainsi que J-B. et moi-même les avons accueillis et guidés vers le VVF de Borgo. Une fois installés dans leurs bungalows, nous avons pu goûter à quelques produits locaux, solides et liquides !

De quoi avons-nous parlé ? De spéléo bien sûr ! Evidemment, nous sommes invités pour un futur camp spéléo dans le Lot.

Nos nouveaux amis ne sont pas arrivés les mains vides et nous avons reçu pour les topi un magnum de Cahors avec une magnifique étiquette au nom du club, mais avec le conseil d'attendre encore deux ans avant de le boire.

 

Putain, 2 ans ! !

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Dimanche 12 septembre 2004

Spéléo, désobstruction, Cast.17 – Oletta -

Dume, Jean-Noël, Jean-Claude

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Dimanche 19 septembre 2004

Fête du Sport – Bastia -

Marie-France et Jean-François, Albert, Dume, Jean-Claude, Pierre, Jean-Baptiste, Noël, Philippe et Vicky

 

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Samedi 25 septembre 2004

Spéléo ; première, désob, grotte de Santa Catalina – Sisco -

Dume, Jean-Noël, Noël, Philippe

 

Un petit malentendu du rendez-vous ayant provoqué un léger retard, Noël, Philippe et Dume se retrouvent à 11 h 30 sur le parking de la grotte. Jean-Noël qui a du passer au local récupérer le matériel les rejoint 20 minutes plus tard. Donc chargés du matos et d’une échelle alu nous descendons devant l’entrée. Vous n’ignorez pas que la spéléo en Corse commence tout d’abord par une collation très consistante pour se mettre en condition – andouillettes sur pierrade, arrosées de Chinon.

Donc après s’être bien repu nous remontons dans la grande salle. Nous amenons la Topicam et Philippe se transforme en petit ramoneur savoyard avec son échelle sur l’épaule. Nous arrivons dans la Salle des ébats (demandez à A…). Au plafond il y a un passage aérien conduisant dans les salles supérieures. Celui-ci ayant été déséquipé il y a quelque temps, il n’est pas très facile d’y accéder et nous préférons ne pas tenter l’équipement. Il faut aller chercher le spit allongé en oppo à 4 m de haut… Noël fait remarquer que la moyenne d’âge des spéléos présents ne permet plus ce genre de contorsions… Après concertation, nous pensons qu’il serait plus prudent de le rééquiper avec une main courante en fixe afin de faciliter le passage pour les prochaines sorties (cet équipement fera l’objet d’une prochaine sortie).

Nous arrivons quasiment au fond de la grotte ; c’est là que la Topicam doit nous aider. En effet un boyau remontant d’environ 2,50 m bute sur un passage étroit laissant un passage de 0,20x0,20. Noël se charge d’envoyer la caméra. Philippe et Dume sont au moniteur ; les images que nous recevons nous montrent que cela semble continuer de l’autre côté. Un seul bémol, il est difficile d’évaluer une échelle de grandeur, et le plexiglas de protection de la caméra alterne la luminosité (cette observation avait déjà été faite par Jean-Claude au cours d’un essai, Philippe doit demander à un opticien s’il est possible de tailler un verre inrayable du diamètre du tube de protection). Après observation on s’aperçoit que le remplissage du boyau est fait à 99% de terre limoneuse et qu’une couche de calcite recouvre le tout. Après une heure trente de sape en taupinière et quelques coups de massette et de piochon nous arrivons à dégager un bon demi mètre cube du remplissage ; à noter la présence de quelques radicelles. Le travail est bien avancé, le limon étant retiré ; ce qui maintenant ressemble à un plancher stalagmitique doit être arraché, mais nous avons du mal à taper car la distance entre le plafond et le plancher ne nous permet pas de prendre de l’inertie. Là aussi une autre séance de désob se révèle nécessaire, nous la programmons également pour une prochaine sortie. Un autre objectif étant d’accéder dans une faille supérieure non loin du fond de la grotte. Nous allons utiliser une des techniques de notre ancêtre Martel ; l’échelle est appuyée en biais entre les deux parois. Les grands bras de Jean-Noël assurent les pieds de l’échelle et Noël à plat ventre s’engage tout doucement vers une première. Au-dessus de l’échelle un plan incliné de deux mètres, suivi d’un ressaut d’environ 1,50 m permet atteindre une petite cloche ressemblant fortement à un fond de trémie ; l’enchevêtrement des cailloux fait même penser que cela a été bouché volontairement depuis le haut (à vérifier). Noël émoustillé par cette première furète dans tous les coins. Il trouve un  petit morceau de plastique, qui laisserait présumer qu’une jonction avec la surface est fort possible. La hauteur estimée depuis le bas de la galerie est de 7/8 m ou 3/4 m depuis le haut de celle-ci.

Nous replions le matériel et regagnons les voitures. Avec la topo, Jean-Noël essaie de déterminer le point où Noël a trouvé le morceau de plastique. D’après les estimations il se peut que ce fameux point (non pas le G) se trouve dans l’ancienne carrière. Jean-Noël va essayer de convertir les données topo en GPS de façon à tenter de localiser sur le terrain la verticale du point.

NB : en redescendant vers l’entrée de la grotte une idée a illuminé nos esprits : Pourquoi ne pas faire les prochaines JNS dans Santa Catalina ? Et voilà que plein d’idées se sont mis à germer dans notre matière grise. Ce sera mis à l’ordre du jour de la prochaine réunion du CDS.

Boudu, il y en aura des choses à faire la prochaine sortie ! ! ! ! !

 

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Samedi 2 octobre 2004

Spéléo, initiation aux techniques de spéléologie alpine, falaise U Boia – Bastia -

Initiés : Fabrice, Jean-Claude; les récidivistes : Christian et Maxime (11 ans), Guy et Marine(15 ans et demi), Cécile

Encadrement : Dume, Jean-Noël, Olivier, Jean-Claude, Pierre, Noël

 

Journée ensoleillée avec quelques passages nuageux.

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Dimanche 3 octobre 2004

Spéléo, mise en pratique en gouffre, Cast.1 – Oletta –

Initiés : Fabrice, Jean-Claude, Guy

Encadrement : Dume, Jean-Noël, Olivier, Jean-Claude, Noël

 

Dume et Noël partent de bon matin – 8 h -, pour aller équiper Cast.1 et à 10 h, le reste de l’équipe les retrouvent au bord du trou, harnachés et prêts à s’élancer dans le P7. Equipement des initiés, présentation de l’éclairage à l’acéto. On retrouve Dume et Noël en haut du dernier P11. Visite du grand réseau et regroupement sur le Plateau à escargots. Descente à –43 m, observation des fossiles, un peu d’oppo et d’escalade. Remontée par la Salle des marches et reprise en direct de la corde du P11. Certains initiés souffrent un peu physiquement, un blocage de notre journaliste au niveau de la dèv mais avec de la patience, tout s’arrange. Sortie vers 14 h, et agapes autour du barbecue. Dume réussira un des plus merveilleux Rustique° de sa carrière de cuisinier. Le temps passe, les bouchons sautent et les volontaires manquent pour redescendre visiter le Réseau de la chèvre. Noël et Dume repartent déséquiper le Puits de la chèvre. Pendant ce temps, Jean-Noël et Jean-Claude emmènent Fabrice voir l’entrée de Cast.3 et l’entrée secondaire de Cast.1. On range et au retour, arrêt à la ferme Rossi pour discuter de la cuvée du Vintenaire, mais personne.

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Lundi 11 octobre 2004

« Spéléo », rencontre de M. Rossi, viticulteur à Oletta

Dume, Jean-Noël, Jean-Claude, Noël

 

Difficile, voire impossible de raconter cet entretien, il aurait fallu enregistrer, voire filmer ces deux heures « passionnantes ». Lors d’une prochaine soirée à Ghisoni, demandez quand même à Noël ou Dume de vous en relater les moments forts. On a appris énormément sur le choix de la bouteille, de l’étiquette, de la capsule… 240 bouteilles commandées à 4 € pièce, à nous de coller les étiquettes.

 

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Samedi 16 octobre 2004

Spéléo, remise à niveau de l’équipe Spéléo-Secours, falaise de Francardo – Omessa -

Albert, Dume, Jean-Noël, François(CTD), Olivier, Jean-Claude, Francis(CTDA), Philippe, Laurent

 

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Mardi 26 octobre 2004

Spéléo, opération déminage, site de Castiglione – Oletta –

Dume

 

Le 13 octobre, Dume a l’occasion de rencontrer deux démineurs sur le port de Bastia. Il leur fait part de la découverte d’un obus. Petit flashback : Celui-ci a été découvert  à proximité de Cast 17. Au moment de la trouvaille, nous avions prévenu M. Rossi de la présence de cet objet sur son terrain et apparemment il devait prendre l’affaire en mains (sans jeu de mots). Le temps passant, M. Rossi a oublié de signaler l’intrus. Au cours de l’entrevue œnologique que nous avons eu avec lui pour choisir le breuvage du vintenaire nous avons reparlé de cet obus ; il n’y pensait plus. Donc Dume laisse ses coordonnées aux démineurs et leur fait passer une photo de la munition. Après deux contacts téléphoniques le rendez-vous est pris pour aller sur les lieux le 26 octobre après-midi. Les deux démineurs de service et Dume se retrouvent à 14 h à la gendarmerie de Saint-Florent, ils embarquent leurs matériels à bord du 4x4 de Dume qui s’est proposé pour les accompagner in situ. La première phase consiste à identifier l’objet. D’après le chef démineur il s’agit d’un obus de la marine allemande encore plein. L’identification est faite grâce aux cannelures de sertissage de la douille. La fusée d’amorçage est cassée.

Dans un premier temps les démineurs désirent emporter l’objet pour le faire claquer à Teghime. Dume leur signale que s’ils veulent le faire péter sur place, il n’y a aucun problème. Il leur explique qu’en effet à 50 m de là nous sommes en train de désober un trou, et que cela nous arrangerait bien s’ils peuvent le faire claquer à l’intérieur. La réponse de la part de démineurs est positive. Et voilà que l’obus se retrouve recouvert de 250 g. de plastique, ensuite il est placé dans une infractuosité. La charge totale est estimée à environ 1,5 kg. Nous prenons nos précautions et 5, 4, 3, 2 , 1, feu. BOUM !!!!!!!!! Quelle déflagration, cela change de nos petits pétards. Lorsque la fumée s’est dissipée, Dume impatient descend voir le résultat. L’intérieur du trou est tapissé d’une couche de poussière grisâtre, et la roche semble être fendue. Mais l’odeur de la poudre qui persiste ne permet pas de creuser pour l’instant. Nous redescendons à Saint-Flo. Les démineurs qui de temps en temps se retrouvent avec de munitions de ce genre dans la région proposent très gentiment de venir les faire claquer sur ce trou, la seule condition est de les accompagner en 4x4 ; ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd ……….

Alors à bientôt pour de nouvelles aventures.

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Samedi 30 octobre au Lundi 1er novembre 2004

Spéléo, mini-camp désob’, explo, travaux, A Buga di a Cuntina – Ghisoni -

Samedi au Lundi : Dume, Jean-Claude,

Samedi soir au Lundi : Lionel, Jean-Noël, Noël et Rose-Marie

Dimanche au Lundi : Jean-Baptisteet Jean-Marie(son beau-père)

Dimanche : Christian et Sandraet leurs filles, Georges et ses enfants

 

Samedi : Premier jour d’un long et pluvieux week-end de Toussaint

Après avoir chargé une partie du matériel, Dume récupère Jean-Claude vers 9 h et voici que nos deux compères roulent vers la casetta. Une première halte pour acheter du pain et une seconde au Super U d’Aleria pour prendre des piles. La météo est des nôtres, la montée est quelque peu cahoteuse, en effet les dernières précipitations ont raviné la piste. Certains passages nécessitent un sérieux coup d’aménagement sans quoi un de ces jours on ne passera plus. Tout au long de la montée Jean-Claude fait la cueillette de lactaires délicious pour le repas du soir. Il est 12 h 30 quand nous arrivons au bout de la piste, deux navettes seront nécessaires pour transporter matériel et victuailles dans la garçonnière. La cabane n’est pas trop sale et nous installons. Jean-Claude va remettre l’eau en service, Dume passe la balayette et prépare le dortoir. Pour arroser notre arrivée nous débouchons un kil’ de rouge et avalons quelques lentilles. Pour l’instant il fait presque beau et nous profitons pour aller voir le trou de l’Arbre mort. Pendant que Jean-Claude recherche le départ qui a été trouvé en dessous de la piste, juste au niveau de la barrière, c’était en ?, Dume donne quelques coups de serpe pour nettoyer le passage et commence à transporter le matos de désob. Jean-Claude, qui n’a pas retrouvé le trou, rejoint Dume, lequel a un très vague souvenir de la position.

Au trou de l’Arbre mort nous engageons la Topicam, celle-ci nous renvoi des images qui laissent penser à une continuation. Nous mesurons la descente de la caméra à environ 5 m, ça promet ! Nous reviendrons demain avec le reste de l’équipe et les pétards. Jean-Claude ayant peur qu’Alzheimer l’ai frappé propose à Dume de prendre l’altitude avec sa montre altimètre depuis l’entrée de A Buga et de descendre les 117 m de dénivelé pour voir ou cela arrive. Donc depuis l’entrée du trou nous descendons environ 50 m pour atteindre la piste et continuons à descendre jusqu’au ruisseau qui sert de limite entre le  calcaire et le schiste ; toujours pas de trou. Nouvelle déception, nous regagnons la piste, Jean-claude se souvient d’avoir fait un cairn pour signaler l’entrée. Environ 30 mètres après la barrière il y a en effet un cairn, est-ce celui de Jean-Claude ou d’un chasseur ? Jean-Claude descend d’une vingtaine de mètres et tombe pile poil sur le départ tant recherché, ouf !

18 h, nous regagnons la cabane et préparons le repas du soir, la nuit est tombée et voilà qu’arrive la deuxième vague, Jean-Noël et Lionel. Une étape au Super U de Bravone, pour compléter ce qui manque dans la cuisine de la casetta – café, essuie-tout, allumettes -, et après une montée très cassante, la piste est de plus en plus défoncée, il a fallu mettre les « courtes » dès le bas de la piste ce qui est une première avec le Disco, il faut dire qu’il était chargé à bloc. Entre temps Philippe a prévenu qu’il ne sera pas des nôtres, une panne de batterie. Allez on arrose leur arrivée, maintenant on attend plus que Noël. Le temps passe, les verres trépassent et nos estomacs grimacent. Tant pis, Noël n’est pas là, nous allons commencer à manger, il mangera quand il arrivera. Et voilà que comme par miracle arrive la troisième vague - notre président du CDS, accompagné de sa grande fille Rose-Marie - cogne à la porte. Il peste, car il failli rester planté au niveau du ruisseau avant la châtaigneraie, les sangliers ont creusé…

Allez il faut aussi arroser leur arrivée. Pâtes bolognaises, lactaires grillés au feu de bois et des mousserons, cagiu composeront le menu du soir. Après ces agapes et la traditionnelle goutte nous montons nous coucher. La pluie qui a fait son apparition pendant le repas redouble d’intensité et il va pleuvoir toute la nuit, avec parfois quelques accalmies entrecoupées de bruits sourds et violents (non ce n’est pas ce vous pensez) mais les châtaignes qui tombent sur le toit de la casetta, un boucan !

 

Dimanche : Réveil progressif autour de 8-9 h (nouvelle heure) et le soleil est de la partie. Un peu de nettoyage, réparation du circuit d’eau, mise en place de T de vidange - en fait il y avait un coude juste avant l’arrivée à la casetta -, tri du matériel de cuisine, pose d’une planche pour les chaussures et première : l’installation du frigo (à gaz) ! Les premiers glaçons devraient être prêts pour l’apéro de midi. D’autres projets sont échafaudés : toujours la chape à refaire (tout sortir, décaisser et au boulot), refaire la toiture qui fuit (Lionel a mouillé son duvet et a du vider sa cuvette au réveil) et en profiter pour mettre 2 ou 3 tôles translucides afin d’avoir plus de lumière dans la journée. Il faudra attendre l’été prochain et convaincre pas mal de main d’œuvre.

Le soleil étant bien installé, direction l’entrée du gouffre de l’Arbre mort où Dume et J-C. ont laissé le matériel de désob’ en place. Un plan incliné de 2 m et 50 cm de large, puis un orifice très étroit, mais ils ont passé la Topicam et derrière… il y a un puits ! C’est parti pour une série de tirs, Dume au perfo et à la mise en place, Lionel et J-N. en passeurs de matériel, Rose-Marie assurera le tir sous les conseils techniques de J-C. Le premier tir va nous impressionner, un bruit et une impression de souffle… et de baux morceaux de roche ont sauté. En cinq tirs, on arrive à passer une tête et voir qu’il y a bien un puits, une margelle plus bas et peut-être une suite. Midi, quatrième vague, d’abord Jean-Baptiste et son beau-père (on avait cru que c’était Albert, mais il a « préféré » rester travailler à Bastelicaccia) puis la tribu Ricoveri (sept dans un Santana…). Tout le monde se retrouve autour de la zone de désob’. Qu’est-ce qu’on est bien au soleil ! 14 h, il faut penser à passer à table, on en aurait presque oublié l’apéro et les glaçons avec cette première potentielle… Repas copieux de tripettes en terrasse. Et le président étant là, on peut ouvrir le magnum de Cahors offert par nos amis de Figeac (il était prévu d’attendre deux ans, mais !). Le ciel commence à se couvrir, le vent se lève, il faut se rendre à l’évidence, il va pleuvoir. Pour l’instant ce n’est que quelques averses de bruine. Noël emmène sa tribu voir l’entrée de A Buga, pendant que Dume, J-B., Lionel et J-C. retournent s’activer à la désob. Mais bientôt, la pluie devient plus drue et la nuit tombe. On verra demain. La tribu Ricoveri repart et on se rapatrie à la casetta. Lactaires grillés, lentilles… La nuit sera plus calme.

 

Lundi : Vers 8 h on ouvre un œil et le ciel est bien maussade, aucune ouverture (ce sera l’expression du séjour, on guettera l’ouverture !). On range, on bricole, on prépare à manger. Dume et Noël, bien équipés, se sacrifieront pour aller récupérer le matériel et le redescendre sur le bord du chemin. On le récupérera au passage. Midi, c’est l’heure tant attendue des harengs grillés arrosés au Vouvray demi-sec 1985. Lionel est un peu dépité, on ne fera pas de spéléo cette fois-ci, personne n’a envie de préparer les kits et d’équiper sous les averses. 15 h c’est le départ, le chemin est de plus en plus détrempé, on a bien mis des troncs au niveau des bauges de sanglier, mais Noël s’en tirera grâce à J-B après un beau plantage. 18 h, Bastia.

On a bien mangé (trop !), on a bu (pas trop, pas de mélange et le mal de tête n’a touché que Noël), on part avec l’espoir d’une suite à l’Arbre mort et on est pas mal déçu d’avoir monté tout le matos pour rien, on reviendra (avec le groupe).

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Samedi 6 novembre 2004

Spéléo ; première, désob, grotte de Santa Catalina – Sisco -

Dume, Jean-Noël, Noël et son père Gabriel

 

Passera ou passera pas ? Depuis la sortie du 25 septembre, on en rêvait un peu de ce léger courant d’air dans le boyau de Sainte Catherine… mettre toute notre énergie pour désobstruer le conduit situé à l'extrémité de la galerie terminale La sortie « découverte » ayant été annulée – faute de relance des initiés potentiels -, trois des quatre compères de l’expédition précédente se retrouvent à pied d’œuvre, le quatrième s’étant mobilisé pour la défense de notre patrimoine, en l’occurrence refuser le bétonnage de la plage de l’Arinella, en contrebas de la grotte de Brando.

C'est une belle journée d'automne ce 6 novembre, il fait chaud et beau, une belle journée pour faire de la première...... Ce sera la troisième journée de désob pour savoir enfin, si une suite est possible dans la cavité.  Une précédente exploration avec la caméra nous laissait  entrevoir une galerie sombre, ornée de quelques stalactites. Les difficultés portaient sur l'évaluation des dimensions, visibles sur l'écran du moniteur.       

Noël et Dume se retrouvent vers 10 h 30 à Santa Catalina. Quand Noël arrive, Dume a déjà entrepris d'aménager le chemin d'accès à la cavité. Nos deux compères évaluent les travaux puis, se retroussent les manches et, à grands coups de masse, de pioche et de barre à mine poursuivent l'aménagement du chemin, rendu glissant par les pluies des jours précédents et ce en prévision des prochaines journées nationales de la spéléologie, que le CDS 2B envisage d'organiser dans la grotte. Il va y avoir du boulot avant les JNS si on veut sécuriser au maximum l’accès à la grotte, et dans celle-ci. Après quelques coups de binette et de masse un passage scabreux est amélioré.

Vers 11 h puisqu’il n’est pas encore l’heure de déjeuner, nous décidons d’approcher le matériel de creusement au pied du boyau. Les infiltrations ont rendu quelques passages très glissants. Le chantier des deux précédentes séances de désob est bien avancé, mais pour pouvoir creuser à l’aise, il faut reprendre le creusement 30 cm plus bas et repartir à niveau. Les coups de piochons succèdent aux coups de piochons et tout doucement la tranchée s’agrandit et permet de saper en position accroupie. La binette et les pelles US et à neige sont d’une grande efficacité pour tirer le limon en arrière. Nous allons être obligés de monter une digue de façon à pouvoir stocker tout ce remblai. Heureusement il y a de la place dans la salle voisine. Il ne fait pas froid, et nous pensons à tous ces mineurs qui ont passé leur vie  dans des conditions pires que celle-ci. Nos estomacs commencent à gargouiller, nous décidons de revenir à l’entrée de la grotte pour casser la croûte.

C’est en redescendant la grande galerie que Dume va glisser sur une dalle mouillée et retomber à plat dos sur la lampe à carbure. Sa calebonde n'a pas trouvé meilleure idée que de venir s'encastrer dans les côtes flottantes de notre infortuné « patineur-spéléo ». Après un rapide examen il semble que ce soit la dixième côte qui le fasse souffrir. Sur le coup ça fait très mal ! et il a un peu de mal à descendre. Bah ! il peut toujours tenir le verre de rouge. Alors que Noël erre dans le maquis de bord de mer à la recherche de bois mort, c’est l’heure – un peu tardive – des grillades, Jean-Noël nous rejoint vers 13 h 45 et mange un morceau avec nous. Le migliaccu réchauffé sur la pierre brûlante, accompagné par un délicieux vin des Corbières est excellent. Ce moment tout simple de convivialité et de partage  est toujours apprécié par les spéléos.

Une heure après on repart vers le front de taille, soutenu par Gaby, le père de Noël. Nous remontons pour continuer à creuser. L’efficacité est au rendez-vous, Dume creuse le front au pied de biche, J-N. tire la terre en arrière dans le plan incliné, pour Noël qui la reprend à la pelle. Après une heure d’effort nous arrivons enfin à passer sous le plancher stalagmitique, Dume fait sauter un nouveau plancher de calcite et s'exclame :  « Jonction et déception ! », le boyau semble se poursuivre dans la même direction en remontant à 40° mais est presque entièrement colmaté par une coulée de calcite. Au plafond quelques concrétions blanches, des minigours au sol témoignent d’une ancienne arrivée d’eau, d’où la présence de ces deux planchers de calcite qui nous avaient bloqués le passage. Et là nous butons sur deux autres coulées de calcite, la possible continuation devient très étroite et le courant d’air a disparu. On ne va pas tout casser sans avoir la certitude qu’il y ait une suite. On a confirmation que les distances et les dimensions des objets visualisés sur le moniteur de la caméra restent très difficilement évaluables.... Il faudrait rajouter une « échelle de mesure » (si quelqu'un a une idée....).

Nous arrêtons notre excavation et baptisons le boyau « Jonction et déception ». Aucun espoir de suite intéressante, on nettoie le chantier, une vraie galerie de métro à présent et on repart vers la sortie. Visite un peu détaillée de la Salle des ébats où l’on tente de mieux comprendre mieux sa genèse, deux planchers calcifiés de niveaux décalés et d’époque différentes, des boyaux annexes remplis de gravier agglomérés témoignant de remplissage et de sous-tirage secondaire.

Puis c’est le retour aux voitures. 16 h 45, le soleil  a cédé la place à un ciel gris, la mer s'est assombrie, les îles d'Elbe et Capraia sont englouties par de gros nuages lourds. L'orage menace, il est un peu tard pour aller explorer la faille de la grotte de Brando avec la Topicam. Jean-Noël tâte les côtes de Dume et soupçonne une fêlure ou fracture, ce qui sera confirmé lundi matin par un médecin des urgences de l’hosto.

C'était une belle journée d'automne et nous avons parcouru 2 à 3 mètres de première.

 

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Vendredi 12 novembre 2004

Spéléo ; désob, grotte de Brando – Brando -

Dume, Jean-Noël, Noël et son père Gabriel, Philippe

 

Rendez-vous en principe vers 9 h chez Jeannot à Erbalunga, mais le temps de prendre le matériel au local, et pas mal de circulation en ville, cela donnera du 9 h 30. Philippe est déjà devant les marches et préfère nous attendre en lisant les dernières nouvelles, pendant que Dume et Jean-Noël vont prendre leur jus. Noël arrivera plus tard… Direction la fameuse faille étroite qui devrait nous amener à la rivière souterraine… Dume est déçu car le fond de la faille est encombré de cailloux, pas de quoi passer la Topicam, il faut élargir. Premier crayon, on tire la ligne de tir jusqu’à l’entrée – par sécurité -, on se bouche les oreilles, 3,2,1… rien ! Dume a beau trituré les fils dans toutes les positions, toujours rien. On passe en revue toutes les hypothèses, c’est la première fois que ça ne part pas. Il faut se résigner à retourner au front de tir. Il ne s’est rien passé. Dume fore un nouveau trou à quelques centimètres et on repart vers l’entrée. 3,2,1… boum ! Un bruit sourd et une vibration dans le sol. On remonte voir les résultats, pas mal ! quelques beaux blocs. Nouveau crayon et nouvel échec ! on a du mal à comprendre. Mais quand on arrive près de la faille, on sent une légère odeur de poudre. En fait on fore dans la calcite avec des veines plus faibles et la compression n’est pas assez importante, effet fusée. On poursuit les tirs et Noël arrive, en compagnie de Marie-Pierre et Rose-Marie. L’heure du repas approche, on sort faire les grillades.

Devant l’inquiétude de Philippe en cas d’amorçage intempestif d’un crayon, on fait un essai à l’extérieur. En fait cela évoque un petit pétard, genre « bonbon farceur avec amorce ». La poudre brûle juste autour de la résistance. Philippe doit partir avant le casse-croûte. On se retrouvera en fin d’après-midi pour déménager des armoires de rangement pour le club. Migliacci et diots de Savoie grillées, le tout arrosé à l’eau plate ou pétillante, on a oublié le carburant des spéléos !

13 h 30, J-N. doit retourner sur Bastia pour rencontrer Fabrice de Corse Matin au sujet du prochain article sur la spéléo. On aura trois pages dans le supplément hebdomadaire. « À la découverte des hommes de l’ombre ». Il fallait légender les photos choisies par le photographe. 15 h, ni tenant plus et impatient de voir l’avancée des travaux, J-N. retourne à Brando. Entre temps, Gaby est arrivé et s’est joint à l’équipe. La faille est élargie sur un mètre de profondeur et 20 à 50 cm de large. On installe la topicam. Rien de bien évident, cela semble continuer vers l’intérieur de la salle mais très étroit… Il faut continuer à élargir pour mieux travailler. Un dernier crayon à base de poudre de chasse ordinaire. C’est J-N. qui tire, beaucoup de bruit mai tout petit résultat, il a fait fusée.

16 h 45, il faut songer à rentrer, il n’y a plus de crayon, Dume doit amener son ordi à réparer et J-N. et Noël doivent retrouver Philippe pour le déménagement des casiers.

 

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Samedi 13 novembre 2004

Spéléo ; photos, grotte de Santa Catalina – Sisco -

Jean-Noël

 

Samedi dernier, on avait oublié l’appareil photo. Alors un petit aller et retour rapide jusqu’à Santa Catalina et son nouveau boyau. TPST 30 mn.

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Samedi 20 novembre 2004

MEGA TEUF, Anniversaire du club :  hé oui 20 ans !

Participants : Environ 85 personnes

 

Tout a commencé deux jours plus tôt (jeudi) avec la naissance d’un nouveau groupuscule dans les milieux œnologiques « U Vinu Clandestinu » En effet dans un lieu tenu secret (le local pour ne pas le citer) une quinzaine d’individus(ues) se sont affairé(e)s à coller de drôles de tracts sur des bouteilles, quelle idée ! Au passage nous allons goûter à ce divin breuvage pour vérifier la teneur de ses tanins, des fénolmachins et autres composants (demander à Albert).

 

Samedi : Ca y est  le grand jour est enfin arrivé !!!!!!!!

Une première équipe se retrouve le matin afin de nettoyer et ranger le local. Objectif : Grand coup de balai, positionnement des tables, du bar, rangement de tout ce qui traîne, etc. Jean-Baptiste s’active à préparer le punch et la sangria. En principe nous avions pensé à installer un atelier « parcours sur cordes » concocté par notre ami Alain T., mais l’état de santé de certaines branches des platanes se trouvant devant le local laissent à désirer, et le retour au sol précipité d’Alain a mis un terme à cette initiative. Donc pour présenter le matériel, nous accrocherons le mannequin, la civière, la banderole et quelques autres matériels entre les arbres. À midi le plus gros du travail est fait, et pour fêter cette première partie de la journée nous décidons comme à l’accoutumé d’allumer notre barbecue de campagne et de goûter au Beaujolais nouveau et à l’Aliso Rossi. Dans l’après-midi commence à arriver le reste de la troupe : les barmans, les chefs de salle, les petits pains, les couverts, etc. Nos charmantes hôtesses dressent d’un coup de main majestueux les tables, les nappes vont donner un certain cachet et cacher certains défauts. Tout ce petit monde s’affaire à ce que cette fête soit la plus réussie.

Sur le coup de 17 h 30 arrive le responsable de la société « A Tribiera » pour installer la machine à bière (on ne se refuse rien). À partir de 18 h et des poussières nos premiers invités commencent à rejoindre notre antre. À l’extérieur la température est quelque peu fraîche, tandis qu’à l’intérieur les corps humains climatisent le local (il n’y pas que les corps humains) Les barmans commencent à officier, la bière pression a énormément de succès, la cuvée du Vintenaire également. Les coudes se soulèvent, les mains plongent dans les amuse-gueule, la charcuterie de notre boucher connaît un franc succès, et on repart pour une autre tournée… les coudes se ressoulèvent, les mains replongent dans les amuse-gueule, la charcuterie de notre boucher connaît toujours un franc succès, etc. D’autres invités se présentent, nous en sommes à 35, 36,… Le local commence à devenir exigu, à ce moment là, le président d’ITP invite la population à se rendre devant le club pour assister à la projection du diaporama retraçant l’historique du club et ses activités, puis du film sur le camp de la Sardaigne de 2002. 40, 41,42, le nombre des invités est toujours en augmentation, cela fait plaisir. Les estomacs commencent à crier famine, des mini-sandwichs sont proposés et largement appréciés. Tout le monde est content et se félicite de la soirée qui semble bien se dérouler. Allez hop encoure une tournée, vin, bière, punch, sangria et même des boissons non alcoolisées feront le plus grand bonheur de toutes et tous, des petits et grands. 50,53,58, si ça continue, on va être obligé d’élargir les murs pour contenir tout ce beau monde. 60,64… En tenue de spéléo (ques aco ?) Philippe se faufile de groupes en groupes pour voir comment les gens ressentent ce grand moment, apparemment tout le monde apprécie avec  un grand A cette soirée très conviviale et bien menée. 70, 72, 76, (non ce ne sont pas les chiffres du loto, mais le nombre de personnes qui sont passées jusqu’à présent). Heureusement que la météo est des nôtres, il ne pleut pas, il n’y a pas de vent, et malgré la fraîcheur extérieure on peut papoter sur le parvis.

La soirée est bien avancée et voilà que c’est le moment du gâteau : Philippe après moult investigations a découvert une pâtisserie qui nous a préparés deux SUPER GATEAUX. Et là nous allons assister à un moment très solennel et à inscrire dans les annales du club. En effet le président fondateur et le président actuel se retrouvent côte à côte, chacun devant un gâteau comportant les 20 bougies du club. Puis ensemble, après une amicale accolade, ils soufflent chacun leurs bougies, snif ! snif ! que d’émotion ! (on a l’impression de revivre la jonction du tunnel sous la Manche). Les petites assiettes garnies de très délicieuses portions sont fortement appréciées et il y aura même du rab. M. Rossi qui nous a fait l’honneur de venir à cette soirée verse son muscat dans nos verres pour faire descendre le gâteau. La discussion entre invités se poursuit tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du local. L’heure avançant les invités commencent à prendre congés et nous félicitent encore une fois pour cette agréable soirée.

C’est une très grande satisfaction et un soulagement pour tout le monde, cette teuf a été vraiment réussie, et cela grâce à la participation d’un grand nombre d’adhérents. Comme quoi quand on veut faire quelque chose, s’il y a de la solidarité, il y a de la réussite. Alors pourquoi pas rendez-vous dans quelques années.

 

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Samedi 15 décembre 2004

AG des clubs, I Topi Pinnuti et ACS à Valle de Rustino

 

Bilans financier, matériel et d’activités spéléo et canyon de l’année 2004.

Élection du nouveau Conseil d’Administration et du nouveau Bureau : devant la vacance des candidatures, l’élection est reportée au 20 janvier 2005.

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I Topi Pinnuti - Bât. A8 - Les Logis de Montesoro - 20600 BASTIA

Association affiliée à la Fédération Française de Spéléologie sous le N° V20-005-000

Téléphone : 04 95 32 68 16 (répondeur) - http://topi.pinnuti.ffspeleo.fr/ - topipinnuti@orange.fr