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Une des ambitions de notre association est le partage de nos passions avec le plus grand nombre. Nos activités nous amènent souvent en des lieux difficiles d’accès pour le commun des mortels. Les récits ci-dessous permettent modestement ce partage, avec l’espoir de faire vivre, par quelques lignes et quelques photos, les sensations parfois intenses que procurent nos activités.

Ces comptes-rendus ne représentent pas l’exhaustivité de nos aventures (certains étant un peu réticents à s'épancher sur un clavier ;-), ils permettent néanmoins de donner un aperçu de nos pérégrinations souterraines et canyonistiques, et pourquoi pas de faire rêver.

Bonnes lectures, et si l’envie prend le dessus sur la simple curiosité, rendez-vous au local un jeudi soir …

 

Sommaire

 

Samedi 11 janvier 2003
Spéléo, visite, photos - Grotta di Ghjuvani, Santa Maria di Lota

Samedi 19 janvier 2003
Spéléo, explo, topo - Grotta di Ghjuvani, Santa Maria di Lota

Vendredi 24, samedi 25 et dimanche 26 janvier 2003
Spéléo, explo, topo - Gouffre A Buga, Ghisoni

Samedi 8 février 2003
Spéléo, prospection, explo, visite - Grotte de Valetto et son massif calcaire, Casanova

Samedi 15 février 2003
Spéléo, découverte du milieu souterrain - Grotte de Carpinetto, Lano

Samedi 22 février 2003
Spéléo, journée de reprise et de mise en forme - Falaise du Bout’rot (U Boia), Bastia

Samedi 8 mars 2003
Spéléo, découverte du milieu souterrain - Grotte de Butrone, Sisco

Samedi 22 mars 2003
Spéléo, initiation aux techniques de la spéléologie alpine - Falaise U Boia, Bastia

Dimanche 23 mars 2003
Spéléo, initiation aux techniques de la spéléologie alpine - Castiglione 1, Oletta

Mercredi 16 avril 2003
Spéléo, travaux de voirie sur la piste - Ghisoni

Jeudi 1er au Samedi 3 mai 2003
Spéléo, mini-camp, travaux d’aménagement - Ghisoni

Samedi 10 mai 2003
Spéléo, prospection, désobstruction - Secteur Butrone, Sisco

Samedi 24 mai 2003
Spéléo, initiation aux techniques de spéléologie alpine - Falaise de Francardo, Omessa

Dimanche 25 mai 2003
Spéléo, mise en pratique - Gouffre I Luminelli, Morosaglia

Samedi 31 mai 2003
Spéléo, visite - Grottes de Santa Catalina et de Brando, Sisco, Brando

Samedi 9 juin 2003
Spéléo, exploration, première - Aven qui coince (ex-Moro II), Morosaglia

Samedi 21 juin 2003
Extra-spéléo - Fest’in Cavallu, Corte

Dimanche 7 septembre 2003
Spéléo, prospection - Petre Scritte, Brando

Samedi 20 septembre 2003
Spéléo, première, topo, prospection - Faille des Pléiades, Querceta Tonda, Morosaglia

Samedi 27 septembre 2003
Spéléo, première, topo, prospection - Faille de l’Epingle, Barbaggio ; Tunnels, Poggio d’Oletta

Samedi 4 octobre 2003
Spéléo, équipement - Falaise U Boia, Bastia

Samedi 11 octobre 2003
Spéléo, initiation aux techniques de spéléologie alpine - Falaise U Boia, Bastia

Dimanche 12 octobre 2003
Spéléo, mise en pratique en gouffre - Cast.1, Oletta

Samedi 18 octobre 2003
Spéléo, visite, désob’, prospection - Cast.4, Cast.2, Cast.17, Oletta

Samedi 25 octobre 2003
Spéléo, visite, désob’, prospection - Cast.4, Cast.2, Cast.17, Oletta

Vendredi 31 octobre, Samedi 1er et Dimanche 2 novembre 2003
Spéléo, mini-camp, visite, désob’, prospection - A Buga di A Cutina, Ghisoni

Samedi 8 novembre 2003
Spéléo, recueil iconographique - Grotta I Topi Pinutti, Sorio

Lundi 10 novembre 2003
Spéléo, visite et recueil iconographique - Grottes de Petre Scritte, Brando

Samedi 15 novembre 2003
Spéléo, nettoyage des alentours des grottes de Brando

Samedi 22 novembre 2003
Spéléo…, première…, exploration d’un bunker à l’Arinella - Bastia

Samedi 29 novembre 2003
Spéléo, initiation aux techniques de spéléologie alpine - Falaise U Boia, Bastia
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Dimanche 30 novembre 2003
Spéléo, mise en pratique en gouffre - Cast 1 et Cast 3., Oletta

Samedi 13 décembre 2003
AG des clubs, I Topi Pinnuti et ACS - Valle de Rustino

 

 

Samedi 11 janvier 2003

Spéléo, visite, photos, Grotta di Ghjuvani – Santa Maria di Lota –

Jean-Noël, Jean-Claude

 

On a failli convaincre Noël (enfin Marie-Pierre…), de venir retrouver cette grotte des jeunes de Partine, mais samedi matin il a annulé. 14 h, nous nous garons en bord de route au niveau de la nouvelle villa en pierres sèches et direction les fronts de taille des anciennes carrières en empruntant la rampe en béton qui mène à des villas. On se souvenait être passés dans les jardins lors de la dernière visite en 98, mais les souvenirs sont vagues et on tente le coup en passant à l’intérieur de la villa… Dans son salon, une dame très occupée à sa lecture ne semble pas nous avoir vu ? pour le retour on reviendra par les jardins.

Le sentier est fermé par des barrières et une clôture, il faut contourner par les terrasses supérieures. Jean-Claude tente un accès par le haut, mais un quart d’heure après il sera pris au piège dans les salsepareilles… Jean-Noël débouche rapidement dans la première carrière, les lieux semblent familiers, un front de taille, une excavation (une doline ?), la cavité doit se trouver tout à gauche, mais il n’y a rien ! On a beau fureter, il y a du y avoir un éboulement, depuis cinq ans tout est possible. Jean-Noël est sûr de sa mémoire… Jean-Claude n’est venu qu’une fois. On décide d’accéder au front de taille situé bien au-dessus, une escalade un peu glissante et on se retrouve sur une canopée de salsepareilles ! On marche carrément sur un épais tapis de ronces… ce n’est pas par-là. Il est bientôt 15 h, on songe à rebrousser chemin et à conclure que la cavité a disparu sous un éboulement. À tout hasard, en laissant les sacs sur place, on va jeter un coup d’œil sur la suite du sentier qui se continuait sur la droite (avant d’arriver à cette première carrière, obliquer à droite en montant sur un petit talus, au milieu du maquis assez dense) et d’un seul coup les souvenirs remontent à la mémoire de Jean-Noël, le muret, l’autre carrière et l’entrée est bien là à gauche au milieu des arbustes et des cactus, eurêka !

On laisse les baudriers à l’entrée, on devrait pouvoir faire le puits à l’échelle, mais vu qu’elle ne fait que 5 m pour un P6 ? L’entrée est assez humide sur une dizaine de mètres, un petit rhino au niveau du premier ressaut, l’étroiture de la bouteille ne présente aucune difficulté et la suite est toujours aussi sèche et poussiéreuse. Visite de la salle supérieure où les araignées visqueuses sont absentes. Jean-Claude réussit à jeter un coup d’œil dans le conduit supérieur toujours aussi étroit.

Descente vers le puits où câble électrique et vieille corde à nœud sont toujours là. Sangle sur le rocher et une C20 (sic) en assurance, on y va pour l’échelle. Un coup de projo, Jean-Claude se lance, elle arrive à 50 cm du fond, c’est jouable. Le fond est sec, un cloporte se promène sur la vieille corde à nœud de l’escalade E2, il n’est pas prêt de trouver la sortie. Remontée et sortie sans problème, une heure quarante-cinq sous terre, on sort avant la nuit.

 

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Samedi 19 janvier 2003

Spéléo, explo, topo, Grotta di Ghjuvani – Santa Maria di Lota –

Jean-Noël, Jean-Claude, Philippe

 

Le but de l’opération était de finir la topographie de la grotte dont il manquait quelques mesures.

Nous empruntons le chemin habituel qui emprunte une voie privée bétonnée lorsque nous croisons le propriétaire qui manifestement n’est pas heureux de nous rencontrer chez lui. Après moult palabres, même s’il nous accorde de passer cette fois nous comprenons bien qu’il sera préférable d’éviter ce chemin à l’avenir. En effet, même avec ce dernier viatique, nous nous sentons gênés de traverser ainsi la propriété sous le nez des propriétaires qui vaquent à leurs occupations. Enfin, l’entrée est là, au pied d’une ancienne carrière qui servait manifestement à alimenter les fours à chaux que nous avions aperçus en contrebas, en bordure de route. Nous faisons parler le GPS qui nous donne des coordonnées identiques à celle relevées par Jean-Noël avec la méthode traditionnelle. Bravo !

Nous nous engageons dans l’ouverture constatant une température étrangement élevée et une sécheresse jamais constatée auparavant. Un petit rhinolophe sommeille à deux pas de l’entrée. Nous arrivons au fond du dernier puits toujours équipé du câble électrique et d’une vieille corde à nœud, vestiges des expéditions des gosses du coin. Des formations globuleuses de calcite tombées du plafond, nous indiquent clairement qu’elles se sont formées dans l’eau alors que la galerie était entièrement noyée, il y a sans doute fort longtemps.

Nous remontons le puits et partons du côté opposé à la sortie pour topographier les petites galeries manquantes. Quel plaisir pour nous, vieux presbytes, de bénéficier des nouvelles technologies de notre nouveau super compas-clinomètre à éclairage intégré et correcteur de dioptries. Dire que les plaisirs de la topographie allaient nous être interdits et nous voilà à l’abri jusqu’à l’arthrose généralisée !

Une fois sortis, nous décidons de trouver un autre chemin de fortune en redescendant. Une bonne galère nous attendait pour rejoindre la carrière située au-dessous plus à l’est. Le maquis ne nous a pas permis souvent de toucher le sol tant il était dense. Une joie dont nous sommes pourtant coutumiers et que nous pratiquons régulièrement sans le rechercher vraiment. C’est un mystère qui reste tout à fait inexplicable. L’enivrement des essences peut-être ?

 

En conclusion, pour la prochaine visite de la grotte, nous suggérons le gilet pare balles ou alors la boussole et la débroussailleuse.

Philippe

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Vendredi 24, samedi 25 et dimanche 26 janvier 2003

Spéléo, explo, topo, Gouffre A Buga – Ghisoni –

Dominique, Jean-Noël, Olivier, Jean-Claude

 

Un premier départ de Dume, qui prend J-C. au passage et après quelques courses en cours de route, arrivée à la casetta vers 18 h. Noël a annulé suite à des soucis familiaux, peut-être montera-t-il à pied demain avec sa fille ? À l’extérieur, quelques dégâts, une plaque de plexiglas cassée par le vent, l’eau n’arrive pas à l’évier, il semble que ce soit le tuyau blanc qui soit bouché. À l’intérieur, la table ronde avec la plaque « Renucci » bien posée en évidence, des restes de foyer devant la cheminée (sic) et la grille du foyer enlevée (on découvrira la justification plus tard). Le temps d’allumer le feu et vers 19 h 45, arrivée de J-N. et Ol. La piste n’est pas plus dégradée qu’à l’automne.

Apéro, migliacci, boulettes de viande, mais la température a du mal à monter, des courants d’air s’insinuent dans les fentes des pierres, la montre de Dume plafonne à 11°… Juste le degré d’alcoolémie de la seconde et dernière bouteille de Corbières. Il n’y aura pas de mal au crâne le lendemain matin. Coucher 22 h 30, certains auront du mal à se réchauffer malgré les couvertures, la cheminée rayonne peu.

Le lendemain, 8 h (pétantes, cela va de soi), tout le monde est debout, il fait meilleur dehors que dedans car le soleil sera avec nous pendant ce week-end. Après une mise en train progressive direction le trou. À 11 h, Ol. entre le premier pour équiper jusqu’au fond du puits d’entrée, en laissant la lucarne de côté. J-C. et Dume suivent, encombrés du matériel d’escalade en artif’ car on est partis pour remonter le nouveau puits du Réseau des Bosons. J-N. ferme la marche et suit J-C. et Dume qui ont emprunté la vire de la lucarne laissée équipée. J-C. assuré par Dume remonte jusqu’à l’alcôve atteinte la dernière fois et poursuit sa remontée. J-N. commence à équiper le puits qui rejoint le fond du puits d’entrée où se trouve Ol., 1 spit pour doubler la sortie de la MC de la plate-forme et 1 spit sur une coulée e calcite à –7m et 15 m plus bas on rejoint le fond du puits d’entrée. Un nouveau et beau puits dans A Buga, belle descente au milieu de coulée de calcite brune vierge de tout passage. Pendant ce temps Ol. déséquipe la vire – sage précaution si l’on veut conserver intactes les concrétions, on pourra la réserver pour des perfectionnements -, déséquipement assez technique, on se trouve souvent au-dessus des amarrages. Séance de topo par J-N. et Ol. du nouveau puits et on rejoint l’autre équipe à l’entrée de l’alcôve. Une escalade de 8 m « sans trop se pendre sur les spits… », la paroi est entaillée de nombreuses aspérités et échancrures. On accède à une lucarne de 80x80 cm avec des fines concrétions à l’entrée et sur le sol… Au bout d’un mètre, une laisse d’eau (le « lac »), un passage bas et un boyau remontant de 3 m recouvert de coulée de calcite ruisselante, obstrué à son point haut par le concrétionnement. En vis-à-vis, départ d’un boyau identique un peu plus étroit. Poursuite de la topo et séance photos. J-C. a pu continuer l’escalade du puits 11 m plus haut mais il se ferme irrémédiablement en forme de sifflet, 5x0,40 m, il lui a été difficile de planter deux spits et il s’est décidé à abandonner, suite à des gerçures et à une certaine lassitude et il y a peu d’espoir de suite…

On ramasse tout le matos et sortie par le nouveau puits. J-N. déséquipera et Ol. nous fera une grosse fatigue dans le puits d’entrée. Sortie 18 h, la température a bien chuté. Un bon apéro pour se réchauffer, suivi de grillades mais malgré un tirage d’enfer (ou à cause de…) la température ne décolle pas. On se décide à enlever la grille pour abaisser le foyer et cela change tout ! on gagne au moins 2°C… en tout cas on a l’impression d’avoir plus chaud et la température montera sur la mezzanine. Un peu ralentis par le froid, direction les duvets vers 22 h.

Réveillés à 8 h par Dume, on s’active à ranger, puis à se lancer dans la corvée de bois car les réserves étaient vides. Départ à 10 h pour un retour vers Bastia.

Un peu déçus de ne pas avoir trouvé de lucarne qui aurait débouché sur un autre puits mais on a augmenté le développement de 50 m, et le réseau des Bosons agrémentera un peu la visite d’A Buga.

 

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Samedi 8 février 2003

Spéléo, prospection, explo, visite, Grotte de Valetto et son massif calcaire – Casanova –

Jean-Yves, Albert, Jean-Noël, Jean-Claude, Elisabeth, Noël, Michelle

 

La météo était de la partie ce jour là et c’est par une belle matinée ensoleillée qu’aux alentours de 10 h, nous nous retrouvons à l’entrée de la grotte. Là une surprise nous attend, nous trouvons des militaires de l’UIISC 5 de Corte en manœuvre de spéléo-secours dans la caverne…

Michèle, Elisabeth et Albert, lors de l’exploration de la cavité, fouilleront le fond de l’excavation située dans la grande salle, en espérant trouver quelques ossements de prolagus.

Jean-Yves, Noël et Jean-Claude, pour qui c’était la première visite de Valetto, poursuivent leurs pérégrinations dans la grotte. La traversée terminée, ils entament l’exploration des trois départs situés sur le lapiaz. Valetto 2, 3 et 4 (voir les croquis d’explo).

Vers 13 h, Jean-Noël (après être passé trois-quarts d’heure plus tôt près de la grotte et n’ayant pas entendu le moindre ahanement – et n’ayant pas vu les sacs sous le porche…, puis parti s’égarer sur les bords du ruisseau de San Gavinu à la recherche du nouveau trou…) rejoint la troupe attablée autour d’un excellent fromage accompagné d’un délicieux vin tourangeau.

L’après midi a été consacré à la prospection (fructueuse) du massif. Quelques nouvelles cavités sont venues enrichir le patrimoine souterrain de notre île, notamment trois porches, découverts dans le talweg situé en contre-bas du massif. Ils se poursuivent en conduites forcées à l’intérieur desquelles, nous avons trouvé des ossements qui paraissent intéresser nos deux paléontologues.

Vers 17 h, avec la légendaire fraîcheur cortenaise nous nous sommes séparés en projetant de revenir creuser et gratouiller.

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Samedi 15 février 2003

Spéléo, découverte du milieu souterrain, grotte de Carpinetto – Lano -

Encadrants : Michel, Dume, Lionel, Olivier, Jean-Claude, Jean-Baptiste, Noël

Initiés : Pierre A, Pascal, Albert, Philippe, Chantal, Charlye, Stéphane, Antoine ( ?)

 

Depuis quelque temps, Noël avec son infaillible côté sergent recruteur a réussi à convaincre quelques collègues sapeurs-pompiers de Ghisonaccia pour venir découvrir le monde souterrain et ses merveilles.

Noël et ses potes devant arriver par Francardo le rendez-vous est fixé à 9 h 30 au Kré d’as. Nous sommes les premiers et buvons un bon café en attendant le reste de la troupe. Billipbilip….  le téléfonino de Jean-Claude retentit et à l’autre bout Noël l’informe qu’ils sont au carrefour de San Lorenzo et qu’ils montent directement à Lano.

La piste qui mène au bord du ruisseau est en partie enneigée et il y a bien 3-4 cm de neige sur le micro parking qui sert de place de retournement. Brrrrrrrr !!!!! dur, dur ! de se changer. Après quelques explications sur le fonctionnement des dudules nous nous dirigeons vers la grotte. Une fois le bout de la piste atteint nous devons descendre dans le lit du ruisseau et traverser celui-ci. Nous remarquons des marques orange fluo qui suivent et remontent la rive gauche du ruisseau. Ces marques commencent en effet depuis le terminus ; en effet un beau sentier a été ouvert dans le maquis, il passe devant l’entrée de la grotte et continue en amont vers où ?

Nous atteignons la grotte vers 11 h 15, la température est très fraîche, le bois est glacé, et nous avons un peu de mal pour allumer le feu, mais avec beaucoup de ténacité nous y arriverons. Pendant que quelque uns s’occupent à ramasser du bois, d’autres officient avec les bouteilles. Parmi les initiés, les plus téméraires osent s’approcher de l’entrée de la caverne. Sur certains visages les sourires de tout à l’heure ont disparu et les petites angoisses commencent à poindre : « Je ne passerai jamais là », « J’ai un peu peur », « C’est pas large », « Il faut passer là ? », « Je suis pas très rassuré », etc. Le feu est bien parti, les discussions vont bon train, les agapes sont fort appréciées et le vin fait tout descendre. « C’est bien la Spéléo : on mange un peu, on boit pas mal, et puis si on a le temps on va un peu sous terre » dixit Jean-Claude. Bon c’est pas tout, il faut y aller. Dix, onze, 12, 13 et 14, le compte y est, ce n’est pas un record mais c’est pas mal. Dès que tout le monde est entré dans la première salle, Noël concocte un petit briefing afin d’expliquer certaines règles de sécurité sous terre. Puis tel un scientifique, il explique la formation des concrétions et des grottes. Sans oublier l’aspect environnemental et la protection de la faune. Nous continuons notre visite, la descente sur une vire ne rassure pas trop Chantal qui malgré sa bonne volonté ne « sent pas trop ce passage » et préfère ressortir. Pour l’instant les autres initiés semblent enthousiastes par la découverte des entrailles de la terre. Ils sont admiratifs devant les concrétions. Maintenant la progression peut se faire en position « bipédique », nous marchons dans une faille d’où partent de nombreux conduits. « C’est un petit peu labyrinthique » lance Noël qui a du mal à retrouver (ce n’est pas le seul) les bons passages. Bon maintenant on va aller voir la nappe phréatique, un passage bas conduit à une faille remplie d’eau qu’il va falloir franchir. De l’autre côté c’est le laminoir (bon je ne vous explique pas ce que c’est qu’un laminoir), il fait environ 15 m. La progression doit se faire à plat ventre en se poussant avec les pieds et le coudes. Pierre ayant des problèmes d’articulations préfère shunter ce passage. Tout le monde se regroupe et nous continuons la visite.

Une petite ouverture permet d’accéder à un autre réseau. L’impression de manque d’air et de compression rend certains un peu stressés, mais de l’autre côté cela va mieux. Après de courtes escalades, nous arrivons dans la grande salle. Celle-ci est vraiment très belle, c’est une des plus belles de Corse pour ses concrétions qui tapissent parois et plafond. Un petit colimaçon permet d’accéder sur une vire au sommet de la salle et d’admirer celle-ci depuis le haut. La vire permet également de surplomber un beau puits rempli d’une eau transparente comme le cristal. Un autre réseau inférieur dont on atteint le fond grâce à une corde est  également visité. L’inquiétude du début a partiellement disparu et les cigarettes fortement appréciées redonnent du souffle et calment les nerfs mis à rude épreuve. La sortie se fera par le même itinéraire qu’à l’aller et tout le monde se retrouve devant le feu. Ouf ! c’est fini. Nous regagnons les voitures et prenons la direction de Ponte Leccia. Ce coup-ci ce n’est pas devant un café, mais une boisson bien méritée que les initiés et encadrants expriment leurs sensations. Apparemment tout le monde a apprécié cette expérience (sera-t-elle renouvelée ?). Bref, nous avons passé une très bonne journée…

 

Autour d’une boisson réconfortante, les initiés nous écrivent ces quelques impressions :

« Très bonne expérience, physiquement très intense. Bonnes explications sur l’environnement souterrain. Correspond à ce que j’attendais. »

Chantal : « Mon expérience s’est limitée à l’entrée de la grotte où j’ai vu la spectaculaire chute d’Albert. Puis, je me suis chauffée prés d’un bon petit feu loin de la grotte. »

« Très bonne expérience malgré mon appréhension du départ. L’encadrement a été d’une extrême gentillesse dans les actes et dans les propos. Bonne continuation. Vive e topi pinnutu… très physique ! »

Stéphane : « Une ouverture à faire pâlir le gynéco d’Alice Sapritch, que dis-je, des orifices me rappelant ma première femme ! L’orgasme parfait, c’était super. »

Charlye : « Bouh … c’était mac, megafun, over in Charlye hyper out ! »

 

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Samedi 22 février 2003

Spéléo, journée de reprise et de mise en forme, falaise du Bout’rot (U Boia) – Bastia -

Albert, Magali et Lionel, Dume, Jean-Claude, François T

 

C’est par une belle et fraîche matinée que nous nous retrouvons à la fontaine du bourreau. Un petit air frisquet titille nos frimousses. Une fois le matériel réparti nous entamons la descente vers la falaise. Le vent du sud-est vient taper sur la falaise créant un courant d’air ascendant qui n’aurait pas déplu à Marilyne Monroe (vous savez la scène du film ou elle danse au-dessus d’une bouche d’aération du métro, sa robe se soulevant, laissant entrevoir sa c-----e) Par contre à quelques mètres sur la plate-forme il fait bon. Pour Albert c’est une grande révision. Jean-Claude le prend en mains et lui réexplique de A à Z le matériel, sa mise ne place, son fonctionnement etc., etc. Lionel quant à lui va équiper une voie sous l’assistance de François. Dume se propose pour la corvée de bois.

Un peu avant midi Jean-Claude et Dume vont installer la tyrolienne de 32 m. Celle-ci est vraiment sympa car elle franchit le ravin avec environ 15 m sous nos pieds. Une fois qu’elle est tendue Jean-Claude va tester avec un premier passage avec la poulie-tandem. Ca manque un peu de tension, et il faut installer une corde pour remonter la poulie. Dume va essayer avec une poulie Rescue°, ça va un peu plus vite et on arrive carrément sur la paroi d’en face s’en se tirer sur les bras pour les derniers mètres. François équipe une voie de 15 m, puis tente de trouver un endroit pour installer son WINCHLATER. Ques aquo ? en fait c’est le montage d’un winch 2 vitesses sur un châssis inox. François a depuis longtemps cogité cet instrument qui certainement doit pouvoir hisser une charge ou un bonhomme sans trop de problème. Il veut l’essayer pour voir si ça marche ainsi que les modifications à y apporter..

Il est 12 h 45 et l’estomac de Magali qui nous a rejoint en VTT (jusqu’aux voitures) commence à cirer famine. Dume a mis le feu. En attendant les braises, Lionel débouche une bouteille de jaja qui a passé quelques mois dans la cave de la falaise (celle-ci est bien connue de tous ceux qui fréquente l’endroit). Miggliace, pizza, figatelli, côtes de porc, fromage, clémentines, chocolat, et tarte seront les mets composants notre menu (on pourra tenir un siège avec tout ça) Pour digérer on va se refaire quelques passages sur la tyro. Magali va aussi traverser malgré un peu d’appréhension. Albert qui n’a pas voulu « tyroler » le matin, suite aux conseils de tout le monde (et peut-être du Cabernet Sauvignon), va aussi s’envoler sur cette traversée, même qu’il va rouspéter après Dume parce qu’il ne l’a pas laissé aller trop vite (je plaisante). Seuls seront volontaires pour la 25 m plein pot Jean-claude et Lionel. J-C. équipera la voie et Lionel la déséquipera. Puis après avoir tout rangé et remis dans les sacs nous regagnons les voitures et retour au bercail.

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Samedi 8 mars 2003

Spéléo, découverte du milieu souterrain, grotte de Butrone– Sisco -

Encadrants : Jean-Noël, Noël

Initiés : Pierre, Pascal, Albert, Philippe, Chantal, Charlye, Stéphane, Jérôme

 

11 h, tous les participants se retrouvent à la marine de Sisco. Le chemin d’accès à la grotte est partiellement encombré de ronces et de branchages qui ralentissent la progression, ce qui a pour effet d’irriter certains d’entre nous..... Heureusement, l’excellent muscat du Cap qui accompagnera le repas calmera les esprits et c’est vers midi que le petit groupe atteint enfin la cavité. Agapes habituelles autour de bonnes grillades arrosées, puis café. Arrivée de Jean-Noël, qui après un petit tour du Cap en vélo a trouvé l’énergie nécessaire pour grimper jusqu’à Butrone. Préparations du matériel, les initiés semblent fâchés avec le fonctionnement des lampes à carbure. Un autre a beau ouvrir le pointeau à fond, pas un pet d’acéto, il ne savait pas qu’il fallait de l’eau ! ; la palme revient à Charlye, qui malgré une dudule pleine d’eau n’obtenait aucune flamme, on nettoie, rien ne marche, on ouvre pour voir si l’eau coule… pas de carbure ! elle a oublié d’en mettre lors de la distribution en bas de la piste, on se cotise pour lui donner chacun une pierre. Jean-Noël est tout fier de montrer sa Texair° jaune canari qu’il ressort une fois par an pour faire Butrone, mais rien au fond du sac, elle est restée dans le Disco… bien les encadrants ! On ira en bleu de travail. 30 mn plus tard tout le monde se retrouve enfin dans la galerie.

Premier ressaut franchi sans problème par Albert… ouf. Les habituelles chauves-souris - une quarantaine - se trouvent bien dans la galerie fossile, nous les dépassons avec précaution pour faire une première halte dans la salle du fond. Seuls Albert, Jérôme, Jean-Noël et Noël se frotteront à la chatière, le reste de l’équipée est bien pusillanime. Nous poursuivons notre visite par le méandre pour atteindre les galeries actives, passage obligé sous la douche pour aller voir les Dents de requins . Accès à la galerie de la perte principale, un petit ramping humide, un coup d’œil à la Galerie des racines, puis direction le « trou de serrure ». Tous sont impressionnés, on décrit ensuite le Kama Sutra, Albert et Jérôme vont s’avancer sur 2 m pour voir… mais aucun ne tente le passage, pourtant le niveau d’eau est assez bas. Les anciens seraient bien tentés de faire les intéressants, mais sans Texair°… Puis retour sur nos pas par la galerie de la boue, mais sans bataille.

Le retour à l’air libre, se fera en empruntant le passage du laminoir. Jean-Noël, prétextant le flash laissé dans la galerie fossile, reviendra sur ses pas accompagné de Pierre, peu tenté par le ramping. Un coup d’œil à la perte principale qu’il est de plus en plus difficile de retrouver dans le maquis. Presque deux heures de Temps Passé sous Terre. Tout le monde est content !

Sur le chemin du retour une brève halte au lavoir du village, nous permet de laver casques et calebondes.

 

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Samedi 22 mars 2003

Spéléo, initiation aux techniques de la spéléologie alpine, falaise U Boia – Bastia -

Encadrants : Dume, Jean-Claude, François T (l’après-midi)

Initiés : Lionel, Alice

 

En principe cette journée devait être une journée d’initiation ; elle s’est transformée en journée de perfectionnement. En effet, suite à un impératif professionnel, Florence n’a pu se libérer et n’a pas pu ainsi participer à cette initiation, c’est bien dommage.

Donc nous allons mettre à profit ces impondérables pour permettre à Alice et Lionel de se perfectionner à l’équipement. Sous la houlette et les conseils de Jean-Claude, Alice équipe pour la deuxième fois une voie sur ce site. Lionel révise avec Dume les nœuds, les différents amarrages et les choix des plaquettes par rapport à la configuration du relief. Ensuite Lionel mettra en application cette révision en équipant dans un premier temps une voie d’environ 10 m. Pendant ce temps Dume prépare, installe et prétend la tyrolienne. Lionel, content de son équipement, attaque une seconde voie. Jean-Claude et Alice terminent de leur côté et font savoir que leurs estomacs commencent à crier famine, Jean-Claude a du prendre un gros coup de vent car son gosier est quasiment déshydraté.

Pendant que Dume joue à la vestale du feu, Jean-Claude et Lionel profitent pour finir de tendre la tyro. Suspendus à leur poignée, ils tirent sur le palan de tension quand tout à coup schtooonnggg ! ! ! ! What is it ? ?  Putain un spit vient de lâcher ! ! !: Qu’est-ce qui s’est passé ?. Après enquête le spit sur lequel est installée la poulie de renvoi du palan s’est cassé en deux (sous l’effort de la traction). Une partie du spit est restée dans la roche, l’autre est encore vissée sur le boulon. Heureusement que d’une part les deux tractionnaires étaient longés et d’autre part le répartiteur a bien joué son rôle : en effet les deux autres spits ont encaissé et amortit l’arrachement du premier spit. C’est autour d’un boulaouane rosé que nos commentaires sur cet incident iront bon train :

- Première hypothèse : Etant donné que la poulie de renvoi est déportée par rapport à l’axe de la corde et qu’elle est fixée sur un amarrage déjà sollicité par le répartiteur peut-être que cela a influencé la cassure ?

- Deuxième hypothèse : C’est la troisième ou quatrième fois qu’on installe cette tyro : l’amarrage a peut-être fragilisé au cours de ces précédentes installations.

- Troisième hypothèse et proposition : étant donné que ces spits sont d’un diamètre de 10 mm contrairement aux spits « traditionnels » de 12 mm et qu’ils travaillent à l’arrachement, peut-être faudra-t-il envisager de penser à équiper les amarrages « en arrachement » en 12 mm. Les spits de 10 ont tout de même une épaisseur inférieure à ceux de 12.

L’après-midi, sous un ciel maussade et un petit air frisquet, sera consacré au déséquipement. Heureusement que François qui passant par-là et a vu de la lumière s’est arrêté et nous a aidé à remonter le matériel. Le reste de l’après-midi comme d’habitude (retour, déchargement du matos etc.).

 

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Dimanche 23 mars 2003

Spéléo, initiation aux techniques de la spéléologie alpine, Castiglione 1 – Oletta -

 

Annulé faute de participants.

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Mercredi 16 avril 2003

Spéléo, travaux de voirie sur la piste – Ghisoni -

Dume, Jean-Noël, Noël

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Jeudi 1er au Samedi 3 mai 2003

Spéléo, mini-camp, travaux d’aménagement – Ghisoni -

Michèle, Albert, Dume, Jean-Noël, Jean-Claude, Noël

 

Programme principalement chargé en activités extra-spéléo.

Jeudi : arrivé vers midi, après un rapide repas pique-nique, nous nous attaquons à l’alimentation en eau de la casetta. Après avoir déposé l’ancien petit tuyau, 175 m de nouveau tuyau en diamètre 15 mm est posé. Cette foi-ci le débit à l’arrivée est confortable et nous projetons déjà une dérivation vers le coin douche. La plaque transparente de la véranda cassée par les intempéries de l’hiver dernier est remplacée par une autre plus solide. Soirée polenta et ragoût de veau.

 

Vendredi : c’est le bagne. Nous passons la journée à casser et à déplacer des cailloux, combler des ornières et élaguer le bord de la piste entre le dernier gué et le bloc tombé au milieu du chemin. Il faudra encore au moins une journée de travail pour finir. Soirée grillades, tam-tam et prout-prout.

 

Samedi : trou pour Noël et J-C., Dume est redescendu, Albert, victime de douleurs post-bagne, préfère renoncer à sa première visite de la cavité. En montant par un chemin inhabituel, Noël découvre un petit départ qui méritera une séance de désob lors d’une prochaine visite. Nous remontons dans la lucarne baptisée « micro-musée » lors de cette visite pour essayer de passer le boyau vertical qui laissait encore un espoir de suite. J-C. se déséquipe, franchit le premier boyau et constate que c’est malheureusement presque la fin. Il faudrait casser une coulée de calcite pour voir si ça continue. On attendra la caméra d’investigation... Au retour, nous remarquons dans le puits de l’escalade une zone à explorer avec une belle stalactite blanche et nous visitons une galerie inconnue qui passe sous la vire des bosons. Celle-ci aboutit dans le puits d’entrée en contre-bas de la lucarne. Noël remonte enchanté par son nouveau baudrier Fedra°.


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Samedi 10 mai 2003

Spéléo, prospection, désobstruction secteur Butrone – Sisco -

Dume, Jean-Noël, Jean-Claude, Jean-Baptiste et son beau-papa

 

L’entrée de la grotte du Pirate est élargie et le resserrement de paroi attaqué à la pointerolle et à la massette. Le chemin d’accès à la perte de Butrone et la fenêtre de visite de la seconde perte sont dégagés. Deux nouveaux départs sont découverts sous la grotte du Pirate.

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Samedi 24 mai 2003

Spéléo, initiation aux techniques de spéléologie alpine, falaise de Francardo – Omessa -

Encadrants : Jean-Noël, Olivier, Jean-Claude, Noël

Initiés : Albert, Fiora et Laurent

 

Retour à notre falaise fétiche où nos deux initiés goûtent aux joies relatives pour les débutants des descentes et montées sur cordes. Albert, notre éternel initié, se lance également dans le vide avec une appréhension certaine ! Lors des grillades, Laurent nous fait goûter ses spécialités familiales : saucisson et confiture de châtaignes.

 

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Dimanche 25 mai 2003

Spéléo, mise en pratique, gouffre I Luminelli – Morosaglia –

Encadrants : Michel, Jean-Claude, Noël

Perfectionnement : Magali et Lionel

Initiés : Fiora et Laurent

 

Rendez-vous habituel au Carré d’As. Noël se fait attendre (c’est ce qu’on appelle un pléonasme !) et Jean-Louis ne viendra finalement pas, déménagement oblige. La montée vers le trou a été dure pour notre pompier, « Il faut que je reprenne l’entraînement », « Je vais me remettre au vélo », « La pente devient plus raide d’année en année ! ». Un bon pique-nique avec grillades permet de récupérer des efforts fournis. Les techniques apprises la veille ont été bien retenues par nos initiés. Noël équipe, suivi par Lionel. Michel et Jean-Claude s’occupent de l’encadrement. Parcourt classique jusqu’à la méduse et la glace au chocolat. Retour un peu plus difficile pour Fiora qui peu à peu arrive à maîtriser la technique de remontée sur corde. Bilan du week-end : les initiés sont ravis et le club compte deux adhérents supplémentaires.

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Samedi 31 mai 2003

Spéléo, visite, grottes de Santa Catalina et de Brando.– Sisco, Brando –

Albert, Jean-Claude, Noël, Fiora

 

Faute de photographe pour l’aven du Sémaphore et sur demande de Fiora, nous rendons visite à ces deux belles cavités du Cap Corse. Les moins frileux prennent leur bain de mer tandis que les autres prospectent et préparent le feu pour la grillade. Pendant le pique-nique, Noël fantasme sur les Saintes Écritures où il était marqué qu’un Messie viendrait un jour conforter la foi spéléo. Fiora, qui goûte à son premier verre de vin, fait encore délirer notre pompier qui s’exclame « Même le Messie s’y met ! ». Nous sommes donc là pour réaliser un rêve d’enfance de Fiora. Bien nous en a pris, un groupe de 2 à 300 chauves-souris, nous accueille dans la deuxième salle, « C’est un signe, c’est un signe ! ». Certainement un regroupement pour mise bas de Murins. Nous visitons également la salle supérieure après un équipement acrobatique de Noël. Après la visite, Albert replonge dans les eaux de la mer Tyrrhénienne.

Sur le retour, nous visitons la grotte de Brando. Nous en profitons pour faire la jonction visuelle entre le réseau qui suit la chatière et la falaise.


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Samedi 9 juin 2003

Spéléo, exploration, première, Aven qui coince (ex-Moro II) - Morosaglia -

Albert, Jean-Claude, Jean-Baptiste, Noël

 

Faille étroite s’ouvrant prés du gouffre « I Luminelli », cette entrée avait été explorée sommairement il y a quelques années par Jean-Baptiste et Pierre. Cette fois-ci nous y revenons avec le matériel de désob nécessaire. J-B. fait une première tentative de pénétration mais ça coince, la faille s’est certainement refermée. Certains pensent que c’est J-B ; qui s’est un peu élargi, des mauvaises langues ! J-C., toujours svelte, arrive à passer et fait une visite complète de la cavité pour en estimer les possibilités de continuation. Après le puits d’entrée de 8 m en désescalade, arrivée dans une petite salle de 6 par 2 m. Ensuite un ressaut de 3 m puis la faille se rétrécit sur une trémie d’où souffle un courant d’air prometteur. En remontant, il en profite pour casser quelques becquets de calcite. Grillades bien arrosées puis J-B. et J-C. descendent pour désober la faille d’où sort le courant d’air. Noël et Albert s’occuperont d’élargir le puits d’entrée. Pendant que J-B. et J-C. s’affairent à déplacer des blocs rocheux, ils entendent des appels. De retours sous le puits d’entrée, il trouve Albert coincé dans la faille sans pouvoir ni descendre, ni remonter. Une bonne demi-heure plus tard, aidé par Noël qui le tire d’en haut, J-B. qui pousse le pied gauche et J-C. le pied droit, Albert parvient à s’en sortir. Pendant tout ce temps, les traditionnelles vannes fusent, « On reviendra dans quinze jours, tu auras suffisamment maigri », « T’inquiète pas, on te sortira de là, morceau par morceau s’il le faut ». Après cette péripétie, chaque équipe reprend son travail, Noël et Albert se battent avec le Bazola, J-B. et J-C. avec les cailloux. Ceux-ci ne tardent pas à faire apparaître une continuation de la faille avec un ressaut qui suit. Le passage dégagé n’inspire pas les désobeurs, passer sous des blocs coincés qui peuvent tomber à tout moment a de quoi rebuter les plus vaillants. Mais c’est trop tentant, une corde d’assurance est installée et J-C. suivi de J-B. descendent en se faufilant entre les cailloux. La suite n’est guère réjouissante, une petite salle suit un ressaut de 2 m, nous ne sommes plus dans le calcaire, les blocs ne sont plus collés par la calcite et continuer la désob dans ces conditions s’avère trop dangereux. Il reste à essayer d’élargir la faille qui continue à l’opposée de celle-ci en bas du puits d’entrée et qui se dirige vers le gouffre « I Luminelli ».

 

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Samedi 21 juin 2003

Extra-spéléo, Fest’in Cavallu – Corte -

Albert, Dume, Olivier, Jean-Claude, Jean-Baptiste, David, Noël

 

Coprésidée par Marie-Pierre - la femme de Noël -, cette manifestation consacrée au cheval est une occasion de replonger dans le monde des foires. Lorsque nous arrivons, il ne reste presque plus d’emplacement à l’ombre. Le seul qui nous convient se situe à côté de deux ânes avec lesquels nous lions tout de suite des relations amicales, affinités obligent. Les arbres en place sont trop petits et nous ne pourrons faire des démonstrations d’évolutions sur corde. Bien rôdés à ce genre d’activités, le stand est vite mis en place malgré quelques problèmes dans le montage de l’auvent, le tube 8 avec le 5 mais ne pas oublier le 3 et ne pas en mettre à l’envers… Après un apéritif copieux offert par l’organisation suivi de sandwichs pris au buffet nous retournons sous la fournaise du stand, il doit bien faire 35 ou 36°C. Cette chaleur a certainement découragé les visiteurs qui ne sont guère venus en masse et a également chauffé l’esprit des étalons du club qui profitent de cette manifestation pour admirer les belles juments qui passent sur la carrière. Il est à noter que le taux de féminisation des activités équestres est à peu prés inverse à celui de la FFS, environ 9 pratiquants sur 10 sont des pratiquantes. Certains proposent la création d’une section équestre au club et pour ce qui est des chevaux, c’est pas la peine de les acheter tout de suite, il y a des volontaires pour les remplacer !

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Dimanche 7 septembre 2003

Spéléo, prospection, Petre Scritte – Brando -

Albert, Dume, Jean-Noël, Philippe, Pipo le chien et avec l’aimable participation de Vicky à l’apéro

 

Le site de Petre Scritte ayant été ravagé par le dramatique incendie du week-end dernier, décision est prise de prospecter le site afin de retrouver les cavités existantes et enfouies sous le maquis et en ayant toujours l’espoir de trouver de nouveaux départs. Préparation du matériel avec Albert au club à 13 h, on prend Dume au passage et regroupement chez Philippe à 14 h pour un bon petit café. La piste est ouverte, ce qui nous permet de monter jusqu’à la carrière en 4X4. À bord, la discussion est portée sur les dégâts causés par le feu de la semaine précédente. De part et d’autres de la piste qui part de Silgaggia et monte vers les carrières, et pratiquement à perte vue, ce n’est que désolation. Le feu a tout ravagé ; du maquis, des chênes, des autres arbres, il ne reste que de vagues squelettes calcinés. La poussière et l’odeur de brûlé sont âcres et imprègnent nos bouches. Par-ci par-là quelques mètres carrés de végétation ont échappé miraculeusement aux flammes et se détachent dans ce paysage lunaire. Le chant des oiseaux, le vent dans les feuilles se sont tus pour longtemps. La seule forme animale que nous rencontrons sont les lézards et quelques papillons. Spectacle de désolation de désert brûlé.

Arrêt au premier front de taille où on retrouve PS4 découverte en 1996 au cours d’une prospection ITP/ACS  et qui s’ouvre maintenant au ras de la piste. Prise des coordonnées GPS, on ne descend pas mais il faudrait maintenant la corde. Dume retrouve un autre départ bouché par des pierres mais qui avait déjà du être exploré, on reviendra. Direction le front de taille supérieur, sous l’ancien radar. Aucune trace du porche de PS1 mais on retrouve ce qui semble être l’entrée de PS2, passage bas avec des dalles, mais trop de cailloux et gros danger vu l’instabilité. Prise des coordonnées. De là nous crapahutons sur le plateau dans le maquis brûlé pour retrouver le Gouffre de l’Eclipse des 44 et prospecter. Disparu le maquis dense qui nous faisait craindre de tomber dans ce gouffre, la recherche est devenue très facile. Bouche béante de 8 m de diamètre, ce qui était un site à la végétation exubérante avec ses lianes, ses fougères de grande taille courant sur les parois ruisselantes d’humidité, tout cela est grillé, les crapauds et salamandres ont-ils échappés à la cuisson ? L’origine de cette excavation reste toujours inconnue. À notre connaissance, ce genre de trou est unique en Corse. Dume et Albert ne connaissaient pas le site, mais aucune envie de descendre, mais les pitons d’amarrage sont toujours là. Poursuite de la prospection sur tout ce plateau mais aucun départ, Aux alentours de l’aven nous trouvons quelques champignons qui selon les dires, pousseraient dans les 48 heures après un incendie au pied des souches de cistes calcinés. De la taille de rosés des prés, au chapeau ressemblant à la coulemelle, avec des tubes en dessous. Philippe décide d’en faire la cueillette pour les faire expertiser et éventuellement s’en foutre plein la panse s’ils sont comestibles.

Retour au véhicule et on reprend une piste qui descend vers Silgaggia pour explorer le très ancien front de taille de Petre Scritte. Après quelques lacets, on se gare auprès du départ du Trou qui souffle sur le chemin, découvert également en 96, faille pourrie de 4 m de profondeur, personne ne rentre, prise des coordonnées. En avant pour la prospection de cette falaise de 300 m de long et de 15 à 30 m de haut. Les fissures sont de types « décompression », elles pincent vers l’intérieur de la paroi et vers le haut. Il y a quelques petits départs souvent impénétrables. Du pur tectonique, rien à explorer. La progression étant très facile, on pense que l’inventaire est terminé. (Cette analyse n’engage que la responsabilité des prospecteurs). Nous n’aurons prospecté qu’une infime partie du terrain parcouru par le feu, il y a encore de quoi faire.

Albert, Jean-Noël et Pipo descendent en direct tandis que Phil et Dume remontent au 4X4 pour les récupérer au passage. Nos fringues ont complètement changé de couleur et virent au noir charbonnier, nos visages ont aussi pris quelques coups de crayons. Nous avons les gosiers aussi secs que nos comptes en banque. Devant l’apéro pris sur la terrasse du bar Stella et Cie nous aurons de belles discussions à bâtons rompus. Chacun d’entre nous étalant sa science (le plus fort c’est Albert qui se lancera dans un exposé sur les différences entre coliformes et clostridium.), nous alimentons une séance culturo/cuisine, en fantasmant à une bonne bouillabaisse, paella, cassoulet, etc.

Voilà c’est tout.

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Samedi 20 septembre 2003

Spéléo, première, topo, prospection, Faille des Pléiades, Querceta Tonda – Morosaglia -

Albert, Dume (le matin), Jean-Noël (l’après-midi), Jean-Claude, Noël

 

Après le gros feu de Morosaglia - Ponte Leccia du mois d’août dernier, Noël est informé par un chasseur qu’il y a un trou sur la crête à quelques centaines de mètres de I Luminelli. Noël tel un furet s’acharne dans la semaine précédente à rechercher ce nouveau trou, il en informe les Topi et la décision de prospecter et de désober est prise pour le samedi 20. Le rendez-vous est prévu chez Noël à Ponte Leccia et voici que nous prenons le chemin de Morosaglia. Le feu parti de la route de San Lorenzo a dévasté tout le flanc est jusqu’à la crête de Punta di Querceta Tonda et dévalé celle-ci sur quelques mètres avant de s’arrêter à contre vent. Les quelques arbres qui arboraient les alentours du trou I Luminelli ont été léchés par les flammes et seules subsistent les carcasses calcinées. Arrivés sur les lieux Noël nous montre les nouvelles entrées qu’il a « rubalisé » la veille. Nous commençons par sonder le trou qui se situe au pied de la partie sommitale de la crête. Trois orifices très rapprochés, dont un comme une balle de golf, jonctionnent sur une même faille. Après avoir sorti quelques cailloux, Jean-Claude s’engouffre tel une anguille dans la faille, et au fur et a mesure qu’il progresse, il en informe Noël et Albert qui sont restés à l’entrée. Dume prospecte le tour du sommet sans aucune trouvaille. Il est bientôt midi, Albert prépare le repas. Dume perce deux trous pour tester l’amélioration portée au percuteur du Bazola° d’une part, et essayer la nouvelle technique pour désobstruer baptisée «  Le détopeur » d’autre part. Les essais s’avèrent très concluants. Si sous terre ils ont la même performance qu’en surface, ça va donner. On espère ainsi pouvoir passer dans certains réseaux qui par manque de largesse n’ont pu être franchis. Vers 13 h 30, à l’ombre d’un chêne rescapé se trouvant en bordure du trou nous dégustons les côtes d’Albert et le jaja de Noël. Jean-Noël nous rejoint pour faire la topo, Dume qui doit rejoindre les cimes d’Asco quitte les lieux. Quelques mètres avant d’arriver au trou exploré Noël a également deux autres entrées très proches. Selon Dume il semblerait que celles-ci soient connues déjà depuis un petit moment, il faudra demander confirmation à Philippe.

Dume

 

Grimpette toujours aussi éprouvante dans le maquis vers la crête de la Punta di Querceta Tonda, aucun signe d’incendie. Mais dès que l’on débouche sur la zone plate, on tombe sur le brûlé. Un incendie d’une précision chirurgicale, les flammes ont du basculer du sommet à la côte 900 pour retomber sur quelques centaines de mètres sur ce plateau et mourir faute de vent et de combustible. Résultat, les deux versants du plateau ont échappé aux flammes. Arrivée sur site vers 14 h, les copains se trouvent à 200 m de l’entrée d’I Luminelli, vers le sommet de Punta di Querceta Tonda, la combi orange de Dume se voit bien dans ce paysage brûlé. Les agapes sont terminées, une petite mousse et on s’équipe pour visiter et topographier ce nouveau trou situé à 10 m de là.

Une entrée de 0,60x0,40 m bien élargie par le travail de terrassier de Noël, une première marche à 1,50 m et on débouche 5 m plus bas en désescaladant en opposition dans une faille, la corde (sur AN extérieur) a été d’un providentiel secours pour Albert, à la descente comme à la remontée. Un fond de faille horizontal de 5 m de long, 70 cm de large et plafond à 3 m, un pertuis correspond avec la surface. Quelques concrétions sur la paroi de gauche. Le bout de la faille est obstrué par un bloc et au-dessus l’exploration se termine dans une petite alcôve. Les rayons du soleil pénètrent jusqu’au fond de la faille et en servant du carnet topo comme d’un miroir on arrive à éclairer le plafond. La suite se trouve à l’aplomb du puits d’accès, une descente de 4 m entre des blocs, d’où la chute d’une pléiade de petits cailloux sur la tête des premiers. Au milieu de la désescalade, un élargissement et un boyau qui doit correspondre avec la surface – on a vu la lumière. À – 9 m, départ d’un plan incliné à 45°, un premier rétrécissement suivi d’une étroiture triangulaire assez sévère, de 30 cm de côté. Jean-Claude se faufile sans difficulté suivi par Albert, ayant apparemment oublié les affres de l’Aven qui Coince. Les jambes passent, le bassin et ça coince ! Le bras gauche est replié et empêche la progression et une méchante pierre de quelques centimètres (vue par Jean-Claude) lui rentre dans la hanche. D’après Jean-Claude le plus dur est fait mais il ne plus bouger… Noël est dans l’impossibilité de le tirer, n’arrivant pas à passer le premier rétrécissement. Albert commence à pester, voire à étouffer – c’est ce qu’il dit -, et nous on l’encourage en reprenant le refrain d’Adamo « Laisse tes mains sur mes hanches, ne fait pas ses yeux furibonds… ». La pierre finit par lâcher et Albert disparaît rapidement dans l’étroiture, un accouchement à l’envers. On se regarde avec Noël et considérant nos thorax puissants on prend la sage décision de rester sur place. Surtout que la suite est assez ordinaire, même si c’est une première… La faille se poursuit sur une quinzaine de mètres en légère déclivité, largeur entre 0,40 cm et 1 m et plafond à 2 m, jusqu’à la profondeur de – 13 m. Fin sur colmatage. Les voix de nos fougueux explorateurs deviennent plus nettes et on sent une certaine angoisse dans celle d’Albert, il va falloir accoucher pour de bon. La tête est passée puis un bras et quelques reptations plus tard les hanches passent, il se surprend lui-même que ce soit si simple… Pour Jean-Claude c’est encore plus simple. Direction la sortie, les petits cailloux continuent de pleuvoir. La corde aidera bien Albert à sortir car l’oppo n’est pas son truc. Il est 16 h le soleil est toujours de la partie. On referme l’entrée en construisant un vrai tumulus de 50 cm de haut, un gros cairn, mais il est bien bouché, y reviendra-t-on ?

30 m plus bas, un bel effondrement prometteur, mais par où attaquer, Noël commence à user de la barre à mine, mais le temps passe, on reviendra, ce sera Moro V. À la descente on jette un coup d’œil au Trou de Hans, effondrement à désobstruer. Albert part devant, Jean-Claude descend en direct pour prospecter, Noël et Jean-Noël font le tour de toutes les cavités pour reprendre les coordonnées GPS et faire quelques photos. Moro III est difficile à retrouver et on repère, pas très loin dans l’axe de Luminelli, une entrée à creuser, est-elle connue ? ce sera Moro IV. De la désob en perspective… Regroupement aux véhicules, une mousse au Carré d’As et retour à Bastia.

Jean-Noël

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Samedi 27 septembre 2003

Spéléo, première, topo, prospection, Faille de l’Epingle – Barbaggio - ; Tunnels – Poggio d’Oletta -

Albert, Magali et Lionel (l’après-midi), Dume (le matin), Jean-Noël (l’après-midi), Jean-Claude, Jean-Baptiste, Philippe (le matin)

 

Pour l’occasion nous utilisons les détaupeurs. Cela ressemble à des pétards, mais avec deux fils électriques qui permettent la mise à feu à l’aide d’une simple pile de 4,5V. Renforcé par 1, 2 ou 3 cartouches Spit, ce système permet une plus grande sécurité de travail par rapport au Bazola°. Le passage est bien élargi, encore quelques tirs et on pourra commencer à dégager la trémie qui bouche la faille. Nous prospectons aussi toute la zone de cipolin qui se trouve au-dessus de la falaise.

L’après-midi nous allons faire la topo des deux tunnels repérés par Jean-Claude. les jours précédents. Le premier, inconnu, ne fait que 9 m de long. Le second avait déjà fait l’objet d’une visite par Jean-Yves et J-C. le 11 novembre 1997. Après avoir parlementé avec les propriétaires le droit d’y entrer, nous faisons une topo qui révèlera une longueur surprenante de 150 m ! Cette galerie servait de drain de captage pour l’eau.

 

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Samedi 4 octobre 2003

Spéléo, équipement, Falaise U Boia – Bastia -

Dume, Jean-Noël (l’après-midi), Jean-Claude

 

Mise en place de trois nouveaux spits pour la tyrolienne puis essais de celle-ci. Les nouvelles cartouches spit sont également essayées avec succès. Quelques blocs rocheux sur le sol témoignent de leur efficacité ! La « salle à manger » est réaménagée. Il vente, le temps est frais, on plie bagages vers 15 h.

 

Spéléo, photos, Trou de la Chouette – Sisco -

Jean-Noël D.

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Samedi 11 octobre 2003

Spéléo, initiation aux techniques de spéléologie alpine, falaise U Boia – Bastia -

Encadrants : Jean-Yves (ACS), Dume, Jean-Noël (l’après-midi), Olivier, Jean-Claude, Pierre, Jean-Baptiste

Initiés : Paulo, Guy, Anne-Lyse, Valérie

Perfectionnement : Albert, Magali et Lionel (l’après-midi), Anita (ACS)

 

Première visite de la falaise pour les représentants de l’ACS, Jean-Yves équipe l’une des voies aériennes de la falaise de perfectionnement. Nous équipons les voies faciles pour les quatre initiés. Ceux-ci se familiarisent avec les techniques de spéléo verticale avec quelques montées d’adrénaline dans les descentes !

Le nouvel aménagement de la salle à manger est unanimement apprécié et les grillades aussi. Soudain, l’atmosphère se tend et l’angoisse se lit dans nos regards. La journée avait trop bien commencé. Nous sommes bientôt pris de panique, l’inconcevable devient réalité, la bouteille de Cabernet laissée au frais dans une faille de la falaise depuis le week-end précédent a disparu. Nous accusons bien-sûr les bergers, chasseurs et autres boucs émissaires de passage. Nous sommes proche du delirium tremens. Heureusement pour nos nerfs, J-Y., le farceur, met fin à ce sinistre canular et sort d’une cachette notre jus de fruit préféré, nous avons frôlé la crise d’hypoalcoolémie !

L’après-midi, les initiés refont quelques manips sur cordes et testent la belle tyrolienne aérienne installée entre les deux falaises.

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Dimanche 12 octobre 2003

Spéléo, mise en pratique en gouffre, Cast.1 – Oletta -

Encadrants : Dume, Jean-Noël (l’après-midi), Olivier, Jean-Claude, Noël

Initiés : Paulo, Guy, Anne-Lyse, Valérie

Perfectionnement : Albert

Lionel (aide logistique)

 

Pendant qu’Olivier équipe, Paulo a droit à un cours particulier sur le pylône électrique. Entrés sous terre à 11 h. Circuit classique, salle du veau, salle de la chèvre, la vire et retour en surface. Les concrétions ont été appréciées par les initiés, les passages de fractio moins, surtout par notre éternel initié ! Valérie et Anne-Lise ont pu essayer nos nouveaux éclairages à LED. La couleur est un peu déroutante au début mais on s’y habitue vite. Notre entrée tardive, provoque une sortie tardive, 16 h 15, nous attaquons les grillades à l’heure du goûter ! Pleins d’énergie, nos « fêlés du Bazola » - Noël et Dume partent élargir l’étroiture de sortie du P13 du réseau de la chèvre.

 

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Samedi 18 octobre 2003

Spéléo, visite, désob’, prospection, Cast.4, Cast.2, Cast.17 – Oletta -

Jean-François, Dume, Jean-Noël, Jean-Claude

 

Ce matin-là le temps est bien maussade, un café place Vincetti et on file vers Oletta. Depuis le 1er mai 2001, Cast.17, un tout petit trou près de Cast.2, attend notre retour. Dume, l’inventeur, pour voir ce qu’il a dans le ventre. s’empresse de lui rendre visite et de faire parler le Bazola. Tandis que le trio restant part visiter Cast.4, inconnu de Jean-François et Jean-Noël voulait compléter le recueil iconographique des cavités du site. Equipement de J-F., la faille étroite se passe sans difficulté, la corde est très utile à la remontée. Un grand rhino a décidé de stationner juste en dessous des amarrages du P6, on a beau passer à pas de loup (sic) le plus au large possible, il finit par s’envoler. J-F. est un peu déçu par le fond… - 19 m et pas grand chose à voir ! Au total deux grands rhino et on a retrouvé les deux burins perdus il y a quelques années (un 25 janvier 1997, souvenez-vous de l’aphorisme : « Un seau n’est pas si sot si on ne lui fait pas faire le grand saut. »). Déséquipement, il bruine dans le P9 d’entrée. Pique-nique sous la pluie, pour Dume qui se charge des grillades, les autres restent à l’abri dans le 4x4. L’après-midi débute sous de meilleurs auspices, le soleil pointe son nez. Ce matin, Dume est quasiment tombé sur un vieil obus découvert sur le chemin menant du pylône à Cast.17. Il faudra le baliser et alerter M. Rossi pour prévenir la gendarmerie et le Service de déminage. J-C. et J-F. partent visiter Cast.2, beaucoup plus intéressant que le trou à rats du matin (dixit J-F.). Dume et J-N. poursuivent la désob’. Bazola°, burin, mais la barre à mine nous manque ; l’espoir est là, la suite entre les cailloux, impénétrable – sauf pour la frontale à Led de Dume qui saute de la main de J-N. pour disparaître dans le futur gouffre… -, il faut vraiment revenir.

 

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Samedi 25 octobre 2003

Spéléo, visite, désob’, prospection, Cast.4, Cast.2, Cast.17 – Oletta -

Dume, Jean-Claude (le matin) ; Magali et Lionel, Jean-Noël (l’après-midi)

 

Le matin, avant d’aller sur Castiglione, nous allons dans la ferme d’Aliso Rossi pour informer le vigneron de la présence d’un obus sur ses terres mais M. Rossi est absent. Jean-Claude et Dume poursuivent la désobstruction de l’entrée de Cast.17, Bazola°, barre à mine… 13 h, les cyclistes du matin viennent les rejoindre autour du feu et force grillades et jus de la vigne sont au rendez-vous. Visite de Cast.2 par Jean-Noël et Lionel, une première pour lui. Balade jusqu’au bout de la faille et déséquipement par Lionel. Les désobeurs fous, les fêlés du Bazola° continuent leurs efforts dantesques, ils réussissent à mettre à jour un plan incliné de quelques dizaines de centimètres de long impénétrable mais où l’air est chaud… La zone de l’obus a été gépéessée et rubalisée (les ouvriers de la ferme ont été prévenus et M. Rossi en sera informé le lendemain par Jean-Noël lors d’une rencontre à Antisanti à la foire de la clémentine). Une mousse chez les Delcroix avant de rentrer.

 

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Vendredi 31 octobre, Samedi 1er et Dimanche 2 novembre 2003

Spéléo, mini-camp, visite, désob’, prospection, A Buga di A Cutina – Ghisoni -

Magali et Lionel, Jean-Noël (vendredi, samedi)

Dume, Jean-Claude, (vendredi, samedi, dimanche)

Noël, Alice et Philippe, Gisèle et Jacques (samedi, dimanche),

 

Vendredi : 10 h 30 au local pour Magali, Lionel et Jean-Noël, heureusement que Jean-Claude et Dume avaient tout préparé la veille, la table était recouverte… un déménagement, comme à chaque séjour à Ghisoni, comme à chaque projet de désob’, d’explo… On charge les deux 4x4 et direction le sud. La météo est maussade, les nuages recouvrent le Renoso mais il ne pleut pas sur l’Inzecca. La piste devient de plus en plus ardue mais l’expérience du terrain est là ! 13 h 30 arrivée au parking. Toujours pas de pluie mais la montagne est humide. Quelques surprise à l’ouverture de la casetta : les visiteurs précédents ont bien lavé et rangé la vaisselle mais en la laissant sécher sur la table… ce qui a servi de terrain de jeu aux topis (les vrais !) en tous genres. Bilan une vaisselle à refaire. De toute façon il a fallu vider et laver entièrement le placard car nos charmants topis ont réussi à grignoter une ouverture dans la porte… un trou en demi-cercle de 5 cm de diamètre, heureusement celles des victuailles est bien plus épaisse. Quant à la mezzanine ! des crottes partout, des châtaignes à demi-rongées partout sur le plancher et un nid en laine entre le coffre à couvertures et la protection en plastique. Ils s’apprêtaient à passer l’hiver ! Les mêmes visiteurs précédents ont négligé de faire le plein de petit bois sec, ce qui rend l’allumage de la cheminée un peu difficile. Fut-il édicter un code de bonne conduite pour l’utilisation en commun de la casetta ? Pour l’eau il a suffi de rebrancher les tuyaux au niveau de la rivière. Entre temps nous avons la visite de nos amis chasseurs cherchant la palombe (normal la chasse au sanglier est fermée le vendredi et le mardi). Quelques mots échangés sur les châtaignes, que l’on n’a jamais trouvé aussi grosses, malgré la sécheresse. Il décline notre proposition d’apéro et continue leur traque. Cherchaient-ils un gîte pour la nuit, on s’est posé la question car le 4x4 restera aux bergeries jusqu’au lendemain matin.

On passe à table. Le temps passe, déjà 16 h. Des gouttes tombent par intermittence, le projet d’équiper le trou avec Lionel a du mal à démarrer. On décide d’attendre Jean-Claude et Dume qui doivent arriver vers 17 h. On part au parking pour ramasser quelques châtaignes et on tombe sur eux, en montant la piste, ils ont fait une belle cueillette de sanguins. Retour à la casetta, Dume apporte la tronçonneuse toute neuve. Apéro, il bruine. Toujours peu d’enclin dans le groupe pour équiper. Finalement vers 18 h, Jean-Claude et Jean-Noël se décident. J-C. jusqu’au Musée et J-N. double puits d’entrée et continue jusqu’en bas du Réseau des Bosons. Sortie vers 20 h. De retour pour l’apéro, le Chinon et la succulente daube de sanglier de Magali avec des spaghettis, précédés des sanguins grillés au feu de bois. La soirée se termine par les traditionnelles châtaignes grillées. Température très agréable, on est passé de 10 à plus de 20°C. Il va pleuvoir toute la nuit.

 

Samedi : Réveil à 5, 6, 7… heures pétantes, les anus sont déréglés. La pluie est toujours là. Vers 8 h, on prend le petit dèj’, en espérant que le temps s’améliore pour aller tronçonner et finir l’équipement. Mais statu quo. Dume se lance dans le baptême de la nouvelle tronçonneuse secondé par Jean-Noël qui range les bûches. Le reste de l’équipe s’affaire à l’intérieur sur de menus travaux. Jean-Claude a ramené une plaque de plexiglas pour fermer le fenestron de la mezzanine, mais la découpe est plutôt difficile. On ne trouve pas de meilleure idée que de chauffer au rouge la machette et de vouloir trancher le plexi, ce qui a pour effet de dégager des vapeurs irritantes qui donnent des migraines à tout le monde. Heureusement qu’entre deux averses on peut terminer sur la table extérieure. 11 h 30, arrivée de Philippe et Alice, Gisèle et Jacques qui découvrent Ghisoni et la casetta. Apéro, hareng saur grillé accompagné de Vouvray demi-sec, très bon mélange d’après les connaisseurs, puis installation à table, figatelli… Noël pointe son nez vers 14 h. Il pleut toujours, pas terrible pour aller désober. Jean-Claude se lance dans la préparation des lentilles pour le soir, quelles effluves ! Vers 16 h, on se décide à approcher A Buga, la pluie ayant cessé. Magali et Lionel préfèrent prendre le chemin du retour, craignant de descendre la piste de nuit. Phil part en premier emmener Alice visiter le Pays des Merveilles – la galerie du Musée. Jean-Claude part en première dans les Bosons. Pour Gisèle et Jacques ce sera l’initiation directe à la verticale. Premier contact avec la spéléo, le P30 d’entrée jusqu’à la dèv. Dume accompagne Gisèle pour la descente suivie de la remontée immédiate et Noël se chargera de Jacques. Jean-Noël bien qu’équipé préfère déclarer forfait et rentre sur Bastia, le 4x4 émettant des bruits inquiétants. Finalement le moteur tiendra bon mais avant Folelli le pneu arrière droit déjantera complètement et il faudra une bonne heure pour réparer, le cric refusant de monter…

Les initiés se débrouilleront à merveille et seront enchantés de cette plongée dans le noir obscur. Jean-Claude a fureté dans la partie supérieure du réseau des Bosons d’où part un puits remontant mais il faut installer une vire plein vide pour rejoindre la stalactite blanche. Avant, il faudra sécuriser le passage car une belle plaque de calcaire d’une centaine de kilo menace de tomber. En rentrant à la cabane, les lentilles aux figatelli nous attendent patiemment, nous leur ferons la fête.

 

Dimanche : Gisèle et Jacques font une ballade dans les montagnes alentours. Philippe, Alice et Dume redescendent jusqu’au musée et déséquipent. Noël et J-C. commencent à élargir le départ trouvé par Noël lors de notre dernière visite, malheureusement celui-ci semble du à un décollement de paroi. En remplacement J-C. se souvient d’un départ repéré il y a quelques années près d’un arbre mort en contrebas du trou connu. La végétation a bien poussé depuis, mais celui-ci est retrouvé près de l’arbre qui maintenant gît au sol. Commencé à la barre à mine et aux piochons, la désob se poursuit au Basola°. J-C. entame les hostilités, suivi par Noël et Dume venu en renfort. Le premier bloc rocheux qui barrait l’entrée est ainsi enlevé. Prochaine étape, élargissement de l’étroiture qui mène à la trémie qui bouche l’hypothétique P100...

De retour à la cabane, nous accommodons les restes pour notre dernier repas. Jacques et Alice laissent quelques mots sur le cahier de liaison et retour à la civilisation…

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Samedi 8 novembre 2003

Spéléo, recueil iconographique, I Topi Pinutti – Sorio -

Jean-Noël, accompagné de Roger

 

Recueil de photos à la grotte I Topi Pinutti à Sorio, une autre grotte à explorer 30 m à droite, un ressaut à 1,50 m du bord de la route en hauteur, qui donne dans une petite salle – une corde semble nécessaire. Mais les anciens du club ne s’en souviennent pas (notamment Philippe Stella). Puis visite à la grotte A Teppa di a Lupino. Entrée « fermée » par un treillis métallique car des fouilles paléontologiques sont en cours, Michelle Salotti y a découvert des obsidiennes et un talon de hache médiévale.

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Lundi 10 novembre 2003

Spéléo, visite et recueil iconographique, grottes de Petre Scritte – Brando -

Jean-Noël DUBOIS

 

Visite et recueil de photos au Trou qui souffle sur le chemin ; puis au gouffre de l’Eclipse des 44, au fond ce n’est qu’un tas de cendres, une fougère sur la paroi a miraculeusement échappé au feu ; puis au front de taille, le départ de PS1 semble être praticable, mais vu les tirs de mines fréquents, il serait imprudent de s’y aventurer.

 

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Samedi 15 novembre 2003

Spéléo, nettoyage des alentours des grottes de Brando

Jean-Yves, Albert, Dume, Jean-Noël, Olivier, Anita, Jean-Claude, Jean L, Noël, Alice et Philippe, Jacques et avec l’aimable passage de Vicky, Colyne et Francis

 

À l’appel du CDS, de nombreuses personnes se sont portées volontaires pour participer à cette troisième journée de nettoyage des abords de la grotte de Brando. L’objectif de ce samedi était de dégager les allées au-dessus de la plate forme dite « pique-nique ». Donc à partir de 9 h nous nous retrouvons sur le site. Le soleil est également au rendez-vous. Et c’est armés de tronçonneuses, machettes, serpettes, sécateurs, scies, hachettes et touti conti que nous nous attaquons à la végétation qui recouvre les passages. De nombreux arbres calcinés par le feu de 1995 et n’ayant pas réussi à reprendre de leur verdure vont être coupés, débités, et serviront pour fermer l’entrée de la faille supérieure qui rejoint la grotte en son milieu. Les ronces et la salsepareille sont très tenaces, coriaces et parfois seront victimes d’injures de la part de certains. Une fois les marches dégagées de toute végétation, l’équipe composée de, Jean, Anita, Jean-Yves, Alice va s’employer à sortir la terre et les gravats qui les recouvrent en partie. Malgré l’abondance des arbres morts et des plantes grimpantes récalcitrantes le chantier va bon train. Sur le coup de midi et demi nos estomacs criant famine et nos gosiers réclamant du produit dépoussiérant, nous respectons la pause syndicale. Pendant que la braise se prépare, les quelques plocs gloup gloup gloup ! ! traditionnels seront les bienvenus. Comme d’hab’ les agapes se composent des traditionnelles charcutailles, grillades, etc. Une fois les ripailles terminées il faut y retourner, dur ! dur ! de reprendre le ventre plein (pour ne pas dire les bonhommes). Nous nous attaquons aux alentours de la Favorita – la maison du Commandant Ferdinandi. Comme l’avait prévu en partie la météo, le ciel se voile par l’ouest, mais les brasiers que nous avons allumé pour incinérer les branches coupées réchauffent l’atmosphère. En fin d’après midi nos petits bras en ont plein le dos, d’ailleurs nous aussi. Il y a encore devant nous de nombreuses journées de labeur, mais comme dit le proverbe  « Petit à petit on coupera le maquis »

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Samedi 22 novembre 2003

Spéléo…, première…, exploration d’un bunker à l’Arinella – Bastia -

Alain T

 

Beuh ! !  Exploration du Bunker…. Après une descente en rappel  devant quelques promeneurs médusés… dans une ambiance humide et puante… découverte d'un magnifique squat (en fait il y avait une entrée cachée par des canisses !) avec toute l'ambiance de ces lieux glauques - bouteilles, seringues, vieux journaux et vielles couvertures -, beurk ! Heureusement y avait personne.... Pour le fun je suis remonté en technique réchap' par le puits d'accès. Après collecte d'informations auprès du voisinage « Y a même eu une histoire de viol et autres horreurs dans ce bunker » (vive les rumeurs ? !).

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Samedi 29 novembre 2003

Spéléo, initiation aux techniques de spéléologie alpine, falaise U Boia – Bastia -

Initiés : Gisèle, Marie-Pierre F, Ulrich, Stéphane, Jacques

Encadrement : Dume, Jean-Noël (l’après-midi), Olivier, Jean-Claude LA, Pierre, Noël, sa fille et la copine de sa fille

 

Miracle ! après plusieurs journées de pluies torrentielles, la météo devient enfin clémente pour cette journée en falaise. La présence du soleil compense le petit vent frisquet qui vient du nord-ouest. Le scénario de la première journée est devenu quasiment un rituel : rendez-vous au local ou à la fontaine, répartition du matos, descente jusqu’à la falaise etc. Pendant qu’Olivier et Dume équipent les voies d’initiation classiques, Pierre et Jean-Claude s’occupent de la théorie et présentent le matériel aux initiés (en fait Ulrich et Marie-Pierre sont les seuls à être vraiment initiés, les autres ont déjà touché du doigt le matériel, pour Stéphane, c’est la seconde initiation), et tous encadrent les initiés pour la mise en pratique. La météo bien que capricieuse nous laisse en paix et nous pouvons crapahuter sur les différents ateliers sans nous mouiller. Stéphane se rappelle rapidement les gestes (c’est comme le vélo) et après une petite mise en train, se débrouille très bien. Gisèle et Jacques qui ont déjà fait le premier puits de Ghisoni sont moins hésitants et assimilent mieux les techniques. Ulrich est un peu plus hésitant et n’a pas toujours confiance dans le matériel ; mais encadré, conseillé, aiguillé et parfois un peu bousté  il arrivera à passer les fractios et finira par avoir confiance. Un peu avant le repas Olivier et Dume mettent en place la tyrolienne.

Interlude : « Ploc ! ploc ! scrunch scrunch slurp slurp scrunch gloups slurp gloups blurp blurp ! » Les grillades sont unanimement appréciées.

Après avoir bien bu et être bien repus, nous voici revenus pour s’en mettre plein la vue. Dur ! dur ! la reprise des ateliers après les agapes. Rien de tel qu’une bonne tyrolienne (évidemment il s’agit de la corde et non de la personne) pour digérer les migliacci et figatelli. Après quelques descentes ludiques de la tyro nous procédons au démontage et nous nous donnons rendez-vous pour le lendemain.

 

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Dimanche 30 novembre 2003

Spéléo, mise en pratique en gouffre, Cast 1 et Cast 3. – Oletta –

Initiés : Gisèle, Ulrich, Stéphane, Jacques

Encadrement : Dume, Jean-Claude, Noël

 

La seconde journée ressemble, elle aussi aux autres secondes journées des initiations. Après le café du Col d’amphore, devinez quel trou on va faire ? hé bien oui vous avez gagné : le Trou du pylône avec son incontournable Salle de la Chèvre. Après avoir tenté de sortir une vache coincée dans un fossé prés de la ferme, voilà nos initiés devant l’objet du désir et de crainte : le trou. Stéphane, qui était venu quelques années auparavant, est le plus à l’aise. Chacun s’équipe mais nous sommes quand même obligés de rectifier quelques équipements individuels. C’est le circuit traditionnel qui a été choisi pour faire découvrir le milieu souterrain. Salle du Veau, Salle de la Chèvre, Vire de la Chèvre, re-descente dans la Salle de la Chèvre et retour en surface - du classique !

Vers 10 h 45 Jean-Claude s'engage en premier, suivi de près par Stéphane qui est relativement autonome. Ensuite c’est Ulrich qui va descendre, Gisèle et Jacques le talonnent, Dume fermera la marche. Noël doit nous rejoindre dans la matinée. La descente du premier puits (surtout l’entrée) impressionne un petit peu, mais une fois sur la corde ça descend tout seul. Dans la salle du veau les impétrants, regards émerveillés et parfois un peu inquiets, scrutent les concrétions et les moindres départs menant vers les entrailles de la terre. La gorge un peu nouée et la voix parfois éraillée, ils s'enfoncent dans les ténèbres. Pour le puits de la Salle de la Chèvre, Jean-Claude équipe suivi par Ulrich et Stéphane. Le fond de la salle est atteint ; grand ouf ! (pour l’instant) de soulagement. La visite émerveille toujours autant les nouveaux visiteurs. Il est vrai que cette salle regroupe un panel de divers fractios et concrétions que l’on peut rencontrer sous terre (stalactites, mites, draperies, colonnettes, concrétions aux formes très particulières, etc.) La remontée jusqu’à la vire se fera sans problème et les initiés passeront sans difficulté la déviation. Puis ce sera la séance photo sur la vire et dans la petite salle. La redescente dans la salle sera un peu plus sportive au niveau du fractio en mickey. Maintenant, les gestes sont devenus plus sûrs, le passage des fractios moins hésitants, et nos initiés s’en tirent bien.

Il est 14 h quand Dume sort du trou… La vestale du feu est là (Noël est arrivé il y a un petit moment et en a profité pour allumer le barbecue). Comme d’hab et comme la veille nous nous installons à table avec les mêmes ingrédients, mais Gisèle innove : raclette sur papier alu avec charcuterie et pain grillé. Délicieux ! Quelques bouteilles plus tard… bientôt l’heure du goûter, il est passé 16 h ! Noël, excité comme une puce ne peut s’empêcher de vouloir faire un trou, surtout après les kilomètres qu’il vient de faire (même tout seul qu’il a dit). Il y a un moment de tâtonnement, la décision est prise, tout le monde descend faire Cast.3 (hormis Dume qui s’en va),. Nous voilà donc partis pour une autre cavité avec un P17 qui inquiète un peu Gisèle et Ulrich, mais une fois arrivés dans la salle concrétionnée au-dessus du balcon, personne ne regrette la visite. Aucune chauve-souris en vue. Nous montrons ensuite la salle de jonction potentielle avec Cast.1 et la faille aux fouilles. Noël regagne la surface par le réseau sud et nous par le P17. Sortie à la nuit à 19 h 30 !

Les progrès réalisés par les initiés en deux jours sont évidents et la remontée se passe sans aucun problème. Pour fêter son baptême, Ulrich nous propose de déboucher une bouteille de cidre, celle-ci est vidée illico presto et les initiés nous font part unanimement de leur grande satisfaction sur les deux jours passés ensemble.

 

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Samedi 13 décembre 2003

AG des clubs, I Topi Pinnuti et ACS à Valle de Rustino 

Bilans financier, matériel et d’activités spéléo et canyon de l’année 2003.

Élection du nouveau Conseil d’Administration et du nouveau Bureau :

- Président : Jean-Baptiste LUCIANI

- Secrétaire : Albert DE MICHELIS

- Trésorier : Jean-François BARBIER

- Vice-Président et responsable de la commission spéléo : Jean-Claude LA MILZA

- Vice-Président et responsable de la commission canyon : Pierre-Jean MICAELLI

- Responsable technique : Noël RICOVERI

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I Topi Pinnuti - Bât. A8 - Les Logis de Montesoro - 20600 BASTIA

Association affiliée à la Fédération Française de Spéléologie sous le N° V20-005-000

Téléphone : 04 95 32 68 16 (répondeur) - http://topi.pinnuti.ffspeleo.fr/ - topipinnuti@orange.fr